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interviewFrançois Ruffin· 7 avril 2025 89 min

Meeting "Notre France" à Bouvron avec François Ruffin & Jean-Claude Raux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je j'aurais bien dit bonsoir Bouvron, mais je crois qu'il faudrait plutôt dire ce soir bonsoir la Loire Atlantique tellement vous venez de partout. Merci vraiment. Merci d'être venu depuis toute la 6e circonscription et bien au-delà ce soir pour notamment écouter François Ruffin.

Je vous dirai un petit mot aussi tout à l'heure mais on va essayer de rentrer très vite dans le dans le vif du sujet. Il y a des personnes derrière moi qui ont un petit mot à vous dire. Euh le collectif Nordloire en lutte, ils vont vous parler de quoi ? de culture.

Alors, je vais vous demander de les accueillir chaleureusement et en même temps d'avoir une pensée surtout pas ému pour Christelle Monsé. Bonsoir. Nous sommes un collectif informel de citoyens et de citoyennes des communes de Château Brillant, Safré, Puce, La Grrigonnais, Blin, Bouverron, Guemné, Plessé, Saven 2024 pour ne pas rester seul face à ce flot d'annonce budgétaire catastrophique.

Les associations sociales, sportives, culturelles, agricoles, celles de défense des droits des femmes et des enfants sont touchés massivement par les coupes budgétaires de l'État de la région pays de la Loire, du département de la Loire Atlantique, des collectivités locales. On entend donc puis des structures de solidarité qui nous liit, qui protègent les plus faibles, les plus fragiles, qui font de nous des humains solidaires. Nous, habitantes et habitants des territoires ruraux, sommes particulièrement impactés par ces coupes budgétaires.

Baisse voire disparition des permanences du centre d'info sur le droit des femmes et des familles. Fin des aides aux écoles de musique. Aux associations qui soutiennent, forment et défendent les agriculteurs et agricultrices.

Associations qui accompagnent les jeunes dont les missions locales, au festival culturel et aux artistes. La liste est longue. Ce n'est pas une fatalité.

Il est encore temps de réagir et de se retrouver pour faire entendre nos voix. Des élections auront lieu prochainement. Des municipales en 2026, des présidentielles et des législatives en 2027.

Il est temps d'alerter d'interpeller les futures candidates et candidats sur l'état des solidarités en ruralité. Notre désir est de rester uni pour ne pas assister impuissante et impuissant à l'effondrement total du service public et du service au public pour ne pas rester meet et meette face à la popérisation de nos voisins et de nos voisines, de nos proches, voire de nous-mêmes. L'argent n'a pas disparu.

Notre pays n'est pas ruiné. Il s'agit bien de choix politique et de choix de société. Pour toutes et tous, ce qui est mis en danger aujourd'hui, c'est la possibilité de manger sainement, de se soigner, de se loger, l'accès au droit, à l'éducation, à la culture et au loisirs.

Ce qui est mis en danger, c'est tout ce qui fait société. Ce qui est mis en danger, c'est notre lutte commune contre les inégalités. Ce qui est mis en danger, c'est l'émancipation individuelle et collective.

Pour toutes les professionnels du secteur culturel, un plan de licenciement massif et invisible a déjà commencé. Pour l'agriculture, c'est la disparition des petites fermes et de la paysannerie au profit de l'agroindustrie qui va s'accélérer. Pour le social, c'est à minima la fin d'un accompagnement de proximité à visage humain.

Monsieur François Ruffin, au-delà d'un discours politique humaniste nécessaire, nous attendons un positionnement clair et des propositions concrètes pour répondre à cette urgence sociale et sociétale que nous vivons de plein fouet sur les territoires ruraux. Merci pour votre écoute et bonne soirée. Et j'appelle Juliette.

Euh je suis toute seule par rapport au Copen d'avant. Par contre, j'ai toutes mes collègues aide à domicile et auxiliaire de ville avec moi autour de moi. Euh donc je vais vous dire deux trois mots sur un secteur d'activité qu'un souffrance. on est en milieu rural là et on a un secteur essentiel en ville aussi mais encore plus en milieu rural puisqu'on est souvent les seules personnes que les gens voient dans la journée et il y a plus beaucoup de personnes en fait qui veulent faire notre boulot et il y a plein de raisons à ça.

Je pense que vous en connaissez pas mal. Euh un jour, j'ai rencontré François Ruffin pas loin de l'Assemblée nationale. On avait fait un rassemblement avec des collègues de différentes régions de France et on avait envoyé des mails, voilà, à des parlementaires.

François était venu du coup à côté de l'Assemblée nationale et il m'avait dit avec un trait d'humour, "Toi, tu es une antie parce que moi j'ai un véhicule de service." Et euh donc effectivement toutes mes collègues, tous mes collègues donc on est un métier féminisé, je vais je vais laisser sur le je vais rester sur le tout. Donc à 98 % des femmes toutes la plupart de mes collègues, la très très grande majorité de mes collègues bossent avec leur leur propre véhicule.

Euh j'ai commencé aussi mon véhicule dans une association là qui commence par A et qui finit par R. Euh et euh et en fait un donc on a des indemnités kilométriques qui sont mais ridicule. Alors déjà on a quatre conventions collectives.

Donc ça c'est un problème dans notre secteur parce que déjà on est divisé, on travaille toute seule à chez les personnes et en plus on a quatre conventions collectives différentes pour un même métier. Et par exemple elles ont des noms très poétiques ces conventions collectives. Il y en a une s'appelle la SAP.

Et dans la SAP, donc la convention collective du secteur privé d'illucratif euh très lucratif pour certains d'ailleurs, euh en fait c'est 22 centimes du kilomètre l'indemnité, donc pour tout hein, le carburant, l'assurance, l'usure de la voiture et tout ça. Et dans l'autre convention collective qui est la plus grosse en fait qui emploie le plus nombre de de collègues, plus grand nombre de collègues, c'est la BAD. Voilà, c'est comme ça.

Euh et donc dans la base là, je crois qu'ils sont montés à 38 centimes. Donc on est encore très en dessous euh du tarif des impôts, hein, du barême des impôts. Donc effectivement, quand tu bosses en milieu rural, que tu dois faire des kilomètres et des kilomètres avec ton véhicule, bah à un moment donné, il y a des collègues qui disent "Mais moi en fait je bosse, je bosse pour je paye pour bosser en fait." Donc donc voilà, c'est un des gros problèmes.

Et euh juste avant de venir, je regardais moi je suis dans un collectif de métier du lien et du soin. Euh donc on a des problématiques similaires avec les AESH, les étoignantes et donc je on répond à à des questions juridiques. On essaie de faire de la conscientisation syndicale. et quelqu'un a vu dans ce verre où je peux voir ce que j'ai donc de faire aussi de la conscientisation syndicale.

Et il y a des des donc il y a 1h30 à peu près, une collègue donc je ne connais pas a mis un commentaire en disant est-ce que c'est normal ? Et elle posait vraiment la question, elle se posait la question et elle nous la posait à nous. Est-ce que c'est normal que je commence à 6h45, que je termine à 13h, que je reprenne à 13h30 jusqu'à 20h ?

Donc ça c'est la réalité, les amplitudes de journée. Donc c'est euh totalement en infraction avec le code du travail hein puisque c'est 6h max une pause minimum de 20 minutes. Donc là, elle enchaîne presta donc avec le le temps de route et et le et elle a 30 minutes du coup 13h30 pour bah avaler un truc à manger dans sa bagnole souvent dans notre voiture on mange et jusque donc 20h où elle assure voilà le coucher d'une personne donc et la la presta, la tournée du matin entre guillemets et la tournée du soir sont hors clou code du travail et bien évidemment Vite alliance, celle qui l'a l'emploi.

Donc c'est une entreprise privée dite lucrative qui est partout en France. Donc je dis le nom parce que il faut vraiment dénoncer euh ces personnes-là. Euh et euh comme ça déjà, c'est comment on peut bosser déjà autant de temps comme ça dans une journée, sachant qu'on bosse aussi le les weekends euh et en plus euh où il y a trois fois plus d'arrêts et d'accidents au travail que dans le bâtiment.

Ce sont les chiffres Amélie. Et moi je je j'ai été élu se ce que j'ai pas dit mais je suis jeune retraitée depuis le 31 décembre 20h15 mais vu que avec des collègues on a mis nos patrons au prudom je suis encore un peu la tête dans le boulot et en plus comme j'ai mis 107 € de retraite là je me pose la question sincèrement de pas reprendre des prestats en employeur enfin contrat sais de gré à gré pour mettre quand même un petit peu du beurre dans les épinards. Bref, euh et donc j'étais élu CSE CGT euh référente harcèlement et discrimination.

On a tous les mois, on avait tous les mois dans les dans la boîte euh des euh licenciements pour inaptitude professionnelle, deux collègues qui n'avaient pas 50 ans, qui avaient parfois 45 ans qui étaient déjà cassé. Donc moi, je suis la génération Mitteran. Euh voilà, j'ai cru euh il y a eu 2005, il y a eu voilà euh là depuis 2017, on a une on a eu une ribambelle de ministre de de secrétaire d'état.

Alors le dernier gouvernement Barnier là très court he de mois je crois, il a même fallu gueuler pour avec les associations handicap, les collectifs de prochédents pour avoir un ministre délégué. Ils avaient oublié les handicaps hein. Euh donc [Musique] euh donc je pense que on attend une loi grand âge depuis des années.

On l'attendait déjà sous Hollande euh rien ne vient. Euh donc moi, j'ai besoin d'un programme de gauche, vraiment de gauche euh de rupture pour qu'on puisse continuer à faire notre ne vient. Euh donc euh moi j'ai ne viens euh donc euh moi j'ai besoin d'un programme de gauche vraiment de gauche travail qu'on pour qu'on puisse continuer à à recruter et avoir des gens pas possible de vivre en faisant son boulot de vivre dignement.

Donc voilà. [Applaudissements] et j'appelle les camarades d'Arcelor Mital. Donc bonsoir.

Donc nous c'est Harcelor Mital, on bass bassin dans une usine qui fait de l'acier pour de la boîte de conserve. Donc aujourd'hui, l'Europe va bientôt arrêter de produire avec de la sycromix qu'on fait chez nous. On a mis en place, on a trouvé des solutions depuis 10 ans pour le changement mais monsieur il faut investir 30 millions.

Donc il a dit non pour l'instant et il veut partir en guerre contre l'Europe. Il construit desines au Brésil en Inde pour essayer de partir parce que et du coup soit l'Europe le protège soit il part. Pour la CGT, la France a déjà beaucoup aidé mital depuis des années, ce sont nos impôts de ce qui subventionne le chômage partiel imposé par nos directions.

C'est l'État aussi qui lui propose 850 millions d'euros pour aider Milital à décarboner ses haut fourneaux. Notre site a fêté ses 200 ans en septembre dernier. Elle a été le témoin de la lutte des classes, des conquêtes sociales et des progrès techniques.

Notre usine appartient à Mithal mais c'est nous qui la faisons vivrage chaque jour. Ce sont nos parents, nos grands-parents qui l'ont façonné cette industrie par leur travail, leur sueur et même par certains leur vie. La fin de l'acier français, c'est la perte de millions d'emplois.

Ring pour bassindre en direct, 3300 emplois sont menacés. C'est la destruction de notre tissu industriel. C'est la remise en cause de la souveraineté nationale et notre indépendance.

Face à la menace de fermeture qui pèse sur notre site, nous salariés syndicalistes, dénonçons avec force cette décision qui serait une atteinte à notre patrimoine industriel. Merci de votre attention. Chers amis, je pense que je peux vous appeler comme ça si vous êtes venus ce soir.

Alors, je tiens pour commencer à à dissiper un doute. Si nous avons choisi Bouvron ce soir pour le second meeting de François Ruffin, ce n'est pas à cause du mot président qui s'affiche. en immense lettre rouge à l'entrée de la commune.

Quoique après tout, je vous laisserai vous faire votre avis. Mais François est surtout venu pour nous parler de notre France. Alors, j'ai pu observer depuis la semaine dernière, depuis le meeting de Montreuil, des réactions parfois étonnées se demand en se demandant s'il s'agissait d'un repli identitaire. gérer non au contraire l'extrême droite essaie de nous vendre vous savez une image d'épinale une France fantasmée autour des clochers où les gens menaient une vie heureuse.

V juste poser quelques questions. demander à tous mes ancêtres cultivateurs ou journaliers si la vie était douce. Demander aux femmes de la génération de ma mère si elles étaient épanouies.

Demander à tous les ouvriers des usines des années 60 et 70 si le bien-être au travail était une priorité. Demandez-vous quel était le sort réservé aux homosexuels avant la dépénalisation en 1982. Donc qu'on ne nous fasse pas croire que c'était mieux avant.

Et avant quoi d'ailleurs ? Les époques sont différentes et il ne s'agit pas de revenir en arrière mais d'accompagner le présent et de préserver l'espoir pour les générations qui vont nous succéder sans oublier d'où l'on vient évidemment mais sans vivre avec des ornières ou se contenter de préjugés imbéciles. Donc je vais vous parler de notre circo, de notre petit bout de France au passé un peu mais surtout au présent.

D'abord pour vous redire qu'il s'agit d'un gros bout puisque c'est à peu près un/ers un bon tiers même de la surface de la Loire Atlantique de la Villaine à la Loire et de Juignier des Moutiers à Bouverron. Voilà, je vous ai tracé les deux diagonales. 62 communes de 300 à 12000 habitants sur les 27 que compte la Loire Atlantique.

Évidemment avec des réalités très différentes et nous n'allons pas tout peindre en format carte postale. Des difficultés, nous savons, il y en a. Des jeunes et des vieux qui subissent plus qu'ils ne choisissent leur quotidien rural et ont du mal à se déplacer.

Il y a le fléo des VSS et des violences intrafamiliales. Chacun observe aussi qu'il est de moins en moins évident de se soigner d'une manière générale et qu'il y a aussi de très nombreux problèmes de santé mentale et d'addiction. Et j'aurais pu consacrer toutes c toute cette réunion à vous parler de la situation que rencontre l'hôpital Epsilane pas très très loin d'ici à Blin que vous connaissez tous. un taux de pauvreté également qui peut monter 6 % au-dessus de la moyenne du département et un sentiment d'abandon qui peut survenir quand on s'éloigne des villes.

Maintenant que c'est posé, pour décrire cette 6e circonscription, j'utiliserai quatre adjectifs pour évoquer un territoire résistant, précurseur, solidaire et vivant. Souvenons-nous, souvenons-nous souvenons-nous qu'à Bouverron vraiment tout prédicier a été signé la rédition de la poche de Saint-Nazer et nous fêterons les 80 ans le mois prochain. Évidemment, il s'agit du territoire de Guimok et des fusiers de château brillant en 1941 ou de ceux du maqui de safré en juin 1944 qui sont morts les uns et les autres en regardant leur bourreaux et en chantant la Marseillaise et d'autres formes de résistance leur ont succédé puisqu'un personnage marquant, un paysan révolté député à 27 ans, Bernard Lambert dès le début des années 60 dénoncer un système agricole qui faisait deux victimes, les producteurs et les consommateurs. lui qui a été à l'origine de la mobilisation du Larsac, lui dont Joseph Bovet disait qu'on lui devait la confédération paysane n'aurait pas désavoué la contestation qui a débuté dès le début des années 70 contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes et qui s'est conclu par l'abandon au début des années 2010 du projet.

Car pour reprendre un vieux slogan dont vous vous souvenez peut-être si vous avez mon âge ou plus, vous souvenez, on disait qu'en France on a on n pas de pétrole mais on a des idées. Et ben on pourrait dire "Nous nous avons des idées dans la circonscription mais nous n'aurons jamais d'aéroport." Et l'époque des collectifs n'est pas révolue, loin de laé. que j'ai vu quelques-uns de de leurs membres dignement ce soir.

Une terre de précurseurs et de noms qui ont marqué l'histoire agricole et industrielle et ont sans doute permis de garder aujourd'hui une activité productive secondaire très forte. Jules Rier fait la nausée qui a créé à Grand Juan la première ferme école de France puis l'école régionale d'agriculture Alexandre Brot à Saint-Marc Lajaille et ses moissonneuses batteuses. Marcel et André Brou à Hansni et leurs chariots élévateurs Manitou connus dans le monde entier.

Ar père et fils qui ont fabriqué leur charrue à château brillant et créé une entreprise qui emploie toujours plus de 500 personnes aujourd'hui. La coopérative Terena pour le meilleur et pour le pire issue d'une histoire locale après la CANA et plus récemment l'utopie de Biolet devenu leader français de la collecte de lesbio. Et pour finir, une des dernières innovations, la création des groupes femmes portés par les sixes que vous avez peut-être découvert dans le film Croquante.

Une terre de solidarité avec une fête qui porte ce nom tous les ans à Tréfieux avec des décennies d'échange et de soutien aux paysans du Nicaragua. Une terre qui sait accueillir nouveaux habitants, familles précaires et migrants avec par exemple une famille, le comité d'accueil des réfugiés de Derval. Je pense à eux puisque je les ai croisé hier, Blincent Frontière, Emaus et cetera et cetera.

Et je termine cette présentation très partielle en rappelant la coopération historique du département avec la Palestine dans le cadre de l'F qui est très représenté dans nos rangs militants et m' accompagné à chaque étape de la campagne de 2024. un un panorama qui ne serait pas complet sans l'incroyable vitalité de la culture et de la vie associative. Tous ces festivals, ses animations, ses expositions, ses rencontres, ses pièces de théâtre amateur, fêtes de village et cetera.

Dois-je commencer à en citer quelques-uns ? Pas sûr, car chacun et chacune a ses favoris en tête et j'en oublierai forcément et on risque de m'en vouloir de le faire. ou alors juste un les aides culturelles, artistiques, culturel et artistiques, le cercle carré que nous avons eu le plaisir d'accueillir à l'Assemblée nationale et parce qu'il travaille ici même à Orisin Cabouvon.

Et c'est tout ça et c'est tout ça le collectif Nordloire en lutte vous l'a rappelé avant moi dont notre passionnariat des coupes budgétaires régionales voudrait nous priver pour faire sa propagande électorale. Mais je le redis pour que madame Borané ne l'oublie pas. Nous sommes une terre de résistance.

Voilà pour ce petit tour d'horizon de notre petit bout de France ici en Loire Atlantique. C'est une terre qui se souvient de celles et ceux qui l'ont façonné mais sans la figer dans une image nostalgique. Une terre qui récadre de vie son agriculture et son économie.

Notre France ici, elle ne laisse personne de côté. Elle exige que l'égalité ne soit pas un 20 mots pour l'éducation, pour la santé, pour le logement, pour le partage des ressources. Elle ne regarde pas les millionnaires et les milliardaires accumuler richesse et prof des richesses et profits toujours plus indécents alors que l'avenir s'assombrit sur le plan climatique et social.

Et c'est au plus grand nombre qu'il est demandé de passer à la caisse. Et bien non, nous réclamons justice. Elle ne laisse pas certains médias disyer leur poison anxiogène.

Elle sait rire et faire la fête, se retrouver et inventer de nouvelles solidarités, creuser de nouveaux sillons. Notre France court terme ne se ne se réfugie pas dans les excuses et la procrastination. Elle pense à ses enfants, elle fait confiance à la jeunesse.

Ce n'est pas elle mais tous ces irresponsables politiques qui casse et ne réparent jamais. Notre petit bout de France se bat lutte pour que le collectif l'emporte sur l'intérêt particulier pour que l'avenir continue de nous appartenir. Nous aurons le dernier mot grâce à ces deux mots qui ont qui ont sonné comme un appel à la mobilisation générale et François n'y est pas étranger front populaire.

Et ces quelques semaines ont permis à la gauche aux écologistes et à beaucoup de extrêmes et largement en tête des intentions de vote de la présidentielle présidentielle et la gauche atteint grosso modo péniblement les les 30 % mais 30 % à se partager en 4 bon on peut déjà on peut déjà écarter François Bairou c'est pas la peine que je Non je pense voilà celui qui a rêvé toute sa vie d'être président de la République et qui une fois arrivé presque tout en haut n'a pas le début d'une idée. Deuxème question, est-ce que vous deuxème question, est-ce que vous avez confiance en Gabriel Atal ou en Édouard Philippe ? C'est mou.

Je vais la reposer pour en avoir le cœur net parce que je me demande si dans la salle peut-être je vais peut-être retirer le chers amis du départ. Est-ce que vous avez confiance en Gabriel Etel ou Édouard Philippe ? Non, c'est clair.

Et bien, vous avez tort parce que pour travailler plus et encore plus tard à la retraite, vous pouvez sans problème. Et puis Atal a aussi osé parler de sa France, notre France. Il a repris ceance, notre France, il a repris ce slogan.

Lui, sa France est le 6e et le 7e arrondissement et les cabinets ministériels. Pour le reste, je sais pas ce qu'il connaît. En tout cas, pas la même chose que nous.

Alors peut-être qu'on peut dire soulagé de voir Marine Le Pen écarté de de la course, mais le chihuahua Bardella fait à peu près le même score et quand il n'est pas sur TikTok, nul doute que lui aussi entretient ses accointances avec les autocrates étrangers. Là encore, pas de doute. Et côté gauche, allons-y.

C'est là que ça se gâte. Chez les copains coco, Fabien Roussel ne fait même pas l'unanimité dans ses rangs à ce que je vois. Et est-ce que une autre question naïve he je c'est c'est c'est tout moi.

Est-ce que vous voulez voir revoir François Hollande aux affaires ? Bon, on va laisser passer le congrès du PS. Mais attention, je dis attention, la volonté de reprendre la main sur la gauche est une stratégie qui pourrait aussi les conduire à s'écarter de ses valeurs.

Sinon, je voudrais dire que moi je n'ai pas de problème avec Alfi, en tout cas avec mes voisins et voisines Mathias Tavel, Mathilde Igier, Sgolen Amio avec lesquels je travaille qui sont des députés de de valeur très investis et irréprochable. Mais mais j'ai un petit problème avec Jean-Luc Mélenchon et c'est pas neuf. C'est depuis longtemps.

Je vais vous dire d'où ça remonte. En fait, c'est lorsqu c'est depuis longtemps c'est depuis longtemps. Alors moi en politique, j'aimais que quand on dit quelque chose, on commence par le faire.

Or, il expliquait qu'il fallait que tout le monde dégage, sauf manifestement lui. Et ces explications récente sur le peuple qui doit révoquer les élus m'ont, comment dire, comme dirait le premier ministre, troublé. Je crois que c'est ça le terme.

Moi, je crois la justice et sans réserve à la séparation des pouvoirs. Et puis juste aussi, je me dis que si toute l'énergie qui a été émise pour lutter contre les dissidents, Corbièrre, Davi, Garido, Ruffin et qui continuent à être déployé contre Clémentine Autin était plutôt utilisé à préparer une formule qui permette de gagner en 2027 et pas juste d'imposer une stratégie de premier tour. Nous serions toutes et tous sans doute bien plus rassurés.

Alors, je vais vous faire une confidence puisque nous sommes entre nous. Je ne sais pas encore pour qui je voterai à la présidentielle. Je vais vous donner à la fin de ce discours qui approche, je vous rassure, un certain nombre de critères mais ce sera pas très très long.

En tout cas, ce que je tiens à vous dire ce soir, c'est que je soutiens la démarche de François. Elle est utile pour affirmer dès aujourd'hui que ce ne sera pas le match de l'hégémonie entre les socialistes et les insoumis. Match qui laisserait plus qu'un perdant en route, qui ferait perdre tout le monde sauf l'extrême droite.

Et moi ce que j'apprécie avec François, c'est qu'il a il a su rester lui-même sans se laisser dévorer par l'ambition qui est souvent une maladie contagieuse en politique. Une fois en Bretagne et alors que je le voyais préparer son intervention soigneusement, il m'avait expliqué qu'il était un peu resté journaliste, qu'il pensait, je crois que c'est ce qu'il m'avait dit, avec les pieds dans la journée et que ça remontait. Moi, ce dont je peux témoigner, c'est qu'il n'en perère pas une miette jamais.

Et pas besoin de caméra pour s'intéresser aux autres. qu'il a besoin du terrain comme moi pour se nourrir des gens pour de se nourrir pardon des gens qu'il rencontrent pour les défendre. Je me souviens aussi de son intervention à la tribune de l'Assemblée nationale au moment de la réforme des retraites où il avait égrainé son faites pitié au ministre pour dénoncer l'absence totale de réforme utile et attendue, le manque de projet, l'absence de désir d'avenir.

C'était exactement mon ressenti et il concluait avec ce ce long réquisitoire, pardon, par le bonheur en lien avec le travail mais aussi avec et de dire ce jour-là à ceux qui étaient en face de lui, vous faites pitié est exactement ce qu'il avaient besoin d'entendre parce qu'il est temps de refaire société, il est temps de reparler de nos attentes et espoirs, d'en finir avec ces responsables politiques qui n'ont que faire de nos vies et de notre AK, qui font pitié encore une fois d'anticiper car il est temps de faire face au plus grand défi le dérèglement climatique qui sera notre plus grande et peut-être ultime défaite si nous le retons. Il est temps aussi pour la présidentielle de passer du jeu tout-puissant au nous qui implique, au nous qui unit. Nous aurons besoin de lui tout comme nous aurons besoin des écologistes et de Marine Tondelier, des socialistes qui veulent gagner, qui veulent faire gagner toute la gauche et des insoumis qui ne veulent pas la voir perdre.

Il est temps de renouer la confiance avec les électeurs électrices de gauche qui attendent comme moi. Voilà. et l'honnêteté des prétendants et des prétendantes.

à priorité à une démarche collective et à l'unité et donc un projet de justice sociale, fiscale et climatique incarné par une future équipe gouvernementale. Et maintenant, il est temps grand temps même de laisser la parole à notre invité François Ruffin. Je conclurai en disant "Vive la 6e circonscription pour faire un parallèle pendant qu'on y est." Vive la 6e République et vive notre France.

Bonsoir. Bonsoir Bouvon. Bonsoir.

Quand on a vu terminer notre meeting à Montreuil, j'ai dit au journalistes, il me demandait où est-ce que j'allais. J'ai dit "Je vais à Bouverron et Maxime et à Alexandre pour la veste parce que bien sûr jeavais oublié. Mes remerciements pour la musique à Mago et Guismo.

Je Ouais, vous pouvez les remercier. Vous savez, on va venir enfin quand vous arrivez ici que les chaises sont installées, qu'il y a une buvette qui tourne que bon, c'est que en amont du Le Pen qui dénonçait donc une chasse aux sorcières, une décision non pas de justice mais une décision politique qu'ils ont été condamnés pour ressell d'abus de biens sociaux que leur copains avaient été condamnés pour détournement de fond, abus de biens sociaux et compagnie. Pourquoi ?

Parce que il il détournit l'argent au fil des contents qui ont été mis en cause dans des affaires politico-financières. 26 ministres, il y en a tellement que auparavant on les faisait démissionner, maintenant il les garde. Voilà.

Et c'est même ONG qui note que la France dégringole au classement de la corruption. Donc le te tu payes, tu voles, tu payes. Il va falloir que monsieur Atal l'applique d'abord à lui-même et à ses amis.

J'en ai oublié un, j'en ai oublié un dans les emplois fictifs quand même. Vous savez qui j'ai oublié ? Non, j'ai oublié Bardella.

Bardella ? Mais oui, il faut le savoir. Il a pas il a échappé à à la prise judiciaire.

Mais quand même Bardella Jordane si tu m'écoute et oui Jordan Bardella c'est 4 mois d'emploi fictif payé deux fois le semicoraire pour un jeune de 20 ans qui avait à peine le baccalauréat. Il faut le dire, il faut le faire savoir. C'est pas vrai que ça passe crème pour les gens que on peut avoir comme ça des emplois avec rien derrière et que ça leur fait rien.

C'est pas vrai. Les gens ça les touche, ça les marque, ça les frappe. Quand on l'explique concrètement que ça va à la sœur, à la belle- sœur, que c'est du népotisme et que c'est pas des choses fumeuses comme ça, ça les touche et ça les marque.

Et évidemment, on doit utiliser ça. Et la preuve que ça les marque, c'est que franchement quandbien même il voudrai déstabiliser la République, on a vu hier que sur ça, ils en ont pas les moyens et c'est quand même une bonne nouvelle que nous avons eu hier. Une bonne nouvelle hier.

Ils viennent de se prendre un coup sur la tête, il ils arrivent même pas à se rassembler à 10000. La gauche dans sa division fait mieux ou à peu près pareil. Il y avait à peu près autant de monde, voir un peu plus hier à République.

Donc sur le terrain des manifes, on est les meilleurs, on est les plus forts, on est les champions. Le problème qu'on a, c'est comme vous le savez que une élection se joue pas à ça. Et je vais être sérieux parce que autant ils arrivent pas à monter en masse à Paris, autant ils arrivent à s'encrer dans la durée, dans les profondeurs du pays.

Et ça n'est pas une décision de justice qui va arrêter ça. Moi, je me souviens du poste 21 avril 2002, on avait des manifes à Paris et dans les grandes métropoles, des millions de personnes qui dévasta, qui déboulaient. Mais je voyais et j'avais cette inquiétude que c'est pas pour autant que ça continuerait pas à pousser dans mon coin.

À l'époque, c'était l'usine Whpool qui était en train d'envoyer son lavelinge en Slovaquie. Et la suite, je le regrette mais a donné raison que malheureusement on n'arrive pas à chaser le Rassemblement national par des manifestations. Ça veut pas dire qu'il faut pas les faire mais c'est l'écrit de F comme fascisme M comme nazisme c'était ce qu'on criait à l'époque ne suffisent pas à les refouler loin des urnes.

Comment faire reculer le Rassemblement national ? Comment le faire reculer ? D'abord, ça se déroule à Paris mais ça se déroule surtout ici.

Ça se déroule à Noyon, ça se déroule à Bouverron, ça se déroule dans les profondeurs du pays. C'est nous qui le ferons reculer en étant ici et en faisant le boulot. le boulot que fait le collectif Nordloir en le boulot que font les agriculteurs qui apportent de l'espoir, c'est par ce travail-là, par ce travail quotidien qu'on permet dans nos territoires de le faire reculer ou de l'enrayer.

Le deuxième moyen, c'est que bon déjà hier, on n' pas une manif commune, mais il nous faut une candidature commune. Il nous faut une candidature commune. On peut pas prétendre vouloir battre l'extrême droite et alors que nous sommes affaiblis, disons-le, y aller en ordre dispersé, divisé, fracturé, c'est pas possible.

C'est une condition nécessaire mais non suffisante. Condition nécessaire mais non suffisante. L'unité.

Je dirais l'unité de la gauche et derrière l'unité du pays. La volonté de parler à la France en entier et pas moitié. La volonté de parler large, de parler à tous. la volonté de rassembler plutôt que de diviser.

La volonté de ne pas être un repoussoir pour se donner des chances de victoire. Voilà la deuxième condition. 3è condition, je le disais en préambule, il nous faut une attitude.

Il nous faut de la joie, de la joie, de la joie, de la joie, de la joie. Vous savez Sébastien Afner qui est un auteur qui avait 30 ans dans les années 30 en Allemagne. Il écrit Histoire d'un allemand et il dit finalement le nazisme s'est installé moins par la volonté de quelques-uns que parce que les Allemands sont tombés par millions dans la dépression.

Nous, nous devons battre la dépression, nous devons battre l'inertie. Nous devons battre l'apatie. Et on n'y arrivera pas seulement en opposant à la colère la colère, en opposant à la haine la haine.

Il nous faut transformer la colère en espoir. Si la colère reste de la colère, ça ne vient pas dans notre camp. C'est pas vrai.

Nous avons l'obligation de faire cette alchimie qui est de transformer la colère en espoir. Enfin, dernier point. Il nous faut un projet.

Il nous faut un projet pour notre France et c'est ce que je viens vous présenter ce soir brièvement. Notre France qui partage, notre France qui protège. J'avis fait une blague mais je j'ai eu l'interdiction de la faire à Montreuil parce que c'était trop sérieux mais je disais notre France qui protège, vous voyez la France qui partage et qui protège.

Bon ben allez vous la France qui protège. On a derrière nous les collègues de Arcelor. Je me suis rendu sur le site de Arcelor à Derk. 3000 salariés là-bas, 15000 salariés en France à peu près.

Là aujourd'hui, c'est un abandon l'acier dans le pays et en Europe. On est aujourd'hui envahi par l'acier chinois et par l'acier indien et on laisse faire à brage ouvert. Voilà la réalité.

Et dans le même temps, les mêmes les mêmes qui laissent faire nous parlent de souveraineté, les mêmes qui laissent faire nous parlent d'industrie de défense. Comment imaginer une souveraineté sans sidérurgie sur le continent européen ? Comment imaginer une industrie de défense sans sidérurgie dans notre pays ?

Est-ce qu'ils font laissent faire là ? Ils l'ont déjà laissé faire sur le technologie dans notre pays. Est-ce qu'ils font laisse faire là ?

Ils l'ont déjà laissé faire sur le textile, ils l'ont déjà laissé faire sur l'amublement, ils l'ont déjà laissé faire sur la métallurgie. Il ne cesse de le laisser faire en série. On l'a vu pendant le Covid parce que ça fait 40 ans que ça dure.

On s'est retrouvé à poil pendant le Covid. On éétait plus capable d'avoir des masques et des surblouses. C'était ma mère et quelques couturières et peut-être parmi vous aussi qui fabriquaient des surblouses sur leur machine à coudre.

C'était les hôpitaux qui allaient acheter de C'est vrai, on en rigole. C'était les soignants qui se revêtaient de sac poubelle. Voilà comment on était pendant le Covid.

Mais depuis rien n'a changé. la capacité de produire des surblouses, de produire des masques, de produire des médicaments. Tout a continué et vous savez évidemment cette ce choix du laisser faire déstabilise l'industrie, déstabilise notre souveraineté mais ça déstabilise aussi profondément la démocratie.

Quand les gens ne se sentent pas protégés, quand ça dure pendant 40 années, quand ce sont des millions d'emplois ouvriers qui sont détruit sans que nos dirigeants ne bougent le petit doigt, évidemment ça affaiblit la démocratie. Évidemment, ça fait le lien avec notre premier sujet qui est la l'hyperpuissance dans les dans les urnes de Marine Le Pen et de Jordane Bardella. Il faut voir à quel point ils sont nuls.

Non mais ils sont nuls, c'est effrayant quoi. Trump là décide de mettre des taxes à 20 % dans un espèce de truc agressif. Bon comment l'Europe riposte la repost de Ursula Vanen et de l'Union européenne, je l'ai lu, c'est des centaines de pages, il y a des milliers de produits qui sont concernés dedans.

On va taxer le bidé. C'est pas une blague. On va taxer le bidé, on va taxer le chewinggum, on va taxer la combinaison de ski, on va taxer les bûches de Noël.

Peut-être mon préféré, on va taxer la viande de Renne. Mais quel sens ça ? Parce que nous dit Ur Van Lyon, il s'agit de faire un protectionnisme de rétorsion.

Mais non, moi ce que je demande c'est un protectionnisme de construction. Ce que je demande à l'Union européenne de se se de se dire voilà les 50 les 100 les 150 produits dont on a besoin, sur lequel on veut retrouver notre autonomie. Voilà sur quoi on veut se protéger.

Est-ce que ce sont les aliments ? Est-ce que ce sont les médicaments ? Est-ce que ce sont les vêtements ?

Qu'on en décide ensemble. Mais il nous faut une stratégie et c'est bien sûr l'acier. L'acier devrait être sur la liste numéro 1 de ce sur quoi on veut se protéger.

Alors il peut y avoir des mesures symboliques, mais si on devait avoir prendre une mesure symbolique sans ce que ce sur quoi on irait faire de la repost, ça serait la Tesla d'Elon Musk. plus une Tesla vendue sur le continent. Ça serait ça une rpost plutôt que la viande de reine et les bûches de Noël.

Ça serait sur les gafas retrouver notre souveraineté numérique et pas rester entre les mains de Facebook, Amazon ou Twitter X pardon. Mais ils ne veulent pas nous protéger. Ils ne veulent pas nous protéger.

Pourquoi ? Parce que il croit au libre échange. Vous savez, je viens de Picardi moi et en Picardie c'est la région d'où est née la grande jaquerie.

Donc en 1358, des châteaux brûlent partout dans notre région mais ça monte la fièvre monte jusqu'à Paris. Il va y avoir une révolte des bourgeois. Toute l'Île-de-France se met à bouillonner aussi.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que 200 plus tôt en 1356, il y a eu la bataille de Poitier. Et à la bataille de Poitier, on s'est pris une branlée mais alors monumentale par les anglais.

Et là, les simples soldats, les rôuriers, ils ont vu quoi ? Ils ont vu les officiers, les aristocrates, les nobles fuir, décamper devant les anglais. Et là, les les paysans qui avaient les armes ce jour-là, ils sont dit "Mais attendez, si c'est ça nos seigneurs, si c'est ça qui doit doit nous protéger, à quoi bon Et c'est pour ça quand ils sont rentrés au pays, ils sont rentrés au pays avec un esprit de sédition parce qu'ils sont dit "Mais ce sont pas des surhomme, ils valent pas mieux que nous." Et je pense qu'on est dans la même situation aujourd'hui.

Les gens, ils veulent bien des dirigeants politiques, des dirigeants économiques, mais à une condition, c'est que ça vienne les protéger. Or, depuis 40 ans, c'est l'inverse qui se produit. Depuis 40 ans, nous ne sommes pas protégés par nos dirigeants, nous sommes livrés par nos dirigeants.

Je prendrai juste le cas Alstom. Alst livré par Emmanuel Macron. Pourquoi ?

Parce que ça a rapporté à Général électrique. Pourquoi ? Parce que ça a rapporté ça a rapporté gros 1 milliard d'euros pour BIG.

Ça a nourrit centaines de millions des banques d'affaires et des cabinets conseil. Ça a été pour des gros chèqus pour le candidat Macron pour sa présidentielle de 2017 et ça a été enfin son monsieur industrie qui devient le directeur France de Alstom général électrique. Voilà, ça les nourrit, ils se servent de ça mais ils se servent c'est Technipp, c'est le Dolipran, c'est 1500 entreprises ces 10 dernières années, 1500 entreprises qui ont été cédées aux Américains dont des entreprises stratégiques, la TCO par exemple, des avions militaires Exelia qui fabrique des composants électroniques qui sont nécessaires à l'armée.

Protéger protéger sur l'agriculture aussi. Qu'est-ce qu'ils font ? Depuis 1994, les accords de Marrakech, ils ont fait entrer la grande l'agriculture dans la grande lessiveuse de la mondialisation.

Là, ça été le CTA et maintenant c'est le traité sur le Mercur. Mais on a déjà eu des accords avec la Nouvelle-Zélande, on a eu des accords avec l'Australie. Enfin, ce sont des accords de libre échange qui sont signés en série et qui évidemment construisent une agriculture du dumping, du dumping social pour les paysans, du dumping environnemental aussi.

C'est le le responsable de la Fédération nationale Bovine, donc la FNSEA de la viande qui intervenait en commission des affaires économiques, Bruno Dufayet et qui disait "Mais quelle agriculture vous voulez ?" Il demandait au paysans au aux députés pardon disaient "Est-ce que vous voulez une agriculture pour familial pour nourrir le pays ou bien est-ce que vous voulez qu'on soit en concurrence et qu'on soit compétitif avec les fermes usines de Nouvelle-Zélande ?" C'est la question qui posait qui posait aux députés.

Mais il faut avoir des des choix qui soient cohérents. Si on fait des accords de libre échange, c'est bien pour demander à nos paysans d'être compétitif avec les fermus usines de Nouvelle-Zélande. Je me souviens d'un autre paysan Régie Sovenna qui avait coupé ses abricotiers, ses péchés parce qu'il tenait pas la concurrence espagnole et qui à un moment se retrouve à Bruxelles parce que il rencontre les la commission au lait et il me dit j'avais de manilton Freedman économiste de l'école de Chicagre les théories économiques né les les responsables de la Commission européenne notamment sur le lait parce qu'il s'apprêtait àortation les prix planchés les coefficients multiplicateurs et ainsi de suite.

Ils ont pratiqué une dérégulation qui fait que les gens les paysans ne sont plus protégés de de la Chine l'usine du monde. Il y a un grand risque que demain la et bien contre ça il faut protéger de libre échange ne sera [Applaudissements] signé. Il refuse de protéger mais vous savez c'est général.

On a eu le droit à une inflation là ces dernières années. Ça fait quoi ? Ça a fait une perte de 6 % des salaires réels.

En 3 ans, les salaires réels ont perdu 6 %. C'està-dire que le pouvoir d'achat très concret des gens s'est fait grignoter sur par l'inflation durant 3 ans. Il y avait un moyen de répondre.

C'était ce qui existé jusqu'en 1982, l'indexation des salaires sur l'inflation pour protéger les salaires des Français. On peut pas d'un côté dire qu'on veut euh défendre la valeur travail et en même temps faire perdre la valeur du travail. Et c'est ce qu'ils ont fait.

Protéger, c'est même protéger. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait le choix de lier le prix de l'électricité au marché avec des hausses, des baisses, des rehoses et plus de hausses que de baisses qui ont touché non seulement les particuliers mais aussi les artisans, les commerçants, les industriels, tout le monde en série.

Et qu'est-ce qu'ils ont produit ? De la déstabilisation. On déstabilise des gens alors qu'il n'y avait aucune raison.

Il y avait aucune raison. Nous produisons notre énergie électrique en France, nous la consommons en France. Pourquoi avons-nous cette fait cette folie de venir lier notre électricité au prix du marché européen ?

Il y avait une possibilité pour protéger les Français plutôt que de jeter des dizaines de milliards d'euros sur les prix de l'électricité, c'était simplement de couper le lien avec le marché le marché de l'électricité européen. Mais vous savez, c'est vrai aussi sur simplement les pénuries de produits dans les pharmacies multiplié par 7 ces dernières années. Pourquoi ?

Parce que la production de médicaments pour eux doit être déterminée par le marché et par les multinationales du marché. De la même manière, on en a longuement discuté avec les élus locaux avant. Je veux dire le la démographie, le fait que les personnes vivent de plus en plus vieux, que elles ont de plus en plus de besoins de santé, que on a de moins en moins de médecins pour s'en occuper, il y a rien de plus prévisible que ça.

C'était gros comme le nez au milieu de la figure qu'on va vers ça. Et pourtant, ils n'ont pas agi sur l'installation des médecins, ils n'ont pas agi sur la formation des médecins, ils n'ont pas agi sur tout ça. Pourquoi ? parce qu'il il ça il fallait laisser faire le marché.

J'entendais Juliette parler tout à l'heure des de ses collègues qui sont en inaptitude. Je veux dire, on a aujourd'hui chaque année 100000 travailleurs qui partent en inaptitude. Ça veut dire en gros c'est trouble musculosquolétique ou le burnout hein.

Pour le physique c'est les TMS pour le les le la tête c'est les burnouts. 100000 par an. 100000 par an, c'est comme si la totalité de notre industrie automobile disparaissait tous les ans.

Est-ce que vous les voyez agir ? Il ne bouge pas le petit doigt là-dessus. C'est comme si c'était une fatalité, un espèce de phénomène naturel plutôt que de protéger les salariés.

Moi, j'ai envoyé une lettre, puisque j'étais rapporteur une année, j'ai envoyé une lettre au ministère du travail en disant "Bon, alors est-ce que je pourrais avoir les chiffres ? Parce que ce chiffre-là de 100000, je vous le sors, ce chiffre n'existait pas. Ce chiffre était inconnu.

Bon, donc je dis, il m'envoie une lettre en disant "Bah voilà, il y en a 100000 mais c'est stable." Bon déjà le fait que ça soit stable, c'était comme une excuse pour eux. Mais en vérité sur 10 ans, ce chiffre a doublé.

On est passé de 50000 salariés qui sortent pour inaptitude à plus de 100000 qui sortent par inaptitude. Normalement, ça ça devrait être un signal d'alarme de se dire que non seulement ce sont des gens qui sont brisés mais qui derrière vont bien avoir bien du mal à retrouver du boulot. Mais ils n'agissent pas, ils laissent faire.

Aussi protéger, c'est protéger le vivant. Quand en une génération en une génération on a la moitié de tout ce qui vit dans les airs, sur terre, dans les mers et même sous terre parce que moi je suis attaché à la fonction du lombrique mais bon la moitié de tout ça qui disparaît en une génération et qu'est-ce qu'ils font ? Ils laissent faire.

C'est protéger les enfants. Quand on voit qu'il y a 160000 enfants qui subissent des incestes ou des violences sexuelles, qu'on nous dit que c'est trois par classe. Vous leur vous le voyez le plan gigantesque.

Au contraire, quand ça se passe dans leur collège, quand ce se passe dans leur collège, il ferment les yeux et ils laissent faire. Mais je enfin protéger les femmes. Comment accepter qu'on ait en France 1 % des viols qui aboutissent à une condamnation ?

Il y a deux options. Il y a deux options. Soit on considère que le viol c'est pas quelque chose de grave et à ce moment-là c'est logique.

Soit ce que tout le monde pense, on pense que c'est quelque chose de grave et à ce moment-là, on peut pas avoir 1 %. On peut pas avoir 90 % de classement sans suite. Parce que la réalité, la loi change hein, il y a des lois qui changent sur le consentement. on change la falloir changer le réel aussi parce que la réalité aujourd'hui c'est que sur les viols quand il y a une plainte qui est posée au commissariat il y a pas toujours l'audition du suspect et il y a quasiment jamais de d'enquête de voisinage d'enquête sur les proches.

Il y a pas d'enquête de relevé de trace ADN. Il y a il y a rien, il y a pas d'enquête qui est menée derrière. Ça veut dire aussi que en matière de protection, il faudra les ordonnances de protection.

Ça c'est et et ce qu'il nous faudra, c'est une police qui en fait sa priorité, qui fait sa priorité de ça, notamment de défendre les femmes sur les viols et pas de mener en série des contrôles d'identité qui sont aujourd'hui très orientés. Je vous dis ma conviction profonde que notre mot clé, notre mot sacré doit être protégé. Que aujourd'hui le fait que les gens notamment sur l'emploi, notamment sur l'économie notamment ne se sentent pas protégé par leurs dirigeants est un vecteur majeur dans la durée depuis 40 années d'une colère populaire.

Et notre devoir à gauche, le devoir de la gauche, ça doit être que les gens désormais se sentent protégés. Se sont protégé contre une main très visible du marché, notamment une main très visible du marché qui les bro depuis 40 années. Nous avons le devoir demain de protéger.

Pourquoi ils le font pas protéger ? Ils le font pas parce que il y a leur dogme. Laisser faire le marché, la concurrence, la compétitivité et cetera et cetera.

C'est vrai, c'est vrai qu'il y a ça, mais ils ne le font pas aussi parce que ça rapporte gros. Ça rapporte gros. Vous savez aujourd'hui on vit du gavage pour les uns et du rationnement pour les autres.

C'est voilà pourquoi il nous faut notre France, notre France qui partage en août 2023 dans les échos de mon ami Bernard Arnaud. Oui, je considère qu'il y a deux journaux marxistes en France. Il y a les échos et l'humanité parce que c'est sont les deux seuls qui parlent un petit peu des dividendes quand ça abient.

Ouais. Parce que dans tous les discours d'hier, vous pouvez écouter s'il y a le mot dividende, s'il y a le mot profit. J'ai lu le bouquin de Bardella il y a aucun moment où ça apparaît.

Vous savez, j'appelle ça un lippogramme. Vous savez ce qu'il y a un lippogramme ? L'ipogramme c'est la disparition de George Perrec où il arrive à écrire un livre entier sans utiliser la lettre E. aujourd'hui dans notre pays parvenir à faire des discours et des discours de politique économique à la tribune sans prononcer une seule fois le mot profit, le mot dividende, le mot bénéfice, je vous assure que c'est une forme d'exploit littéraire quoi.

Donc vous aviez en août 2023, les dividendes atteignent de nouveaux records, mais l'année d'après, la France est championne d'Europe des dividendes avec de nouveaux records, les échos. Ensuite, les dividendes sont parties pour battre de nouveaux records cette année. Et là, désormais en mars 2025, un nouveau record de 68 milliards.

Les entreprises tricolores ont une nouvelle fois les premières, on est champion cocoritco, on est les meilleurs du continent et ça a augmenté de + 8,2 %. Donc c'est un gavage. Je rappelle toujours si on peut se mettre ça en tête à la naissance du classement de challenge en 1996, les 500 fortunes françaises possédaient l'équivalent de 5 % du PIB.

Aujourd'hui, à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, on était à 20 %. Aujourd'hui, on est à 45 %. Ah oui !

Ça vous fait un choc à vous aussi ? Bon, ça prouve que j'ai pas encore assez répété. Donc non.

Et voilà. Tiens, on peut faire un Est-ce qu'il y a Est-ce qu'il y a les DVD de boulot sur la table de de de Fakir ou pas ? Jeisem merci Kevin d'ailleurs qui tient la table de Fakir.

Kevin qui aide soignant à l'hôpital et qui file un gros coup de main pour ça. Bon mais il y a il y a des il y a des DVD debout les femmes dans laquelle se dans lequel se trouve brièvement pour la dernière scène Juliette à l'intérieur. Je propose un DV2 de D de Boulet femme à celui qui reconnaît l'auteur de cette ce passage.

La rentabilité du capital que nous connaissons depuis 20 ans est très excessive et détourne une part de la valeur trop importante vers les actionnaires alors qu'elle devrait davantage permettre de financer la transition écologique et de mieux rémunérer les salariés. Pas Macron, pas Barnard Arnaud, pas Bruno Lemer, mon chauff. Ah, je l'ai entendu, je l'ai entendu.

Éric Lombard, vous avez gagné un DVD de vous les femmes madame. Éric Lombard, donc maintenant ministre de l'économie mais qui était auparavant le président de la Caisse des dépôts et consignation. qui énonçait ceci : "Lorsque j'ai commencé ma carrière professionnelle, le taux de rentabilité du capital ALMI correspondait environ à 7 %.

On considère que désormais que 15 % de rentabilité est la règle. Cela a conduit à une concentration des richesses qui choe titre. Par ailleurs, ces exigences de rendement du capital ne permettent de financer qu'un nombre limité de projets qui doivent présenter une rentabilité élevé.

Cela n'encourage pas l'investissement écologique ni de long terme et limite le champ de l'investissement. Voilà l'analyse du capital que menait malheureusement c'est au passé notre ministre de l'économie lorsqu'il n'était pas ministre de l'économie. On lui a reposé la même question.

On lui a posé une question écrite là pour lui dire "Bah alors qu'est-ce que vous en dites maintenant ? Vous avez les commandes ? Qu'est-ce que vous allez faire contre ça ?" Mais enfin, faut bien voir que on peut parler de plein de choses, mais le nœud du problème, ça reste touche pas au Grisbe, quoi.

Si jamais on touche pas à ça, si jamais on récupère pas ça, on aura pas l'argent ni pour faire la protection des femmes, des enfants pour avoir de quoi investir dans les services publics, ni pour faire la transition écologique, ni pour payer comme il faut dans notre pays les salariés avec un capital qui en vérité dévore, vampirise, se vampirise presque lui-même. Donc l'enjeu central, il demeure là pour récupérer des marges de manœuvre parce que sinon on a du gavage pour les uns et on a du rationnement pour les autres. On a tiens, je passe chez Lidl et il y avait deux gamins qui étaient autour d'un CAD et qui demandent à leur maman Bon euh on a il y a la pizza, il y a le jambon, il y a les pâtes.

On avait dit qu'on s'arrêtait à 20 €. C'est ça. Et voilà, c'est évident que c'est de la privation.

C'est un/ers des Français qui aujourd'hui se privent, qui se prive sur leur alimentation, qui se privent sur les vacances, qui se privent sur leur santé, qui se privent sur leur déplacement. Mais ce sont aussi les services publics qui sont privés. Vous savez, je pense que comme moi, Jean-Claude participe tous les ans à cette grande bataille autour des écoles, hein.

Tous les ans, faut aller négocier le bout de gras. euh au rectorat pour savoir si on va réussir à sauver une classe par-ci, une classe par là. Et alors, on arrive avec nos nos statistiques et on dit "Mais non, euh ça sera pas 22,7, vous voyez, il y aura 23,1 élèves par classe." Ça veut dire que nous, de notre côté, on est obligé de se justifier avec des chiffres après la virgule pendant que eux ils accumulent des chiffres avec tellement de zéos qu'on sait même plus les compter.

Je veux dire à propos de ça que nous ne sommes pas seuls. Je veux pas que vous croyez qu'on est seul. Déjà, on est 1000 ce soir. 2000 2500 2513.

Soyons exacts, soyons précis. Non, on n'est pas seul. Vous savez quand on demande aux Français est-ce que vous êtes d'accord pour taxer les dividendes ?

C'est 90 % des Français qui sont d'accord avec nous et c'était pas le cas il y a 10 ans. On a avancé là-dessus. Mais ce sont les gilets jaunes qui sur les ronds-points avec pour slogan que les petits payent petits et que les gros payent gros en matière d'impôt.

Alors qu'on est dans un pays où vous et moi, on va payer plus en pourcentage que les milliardaires. Mais je veux ajouter que même chez les riches, on a fait un colloque à l'Assemblée nationale sur la taxe Zucman. 2 % de petits pour de taxes sur les patrimoines euh des des millionnaires milliardaires et euh il y a un millionnaire qui est venu, Marc Bâti, entrepreneur, start-uper, créateur et qui est avait publié une tribune avec 114 de ses collègues euh start-upers millionnaires pour dire "Dans les échos, taxez-nous, taxez-nous sur nos héritages." Ça veut dire que tous les riches, tous les millionnaires ne sont pas des Bernards Arnaud qui nagent comme des requins dans les eau froides du calcul égoïste.

Notre France qui protège, notre France qui partage. Euh, je regardais hier, tu l'as dit Jean-Claude, Atal a fait un clip Notre France. Euh, je j'ai regardé, évidemment, il dure 1 minute 30.

Ça va, c'était pas trop On aurait on croirait un clip pour Dior, je vous jure. Il y a il y a tous les beaux monuments, ils sont là, hein. Et alors avec une la lumière du soleil couchant.

C'est magnifique. C'est le paris des beaux quartiers avec des avenues qui sont vides. On croirait, vous savez, les billets de l'euro.

Quand ils ont changé les francs en euros, sur les francs, on avait on avait Antoine Saintxupéri, le Petit Prince, on avait tout ça. Puis après, ils ont mis des trucs carrés, des formes un peu abstraites. Bah là, c'était un clip abstrait.

Mais à la fin quand même, il y a la foule dans le clip de Atal. C'est une foule de supporters. Voilà, c'est supporters de match de foot qui sont là.

Mais il y a rien de la vie ordinaire. Il y a personne qui va au boulot. Il y a personne qui prend le bus sur le métro.

Il y a pas un paysan, pas un prolo. C'est pas ça notre France. Notre France est Caroline accompagnante d'enfants en situation de handicap au lycée de Château Brillant qui s'occupe de Rodam et de ses copains.

Eux qui souffrent d'autisme et de 10 de tous les 10 en cuisine en CAP, elle les voit progresser, eux qui n'osaient pas, qui manquaient de confiance en soi avec la peur, la peur de l'autre, la peur et qui maintenant se livre au service, se saisissent d'un couteau, épluche une pomme, elle y va pas à pas. Elle progresse avec eux pour 1100 € par mois. Notre France, elle est là.

Notre France, c'est Rodolphe, son coordonateur, qui jongle entre les agendas, qui se débrouille avec les handicap et les cancing directorat, les I comme individualisés, les M comme mutualisés qui fait de son mieux pour respecter pour respecter les 80 élèves, respecter les 37 à respecter malgré les trous dans le budget, malgré les dotations supprimées, notre France, elle est là. Notre France bien sûr c'est celle de Guim qui est château brillant toujours, 16 ans l'âge de mon fils, arrêté par les nazis près d'ici et qui avec ses 26 camarades avec 26 otages se dirige vers les poteaux, se dirige vers la mort en chantant à la Marseillaise ma petite mère chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, je vais mourir. J'aurais voulu vivre mais ce que je souhaite de tout mon cœur c'est que ma mort serve à quelque chose en vous abrançant de tout mon cœur d'enfant courage gu et oui.

Oui. Sa mort a servi. Sa mort a servi à repousser l'oubli.

Sa mort doit nous servir encore et toujours à repousser le pire. Notre France, elle est là. Notre France, c'est Jean-Michel dans sa ferme fabrique de yaourt à Blin avec ses 13 salariés, ses 75 vaches et les 42 paysans qui à travers le pays l'ont imité.

Jean-Michel, il est venu du côté obscur de la force, de la très grande multinationale américaine et qui s'est mis en repenti à l'artisanal. Et nous avons besoin d'entrepreneurs, de créateurs, d'innovateurs pour notre France, des entrepreneurs, des créateurs, des innovateurs, des startupers si vous voulez qui ne feront pas ça pour des dividendes mais pour l'humain, pour le pays, pour la vie. Notre France, elle est là.

Notre France c'est Marie Alexis, mère de Safré qui me dit à la Réunion de tout à l'heure, elle me dit Régine a perdu son docteur du jour au lendemain. Elle a 93 ans cardiaque. On peut pas la laisser comme ça.

On a dû faire des pieds et des mains pour lui trouver un médecin. Notre France, elle est là. Notre France c'est Guismo qui le samedi matin amène son gosse au judo.

Bah ouais, notre France elle est là. Notre France c'est Francis maréché des ortillons à Amien et qui vendait ses légumes, ses poireaux, ses navéss sur le dimanche, ce dimanche sur le marché. Le terrain inondé il y a un mois et aujourd'hui il me dit la terre toute sèche qui cratelle qui se gondole qui fait comme une éponge d'un souci suivant avec le climat qui changent notre France elle est là.

Notre France ce n'est pas la France qui se sert la France qui sert. Elle se sert la ceinture mais elle sert. Elle sert du matin au soir dans les hôpitaux, dans les plateformes logistiques, dans les supermarchés.

Elle sert sans piquer un billet chez les personnes âgées. Elle sert sans passer à la télé. Elle sert malgré le crédit à payer, malgré les factures prélevées.

Elle sert malgré compte à zéro, malgré la banque qui prend les AGO. Ça fera un mois sans resto. Elle sert malgré l'inquiétude.

Est-ce qu'à mes enfants je vais pouvoir pouvoir leur payer des études ? Notre France, elle est là. Notre française Sadia, ma coiffeuse au quartier nord d'Amien sur la place Marivau.

Sur le parking, devant chez elle, il y a bien sûr des jeunes qui traînent et elle sert de médiatrice pour sa clientèle. Un lundi, elle me raconte, j'avais ma journée LGBT, toute une assaut qui venait pour se faire coiffer. On les repère à des kilomètres.

J'ai prévenu les jeunes du quartier, je leur ai dit, ils sont comme vous, ils souffrent du rejet, ils se sentent étrangers, ils sont arrivé mais LGBT et tout s'est bien passé. Notre France, elle est là. Notre France, Notre France, c'est la championne d'Europe du mariage mixte. un/ers un/ers des étrangers qui à la première génération se mari avec des françaises, des Français sans parents ni grands-parents étrangers et c'est 2 tiers à la 2è génération médaille d'or de l'exogamie.

Notre France, elle est là. Notre France, elle est là avec une France qui se fait par l'amour, par les câlins, par les bisous, par les pelles qu'on se roule, par les chromosomes qu'on s'emmêle. Notre France, elle est là.

Voilà. la France qu'on veut. Voilà la France qu'on a.

Et voilà la France qui ne nous enlèveront pas. Bon, ça vous a plu notre France ? On fait quoi maintenant ?

On reste chez soi, la tête sous les draps à déprimé. Parce que vous savez que souvent quand je demande à un copain de gauche comment ça va, après ça j'ai la liste de tout ce qui va pas. Trump et Bardella l' climat, le climat social, l'école et l'hôpital.

Bon bref, mais euh je veux dire que nous avons une tâche, une tâche qui est rude, une tâche qui réclame une grande force, une tâche qui évidemment malgré les 2513 personnes présentes ce soir à Bouverron, une tâche qui réclame de décupler, de multiplier par 100, par 1000 encore cette force parce que nous avons à desserrer les taux. Nous avons à desserrer les taux à gauche entre les trop fous et les trop mou. Nous avons à desserrer les taux dans le pays entre l'extrême droite et l'extrême argent et nous avons à desserrer les taux dans le monde entre Trump et Poutine, entre Miley et Netaniaou.

Nous avons à desserrer tous ces étau pour rouvrir l'espoir pour que entre ces étau desserrés et bien il apparaisse un rayon de lumière. Vous savez, il y a pas besoin que la lumière elle soit immense. Il y a pas besoin d'allumer des grands phares de multicolore.

Des fois quand on est dans le tunnel, il suffit d'une petite lumière et les gens viennent vers la lumière. Nous devons être cette lumière. Nous devons être cette force qui dessert les étau.

J'entends les résignés euh qui euh baissent les bras. Je veux dire que rien n'est fichu, rien n'est perdu, rien n'est foutu. Parce que qu'on se souvienne du 9 juin au soir, le 9 juin au soir euh au moment de la dissolution, on avait déjà Bardéla qui préparait ses cartons pour Matignon.

C'était fichu, c'était foutu, c'était perdu. On avait nos parties qui étaient chacun dans leur couloir, qui s'était pas tapé dessus sur Twitter pendant 6 mois et qui s'était présenté dans sur des listes séparées pour les élections européennes. Au soir de ça, on tente quelque chose.

C'est Roosevelt qui disait euh "Le pays ne nous en voudra pas d'avoir échoué, mais il nous envoudra de ne pas avoir essayé. Donc ce soir-là, on tente quelque chose. On dit Front populaire, on dit au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries".

Et ça n'avait rien d'intré de génie parce que au fond vous étiez des centaines de milliers, vous étiez des millions à le réclamer derrière votre poste de télé. Et c'est apparu comme une évidence. Et cétait apparu comme une évidence qui a libéré les énergies comme CZY Macron et qui fait que dès le lendemain, on a eu des centaines de milliers de personnes qui ont signé des pétitions.

On a eu des milliers de personnes à Paris qui ont fait des manifestations devant les sièges des partis. Et en 4 jours, ce qu'on a pas réussi à obtenir auparavant en 6 mois, en 4 jours, on avait une gauche unie bon maland, on avait un programme en abrégé, on avait un partage de circonscription, on avait ce de quoi nous ressentir à nouveau de la force de la force parce qu'on pouvait être uni, on pouvait être réuni. Et on sait que dans des coins comme le nôtre, nous n'avons pas le loisir de nous diviser, de nous séparer, de nous fracturer.

On sait dans des coins comme le nôtre qu'on n'est pas assez fort pour ça. Et en un mois, en un mois d'une belle bataille, dans n'importe quel endroit et même dans des endroits où c'est on savait que c'était le Rassemblement national qui allait gagner, les gens se retrouvaient quand même, ils allaient quand même au porte à porte, ils allaient quand même distribuer des tractes, ils allaient quand même coller des affiches parce qu'ils avaient le sentiment d'un élan. Ils avaient leur sentiment d'une force collective.

Et je sais qu'ici, parce que vous vous y croyez à la victoire et vous avez raison parce que vous étiez fier de votre candidat et vous aviez raison, c'est euh 500 600 700 personnes qui se sont retrouvées au plus près des terrains pour mener la bataille. Une force s'est levée. Au bout d'un mois, nous n'avons pas gagné.

Ici, vous avez gagné, j'ai gagné sur le fil. Mais dans le pays, nous n'avons pas gagné. Et moi, j'ai jamais voulu entretenir cette illusion parce que ça n'est que source de désillusion.

Nous n'avons pas gagné parce que nous n'avions pas la majorité dans le pays. Nous n'avons pas gagné parce que nous n'avions pas la majorité à l'Assemblée. En revanche, nous avons gagné un surpis.

Nous avons gagné un répit qu'il nous faut maintenant mettre à profit. Nous avons 2 ans. Nous n'avons pas 4 jours, nous n'avons pas un mois, mais nous avons 2 ans.

Nous avons 2 ans pour qu'apparaisse une force. Une force qui viennent redire au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries" et une force qui entre l'extrême droite et l'extrême argent desserre les taux et fasse apparaître un rayon de lumière où pourront se retrouver tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Je veux dire à nouveau que il y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.

La crise de 29 a débouché sur le nazisme en Allemagne, sur le New Deal aux États-Unis et sur le Front populaire en France. Il y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Pas une seule fois dans notre histoire, l'extrême droite n'est arrivée au pouvoir par les urnes.

Ils ne sont arrivés qu'une seule fois au pouvoir. Ça a été par la défaite de nos arries de nos armées et ça a laissé des souvenirs sinistres dans nos mémoires. Il n'y a pas de fatalité.

Nous pouvons l'emporter et encore si tu veux. Ouais. Merci. [Applaudissements] Donc ma conviction profonde, c'est que aujourd'hui il y a pas de fatalité.

Il y a pas de fatalité. Nous pouvons l'emporter. Nous pouvons faire que demain, vous savez, que ça soit un monde parfait, idéal dans une France où règnerait une égalité pure et parfaite.

C'est pas ça qu'on vient viser, hein. Si on arrive déjà à changer la vie un peu en mieux, changer la vie un peu en mieux, on le peut. On le peut pour nos ouvriers, on le peut pour nos paysans.

Ne pas laisser le pouvoir entre la main invisible du marché, mais avoir une volonté, une volonté politique qui vient réguler, qui vient entraver, qui vient sortir des secteurs du marché, qui vient sortir le secteur de la santé du marché, qui vient sortir le secteur de l'éducation du marché. Ça, nous sommes en mesure de le faire. Une force, il nous faut aujourd'hui une force qui vient lutter contre l'apathie, contre l'inertie, qui vient, comme dirait Johnny, donner l'envie d'avoir envie.

Une force qui fait que aujourd'hui ici à Bouvron, on parte peut-être avec nos cahiers de doléance, cahier d'espérance, qu'on aille voir les gens de nouveau, qu'on retourne au terrain, qu'on les fasse ensuite remonter à Paris, qu'on en fasse une grande assemblée, qu'on compose une équipe de France qui serait faite de belles personnalités qu'il y a chez les communistes, chez les insoumis, chez les socialistes, chez les écologistes, évidemment. et que on se dise que demain on peut transformer notre pays un peu en mieux. Ma conviction, c'est que nous avons, on peut rester chez soi et on peut baisser les bras.

On peut aller mettre la couette et se sous les draps. On peut faire ça, d'accord ? Mais disons-le, on va avoir des regrets et on va s'ennuyer.

Donc là, ce qui est possible de faire ensemble, c'est d'avoir une aventure. C'est d'avoir une aventure comme vous avez vécu une aventure avec Jean-Claude pendant la campagne des législatives, c'est de se remettre de l'énergie, redonner de l'envie d'avoir envie et combattre autour de soi à chaque instant l'apathie, l'inertie parce que tout ça ne fait que dérouler sur la pente du pire. J'ai la conviction avec vous ce soir qu'on peut y arriver, qu'il n'y a pas de falité que nous pouvons l'emporter et que à la fin à la fin à la fin c'est nous qu'on va gagner.

À la fin c'est nous qu'on va gagner. Merci à vous. [Musique] Je 1 2 Je suis le pire chanteur mais je pense que c'est pas mal quand même que on termine. par une marseillaise non [Musique] sansous dans son qui viennent jusque dans nos âes citoyen nos marchons marchons sans un par un avion [Applaudissements]

Meeting "Notre France" à Bouvron avec François Ruffin & Jean-Claude Raux — François Ruffin · Pourquijevote