Euthanasie, régionales, suppression de l'ENA, soutien à Emmanuel Macron... Le "8h30 franceinfo" de François Bayrou
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Bonjour. L'Assemblée nationale se penche aujourd'hui sur la question de l'euthanasie. Est-ce que la France doit l'autoriser ?
L'aide à la fin de vie, lorsque les jours sont comptés, lorsque l'on sait que c'est fini, c'est déjà dans la loi. La question qui se pose et que posent les auteurs eux-mêmes de la loi actuelle, c'est est-ce que la loi est appliquée ? Mais aider quelqu'un qu'on aime, une femme, un homme, refuser l'acharnement thérapeutique, en effet, c'est la philosophie de la loi et c'est ce qui doit être, au fond, la liberté et le dialogue entre un médecin et le malade. Alors, est-ce qu'il faut changer la loi ? Appliquons-la d'abord, ce que disent les auteurs de la loi. Moi, je vous rappelle que cette loi a été votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale. Toute philosophie, toute tendance confondue.
Et ce que disent les auteurs de la loi, ceux qui l'ont portée, c'est qu'elle n'est pas appliquée comme elle devrait l'être. Ben, appliquons-la. Mais cette question est évidemment une question qui se pose et c'est une question de philosophie personnelle dans laquelle chacun mesure combien elle est délicate et probablement essentielle.
Mais votre position personnelle sur ce point, c'est que la vie est trop précieuse ou trop sacrée pour qu'on puisse choisir de soi-même de l'arrêter.
Vous posez une autre question là, qui n'est pas la question de l'euthanasie, qui est la question du suicide assisté. Et j'ai dit, je crois à ce micro même, que pour moi c'était une question. Parce qu'il se trouve que quand on voit des êtres qui vous sont chers passer par des horreurs pour être obligés de quitter la vie, on se dit que ma foi, il y aurait probablement des démarches plus humaines. Alors, c'est ma position personnelle, elle n'est absolument pas une consigne à qui que ce soit.
Vous dites que c'est une question, ça veut dire qu'elle doit être abordée à l'Assemblée nationale ? Parce que concrètement, ce qui se passe aujourd'hui...
Elle ne va pas l'être dans ce cadre, c'est pas la même question.
C'est pas la même philosophie, mais est-ce qu'il faut aller plus loin que la sédation profonde ? C'est-à-dire permettre à un malade qui ne peut pas guérir de s'endormir en fait ? C'est ce qui existe aujourd'hui, mais est-ce qu'il ne faut pas être plus active ?
C'est ce qui se fait tous les jours, dans un très grand nombre d'hôpitaux et de cliniques, et dans le dialogue silencieux, les yeux dans les yeux, qu'il y a entre un médecin, son malade, et la famille du malade le plus souvent. Ça se fait tous les jours. Est-ce qu'il faut que ce soit dans les codes, avec des normes et des règles ? Vous sentez bien qu'il y a là quelque chose qui ouvre des questions, qui sont des questions si profondes qu'on ne peut les aborder qu'avec beaucoup de prudence. Moi, j'ai beaucoup admiré le travail qu'ont fait Léonetti et Klaes, les deux auteurs de la loi précédente.
Parce que, si vous mesurez l'éventail des philosophies, des convictions religieuses, des croyances ou des athéismes ou des agnosticismes, et à quel point ce travail est délicat, ces deux hommes d'orientation philosophique différente, ils ont réussi à écrire un texte qui a convaincu la totalité des nuances de l'Assemblée nationale. Et j'ai beaucoup admiré ce travail, parce que c'était un travail de conscience et de délicatesse.
François Bayrou, Emmanuel Macron réunit tout à l'heure la haute fonction publique. Il pourrait, il devrait annoncer la suppression de l'ENA, que vous réclamez depuis des années et des années. Ça y est, vous avez eu la tête de l'ENA. Il vous écoute encore.
Ça n'est pas comme ça que ça se joue. En effet, ça a été un de mes chevaux de bataille depuis longtemps. Et c'est un sujet de préoccupation pour le Président de la République, tous les jours, depuis la campagne électorale de 2017. Pourquoi ? A mon avis, il y a deux raisons profondes. La première de ces raisons, c'est que, parmi les problèmes vitaux de la France, il y en a un que vous constatez tous les jours, c'est la rupture absolue entre la base de la société, ceux qui travaillent, ceux qui sont à la retraite, ceux qui sont au chômage, les femmes et les hommes qui occupent toutes les fonctions de la société, les jeunes, les étudiants, et le prétendu sommet.
Rupture entre la base et ceux qui sont en haut. Mais, et n'a ou pas, il y aura toujours un sommet, une base ? Peut-être qu'on peut réfléchir à cette question.
Il faudra toujours former des hauts fonctionnaires, il faudra toujours préparer...
Peut-être qu'on peut réfléchir à cette question. Donc, je dis rupture. Et deuxième problème qui va avec, c'est un système inefficace de blocage perpétuel, qui fait qu'on ne peut jamais rien changer. Monsieur le Président, c'est impossible. Monsieur le Ministre, c'est impossible.
L'administration est plus forte que le Président de la République ?
Oui, l'immobilisme est plus fort que toutes les énergies déployées.
Mais est-ce que c'est en supprimant l'ENA que tout ça va changer ?
Mais c'est en réfléchissant à un mode de sélection et de formation qui soit différent. Il y a un corps dans la société française qui, à mon avis, a réussi admirablement à traiter cette question, ou en tout cas de manière remarquable. Lequel ? C'est l'armée. L'armée a choisi un système de formation et de sélection de ceux qui occuperont les responsabilités qui intervient, en fait, beaucoup plus tard dans la vie. L'ENA, si c'est à 20 ans, 21, 22 ans, et si après, on est de toute façon sélectionné, vous voyez bien qu'il y a quelque chose qui ne tient pas compte des qualités humaines et de l'aptitude à l'action, au commandement.
Et donc, l'armée, en créant l'école de guerre à 35 ans, qui est le passage, le carrefour pour les grandes responsabilités, en mettant beaucoup de soin à sélectionner ce qu'ils appellent les potentiels, les potentiels, les hauts potentiels, tous ceux dont on devine, dont on se dit qu'ils pourront avoir les qualités nécessaires pour conduire les hommes et conduire les batailles, ils ont fait un travail absolument remarquable et qui se fait tout au long de la vie.
François Bayrou, Emmanuel Macron a déjà annoncé le changement de recrutement à l'ENA, c'était il y a quelques semaines, lorsqu'il annonçait ses mesures pour l'égalité des chances. Ces annonces-là, elles ont déjà eu lieu. Qu'est-ce qu'il va y avoir de nouveau cet après-midi ? En fait, on va changer le nom ?
Eh bien, vous voyez ce qui est le plus simple, c'est que vous écoutiez le discours du Président de la République cet après-midi.
Mais vous êtes au courant, puisque vous êtes un proche.
Les annonces du Président de la République appartiennent au Président de la République. Mais si on supprime l'ENA François Bayrou
pour créer une nouvelle école, qui aura sans doute un nouveau nom, ça change quoi dans la sélection de ce qu'il ne faut peut-être pas appeler les élites, mais des futurs cadres de l'administration ?
La question, c'est, est-ce qu'on peut, en partant de la base, en partant des milieux non privilégiés, de la culture ou de la société, est-ce qu'on peut accéder aux responsabilités majeures de la société française ? Pendant, disons, la première partie du XXe siècle, c'était possible. Vous vous incluez dans cette catégorie ?
Vous êtes d'une famille plutôt modeste. Oui, heureusement. Donc ça veut dire que parfois ça marche l'ascenseur ?
Ou l'escalier ? L'ascenseur, je ne suis pas certain qu'il puisse marcher aujourd'hui comme il a marché quand je suis entré dans ce chemin-là, qui est un chemin d'une aventure personnelle. Je trouve qu'aujourd'hui, les choses sont beaucoup plus bloquées, beaucoup plus indurées. Et il y a une question qui se pose, j'ai parlé de l'efficacité. L'État devrait être là pour soutenir les initiatives de la société française, les initiatives des personnes, des associations, des entreprises, pour aider. Et la plupart du temps, il n'est pas là pour aider, il est là pour bloquer. Parce que l'État a connu une dérive, l'État est devenu administration, et l'administration est devenue bureaucratie.
Et ce système-là, cette mécanique-là, qui s'impose, même si les gens sont généreux, brillants, volontaires, s'ils ont cette âme, cette vitalité de changer les choses, perpétuellement, ça les bloque. Je vais prendre un exemple. Vous allez le prendre, si vous voulez bien,
dans une minute ? Dans une minute. Je vous coupe les 8h42, le fil d'info de Diane Ferschit. Emmanuel Macron l'avait promis il y a deux ans. Le chef de l'État va annoncer aujourd'hui la suppression de l'ENA. L'ENA qui sera remplacée par une nouvelle haute école de la fonction publique. Les bénéfices du vaccin AstraZeneca supérieur au risque, c'est l'avis des autorités sanitaires européennes. Elle conclut un lien possible entre le sérum anglo-suédois et des cas graves de thrombose. Le vaccin AstraZeneca toujours suspendu dans certains pays, limité aux plus de 60 ans d'autres.
En France, il n'y a pas de raison de ne pas continuer de l'utiliser sur les personnes âgées de 55 ans et plus, s'estime sur France Info Alain Fischer, le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. Le compagnon d'Aurélie Wackier en garde à vue après la découverte d'un corps sous une dalle de béton à son domicile dans l'Hérault. Très vraisemblablement, le corps de la jeune femme disparu fin janvier. L'enquête est requalifiée en enquête pour meurtre. L'exploit du PSG qui s'est imposé à Munich 3 à 2 face au Bayern dont un doublé de Kylian Mbappé lors de ce match allé des quarts de finale de Ligue des Champions.
Les Parisiens qui devront confirmer mardi lors du match retour au Parc des Princes. France Info Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Toujours avec le président du MoDem et au commissaire au plan François Bayrou, vous vouliez donner un exemple de ce qui selon vous ne fonctionne pas aujourd'hui en France.
C'est-à-dire du blocage perpétuel, du constat par tout un appareil qui choisit toujours l'immobilisme qu'on ne peut pas bouger. On a un problème électoral. L'épidémie entre en collision avec des élections prévues. C'était déjà le cas aux municipales et c'est à nouveau le cas. On en parlera peut-être dans une minute. Il y a une chose très simple à faire qui est le vote par correspondance. Ce que tous les pays autour de nous ont fait, ce que je réclame comme vous savez je vois votre sourire depuis longtemps comme presque comme une obsession.
les allemands ont pu tenir leurs élections parce qu'ils ont le vote par correspondance de très nombreux pays européens et aux Etats-Unis 100 millions d'Américains ont voté par correspondance pour élire le président des Etats-Unis. Et ça c'est la faute
de l'administration si on ne le fait pas en France.
Et donc on le demande des responsables disent mais pourquoi on ne fait pas ça et la réponse qui vient de ce mélange administrativo-politique c'est monsieur ça n'est pas possible monsieur le président ça n'est pas possible monsieur le ministre ça n'est pas possible alors vous vous arrachez les cheveux le président de la République le président
c'est pas possible il y a des risques de fraude
mais c'est une vaste blague c'est ce que vous avez dit à Gérald Darmanin il sait bien que je le pense d'abord il m'a entendu le dire à votre micro assez souvent à vos micros assez souvent comment peut-on dire qu'il n'est pas possible vous savez les Allemands ont le vote par correspondance la cour suprême allemande a décidé il y a plus de 20 ans qu'elle ne prendrait plus jamais aucune plainte pour fraude sur le vote par correspondance parce que vérification avait été faite par des procédures innombrables qu'il n'y avait pas de fraude 100 millions d'Américains on n'a pas trouvé une fraude qu'est-ce que qu'est-ce que racontent ceux qui qui choisissent perpétuellement de ne rien changer même ce qui correspond au bon sens le plus élémentaire c'est le bon sens qui manque vous n'êtes pas écouté
par le gouvernement et pas par le président de la République pour le vote par correspondance
et bien moi je crois que je le suis mais on va voir je suis persuadé je suis persuadé que pour les régionales ça dépend de la date à laquelle les régionales vous pensez qu'elles n'auront pas lieu au mois de juin et on va peut-être venir à ce si vous voulez bien elles n'auront pas lieu au mois de juin non ça n'est pas la bonne question la question est-ce qu'il faut qu'elles aient lieu est-ce qu'elles aient lieu au mois de juin on est dans une période d'épidémie on est dans un moment où tout le monde le voit bien toutes les collectivités toutes les communes toutes les villes suppriment leurs fêtes leurs commises agricoles leurs concerts tout est bloqué c'est pas forcément la même ambiance dans un bureau de vote et on dit qu'on va cependant tenir sans le moindre changement une élection dans laquelle la campagne électorale ne va pas pouvoir avoir lieu et où les maires disent mais c'est pas possible on ne peut pas le faire je vais vous donner une preuve simple mais les maires nous avons consulté le groupe du Modem du mouvement démocrate nous avons consulté tous les maires des circonscriptions des 60 ou 58 députés de notre groupe les maires à plus de 80% disent on ne peut pas le faire et j'apporte une preuve toute simple donc vous dites quoi
vous dites on ne peut pas faire
le conseil scientifique scientifique qui s'occupe de la santé a dit il faut que tous les assesseurs soient vaccinés il faudrait
c'était une recommandation
oui donc c'est une obligation il faut que tous les assesseurs soient vaccinés est-ce que vous connaissez les assesseurs 5 semaines à l'avance la vérité c'est que les assesseurs dans les bureaux de vote tout maire qui a la moindre expérience c'est qu'il les trouve dans les 3 derniers jours et si on les connaissait à l'avance alors ça veut dire qu'ils vont avoir la priorité sur les enseignants sur les personnels d'un certain nombre de services publics vitaux tout ceci est irréaliste irresponsable
repousse les élections à quand à la rentrée mon avis à moi
après le gouvernement a sa responsabilité et l'assemblée nationale si mon avis à moi c'est qu'il n'est pas raisonnable de tenir les élections dans un moment où l'attention des citoyens est portée sur des questions aussi graves que la santé la maladie l'épidémie
après l'été
mais c'est ce que dit le conseil scientifique entre les lignes il dit après l'été en effet il y aurait un fait nouveau c'est que plusieurs dizaines de millions de français seront vaccinés donc le risque aura décru
Jean Castex doit donner sa réponse après consultation des forces politiques vous est-ce que vous en avez parlé à Jean Castex est-ce que vous en avez parlé au président de la république et qu'est-ce qu'ils vous ont répondu
d'abord je ne raconte jamais mes conversations avec eux mais enfin en tout cas ils me consultaient pour savoir comme responsable politique
non mais est-ce que ça les fait hésiter c'est ça la question
je pense que oui c'est une question qui est dans leur esprit oui et qui n'est pas tranchée donc il suffit de consulter les maires les maires de chacune des communes demandons leur et on va voir que la réponse vous savez on a 70 000 bureaux de vote combien de personnes pour participer à ces bureaux de vote allez si vous avez 10 candidatures il faut à peu près une dizaine de personnes ça fait 700 000 personnes on n'aura pas les bras vaccinés est-ce que c'est réaliste on a vécu au premier tour des élections municipales un drame dans lequel nous connaissons vous connaissez je connais des des femmes et des hommes qui ont contracté la maladie qui sont morts et certains étaient mes amis est-ce que est-ce qu'on continue en fermant les yeux moi je pense que la raison ça serait de dire on votera après l'été et deuxièmement on va tout de suite se mettre à créer les conditions du vote par correspondance pour tous les français qui le souhaiteront
voilà un message envoyé à Gérald Darmanin le ministre de l'Intérieur il est 8h50 on se retrouve dans un instant François Bayrou le fil info tout d'abord avec Diane Ferchit plus de 38 millions de foyers fiscaux sont concernés mis en ligne ce jeudi de la déclaration des revenus 2020 dans le contexte sanitaire actuel certains frais de télétravail seront exonérés l'état est devenu une administration et l'administration est devenue une bureaucratie les mots vous venez de l'entendre à l'instant sur France Info de François Bayrou président du Modem et haut commissaire au plan alors qu'Emmanuel Macron annoncera cet après-midi la suppression de l'ENA une promesse du président faite au moment de la crise des gilets jaunes les caillots sanguins doivent être répertoriés comme un effet secondaire très rare du vaccin AstraZeneca contre le Covid conclusion de l'agence européenne du médicament après des cas de thrombose mortels 19 sur 25 millions de vaccinés en Europe mais les bénéfices l'emportent sur le risque en France l'AstraZeneca est réservé aux personnes de plus de 55 ans l'Assemblée nationale examine ce jeudi une proposition de loi pour créer un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable un texte qui n'a quasiment aucune chance d'être adopté plus de 3000 amendements déposés alors que l'Assemblée nationale n'a qu'une seule journée pour se pencher sur ce texte France Info le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel François Bayrou vous êtes chargé par le gouvernement et par Emmanuel Macron de réfléchir à la France de 2050 2060 aux Etats-Unis Joe Biden vient de se lancer dans des hausses assez massives d'impôts pour les entreprises le taux d'imposition des entreprises qui est aujourd'hui de 21% va passer à 28% si on regarde dans le détail ça veut dire que les impôts que paieront les entreprises américaines seront plus élevés que les entreprises françaises du même ordre par exemple 25% l'an prochain en France 28% aux Etats-Unis est-ce que pour rembourser la dette il va falloir que les entreprises payent alors je ne crois pas qu'il faille cibler
les entreprises je pense que c'est une très mauvaise idée mais ce que vous avez oublié mais ce que vous avez oublié de dire c'est que la décision principale du président des Etats-Unis de Joe Biden c'est de mettre sur la table 2000 milliards de dollars supplémentaires en plus d'un premier plan de relance ce qui au total fera 5500 milliards de dollars vous voulez dire qu'on est trop petit bras en France et donc comme vous savez moi je plaide pour un plan Marshall de reconquête de la production industrielle agricole de services pour regagner tout ce que nous avons perdu en part de marché la France est aujourd'hui décrochée dans son commerce extérieur parce que nous n'arrivons pas à fournir la demande qui est celle des consommateurs mais cet argent
vous qui avez combattu pendant des années l'idée qu'on puisse laisser filer la dette on le trouve où ? si c'est pas en augmentant les impôts si c'est pas avec la dette
si c'est pas avec la dette si vous aviez suivi mon travail ces dernières semaines nous sommes dans un moment où par une chance inouïe historique on peut emprunter quasiment à 0% ce qui n'empêche pas qu'il faudra rembourser à la fin et donc ma proposition c'est que cet argent investi pour redresser l'économie française on laisse 10 ans de délai pour que les faits se sentent et on le rembourse après sur 30 ans comment ? on le rembourse sur 30 ans avec les rentrées y compris les rentrées fiscales et l'augmentation
des impôts encore une fois
encore une fois non puisque je ne plaide pas pour ça
mais je reviens sur le sujet une augmentation des impôts
que les taux soient très faibles aujourd'hui ou même parfois légèrement négatifs quand on emprunte de l'argent ok on emprunte de l'argent pas cher mais l'argent à la fin
il faudra le rembourser et si vous le remboursez sur 30 ans si pendant ce temps vous avez gagné des parts de marché de la croissance si la production s'est relancée alors vous créez de nouvelles sources de revenus pour les impôts et de nouvelles sources de cotisations sociales pour faire marcher le système c'est cette cette vie cette vitalité reconquise qui nous permettra de rembourser sans difficulté les impôts j'ai fait un calcul j'ai proposé dans une note du plan un calcul qui fait que on s'aperçoit que cet effort là dans 10 ans sera parfaitement supportable dès l'instant qu'on aura retrouvé le rythme de création et de production qui est le nôtre qui était le nôtre
l'image choquante qui fait beaucoup réagir nous vient d'Ankara en Turquie le président du conseil européen Charles Michel et la présidente de la commission Ursula von der Leyen ont été reçues par le président turc avant-hier problème lorsqu'il a fallu s'installer pour l'entretien il n'y avait que deux sièges pour les hommes Ursula von der Leyen elle a dû s'installer sur un canapé à côté à l'écart c'est une gaffe protocolaire du machisme du sexisme ou alors de la provocation
alors si c'est voulu c'est inacceptable et les deux responsables européens auraient dû s'accorder pour que ce soit selon nos traditions madame von der Leyen qui s'assied en premier
donc Charles Michel aurait dû se lever
oui enfin je ne donne pas de leçon de ce genre à des responsables politiques que par ailleurs j'apprécie et donc ça c'est le premier point mais il est possible que ça ne soit pas voulu comme vous avez vu il y a des contributions des articles de journalistes brillants qui explique que non c'était vraiment un accident protocolaire parce qu'on n'avait pas fait la préparation nécessaire
sauf qu'il est déjà arrivé par le passé que le président turc reçoive le président de la commission et le président du conseil quand il s'agissait des hommes il y avait trois sièges
et bien donc c'est inacceptable si c'est un geste voulu et voulu pour créer une différence et une humiliation supplémentaire parce que le responsable politique en face est une femme c'est inacceptable
dans ces cas-là on fait quoi ?
ben j'en sais rien on dit que c'est inacceptable on proteste et on fait savoir que plus jamais il y aura d'entretien de cet ordre si ces dispositions ne sont pas apprises
il y a un homme qu'on voit beaucoup en ce moment dans les médias François Bayrou c'est Édouard Philippe l'ancien premier ministre qui dit d'interview en interview qu'il est à la fois loyal et libre vous avez compris ce que ça veut dire
loyal et libre je comprends très bien le mot loyal et je comprends très bien le mot libre j'essaie moi-même d'être comment dirais-je en harmonie avec ces deux mots-là
mais les deux dans la même phrase est-ce que ça veut dire quelque chose ?
ben j'en sais rien les journalistes c'est vous vous êtes brillant vous êtes intelligent vous êtes attentif et vous êtes avisé et donc c'est pas moi qui vais vous donner des leçons d'interprétation des messages subliminaux vous êtes plus loyal
ou plus libre avec Emmanuel Macron ? les deux exactement les deux ça veut dire par exemple que vous n'avez pas de doute sur ce que vous ferez dans un an à l'élection présidentielle exactement je suis
pleinement engagé dans le soutien à ce que le président de la république fait par délégation des français parce que l'élection de 2017 ce qui a échappé à beaucoup de gens c'était pour moi une élection tournant c'était une élection tournant parce que les français donnaient au président de la république la mission de changer les rapports entre le pouvoir et le peuple entre le haut et la base de la société et ceci n'a pas pu se faire pendant des années c'est extrêmement courageux de la part du président de la république de s'y attaquer aujourd'hui même comme vous l'avez annoncé vous n'êtes pas partie des déçus d'Emmanuel Macron sur rien pour moi je vais vous dire la question que je me suis posée tout au long de ma vie politique à la fois engagée dans l'élection présidentielle et observant le pouvoir la question que je me suis posée c'est est-ce que ceux qui ont les responsabilités sont à la hauteur de l'histoire et ma certitude ce que je ressens du plus profond c'est que cet homme là est à la hauteur de l'histoire et c'est une histoire tellement difficile dans les temps que nous vivons ce sont des temps de bouleversement profond on en a énuméré un certain nombre entre nous qu'il faut une énergie formidable et une conscience formidable pour oser faire bouger ce qui est tellement bloqué depuis temps et temps de décennies et donc non moi je n'ai je n'ai aucun doute
sur ce point Dernière question réponse par oui ou non si vous voulez bien si on vous propose demain matin de vous faire vacciner avec AstraZeneca vous y allez ou pas ? Oui Merci Bonne journée à vous François Bayreau
François Bayrou