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interviewFrance Inter — Le débat de midi (sur Site radio)· 28 juillet 2022 56 minAutoproduit

Est-on fait pour être végan ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:16
Présentateur

Bonjour, bienvenue dans le débat de midi sur France Inter, ravi de vous retrouver pour une nouvelle discussion autour des tendances qui font l'époque. Est-ce que vous entendez ce bruit ? Eh bien oui, parce qu'à midi 4, où que vous soyez dans le monde, il y a des chances pour que vous entendiez un son étrange venant de votre ventre ou de la personne à côté de vous. Oui, vers midi, ça gargouille, ça s'anime dans le tuyau digestif, il y a du tapage dans l'estomac, on a faim. Et si on se faisait un petit plat vegan ce midi ? Alors forcément, ce genre de proposition crée polémique et le temps de discuter du fondement de cette démarche voilà le barbecue qui fout le camp.

Et pourtant, le véganisme intéresse, interroge, passionne et parfois fait déraisonner au pays du cassoulet, du château brillant sauce béarnaise ou au confit de canard sur lequel coule une belle tranche de fromage basque. Quoi, il n'est pas équilibré mon régime alimentaire ? Le véganisme bouscule la cuisine de papa et si les pratiquants ne représentent que 2% de la population française, il suffit de se promener dans un supermarché pour se rendre compte que les alternatives à la viande, la volonté du bio et l'envie légumière est là.

Pourtant, le véganisme, c'est autre chose que la nourriture puisqu'il s'agit de s'opposer à toute exploitation animale en voulant concilier respect du monde animal et alimentation. Le véganisme est-il un acte politique ? Face au scandale de la nourriture industrielle et à l'élevage en batterie, allons-nous tous devenir véganes ? Est-il totalement possible de se passer de viande ou est-ce une simple tendance ? Vous avez le ventre creux. Et bien maintenant, on se rend compte que vous avez le nez creux en écoutant le débat de midi. On parle véganisme jusqu'à 13h.

1:42
Invité

Jean-Mathieu Pernin, le débat de midi sur France Inter. Tout un tas de restos végans qui font de la fausse viande à base de légumes. Et bien moi, je fais des faux légumes à base de vraies viandes. Moi, j'ai décidé de manger de la viande, pas tous les jours non plus, mais deux, trois fois par semaine. Je me suis aperçu que je n'ai pas besoin de manger de la viande ou utiliser des animaux pour vivre. Comment on fait pour faire de la mousse avec un canard en fait ? Moi, personnellement, je ne vais pas les pointer du dos en en disant « Ah, vous ne mangez pas de viande ? Comment ça se fait ? » Monsieur, il y a du plastique dans mon poisson. Au moins, t'es sûr qu'il vient de la mer.

Pour produire un steak, il faut 4500 litres d'eau. Je vais prendre un steak saignant. Et pour les 30 baignoires d'eau, je vous mets une paille ? Vous avez intérêt à trouver une solution vite fait, hein ? Sinon, il va y avoir de la viande sur les murs.

2:26
Présentateur

Voilà, quelques paroles autour du véganisme. J'attends donc vos questions et remarques comme tous les jours par mail, bien sûr, ou l'application France Inter, aussi sur Twitter, avec le mot-clé, le débat de midi. Allez-y, on aime vous lire. Et aujourd'hui, alors, eux, ils se sont attablés. Alors, végan ou pas, on va voir ça. Le débat de midi a ouvert sa table à quelques convives et notamment Stéphane Gallet. Bonjour à vous. Bonjour. Vous êtes éleveur en Ile-et-Vilaine, responsable du groupe Humain-Animal à la Confédération Paysanne. Vous êtes où exactement en Ile-et-Vilaine ? Dolle-de-Bretagne. Dolle-de-Bretagne, voilà. À côté du Mont-Saint-Michel.

Très bien, c'est bien de le situer, comme ça, si on veut venir vous voir. Également, eh bien, Jean-Pierre Poulain, bonjour. Bonjour. Vous êtes professeur de sociologie à l'Université de Toulouse 2, Jean Jaurès, et spécialiste de l'alimentation. Laurence Piau, bonjour. Bonjour. Vous êtes journaliste fondatrice du média alternatif vegan et auteur de « Tout le monde n'a pas la chance d'être vegan » chez Harper Collins. Alors, juste au départ, Jean-Pierre Poulain, un petit mot d'explication. Est-ce que pour vous, quand on dit vegan, aujourd'hui, c'est une vraie tendance dans la société française ?

3:37
Invité

Le végétarisme, oui. Le vegan, un peu moins. Il y a une trentaine d'années, on n'arrivait pas à trouver les végétariens dans les enquêtes. Il y avait une sorte de culpabilité à être végétarien dans la société française. Et ces représentations se sont retournées, elles se sont inversées. Et au contraire, maintenant, on a des gens qui se déclarent végétariens, ou flexi végétariens, qui mangent de la viande de façon assez régulière. Donc, on est passé un peu de l'idiot du village au sauveur de la planète. Donc, il y a un retournement, et un retournement positif. Cependant, le chiffre que vous avez énoncé sur 2% de vegan, il est très, très, très optimiste.

4:22
Présentateur

Ah bon ? Parce qu'on parle de 340 000 aussi, non ? C'est ça, à peu près ? Français ?

4:26
Invité

Voilà, la question, c'est... On mêle très souvent aux végétariens, avec les différentes formes du végétarisme, des vegans. Et ensuite, la question, c'est sur quelle... À quelle durée, ou à quel rythme, le régime est-il soutenu ? C'est-à-dire, quand on inclut dans les végétariens, les flexitariens, c'est une conception assez large.

4:50
Présentateur

Alors, Jean-Pierre Poulain, juste un mot avec vous. Tout de même, on va essayer de faire juste un petit lexique, pour bien démarrer cette émission. Donc, on va commencer par vegan. Qu'est-ce que c'est exactement un vegan, en une phrase ?

5:05
Invité

C'est des gens qui excluent tout produit d'origine animale, à la fois dans l'alimentation, mais aussi dans l'habillement, et dans la vie quotidienne.

5:14
Présentateur

Un végétarien, qu'est-ce que c'est ?

5:16
Invité

Alors, végétarien, il y a plusieurs formes. Il y a des gens qui, à cette définition, produits d'origine végétale, vont ajouter, par exemple, du lait, des œufs, et certains même du poisson. Donc, on va avoir toute une série de lacto-végétariens, des gens qui vont, donc, il y a un nuancier ici, qui va de l'absence totale de produits d'origine animale, à l'introduction de produits d'animal, qui ne demandent pas la mort immédiate.

5:41
Présentateur

Et, vous l'avez dit tout à l'heure, alors là, c'est le mot le plus un peu complexe, flexitarien, qu'est-ce que c'est ?

5:48
Invité

Alors, c'est des gens qui ont réduit leur consommation de viande, et qui sont sur le mode de, bon, plutôt en manger moins, parfois même pas du tout pendant certaines périodes. Et puis, quand on en mange, c'est un peu exceptionnel, ou bien parce que c'est un moment de fête, et qu'on ne veut pas rompre avec les traditions locales ou familiales, ou qu'on privilégie un certain nombre de produits dits de qualité.

6:15
Présentateur

Voilà, ce lexique, en tout cas, a été nécessaire pour bien rentrer dans cette émission. Stéphane Galet, je rappelle, vous êtes éleveur en Ile-et-Vilaine. Vous-même, quand vous voyez cette tendance se développer, c'est quelque chose qui vous intéresse, qui vous interroge, ou peut-être parfois qui vous surprend aussi, le véganisme ?

6:32
Invité

En tant qu'éleveur, forcément, ça nous interroge, parce que ça interroge la relation homme-animal. Au-delà de ça, en tant que syndicaliste, nous, on a fait une... Je rappelle, vous êtes syndicaliste à la Confédération Paysanne. C'est ça. En tant que syndicaliste, on peut dire que nous, les pratiques alimentaires, c'est des pratiques individuelles qui sont motivées par des choix qui sont personnels, qui peuvent être religieux, des convictions de tout ordre, mais aussi, des fois, des pratiques alimentaires qui sont subies aussi. Parce qu'on a tendance à regarder les pratiques alimentaires de notre fenêtre d'occidentale.

Mais voilà, les pratiques alimentaires peuvent être subies, et les pratiques individuelles en tant que telles, qu'elles soient véganes, végétariens ou flexibilitariens, nous, on n'a rien contre. Chacun est libre de manger ce qu'il veut. Ce qui nous gêne plus, et sur quoi on va plutôt aller sur le combat syndical, c'est lorsque le mouvement végan se propose d'être un projet de société. Et quand il a un regard, on va dire, éthique ou moral sur les pratiques alimentaires.

En faisant une petite scission, enfin, une dualité entre ce qui pourrait être de l'ordre de la barbarie quand on mange des animaux, est-ce qu'il serait du progrès civilisationnel quand on se soustrait à la consommation carnée ?

7:45
Présentateur

Alors que vous, que pour vous en tant qu'éleveur, vous dites, on peut élever sans aller vers l'élevage industriel, c'est ça ?

7:52
Invité

Eh bien, nous, notre réponse, c'est que dans les deux cas, de toute façon, l'élevage industriel, qui ne devrait pas s'appeler élevage d'ailleurs, qui devrait s'appeler production industrielle, et le véganisme, ils ont la même proposition, en fait, c'est la rupture du lien. Et nous, la réponse à l'agriculture industrielle, à l'industrialisation du vivant, c'est de recréer du lien avec le vivant, et en particulier avec les animaux. C'est-à-dire se réapproprier ce lien qu'on a depuis quand même très très longtemps, la domestication, ce n'est pas d'aujourd'hui, et voilà, de faire quelque chose de plus intime, dans le compromis, d'être en lien avec l'animal au quotidien, sur un habitat partagé.

Mais de continuer à manger de la viande ? Oui, il faut qu'il y ait un sens aussi à l'élevage, et manger de la viande, ça en fait partie. Travailler avec les animaux, ça fait partie du sens. Le sens partagé avec nos animaux, c'est ce qui fait le moteur aussi de notre métier.

8:47
Présentateur

Alors voilà, parole d'éleveur, on va voir aussi ce qu'il en est du côté de chez vous, Laurence Piau, vous, vous êtes fondatrice du Média Alternatif Vegan, auteur du livre « Tout le monde n'a pas la chance d'être vegan ». Elle date de quand, votre conversion, vegan ?

9:00
Invité

Elle date d'il y a 4 ans, à peu près. Le livre est sorti en 2019. Aujourd'hui, la newsletter qui a été lancée en 2019, elle rassemble 60 000 personnes. Et l'approche, ça ne veut pas dire 60 000 personnes, évidemment, qui sont vegan, mais c'est en tout cas 60 000 personnes qui sont interpellées par cette alimentation. et le but est de montrer que cette alimentation soit forcément, évidemment, que c'est la meilleure du monde, mais là aussi, c'est faille, c'est faiblesse. Mais en tous les cas, c'est une alimentation qui est complètement possible et que de nombreux...

Moi, je travaille pas mal avec des médecins et tout le monde s'accorde aujourd'hui sur le fait qu'intelligemment mener cette alimentation végétale, elle est complètement viable aujourd'hui. Mais ça fait plus discussion du tout, aujourd'hui, scientifiquement parlant.

9:51
Présentateur

Laurence Pau, qu'est-ce qui vous a poussé, finalement, à changer aussi votre régime alimentaire ? Parce qu'on voit que les choix, bien, de ces régimes alimentaires, pour certains, sont assez différents. Certains, c'est pour des raisons environnementales, d'autres, c'est purement des questions alimentaires. Vous, c'est quoi ?

10:07
Invité

Alors, c'est un peu tout. Moi, comme beaucoup de personnes, j'arrive par le biais de la souffrance animale. Je pense que personne n'a envie de voir les animaux souffrir, y compris ceux qui les mangent. Clairement, y compris les éleveurs, évidemment. Et puis, j'ai commencé à parler beaucoup avec, justement, des médecins, avec l'idée de fonder ce média. Et très rapidement, en fait, les arguments santé se sont aussi imposés. D'abord, je l'ai vu sur moi et puis sur les personnes qui m'entouraient. Et puis, j'ai commencé, effectivement, à faire des interviews et à voir qu'on est aussi... Il y a une petite spécificité française qui présente le vegan. Alors, M.

Poulin parlait de l'idiot du village il y a quelques années. C'est vrai que cette période est heureusement révolue. Mais à diaboliser un peu, à caricaturer, etc. Ce n'est pas le cas du tout outre Manche, par exemple. Et même aux Etats-Unis, enfin, dans plein de pays. Et la question, c'est pourquoi cette alimentation pourrait être complètement viable de l'autre côté de la Manche et pourquoi elle ne le serait pas en France. Et ça a été longtemps diabolisé. On est en train de revenir dessus. En tous les cas. Mais pour... Ce que je trouve intéressant, justement, dans l'exclusion que vous avez eu précédemment aussi, c'est que vous évoquiez les flexitariens. Oui. Effectivement, les flexitariens...

Alors, les vegans, c'est... Je pense qu'effectivement, ce n'est même pas 2%, mais les flexitariens, c'est 24% de personnes en France. On a tous autour de nous des gens qui disent « Je réduis la viande, j'en mange moins, je préfère manger de la viande de qualité, etc. » Je pense que les flexitariens, en fait, ont un impact beaucoup plus important que les vegans parce qu'ils sont plus nombreux et que c'est eux, justement, que les marques, aujourd'hui, ciblent, d'ailleurs, les marques végétales.

11:51
Présentateur

Alors, on va en parler, ça, bien sûr, au cours de l'émission. Mais juste avant, tout de même, Jean-Pierre Poulin, tout à l'heure, vous parliez d'idiot du village, en effet, comme le disait Laurence Piau à propos il y a quelques années. Des vegans. Est-ce qu'il est vrai tout de même qu'aujourd'hui, en 2022, se dire vegan, je le disais tout à l'heure au pays du Châteaubriand-Béarnaise, c'est ça aussi qui fait que ça peut crisper de temps en temps dans la société autour des débats autour du véganisme ?

12:15
Invité

Ah oui, c'est effectivement un grand clivage. On a connu une mondiale de végétarisme dans les années 70. C'était le début de la critique de la production alimentaire industrielle, production et transformation. Et c'était le début de la montée de l'écologie. Et on était dans une rupture. C'est une manière de se convertir au végétarisme. Vous avez utilisé un mot très intéressant. C'est d'entrer en rupture avec l'organisation sociale. Pythagore était végétarien et refusait de manger de la viande, de la viande qui avait été sacrifiée et qui était l'élément qui fondait l'ordre social.

Donc, il y a quelque chose qui est de l'ordre de la distance par rapport à l'ordre établi et la volonté de refonder une autre manière de vivre. Donc, on est dans quelque chose qui a une certaine brutalité sociale ou en tout cas qui amène des affrontements. Voilà. Je voudrais dire peut-être une chose sur le... Du point de vue anthropologique, on a des sociétés qui ne mangent que de la viande et on a des sociétés qui sont végans. Elles arrivent à vivre et les connaissances contemporaines font que cette question est une question de choix. Un choix éthique ou un choix de société. Donc, il y a peu d'éléments avec les connaissances scientifiques. On peut...

13:44
Présentateur

Jean-Pierre Poulain, une question tout de même. Vous dites qu'il y a des sociétés qui mangent la viande, d'autres qui sont véganes. Est-ce qu'on a déjà vu un exemple d'une société qui n'était par exemple que viande se transformait en végane ou le contraire ?

13:57
Invité

Non. Non.

13:58
Présentateur

Non ?

13:59
Invité

Non, mais par contre, on a des sociétés végétariennes où dans lesquelles le végétarisme est posé en idéal qui en fin de compte n'arrivent à naître végétariennes que parce qu'elles vivent à côté de sociétés qui ne le sont pas. Je vais prendre l'exemple de l'Inde, vous voyez. En Inde, le végétarisme est posé comme un idéal. Un idéal, alors, qu'on ne respecte pas toujours, tout le temps. On peut être végétarien pendant quelques années, on peut être quelques jours, on peut être dans certaines conditions. Mais l'image de la vache, vous voyez, qui bloque le carrefour dans Calcutta, c'est une image d'épinal. en réalité, l'Inde est un grand producteur de lait.

Et les vaches, à la fin de leur carrière, elles sont vendues aux communautés musulmanes qui sont autour d'eux et qui vont en faire de la viande. Et c'est parce qu'il y a cette association entre ces différentes communautés que les hommes peuvent devenir végétariens et les autres sont autre chose.

14:57
Présentateur

Alors, merci Jean-Pierre Poulain. Catherine Lacronière, vous nous avez rejoint. Bonjour. Bonjour. Vous êtes médecin nutritionniste. Alors forcément, tout à l'heure, on parlait avec Laurence Piau qui nous parlait du bienfait de ce régime végane. Est-ce qu'il est si bon que ça, ce régime végane ?

15:14
Invité

Il est bon à condition de connaître ses équivalences parce que vous savez qu'à la base, l'homme et la femme sont omnivores et on a besoin d'un équilibre alimentaire qui nous amène tout ce qu'on appelle les macronutriments, c'est-à-dire les glucides, les graisses, les protéines et les micronutriments. Qu'est-ce que c'est que les micronutriments ? Tout ce qui est vitamines, oligo-éléments, par exemple. Et c'est vrai que quand on ne connaît pas bien ses équivalences et qu'on se décide d'un coup d'être végane, on peut faire des erreurs alimentaires et on peut avoir des carences.

Par contre, si on connaît bien, on peut tout à fait vivre bien et c'est vrai qu'on a de plus en plus d'études qui montrent que l'alimentation végétarienne, voire végane, a beaucoup de bénéfices santé.

15:53
Présentateur

Alors, on le voit tout de même aussi, trop de viande. Ce n'est pas bon aussi. Ça, on le sait parfaitement. Et il est vrai que, alors je suis désolé de le dire à Stéphane Gallet, mais c'est vrai qu'en France, on mange moins de viande, apparemment, véritablement. Il y avait un chiffre que j'avais lu. C'est quand même tout de même 84 kg par habitant au moyen en 2020 contre 86 kg en 2019.

16:13
Invité

Oui, on mange moins de viande mais surtout, le curseur a changé. C'est-à-dire ? On mangeait beaucoup de viande de pièces bouchères où l'animal derrière est identifié, clairement. On mangeait un poulet entier, vous le faites rôtir, vous savez que c'est un poulet. Mais ça, on mange moins des pièces bouchères, on va dire. Mais on mange de plus en plus d'alimentation transformée derrière laquelle on ne voit pas l'animal. Et je pense que le mouvement végan participe à cette dissonance cognitive où il y a ce déni, en fait, où on met à distance l'animal dans notre assiette mais sans faire le pas complet d'assumer la mort des animaux.

16:48
Présentateur

Alors, justement, Catherine Lacronia, est-ce que vous rencontrez aussi des personnes qui décident de manger en ce moment moins de viande ? Est-ce que c'est une tendance ? On le voit sur les chiffres. C'est en baisse aujourd'hui la consommation de viande et pourtant, 84 kg, ce n'est pas mal déjà.

17:02
Invité

Oui, c'est vrai. Alors, c'est tout à fait une tendance. D'abord, il faut savoir qu'il y a des faits de recherche. Le Cirque, le Centre international de recherche sur le cancer, a montré que manger trop de viande rouge, c'est-à-dire plus de 500 grammes par jour, était potentiellement cancérigène. Et de manger plus de 50 grammes de viande transformée, c'est ce que disait monsieur, une viande qui n'a plus rien à voir avec le morceau d'origine, eh bien là, c'était cancérigène. Donc, je pense que le public entend ça et qu'il y a une tendance.

Et il y a une tendance étonnante, enfin, finalement, peut-être pas en tant que ça, mais des plus jeunes qui décident d'arrêter du jour au lendemain pour le bien-être animal ou autre, de manger de la viande.

17:43
Présentateur

C'est vraiment le bien-être animal, la première démarche ? On est là-dedans, dans les patients que vous rencontrez, on est finalement être mieux en relation avec la nature et le monde animal ?

17:51
Invité

C'est mon ressenti en tout cas et surtout chez les jeunes. Maintenant, après, il y a d'autres personnes qui peuvent dire qu'elles aiment avec l'âge moins le goût de la viande où on découvre de nouvelles cuisines, de nouveaux goûts, on va vers de nouvelles textures. Mais c'est vrai que je pense que le numéro un, c'est la cause animale.

18:11
Présentateur

Laurence Piot, vous vouliez réagir ?

18:13
Invité

Oui, vous parlez des 84 kilos par personne et par an, ce qui est quand même un gros chiffre. Il faut savoir qu'on mange 4 à 5 fois plus de viande que nos arrières ou nos grands-parents. Il y a eu un tournant qui est la Seconde Guerre mondiale là-dessus avec l'américanisation de l'alimentation. Mais on est quand même encore aujourd'hui des gros consommateurs de viande et de viande qui provient aussi, votre interlocuteur le disait, d'élevage industriel. C'est ça. Le problème, c'est que là-dessus, les politiques sont vraiment soit prises entre deux feux, soit à la remorque. Par exemple, Marc Fénaud, le ministre de l'Agriculture, le 26 juillet, qui a annoncé un plan pour soutenir la charcuterie.

La charcuterie, c'est de la viande transformée. Et c'est juste encore incroyable qu'avec toutes les preuves scientifiques qu'on a justement sur la surmortalité liée à la consommation de viande rouge transformée, que le ministre veuille faire la promotion de ses produits. C'est comme Gérald Darmanin qui vous dit les enfants n'ont souvent que la cantine pour manger des végans. On va y revenir sur ce sujet

19:19
Présentateur

entre les politiques et le véganisme. Stéphane Gallet, vous voulez réagir ?

19:23
Invité

Oui, parce qu'en fait, on a parlé des motivations. Vous avez parlé des motivations pour devenir végan. Mais la première motivation, c'est d'être en cohérence avec une philosophie qui s'appelle l'antispécisme ou l'animalisme. C'est ça vraiment la motivation fondamentale des gens qui deviennent végans. Et ça, c'est une incompréhension de ce qu'est la relation à l'animal. Nous ne sommes pas apportés quelque chose en tant qu'éleveur, c'est que la relation à l'animal, elle ne se définit pas que par une réagulation industrielle de réification à l'animal dans des conditions de production inimaginables. Ça ne se réduit pas aux vidéos qu'on voit circuler sur les plateformes.

Donc, on peut élever les animaux différemment en les respectant, en respectant leur vie mais aussi leur mort. Nous, à la Confédération Paysanne, on propose et on porte le projet d'abattage à la ferme justement pour se réapproprier cette phase indispensable à l'élevage qui est la mise à mort des animaux.

20:18
Présentateur

Alors, on va voir aussi, bien sûr, vous l'avez évoqué tout à l'heure, Catherine Lacronière, sur cet intérêt pour l'environnement aussi de participer finalement à cette démarche de devenir végane. et on va voir aussi que ça fait parler et parfois, on s'en amuse aussi notamment sur le compte YouTube et tout le monde s'en fout lorsqu'on explique le système de la viande dans le monde.

20:40
Invité

Pour un kilo de viande, il faut à peu près 7 kilos de céréales. Et comme on mange 5 fois plus de viande qu'il y a 50 ans, soit on augmente le rendement des parcelles en empoisonnant la terre avec des produits chimiques, soit on utilise 5 fois plus de surface pour cultiver les céréales. Et pour ça, on rase joyeusement les forêts. Pour te donner un exemple, selon Greenpeace, l'élevage bovin est responsable à 80% de la disparition de la forêt amazonienne. Et hop, qu'on appelle aussi le poumon du monde. Tu te rappelles à quoi ça sert un poumon ?

21:07
Présentateur

Voilà, tout simplement. Jean-Pierre Poulin, est-ce qu'il est vrai qu'aujourd'hui, l'engagement vegan ou même du régime vegan est aussi par rapport à une meilleure attention, une attention particulière au sort de la planète ?

21:23
Invité

Oui, bien sûr. Bien sûr. Vous voyez l'argument qu'on vient d'entendre ? En 70, le nouvel observateur lance un supplément écologique qui s'appelle le sauvage. Et le grand titre, c'est « Préparons-nous à devenir végétariés ». Et le même argument est posé ici. En fin de compte, on met en concurrence la production de céréales et la production animale. Et on dit « On fait manger à des animaux des céréales et de ce point de vue-là, on est dans un système de déséconomie ». En réalité, quand l'animal mange de l'herbe, on n'est pas dans un système de déséconomie. On est dans un système où il transforme du non-mangeable en mangeable par les humains.

Et donc, il faut faire très attention à cette simplification parce que dans certains contextes, il faut les contextualiser très précisément. C'est notre modèle de production qui peut être réformé et sur lequel il faut qu'on porte notre regard. Et les conséquences sur la planète seront alors assez différentes.

22:20
Présentateur

Oui, c'est ça. On le voit d'ailleurs par mail, par vos réactions. Vous nous écrivez par mail sur l'application France Inter ou sur Twitter. Et par mail, il y a Hervé qui nous dit « Combattons ensemble les abus de l'élevage industriel ». Il y a également Sophie qui nous dit « Ça fait plus de 30 ans que je ne mange plus d'animaux. Partageons ma vie avec des animaux. Ça m'est devenu impossible. Et puis Anaïs qui nous dit « Je suis végétarienne avec un smic et non carencé mais impossible de me priver d'œufs et de produits laitiers. » Et puis juste une question pour vous également Catherine Lacronia. On en profite. Vous êtes médecin nutritionniste.

Pauline qui nous dit « J'aimerais bien être végan mais mon corps réclame de la viande. Jeune maman qui a laité. Je consommais très peu de viande. Je me retrouve forcément carencée en fer. » Alors je m'interroge comment faire.

22:57
Invité

C'est vrai. On a un problème avec le fer quand on est végan puisque le fer est présent dans la viande rouge et c'est là où il est ce qu'on appelle le plus biodisponible. C'est là où il est le mieux absorbé. Alors il faut trouver du fer d'origine végétale mais on a quand même un souci parce que ce fer il est moins bien absorbé. Donc il faut aller chercher ses sources dans des céréales, dans des lentilles, des légumineuses qui sont très riches en fer et on va améliorer l'absorption intestinale avec de la vitamine C.

23:25
Présentateur

Voilà un petit conseil à midi 27. Merci en tout cas de ce conseil. Le débat de midi on parle du côté politique des végan. Alors est-ce une démarche militante ? Eh bien on voit ça après avoir croqué un morceau de douceur avec Emma Peters. Traversée, c'est sur un terme.

23:39
Invité

Je suis toute seule sur un tandem. Je suis toute seule sur garde-devant. Je suis déteste.

26:04
Présentateur

Avec Traversée dans le débat de midi.

26:06
Invité

Le débat de midi. C'est un restaurant libre-service uniquement végétarien. Je crois même mais nous en donnerons tout à l'heure une définition plus précise qu'il faudrait dire végétalien. En tout cas j'ai la chance d'avoir après le moins des plus grands gastronomes de France. Merci. L'Api de Toulouse-Lautrec. Vous êtes en train je crois de manger une escalope de blé. De blé ? Ah. Je trouve ça fort bon. Vous aimez ? Je trouve ça fort bon. Moi c'est du fromantin. C'est du blé aussi. Eh bien de toute façon on a de manger le blé mais pas habituel. Non. En général le blé je considère qu'elle se mange dans le pain.

26:47
Présentateur

Voilà reportage au journal télévisé en 1962. On découvre les restaurants végétariens. Jean-Pierre Poulin professeur de sociologie à l'université de Toulouse spécialiste de l'alimentation. Il est vrai que ces restaurants végétariens ou même les boutiques végétariennes dans les années 60 c'était un ovni. Une ovni.

27:05
Invité

Oui. Dix ans après il y en a 52 à Paris. 52 restaurants.

27:12
Présentateur

D'accord.

27:12
Invité

Puis ils vont disparaître ils réapparaissent. On est dans des choses qui ont des cycles. Ce qui a changé c'est notre rapport aux animaux.

27:21
Présentateur

C'est ça.

27:21
Invité

De façon extrêmement importante. Vous voyez le film de Jean-Jacques Hannault L'ours. On a un ours qui nous donne à nous les hommes des leçons d'éthique naturelle. Ce n'est pas les fables de la fontaine dans lesquelles les animaux incarnent des personnages humains. De l'autre côté on a anthropomorphisé les animaux de compagnie. On leur prête on leur donne un nom on les habille on va jusqu'à les enterrer. Et au milieu les animaux de rente les animaux d'élevage ils sont difficiles à penser. Et ce qui est surtout difficile à penser c'est la mort animale.

Quelque chose qui dans les années 60 on voit un canard qui est tué le samedi le dimanche il est sur la table familiale et il y a une sorte de naturalisation la cérémonie du cochon à la campagne les gamins ont peur ça crie etc. Aujourd'hui tout ça c'est devenu quelque chose de très lointain. Et quand on regarde les différentes sociétés on s'aperçoit qu'il y a différentes manières de gérer la mort animale et notre société moderne est en crise sur cette question.

28:27
Présentateur

C'est intéressant parce qu'on le voit Stéphane Gallet est-ce que finalement le véganisme ou le végan qui a un rapport véritablement on peut dire une rupture radicale avec notre système est-ce que finalement ce n'est pas aujourd'hui une réaction au fait de cette coupée du vivant ?

28:45
Invité

Si c'est ça c'est une rupture au lien de la même façon que l'industrie propose une rupture au lien c'est un binôme c'est les deux faces de la même pièce et nous ce qu'on propose c'est justement de recréer du lien le sociologue parlait justement de la tuerie du cochon moi je l'ai vécu toute ma jeunesse c'était la fête du village on rassemblait il y avait un collectif et c'était voilà ça faisait partie de l'ordre des choses que de tuer le cochon contrairement à ce qu'il dit j'ai jamais eu peur de la tuerie du cochon c'était quelque chose qu'on appréhendait qui faisait partie de notre culture et c'est cette rupture de culture qui a à la fois fait émerger l'industrialisation en éloignant justement les animaux et la mort des animaux de notre regard et à la fois fait émerger par réaction le véganisme dans les deux cas de toute façon je pense que c'est une mauvaise réponse à porter à la réconciliation avec le vivant

29:31
Présentateur

alors Laurence Piau je rappelle vous êtes journaliste fondatrice du média Alternative Vegan notamment est-ce que pour vous aujourd'hui les politiques s'intéressent à ce qu'on mange

29:41
Invité

je pense que les politiques s'intéressent au poids des enfin à bien à bien border les lobbies en tous les cas à les contenter je pense que je pense qu'il y a une méconnaissance assez étonnante quand même des règles nutritionnelles de base quand on voit que Gérald Darmanin enfin Julien Dormandie qui était ministre de l'agriculture et de l'alimentation expliquait qu'il fallait de la viande absolument pour bien faire grandir les enfants quand on voit que Gérald Darmanin qui explique que les enfants n'ont que la cantine pour manger de la viande

30:19
Présentateur

voilà c'était en réaction je rappelle au maire de Lyon qui voulaient mettre des cantines sans viande c'était en avril dernier

30:24
Invité

absolument sauf que c'est bon la loi Galim est en train de changer des choses mais c'est quand même de la viande de mauvaise qualité la viande aujourd'hui il faut savoir que c'est un marqueur social c'est à dire que les catégories qui sont les plus les plus riches aujourd'hui vont vers de l'alimentation végétale et que de toute façon la viande est tellement perfusée je parle là de l'élevage industriel que la viande la viande est pas chère aujourd'hui donc ça devient un marqueur social et si on payait la viande à son juste prix les gens de fait ne mangeraient pas autant de viande pendant très longtemps le véganisme c'est aussi de revenir ou le végétarisme c'est revenir à une alimentation de bon sens pendant très longtemps et là je reviens encore aux années 40-50 le seul bout de viande c'était souvent un bout de lard dans la soupe de nos arrières grands-parents donc tout ça cette industrialisation cette viande pas chère cette viande sous subvention a donné l'élevage industriel parce que j'entends ce que dit l'éleveur mais le problème c'est que l'élevage aujourd'hui Stéphane Gallet pardon 80% de l'élevage aujourd'hui en France c'est l'élevage industriel aujourd'hui on n'élève plus des animaux on les produit regardez ce qui se passe en Chine il n'y a aucun rapport avec la terre avec l'herbe ils sont dans des immeubles donc le rapport à l'animal a effectivement complètement changé on nous a éloigné de ce rapport à l'animal et effectivement il faut il faut réassocier l'animal à la viande voilà peut-être pour aller

31:58
Présentateur

on va vous répondre justement Stéphane Gallet

32:00
Invité

non parce que le fait que l'élevage paysan soit minoritaire on le sait c'est minoritaire en tout cas en termes de volume et en tout cas chez nous en France et dans le monde occidental mais si on regarde on ramène les choses à l'échelle de la planète l'élevage paysan il est majoritaire et du coup l'alternative végan la question c'est est-ce qu'elle est universalisable est-ce qu'on peut alimenter l'humanité avec un régime végan moi je crois que non je pense justement que le véganisme n'empêche pas l'industrialisation ne remet pas en cause le système capitaliste productiviste qui est à l'origine parce que c'est pas forcément c'est pas l'usage de l'animal qui est à l'origine des problèmes l'origine des problèmes c'est ce qu'on fait du lien animal et le véganisme ne remet rien en question on le voit avec le véganisme ne remet pas en question la production de viande cellulaire et qui est très lié à des lobbies financiers Catherine Laconia oui je rebondis un petit peu sur les aliments transformés ultra transformés quand on fait un steak qui n'est pas de viande quand on fait un steak avec autre chose on est dans la transformation on n'est pas du tout dans l'équilibre alimentaire c'est pareil quand on fait un steak de blé entre le blé qu'on va récolter et ce qui va arriver dans votre assiette il s'est passé des choses il s'est passé des transformations et là il faut s'intéresser un petit peu à ce qu'il y a dans notre assiette et ce que ça peut potentiellement faire à notre santé

33:15
Présentateur

c'est à dire que véritablement il y a peut-être aussi une différence entre un steak de blé et un plat transformé comme on le sait surgelé qu'on a tous mangé qui là on sent qu'il y a quelque chose de pas bon

33:26
Invité

à partir du moment où on transforme on ultra transforme et qu'on rajoute qu'on enlève les nutriments essentiels les vitamines les oligo-éléments qu'on rajoute du sel qu'on rajoute du sucre qu'on rajoute du gras donc on est dans l'ultra transformation qu'on soit vegan ou pas on n'est pas bon pour la santé

33:43
Présentateur

alors Laurence Pio vous en parliez tout à l'heure de la difficulté pour les politiques de se mêler aussi de notre assiette c'est vrai qu'on est dans un pays où la gastronomie est considérée comme un des faits d'armes et c'est normal parce qu'on mange très bien en France je vous propose d'écouter ce que disait le candidat communiste Fabien Roussel pendant la campagne présidentielle qui lui n'hésitait pas à vanter le régime français

34:04
Invité

un bon vin une bonne viande un bon fromage pour moi c'est la gastronomie française mais pour y avoir accès à ce bon à cette bonne gastronomie il faut y avoir des moyens et donc le meilleur moyen de défendre le bon vin la bonne gastronomie c'est de permettre aux français d'y avoir accès

34:20
Présentateur

Laurence Pio finalement quelle que soit la tendance politique on maintient tout de même mais aussi cette passion dans la gastronomie française et ce régime on va dire français

34:29
Invité

évidemment enfin bon là il était en période électorale je crois que c'est avant la présentielle mais de toute façon oui c'est un on est un pays qui aime voilà on est un pays de viande d'art c'est pas un très joli mot mais enfin on est un pays qui consomme beaucoup de viande et on le restera donc donc oui les politiques alors bon il y a Jean-Luc Pélenchon par exemple a un discours un peu différent mais d'une façon générale les politiques vont dans le sens du vent et c'est vrai qu'on a on aime la viande on trouve ça bon et et c'était tout le voilà c'est tout le challenge des chefs il y en a de plus en plus des chefs qui font de la cuisine végétale mais Camille Cronier avec complètement raison c'est Catherine Lacronier Catherine Lacronier Camille Cronier présentait

35:14
Présentateur

le débat de midi il y a encore la semaine dernière vous inquiétez pas non non peut-être que Catherine Lacronier vous vouliez présenter aussi c'est bon je vous en prie Laurent Spion

35:21
Invité

non mais le vrai le vrai challenge aujourd'hui enfin un défi important en tous les cas c'est les produits transformés végétariens véganes parce qu'effectivement il y a des additifs comme il y en a comme il y en a dans la nourriture transformée donc donc il faut justement il faut justement informer et et ces produits d'ailleurs sont faits pour séduire d'abord et avant tout les flexitariens qui sont qui sont très nombreux les marques ne vivraient pas en ayant en voulant vendre au végan c'est une catégorie trop petite de la population et et qui plus est et peut-être un peu plus informé donc a plutôt envie de cuisiner des produits bruts qui en plus coûtent moins cher on est en pleine perle de pouvoir d'achat

36:04
Présentateur

alors je rappelle juste flexitarien il faut toujours rappeler ce sont des omnivores des personnes voilà et qui mangent moins de viande voilà tout simplement et qui en mangent encore alors vous en parliez Laurence Piau de ses chefs qui travaillent davantage autour des légumes et et bien c'est la première fois cette année qu'il y a eu une étoile Michelin pour un restaurant c'est le restaurant Ona en Gironde première étoile vegan Michelin et sa chef et bien c'est Christine Vallée elle nous explique sa démarche

36:30
Invité

je pense que oui les choses sont en train de changer mais en dehors même de la région on voit de plus en plus une prise de conscience générale aussi à travers bon les diverses propositions qu'on trouve dans les restaurants qui sont beaucoup plus végétales végétariennes à travers également même si moi je suis pas dans ce milieu là mais même les industriels ont développé de plus en plus des produits aussi si ils carnés ou pas parce que l'offre végétale est de plus en plus en demande donc oui c'est une belle avancée et je pense que ça va continuer dans le temps

37:10
Présentateur

Voilà Christine Vallée donc chef du restaurant Ona en Gironde première étoile vegan Michelin donc c'était sur France 24 c'est assez intéressant tout de même Jean-Pierre Poulin quand on entend ça parce qu'on se dit là c'est la rencontre alors de deux mondes le guide Michelin qui est véritablement la littérature gastronomique française avec cette nouvelle forme ce nouveau régime de véganisme

37:29
Invité

Alors il y a une végétalisation de la gastronomie la haute gastronomie elle a démarré en Angleterre avec les belles tables qui avaient toujours un menu végétarien welcome elle a été plus tardive en France mais Michel Brasse en créant le gargouillot de légumes c'est un plat uniquement de légumes et de feuilles et marquait cette tendance aujourd'hui on la voit un peu partout dans le monde on est en train de nous de travailler sur l'Asie et la végétalisation est un mouvement on voit des cartes de restaurants de très haut niveau avec un tiers de plats qui sont faits à partir de légumes mais entre la végétalisation de la haute gastronomie et la pratique d'un régime quotidien végan on est dans deux univers différents

38:23
Présentateur

oui bien sûr il y a une sens voilà je crois qu'il ne faut pas tout mélanger c'est ça voilà mais en tout cas c'était intéressant de voir ça Catherine Lacronière

38:30
Invité

oui c'est vrai qu'il faut rappeler une chose c'est qu'on en a parlé au début de l'émission quand on mange végan on peut manquer de certaines choses il faut faire attention à son apport en protéines parce que les protéines dites de haute qualité biologique sont des protéines d'origine animale donc quand on coupe ça pour pouvoir fabriquer ces protéines il va falloir récupérer dans l'alimentation des acides aminés essentiels et le monde végétal n'a pas forcément tous les acides aminés essentiels par le soja mais donc au départ il faut savoir faire des associations il faut manger des légumineuses avec des céréales il faut faire attention au fer on en a parlé tout à l'heure

39:02
Présentateur

ça ne s'improvise pas quand on décide un régime végan au moins alimentaire parce qu'après il y a une autre démarche sinon il y a aussi aller jusqu'au bout c'est à dire même ses vêtements parce que pas de laine pas de cuir aussi donc vraiment ça se réfléchit et ça s'engage j'avais une question pour vous Stéphane Gallet en fait c'est pas ma question d'ailleurs c'est Pauline qui nous a écrit sur l'application France Inter qui parle elle je me considère comme végétarienne depuis bientôt 7 ans la seule exception que je m'autorise c'est lorsque l'animal n'a pas eu à aller à l'abattoir notamment les poulets chez mes grands-parents l'animal a beau être bien traité pendant l'élevage qu'en est-il des abattoirs et des conditions alors elle dit atroces de transport et de mise à mort des animaux est-ce qu'aujourd'hui on est de nouveau dans une réflexion par rapport à ces abattoirs on sait que ça choque énormément de français j'ai parlé tout à l'heure des abattoirs industriels ces fermes usines véritablement on sait la violence de temps en temps la manière dont on peut tuer des animaux à l'intérieur est-ce qu'aujourd'hui la réflexion est avancée ?

39:57
Invité

les choses avancent petit à petit par la pression sociétale entre autres et aussi par la volonté des paysans de s'émanciper encore une fois du système productiviste et capitaliste et de retrouver du sens dans son travail et retrouver du sens dans son travail c'est se réapproprier cette phase indispensable à l'élevage qu'est la mort donc c'est ce qu'on porte nous à la Confédération Paysanne alors effectivement ça reste minoritaire parce que c'est le poids des lobbies en fait qui est une force contraire et le poids des lobbies il est largement porté par les intérêts financiers et voilà nous nous nous effectivement on ne souhaite que ça alors il y a déjà des projets qui commencent à travailler des projets privés d'abattage mobile il y a une trentaine de projets portés par les paysans partout en France on ne souhaite que ça de pouvoir se réapproprier cette phase je voulais juste intervenir parce que rapidement parce que là on a parlé d'alimentation et le véganisme quand même sans caricaturer c'est quand même une préoccupation d'urbain un petit peu quand on est comme moi paysan dans une alimentation de subsistance choisie pour ma part mais pour beaucoup de paysans de la planète un peu subis quand même voilà on mange en fonction des saisons on mange en fonction de ce que notre territoire notre habitat nous apporte et l'alimentation issue d'animaux elle est quasi indispensable moi sur ma ferme je suis maraîchier donc je produis des légumes mais je ne peux pas manger que des légumes en fonction de la saison il y a des saisons où je suis très content d'avoir du lait du fromage et de la viande donc il faudrait avoir un regard un petit peu plus surtout dans cette phase de sobriété nécessaire de transition vers la sobriété nécessaire un regard un peu plus bon sens paysan on va dire

41:39
Présentateur

c'est ça Laurence Piau vous vouliez intervenir

41:41
Invité

oui le bon sens paysan oui moi je ne mets pas du tout en doute votre sincérité mais encore une fois vous parliez des lobbies bon courage parce que les lobbies l'élevage industriel l'abattage à la ferme ça fait des années qu'on en parle voire des décennies et c'est loin d'être le cas vu en tous les cas la consommation de viande qui est la nôtre et tous les aliments transformés à partir de la viande ça paraît juste impossible il y a autre chose aussi c'est que avec la flambée des coûts de production avec l'inflation tous les soucis qu'on a de pouvoir d'achat aujourd'hui les consommateurs se montrent à nouveau soucieux extrêmement sourciés sur le prix ce qui veut dire qu'on va acheter des oeufs moins chers davantage des oeufs de poule en cage voilà je rappelle qu'une des promesses de campagne Emmanuel Macron c'est quand même d'interdire les délevages de poule en cage on en est loin c'est encore une promesse non tenue en termes de bien-être animal donc on est très franchement sortir de l'élevage intensif pour et revenir à l'abattage à la ferme je sais très bien que c'est une idée qui est dans l'air du temps depuis très longtemps mais bon courage

42:52
Présentateur

très rapidement Stéphane Gallet Pierre sur l'application France Inter nous pose cette question si l'impact environnemental était inclus dans le prix de la viande les éleveurs ayant de bonnes pratiques seraient mieux rémunérés est-ce que c'est vrai ?

43:02
Invité

oui je pense

43:03
Présentateur

ça veut dire ça représente combien aujourd'hui en augmentation de prix si on inclut est-ce qu'on a calculé ça ?

43:09
Invité

j'ai pas les chiffres

43:12
Présentateur

est-ce que ça a déjà été calculé ?

43:13
Invité

je pense qu'il y a eu des calculs de fait après je vais pas vous répondre parce que je les ai pas en tête mais évidemment qu'on doit prendre en compte toutes les externalités négatives et positives de l'élevage et nous c'est ce qu'on réclame en tant que syndicat Confédération Paysanne c'est-à-dire que l'élevage c'est pas seulement un apport d'alimentation mais c'est aussi la façon d'habiter le territoire d'aménager les espaces et donc ça ça doit être rémunéré et on a loupé le coche avec la politique agricole commune d'ailleurs

43:39
Présentateur

avec la PAC européenne pour vous Catherine Lacronière c'est Hélène Parmel qui nous dit je me suis formé en nutrition avec un médecin qui a glissé peu à peu dit-elle elle écrit comme ça vers le végétarisme il démarrait sa journée avec une vingtaine de boîtes de compléments alimentaires je préfère de loin des aliments naturels non transformés plutôt que dit-elle des cachous synthétiques est-ce que c'est ça aussi le risque ?

43:59
Invité

elle a tout à fait raison Hélène normalement on devrait trouver tout ce dont on a besoin dans l'alimentation et pas dans les compléments alimentaires le problème c'est que justement quand on fait des régimes quand on exclut certains aliments on peut manquer de certains nutriments donc à des périodes particulières de vie je dirais par exemple pendant la grossesse ou quand on est fatigué sur des petites périodes on peut prendre des compléments alimentaires mais ça ne doit surtout pas se généraliser et elle a tout à fait raison il faut qu'on essaie de tout trouver dans l'alimentation

44:32
Présentateur

dans l'alimentation alors le débat le sujet le sujet intéresse et ça fait débat aussi et ça intéresse à tel point on le sait à quel point en France ça a été tendu autour du véganisme et ça touche toute la société vous allez l'entendre ça inspire les humoristes comme ici avec Brot

44:48
Invité

parce que viande ça veut dire vitalité et que quand quelqu'un est dans le coma on dit c'est un légume donc voilà ça sent le cramer les vegans c'est simple ils nous font chier ils disent on tue mal les animaux s'il faut jouer au con bah moi je trouve qu'il y en a ils cueillent mal les pommes et celles qui sont pas de la bonne taille ou de la bonne teinte on les jette et sur quoi ?

sur des critères de couleur bah c'est l'apartheid dans les vergers ah bah ouais s'il faut jouer au con vous êtes tombés sur plus con goût je suis très con moi je suis plus con que toi je suis un sacré gros con faut laisser les gens faire ce qu'ils veulent manger ce qu'ils veulent s'habiller comme ils veulent s'offre le voile faut laisser faire que ce qu'ils ont envie de faire donner des droits aux animaux c'est faire perdre des droits aux hommes et pour moi la liberté c'est comme la bouffe chacun son assiette

45:22
Présentateur

voilà ça c'est signé Brut et ça a inspiré également un film peut-être que vous l'avez vu ça a inspiré Fabrice Éboué et bien en boucher là lui qui chassait les vegans et son film s'appelle Barbade voilà comment ça se passe quand et bien le personnage de Fabrice Éboué invite son gendre à déjeuner avec sa fille qui devient vegan

45:43
Invité

ma démarche est personnelle et j'estime que je dois l'imposer à personne du coup ma chérie je te sers la cuisse comme d'habitude bah non du coup je mange plus de viande mais puisqu'il te dit que c'est une démarche personnelle bah oui bah oui mais justement si elle mange de la viande et qu'après elle m'embrasse c'est comme si j'en mangeais donc elle nuit à ma démarche personnelle

46:03
Présentateur

voilà donc ça c'est dans Barbade le film quand on regarde bien ces différentes applications quand on en parle autant aujourd'hui Jean-Pierre Poulin ça veut dire que vraiment si le véganisme n'a pas encore une application énorme en France véritablement quand on parle de 300 000 personnes tout de même le débat est rentré dans la société

46:23
Invité

alors à nouveau 300 000 personnes il n'y a pas 300 000 véganes je pense qu'il faut faire très attention la dernière enquête on a 2,2% de gens qui sont végétariens inclus les véganes inclus les gens qui mangent du poisson donc je pense que c'est très important d'en parler mais il faut être un tout petit peu rigoureux sur les chiffres alors c'est un phénomène important et c'est un phénomène important parce qu'il dit des choses sur notre société mais de là à imaginer la France demain végane on est très loin

46:58
Présentateur

je parlais du débat qui est dans la société on le voit aujourd'hui on va en parler dans un instant on voit à quel point aussi les grandes marques s'en servent pour faire du marketing aussi le végane c'est quelque chose qui fonctionne on le voit même il y a des voitures aujourd'hui de luxe qui vous parlent d'intérieur végane par exemple

47:10
Invité

oui exact

47:12
Présentateur

ça paraît assez étonnant non ?

47:18
Invité

ça touche une partie de la société et il y a un effet de nouveauté donc c'est ça qui fait que on en parle et il faut ramener par exemple dans le site de France Inter vous avez un chiffre annonçant le poids du marché végane dans le monde oui alors je ne sais pas d'où sur le chiffre en tout cas j'ai vu l'agence qui a fait ça mais quand vous prenez un marché mondial ça n'a aucun sens plus personne n'est capable de repérer le nombre l'échelle de grandeur sur laquelle on est

47:52
Présentateur

ah d'accord en tout cas certains en tout cas l'analyse et justement on va en parler Jean-Pierre Poulain de ces chiffres dans un instant si vous le voyez bien le débat de midi s'offre un déjeuner végane aujourd'hui donc on va s'intéresser à l'avenir de la consommation est-il végane et n'est-ce pas un peu contradictoire avec ceux qui se sont engagés dans la voie du véganisme c'est le débat de midi sur Inter

48:11
Invité

son album sort en septembre

50:25
Présentateur

il s'annonce bien c'était Jonathan Jeremia avec Horsepower for the Sweets dans le débat de midi

50:30
Invité

France Inter

50:32
Présentateur

Jean-Mathieu Pernin alors on parle végane et maintenant on va parler justement de l'impact sur notre consommation on voit véritablement des français intéressés et qui aussi et bien n'hésitent pas à acheter des produits véganes sans être véganes eux-mêmes Laurence Piau aujourd'hui on voit un marketing incroyable d'ailleurs autour des véganes je regardais tout à l'heure il y a des guides de voyage véganes il y a des sites de rencontres pour véganes je le disais il y a des intérieurs de voitures de luxe véganes est-ce que ça aujourd'hui on sent bien que la grande la grande consommation a saisi l'opportunité et bien pour faire une publicité aussi sur le véganisme

51:14
Invité

oui bien sûr bien sûr le marketing fait son job mais ça montre bien en tous les cas la préoccupation des consommateurs c'est-à-dire qu'on est un peu à une époque charnière où les gens se posent des questions ils aimeraient accomplir des actes concrets pour diminuer la souffrance vous parlez des animaux on vit une période quand même assez dingue où des animaux de compagnie n'ont jamais été aussi accompagnés et on maltraite incroyablement les animaux donc il y a ce paradoxe-là et les gens commencent à en avoir conscience donc il y a l'empreinte écologique aussi qui évidemment concerne beaucoup notamment les jeunes générations donc on sent bien que les gens ont envie de faire quelque chose et c'est bien que ce soit l'alimentation que ce soit acheter une voiture avec un cuir végan que ce soit goûter même un steak végétal pour voir quel goût ça et en tous les cas s'ouvrir à ça et voir que de temps en temps c'est possible ce sera certes c'est pas radical mais ce sera toujours ça de fait et c'est toujours ça de bien

52:16
Présentateur

c'est ça en effet on peut le voir aujourd'hui quand on regarde toute cette consommation il est vrai Catherine Lacronia quand on regarde aujourd'hui le côté végan quand on rentre dans un supermarché c'est assez impressionnant c'est-à-dire qu'on a complètement changé d'air et on ne sait pas le problème c'est qu'on ne sait pas quelle est la dose de vérité véritablement là-dedans

52:39
Invité

oui parce qu'il ne faut pas oublier d'être un consommateur averti même si on ne mange pas de produits animaux il faut regarder les étiquettes nutritionnelles ça c'est obligatoire parce que peuvent se cacher à l'intérieur des choses comme des acides gras trans qui sont des acides gras issus de la transformation industrielle des huiles par exemple et qui sont quand on en prend trop ils vont favoriser les maladies cardiovasculaires il peut y avoir trop de sel il peut y avoir des cycles cachés donc

53:07
Présentateur

vous voyez par exemple il y a Gaëlle la part mail qui nous a écrit qui dit personnellement je préfère manger un steak 100% viande qu'un steak imitation viande ultra transformé avec plus de 20 ingrédients mais est-ce que ce n'est pas possible aussi de finalement de trouver un steak alors même si maintenant il ne faut plus l'appeler comme ça dans la loi française un steak végétal sans qu'il soit transformé avec 20 ingrédients différents

53:26
Invité

alors malheureusement il y a beaucoup de steaks qui ont beaucoup d'ingrédients en complément on ne sera jamais comme un produit comme un produit naturel mais là encore les industriels font certains font des efforts et il faut regarder les étiquettes nutritionnelles pour essayer de choisir ceux qui ont le moins de choses marquées sur l'étiquette ça veut dire qu'ils sont quand même plus naturels mais je pense qu'il faut rester dans le bon sens le bon sens c'est de manger de tout de manger des produits frais comme le disait monsieur c'est ce qu'il y a de mieux pour répondre à nos besoins

53:59
Présentateur

Laurence Piot vous vouliez intervenir

54:01
Invité

oui je pense qu'il faut aussi cette prise de conscience aussi ça s'accompagne aussi du fait de de se remettre un tout petit peu à cuisiner je vous dis ça moi j'ai mangé des aliments transformés les trois quarts de ma vie mais vous prenez le matin vous prenez du pain de la confiture le midi des pâtes à la rabiata le soir une poêlée de légumes et un peu de fruits secs une banane dans l'après-midi vous êtes végane vous avez eu une alimentation végane donc je pense qu'il faut aussi revenir au bon sens voilà une salade de tomate et puis après évidemment accompagné par un médecin parce que c'est vrai ça ne s'improvise pas non ça ne s'improvise pas et puis de toute façon on ne sait pas faire on a été élevé avec l'idée qu'un plat c'est la viande et les légumes l'accompagnement que les légumes ne peuvent pas être un plat donc il faut être accompagné il faut prendre de la médouse il faut effectivement trouver un médecin qui soit compétent il n'y en a pas tant que ça ça commence à changer mais pendant des années les médecins vous disaient encore vous avez un souci de calcium prenez du lait ou des produits laitiers donc ça commence à changer heureusement mais oui il faut être accompagné mais il faut aussi revenir à une alimentation de bon sens

55:13
Présentateur

Catherine Macronia

55:14
Invité

oui c'est ce que disait Laurence Pio tout à fait exact elle parlait de la vitamine B12 c'est vrai que c'est un problème des personnes qui ne mangent pas de produits d'origine animale puisque la B12 accompagne les produits animaliers donc tout simplement quand on est quand on est végétarien ou végane si on veut être en bonne santé on demande à son médecin de faire un bilan de sang et de voir si on manque de certaines choses et là on ne sera pas dans le complément alimentaire à tout va mais le médecin donnera ce qu'il faut pour retrouver des taux normaux de toutes les vitamines et les oligo-éléments

55:46
Présentateur

allez encore le temps d'un dernier message c'est Florence qui elle espère que tous les restaurants pourraient proposer une solution végétarienne je pense que ça apaiserait les tensions voilà c'est le terme en tout cas lancé en tout cas de tensions il n'en a pas eu mais c'était passionnant bien sûr à vous entendre le débat de midi va relever les assiettes tout simplement il me reste donc à remercier Laurence Pio Stéphane Gallet Catherine Lagrenière et Jean-Pierre Poulin d'être venus débattre demain on parlera d'un autre phénomène français cette France qui est complètement transformée avec la présence des entrepôts géants partout qui poussent notamment à cause du e-commerce il est très 13h sur France Info sur France Inter