Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 11 juin 2020 43 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Bourdin Direct du 11 juin - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteÉludée

    Le ministre de l'Intérieur va-t-il trouver les mots pour calmer la colère dans les rangs des forces de l'ordre ?

  • 1:57OuverteRéponse partielle

    À quand la fin des mesures sanitaires strictes ?

  • 3:07OuverteRéponse partielle

    Maintenant que l'épidémie est un peu moins présente, est-ce qu'on peut desserrer les taux ?

  • 3:58ComplaisanteRéponse directe

    Il s'agit d'un point d'étape, d'un nouvel exercice de pédagogie.

  • 4:54OuverteRéponse directe

    C'est la question à laquelle tente de répondre pour la première fois l'Observatoire des inégalités.

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Direction les Etats-Unis, après la mort de George Floyd, des symboles sont en train de tomber les uns après les autres.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16PrésentateurFait
    « Christophe Castaner reçoit aujourd'hui et demain les syndicats, ils n'ont pas du tout apprécié son discours et les mesures annoncées après les accusations de violence et de racisme. »
  • 0:56PrésentateurFait
    « En début de semaine, il prenait la tolérance zéro contre le racisme dans la police. »
  • 0:59PrésentateurFait
    « Une technique d'interpellation a aussi été interdite. »
  • 1:06InvitéPromesse
    « S'ils ne sont pas entendus, son syndicat appellera à ne plus faire aucune interpellation. »
  • 16:55InvitéChiffre
    « La France va devoir emprunter 260 milliards d'euros en 2020. »
  • 17:52InvitéChiffre
    « 2400 milliards d'euros au début de l'année. On sera à 2700 milliards d'euros à la fin de cette année. »
  • 18:06InvitéChiffre
    « La dette de la France, elle grimpe de 2700 euros par seconde, Jean-Jacques. »
  • 18:10InvitéChiffre
    « 230 millions par jour de dette supplémentaire. »
  • 18:13InvitéChiffre
    « C'est 39 000 euros par habitant, la dette française. »
  • 20:40InvitéFait
    « Je suis assez consterné de voir la manière dont les responsables politiques du gouvernement, d'ailleurs Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur, M. Castaner, en première ligne, ont lâché ces derniers jours la police et la gendarmerie. »
  • 22:14InvitéFait
    « C'est un homicide, volontaire ou non, c'est la justice qui le dira. »
  • 23:16InvitéFait
    « Je vous rappelle qu'il n'y a jamais eu de ségrégation, de colonisation sur le sol français. »
  • 23:24InvitéFait
    « dire qu'aujourd'hui, la police est raciste, et que la police tue ou arrête par racisme, et je pense profondément irresponsable. »
  • 24:38InvitéFait
    « Moi, je suis né en 1995, je ne me sens pas redevable de ce qui a pu être fait, d'ailleurs, par le passé. »
  • 36:49PrésentateurFait
    « Non, je n'y suis pas favorable pour une raison très simple, c'est que moi, je combats l'américanisation de la société française et je la combats sur tous les plans, y compris sur le plan culturel. »
  • 37:00PrésentateurFait
    « la Constitution française dit que la République, elle est une et indivisible et que la communauté nationale ne voit que des Français sans aucune distinction de couleur de peau. »
  • 37:17PrésentateurFait
    « nié le fait qu'un policier de couleur noire a été traité de raciste, de vendu par d'autres militants indigénistes, a été aujourd'hui totalement lâché. »
  • 38:17PrésentateurFait
    « Il n'est pas de France. »
  • 38:34PrésentateurFait
    « Pour lui, la capitale de la France, ce n'est plus Paris, c'est Bruxelles. »
  • 38:54PrésentateurFait
    « Il continue de transférer des pouvoirs toujours plus importants et notamment le pouvoir de mettre en place un impôt européen. »
  • 39:02PrésentateurChiffre
    « 750 milliards d'euros de l'Union européenne aux pays en difficulté ? »
  • 39:51PrésentateurFait
    « la Commission européenne est responsable des cures d'austérité massives qui ont été imposées à la France »
  • 39:59PrésentateurChiffre
    « la Commission européenne a notamment en matière de santé imposé à 63 reprises et demandé à 63 reprises aux États membres qu'ils baissent leurs dépenses de santé. »
  • 41:17PrésentateurChiffre
    « Marine Le Pen, ça a été 83 morts pour 100 000 habitants. Grande-Bretagne, 60 morts pour 100 000 habitants. Espagne, 58 morts pour 100 000 habitants. Italie, 56 morts pour 100 000 habitants. Suède, 47 morts pour 100 000 habitants. Et France, 44 morts pour 100 000 habitants. »
  • 42:11PrésentateurChiffre
    « 90% de nos filières de médicaments étaient délocalisées à l'étranger. »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité4 %
  • Présentateur 34 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, jeudi 11 juin, l'info sur RMC, 8h03 et Céline Calman est là pour les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, calmez la colère des policiers, Christophe Castaner reçoit aujourd'hui et demain les syndicats, ils n'ont pas du tout apprécié son discours et les mesures annoncées après les accusations de violence et de racisme. Déconfiné pour mieux consommer, déconfiné pour travailler davantage, la nouvelle phase prévue en principe le 22 juin pourrait être avancée. Emmanuel Macron prendra la parole dimanche soir à 20h. Après l'Allemagne et le Portugal, la Liga est de retour ce soir, reprise du championnat de foot espagnol sans supporters.

Bienvenue à tous sur RMC. Certains se sentent trahis, d'autres désavoués, lâchés par leur propre patron. Les policiers ont très mal vécu le discours et les annonces de Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur va-t-il trouver les mots pour calmer la colère dans les rangs des forces de l'ordre ? En début de semaine, il prenait la tolérance zéro contre le racisme dans la police. Une technique d'interpellation a aussi été interdite. Yves Lefebvre, secrétaire général d'unité SGPFU, prévient le ministre. S'ils ne sont pas entendus, son syndicat appellera à ne plus faire aucune interpellation.

1:13
Invité

Les policiers ont vraiment le sentiment d'avoir été lâchés par leur ministre de l'Intérieur. Christophe Castaner a cédé à la vindique d'une minorité populaire. Aujourd'hui, on retire une technique d'intervention, une technique d'interpellation,

1:24
Présentateur

qui s'avère être complètement nécessaire aujourd'hui. Et on ne peut pas refaire sans. Il veut, a priori, nous annoncer la généralisation du pistolet à impulsion électrique. On veut, nous, d'abord qu'il soit testé. Si jamais Christophe Castaner ne nous entend pas cet après-midi, ne nous écoute pas cet après-midi, bien évidemment, on va durcir le ton. Je n'appellerai ni plus ni moins à ne plus faire d'interpellation. Une autre affaire survient dans ce contexte sensible. L'IGPN, la police des polices, va être saisie après l'arrestation fin mai dans le Val-de-Marne de quatre adolescents, leur famille en portait plainte pour détention arbitraire, injure raciste et homophobe. La police dément.

À quand la fin des mesures sanitaires strictes ? Dans les restaurants, dans les entreprises, dans les magasins, le MEDEF demande au gouvernement d'accélérer le mouvement. Acheter un vêtement, par exemple, est devenu une épreuve de patience. Un peu de place au plaisir et à la spontanéité, désinfection des cabines, masque obligatoire pour le personnel, nombre de clients limités, bref, beaucoup de contraintes. Le protocole sanitaire en refroidit plus d'un. Garance Munoz et Florian Chevalet ont pu le constater dans un magasin de lingerie à Paris.

2:23
Invité

Madame, je vous laisse me suivre, la cabine a été désinfectée, ça sera juste ici. Depuis un mois, pour Marianne, la vendeuse avec les cabines d'essayage, c'est le même rituel. Après, chez la cliente, on recommence, on doit désinfecter. Et ce n'est pas la seule contrainte pour toutes les vendeuses. Ces ports du masque obligatoire, c'est sans doute ce qui est le plus compliqué pour Isabelle Guillotot, responsable de la boutique. Vous savez, c'est comme en mai 68, on jetait nos soutiens-gorges, là j'aimerais jeter mon masque. Le mois dernier, ce magasin de lingerie a réalisé 35% de chiffre d'affaires en moins comparé à l'année dernière.

Difficile de concilier vente, conseil et contraintes sanitaires. Nous, on est très tactiles, on a ce service de mesurer les clientes, d'être aux petits soins pour elles. Et aujourd'hui, on a cette barrière. Les grandes enseignes de l'habillement demandent aujourd'hui un retour, un fonctionnement normal, de quoi limiter la casse, selon Johan Petiot, directeur général de l'Alliance du Commerce.

3:07
Présentateur

Maintenant que l'épidémie est un peu moins présente, est-ce qu'on peut desserrer les taux ? On va avoir des destructions de plusieurs milliers d'emplois et la fermeture avec de plusieurs centaines de points de vente. Ce qui signifie très concrètement des territoires où demain, il n'y aura plus de magasins et de la dévitalisation pour ces territoires-là. Selon lui, dans le secteur de l'habillement, 15 000 salariés seraient aujourd'hui menacés. L'INSEE dévoile ce matin des chiffres très inquiétants. Le premier trimestre 2020 a vu la destruction de plus de 500 000 emplois, principalement dans l'intérim, qui enregistre une chute vertigineuse de 40%.

Au total, ce sont 800 000 emplois qui devraient être supprimés d'ici la fin de l'année. Projection dramatique faite hier par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Faut-il donc déconfiner plus vite que prévu ? Emmanuel Macron pourrait faire des annonces en ce sens. Il prendra la parole dimanche soir à 20h. Jérémy Trottin, vous êtes le chef du service politique d'RMC. Jérémy, il s'agit d'un point d'étape, d'un nouvel exercice de pédagogie.

4:02
Invité

Oui, et il faut dire que les sujets sur lesquels le président devrait s'exprimer sont nombreux. L'actualité tout d'abord, et notamment la mort de George Floyd et les manifestations contre les violences policières en France. Sujet sur lequel le chef de l'État est resté discret. Mais surtout, la nouvelle phase du déconfinement très attendue par les Français et les entreprises. Une occasion pour redonner du sens et des perspectives à l'action du gouvernement, insiste l'Élysée. Le moment également d'expliquer aux Français qu'après la crise sanitaire s'ouvre désormais une crise économique. L'initiative franco-allemande pour relancer l'Europe sera également évoquée.

Une prise de parole attendue par la majorité, très agitée actuellement dans la perspective d'un prochain remaniement. Mais les proches du président tentent de calmer le jeu. Cette intervention n'est qu'un point d'étape avant un discours très politique en juillet.

4:51
Présentateur

RMC 8h08, faites-vous partie des riches ? C'est la question à laquelle tente de répondre pour la première fois l'Observatoire des inégalités qui a fixé un seuil, 3470 euros nets par mois et par personne. En France, 8,2% de la population, environ 5 millions de Français, vivent justement au-dessus de ce seuil. Mais quand on interroge ce qui se trouve dans cette tranche, ils ne se considèrent jamais comme riches. Mahou Becker-Granier, Nicolas Ropère. Pour certains, dans ce quartier du centre de Paris, on est riches à partir de... 10 000 euros, on commence à être un peu riches. Retraité Marc ne se considère pas comme riche alors qu'il touche une pension de plus de 5 000 euros par mois.

J'ai eu une classe moyenne, tout à fait moyenne. 3 500 euros, ça ne veut rien dire. Pour l'Observatoire des inégalités, on est riches à partir de 3 470 euros nets d'impôts mensuels. Une surprise pour Marie qui travaille pour une multinationale.

5:39
Invité

Je n'avais pas du tout ce montant en tête. Ça ne me paraît pas être un montant au-delà duquel on est riches. Moi, je gagne bien ma vie, je n'ai pas honte de le dire. J'ai appris aujourd'hui que j'étais riche et je vous en remercie.

5:50
Présentateur

Jusqu'à maintenant, aucun critère n'existait pour définir la richesse. Un manque bien pratique pour les plus aisés, estime Louis Morin, le directeur de l'Observatoire des inégalités.

5:59
Invité

C'est aussi qu'on vit dans un certain milieu, on a certains codes, on a certains repères et on ne se rend plus compte. On est toujours le pauvre d'un autre. C'est très utile d'être le pauvre d'un autre. Parce que quand vous voulez échapper à la solidarité, il n'y a rien de tel que se prétendre face moyenne.

6:12
Présentateur

Louis Morin rappelle que la France compte 1 200 000 millionnaires, classant le pays parmi les 5 premiers dans le monde. Millionnaire ou pas, n'oubliez pas que vous avez jusqu'à minuit ce soir pour déclarer vos revenus. Et puis bonne nouvelle, dès demain vous pourrez dépenser non plus 19 euros, mais 38 en ticket restaurant. Le décret vient d'être publié. Direction les Etats-Unis, après la mort de George Floyd, des symboles sont en train de tomber les uns après les autres. Des statues de Christophe Colomb ont été décapités, vandalisées, déboulonnées dans plusieurs villes et notamment à Boston. La découverte a été faite dans la nuit de mardi à mercredi.

Une statue de Christophe Colomb sans sa tête au centre d'un parc de la ville. Christophe Colomb, présenté comme le découvreur de l'Amérique, souvent considéré comme une des figures du génocide des Amérindiens et des Indigènes en général, est dénoncée au même titre que les esclavagistes. Cette Américaine approuve la décapitation de la statue à son effigie.

7:03
Invité

Je comprends pourquoi c'est arrivé. Il faudrait qu'il l'enlève, tout simplement.

7:07
Présentateur

Une enquête est en cours. Le maire de la ville, Marty Walsh, a pris la parole hier avec un discours d'apaisement. Cette statue en particulier a fait l'objet d'actes de vandalisme répétés et compte tenu des débats actuels dans notre société, nous allons prendre le temps de réévaluer sa signification historique. Une autre statue de l'explorateur est tombée mardi soir à Richemont, en Virginie. Des manifestants l'ont traînée avec des cordes jusqu'à un lac voisin dans lequel elle a été jetée. Et des scènes similaires ont eu lieu à Miami ou encore à Saint-Paul, dans le Minnesota, une ville mitoyenne de Minneapolis, là où George Floyd a trouvé la mort.

Les supporters de foot français vont sans doute envier leurs voisins espagnols ce soir, reprise de la Liga avec une surveillance sanitaire extrême, Timothée Mémont. Des hôtels entièrement réservés pour les équipes. 200 vols charter affrétés par la Ligue espagnole pour permettre au club de se déplacer sans entrer en contact avec quiconque. Voici certaines des mesures mises en place en Espagne pour permettre la reprise du championnat. Comme en Allemagne, chaque footballeur convoqué pour un match sera testé et les joueurs entreront dans les stades masqués et gantés. Voilà à quoi ressemblera la Liga post-Covid.

Une Liga qui reprend avec un derby le plus chaud d'Espagne probablement ce soir à 22h entre le Betis-Séville et le FC Séville. Un derby sans supporters évidemment. A la diffusion, les téléspectateurs pourront choisir entre l'ambiance glaciale d'un huis clos et celle dite de retransmission augmentée avec des bruits de supporters factices. Ce soir à 22h donc, la Liga reprendra une Liga où l'enjeu sportif reste entier. Barcelone et le Real Madrid se tiennent en deux points en tête et le suspense reste entier à tous les niveaux du classement à 11 journées de la fin. Les supporters factices. Oui, on en est là. Des supporters factices. On en est là.

Ces matchs de foot à huis clos, franchement, c'est pas... Heureusement, j'ai vu que probablement la finale de la Coupe de France aura lieu devant des spectateurs. Nous allons voir. C'est ce que propose Emmanuel Macron. Enfin, il y a eu un entretien entre Noël Legrette et Emmanuel Macron hier. Apparemment, on se dirige à ça. Ça y est. Il va y avoir des spectateurs dans les stades. On le souhaite. Il est quelle heure ? 8h12. Merci. Olivier Blanchard. Qu'est-ce que je dis, Olivier ? Pascal Blanchard. L'historien est avec nous. Pascal Blanchard, bonjour. Bonjour. Spécialisé de l'histoire de la colonisation, de l'immigration, des discriminations et du racisme.

Alors, quand vous voyez tout ce qui se passe, en France aussi, on se pose des questions sur des noms de rues, sur des noms de lycées. Par exemple, les lycées Jules Ferry. Vous dites, on a un retard de mémoire, en France, sur le passé colonialiste. Il faut garder les statuts. Il faut garder les noms. Mais il faut expliquer, notamment aux enfants, aux élèves, qui était, par exemple, Jules Ferry. Oui. Je pense qu'il faut aussi l'expliquer aux adultes. Il faut aussi simple que ça. Ça fait 60 ans que dans nos pays, depuis les indépendances, il n'y a pas eu un travail de fond, de mémoire, de partage qui a été fait.

Donc, aujourd'hui, les réactions, les gens se disent, puisque rien n'est fait, on va enlever les symboles qui glorifient ces soi-disant grands hommes, car ce sont essentiellement des hommes, qui auraient construit la plus grande France, qui auraient contribué à l'esclavage, qui auraient été armateurs ou qui auraient été des grands colonisateurs. Moi, je dis, c'est dangereux parce qu'on risque de perdre les traces pour expliquer dans 15 ans, dans 20 ans, ce qu'a été le passé. Je préfère qu'on garde ces sculptures, qu'on garde ces rues, mais qu'il y ait des textes, des explications visibles. Je dis bien visibles.

Et surtout pas le petit texte, le petit cartel invisible, pour continuer à faire ordre de pédagogie. Pourquoi ? Sinon, dans 20 ans, les gens nous diront, mais de qui vous me parlez ? Qui était Jules Ferry ?

10:41
Invité

C'était qui, de Solcher, dont vous nous parlez ? Tout aura disparu, on ne pourra plus faire le travail disparu.

10:45
Présentateur

Sans source, sans patrimoine, sans, je dirais, archive, l'histoire est impossible. Et c'était immédiatement la victoire de ceux des deux côtés des extrêmes, qui nous vonderont un autre récit. La République est en retard, elle doit faire son boulot. Sinon, d'autres vont le faire à sa place, en termes de mémoire coloniale. Je vous rappelle que dans ce pays, si vous voulez emmener vos enfants et vos petits-enfants pour parler d'histoire coloniale, il n'y a même pas un musée pour raconter cette histoire. J'allais vous en parler, alors qu'il y a des musées partout. Belgique, Angleterre, ont déjà des institutions. L'Allemagne, on en a réune l'année prochaine, qui va ouvrir à Berlin.

Le Tropical Museum à Amsterdam. Il va falloir attendre quoi ? Que nous soyons le dernier pays au monde qui a eu un empire colonial pour créer un musée, pour qu'enfin l'histoire soit partagée ? Ça va être le huitième président de la République depuis les indépendances, qui va devoir se poser aujourd'hui la question dans son bureau. Est-ce que dans ce pays, on va être capable de créer un musée d'histoire coloniale ? Depuis De Gaulle, ça n'est jamais arrivé. À chaque fois, le projet a été remis dans les placards de l'histoire. Il est peut-être temps qu'on ait le courage de regarder. Nous sommes la génération de l'après. Notre président de la République est né après les indépendances.

Il va peut-être être temps. C'est le dernier grand tabou de l'histoire du XXe siècle. On le sait. Ce n'est pas facile. On est d'accord. C'est compliqué. Tout à fait. On ne va peut-être pas fédérer toutes les mémoires. Mais par contre, on va rappeler à chacun qu'ils font partie de l'histoire de France. Et on va raconter l'histoire de leurs aînés. Sinon, sans histoire, sans mémoire, vous êtes perdus dans une société, dans vos identités. Et vous n'êtes pas reconnus. La reconnaissance, c'est très important pour se sentir pleinement citoyen français. La reconnaissance. On n'apprend pas l'histoire en supprimant les traces de l'histoire. On ne peut pas.

Et oui, si je vous retire les livres, que je vous enlève les films, que je vous enlève les sculptures, que je vous enlève les monuments, il vous reste quoi ? Du vide. Et dans le vide, la Pec News s'installe. Et demain, on aura des mythologies. Vous savez, c'est exactement ce qui s'est fait à un moment, par rapport à la Seconde Guerre mondiale, quand à un moment, des révisionnistes ont dit « Ah, il n'y a pas de preuves, donc il n'y a pas eu d'extermination des Juifs ». Attention, la dangerosité aussi de qui va décider de déboulonner ou de détruire une sculpture. Par contre, on peut comprendre leur fureur. Si l'État ne fait rien, cette fureur va continuer à s'amplifier.

Si dans notre pays, comme d'autres, il n'y a pas un travail foncier qui est fait et concret, il y aura de plus en plus de plaques de rue, de monuments, de lycées Colbert, de statues qui vont être déboulonnées. Il ne faut pas se leurrer. Nous sommes arrivés dans une génération, la nouvelle génération est hypersensibilisée à ces questions. Pourquoi ? Parce que depuis 20-25 ans, l'école commence à en parler, les livres en parlent,

13:12
Invité

des gros auteurs en ont parlé, Leïla Slimani, génie avec son livre sur l'Algérie, des grands historiens ont fait leur travail et le cinéma a fait son boulot. On est dedans.

13:21
Présentateur

C'est fini la génération du temps des colonies à la papa. C'est terminé. C'est fini. On est rentré dans une lucidité sur ces questions et les gens attendent qu'il y ait une cohérence entre le regard qu'ils portent sur leur histoire, la société dans laquelle ils vivent et leurs élites politiques et un peu de courage. Merci Pascal Blanchard. Merci pour ce plaidoyer. Merci vraiment. Electre est à Nice dans les Alpes-Maritimes. Bonjour Electre. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Bonjour. Nous ne sommes pas dans un pays raciste, dites-vous. Vous êtes infirmière. Non, non.

En tant qu'infirmière, je peux vous dire que bien entendu, nous soignons tout le monde avec la même générosité, la même empathie, quelle que soit la couleur de peau, la religion. Voilà, donc et ça c'est du quotidien. Et je suis vraiment attristée, pour ne pas dire choquée, de ce que je vois. Alors je peux comprendre, les Etats-Unis ne sont pas la France. Il faut bien qu'on se le dise, nous sommes le pays des droits de l'homme. Et comme le disait votre... Intervenant, l'historien Pascal Blanchard. Bien sûr, on ne doit rien oublier de notre histoire. Le pire comme le meilleur. Le pire pour nous permettre de ne pas commettre les mêmes erreurs.

Et le meilleur pour nous permettre d'avancer en fraternité. Il faut surtout que ce qui est sur nos frontons de nos mairies, liberté, égalité, fraternité, même si ce n'est pas vraiment vrai dans les faits, soit vraiment, fasse partie intégrante de nous. Et je peux le dire vraiment, ma mère qui vous adore, je vous le dis de suite, qui n'aura jamais aucune de vos interviews, est tunisienne. Mon père était sicilien. Je n'ai pas une goutte de sang français dans les veines, mais je suis française. Et je suis très fière d'être française. Et je suis très fière de ce que la France m'a permis de faire et de devenir. Et c'est le cas de beaucoup d'entre nous qui sommes... On est tous métissés.

On est tous émigrés. Ce n'est pas des slogans, c'est une réalité. Et nous sommes le pays des droits de l'homme. Il ne faut pas l'oublier. Merci beaucoup, Électre. Merci pour ce plaidoyer. Il est 8h19. Je voudrais tout à l'heure revenir sur... J'ai beaucoup parlé du secret professionnel, les violences conjugales, les violences intrafamiliales. Très, très intéressant sujet. Et je voulais y revenir parce que le texte voté autorise le médecin à déroger au secret professionnel lorsqu'il estime en conscience qu'il y a danger immédiat pour la vie de la victime et situation d'emprise. Nous en reparlerons la semaine prochaine. Pourquoi ?

Eh bien, j'en parlerai mercredi parce que mercredi soir sur RMC Story, à 21h05, ma femme, Anne Niva, vous proposera un sujet sur les violences conjugales et sur les violences intrafamiliales. Et je vous recommande de le regarder parce qu'il y a des témoignages extrêmement forts dans ce documentaire, ce sujet sur RMC Story. Il n'y a plus qu'un sujet, c'est un film, à 21h05. Et vous verrez des témoignages sur la situation d'emprise. Parce qu'on parle beaucoup des violences, des coups. Mais au-delà des coups, il y a l'emprise. L'emprise psychologique. L'emprise sur la victime. Qui ne peut pas se dépêtrer de cette emprise. Elle en souffre. Elle ne peut pas se dépêtrer de cette emprise.

21h05, donc mercredi prochain. Il est 8h20. Vous êtes sur RMC. Tiens, je vais parler de l'histoire aussi avec Jordan Bardella, mon invité, entre 8h30 et 9h. À suivre ? À suivre. Record historique.

16:55
Invité

Oui. La France va devoir emprunter 260 milliards d'euros en 2020. Mais qui va payer ? Guillaume Paul avec nous dans un instant sur RMC.

17:03
Présentateur

RMC. RMC. 6h-9h. Vos en direct. Bien, il est 8h25, Guillaume Paul, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Je dis alerte sur la dette française. Parce que la France est en train de s'endetter lourdement. Mais d'où va venir l'argent ? Où trouve-t-on cet argent ? Ça devient préoccupant, non ? Ça devient préoccupant. Vous savez que tous les ans, la France est obligée d'emprunter beaucoup d'argent à l'étranger pour financer ses dépenses courantes. Ça fait longtemps que les impôts ne suffisent plus. Mais on n'est pas les seuls en Europe. Exactement. Au début de l'année, on était parti pour emprunter cette année 200 milliards. Ce qui était déjà un record absolu.

Il y a quelques semaines, on nous dit 245 pour financer les mesures d'urgence. Hier, on nous a dit 260 milliards d'euros à emprunter cette année. Et ça, c'est de l'argent qu'on a de plus en plus de mal à rembourser. Ce qui fait que la dette cumulée de la France, elle continue de s'envoler. 2400 milliards d'euros au début de l'année. On sera à 2700 milliards d'euros à la fin de cette année. Oui, mais dites-moi, à ce niveau-là, ces chiffres ne veulent plus rien dire. On n'a aucune signification pour nous. Concrètement, ça fait un peu froid dans le dos. La dette de la France, elle grimpe de 2700 euros par seconde, Jean-Jacques. 230 millions par jour de dette supplémentaire.

C'est 39 000 euros par habitant, la dette française. Même un nouveau-né qui arrive au monde, on l'accueille en disant, voilà, 39 000 euros. Oui, mais c'est de l'argent virtuel, non ? C'est de l'argent virtuel, parce que vous avez l'action de la Banque Centrale Européenne qui nous permet, pour l'instant, d'emprunter à des dos très bas, en rachetant notre dette. Mais il ne faut pas se raconter l'histoire, ça ne va pas être comme ça éternellement. Et surtout, il faudrait qu'on arrête ce discours qui consiste à dire qu'on peut annuler la dette comme ça d'un claquement de doigts. Ça, c'est bon quand on est dans l'opposition.

Jamais vous verrez un responsable français aux affaires dire « Nous allons demander une annulation de notre dette ». Parce que s'il dit ça, mais dans la seconde qui suit, tous les acteurs étrangers, banquiers, assureurs qui nous prêtent de l'argent, mais plus personne ne vous prête un euro de peur de ne jamais rembourser sa mise. C'est aussi clair que ça, finalement. C'est-à-dire que pour l'instant, on nous fait confiance tant qu'on rembourse. Oui, mais bien sûr. Mais qui va payer cette dette ? Nous, personne ne paiera pour nous. Donc pour l'instant, on nous dit qu'on n'augmentera pas les impôts. C'est logique. Parce que si vous augmentez les impôts, vous cassez la rembourse.

Oui, ce n'est pas possible. Voilà, ce n'est pas possible. Mais d'ici quelques années, on ne coupera pas des hausses d'impôts, et puis moins de dépenses. Ça veut dire qu'il faudra revenir sur notre système de protection nationale. Et ça, attention, ce ne sera pas la faute du Covid, Jean-Jacques. Donc ça, ce sera le résultat de 30 ans d'inaction politique pour rénover notre système de protection sociale. On n'a rien fait. On ne pourra pas être exonéré de tout ça éternellement. Bien. Merci beaucoup, Guillaume Paul. C'est très, très intéressant. Voilà aussi un sujet. Tiens, je vais peut-être en parler à Jordan Bardella, mon invité. Il est quelle heure ? Il est 8h28.

Merci encore une fois à toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés, qui nous ont permis de vous proposer la radio et la télévision ce matin, depuis 4h30, autour de Mathieu Rouault. Et puis depuis 6h, avec Quentin Vinet, avec Anaïs Castagna, Charles Magnin, Anne, la productrice, Anne Bingler, et puis Catherine, Quentin, au standard, et toute l'équipe technique. Merci à vous. Nous sommes avec Jordan Bardella, sur RMC et BFM TV, le vice-président du Rassemblement National, député européen, dans 3-4 minutes. A tout de suite. RMC, Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin. Jordan Bardella, bonjour. Bonjour. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député européen, Jordan Bardella.

Emmanuel Macron condamne le racisme, une maladie qui touche toute la société. C'est un fléau ? Oui, c'est un fléau qu'il faut évidemment combattre. Maintenant, moi je dois vous dire que je suis assez consterné de voir la manière dont les responsables politiques du gouvernement, d'ailleurs Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur, M.

Castaner, en première ligne, ont lâché ces derniers jours la police et la gendarmerie qui font un travail exemplaire, qui sont en première ligne aujourd'hui face à la recrudescence de la délinquance, de l'insécurité, et qui ont été lâchées après une semaine de manifestations antiflics dans notre pays, où des minorités, parce que ce sont des minorités, je ne crois pas qu'il s'agisse de l'expression de la majorité silencieuse, ont exprimé une haine à l'égard des forces de l'ordre, une haine à l'égard de la police, à l'égard de l'État, à l'égard de la France, que le ministre de l'Intérieur et le président de la République, qui semblent tétanisés, ont difficilement condamné.

Bien, je vais revenir sur les mesures, sur l'intervention de Christophe Castaner, notamment mardi matin, ici même, qui a fait beaucoup, beaucoup de bruit, que vous avez regardé, que vous avez écouté, Jordan Bardella. George Floyd, aux États-Unis, martyr du racisme. Il y a ce mouvement, Black Lives Matter, qui a gagné le monde entier. Le monde entier. Vous comprenez cette émotion mondiale ? Je comprends cette émotion aux États-Unis, et puis évidemment, au-delà, lorsqu'on voit ces images, j'ai vu aussi ces images, elles sont insoutenables. Moi, j'ai vu qu'on a essayé de remettre ce qu'il s'est passé, cet incident tragique sur la... C'est un incident, ça ?

Oui, c'est un événement tragique, dramatique, et la personne qui... Oui, bien sûr, et je pense que le policier qui, en tout cas, a commis... C'est un incident, ce n'est pas plus qu'un incident. Oui, et le policier qui a commis ça doit évidemment être sanctionné. Non, mais c'est un incident ou c'est plus qu'un incident ? C'est un homicide, volontaire ou non, c'est la justice qui le dira. Mais, si vous voulez, je note que beaucoup ont cherché à instrumentaliser ce qu'il s'est passé là-bas, pour l'importer sur le sol français, notamment. J'ai vu M.

Mélenchon appeler à cette révolution citoyenne, alors qu'on voit là-bas des scènes de violence qui sont inacceptables, qu'on voit des scènes de représailles à l'égard de personnes, de ce qu'ils appellent être là-bas la communauté blanche, même si moi, je ne partage pas cette dialectique, qui est une dialectique propre aux Etats-Unis. On a cherché à l'importer sur le sol français, et à pousser à la haine contre la police, alors que le contexte, il est différent, que là-bas, la police fait face à... Il y a autant d'armes là-bas que d'habitants, près de 300 millions d'armes qui sont en circulation, donc le climat de violence, il n'est pas le même. L'histoire n'est pas la même.

Les Etats-Unis sortent d'une période de ségrégation qui est assez récente, finalement, et qui n'est pas le contexte français. Je vous rappelle qu'il n'y a jamais eu de ségrégation, de colonisation sur le sol français. Donc, ce sont deux contextes qui sont totalement différents. et dire qu'aujourd'hui, la police est raciste, et que la police tue ou arrête par racisme, et je pense profondément irresponsable. Alors, je vais y revenir, Jordan Bardella, parce que vous êtes impatients de revenir sur la police, moi aussi, mais autant n'emporte le vent la polémique autour du film, et puis certaines statues qui sont déboulonnées. Alors, je voulais vous en parler.

Puis même, en France, un débat autour de Jules Ferry, par exemple, il y a des lycées, beaucoup de lycées qui... Socialistes ? Oui, des lycées, oui. Enfin, socialistes. Pourquoi socialistes ? Parce que, je cherche, Jules Ferry, je vois qu'on cherche à, je ne sais pas, à remettre en cause notre histoire. Je vois qu'on cherche, en tout cas, à éloigner les Français des préoccupations principales qui sont les leurs aujourd'hui, en sortie de crise économique, en tension communautariste aujourd'hui dans les quartiers, en politique migratoire que plus personne ne supporte, d'ailleurs, en montée de l'insécurité. On cherche, en réalité, à transporter le débat sur nous-mêmes, sur ce qu'on a été.

Moi, je veux dire, je refuse de rentrer dans ce débat. Est-ce qu'il faut supprimer les traces de l'histoire ? Non. Moi, je suis... Pourquoi ? Parce que je pense que l'histoire n'a pas à être modifiée, que nous en sommes les continuateurs, et que moi, j'en ai marre de ces débats sur la repentance, sur la victimisation permanente. Moi, je suis né en 1995, je ne me sens pas redevable de ce qui a pu être fait, d'ailleurs, par le passé. Vous intéressez à l'histoire, j'imagine. Et je préfère, bien sûr, mais je préfère regarder vers 2030, 2050, plutôt que de regarder vers le passé.

Et j'en ai ras-le-bol de cette culpabilisation permanente qui sert aujourd'hui à des minorités, à exprimer une haine à l'égard de la police, une haine à l'égard de la France. J'ai entendu le président de la Ligue de Défense Noire, lors d'une manifestation qui était interdite, dénoncer la France, ce pays d'esclavagiste, de colons. Alors, si certaines minorités militantes, aujourd'hui, ne sont pas satisfaites de ce que leur a apporté la France, parce que la France leur a tout donné. Moi, ma famille n'est pas née ici, mais je suis très fier du pays qui m'a accueilli. Je respecte le pays qui m'a accueilli. Et je suis redevable vis-à-vis du pays qui m'a accueilli.

Et c'est un effort important que beaucoup ont fait en arrivant dans notre pays, mais que certaines minorités ont tendance à demander à oublier. Jordan Bardella, je voulais revenir, puis on va passer à autre chose, mais tout de même, sur cette volonté de déboulonner des statues, de ne pas regarder parfois l'histoire en face. Il faut regarder notre histoire en face, vous êtes bien d'accord ? Oui. Vous êtes bien d'accord ? Mais alors, pourquoi ce qu'ont fait les Britanniques, ce qu'ont fait les Belges, ce que font les Allemands, pourquoi, par exemple, ne pas créer un musée de la colonisation ?

Mais il existe déjà des musées, la colonisation est enseignée dans les livres d'histoire, mais j'en ai un peu ras-de-bol qu'on utilise l'histoire, qu'on instrumentalise l'histoire, mais c'est très bien qu'on enseigne l'histoire, mais qu'on enseigne surtout que l'histoire de notre pays, elle a été glorieuse. Et que la colonisation n'est pas... On ne peut pas effacer des pans de notre histoire. Non, mais il faut être objectif. Et que je ne considère pas, comme le président de la République, que la colonisation a été un crime contre l'humanité. Parce que le crime contre l'humanité fait référence à ce qui s'est passé pendant la Seconde Guerre mondiale. C'était quoi ?

C'était une chance pour les pays colonisés ? Ça a apporté. Je ne dis pas que c'était une chance, je dis en tout cas que la colonisation a apporté là-bas des infrastructures. La France n'a commis aucun crime ? Et que... Mais peut-être qu'il y a eu des crimes dans l'histoire de France. Mais j'en ai ras-le-bol qu'on utilise l'histoire de France, qu'on instrumentalise l'histoire de France pour aujourd'hui alimenter la haine de la France. Non, mais il faut l'apprendre. On est d'accord. On est d'accord. Il faut l'apprendre, cette histoire. Mais il faut surtout apprendre que l'histoire de France, elle a été glorieuse. Que la France, c'est ce pays de la liberté.

Elle n'a pas toujours été que glorieuse. On ne peut pas réécrire l'histoire en faisant en sorte qu'elle ne soit que glorieuse. Vous êtes d'accord ? Vous me parlez de Colbert, de Jules Ferry, etc. Parce qu'on est aussi ce pays de la liberté d'expression. Et aujourd'hui, sous le coup d'une repentance, la liberté d'expression, elle est en train de reculer dans notre pays. Mais la volonté d'une majorité silencieuse, y compris d'une majorité de Français, issus de l'immigration, qui vivent aujourd'hui dans les banlieues, croyez-moi, c'est davantage l'emploi, c'est davantage les questions sociales, c'est davantage la sécurité de leurs enfants.

C'est bien, c'est Français qui vivent dans les banlieues de leur apprendre l'histoire française. Vous êtes d'accord avec moi ? Bien sûr, c'est davantage la sécurité de leurs enfants qu'ils ne peuvent plus envoyer aujourd'hui librement. Par exemple, prendre les transports en commun parce que sinon, leurs enfants se font agresser que ces histoires de statut qui, objectifiquement, n'intéressent personne. Une dernière question, on va passer à autre chose. Si l'on supprime les traces de l'histoire, est-ce que les révisionnistes risquent de réécrire l'histoire ? C'est-à-dire ? Je vous pose la question. Mais les historiens ont toujours fait ce travail. Donc, on ne supprime pas les traces.

On n'a pas à supprimer les traces de l'histoire. On a enseigné toute l'histoire française. Mais on n'a pas non plus à supprimer les pages glorieuses de notre histoire comme ont tenté de le faire ces dernières années les responsables politiques dans les manuels. Maintenant, aujourd'hui, il y a des questions de fond. Donc, on reconnaîtra notre passé. Oui, mais aujourd'hui, il y a des questions de fond. Ça fait une semaine que, dans notre pays, l'État français se fait humilier, que l'État français se fait insulter et qu'en réalité, les gens qui nous dirigent sont à genoux devant des minorités politico-communautaires. Alors, justement, puisque vous dites cela...

En parlant d'histoire, dans une semaine, nous allons fêter les 80 ans de l'appel du 18 juin 1940. Et moi, je suis consterné de voir que... C'est notre histoire. Je connais aussi notre histoire. On est passé du général de Gaulle, premier président de la Ve République, qui défendait l'indépendance, la grandeur de la France, la souveraineté de la France, son indépendance face aux puissants, à Emmanuel Macron, Christophe Castaner, qui sont aujourd'hui les esclaves de tous les communautarismes et qui sont aujourd'hui à genoux devant notamment la famille Traoré. Je vais vous en parler.

Le président de la République a demandé à la ministre de la Justice de recevoir au ministère de la Justice, qui n'ont jamais de mots à l'égard de toutes ces familles qui sont victimes au quotidien de cette délinquance ordinaire dans notre pays. Vous avez au quotidien 300 viols qui sont commis chaque jour. Vous avez 2 000 agressions. Mais 300 viols commis chaque jour. Et 600 000 vols chaque année. Et nous n'entendons jamais la ministre de la Justice. Attendez, attendez, attendez. Parce que 300 viols... Vous voulez dire quoi ? Vous voulez dire que les violeurs sont tous noirs ou arabes ? C'est ce que vous voulez dire, Jordan Bardella ? Je ne vous ai jamais dit ça, M. Bourdin.

Ne me faites pas dire ce que je vous ai pas dit. On en était à la famille Traoré. Vous me parlez de 300 viols par jour. Alors, Jordan Bardella, manifestation de soutien à Adama Traoré demain. Est-ce qu'elle devrait être interdite, cette manifestation ? Oui, elle devrait être interdite. D'abord parce que ça fait 3 mois qu'on impose des règles de confinement aux Français, qu'ils ont respectées. Et je vais vous dire que je suis consterné de voir que le ministre de l'Intérieur, chez vous, il y a quelques jours, a déclaré que parfois, l'émotion devait dépasser la loi.

Alors, ça fait une semaine qu'on a des manifestations qui sont interdites dans notre pays et qu'en même temps, on impose des règles sanitaires tout aussi strictes, par exemple, à des restaurateurs. Et je me mets à la place de restaurateurs parisiens qui travaillent en région parisienne, qui sont aujourd'hui menacés de fermeture, menacés de faillite, dont leurs salariés sont menacés de chômage, qui voient sous leurs fenêtres passer des manifestations interdites avec au passage des slogans anti-flics, des slogans de haine contre notre pays, à qui le ministre de l'Intérieur vient dire « Vous pouvez continuer à manifester parce qu'il y a parfois des causes qui dépassent l'émotion.

» Je me mets à la place de ces Français qui, pendant le confinement, se sont pris, par exemple, 135 euros d'amende parce qu'ils sont allés voir leur maman qui était malade dans un EHPAD et qui ont eu, effectivement, le malheur de vouloir sortir un petit peu de cette loi du confinement et à qui on a imposé 135 euros d'amende. Alors oui, quand je vois que le ministre de l'Intérieur est à plat ventre, à genoux devant des minorités qui hurlent leur haine de notre pays, leur haine de la police, le job du ministre de l'Intérieur, ce n'est pas d'humilier des policiers et des gendarmes comme il l'a fait.

C'est de soutenir ces fonctionnaires qui sont aujourd'hui en première ligne face à l'insécurité dans notre pays qui, tous les jours, dans les quartiers, ne peuvent plus rentrer dans certaines cités, se font insulter, se font injurier. Donc oui, moi, honnêtement, j'ai du dégoût quand j'entends les propos du ministre de l'Intérieur comme certainement sont dégoûtés aujourd'hui beaucoup de nos forces de l'ordre qui sont en première ligne pour 1500 euros par mois. Jordan Bardella, donc interdiction de cette manifestation de soutien, vous demandez l'interdiction. Oui, l'interdiction.

Vous demandez l'interdiction des manifestations la semaine prochaine de soignants, de personnels de l'hôpital public ? Je dis que le moment n'est pas à la manifestation et qu'on ne peut pas, si vous voulez... Ces personnels-là non plus ne doivent pas manifester. D'abord, je ne les mets pas sur le même plan. D'accord, moi non plus. Et je vais vous dire... Moi non plus, mais je vous demande. Ces manifestations aussi doivent être interdites. N'êtes-vous pas, M.

Bourdin, choqué, du moins interloqué, de voir qu'on a laissé filer ces manifestations anti-flics il y a une semaine dans les rues de Paris alors qu'on a vu dans les manifestations sociales dont vous parlez, des infirmiers, notamment des gilets jaunes, des manifestations contre les retraites qui ont eu lieu dans notre pays depuis plusieurs mois, la sévérité la plus totale.

Lorsque ce sont des Français qui manifestent pour leur pouvoir d'achat, lorsque ce sont des Français qui manifestent pour plus de démocratie, là le gouvernement fait preuve de la sévérité la plus totale et jette la police contre eux en utilisant des méthodes qui sont des méthodes de maintien d'ordre extrêmement répressives avec des canons à eau, avec des lanceurs de balles de défense. En revanche, lorsqu'il y a des manifestations anti-flics, là il n'y a pas de problème. Le gouvernement n'intervient pas, donne l'ordre à nos policiers et va même plus loin en expliquant que ces manifestations interdites seront finalement autorisées ou du moins tolérées.

Je trouve que c'est inacceptable et c'est ce sentiment de deux poids, deux mesures qui nourrit aussi le sentiment d'injustice des Français à l'égard d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. Jordan Bardella, lorsque l'on rapporte les propos racistes tenus par certains policiers, vous avez vu cela, est-ce qu'on rapporte ces propos ? L'institution est salie ? Oui, l'institution est salie par le comportement d'une minorité. Mais c'est le comportement d'une minorité. Et je ne jette pas l'opprobre contre les forces de l'ordre. Lorsqu'il y a des comportements déviants... Que faut-il faire avec ces minorités ?

Lorsqu'il y a des comportements déviants, que ce soit des propos racistes qui sont tenus, que ce soit des propos antisémites, que ce soit lorsque certains font preuve d'une violence particulière ou qu'ils sortent du cadre légal, comme ça a été le cas lors des manifestations des Gilles Lunes, poussées aussi par les consignes du gouvernement, alors ils sont sanctionnés et alors ils doivent être sanctionnés. J'ai aucun souci là-dessus. Mais je dis qu'on ne peut pas jeter l'opprobre sur toute une profession qui, aujourd'hui, vit extrêmement mal le lâchage permanent de la hiérarchie.

Et je dis que le job du ministre de l'Intérieur c'est de soutenir ses fonctionnaires, ce n'est pas de les infantiliser. Et je trouve qu'un ministre de l'Intérieur n'a pas à humilier devant la France entière les hommes et les femmes qui portent l'uniforme. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas les policiers. Le problème aujourd'hui, c'est le comportement des délinquants qui pourrissent la vie des habitants, y compris des habitants d'ailleurs qui sont aussi issus de l'immigration dans ces quartiers. Lorsque j'entends que la police contrôlerait au faciès ou qu'elle tuerait en fonction de la couleur de peau, eh bien oui, ça me choque.

Parce qu'il faut peut-être rappeler que dans la perte Traoré, les policiers... Vous êtes originaire, vous avez vécu en Seine-Saint-Denis. Tout à fait. Est-ce que le contrôle au faciès existe ou pas ? Non, je veux dire, on ne contrôle pas au faciès, mais on ne contrôle pas au faciès, on contrôle une attitude. Lorsque vous êtes issus de l'immigration, que vous allez travailler tous les jours dans ces quartiers, alors vous n'avez pas de problème avec la police.

Et vous êtes bien content que la police soit présente parce que lorsque votre enfant qui ne peut plus sortir correctement, qui ne peut plus s'habiller correctement, les femmes par exemple qui dans ces quartiers ne peuvent plus sortir, ne peuvent plus s'habiller comme elles le souhaitent, ne peuvent plus sortir et prendre le RERB par exemple en Seine-Saint-Denis sans que les parents ne s'en inquiètent. Ça concerne aussi les enfants issus de l'immigration. Là-bas, vous n'avez pas de problème. Lorsqu'on contrôle, on contrôle une attitude. Lorsque vous provoquez les forces de l'ordre, il faut qu'ils soient filmés, ces contrôles d'identité.

Il faut que tous les policiers portent une caméra piéton. Je suis favorable. Vous êtes favorable ? Je suis favorable parce qu'à chaque fois que la police intervient dans ces quartiers, qu'elle est généralement un peu malmenée, mise à mal par des minorités aujourd'hui dans ces territoires, l'acte premier de ces personnes est de filmer, de mettre assez vite les vidéos sur Snapchat pour provoquer les forces de l'ordre.

Alors moi, je suis favorable à ce que les policiers puissent aussi filmer ces contrôles pour se protéger et pour montrer un petit peu à l'image de ce que font les anglo-saxons, de pouvoir montrer aussi sur les réseaux sociaux la manière dont ils sont insultés, la manière dont ils sont considérés aujourd'hui par des gens qui chassent la police aujourd'hui à coups de cocktails Molotov, à coups de cocktails est-ce qu'il faut généraliser l'usage du taser ? Ou pas ?

Monsieur Castaner, il dit, on a un problème avec l'étranglement, ce dont nous pourrions discuter, il y a des écoles de formation qui existent pour les gendarmes, notamment une école de formation au maintien de l'ordre, à l'interpellation qui a synthé, qui n'existe pas pour la police, on pourrait aussi mettre en place ce dispositif pour la police. Monsieur Castaner, il dit, il y a un problème avec l'étranglement, donc on va généraliser le taser.

Sauf que, qui vous dit, lorsque vous allez utiliser un taser, qui dit au fonctionnaire qui va l'utiliser que la personne sur qui il va l'utiliser, qui est donc généralement qui est en fuite ou qui commet un acte délictuel, on se fait rarement tirer dessus au taser ou mis par terre lorsque vous marchez simplement dans la rue ou lorsque vous ne faites rien, n'aura pas de problème de cœur, n'aura pas de problème cardiaque. Et donc, cela va engendrer exactement les mêmes problèmes et nous aurons exactement le même débat d'ici quelques mois.

Le problème aujourd'hui, c'est que les policiers ont tellement été lâchés par leur hiérarchie qu'ils sont tétanisés à l'idée de faire leur travail et que cette profession n'attire plus. Moi, je me demande comment est-ce que... Ça fait quatre fois que vous me dites ça, c'est bien. Je me demande comment est-ce qu'on a pu passer d'une police qui était applaudie, soutenue par une majorité de la population après notamment les attentats. Elle est toujours soutenue par la population, toujours. Une police qui est aujourd'hui lâchée par la hiérarchie quand elle est soutenue par une majorité silencieuse et une majorité des Français. Est-ce qu'il faut instaurer en France des statistiques ethniques ?

Non, je n'y suis pas favorable pour une raison très simple, c'est que moi, je combats l'américanisation de la société française et je la combats sur tous les plans, y compris sur le plan culturel. Pas de culture communautaire. Pas de culture communautaire en France. Cette culture ethnique, nous ne l'avons pas en France parce que la Constitution française dit que la République, elle est une et indivisible et que la communauté nationale ne voit que des Français sans aucune distinction de couleur de peau. Ceux qui sont aujourd'hui racistes, ce sont ceux qui se prétendent antiracistes. Et qu'en fait, la mission comme celle d'SOS Raciste et du président d'SOS Raciste, M.

Sopo, qui a, j'irais, nié le fait qu'un policier de couleur noire a été traité de raciste, de vendu par d'autres militants indigénistes, a été aujourd'hui totalement lâché. Ce sont eux aujourd'hui les réels racistes. Et ceux qui se prétendent antiracistes sont les réels racistes aujourd'hui. Et moi, je combats cette ethnicisation de la société française parce que cette partition, cette sédition de la société française à l'image de la société américaine où chacun se définit par sa couleur de peau, je crois qu'il faut absolument combattre cette vision de la société et qu'elle ne doit absolument pas arriver en France parce que ce n'est pas la tradition de la France.

J'avais envie, puisque vous partez sur ce sujet-là, j'avais envie de vous poser une simple question. Pourquoi avez-vous dit qu'Emmanuel Macron n'était pas de France ? Parce que ça, je n'ai pas compris. Ça veut dire quoi, ça ? Qu'il n'est pas de France ? Il n'est pas de France ? Il ne défend pas les intérêts français. Il n'est pas comme vous ? Il n'est pas de France comme vous ? Comme moi ? Il ne défend pas les intérêts français. Non, mais... Pour lui, la capitale, il a renoncé à ce qu'était la France. Mais que vous critiquez. Parce que pour lui, je vais vous dire... Peu importe, je ne suis pas là pour juger. Mais il est de France ou il n'est pas de France ? Il n'est pas de France.

C'est-à-dire ? Il est d'une élite qui ne défend pas... Il est d'une élite populiste. Mais il est français. Il est français. Oui, il est français, mais ce n'est pas le sujet. Je vous parle politiquement. Je ne suis pas sur le terrain de la morale ou sur le terrain de la politique. Non, mais je suis sur le terrain de la politique. Non, mais parce que c'est très ambigu. Vous en conviendrez. Pour lui, la capitale de la France, ce n'est plus Paris, c'est Bruxelles. Et on le voit d'ailleurs au travers des différentes déclarations du plan européen qu'il a présenté il y a quelques jours avec Mme Merkel.

Toutes les décisions politiques d'Emmanuel Macron visent d'abord à se mettre à genoux devant les puissants, devant les intérêts financiers, et notamment devant la Commission européenne à qui il souhaite... Vous voterez ? Il continue de transférer des pouvoirs toujours plus importants et notamment le pouvoir de mettre en place un impôt européen. Vous voterez les aides, 750 milliards d'euros de l'Union européenne aux pays en difficulté ? Non, parce que... Ah non ? Dommage. Et bien naïf celui qui pense que c'est un chèque en blanc et que la Commission européenne pour nos beaux yeux va nous virer un chèque et un virement de 750 milliards d'euros.

C'est de l'argent qu'il nous faudra rembourser auquel... D'ailleurs qu'il faudra faire adopter à l'unanimité par le Conseil européen une grande partie des États d'Europe de l'Est qui ont déjà connu ce regain populaire souverainiste ont d'ores et déjà dit non parce qu'ils savent très bien que cela va nous mettre sous le joug, sous la tutelle de la Commission européenne qui va nous imposer des réformes... Donc pas d'aide européenne ? Vous ne voulez pas d'aide européenne pour la France ? Mais je dis que le rachat des d'aides par la Banque centrale européenne va dans le bon sens.

Je dis que le rachat des d'aides par la Banque centrale européenne ça va évidemment dans le bon sens et que là la Banque centrale européenne joue son rôle. Mais je vous rappelle que la Commission européenne est responsable des cures d'austérité massives qui ont été imposées à la France que la Commission européenne a notamment en matière de santé imposé à 63 reprises et demandé à 63 reprises aux États membres qu'ils baissent leurs dépenses de santé. Alors Emmanuel Macron il croit dans une chimère européenne qui n'existe plus et plus que jamais je crois que nous avons besoin de remettre les traités sur la table et d'aller vers une coopération entre États.

L'Union Européenne a montré son inefficience totale durant cette crise à tel point que nous avons dû en implorer à la Chine de nous livrer des masques. Bien. J'ai une dernière question. Pourquoi est-ce que Marine Le Pen affirme que la France est le pays d'Europe où il y a le plus de morts pendant cette période du Covid ? Elle a dit cela hier matin mais je n'ai pas compris pourquoi. La France est le pays au niveau européen en tout cas dont le gouvernement sur la gestion de la crise et le plus mal Pourquoi est-ce qu'elle affirme que la France est le pays d'Europe où il y a eu le plus de morts ? Pourquoi ? Parce qu'elle porte Pourquoi ?

Elle a défendu le ressenti d'une majorité de Français aujourd'hui. Le ressenti est une chose des chiffres en sont... Pourquoi ? On peut faire une bataille de chiffres. On peut aussi compter le nombre de masques qu'Emmanuel Macron a mis à disposition de nos compatriotes. Je vous pose une question pourquoi a-t-elle dit cela ? Si ce n'est pour insinuer et pour laisser entendre que c'est en France qu'on a le plus mal géré cette crise. À cause du gouvernement qu'on a le plus mal géré cette crise. Monsieur Bourdin, le gouvernement... Non mais pardon, je vous pose la question. Vous allez chercher des gréhèves sur statistiques à Marine Le Pen. Pourquoi ?

La réalité, c'est que Marine Le Pen, ça a été 83 morts pour 100 000 habitants. Grande-Bretagne, 60 morts pour 100 000 habitants. Espagne, 58 morts pour 100 000 habitants. Italie, 56 morts pour 100 000 habitants. Suède, 47 morts pour 100 000 habitants. Et France, 44 morts pour 100 000 habitants. Alors on va fact-checker jusqu'au bout l'intégralité du sujet. Marine Le Pen a été la première responsable politique dès le 29 janvier à demander la fermeture des frontières avec les pays qui étaient des pays foyers de l'épidémie. Emmanuel Macron a refusé de le faire et ça a probablement entraîné l'accélération de la diffusion du virus en France.

Marine Le Pen a demandé le 11 février à l'Assemblée nationale à la ministre de la Santé Madame Buzyn ce qu'il en était de nos stocks de masques, de tests, de médicaments. On nous a expliqué qu'il n'y avait pas de problème. Vous voulez que je revienne sur ce qu'a déclaré Marine Le Pen à propos des masques à une certaine époque ? Peut-être que ce constat vous gêne mais ça fait des années que les thèmes que nous défendons le patriotisme économique la souveraineté dans nos filières stratégiques et notamment en matière médicale puisque 90% de nos filières de médicaments étaient délocalisées à l'étranger.

Le contrôle aux frontières quand nous avons laissé nos frontières grandes ouvertes au moment où l'épidémie s'accélérait pour les fermer quelques semaines plus tard et donner raison au Rassemblement National tous ces sujets ils sont sur la table et les Français voient bien que tout ce que nous avons défendu depuis des années feront partie de ce débat sur la France d'après. Bien, merci beaucoup. Merci Jean-Jacques Merci d'être venu nous voir Jordan Bordela il est 8h56 RMC BFM TV