Retraites, budget : "cela va être rock 'n' roll en octobre"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- Sans oublier un autre dossier qui poursuit le Premier ministre, l'affaire Bétharram. Le corapporteur de la commission d'enquête sur les violences dans les établissements scolaires souhaite que la justice Pour un faux témoignage lors d'une audition. - A.de Tarlé: Question. - S.Pierre-Brossolette: C'est comme ça depuis la 1re heure de son arrivée à Matignon.
M.Barnier est tombé. Pour les mêmes raisons, F.Bayrou ne peut rien faire de plus que ce que faisait M.Barnier.
Sinon, il tombe de la même manière. Avec cette affaire de conclave, il a évité de tomber tout de suite après M.Barnier.
Ca arrange les socialistes de ne pas mettre la France dans le chaos parce qu'électoralement, ce n'était pas bon pour eux et ça donnait trop la main à LFI et tous les autres. Ils ont voulu une certaine stabilité. Ils aimeraient continuer avec cette stabilité.
Ils n'ont aucun intérêt à avoir une dissolution maintenant ou un nouveau gouvernement, mais ils sont obligés, dans leur esprit, pour ne pas trop laisser la main à LFI, de se parer des plumes de "plus à gauche que moi, tu meurs","trahison","Bayrou n'a pas changé la réforme des retraites"...
F.Bayrou est dans une nasse où on ne voit pas très bien comment il pourrait s'en sortir à la rentrée. La droite ne veut pas augmenter les impôts et la gauche ne veut pas couper les dépenses.
On ne voit pas très bien où est la porte de sortie. - A.de Tarlé: F.Bayrou doit annoncer un grand plan d'économies pour le 14 juillet.
Vous attendez ce feu d'artifice? - P.Mabille: Peut-être qu'il va l'annoncer.
En 2007, c'était l'un des seuls à avoir mis le sujet de la dette autant en avant. Là, on va voir ce qu'on va voir. Son identité politique se joue sur ce sujet.
On parlait des différentes mesures. Ce qui se prépare, ce qu'on entend, c'est une baisse des dépenses en volume. Ca veut dire que certaines dépenses vont augmenter, par exemple les dépenses militaires.
Les dépenses de santé ne vont pas baisser. Avec la démographie, si on arrive déjà à les freiner, ce serait formidable. Sur les dépenses de retraite, ce sont des grandes masses.
Seule la désindexation peut permettre d'obtenir quelques résultats. Ca avait fait chuter M.Barnier.
Est-ce que ça passe, cette fois? On verra. Le reste, c'est l'Etat, les collectivités locales, c'est-à-dire des emplois publics en moins, des rapprochements ou des fusions de tel ou tel organisme, des missions auxquelles il va falloir renoncer.
Les lettres-plafonds vont être envoyées par Bercy à partir du 15 juillet, après les déclarations... - A.de Tarlé: Ce sera voté? - P.Mabille: Ca va être très dur.
Est-ce que le coup du PS, qui se pare des vertus de gauche sur le conclave des retraites...
Est-ce qu'il va renoncer à une non-censure sur le budget 2026 ou 2025? C'est la grande question. Le ministre des Finances, E.Lombard, avec A.de Montchalin, va recevoir à nouveau les forces politiques à partir de la semaine prochaine, en amont de la déclaration de F.Bayrou pour essayer de trouver des voies de passage, un équilibre.
Je doute qu'on ait la réponse avant l'été. Tout ça va se passer dans le grand théâtre du Parlement et l'exécution budgétaire de cet automne. Ca promet d'être rock'n'roll. - A.de Tarlé: Dans l'hypothèse où le gouvernement n'arriverait pas à effectuer les 40 milliards d'économies tant annoncés...
Est-ce que les marchés financiers pourraient manifester leur mauvaise humeur? On n'arrête pas d'agiter cette menace. Pour l'instant, on marche sur l'eau.
La dette monte. - S.Villers: Quand on interroge les marchés financiers, les investisseurs étrangers se disent qu'on attend le prochain budget.
Tout va se passer en octobre. En face, l'Allemagne a subi exactement les mêmes crises que nous. Je pense que F.Bayrou était visionnaire en 2007 quand il disait de faire attention à la dette.
Les Allemands ont subi la même chose, mais ils n'ont pas de dette. Quand ils sont mis en grande difficulté, leur modèle se fissure. F.Merz dit à l'Allemagne: "Maintenant, on va pouvoir s'endetter. 500 milliards vont arriver sur les marchés financiers à partir de 2026." Les investisseurs étrangers n'attendent que ça.
Avec la France qui s'endette de manière mécanique mais qui n'a pas de projet, de politique budgétaire...
Pour l'instant, les marchés financiers sont sereins. Il y a d'autres tensions géopolitiques qui les préoccupent. Mais ils attendent l'établissement d'une feuille de route.
S'il n'y a pas de budget voté, on prend le risque qu'il y ait une crise sur la dette française. A ce moment-là, ce ne sont pas les politiques qui décideront, mais la BCE. - A.de Tarlé: Crise financière et politique.
Deux tiers des Français pensent que F.Bayrou ne terminera pas l'année à Matignon. - G.Sliman: CQFD pour tout ce qui vient d'être dit.
On a reposé la question dans notre baromètre économique qui sortira la semaine prochaine. On avait posé la question sur les grands objectifs fixés par F.Bayrou.
D'abord, la dette et les déficits préoccupent plus de trois quarts des Français. Les 2 grandes promesses de F.Bayrou sur les 40 milliards d'économies en 2026 et le retour aux 3 % en 2020...
Plus de 80 % des Français disent que c'est une blague, qu'il n'y arrivera jamais. Les citoyens sont certains qu'il n'y arrivera pas. On ne peut pas imaginer, dans ce qu'est l'Assemblée nationale aujourd'hui, un PS et un RN dire "on y va" à F.Bayrou sur des réformes qui impliqueraient même le quart de ce qui est annoncé et qui nécessiteraient des hausses d'impôts dont la droite ne veut pas entendre parler, des efforts sur les retraites, l'ensemble des catégories sociales...
Ces partis ne l'accepteront pas. Même s'ils ne veulent pas appuyer sur le bouton
François Bayrou