Bourdin Direct du 27 mai - 8h/9h
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Pour les dernières informations, Céline, bonjour.
- 1:19OuverteRéponse partielle
Alors Mélina a écrit à l'établissement pour demander que son fils y retourne. Refus de l'école primaire.
- 1:59OuverteRéponse directe
Je reçois entre 25 et 30 enfants par jour. Sur 259 inscrits à l'école, je ne me vois pas arriver à 60.
- 2:18OuverteRéponse partielle
La règle des 100 kilomètres va-t-elle enfin être assouplie demain ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Alors concrètement, Romain Cluzel, qui peut prétendre à ces primes de l'État pour changer de voiture ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Les conditions d'accès à la deuxième aide, la prime à la conversion, sont-elles assouplies ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20InvitéFait
« Un assouplissement du protocole sanitaire au sein de l'éducation nationale a été évoqué hier par Edouard Philippe. »
- 0:54InvitéFait
« À partir de mardi prochain, il pourrait y avoir plus d'élèves en classe. »
- 2:27InvitéChiffre
« Le PIB pourrait baisser d'environ 20% au deuxième trimestre. »
- 2:45InvitéFait
« Emmanuel Macron appelle les Français à acheter des voitures pour les encourager. »
- 2:50InvitéChiffre
« Le chef de l'État a annoncé depuis l'usine Valeo, hier, dans le Pas-de-Calais, un plan d'aide de 8 milliards d'euros, dont 3 pour renforcer l'aide à l'achat de voitures électriques et hybrides. »
- 3:04InvitéChiffre
« Ce bonus passe à 7000 euros pour les particuliers et 5000 euros pour les entreprises. »
- 3:26InvitéChiffre
« Si vous remplacez cet ancien véhicule par une voiture thermique plus propre, la prime est de 3000 euros et elle monte à 5000 euros pour un véhicule électrique. »
- 3:34InvitéChiffre
« En cumulant les deux aides, on peut donc avoir une réduction de 12000 euros pour acheter une voiture électrique neuve. »
- 3:45InvitéFait
« Des aides pour inciter les Français à passer à l'électrique et pour déstocker les centaines de milliers de véhicules invendus pendant le confinement. »
- 3:49InvitéFait
« Pas de signature pour l'instant, le gouvernement réclame des garanties. »
- 3:52InvitéFait
« Renault qui envisagerait de supprimer 5000 postes d'ici 4 ans avec le non-remplacement des départs à la retraite. »
- 4:24InvitéFait
« Le ministre de l'économie l'a dit hier sur BFM TV, la fermeture de sites, ça doit vraiment être la dernière étape. »
- 4:30InvitéFait
« Oui, l'État est prêt à s'engager à un prêt de 5 milliards d'euros, mais il attend des contreparties. »
- 24:36PrésentateurChiffre
« On le fera si c'est justifié. »
- 31:56PrésentateurChiffre
« On le fera si c'est justifié. »
- 31:59InvitéChiffre
« 2 000 euros pour une voiture, un véhicule hybride rechargeable. 7 000 euros véhicule électrique. 3 000 euros, la prime à la conversion, sous condition de ressources. »
- 34:52InvitéChiffre
« Quand on a fait le grenelle de l'environnement en 2009, il devait y en avoir 2 millions en 2020. »
- 36:10InvitéChiffre
« Vous savez que la plupart des SUV, aujourd'hui, ils polluent cinq fois la norme, alors qu'on a 67 000 morts prématurées dans notre pays par an liées à la pollution de l'air. »
- 38:55InvitéChiffre
« On serait plutôt un petit peu en dessous, probablement, pour la Commission, autour de 800, 700, 800 milliards annoncés. »
- 39:17InvitéChiffre
« Le Parlement européen a voté pour 2 000 milliards. »
- 41:26InvitéFait
« Je vais au salon du Made in France, je travaille beaucoup avec les PME, qui sont essentiellement des PME de territoire. »
- 41:48InvitéFait
« Ils disent, emploi territorial, au niveau de la rénovation de nos bâtiments, au niveau de la rénovation de notre patrimoine, des bâtiments publics. »
- 42:07InvitéFait
« Donc, au fond, l'écologie, aujourd'hui, est la matrice la plus rationnelle pour l'économie et la création d'emplois. »
- 42:51InvitéFait
« Mais quand je vois ce gouvernement, qui relance les mines d'or en Guyane, qui, sur les questions sociales, malheureusement, n'est pas encore à la hauteur. »
- 43:15InvitéFait
« un contrat qui soit l'écologie, la solidarité, la cohésion sociale autour de la République et l'Europe »
- 43:29InvitéFait
« Je n'ai pas tenu ma promesse de réconcilier les Français. Je n'ai pas tenu ma promesse d'apaiser notre société et de porter l'écologie et la solidarité. »
- 44:28InvitéFait
« Son logiciel est caduque. Il n'a pas tenu sa promesse, le président de la République. »
- 45:02InvitéFait
« Il y a aussi un enjeu majeur qu'on puisse faire campagne. »
- 45:14InvitéFait
« La densité des villes, la nature en ville, la question de l'autonomie, la question du télétravail, la question du transport. »
Temps de parole
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Vous écoutez RMC, mercredi 27 mai, l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Kalman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le ras-le-bol des parents qui ne peuvent pas remettre leurs enfants à l'école, faute de place et qui sont contraints de continuer l'école à la maison. Un assouplissement du protocole sanitaire au sein de l'éducation nationale a été évoqué hier par Edouard Philippe. Les salariés de Renault, partagés entre espoir et pessimisme au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron, nous serons devant l'usine de flingue dans ce journal. Et puis Donald Trump, furaxe le président américain, rappelé à l'ordre par le réseau social Twitter qu'il accuse de messages mensongers. Bienvenue à tous sur RMC. Ils n'en peuvent plus de faire l'école à la maison.
Les parents aimeraient tellement croire à un assouplissement du protocole sanitaire mis en place au sein de l'éducation nationale. Il a été évoqué hier par Edouard Philippe. À partir de mardi prochain, il pourrait y avoir plus d'élèves en classe. En attendant, les enfants ont perdu la motivation et les parents leur patience. Rémi Inc. En télétravail depuis le début du confinement, Mélina doit en plus s'occuper de son fils, Liam, scolarisé en CE1. Problème, l'école à la maison est devenue ingérable. On ne peut plus faire l'école à la maison. C'est devenu très compliqué. C'est la guerre. On se bat. Je veux qu'il travaille et il n'y a pas envie. Donc c'est très difficile.
Alors Mélina a écrit à l'établissement pour demander que son fils y retourne. Refus de l'école primaire.
Tant qu'ils doivent respecter le protocole à la lettre, ils ne pourront pas ouvrir à plus d'enfants. Je me sens un peu abandonnée. On n'a pas trop de relations. Ce n'est pas nous qui sommes à l'origine de la demande. Je sens qu'il n'y a pas trop de contact avec l'école. Accueillir davantage d'élèves, oui, assure Olivier Flippot, directeur d'école à Sergi dans le Val-d'Oise. Mais à condition d'assouplir les protocoles sanitaires, beaucoup trop strict pour l'instant.
Je reçois entre 25 et 30 enfants par jour. Sur 259 inscrits à l'école, je ne me vois pas arriver à 60. Et ensuite, il faut qu'il y ait des enseignants en face. Moi, sur mon équipe, actuellement, j'en ai 6 présents.
Le directeur d'école a déjà annoncé que son établissement n'accueillerait pas de nouveaux élèves avant le 8 juin prochain. Reportage de Signé Reming avec Marie Monnier. Je précise que le dispositif de chômage partiel sera prolongé pour les parents des élèves qui ne peuvent pas retourner à l'école. La règle des 100 kilomètres va-t-elle enfin être assouplie demain ? Conseil de défense, aujourd'hui et demain, donc, pour affiner la phase 2 du déconfinement. Le PIB pourrait baisser d'environ 20% au deuxième trimestre. Prévision de l'INSEE ce matin qui précise aussi que la chute du moral des ménages s'accentue encore un peu au mois de mai. Deux points en moins par rapport à avril.
Il faut sauver la filière auto. Emmanuel Macron appelle les Français à acheter des voitures pour les encourager. Le chef de l'État a annoncé depuis l'usine Valeo, hier, dans le Pas-de-Calais, un plan d'aide de 8 milliards d'euros, dont 3 pour renforcer l'aide à l'achat de voitures électriques et hybrides. Alors concrètement, Romain Cluzel, qui peut prétendre à ces primes de l'État pour changer de voiture ? La première aide, le bonus pour l'achat d'un véhicule électrique est disponible pour tous. Ce bonus passe à 7000 euros pour les particuliers et 5000 euros pour les entreprises. Les conditions d'accès à la deuxième aide, la prime à la conversion, sont-elles assouplies ?
Il faut d'abord que votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 18000 euros par part. Pour un couple avec deux enfants, cela représente 54000 euros de revenus. Il faut également mettre à la casse un ancien véhicule, immatriculé avant 2006 pour les essences et avant 2011 pour les diesels. Si vous remplacez cet ancien véhicule par une voiture thermique plus propre, la prime est de 3000 euros et elle monte à 5000 euros pour un véhicule électrique. En cumulant les deux aides, on peut donc avoir une réduction de 12000 euros pour acheter une voiture électrique neuve.
Des aides pour inciter les Français à passer à l'électrique et pour déstocker les centaines de milliers de véhicules invendus pendant le confinement. Sur les 8 milliards annoncés, il y a 5 milliards de prêts garantis par l'État accordés à Renault. Pas de signature pour l'instant, le gouvernement réclame des garanties. Renault qui envisagerait de supprimer 5000 postes d'ici 4 ans avec le non-remplacement des départs à la retraite. Le constructeur annoncera après-demain un plan d'économie de 2 milliards d'euros. Les salariés sont fébriles. On retrouve Perinstorm devant le site de Flin qui va être épargné par les fermetures envisagées. On attend avant de s'inquiéter, on est dans l'expectative.
Voilà ce que nous disent la plupart des salariés qu'on a pu rencontrer ce matin. L'un d'eux nous expliquait, l'État a demandé des gages à Renault. Donc on voit que le discours de Bruno Le Maire ici, il a eu un certain écho et qu'il a suscité beaucoup d'attentes. Le ministre de l'économie l'a dit hier sur BFM TV, la fermeture de sites, ça doit vraiment être la dernière étape. Oui, l'État est prêt à s'engager à un prêt de 5 milliards d'euros, mais il attend des contreparties. Et pour l'heure, rien n'a été signé. Contrepartie ici à Flin, le site ne va pas fermer. La CFDT l'a confirmé après une réunion avec la direction en début de semaine.
Mais l'activité va évoluer, ce qui suscite un certain nombre d'interrogations. Il y a beaucoup d'inquiétudes concernant d'autres sites en France, que ce soit Choisy-le-Roi, Codan, Dieppe, mais aussi Maubeuge, 1600 salariés qui pourraient être victimes de cette restructuration. Une réunion d'ailleurs avec les élus locaux doit se tenir la semaine prochaine. Une chose est sûre, des choses vont changer. Si rien n'est fait, Renault peut être en péril, a averti Bruno Le Maire. RMC 8h07, à quoi va ressembler le second tour des municipales fixés le 28 juin ?
Christophe Castaner consulte cet après-midi les chefs de parti et des élus, dont certains réclament l'assouplissement des conditions de vote par procuration. Le reportage à Toulouse du correspondant de RMC, Jean-Wilfrid Forquès. Pour Enzo, 21 ans, le vote par procuration évitera de mettre son père en danger. Je trouve que la procuration, c'est très bien, parce qu'au second tour, ça permettra que j'aille voter à la place de mon père, qui a 58 ans et qui est quand même assez fragile au niveau santé. Donc je trouve que c'est une très bonne idée.
Selon Francis, pas d'excuse, tout le monde pourra voter et c'est capital. Sinon, on va avoir très peu de votants et donc des gens qui vont être élus avec très peu de voix, quoi. Et qui ne seront pas forcément représentatifs de la totalité des inscrits.
C'est l'association France Urbaine, association qui rassemble les maires des grandes villes, qui milite pour l'assouplissement des règles du vote par procuration.
Son président, Jean-Luc Moudinque. Aujourd'hui, quand vous voulez établir une procuration, il faut donner un motif. On propose de supprimer ça. Il faut également, lorsqu'on porte une procuration, être inscrit sur la même liste électorale que celui qui vous a donné procuration. Donc ça, on pourrait tout de même supprimer cette condition. À Toulouse, la ville dirigée par Jean-Luc Moudinque. Au premier tour, en pleine épidémie, plus de 6 Toulousains sur 10 étaient abstenus.
L'Assemblée nationale doit se prononcer cet après-midi sur l'application de traçage StopCovid. Application qui est prête, qui a reçu hier un avis positif de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL. La France des solutions sur RMC. Chaque semaine, nous mettons en avant des initiatives positives, concrètes, solidaires, qui font du bien. En attendant la réouverture, on l'espère très bientôt, des bars, restaurants, cafés. Voici donc une initiative qui permet de payer ses futures consommations. Ça s'appelle J'aime mon Bistrot, plus d'un million d'euros déjà collectés. Reportage à Lyon, Héloïsa Patricio. Brice est un habitué de ce café-restaurant.
Le patron est même un ami. Alors c'est tout naturellement qu'il a voulu montrer sa solidarité.
Ici, je viens assez souvent, j'habite juste derrière. Du coup, je me suis dit, pourquoi pas faire ce petit geste.
Ce petit geste, il l'a fait sur le site internet de l'opération J'aime mon Bistrot. Brice a commandé un bon d'achat d'une valeur de 50 euros qu'il utilisera lors de la réouverture.
C'est un peu le ticket moyen, ce que je dépense à midi, quand je viens ou le soir.
Les fonds sont immédiatement perçus par les propriétaires. Jonathan est restaurateur et il est agréablement surpris par ce soutien virtuel. On a retrouvé nos clients à travers l'établissement, des gens qui sont là chez nous tous les jours, à qui on a pu manquer, des gens qui nous ont manqué aussi. Cette opération a été créée par un réseau de distributeurs et industriels de la restauration. Le porte-parole Joël Chalvet se félicite d'une telle réussite. Les consommateurs continuent de témoigner leur fidélité, vraiment soutiennent leurs établissements, avec un côté psychologique qui, à mon avis, est au moins aussi important que le côté financier.
La plateforme solidaire reste active jusqu'au déconfinement de tous les établissements. Le couple Balkany fixé sur son sort ce matin, déjà condamné pour fraude fiscale, les époux Balkany sauront s'ils le sont également pour l'effet de blanchiment aggravé. Donald Trump est furieux, furieux parce que le réseau social Twitter, qu'il adore, décide de corriger deux de ses tweets. Cédric Feige, vous êtes le correspondant de RMC aux Etats-Unis. C'est une première pour le président américain qui adore donc s'exprimer sur ce réseau. Oui, tout a commencé avec un tweet de Donald Trump envoyé hier matin.
Le président s'en prenait une fois de plus au vote par correspondance, en disant que cette façon de voter favorise la fraude électorale. Ce tweet du président n'a pas éveillé l'attention plus que les autres, sauf chez Twitter, où on a vu une bonne occasion d'utiliser pour la première fois un nouvel outil maison anti-fake news. Et donc en fin de journée, Twitter a ajouté une petite ligne bleue en dessous des deux tweets du président. Il est écrit « Obtenir les faits à propos du vote par correspondance ». Et si vous cliquez dessus, vous arrivez sur une page qui fait du fact-checking des tweets présidentiels, qui vérifie les faits.
Et donc un texte explique que Donald Trump a fait des déclarations sans fondement sur le vote par correspondance, et qu'il déclare à tort que cela truque une élection. Donald Trump a réagi en accusant Twitter d'interférer dans la présidentielle de 2020, et il ajoute qu'il ne laissera pas Twitter étouffer la liberté d'expression. Réunion de crise à la Fédération Française de Football ce matin. Il va falloir trancher l'épineuse question de l'élargissement de la Ligue 2 de 20 à 22 clubs actés en Assemblée Générale de la Ligue. Et puis Didier Deschamps, qui a été très discret durant la crise, donne une longue interview à nos confrères du Parisien.
Le coach des Bleus salue une décision sage et cohérente d'avoir mis un terme à la saison. Le sélectionneur qui se dit inquiète aussi de récupérer ses joueurs qui voient à l'étranger fatigués. Le calendrier est trop chargé, selon lui.
Il est 8h12. Merci, merci Céline. 8h12, Claude. Claude est à Menton, dans les Alpes-Maritimes. Bonjour Claude. Bonjour Jean-Jacques. Merci d'être avec nous. Alors à propos des masques.
Écoutez, je ne vois pas l'intérêt. Je ne vois pas l'intérêt d'augmenter l'amende de la portée à 300 euros, puisque de toute façon, les contrevenants, ils ne vont pas attendre qu'il y ait des représentants des forces de l'ordre pour jeter leur masque et crier sur la voie publique. Regardez, je jette mon masque.
Oui, mais Claude, Claude, certains pensent que la crainte de payer 300 euros, la crainte de l'amende, puisse faire reculer certains. Vous ne croyez pas, vous ? Oui, mais enfin, les gens qui commettent ces actes délictuels,
ils n'ont pas d'état d'âme. Ils le font discrètement. Et ils n'ont aucun souci. Mais comment faire ?
Alors, comment faire ?
Eh oui, soit il faut mettre un agent de la force publique derrière chaque individu,
ou il faut autoriser la dénonciation. Alors là, attention. Mais là, c'est un autre débat. Ah oui, là, c'est un autre débat. Bon. Bien sûr. Bien, merci beaucoup, Claude. Merci. François-Guy Trébul. Merci, Claude. François-Guy Trébul est professeur des universités, directeur de l'école de droit de la Sorbonne à l'université de Paris 1. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Un problème de droit, là, vous avez entendu ? Un petit problème de droit, oui. Oui, un problème de droit. Comment faire, d'ailleurs ? C'est difficile. C'est un arrêté municipal qui doit déterminer, si on fixe une amende ?
Il y a des règles qui peuvent être municipales. Il y a aussi des incriminations qui sont des incriminations nationales. Mais je ne suis pas sûr qu'il faille faire une loi sur tout. Je crois que j'ai une solution qui est assez bonne. C'est des masques qui sont réutilisables et pas jetables. Ça peut peut-être être une possibilité.
Voilà, ce que vous portez. Merci, François-Guy Trébul. Bien, parlons de ce qui se passe à la Sorbonne. À l'université, vous êtes directeur de l'école de droit de la Sorbonne, Paris 1. Université Paris 1, que se passe-t-il ? Eh bien, à la Sorbonne, pas de note en dessous de 10 au partiel.
C'est en tout cas ce qui a été voté à une très courte majorité par un des conseils. Et c'est quelque chose contre lequel il y a des recours, contre lequel il y a des gens qui se battent. Donc on n'en est heureusement pas encore là. On n'en est pas encore là. C'est en tout cas quelque chose qui a été voté, mais qui, on peut l'espérer, ne s'appliquera pas.
Oui, d'accord, mais enfin, le tribunal administratif a autorisé l'université à ne pas mettre de note en dessous de la moyenne.
Alors, dans une procédure d'urgence, le tribunal administratif a donné tort à ceux dont j'étais, qui lui demandaient de suspendre cette décision. Maintenant, il faut que ce soit jugé au fond. Et puis le recteur de l'Académie de Paris, avec le soutien de la ministre de l'Enseignement supérieur, a lui suspendu cette disposition et fait un recours en urgence devant les juridictions administratives pour qu'il soit statué là-dessus.
Alors, le débat est ouvert à la Sorbonne, mais il est ouvert dans de très nombreuses universités en France. Compte tenu des événements et de la difficulté pour certains de suivre des cours ou de passer des partiels, à cause des difficultés numériques notamment, n'était-il pas logique de ne pas mettre de note en dessous de 10 ?
Alors non, il n'est jamais en aucun cas logique de ne pas mettre de note en dessous de 10. Soit on évalue, soit on n'évalue pas. On pourrait décider que c'était une année blanche, que tout le monde reste dans l'année et puis qu'on passera les examens l'année prochaine. On peut décider beaucoup de choses, mais demander à des enseignants-chercheurs de faire des examens en disant que de toute façon, celui qui se présente soit aura au-dessus de la moyenne, soit ça ne comptera pas. C'était pour de rire et quelque chose qui est juste inadmissible pour nous.
C'est une prime à l'ignorance ? C'est une prime à quoi ?
Ce n'est pas une prime à l'ignorance, c'est le mépris du travail des étudiants, c'est le mépris du travail des enseignants. Il faut savoir que depuis le 13 mars, depuis l'annonce du confinement, on a mis des cours en ligne. On a des collègues qui ont complètement changé leur façon de travailler. Pas tous, il y a quelques ratés, mais globalement le travail a été fait. Les étudiants ont été là. Quelles ont été les conséquences ? Ils se sont mobilisés pour travailler. On a mené des examens. Les taux de participation aux examens qu'on a menés sont entre 85 et 100%. Je faisais passer hier des euros sur Zoom, je vais en faire passer tout à l'heure à des étudiants. Ils arrivent à se connecter.
Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas aménager les choses, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas alléger les régimes d'examen, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas aider les étudiants qui sont victimes de la fracture numérique. Elle existe, bien sûr, elle existe. Mais ce n'est pas parce qu'il y a un pourcentage d'étudiants qui sont en difficulté qu'il faut renoncer à ce qui fait la qualité de l'université. Oui, et puis ça dévalorise l'examen, totalement. Ça nous rend profondément ridicules, excusez-moi, mais j'ai vraiment honte. Quand on voit que dans le monde entier, il y a de la précarité numérique, je vais vous donner un exemple.
On a au CAIR un institut qui est un institut remarquable, l'Institut du droit des affaires internationales depuis 30 ans, qui fonctionne là-bas, dans les conditions du CAIR, avec des étudiants qui viennent de tout le continent africain. Mes collègues ont fait passer leurs examens à distance. Et personne n'y a trouvé à redire. Dans le monde entier, il y a une pandémie. Dans le monde entier, les étudiants s'adaptent. Et nous ne pourrions pas tenir nos examens.
Les syndicats étudiants qui poussent à cela, les syndicats l'UNEF en tête, avec des arguments que vous ne recevez pas.
Avec des arguments qui sont des arguments qui se trompent de cible. Oui, encore une fois, il faut accompagner les étudiants. Et c'est notre métier. Mais pas n'importe comment et pas en sacrifiant tout ce qui fait la réputation de nos formations. Je voudrais rajouter quelque chose quand même. Paris 1 serait dans cette situation. Mais pas Paris 2. Mais pas Nanterre. Mais pas Paris 5. Mais pas les universités de province. Il y a donc quelque chose de bien particulier chez les étudiants de Paris 1.
Oui. Oui. Dites-moi, dévaloriser le diplôme. Et puis surtout, décourager ceux qui travaillent. Bien sûr. Bien sûr. Parce que celui qui a bossé, celui qui a eu toutes les difficultés du monde, a trouvé une bonne liaison numérique pour passer son examen, on lui dirait, oui, tu as travaillé pour rien. Absolument. Je vais vous donner un exemple. Si tu n'avais pas travaillé, tu aurais au moins 10. Exactement.
Avec le système qui a été adopté à l'initiative de certains, il y a un mécanisme qui fait que vous êtes dispensé quand vous n'avez pas la moyenne. Donc on va prendre 4 notes. Un étudiant qui a 18 dans une matière, une matière peut-être optionnelle, et qui va être en dessous de la moyenne dans toutes les autres. Il aura donc eu 18 à son semestre. Un élève qui aura travaillé, qui aura eu entre 10 et 12 à chacune de ces matières, ce qui est à l'université, loin d'être honteux, on le sait bien, va avoir une moyenne de 11. Et ça, c'est la justice et l'égalité ?
Oui. Oui. Oui, oui. Alors, quel recours maintenant ? Où est-ce que vous en êtes ? Parce que vous vous battez contre cette idée.
Pieds à pied et jusqu'au bout. Les recours aujourd'hui sont les recours du déféré rectorale. Donc le recteur a interpellé les juridictions administratives. Et on espère bien que cette décision sera définitivement écartée. Pour le moment, en tout cas, elle est suspendue. Et donc pour le moment, il est possible de faire passer des examens qui répondent à nouveau à la fois... Notés normalement. Voilà, exactement. Notés normalement. Exactement. Et pas tout le monde au-dessus de 10. Et je voudrais aussi attirer votre attention sur le fait qu'on a beaucoup parlé de parcours sup dans l'actualité récente. Oui. Aujourd'hui, en licence en droit à Paris 1, il y a 740 places.
Il y a plus de 13 000 étudiants qui veulent nous rejoindre. Aujourd'hui, pour à peu près 1000 places, on a plus de 44 000 candidatures. Si on se bat, c'est pour les étudiants qui sont en ce moment en train de faire leurs études chez nous. C'est pour les milliers qui sont passés. Et c'est aussi pour tous ceux qui veulent nous rejoindre parce que c'est absolument quelque chose qu'on leur doit. Merci beaucoup.
Merci d'être venu nous voir. François-Guy Trébul, professeur à l'université Paris 1, directeur de l'école de droit de la Sorbonne à Paris 1. Il est 8h20, Mathieu.
À suivre, 1100 milliards de dollars débloqués par le Japon pour relancer son économie. Et l'Europe, combien va-t-elle mettre sur la table ? On va en parler avec Frédéric Simotel dans un instant sur RMC.
RMC pour un direct.
Il y a des étudiants qui veulent être notés cette année. Et puis, il y a des enfants, des élèves qui aimeraient bien retourner à l'école. 7 élèves sur 10 sont encore à la maison aujourd'hui. Oui, mais les directeurs d'école, les principaux de collège disent pour pouvoir accueillir plus d'élèves, il faudrait peut-être assouplir les conditions sanitaires et les règles de distanciation physique. Bertrand nous dit qu'il faudrait être fou, irresponsable d'assouplir ses règles. Si on commence à se relâcher, il y aura une deuxième vague, selon Bertrand. On est fin mai, est-ce que ça vaut le coup de prendre tous les risques pour quelques semaines de cours ?
Philippe nous dit que finalement, il trouve ça bien, l'école à la maison. On a trouvé un bon système de garde avec mon ex-femme. Ma fille fait bien ses devoirs, elle peut jouer. Et en plus, on a mis la piscine, je la garde encore à la maison. Lionel, lui, en revanche, a deux enfants, un de 7 ans qui est au CP, et puis un autre de 5 ans en moyenne section. Ils sont encore à la maison, mais dès le 2 juin, le premier ira à l'école. Que les matins, et le petit ira à l'école, mais que deux fois par semaine, alors que je travaille toutes les nuits, ça commence à devenir compliqué. On en saura un peu plus demain, discours d'Edouard Philippe, sur cette deuxième phase de déconfinement. RMC, 6h-9h.
Vaud'indirect.
Avant de retrouver Frédéric Simotel, parce qu'il y a des fraudes au chômage partiel, et il y en a beaucoup, des fraudes. En France, quand même, sur la fraude, on n'est pas bon. Il y a des erreurs et des fraudes. Oui, oui, des erreurs et des fraudes. Bon, l'Europe, faisons un bilan pour terminer cette matinée, un bilan sur le coronavirus. Où est-ce qu'on en est ? Combien de morts en France ces dernières 24 heures ? Alors, 83 morts en France ces dernières 24 heures, la bonne nouvelle, c'est que le nombre de patients en réanimation continue de baisser. Régulièrement. L'Espagne, l'Espagne, j'ai une information en Espagne, a décrété 10 jours de deuil national.
Ça commence ce mercredi pour rendre hommage aux 27 000 victimes de l'épidémie, là-bas donc en Espagne. L'Allemagne, de son côté, prolonge les règles de distanciation jusqu'à la fin du mois de juin.
Certaines régions, comme la Saxe, veulent en finir plus rapidement. Elles l'ont fait savoir avec ces restrictions, mais elles se sont très rapidement attirées les critiques du reste du pays. Autrement dit, on va limiter les déplacements en Allemagne, les regroupements, jusqu'à 10 personnes jusqu'à la fin du mois de juin. Pas plus de 10 personnes jusqu'à la fin du mois de juin. Et puis en Italie, le Colisée va rouvrir à Rome à partir du 1er juin. C'est plus de 7 millions de visiteurs chaque année. Et puis le site de Pompéi aussi va rouvrir. Il est 8h25, Frédéric Simotel, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Que se passe-t-il ? Le ministère du Travail s'inquiète.
Fraude dans le recours au chômage partiel. Il a lancé un vaste plan de contrôle ? Ah oui, il ne s'en cache pas. Il va renforcer les contrôles. Il y a plusieurs dizaines d'agents lors des directions régionales. Les directs, comme les appellent les directions régionales, les entreprises, concurrence autour de l'emploi. Et donc pour détecter les fraudes, compte tenu, il y a beaucoup d'argent public investi. Donc il faut aller voir s'il est bien réparti. On peut voir ça un peu comme un revirement. Parce qu'il avait incité au départ les entreprises à aller vers ce système de chômage partiel. qui avait été assoupli pour éviter les... Comment se pratique la fraude ?
La fraude, ça se pratique à la fin de chaque semaine ou de chaque mois. On va déclarer le nombre d'heures chômées ou travaillées de son collaborateur. Et puis peut-être que son supérieur lui aura demandé de travailler un peu plus. Et puis il va déclarer moins d'heures travaillées, plus d'heures chômées. Donc il fait payer par l'État le travail de son salarié. Il aura eu la productivité du salarié remboursée par l'État. Oui, d'accord. Donc il y a tout ça. Attention parce que ça peut aller très loin dans les sanctions. C'est les sanctions, c'est fausses déclarations, travail dissimulé.
Donc ça peut être interdiction de bénéficier des aides en matière d'emploi pendant 5 ans, remboursement des sommes perçues, redressement auprès de l'URSSAF. Ça peut aller jusqu'à des sanctions pénales. 225 000 euros d'amende, 45 000 euros. Et délit d'escroquerie à l'État ? Délit d'escroquerie à l'État, oui. Et puis il y a le côté image. Alors il faut savoir que les agents des impôts ont le droit d'arriver dans l'entreprise et de descendre jusqu'à regarder vos emails, vos WhatsApp, pour voir vraiment à quelle heure on vous sollicitait en tant que salarié. Et puis autre chose, je vais en parler avec mon invité Yannick Jadot, qui est député européen, je le rappelle, mais je vais lui en parler.
L'Europe, aujourd'hui, va faire des annonces très importantes sur la relance économique. Très attendu, puisque c'est vraiment un crash test pour Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, parce que d'un côté, il y a eu le plan franco-allemand, donc 500 milliards, on en a parlé. De l'autre, il y a ce qu'on appelle les pays un peu frugaux, les quatre frugaux, c'est l'Autriche, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, qui disent non, non, c'est... Non, non, qu'ils ne veulent pas payer pour tout le monde. Voilà, ils veulent faire autrement. Donc, alors on estime que l'Europe va sans doute faire un plan à 1000 milliards.
Alors est-ce qu'il va s'appuyer sur les 500 milliards franco-allemands ? On va voir. Derrière les aides, ce sera des soutiens à l'investissement public, des États membres, le soutien à l'investissement privé, programme santé aussi, on va voir aussi ce que seront les investissements, notamment pour le stockage des masques. Donc tout ça est très très attendu. Vraiment, il va falloir trouver ce compromis entre les 27. Bien, je vais en parler avec Yannick Jadot. 1000 milliards pour l'Europe, 1000 milliards pour le Japon, j'ai vu. Dans la nuit, il y a des pêches qui arrivent. 1000 milliards, les Japonais vont injecter 1000 milliards dans leur économie. Là encore, ils vont t'emprunter.
Tout le monde emprunte. Tous les pays du monde, toutes les régions du monde empruntent aujourd'hui. Après, il faut voir qui garantit. D'où vient l'argent, qui garantit. C'est surtout ça. J'aimerais qu'on m'explique tout ça, parce que c'est très intéressant. Demain matin, nous allons essayer de vous raconter, vous expliquer. 8h28, c'est notre but de vous expliquer. Merci d'être avec nous le matin sur RMC et RMC Découverte. C'est un vrai plaisir, vous le savez. Je vais remercier encore une fois toutes nos équipes qui sont là et qui assurent. C'est moi qui ne vais plus assurer. C'est moi qui ne vais plus assurer, petit chat dans la gorge. Qui assure ces matinées, c'est un régal.
Yannick Jadot sera avec nous dans un instant sur RMC et BFM TV. Ne le ratez pas, à tout de suite.
RMC Bourdin Direct.
Jean-Jacques Bourdin. Notre invité Yannick Jadot, bonjour. Bonjour. Qu'est-ce que je peux dire ? L'homme de l'écologie, le représentant numéro un, un écologiste, un écologiste, un futur candidat, un futur candidat à la présidence de la République, peut-être ? Je ne suis pas certain que ce soit l'obsession des Français en ce moment de penser à 2022. Ils sont dans la crise. Non, non, non, non, mais je vais y revenir quand même. Ils ont la truie pour leur boulot, ils ont la truie pour leur entreprise. Mais je vais en parler, j'en parle tous les matins, parce qu'on parle d'un gouvernement d'Union Nationale avec un contrat de gouvernement. J'y reviendrai tout à l'heure, Yannick Jadot.
Bien, puisqu'on parle effectivement de la crise sanitaire et du déconfinement, est-ce qu'il faut assouplir, demain on attend le Premier ministre qui va s'exprimer pour nous parler de la phase numéro 2 de déconfinement, est-ce qu'il faut assouplir maintenant ce déconfinement ? Il faut, je ne sais pas moi, ouvrir les parcs et jardins, il faut ouvrir les cafés, les restaurants, les bars. Il faut certainement ouvrir les parcs et les jardins. Même en zone rouge ?
Bien sûr, vous avez vu cette adhération, en plus on est dans une période où il fait beau, où les gens s'agglutinent autour des parcs, sont extrêmement proches les uns des autres, et vous avez ces parcs qui sont fermés, où personne ne peut aller. Je pense qu'il est temps de sortir d'une forme d'infantilisation des Français, où on leur explique qu'ils sont... On a infantilisé les Français pendant ce confinement ? On les a infantilisés, on les a culpabilisés. Infantilisés... Mais beaucoup de Français ont peur ! 50% des Français sont très prudents, Yannick Jeanne. Mais la question de l'infantilisation n'est pas en lien avec la prudence.
Les Français ont été extrêmement responsables pendant ces périodes. Mais quand on leur explique le matin que, franchement, s'ils ne sont pas sages, s'ils se comportent mal, on va reconfiner, c'est une forme de culpabilisation. Quand on explique qu'il faut que ce soit le Conseil constitutionnel quasiment qui décide si on peut se réunir chez soi ou pas, à plus de 10, quand on interdit les parcs et les jardins, alors que partout en Europe, les Européens sont responsables. Ils ont bien compris qu'il n'y avait pas de danger. Ils ont bien compris qu'il ne fallait pas faire la fête tous ensemble dans les parcs et les jardins. Oui, ça dépend. Mais on a besoin de la nature. On a besoin d'espace.
Il faut voir aussi ce que disent les psychiatres, les psychanalystes autour de cette période. C'est dur. C'est dur pour les adultes. C'est très dur pour les enfants. Donc, il faut ouvrir davantage d'espace. Alors, Yannick Jadot, vous demandez quoi ce matin ? Vous demandez l'ouverture des parcs et jardins, on a bien compris, en zone rouge, même en zone rouge. Vous demandez l'ouverture des cafés-restaurants très vite, début juin, la semaine prochaine. Moi, je vois beaucoup de restaurateurs se préparer très correctement à faire en sorte que ce soit possible, que ce soit respectueux des normes sanitaires.
À partir du moment où c'est respectueux des normes sanitaires, je ne vois pas de raison à ce qu'on ne réouvre pas les restaurants. Le problème pour les restaurants aujourd'hui, c'est plus un sujet de rentabilité. Parce qu'à partir du moment où vous avez la moitié des tables qui ne sont pas occupées, comment vous rentabilisez votre affaire ? Et là, de la nécessité que le soutien de l'État à la restauration, à l'hôtellerie, à tous ces lieux, soit à la hauteur de l'enjeu pour eux de garder leur affaire. Alors, mobilité aussi accrue au-delà des 100 kilomètres. Cette règle devrait être abolie. Vous demandez de terminer les 100 kilomètres.
Non, mais il faut faire attention aux concentrations, toujours. Oui. Mais permettre à chacun de circuler sur tout le territoire librement. Il faut faire attention à ce qu'il n'y ait pas de nouveaux clusters. Mais moi, j'ai ma mère qui est en Picardie, dans l'Aisne. C'est à Lens, c'est à 130 kilomètres de Paris. Elle n'a pas vu ses enfants depuis 2-3 mois. Je pense que ça serait bien que je puisse faire 130 kilomètres jusqu'à Lens. Oui. Bien. Vous parliez d'aide. D'aide aux restaurateurs. D'aide à la consommation. Il faut encourager la consommation. Est-ce que les aides à la consommation sont indispensables, Yannick Jadot ? Il faut une aide au pouvoir d'achat aujourd'hui.
Beaucoup de Français... Donc, à la consommation. Ça se traduira par de la consommation, évidemment. Parce que vous avez beaucoup de Français. Non, mais je vous dis ça, parce que j'entends beaucoup d'associations écologistes qui disent « Attention, attention ! Si on encourage la consommation, pour la planète, c'est mauvais ! » Non, attendez. Alors, moi, je ne fais pas partie des personnes qui, un, ont considéré que ce Covid, cette pandémie, c'était un châtiment de la nature, comme la peste était un châtiment de... J'ai entendu ça. Vous l'avez entendu, vous aussi ? Oui, je l'ai entendu. Ce n'est pas un châtiment de la nature, ce n'est pas une punition de la nature.
Les virus ont toujours existé. Incontestablement, il y a un lien avec la crise écologique, puisque la déforestation accroît la propagation des virus, et que cette mondialisation accroît la rapidité de la propagation des virus. Deuxièmement, je ne fais pas partie des gens qui se réjouissent de la période que nous vivons, et particulièrement que nous avons vécu quand nous étions entièrement confinés. Je veux dire, ce n'est pas un mode de vie écolo que d'être bloqué chez soi, de ne pas avoir de rapports sociaux, de ne pas pouvoir sortir, de ne pas pouvoir apprécier la nature, de ne pas pouvoir être avec les autres. Donc, il faut sortir de cette période-là.
Et on a beaucoup de Français aujourd'hui qui sont en situation économique extrêmement difficile. Extrêmement difficile. Nous, les écologistes, proposons une aide substantielle au revenu, jusqu'à 500 euros pour les personnes qui bénéficient des minimas sociaux, parce qu'entre l'augmentation des frais d'alimentation, parce que vous ne mettez plus vos enfants à la cantine, l'augmentation des frais d'électricité, vous ne pouvez plus payer vos loyers, les petits surplus de revenus minimum provisoires. Exactement. C'est ce que vous demandez. Bien sûr, revenus minimum provisoires. Absolument. 500 euros.
Les petits surplus que les ménages avaient, par un petit boulot, parfois pas déclaré, mais qui permettaient de boucler le mois. Pendant combien de temps, ce revenu minimum ? Pendant toute la période, au moins jusqu'à la rentrée. Au moins jusqu'à la rentrée. Jusqu'en septembre. Absolument. On est dans une période... Sous conditions de ressources, évidemment. On est dans une période... Évidemment. On est dans une période extrêmement difficile. Beaucoup de Français souffrent. Il faut qu'on mette aussi le paquet sur la capacité de ces Français à affronter cette situation. De la même façon... Et vous avez vite donné une capacité de consommer. Absolument. Mais parce qu'il faut...
Mais il faut se nourrir. Mais bien sûr. Parce qu'il faut se nourrir. Parce qu'il faut s'habiller. Bien sûr. Parce qu'il faut que les enfants puissent retourner, il faut, dans les clubs de sport. Parce qu'il va falloir que tous ces enfants qui ont été... Qui vont être sortis quand même assez largement du système scolaire, même s'il y a eu des cours par Internet, même s'il y a eu des cours par Internet, même si une partie... Bon, il va falloir remettre ça. Et puis, c'est pour ça que j'ai demandé aussi qu'on remette en place les emplois aidés. Les emplois aidés. Vous savez que des centaines de milliers de jeunes vont arriver sur le marché du travail qui n'y aura pas de boulot.
Il faut remettre 300 000 emplois aidés dès 2020. C'est essentiel pour les jeunes. C'est essentiel pour qu'il n'y ait pas trop d'éloignement du marché du travail. C'est essentiel aussi pour toutes ces associations d'aide alimentaire, de solidarité, qui font vivre les quartiers. C'est essentiel qu'elles aient des personnes pour travailler, pour faire vivre cette solidarité. Bien, la plan de redance pour l'automobile. Vous avez écouté le président de la République hier. Comment le trouvez-vous ? Je rappelle, je ne vais pas entrer dans tous les détails. On le fera si c'est justifié. 2 000 euros pour une voiture, un véhicule hybride rechargeable. 7 000 euros véhicule électrique.
3 000 euros, la prime à la conversion, sous condition de ressources. Encore une fois, qu'en pensez-vous ? Il y a de bonnes choses. Il y a de bonnes choses, notamment sur l'idée de favoriser l'achat de véhicules électriques ou hybrides, des véhicules moins polluants, notamment en ville. Sur le fait qu'on aide les ménages les plus en difficulté pour se débarrasser de leur vieille voiture, pour acheter une voiture qui consomme moins, ça va dans le bon sens. Il y a 2-3 choses que je regrette profondément. 1. On n'exclut pas les SUV de la prime à la conversion. On sait qu'en 10 ans, le marché des SUV a explosé. C'est la deuxième cause des règlements climatiques depuis 10 ans dans le monde.
La deuxième cause après l'énergie. C'est-à-dire que l'explosion des SUV, c'est la deuxième chose que je regrette. On ne met pas en perspective la question de l'automobile et de l'industrie automobile. C'est quoi les deux grands sujets ? À Paris, dès 2024, on va interdire le diesel. Comme dans beaucoup de villes d'Europe, vous avez eu dans cette élection municipale 22 villes de plus de 100 000 habitants qui veulent mettre en place une limitation parce que c'est le droit européen, c'est la protection de la santé. Vous savez, ça c'est un sujet. Est-ce qu'on a intégré cette question du climat et de la pollution de l'air dans ce dispositif ?
Non, y compris parce que toutes les associations de protection de la santé, de protection de l'environnement n'ont pas été associées. Oui, mais il n'y a ni les collectivités locales qui sont responsables. Deuxième chose, si je peux me permettre juste, parce que c'est essentiel. Allez-y, j'ai plein de questions. J'en doute pas, mais comment est en train d'évoluer l'automobile ? C'est en train de devenir un service. On achète moins sa voiture, l'idée c'est de la partager. L'idée c'est de faire du covoiturage. L'idée c'est de louer.
Et on n'intègre pas cette évolution majeure du monde de l'automobile qui va faire qu'à un moment donné, si on n'y prend pas garde, il n'y aura plus de grands constructeurs automobiles européens. Il y aura Google et il y aura les Chinois. Et moi je regrette que tout ce plan, qui va mettre 8 milliards sur l'industrie automobile, à la fois n'intègre pas des acteurs essentiels de la question de la mobilité, n'intègre pas les enjeux essentiels aujourd'hui. Quelle place pour la voiture ? Quelle voiture qui consomme peu ? On a oublié la voiture à 2 livres ? Yannick Jadot, 1 million de véhicules propres fabriqués en France en 2025. Tant mieux ! Vous y croyez ou pas ? En 2009 ! C'est bien ou pas ?
C'est bien ou pas ? C'est bien ! Quand on a fait le grenelle de l'environnement en 2009, il devait y en avoir 2 millions en 2020. Vous voyez le retard qu'on a pris ? Considérable. Évidemment, donc prudence. Mais attention, l'idée, ce n'est pas de remplacer toutes les voitures thermiques par la voiture. Aujourd'hui, il y a une urgence, vous êtes d'accord ? Il y a 400 000 véhicules qui sont en stock. Qu'est-ce que vous faites de ces 400 000 véhicules ? Mais est-ce que l'argent public ? Mais qu'est-ce que vous en faites ? Mais moi, aujourd'hui, je n'interdis pas. Qu'est-ce que vous faites de tous les SUV qui sont chez les concessionnaires ? Moi, je vous demande, vous les mettez à la casse ?
Non ! Pourquoi ? Parce que s'il n'y a pas de prime à la conversion, ces voitures ne se vendent plus. C'est l'État, c'est la collectivité qui doit financer des SUV qui nous polluent en ville et qui dérèglementent, qui dérèglent le climat. On a un marché automobile. Aujourd'hui, il y a des SUV sur le marché. Il y a certains Français qui ont envie de les acheter. Mais vous n'avez pas les empêcher. Mais je ne les empêche pas. Aujourd'hui, je n'interdis pas les SUV. Mais vous ne comprenez pas comment on verse une prime à la conversion sur ces modèles-là. Exactement. Il y a deux choses que je ne comprends pas.
Pourquoi est-ce qu'il y a des SUV qui sont vendus en concession qui ne respectent pas les lois sur la pollution de l'air et sur les émissions de CO2 ? Vous savez que la plupart des SUV, aujourd'hui, ils polluent cinq fois la norme, alors qu'on a 67 000 morts prématurées dans notre pays par an liées à la pollution de l'air. Donc, moi, je voudrais interdire la pub pour les SUV. Ce n'est pas nouveau. Je sais. On promeut un véhicule qui, aujourd'hui, pollue notre santé, contamine nos organismes et participe largement au dérèglement climatique. Donc, moi, aujourd'hui, je n'interdis pas la production des SUV.
Mais je ne veux pas que de l'argent public finance le développement des SUV dans notre pays. Bien. Yannick Jadot, parlons de l'Europe. Ensuite, je vous parlerai de la politique française, politique politicienne. Parlons de l'Europe avec cet appel franco-allemand pour la réouverture des frontières entre pays européens. Là, vous appuyez cet appel ? Bien sûr. Vous aussi ? Bien sûr. Il faut ouvrir les frontières, là. Bien sûr. Enfin, je veux dire, on a... Oui. Malheureusement, vous le savez, l'Europe a été très peu coordonnée sur le confinement. C'est une triste nouvelle pour l'Europe. Les États ont fait chacun dans leur coin. Bon. Le déconfinement n'a pas été beaucoup plus coordonné.
Mais expliquez-moi pourquoi on devrait fermer la frontière entre la France et l'Allemagne alors qu'il y a tant de Français qui vont travailler en Allemagne et tant d'Allemands qui vont travailler en France. Pour les frontaliers, les frontières sont toujours ouvertes. Elles restent ouvertes pour ceux qui travaillaient. Bien sûr. Mais pour tout le monde. Pour les touristes européens, en quelque sorte. Je pense que, et moi, je souhaite que les Français aillent en vacances, pour ceux qui pourront partir en vacances, qu'ils aillent en vacances en France. Notre pays est absolument extraordinaire. Ils peuvent aussi y aller. Vous souhaitez aussi qu'ils aillent en Italie ou en Espagne ?
S'ils veulent y aller, ils peuvent y aller. Mais profitons, y compris, pour redécouvrir notre pays. Et faisons en sorte, c'est aussi une proposition que nous avons défendue, qu'il y ait mis en place un chèque vacances. Vous savez, ce chèque vacances, il existe. Tout le monde connaît à peu près le dispositif. Il y a des millions et des millions de Français qui en bénéficient.
On peut le renforcer massivement pour que, notamment, les ménages qui sont en difficulté financière, dont les enfants ont été confinés, peut-être ne pourront pas partir en colo, parce qu'on ne sait pas encore quel va être le dispositif pour partir en colo, ne pourront pas partir chez leurs grands-parents, parce qu'il y a toujours la trouille de contaminer les grands-parents, que toutes ces familles puissent bénéficier d'une semaine de vacances en France. C'est bien pour notre industrie du tourisme, c'est bien pour les Français. Plan de relance de la communauté européenne, de l'Union européenne, dévoilée aujourd'hui, on attend ça avec impatience.
Beaucoup d'États attendent ça avec impatience, notamment les États du Sud. 1 000 milliards d'euros, dit-on. Vous connaissez le chiffre ? On serait plutôt un petit peu en dessous, probablement, pour la Commission, autour de 800, 700, 800 milliards annoncés. Plus les 500 milliards annoncés de prêts franco-allemands ? Ah non, c'est la même chose. C'est la même chose. On ne parle pas de la même chose. On ne parle pas de la même chose. Non, je dis ça comme ça. Je dis ça comme ça. Nous, on rêve. Le Parlement européen a voté pour 2 000 milliards.
Parce que c'est ce qui est nécessaire au regard de la dépression économique, au regard des besoins sociaux, au regard des besoins de transition écologique, qui sont ceux qui créent le plus d'emplois. Vous savez, il y a une formidable étude de l'université d'Oxford qui a étudié tous les plans de relance de 2008. Les plans de relance qui ont le mieux contribué à l'activité économique et à la création d'emplois, c'est ceux qui ont le plus pris en compte la question du climat. Tout ça pour dire que ce débat, la vieille économie qui nous permet de sauver les emplois ou l'écologie qui en détruirait, c'est un faux débat. Bon, plus on investit sur le verre, plus on crée de l'emploi.
Subvention ou prêt pour les États membres ? Là, on est justement sur une clé de répartition qui est intéressante parce qu'on serait sur probablement deux tiers à 80% de ce plan de relance qui serait des dons pour les pays et les secteurs les plus impactés. Il y a quatre pays qui ne veulent pas de ça, vous le savez. L'Allemagne a changé de camp. Oui, l'Allemagne est prête. L'Allemagne est prête vers l'Italie, vers l'Espagne. L'Allemagne a compris que le projet européen était en danger.
Si on continuait vers ces égoïsmes nationaux, si on laissait l'Italie, l'Espagne, la Grèce et une partie des secteurs économiques français s'effondrer par manque de solidarité, c'est toute l'Europe qui s'effondrait. Donc l'Allemagne a changé de position et c'est heureux. Donc il faut ses prêts, surtout ses dons pour les pays les plus impactés, et il faut surtout les réorienter vers ce qui est utile.
Est-ce qu'on refait l'économie d'avant qui nous a montré une telle vulnérabilité de nos sociétés économiquement, du point de vue sanitaire comme ça l'est, du point de vue énergétique, ou on devient souverain du point de vue de notre alimentation et de notre agriculture, du point de vue de notre énergie, du point de vue du numérique ? Du point de vue de notre souverain ? Évidemment. Vous n'êtes pas national, vous n'êtes pas sur le protectionnisme, je le rappelle. Non. Sur le patriotisme économique. Face à Trump. Ah oui, j'ai du patriotisme économique. Moi, je trouve que...
Moi, je vais au salon du Made in France, je travaille beaucoup avec les PME, qui sont essentiellement des PME de territoire. Je discutais encore, il y a quelques jours, avec le patron de la Confédération des PME. Mais ils pensent comme nous, aujourd'hui. Ils disent, emploi territorial, au niveau de la rénovation de nos bâtiments, au niveau de la rénovation de notre patrimoine, des bâtiments publics. Ils disent, il faut investir sur les secteurs qui sont riches en emploi, comme nous, les énergies renouvelables, les circuits courants en agriculture, les services de proximité. Donc, au fond, l'écologie, aujourd'hui, est la matrice la plus rationnelle pour l'économie et la création d'emplois.
Bien. Est-ce qu'on peut imaginer un gouvernement d'union nationale ? Vous accepteriez ou pas ? Imaginons, Emmanuel Macron fait la proposition, allez, entrer au gouvernement, sur un contrat de gouvernement, avec un contrat de gouvernement, vous accepteriez ou pas ? Franchement, je vous pose la question. Aujourd'hui, tout ce qu'on entend, c'est du casting et du débauchage. Non, non, mais attendez. Non, mais c'est ça. Est-ce que vous accepteriez avec un contrat de gouvernement ? Aujourd'hui, moi, je ne vois pas. Je vais vous dire... Vous accepteriez ou pas ? Non, non, mais tous les écologistes ont toujours pris leur responsabilité. Oui, je sais, c'est pour ça que je vous pose la question.
Pour agir au service des Français. Mais quand je vois ce gouvernement, qui relance les mines d'or en Guyane, qui, sur les questions sociales, malheureusement, n'est pas encore à la hauteur. Ce contrat de gouvernement, est-ce que vous accepteriez ou pas ? Si Emmanuel Macron était capable de mettre en place, finalement, ce que serait un gouvernement de cohabitation, c'est-à-dire un gouvernement qui ne répond pas à son projet politique qu'il a développé pendant trois ans, que ce soit un contrat qui soit l'écologie, la solidarité, la cohésion sociale autour de la République et l'Europe, vous voyez bien que ça n'a plus rien à voir avec Emmanuel Macron.
Donc, si Emmanuel Macron est prêt à dire « Je me suis trompé pendant trois ans. » Je n'ai pas tenu ma promesse de réconcilier les Français. Je n'ai pas tenu ma promesse d'apaiser notre société et de porter l'écologie et la solidarité. Je laisse à d'autres le soin de gouverner ce pays pour porter ce projet-là. Pourquoi pas ? Mais reconnaissons que la question qui nous serait posée, c'est « Et si Emmanuel Macron n'était plus Emmanuel Macron, est-ce que vous seriez prêt à gouverner qu'un écologiste et quelqu'un d'humaniste et un progressiste ? » Si je comprends bien, c'est simple.
Si Emmanuel Macron vous propose un contrat de gouvernement et vous laisse appliquer les mesures que vous avez envie d'appliquer, vous dites oui. Ah ben si c'est un gouvernement écologiste qui est désigné un gouvernement d'humaniste, un gouvernement progressiste, un gouvernement qui remet le pacte républicain au cœur de la société, évidemment, on réfléchirait. Mais je ne vois pas Emmanuel Macron aujourd'hui changer totalement de logiciel. Son logiciel est caduque. Il n'a pas tenu sa promesse, le président de la République. Yannick Jadot, c'est intéressant tout cela, mais Yannick Jadot, j'ai une dernière question. Qu'est-ce que vous allez faire à Paris ?
Qu'est-ce que vous allez faire à Paris ? Écoutez, là, on vient d'avoir une date probable, possible. Vous étiez contre cette date. Moi, je pense que, si vous voulez, il y a un enjeu majeur qui est de respecter, évidemment, la sécurité sanitaire. Il y a aussi un enjeu majeur qu'on puisse faire campagne. Donc j'espère que d'ici le 28 juin... Regardez, qu'est-ce qui s'est posé comme question ? Qu'est-ce qui s'est posé comme question ? C'est essentiel. Heureusement, les écologistes y répondent. Partout où ils sont candidats. La densité des villes, la nature en ville, la question de l'autonomie, la question du télétravail, la question du transport. Mais Yannick Jadot, que va faire votre candidat ?
Je n'en sais rien. Je n'en sais rien. Vous ne savez pas ? Ils discutent. Ils discutent. Avec Anne Hidalgo. Ils discutent avec Anne Hidalgo. Mais vous savez, je vais vous dire, dans toutes les villes, et c'est là qu'on voit parfois les limites des conversions à l'écologie, dans la plupart des villes où, y compris on a des candidats en situation de gagné, les socialistes n'acceptent pas que les écologistes et enfin leur place et puissent être des leaders dans les villes. Ça, c'est un problème et ça sera un problème aussi dans la négociation à Paris. Merci. 8h55, Yannick Jadot. Merci.