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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 14 mai 2026 24 min

Hadrien Clouet, député LFI et vice-président du groupe LFI à l’AN était l'invité d'Europe 1

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europe 1 Info, 13h-15h, Clélie Mathias. Et c'est la suite d'Europe 1 Info avec les grands entretiens politiques. Dans un instant, je recevrai Arnaud Péricard, porte-parole du parti Horizon, maire de Saint-Germain-en-Laye.

Mais tout d'abord, c'est Adrien Clouet, député La France insoumise de Haute-Garonne et vice-président du groupe [musique] LFI à l'Assemblée nationale. Bonjour Adrien Clouet. Bonjour.

Soyez le bienvenu. Merci. Nous allons parler de la crise de l'hantavirus.

On a appris une bonne nouvelle puisque tous les cas contacts sont négatifs. Ils restent à l'isolement, ils sont surveillés, ils seront testés régulièrement. Mais je ne voulais pas tellement vous parler de la gestion sanitaire de la crise, mais de la gestion politique, évidemment.

Écoutez Stéphanie Rist, la ministre de la Santé qui a réaffirmé l'engagement du gouvernement. Elle était hier auditionnée à l'Assemblée. Actuellement, tous les malades, éventuellement cas contact, sont hospitalisés.

Actuellement, il n'y a pas de circulation du virus. Je pense qu'il faut commencer comme ça. Maintenant, la responsabilité du gouvernement, c'est d'anticiper et d'anticiper tous les scénarios, même les inimaginables.

Et donc, même les pires. Donc, dès le début que nous avons eu cette alerte, j'ai demandé aux équipes, et notamment aux services, de faire un point sur évidemment les stocks stratégiques, donc les stocks de masques, les appareils de poumons respiratoires, aussi sur les médicaments de premier recours, Doliprane, paracétamol, cortisone, bref, tous les traitements qu'on peut utiliser en réanimation. Le gouvernement fait preuve de beaucoup de transparence, beaucoup de précautions aussi.

Il communique régulièrement. Est-ce que pour l'instant, Adrien Clouet, la situation vous semble gérée et maîtrisée d'un point de vue politique, encore une ? D'abord, je partage évidemment votre soulagement sur l'information consistant à voir que les cas contacts sont des donc sont tous négatifs.

D'abord, un premier bon point. Maintenant, comment on se rend utile au pays lorsqu'on est responsable ? C'est évidemment en s'assurant que le pays est prêt à répondre à ce qui pourrait être une crise.

Pour l'instant, ça ne l'est pas, mais il faut évidemment que la France soit prête à répondre si le risque devenait un danger. Et en l'espèce, il y a des éléments un peu mitigés quand même. Je veux pas jeter la pierre gratuitement sur le gouvernement, mais enfin, il y a quelques questions qu'on a posées à Madame Rist hier en commission des affaires sociales puisque c'est l'extrait que vous avez diffusé sur lesquelles j'ai pas trouvé les réponses totalement convaincantes.

Alors, c'est bien qu'elle vienne, hein. Je veux dire, on va pas lui reprocher contrairement au moment du début de crise de la Covid où les ministres se cachaient pendant des mois. Donc, elle est venue répondre à des questions, c'est une bonne chose.

Ce qu'il faut pour être certain d'avoir le meilleur geste barrière, à savoir la démocratie, c'est qu'on publie les comptes-rendus des réunions interministérielles. C'est important parce que il faut que les personnels soignants, les parlementaires aient accès aussi aux informations qui sont remontées à la ministre par les scientifiques. Il est évident que le ministre de la Santé aujourd'hui reçoit beaucoup de briefs, beaucoup de documents.

C'est normal d'ailleurs, on va pas lui reprocher. Et elle peut pas elle passer des heures tous les jours à nous faire un point presse. Donc, il faut qu'on puisse avoir accès directement aux informations, c'est quelque chose qui est utile.

Ah bah, en tout cas, sauf ce que Europe 1 ait reçu les comptes-rendus des réunions interministérielles qui ont lieu tous les jours, c'est pas le cas. Et puis, moi je me pose encore quelques questions et ça ça serait bien qu'elle y réponde parce que ça permettrait de de d'être très très clair et très transparent. Les questions que je me pose sont les suivantes.

Pourquoi, lorsqu'il y a eu le cluster sur le bateau, on n'a pas ouvert un hôpital de campagne pour pouvoir accueillir, surveiller et traiter tous les gens plutôt que les renvoyer dans leur ? Alors, dans le cas français, en en les laissant sur le bateau, c'est ? non.

Hôpital de campagne, vous savez, à terre. Bon, et vous mettez les gens dans l'hôpital de campagne sous surveillance de l'OMS au niveau international. Parce que autant sur le cas français, là ça se passe plutôt correctement, mais je pense aux États-Unis, c'est beaucoup plus inquiétant.

Vous savez qu'il y a il y a pas de protocole de quarantaine unifiée. Les États-Unis ont quitté l'Organisation mondiale de la Santé et pourtant ils vont accueillir par exemple des grandes compétitions sportives. Donc, je pense c'est pas une bonne chose de renvoyer chez Monsieur Trump des gens qui potentiellement pourraient être porteurs.

Deuxième question, sur les stocks un pas un problème alors je m'arrête déjà sur ce premier sur ce premier point. Mais visiblement, c'est un coronavirus et une fois qu'il est déclaré très dangereux et qui nécessite des équipements qui peut hospitalier qui sont peut-être difficile à installer dans un hôpital de campagne. Alors ce cas là qu'elle nous dise parce que c'est pas l'argument qui a été donné pour l'instant, je n'ai pas vu.

Le seul argument qu'on a entendu à la télévision, c'est nous expliquer que fallait faire attention à la saison touristique à Tenerife. Bon ça pardon, c'est pas un argument qui me paraît tout à fait valable par rapport à des risques sanitaires et puis un hôpital de campagne internationale euh comme on sait les monter avec l'OMS, sont des hôpitaux de pointe, on sait le faire. Quand il y a une grande crise par exemple une catastrophe naturelle ou quoi, on sait faire hôpitaux de pointe de soins de secours qui permettent de de tracer, isoler, surveiller les gens ensuite accompagner leur guérison.

Donc je pense qu'on sait faire mais en tout cas il faut la discussion là-dessus, j'ai pas d'argent. point. Il y a un deuxième point.

J'aimerais bien des réponses très concrètes sur nos capacités aujourd'hui. J'entends Madame Ris nous dire il y a des masques pour 3 mois. D'accord mais ?

Parce que moi je veux bien faire le calcul. Combien de masques elle estime qu'il faut pour tenir 3 ? Vous estimez qu'elle n'a pas été assez précise.

Bah c'est pas très précis, ça fait quelques jours qu'on voudrait savoir combien combien y a-t-il de masques aujourd'hui à la fois dans les stocks stratégiques de la France mais aussi en milieu hospitalier et entreprises privées. Donc où est-ce qu'on en est là-dessus parce que peut-être qu'on pourrait être rassuré avec ce chiffre, ça serait une bonne chose. Il y a pas de raison de paniquer mais enfin qu'elle nous donne le le chiffre là et puis troisièmement quelle capacité on a pour accueillir des gens si jamais une situation venait à s'aggraver qu'il y ait besoin de beaucoup de gens euh en détresse respiratoire pour de de l'oxygénothérapie.

Combien de capacité d'accueil on a aujourd'hui en ? Parce que ça aussi c'est important pour comparer l'évolution de l'hôpital public. ces ?

Ah je les ai posé mais bon j'étais un peu déçu parce que j'ai demandé euh pourquoi on n'a pas fait l'hôpital de ? Il a dit "Ah parce qu'on voulait pas." D'accord merci.

Pourquoi l'eau ? Parce qu'elle est mouillée, c'est pas très utile. Après j'ai j'ai demandé combien il y a de ?

Elle m'a dit "Assez." Euh combien de capacités euh pour les gens en détresse ? "Suffisamment." Et vous n'avez pas été ?

Bah je suis pas en panique. Attendons. Je veux dire on n'est pas là pour inquiéter tout le monde.

On est là pour se demander euh enfin disons utiliser l'événement qui se passe là pour être certain de faire un point sur nos capacités sanitaires. En l'espèce, je voudrais qu'on ait des chiffres clairs, combien il y a de masques disponibles à répartir dans le pays, combien il y a de capacités d'accueil pour des gens en détresse respiratoire et puis à partir de ça, on a des débats politiques. Est-ce qu'on pense que c'est suffisant, pas ?

Et du coup, on réfléchit au budget, aux capacités hospitalières. Voilà, tout ça pose un ensemble de questions et j'aimerais bien que dans les jours qui viennent, on ait les réponses parce que franchement, ça me semble évident qu'elle les a. Si elle les a pas, bon ben qu'elle prenne 48h pour les obtenir.

La question lui sera posée, j'imagine et vous n'y manquerez pas de le faire. C'est vrai. Le ce chiffre à présent, le on a passé la barre des 8 % le taux, je parle du chômage, on est à 8,1, c'est la première fois en 5 ans, il est repassé au-dessus de ce seuil, en hausse de 0,2 points sur le 1er trimestre 2026, de 0,7 sur 1 an et côté David Amiel, le ministre de l'Action et des Comptes publics qui a réagi à cette hausse, c'était hier sur France 2.

C'est évidemment lié au ralentissement économique qu'on observe depuis le début de l'année. Je voudrais quand même rappeler que le taux d'emploi est au plus haut depuis 50 ans. Encore aujourd'hui, c'est d'ailleurs le fruit de la politique économique qui a été menée depuis 2017, mais évidemment, ça nous appelle à une très grande vigilance.

Vous vous rappelez cet automne, on avait un débat budgétaire, on alertait quand on voyait des conjonctions dans l'Assemblée nationale pour multiplier les impôts, les taxes, la dégradation de la compétitivité de notre économie en rappelant que derrière, il s'agissait de préserver des emplois. C'est la raison pour laquelle on est aussi très mobilisé maintenant face à la crise dans le soutien aux entreprises, au tissu industriel, ceux qui vont être en 1re ligne de la hausse du prix des hydrocarbures. Adrien, Chloé, vous souvenez de cette période où l'on commentait mois après mois les chiffres du chômage, où un certain François Hollande n'avait pas pu se représenter parce que justement, ces chiffres n'étaient pas assez euh bons et là, on a l'impression que tout le personnel politique d'ailleurs, hein, je mais elle et fille compris, les chiffres du chômage finalement, on ne les commente même plus, ça n'a même plus d'impact, alors que c'est la vie de de millions de personnes.

Alors quand même, on les commente d'abord, la la bonne nouvelle, on va dire derrière tout ça, c'est que de toute façon monsieur Macron ne peut pas se représenter. Donc la question de la courbe du chômage ne se pose pas, il sera de toute façon plus là dans un an. Donc on va rassurer tout le monde là-dessus. promis le plein d'emplois, enfin on va dire un seuil de 5 % là, ça sera pas atteignable.

Il a promis beaucoup de choses monsieur Macron. Donc ça limite c'est vrai que je je vais pas commenter les promesses rompues parce que sinon on s'arrête pas et il faut qu'on fasse l'après-midi entière ensemble. Mais sur cette question, tout le monde doit bien comprendre ce qui se passe.

Donc l'INSEE a publié les chiffres hier, on a repassé les 8 % de chômage. On voit notamment une catégorie de la population qui a été particulièrement frappée par la hausse du chômage, ce sont les jeunes femmes. Les femmes de moins de 35 ans, c'est plus 4 points d'exposition au chômage, c'est gigantesque hein, c'est la population qui a été le plus frappée.

Pourquoi tout ? À mon avis, on paye là une politique qui a consisté à précariser la main-d'œuvre et l'emploi et qui se retourne, c'est-à-dire que lorsque vous embauchez des gens avec un contrat précaire, et ben ils sont plus faciles à licencier. Et donc dès qu'il y a un petit ralentissement, c'est ce qu'a dit le ministre, il dit il y a un petit ralentissement cet hiver.

D'accord, mais enfin si les gens ont des CDI protecteurs, un petit ralentissement, ils sont pas virés. C'est parce qu'ils ont des emplois précaires que du coup le plus petit ralentissement et bien conduit à des licenciements en masse, ce à quoi on assiste tout à fait aujourd'hui. Et puis il y a toujours l'effet qui est l'effet, on va dire, du cercle vicieux, c'est-à-dire qu'une fois que vous licenciez des gens, bah ils sont en allocation chômage, et ben ils perdent un tiers de leurs revenus au moins.

Donc du coup, bah ils sortent moins, les gens vont pas au restaurant, ils vont pas acheter des fleurs, ils vont pas à la pharmacie. Et donc vous mettez en cascade des difficultés dans tout le champ économique. C'est pour ça que la protection de l'emploi et la sécurité des gens, c'est une sécurité pour tout le monde, y compris pour les petits commerces qui ont besoin que les gens consomment et donc que les gens aient des bons salaires.

Parallèlement à ce chiffre, comment vous vous expliquez que le taux d'activité bat des ? Il est proche de 76 % ça n'a jamais été le cas. Le taux d'activité, c'est la proportion des des 15-65 ou 64 en emploi ou en recherche d'emploi.

Alors déjà que vous l'avez dit, c'est les gens en emploi ou en recherche d'emploi. Donc les chômeurs sont dedans. Si vous faites plus de chômeurs, le taux d'activité il monte.

Donc en tant que tel, c'est pas un indicateur qui est tout à fait pertinent, je pense, à utiliser. Et puis Oui mais ça veut dire qu'il y a un certain dynamisme quand même. Bah pas forcément, vous pouvez avoir 2 millions de chômeurs en plus, c'est euh deux points de taux d'activité qui montent.

Mais en revanche, euh on voit que la stratégie que je disais de créer des emplois précaires, et ben elle tombe là, elle arrive là à ses limites. Parce que le taux d'activité ne vous dit pas quelle est la qualité de l'emploi. Est-ce que les gens, ils ont effectivement un contrat en CDI, à temps plein, euh protecteur, euh qui est fait euh de jours, avec des horaires compatibles avec les enfants et ?

Ça n'en dit rien le taux d'activité. Et on a vu des créations d'emplois très importantes qui étaient des emplois sous-payés, payés au lance-pierre ou très précaires. Et donc, évidemment, c'est les premiers qui disparaissent quand la conjoncture et bien elle vient à se retourner.

Et puis deuxièmement, faudrait attirer l'attention aussi sur un phénomène qui est très dangereux qui se passe en France et depuis que monsieur Macron est arrivé au pouvoir, le temps de travail a arrêté de baisser. Vous savez, depuis euh le depuis 1900, on a divisé par deux à peu près le temps de travail humain. Et donc évidemment, lorsque vous divisez par deux le temps de travail, et ben ça libère des postes.

Depuis qu'Emmanuel Macron est là, quand il est arrivé, les Françaises et les Français, ils faisaient 1641 heures par an. Aujourd'hui, c'est 1642. C'est la première fois de l'histoire de notre pays que sur 10 ans, et bien le temps de travail est gelé, il ne bouge plus.

Et ça travaillent plus généralement que les Français. Non, c'est pas vrai. Je vous avais déjà déjà Ah bah alors, j'invite tous les gens euh qui nous écoutent à regarder les chiffres de l'OCDE, ça s'appelle "Working Hours" en anglais, la liste longue.

Alors, vous savez qu'il y a des Selon les sources, ça diffère, hein. Oui, mais c'est pour ça que je prends les sources de statistiques Eurostat ou OCDE qui sont des sources assez uniformes. Ou sur le sur le site de l'INSEE aussi, vous avez des comparaisons internationales.

Et en réalité, les Allemands, les Belges travaillent moins que les Françaises et les Français. Parce qu'en fait, en France, il y a beaucoup plus d'emplois à temps plein et beaucoup moins de temps partiel. Donc c'est une des raisons pour lesquelles les Français travaillent en réalité plus que les pays voisins.

Et vous avez effectivement des officines patronales qui parfois disent "Bah alors, si on prend que les gens de tel âge à tel âge en emploi à temps plein, alors on travaille moins." D'accord, mais enfin, moi je parle de tout le monde. J'en reviens juste un un mot sur ces euh sur ce chiffre du chômage.

Et Emmanuel Macron, et avait décidé il y a 2 ans que les bénéficiaires du RSA euh revenu de solidarité active n'étaient pas inscrits à France Travail. Ah ils n'étaient pas, ils devaient l'être. Forcément, ça gonfle un peu les chiffres quand même, on peut pas leur Non, c'est pas les mêmes.

Parce que les bénéficiaires du RSA, ils sont comptés maintenant à France Travail comme demandeurs d'emploi, mais c'est pas les mêmes données. Vous savez, en France, il y a deux chiffres sur le chômage. Il y a il y a les inscrits à France Travail, c'est le chiffre que vous évoquez là, le nombre de gens qui s'inscrivent.

Alors par exemple, quand il y a du non-recours, bah ça fait baisser le chômage. Quand on tape sur la tête des gens en leur disant "Si vous inscrivez, vous êtes des fainéants" et cetera, les gens s'inscrivent pas et donc artificiellement on a fait disparaître des chômeurs. Et puis il y a le chiffre qu'on évoque ici qui est celui de l'INSEE qui est pas du tout lié à à France Travail.

C'est un chiffre qui est un recensement. C'est-à-dire on va voir les gens, on leur demande "Est-ce que vous avez travaillé la semaine ?" Et s'ils ont pas travaillé, on les compte comme chômeurs.

Donc les gens au RSA étaient déjà dedans. Donc là, pour le coup, c'est même pas l'effet RSA qui a joué, c'est véritablement des privations d'emploi par des suppressions de postes ou des non-reconductions de CDD. Adrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne, vice-président du groupe LFI à l'Assemblée Nationale, est l'invité des grands entretiens d'Europe 1 Info.

Dans un instant, notre entretien continue, on parlera bien sûr de des carburants, mais aussi de la polémique Master Poulet. À tout de suite. Vous écoutez Kelly et Matthias, il est 2h15, excellent après-midi avec nous sur Europe 1. 13h-15h, Europe 1 Info. 13h-15h, Europe 1 Info. [musique] 14h18, bienvenue sur Europe 1.

Vous écoutez les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info. C'est avec vous, Kelly et Matthias, et votre premier invité, Adrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne et vice-président du groupe LFI à l'Assemblée Nationale. Dans un instant, on va venir sur cette polémique qui concerne Master Poulet.

Mais avant cela quand même euh les carburants puisque la guerre au Moyen-Orient euh un implique un détroit de un pas un blocage du détroit d'Ormuz, je vais y arriver. Et ce qui fait que les prix du pétrole sont à la hausse, ça se ressent à la pompe. On attend de nouvelles aides, un changement d'échelle promis par le gouvernement.

Écoutez Sylvain Maillard, c'était euh il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur CNews et Europe 1. Il prendra la parole probablement rapidement. Euh Maud Bregeon, la la porte-parole nous a dit que les que les annonces seraient faites incessamment sous peu donc on les attend tout en sachant qu'on est déjà Non, je je je crois je crois je crois que les les termes sont très clairs.

Nous n'avons pas les moyens financiers d'arroser comme nous l'avons fait très largement il y a 2 ans dans dans le choc précédent énergétique. On a dit que nous ciblions sur les grands rouleurs sur ceux qui ont absolument besoin d'aide les pêcheurs, les agriculteurs et nous nous souhaitons à l'Assemblée nationale et au groupe Renaissance que l'argent ne soit pas gaspillé. Voilà, Sylvain Maillard député ensemble pour la République de Paris membre de la commission défense de l'Assemblée nationale.

On a l'impression que c'est ces aides et ce changement d'échelle. Alors il y a eu la crise de l'antivirus que le gouvernement a dû gérer évidemment en urgence qui a pu retarder quelques annonces. Non, vous n'y croyez ?

Bah c'est pas les mêmes ministères donc je vois pas pourquoi aujourd'hui le ministère de l'industrie, de l'énergie, de l'économie serait impacté par la gestion de la crise antivirus, c'est un prétexte un peu commode. Puisque je rappelle que le droit français permet, c'est l'article L410-2 du code du commerce de bloquer des prix comme on l'a fait déjà dans la catastrophe naturelle en Guadeloupe, comme on l'a fait durant les 5 semaines de la guerre du Golfe en 91. On peut bloquer les prix de l'essence à la pompe et ça ne coûte rien.

Donc monsieur Maillard nous dit il faut pas dépenser de l'argent. Et bien parfait. Et bien dans ce cas-là monsieur Maillard, il faut voter avec la France insoumise pour demander un blocage à la pompe des prix de l'essence, ça ne coûtera rien et ça rapportera beaucoup.

Moi non plus mais vous savez parfois une épiphanie peut toujours arriver donc je veux lui proposer Je crois surtout qu'il ne croit pas à cette solution. Et bien c'est un problème parce que moi je ne crois pas aux siennes et surtout je pense que les siennes on les subit depuis maintenant quelques mois. Si ça marchait leur histoire, pourquoi ?

Mais enfin l'idée de monsieur Le Cornu se balader en tournant un moulin à prière en disant Total doit redistribuer ses profits, pardon, on ne le voit pas. Ce qu'on voit c'est que depuis le début du trimestre les Françaises et Français sur la route, les conducteurs conductrices ont dépensé 125 euros chacun qui sont partis dans les poches de Total. C'est gigantesque.

Il y a des gens qui nous écoutent, ils ont reçu plafonne, fais un geste pour les les automobilistes. Alors, Total Energie 1 plafonne pour ceux qui ont un contrat Total Energie chez eux, donc c'est de la fidélisation et 2 dans ses propres stations uniquement. ?

Parce que Total fait ses profits sur la marge de raffinage, c'est-à-dire dans les raffineries en tant que telles. Donc, ils ont beau jeu une fois qu'ils ont mis le couteau sous la gorge de tous les distributeurs de dire on plafonne à la distribution. Le profit, il est déjà fait en amont.

Et donc, ils ont reporté sur chacun 20 25 35 centimes. D'ailleurs, je regardais tout à l'heure avant de venir, il y a même une station à 1 km de de vos studios, on est passé à 2,90 sur le gasoil. 2,90, c'est-à-dire le prix est devenu totalement fou.

Et face à ça, les aides les aides, elles sont indigentes, me semble-t-il. Les aides uniquement pour alors les grands rouleurs qui gagnent moins de 1500 euros. Pardon, mais quelqu'un qui gagne 1600 euros ne roule pas sur l'or non plus et doit aussi être aidé, être accompagné.

Et même si c'est que 29 km et pas 30. Donc, il faut bloquer les prix à la pompe. La nationalisation de Total Energie, ça changerait quelque chose, ça changerait la ?

Ah ben, bien sûr, puisque ça permettrait à la puissance publique de récupérer l'outil de contrôle général. Si le super profit se fait à deux endroits. Il se fait d'abord entre l'extraction du brut et le prix spot sur les marchés, c'est-à-dire en gros, combien ça coûte de sortir du pétrole de terre et combien vous le vendez sur les marchés.

Dès lors que vous contrôlez l'écart entre les deux, et ben, vous pouvez directement le vendre à prix coûtant. Donc, si vous voulez pas vous enrichir vous et vos amis actionnaires, et ben, vous le vendez moins cher. Et deuxièmement, ça se joue au moment de la raffinerie, c'est-à-dire le pétrole, il arrive, transformé en carburant et c'est là que des marges ont été multipliées par trois depuis janvier dernier.

C'est-à-dire fois trois la marge de transformation du pétrole en carburant. Bon ben, cette marge-là, si jamais on contrôle les raffineries, et bien, on la contrôle directement. Et donc, au lieu de se dire on s'enrichit à mort en profitant d'une crise géopolitique, on dit ben, on contrôle le prix de l'essence, on maintient le profit tel qu'il était avant et on s'en et on arrête d'enrichir une infime minorité, on bloque le prix à la pompe directement en amont en vendant évidemment aux stations-service un pétrole moins cher.

On rappelle quand même que Total Energie ne fait pas de bénéfice sur tout ce qui est sur le sol français. Total Energie vend 51 % de ses produits européens sur le sol français. Donc si Total Energie alors certes fait des transferts internes entre ses sociétés mais enfin Total Energie dépend du marché français pour vendre.

Alors ils peuvent nous dire "Non, on fait un bénéfice quand on extrait à l'étranger et qu'on vend sur les marchés." Mais enfin tu vends sur les marchés pour vendre en France. Donc au bout d'un moment il n'est pas vrai que le marché français soit tout à fait indifférent au bénéfice que fait Total.

Et puis si vraiment Total fait pas de bénéfice en France alors dans ce cas-là pourquoi il a multiplié par trois la marge de ? Ça m'interpelle qu'il arrête de faire ça. La polémique Master Poulet.

Vous voyez où je veux en venir avec évidemment le maire PS socialiste donc Saint-Ouen Karim Bouamrane qui a livré un combat contre l'installation de ces enseignes de restauration rapide. Or selon l'IFOP, selon ce sondage sorti cette semaine, 55 % des Français approuvent cette décision, ce combat de Karim Bouamrane. Un soutien qui est encore plus massif chez les ouvriers 75 % chez les habitants des banlieues populaires 61 % et qui s'érode après chez d'autres catégories comme les cadres mais quand même 48 % ou les habitants des banlieues aisées 29 % François Cross qui a mené cette étude dit "Ces résultats devraient donner à réfléchir à ceux qui ont fait de la l'affaire Master Poulet le symbole d'une gentrification imposée d'en haut aux classes laborieuses." C'est ce que vous aviez dit à Karim Bouamrane.

Oui mais d'ailleurs je continue à le penser. Puisque et vous ça prouve l'inverse là ce sondage. Ah bah ça prouve rien.

Ça ça montre que lorsqu'on pose aux gens une question à savoir qu'est-ce que vous pensez de la de la comment dire de la croissance des entreprises de restauration fast-food et bien les gens sont critiques. Et moi aussi je suis critique du fast-food. Simplement mon problème c'est pourquoi on ciblerait uniquement Master ?

C'est ça le sujet en fait qui se pose là-bas à Saint-Ouen. Enfin moi je suis un ami un militant politique et un député de la France insoumise, je pense qu'il y a un problème en France avec l'alimentation, qu'elle est trop carnée, qu'elle est de mauvaise qualité dans beaucoup de cas, que les gens sont empoisonnés par certaines industries agroalimentaires et que la condition animale est bafouée absolument d'une violence qui est insoutenable. Ben maintenant, est-ce que tout cela est tributaire de Master ?

Non, c'est tributaire d'une industrie agroalimentaire en général et donc c'est elle sur laquelle il faut intervenir et c'est dans cette industrie qu'il faut mettre en place des réglementations qui sont drastiques pour la santé des Françaises et des Français et pas en allant jouer au au kéké en prenant des pots de fleurs en les mettant devant Master Poulet pour bloquer. pu le soutenir et dire "Ben attendez, euh j'allais dire mobiliser cette énergie pour lutter contre l'industrie du fast-food en général." Ah ben nous on l'a proposé parce que je veux dire ça fait euh 10 ans que les députés insoumis se battent là-dessus à l'Assemblée nationale.

Non mais pourquoi l'accuser de ? Donc on va on va pas débarquer il débarque maintenant. de gentrification, pourquoi l'accuser de gentrification, de mépris de ?

Ah mais parce que c'est le cas. Je veux dire ce qui le dérange à Master Poulet Non mais ce qui le dérange à Master Poulet c'est que c'est avant tout un public qui est jeune et qu'il a pas envie d'avoir une jeunesse populaire dans son centre-ville. Bon ben moi je suis pas d'accord avec ça. il a il a il a il a il a il a il a il a il a il a il a il a il a il Il a dénoncé aussi la malbouffe, il a dénoncé le Ouais mais alors pourquoi le McDo d'à côté il y a pas de ?

C'est quoi la seule ? C'est que dans un cas, vous avez des familles qui vont à des 30-40 ans c'est que des jeunes. et pas lui et pas lui rétorquer cet argument ?

Pourquoi aller sur ce ? Pourquoi aller sur le ? Politique.

Alors que c'est quelque chose qui finalement transcende la malbouffe, c'est un combat qu'on soit de gauche, de droite, du centre, des extrêmes, finalement c'est un combat qui nous concerne tous. Ah mais c'est un combat qui nous concerne tous d'idéologie de voilà de de politique même là-dedans. c'est pour ça que nous on on en fait pas.

On leur dit il y a pas de raison de cibler Master Poulet par rapport à d'autres. Et le seul le seul truc qui distingue Master Poulet à Saint-Antoine des autres, c'est que c'est un public qui est jeune et qui est assez popularisé parce que c'est des jeunes en apprentissage, alternance et cetera qui touchent pas beaucoup et qui vont dépenser leur argent là-bas. Bon, c'est ça le seul point qui distingue Master Poulet des autres chaînes de restauration rapide de la même ville.

Donc, franchement, c'est un truc obsessionnel de la part de Monsieur Bouamrane et je pense qu'il passerait une énergie plus utile et plus efficace à faire des propositions politiques dans le pays pour sortir de la malbouffe. Et nous, par exemple, nous proposons que les grandes chaînes paient enfin leur part d'impôts en France, premièrement. Deuxièmement, que les salariés dans les entreprises qui sont en filiale, je pense par exemple à des boîtes comme les McDo, eh bien aient des droits syndicaux qui soient organisés, y compris à l'échelle générale du groupe.

Et puis, je pense aussi qu'on doit multiplier les contrôles alimentaires avec des laboratoires qui soient des laboratoires publics dans toute la chaîne agroalimentaire. Il nous reste quelques minutes. Raphaël Glucksmann a été embarrassé par une fuite d'une note confi- confidentielle sur ses publics cibles.

Alors, c'est un document qui listait, on va dire, à partir des récents sondages d'intention de vote pour la présidentielle, donc certaines catégories d'électeurs qui lui seraient plus ou moins favorables. Il y a les fidèles, les Alors, c'est les âgés, par exemple, 50-80 ans, les aisés, plus de 3500 euros mensuels, ou encore les habitants des moyennes et grandes métropoles. Euh, il dit que c'est un document qui a été volé, qu'il Il a rejeté les conclusions.

Selon lui, ça n'a aucune valeur politique. Vous avez dénoncé une démarche marketing. Écoutez François Calfon, l'eurodéputé, secrétaire national du PS, qui était mon invité hier et qui a réagi à cette polémique.

Les insoumis qui expliquent que Monsieur Glucksmann, Raphaël Glucksmann, euh, ferait du marketing politique, alors que Jean-Luc Mélenchon lui-même, et on a les images, dit "Moi, je prends les quartiers populaires et les jeunes, leur âge, je vous le laisse." C'est ce qu'il a dit. C'est pas des des slides.

Eh bien, euh, le cynisme politique, il est là. D'ailleurs, voyez ses évolutions de position, par exemple, sur la question de la laïcité, hein. Qu'est-ce que vous répondez, Adrien Clouet, à François ?

Bon, d'abord, que si Monsieur Glucksmann ne parvient à perdre même ses notes de campagne, c'est rassurant pour les codes nucléaires. Bon. Euh, visiblement, les amis de Monsieur Glucksmann sont des amis à intermittence, puisque ils balancent à la presse à peu près tout ce qu'il peut écrire pour lui.

Bon ce que dit monsieur Kalfon est évidemment exagéré comme souvent. D'ailleurs Jean-Luc Mélenchon n'a absolument à aucun moment dit qu'il fallait se détourner partie de la population. Nous on bosse avec tout le monde.

Moi j'ai une circonscription avec du de l'urbain, du périurbain, des jeunes, des moins jeunes et ben voilà c'est comme ça qu'on construit un pays. Nous on ce qu'on propose comme concept sociologique c'est de dire il faut construire un pays autour de la nouvelle France c'est-à-dire celles et ceux qui sont aujourd'hui maintenus à distance des institutions politiques. Et ben c'est vrai que c'est vrai que nous le le cœur de pour nous du pays ce sont pas les 10 % les plus riches.

Et c'est peut-être ça qui nous distingue de monsieur Glucksmann. On pense qu'on est toujours plus juste en politique parce qu'on part de la condition des pauvres et des précaires plutôt que lorsqu'on se positionne à partir de la condition des 10 % les plus aisés. Adrien Clouet député LFI de Haute-Garonne, vice-président du groupe LFI à l'Assemblée nationale était l'invité des grands entretiens d'Europe 1 Info.

Merci Adrien Clouet. Dans un instant je recevrai Arnaud Péricard porte-parole du parti Horizons, maire de Saint-Germain-en-Laye. À tout de suite.

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