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interviewC à vous (sur YouTube)· 8 septembre 2025 14 min

Le retour des Deschiens au théâtre : une merveille !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

- On en a rien à foutre. Je ne vais pas tomber. C'est toi qui tombes pour moi.

Tu mettrais quelque chose? Une perruque? Là, on n'y est pas. - Epaule gauche... - Et comme une merde. - A.-E.Lemoine: C'est l'une des meilleures soirées que j'ai pu vivre au théâtre ces 55 dernières années... - P.Cohen: 55? - A.-E.Lemoine: Je suis née sous Pompidou.

On est très nombreux à le penser. - Une goutte de bonheur, un orage de bonheur. - Une des pièces les plus drôles que j'ai vues. - Splendide et émouvante... - La complicité entre eux... - Il faut voir cette pièce.

On a beaucoup de chance, on l'a vue au début. Il va y avoir beaucoup de monde. - Foncez! - A.-E.Lemoine: Une pièce devenue un classique.

Elle a été traduite en 35 langues, couronnée par 2 Molières, 2 Tony Awards, étudiée au lycée. 3 amis s'étripent au sujet d'un tableau complètement blanc. 3 amis aujourd'hui joués par 3 comédiens exceptionnels, qui aimaient déjà s'étriper sur l'actualité, l'air du temps après un fameux lever de rideau de fer. ... - Ca aurait pu passer si jamais... - Salaud! - F.Morel: Bonjour.

Vous voulez voir ma loge? C'est merveilleux. - Mon ami Serge a acheté un tableau. - C'est une merde. - O.Broche: Fais ton âge. - Yvan, tu es un être humide et flasque. - O.Saladin: J'ai oublié de prendre une brosse à dents.

Il n'y a pas de scène de baiser. - Il a le droit? - Il n'a pas le droit! - Je vais lui dire gentiment les choses. - A.-E.Lemoine: A l'affiche de "Art" depuis le 27 août, F.Morel, O.Saladin, O.Broche proposent ce qui est le succès de cette rentrée.

Ils sont ce soir nos invités. ...

Bonsoir, les Olivier. Bonsoir à tous les 3. Bravo, bravo!

On est allés successivement au théâtre Montparnasse, Pierre, moi, Patrick, samedi, et on a aimé. - P.Cohen: Vous savez que c'est une histoire vraie?

Y.Reza avait un dermatologue qui s'appelait Serge, amateur d'art, qui s'est acheté un monochrome et a provoqué une dispute. - F.Morel: Il est venu voir la pièce.

Il était là à la 2e. - P.Cohen: Des dialogues étincelants.

C'est devenu une pièce formidable, un bijou de théâtre. Il y a 2 sujets dans la pièce: l'art, qu'est-ce qu'une oeuvre d'art, et l'amitié! François, en mettant en scène cette pièce, vous avez tiré les choses vers l'amitié.

C'est évident quand on voit l'affiche. On sait que vous êtes 3 copains, 3 anciens Deschiens. J'avais beaucoup aimé la précédente version, mais je ne me souviens pas avoir été aussi ému que je ne l'ai été en vous voyant tous les 3 avec cette amitié qui joue l'accordéon entre vous 3, jusqu'au final! - F.Morel: S'il y a eu une idée de mise en scène, c'est ça: jouer l'amitié par des amis. - A.-E.Lemoine: Ca rassure le public! - O.Saladin: Souvent, au théâtre...

Une dame m'avait dit: "Dites-moi que vous vous entendez bien." Je lui ai dit que non. Je crois que les gens vont au théâtre pour voir des gens qui s'entendent bien, comme on va voir des concerts... - P.Cohen: Ils se disent des choses pas très agréables... - O.Broche: Quand on s'entend bien, on peut se dire ça. - A.-E.Lemoine: "Humide et flasque", c'est ce que vous dites à Yvan, qui n'est pas le plus courageux de tous.

Il a un mariage à organiser. Il ne tranche jamais. Vous le lui reprochez.

Olivier, vous êtes un petit courtisan bluffé par le fric, parce qu'il croit que la culture... - O.Broche: C'est encore pour lui!

Bien que je puisse me sentir concerné aussi. - O.Saladin: C'est adressé à moi... - F.Morel: Le petit courtisan, c'est toi. - O.Broche: Tu cèdes... - F.Morel: On est extrêmement déçus.

Ca fait 2 jours qu'on ne mange pas car on nous a dit qu'on allait avoir un repas chaud! Il n'y a pas de chef...

Vous pouvez faire un panier? On n'a rien prévu pour ce soir. - A.-E.Lemoine: Vous venez uniquement pour ça?

J'étais sur le point de vous faire un compliment. - P.Cohen: Quelqu'un arrive avec des pizzas. - A.-E.Lemoine: Je vous ai trouvé drôle, poétique, fin, terriblement sexy dans la série de D.Tillier.

Là, vous m'avez foutu un peu la trouille. Vous ne vous êtes pas réservé le meilleur rôle. Vous êtes le plus dur des 3, avec des répliques terribles, mais très éloignées de vous. - F.Morel: J'aime bien mon personnage.

Il est très éloigné. "Pourquoi je me suis programmé dans ce rôle-là, alors que je suis très loin de ce personnage?" Je me suis dit ça pendant les répétitions.

Mon personnage est blessé. Il dit des choses dures car il est blessé. Il voit que ses amis lui échappent. - A.-E.Lemoine: Il perd le contrôle de ses amis.

Votre personnage dit ça, qu'il faut garder le pouvoir sur ses amis. - O.Broche: Là-dessus... - F.Morel: Il faut toujours surveiller ses amis. - O.Broche: Je pense que François a le personnage le plus névrosé de nous 3. - A.-E.Lemoine: Vous jouez le snob.

Ca vous va bien? - O.Broche: On achète un tableau blanc à 40 000 euros donc on est snob?

Je suis très sincère. Ce que je lui reproche, c'est de douter de ma sincérité. C'est ça qui fait que ça explose.

Je ne supporte pas le fait qu'il doute de ma sincérité. - A.-E.Lemoine: O.Saladin, vous campez cet être humide et flasque qui est très impliqué par la réalisation de son mariage.

Il ne veut pas perdre une seconde à jouer les arbitres. Un rôle que P.Arditi a tenu.

Il a un message. - P.Arditi: Morel, Saladin...

Un petit mot pour Saladin, qui a le bol inespéré de reprendre mon rôle 30 ans plus tard. Apprends ton texte, mon petit garçon! Ca sert toujours.

On ne sait jamais, un soir où on est embêté. Vous avez un peu de monde, au théâtre Montparnasse. Tant mieux pour vous, c'est un coup de bol.

Je vous aime bien, je déconne. - A.-E.Lemoine: C'est vrai, vous avez notamment un morceau de bravoure quand vous parlez de la fabrication de ce faire-part. - P.Cohen: Tirade de la belle-mère.

Arditi puis Darroussin et vous aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: C'est un texte... - O.Saladin: Ce n'est pas si long.

J'ai fait pire. C'est un texte qui va assez vite, assez rapide. - A.-E.Lemoine: Un morceau de bravoure salué par une ovation. - O.Saladin: Pour faire ce monologue...

Ils ne disent rien, ne m'interrompent pas. Pourquoi ils ne m'interrompent pas? Il doit prendre une place énorme.

Ils me regardent. Dans la vie, ils pourraient m'interrompre. Je serais incapable de faire un monologue sans qu'ils m'interrompent. - O.Broche: Tu exagères, je termine tes phrases.

Rires. - P.Lescure: J'ai toujours aimé cette pièce, comme tout le monde.

J'ai adoré tous les castings, mais c'est sans doute celui qui me touche le plus. On sait votre amitié, on sait la vérité. C'est pour ça qu'on pleure à la fin, après vous avoir suivis.

On se souvient des Deschiens...

Le chien qui se soulage! Ce générique qu'on ne voyait nulle part ailleurs. On ne va pas forcément vous retrouver, mais on va retrouver quand même la fromagerie Morel.

Forcément, vous allez prendre une claque! - Eh! - Il nous fait chier.

C'est que tu nous fais chier à lire tout le temps. - Je te signale que ton père te parle. - Tu nous fais chier à lire tout le temps.

Yourcenar, Hadrien? C'est quoi, ça? C'est quoi, ton Hadrien? - Un empereur. - T'as qu'à répondre, aussi! - C'est Yourcenar qui a taillé la haie?

Il en a combien, des livres? Il a que ça, des livres, des livres...

Partout! J'ai acheté les mémoires de Poulidor, il a même pas lu! - Est-ce que tu as lu les mémoires de Poulidor?

C'est pas au programme à l'école? - Ca non plus, c'est pas au programme! - Tiens, en plus! - P.Lescure: Est-ce que vous avez la recette du gibolin? - O.Saladin: Je ne l'ai pas.

Ca existe. - F.Morel: C'est un fortifiant. - A.-E.Lemoine: Olivier, ça ne vous fait pas rire? - O.Broche: Prendre des claques, ça n'amuse personne!

Rires. - A.-E.Lemoine: C'était pour la bonne cause. - O.Broche: Je n'avais pas le choix. - A.-E.Lemoine: C'est votre famille qui vous inspirait? - F.Morel: De loin...

Ils étaient mieux que ça. J'avais un oncle qui lisait beaucoup les ouvrages des sportifs. Ca le passionnait. - A.-E.Lemoine: Donc la biographie de Poulidor, entre autres.

Il y avait un nombre de téléspectateurs, 2 à 3 millions de téléspectateurs par soir. - F.Morel: Ah bon?

On n'était pas au courant. - A.-E.Lemoine: Les gens venaient vous faire signer des boîtes de Canigou pour chien... - O.Saladin: Les gens nous disaient: "Pour une fois qu'on parle de nous..." - A.-E.Lemoine: Il y avait des reproches comme "on se moque des Français défavorisés".

Pas du tout. Ce reproche est nul et non avenu. - O.Broche: Moi, on voulait me donner des claques. - F.Morel: Une dame t'a poursuivi en croisière.

Je t'ai défendu. - O.Broche: C'est vrai.

Tu m'as défendu. C'était sympa. - F.Morel: "Laissez-moi vous gifler!" - O.Broche: "Non!" "Laissez-moi, je vous en supplie!" - A.-E.Lemoine: Deschiens était un tournage entre amis avec des parties de cartes entre les prises. - C'est quoi, l'esprit Deschiens? - La gentillesse... - L'amour des autres. - La tendresse.

La joie. - La reconnaissance des minorités. - Qu'est-ce qui vous fait le plus rire? - Son poil qui dépasse du nez. - Vous connaissez des Deschiens dans la vie ou vous vous contentez d'exploiter des caricatures? - Il y a le fait de la connaissance de ces gens et à la fois l'exploitation en tant que comédien de cela. - A.-E.Lemoine: Bonne réponse.

Qu'est-ce qui se passe? - O.Broche: Rien... - O.Saladin: J'aurais mieux fait de te gifler. - A.-E.Lemoine: Il y avait beaucoup de fous rires pendant les tournages? - F.Morel: On riait beaucoup.

J'aimais beaucoup faire rire mes partenaires. - P.Lescure: Il y avait des thèmes mais beaucoup d'impro. - F.Morel: Oui. - A.-E.Lemoine: Là, c'est vous qui mettez en scène, François.

Vous acceptez qu'il vous mette en scène? - O.Broche: Il nous met en scène en restant critique. - A.-E.Lemoine: Travailler avec eux, c'est facile? - F.Morel: C'est très collégial.

Ils me disent de parler moins vite, de prendre plus de temps. Je les écoute. - A.-E.Lemoine: On a dit que c'était formidable, mais le mieux, c'est d'aller vous voir.

Il faut se dépêcher. Les places s'arrachent.

Le retour des Deschiens au théâtre : une merveille ! — Louise Morel · Pourquijevote