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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 12 décembre 2011 40 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Marine Le Pen défend une réforme des subventions de l'Etat aux associations

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 62 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 25:15OuverteÉludée

    Madame Le Pen, vous avez noté tout à l'heure que l'idée nation n'avait pas touché de subventions contrairement à d'autres structures liées à des partis politiques mais on avait fait la demande.

  • 26:47OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus longuement du voyage de Louis Alliot en Israël ?

  • 28:29FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous demandez à ce que les exemples, par exemple, que vous avez pris, une pute ni soumise, SOS Racisme, cesse d'être subventionnée ?

  • 30:26OuverteRéponse directe

    On entend beaucoup parler du label Made in France qui s'invite un peu à la campagne. C'est Refrain à la mode. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

  • 32:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple de ce que vous appelez le racisme anti-blanc et anti-français ?

  • 33:24OuverteRéponse directe

    Première question : Est-ce que votre parti veut maintenir son opinion sur la conception de l'association ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:38Locuteur 1Chiffre
    « 1,484,000,000 euros en 2010 contre 1,226,000,000 euros en 2009, soit une hausse vertigineuse de 21% en un an seulement. »
  • 4:21Locuteur 1Chiffre
    « Le déficit public de la France élevait déjà à peu près à 7,5% du PIB en 2010, soit environ 150 milliards d'euros. »
  • 5:22Locuteur 1Chiffre
    « Les dépenses rattachées au service du Premier ministre ont bondi de 111% entre 2009 et 2010. De 36,9 millions d'euros, elles sont passées à 77,8 millions d'euros. »
  • 5:36Locuteur 1Chiffre
    « Les subventions versées par le secteur Travail, Solidarité et Ville, plus 80% entre 2009 et 2010. De 20,7 millions d'euros en 2009, elles ont atteint 37,5 millions en 2010. »
  • 8:43Locuteur 1Chiffre
    « SOS Racisme, association intimement liée à l'amitié handi et au PS, liée à plusieurs affaires, dont il serait d'ailleurs intéressant de connaître le nombre réel d'adhérents, 490 000 euros. »
  • 8:56Locuteur 1Chiffre
    « France Terre d'Asile, association immigrationniste par excellence, 602 000 euros. »
  • 17:30Locuteur 1Chiffre
    « La fondation Gabriel Péry, présidée par le sénateur Robert Rue, 990 000 euros. »
  • 17:32Locuteur 1Chiffre
    « La fondation Jean Jaurès, présidée par Pierre Moroy, 1 400 000 euros. »
  • 17:38Locuteur 1Chiffre
    « La fondation Robert Schumann, ultra-fédéraliste et ultra-européiste, 1 310 000 euros. »
  • 19:16Locuteur 1Promesse
    « Mon objectif est d'atteindre 500 millions d'euros par an d'économie. »
  • 22:21Locuteur 1Promesse
    « Je demande un moratoire immédiat sur le financement des clubs et autres think tanks liés d'une manière ou d'une autre aux partis politiques ou aux syndicats. »
  • 23:21Locuteur 1Promesse
    « Ainsi, les comptes certifiés des associations bénéficiant de plus de 10 000 euros de subventions publiques par an devront obligatoirement être mis en ligne sur Internet. »
  • 28:37Locuteur 1Fait
    « Ah, je pense que lorsque des associations sont clairement communautaristes, et c'est le cas de SOS Racisme, eh bien, il faut évidemment qu'elles cessent d'être subventionnées. »
  • 30:31Locuteur 1Fait
    « Oh, ça fait bien longtemps que ce refrain-là, nous le chantons aux oreilles de la classe politique qui reste totalement sourd. »
  • 31:41Locuteur 1Fait
    « Voilà des gens qui abordent les conséquences des causes qu'ils adorent. »
  • 31:57Locuteur 1Fait
    « C'est encore ce que fait d'ailleurs la région Nord-Pas-de-Calais dans l'affaire de Cifrance. »
  • 32:38Locuteur 1Fait
    « Ah oui, oui, c'est quand vous vous faites attaquer dans la rue aux cris de salles blanches ou de salles français. »
  • 33:52Locuteur 1Fait
    « Je remarque que ce subventionnement des associations est en réalité un moyen pour les partis politiques de se constituer des clientèles. »
  • 34:09Locuteur 1Fait
    « La liberté associative en France est une liberté auquel je tiens absolument. »
  • 34:23Locuteur 1Fait
    « Je pense que ces limites sont le communautarisme, sont la réalité de l'activité des associations. »
  • 35:01Locuteur 1Fait
    « Je pense très honnêtement que si les Français sont conscients en partie du nombre d'associations qui peuvent être subventionnées, ils ne sont pas au courant de l'importance de ces subventions. »
  • 35:49Locuteur 1Fait
    « Je ne crois pas que M. de Villepin ira jusqu'au bout de sa candidature. »
  • 36:40Locuteur 1Fait
    « François Hollande, il veut renégocier le traité pour remplacer le super-européisme par l'ultra-européisme. »
  • 36:50Locuteur 1Fait
    « C'est un extrémiste du fédéralisme européen. »
  • 37:06Locuteur 1Fait
    « Même par les européistes les plus convaincus comme les eurobondes. »
  • 37:13Locuteur 1Fait
    « Tout le monde sait très bien que les eurobondes seraient notées avec une note dérisoire, enfin pitoyable. »
  • 38:02Locuteur 1Fait
    « C'est puisque, je vous dis, c'est entre le super et l'ultra. »
  • 39:19Locuteur 1Fait
    « Je ne le pense pas sérieux. »

Temps de parole

  • Locuteur 182 %
  • Locuteur 211 %
  • Locuteur 52 %
  • Locuteur 62 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse. La publication du projet de loi de finances pour 2012 me permet de vous parler aujourd'hui d'un sujet sur lequel la classe politique n'aime pas du tout s'aventurer, les subventions aux associations et autres organismes proches des partis politiques du système. La classe politique traditionnelle n'aime guère ce sujet parce qu'il révèle l'ampleur de ses réflexes clientélistes. Elle n'aime pas ce sujet parce que les sommes en jeu sont très importantes et constituent un véritable scandale en pleine crise économique et sociale, en pleine crise du surendettement.

Mais je considère qu'il est de mon devoir d'informer les Français de ce qui est fait avec leur argent et de présenter ma vision des choses et mes propositions. Vous savez que j'avais eu l'occasion de faire une conférence de presse sur les vrais chiffres de l'immigration. Et bien aujourd'hui, je profite de la possibilité qui m'est donnée pour pointer du doigt ce qui m'apparaît comme une dérive de plus en plus insupportable et inadmissible. Alors je vais donner des exemples précis, peu ou pas du tout connus, qui illustrent un système de détournement, certes légal, mais profondément illégitime et inopportun des fonds publics.

Un détournement illégitime et inopportun de l'argent des Français vers des structures qui ne défendent pas le bien commun, des structures communautaristes, bien peu compatibles avec les valeurs de la République, et même des structures quasi-partisanes dont le seul objectif est de conforter les partis au pouvoir et leurs satellites. Je ne parlerai aujourd'hui que des subventions versées par l'État, mais il faudrait bien sûr y ajouter les subventions colossales des grandes collectivités territoriales, à commencer par les régions.

Les groupes régionaux du Front National ont déjà fait un très gros travail d'information du public sur le soutien financier des régions à des associations communautaristes, et chaque fois qu'il le peut, il se bat pour que l'argent du contribuable soit utilisé à autre chose. J'évoquais en introduction le projet de loi de finances, car chaque année, en annexe de ce projet de loi, est publié un document budgétaire, le jaune des associations, qui récapitule ministère par ministère et association, je cite, « l'effort financier de l'État en faveur des associations ». Le projet de loi de finances pour 2012 fait ainsi le point sur les subventions accordées au titre de l'année 2010.

C'est donc avec un décalage de deux ans qu'on apprend l'ampleur de l'arrosage associatif. On ne pourra donc malheureusement pas connaître avant fin 2012, soit après les élections présidentielles et législatives, l'ampleur du désastre pour l'année 2011. C'est en soi très anormal, d'ailleurs, que les parlementaires et les Français n'aient pas un accès plus rapide à des données aussi essentielles. En outre, il faut faire l'effort d'aller fouiller dans les documents, parce que c'est réparti en plusieurs tomes, pour espérer trouver des informations, pourtant, je le crois, très utiles au débat public.

Eh bien, nous avons fait ce travail que la dispersion sur mon volontaire des données ne facilite pas. Le premier élément qui choquera est l'augmentation très importante des sommes distribuées par l'État. 1,484,000,000 euros en 2010 contre 1,226,000,000 euros en 2009, soit une hausse vertigineuse de 21% en un an seulement. Pour avoir un ordre d'idée de cette progression, je voudrais par exemple rappeler que chaque vague moyenne de déremboursement de 150 nouveaux médicaments permet théoriquement une économie de 150 millions d'euros. C'est pour vous donner un ordre de grandeur.

150 millions d'euros, c'est donc largement moins que l'augmentation des subventions de l'État aux associations entre 2009 et 2010, supérieure, elle, à 250 millions d'euros. Je rappelle aussi que le déficit public de la France élevait déjà à peu près à 7,5% du PIB en 2010, soit environ 150 milliards d'euros. Il est donc extrêmement choquant de voir qu'au moment où le pouvoir sarkozyste taille dans les défenses publiques les plus utiles aux Français, comme la sécurité, la santé ou l'école, il fait le choix d'ouvrir les vannes du clientélisme communautaire et politicien. Le PS veut donner le droit de vote aux étrangers pour récupérer quelques voix.

L'UMP fait semblant de s'y opposer à quelques mois de l'élection présidentielle, mais choisit, lui, d'inonder d'argent public des structures communautaristes qui représentent évidemment autant de clientèles électorales. Et ce sont toujours les Français et l'intérêt général qui paient. Cette vie d'ensemble posée entrons dans le détail qui est toujours très instructif. On apprend ainsi que les dépenses rattachées au service du Premier ministre ont bondi de 111% entre 2009 et 2010. De 36,9 millions d'euros, elles sont passées à 77,8 millions d'euros. Autre envolée impressionnante, les subventions versées par le secteur Travail, Solidarité et Ville, plus 80% entre 2009 et 2010.

De 20,7 millions d'euros en 2009, elles ont atteint 37,5 millions en 2010. Ça, c'est la politique de la ville. On inonde la politique de la ville dans l'espoir de maintenir un semblant de paix sociale et d'éviter une généralisation trop rapide des émeutes à quelques mois des élections présidentielles. Je vous rappelle que de multiples voix, dont une peut-être plus célèbre et sûrement plus crédible encore que les autres, celle de M. Seguin, l'ancien président de la Cour des Comptes, avait dans plusieurs rapports expliqué le caractère parfaitement inefficace des milliards qui sont déversés depuis des années et des années dans la politique de la ville.

Alors, les sommes engagées et leur progression en pleine crise de la dette et en pleine crise sociale sont donc, je crois, un premier scandale. Le deuxième tient à la nature des associations les plus grassement subventionnées par l'État. J'insiste sur un point qui est essentiel. Le secteur associatif n'est pas du tout homogène. Il y a des associations qui ont une vraie réalité, une vie active, qui jouent un rôle utile dans la vie de la nation et qui méritent à ce titre d'être soutenues. Je pense par exemple aux associations sportives. Chaque village de France quasiment compte au moins un petit club sportif animé par des bénévoles et évidemment ces petits clubs doivent être aidés.

Je pense aussi aux associations de sécurité civile, aux associations du troisième âge, du handicap ou de l'enfance, bien sûr. Ce tissu associatif est une richesse. Il irrigue la vie de notre pays et il faut l'aider à surmonter la crise de l'engagement dans une société qui se montre de plus en plus individualiste. Mais il y a beaucoup d'associations que les pouvoirs publics subventionnent de façon massive, au détriment d'ailleurs de celles dont j'ai parlé précédemment. Alors que leur objet social ne justifie en aucune sorte un tel soutien financier de la part de l'État.

Permettez-moi de vous citer une liste d'exemples aussi édifiants que scandaleux que les Français doivent connaître pour mesurer l'ampleur du problème. Ce ne sont bien sûr que quelques exemples. Subvention de l'État en 2010 à l'ASFAM, le service social et familial des migrants, 239 460 euros. Centre national des Marocains de France qui vise, je cite, à l'émergence des nouvelles citoyennetés. Je voudrais qu'on m'explique ce que cela signifie, les nouvelles citoyennetés. Moi, en l'occurrence, je ne sais pas, mais ça nécessite le versement de 12 000 euros. Fasti, Solidarité Immigrée, association qui se présente à elle-même comme tiers-mondiste sur son site internet, 20 000 euros.

Profession banlieue, qui appuie la politique de la ville, qui est pourtant un échec profond, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, 21 000 euros. Bondi Blog, tiens, 50 000 euros. SOS Racisme, association intimement liée à l'amitié handi et au PS, liée à plusieurs affaires, dont il serait d'ailleurs intéressant de connaître le nombre réel d'adhérents, 490 000 euros. France Terre d'Asile, association immigrationniste par excellence, 602 000 euros. Le Haut Conseil des Maliens de France, 25 000 euros. Continuons la liste, parce qu'elle est intéressante. La FAVO, l'association des femmes africaines du Val d'Oise, je ne sais pas comment on peut faire plus communautariste que ça, 130 000 euros.

LR, visage pluriel de Turquie, 85 500 euros. Association de mise en place de la Fédération Nationale Laïque des Français et Françaises d'origine arabe ou de sensibilité musulmane, 100 000 euros. IFAF, Initiative Femmes Africaines France-Europe, 5 000 euros. Ni pute ni soumise, c'est-à-dire une autre association étroitement liée au Parti Socialiste, mais aussi à l'UMP, et Nicolas Sarkozy, puisqu'on se souvient du portefeuille ministériel offert à Fadela Amara, unanimement reconnue comme une des ministres les plus médiocres de ces dernières années, 276 000 euros. Et ça n'est pas terminé. Arrêt Linnor, Association d'aide aux travailleurs migrants de la région Nord-Pas-de-Calais, 127 324 euros.

UNAFO, qui rassemble le nombre d'organisations, d'associations gestionnaires de foyers de travailleurs migrants, 188 605 euros. L'ANAFE, Assistance aux frontières pour les étrangers, qui vise, je cite, à assurer une présence effective auprès des étrangers non admis aux frontières, 5 000 euros. Association française des managers de la diversité, qui fait ouvertement campagne pour la discrimination positive à l'anglo-saxonne dans les entreprises, 50 000 euros. ADIV, Agence pour la diversité entrepreneuriale, qui cible, je cite, des entrepreneurs issus de l'immigration, 20 000 euros. Même logique anglo-saxonne communautariste, bien loin de nos valeurs républicaines.

Collectif Respect, qui vise, je cite, à informer les étrangers, les aider à exercer tous leurs droits en France, 60 000 euros. Alors, ce ne sont que quelques exemples. Mais les Français pourront se pencher eux-mêmes sur les documents annexés au projet de loi de finances pour découvrir l'ampleur du problème. Ces associations ont le droit d'exister, bien sûr. Il n'y a aucun problème. Mais leur caractère clairement communautariste, plus ou moins explicitement exprimée dans leur objet social, ou de soutien au développement d'une immigration encore plus importante, parfois, souvent même clandestine, devrait leur interdire de pouvoir bénéficier de subventions publiques.

D'autant que les subventions de l'État représentent souvent des sommes très élevées qui manquent à des budgets autrement plus essentiels à l'intérêt général. C'est aussi autant d'argent en plus dans le trou déjà abyssal de notre dette publique. Ainsi, 100 000 euros de subventions annuelles, c'est l'équivalent du coût de 11 minimums vieillesse par an. 500 000 euros de subventions annuelles, c'est le coût d'achat et de maintenance de 1 à 2 IRM par an. Le financement de ces associations communautaristes a un caractère profondément anti-républicain, car la République, c'est l'inverse du communautarisme.

Et vous savez que je ferai inscrire dans notre Constitution que la République ne reconnaît aucune communauté. Et je laisse à ce sujet, avant de la reprendre tout à l'heure, la parole à Bertrand Duteil-de-la-Rochère, qui est le conseiller république et laïcité de ma campagne présidentielle.

12:09
Marine Le Pen

Merci beaucoup. Donc, je rappellerai que le communautarisme est l'ennemi de la République et l'ennemi de la nation française dans son essence. Et j'en veux pour preuve l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen d'août 1789, qui stipule « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. » Et pour replacer bien évidemment ce texte dans son contexte, c'est celui de 1789, « Les constituants étaient persuadés que le corps de la noblesse descendait des vainqueurs francs alors que le tiers-État descendait des vaincus galloraux romains.

» Cette thèse avait encore été exposée en 1788 par CIS dans son célèbre opuscule « Qu'est-ce que le tiers-État ? » Peu importe d'ailleurs que cette thèse historiographique soit fausse. Cela a été amplement montré au 19e et au 20e siècle. L'important est que les hommes de 1789 pensaient qu'en abolissant la noblesse et ses privilèges, ils supprimaient une communauté ethnique. Je veux encore citer l'abbé Grégoire qui voulait anéantir les patois et les idiomes des communautés minoritaires s'est épouffant tous les citoyens dans la masse nationale pour créer un peuple français.

Aujourd'hui, la réaction, je veux dire l'erreur, la plus grande partie de l'UMP, la plus grande partie du PS, cette réaction laisse croître le communautarisme qu'on ne le favorise pas. Et cela au déprimant de la laïcité. car la religion sert souvent de prétexte à ce démantèlement de la République. Les associations, Marine Le Pen vient d'en citer un certain nombre, dites à but non lucratif, en sont le bras armé. L'État affaiblit et les collectivités locales pliantilistes essayent par ce biais d'acheter la paix sociale dans les quartiers répupés sensibles. La République y paye de manière sonante et trébuchante la lâcheté de ses politiciens.

Mais il y a pire, il y a pire, il y a le capitalisme ethnique. Des pays étrangers cherchent à profiter de la situation en France. Un exemple. Ainsi, le Qatar ne se contente plus d'investir massivement ses pétrodollars dans l'économie française pour perpétuer la rente de ses dirigeants si les événements les obligeaient à quitter les rives du Golfe. désormais, cet émirat veut financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues, plus précisément, comme vient de le dire son ambassadeur à Paris, des Français d'origine arabe.

A ce titre, il ouvre un front de 50 millions d'euros qui peut être augmenté, comme l'a annoncé ce même diplomate, devant une dizaine d'élus locaux de banlieues, tous originaires du Maghreb. Ces entreprises ne vivront pas par le marché, mais par l'étranger, pour fragmenter la société française selon le droit du sang, selon les origines ethniques. Quelles sont les causes de cet abandon des principes républicains ? D'abord, l'influence culturelle des États-Unis, qui ont cherché en vain, avec le multiculturalisme et la discrimination positive, à surmonter l'exclusion des Noirs, exclusion consubstantielle à leur nation.

Ensuite, la volonté de l'Europe, qui essaye par tous les moyens de subvertir les nations, notamment avec la Charte des langues régionales aux minoritaires, ou encore avec la Convention cadre sur la protection des minorités nationales. Enfin, les élites qui habitent notre pays et qui sont frappées d'une honte de soi, d'une honte de la France, qui les conduit à haïr la France et à mépriser le peuple français, à ne plus comprendre la République, à croire qu'elle se réduirait à la différence entre l'Elysée et Buckingham. La République ne connaît pas la généalogie des citoyens. Elle leur laisse comme loisir éventuellement dans leur sphère privée s'ils le souhaitent.

La République doit assimiler tous les citoyens, quelle que soit leur généalogie, quelle que soit leur origine ethnique. Dans ce domaine, l'argent public ne doit servir qu'à subventionner des moyens associatifs ou autres, dont la finalité est l'assimilation de tous dans un même peuple français.

16:41
Présentateur

Ah, chers amis, le dérapage des subventions de l'État ne concerne pas seulement les associations communautaristes dont on vient de parler, mais aussi d'autres structures à vocation clairement clientéliste, les fondations et autres syntax liées aux parties du système. Ce sont les services du Premier ministre qui assurent le subventionnement massif de ces structures, quasiment toutes dirigées par des amis du pouvoir. Ainsi, en 2010, l'association Notre Europe, créée à l'initiative de Jacques Delors pour appuyer l'Union Européenne, mettre en œuvre le traité de Lisbonne que les Français, au passage, ont rejeté par référendum en 2005, a bénéficié de 300 000 euros de la part de l'État.

La fondation Gabriel Péry, présidée par le sénateur Robert Rue, 990 000 euros. La fondation Jean Jaurès, présidée par Pierre Moroy, 1 400 000 euros. Qui dit mieux ? La fondation Robert Schumann, ultra-fédéraliste et ultra-européiste, 1 310 000 euros. L'Institut François Mitterrand, 350 000 euros. La fondation Respublica, présidée par Jean-Pierre Seveinement, 450 000 euros. La fondation Prospective et Innovation, présidée par Jean-Pierre Raffarin, 320 000 euros.

Face à ces champions de la subvention publique, remarquons par exemple, et il n'est pas le seul dans ce cas que le club Idé-Nation, qui a déjà organisé 4 colloques, que j'ai eu le plaisir de conclure, n'a jamais bénéficié de ces fonds, alors qu'il réalise un travail d'animation et d'enrichissement du débat public, au moins aussi efficace que les structures que je viens de citer, si ce n'est plus, puisque je suis sûr que les Français apprendront même leur existence lors de cette conférence de presse.

Cette dernière liste est profondément choquante parce qu'elle révèle qu'entre amis du pouvoir, il n'y a pas ici de gauche ou de droite, il n'y a plus de gauche ou de droite, on s'arrose copieusement avec l'argent des contribuables. Ma vision des choses est donc à l'opposé de ces dérives inacceptables. Il faut séparer dans le secteur associatif les associations d'intérêt général qui ont vocation à être soutenues si elles font la preuve d'une vie associative réelle et démocratique et les associations communautaristes qui peuvent exister mais ne doivent pas pouvoir prétendre à l'argent public.

L'État ainsi peut et doit économiser plusieurs centaines de millions d'euros chaque année en ciblant mieux et selon des critères clairement républicains les structures qu'il soutient. Mon objectif est d'atteindre 500 millions d'euros par an d'économie. Il faut en outre fixer une règle pour mettre fin à la loi de la jungle actuelle qui donne l'avantage à ce que j'appelle les mercenaires de la subvention publique les petits débrouillards qui savent toujours à quelle porte frapper quel argument déployer pour bénéficier de toutes les subventions publiques possibles et imaginables à tous les échelons.

Vous savez que dans les statuts de ces associations moi j'ai eu l'occasion de le voir dans les conseils régionaux il y a des modes on sait que il y a la mode de l'écologie alors à un moment donné on voit des centaines d'associations qui viennent et dont l'objet est de protéger la planète de réfléchir au développement durable etc. Et là on est sûr que la machine à cracher les billets se met en route et puis avant c'était la lutte contre le racisme on voyait des centaines d'associations dont l'objet était la lutte contre et il suffisait qu'il y ait cet élément dans l'objet social pour que la machine à billets crache les subventions. C'est une question encore une fois de mode.

Eh bien les services en charge de l'instruction des demandes de subvention qu'il s'agisse de l'état d'ailleurs ou des collectivités territoriales doivent avoir l'obligation de vérifier la réalité de la vie associative de la structure qui sollicite de l'argent public. Trop souvent et nous le voyons au Front National lorsque nous regardons de près le fonctionnement de ces associations trop souvent la vie associative est largement virtuelle et il n'est pas rare qu'une collectivité subventionne des associations qui ne comptent pas beaucoup plus de membres que le petit noyau de dirigeants ça ne doit plus être possible.

La vigilance doit être de mise dans cette période de vache maigre budgétaire et l'on doit regarder si cette association a ou non des adhérents parce que si elle n'a pas d'adhérents ça veut dire qu'elle ne correspond à aucun besoin du public à aucun intérêt général. Il faut ensuite et donc que les ressources propres de l'association liées essentiellement aux dons à l'activité et aux cotisations des adhérents représentent une part significative peut-être 50% au moins de leurs ressources totales. La subvention publique n'est pas là pour pallier l'absence de ressources propres et de cotisations l'absence d'adhérents qui est évidemment le signe d'une vie associative défaillante.

La subvention publique doit être exceptionnelle et n'est là que pour donner un coup de pouce à des structures utiles aux biens communs et qui vivent déjà en dehors de l'aide de la collectivité. Ce principe de bon chance doit être clairement établi. Le clientélisme et le subventionnement des structures fantômes qui vont souvent de pair doit prendre fin. Pour leur part, les structures communautaristes ne doivent pas bénéficier de l'argent public. Pas un euro. La République n'a pas à financer et surtout pas pour des raisons bassement électoralistes comme c'est souvent le cas des structures qui jouent contre elle, qui jouent contre son unité.

En outre, en cette période de crise économique et sociale, en cette période de crise de la dette, je demande un moratoire immédiat sur le financement des clubs et autres think tanks liés d'une manière ou d'une autre aux partis politiques ou aux syndicats. Ce ne sont pas des dépenses essentielles et beaucoup de structures qui font vivre le débat public dans notre pays sans un centime d'argent public prouvent qu'il est possible de faire beaucoup, de faire du travail de très grande qualité sans argent public.

L'arrêt du financement public de ces structures serait même un bon moyen de leur assurer une meilleure indépendance et l'indépendance est toujours plus féconde sur le plan des idées que la soumission. Ce moratoire permettra aussi de voir quelles sont les structures qui visent véritablement à animer le débat public, à le nourrir et celles qui ne sont là que dans le but de favoriser tel ou tel parti politique. Je crois que ce travail de tri sera très salutaire. Je vous rappelle tout de même que l'ensemble de ces structures sont liées à des partis politiques. Or, les partis politiques sont déjà subventionnés par l'État.

Par conséquent, on voit là qu'il y a un double subventionnement en quelque sorte. Je voudrais enfin pour une plus grande transparence dans l'attribution des subventions publiques. Ainsi, les comptes certifiés des associations bénéficiant de plus de 10 000 euros de subventions publiques par an devront obligatoirement être mis en ligne sur Internet. Après tout, nous sommes au règne d'Internet maintenant, de l'information, de la transparence. Ainsi d'ailleurs que les éventuels salaires et avantages en frais des dirigeants. Ces quelques propositions permettront d'assainir en partie un secteur qui contient le pire et le meilleur.

Elles permettront de réduire la dépense publique quand elle n'est pas nécessaire et de mieux cibler, de mieux soutenir les petites structures associatives qui font un travail remarquable grâce à des bénévoles dévoués qu'on doit mieux valoriser. Vous voyez que sur ce sujet comme sur bien d'autres, le Front National continuera à regarder, à analyser, à surveiller et à informer. Et je peux vous indiquer d'ores et déjà que nous avons déjà commencé à mener un travail sur le financement des syndicats.

Parce que là encore, il y aura probablement beaucoup d'informations à puiser qui intéresseront sûrement beaucoup, non seulement le grand public mais également les adhérents de ces syndicats qui pour l'immense majorité d'entre eux ne voient jamais le début d'un fifrelin des subventions qui sont là encore largement accordées à ces syndicats qui pourtant, hélas, parce qu'ils ne sont pas libres, ne représentent que 8% de la population française.

Donc, qu'ils s'apprêtent à transmettre, à publier leurs comptes, c'est qu'un ou deux l'ont fait, les autres sont encore réticents malgré la loi car nous irons évidemment regarder de près la manière dont ces subventions publiques sont distribuées et gérées. Je vous remercie, je suis à votre disposition pour répondre à vos questions sur ce sujet ou sur d'autres.

25:15
Invité

Madame Le Pen, oui, bonjour, vous avez noté tout à l'heure que l'idée nation n'avait pas touché de subventions contrairement à d'autres structures qui étaient liées des partis politiques mais on avait fait la demande.

25:29
Présentateur

Non mais le problème n'est pas là. Ce que je veux dire c'est qu'il y a des think tanks qui oeuvrent, qui posent des débats, qui animent le débat public et on n'a pas besoin de subventions pour cela. Donc vous n'avez pas fait de demande. Non seulement on n'a pas fait de demande mais je crois encore une fois qu'il n'est pas utile de le faire. Je pense que le financement des partis politiques existe et que la multiplication de ces fondations, de ces think tanks sont en réalité une manière une fois de plus de s'attribuer des subventions dont vous avez vu qu'elles étaient extrêmement lourdes. 1 300 000, 1 million, 1 500 000, c'est considérable.

Je rappelle que c'est 10 millions de francs quand même. Excusez-moi, je rappelle ça parce qu'il y en a encore qui comptent en francs. J'en fais partie avec fierté d'ailleurs. Mais tout ça pour dire qu'il n'y a pas besoin, elles n'ont pas besoin et surtout en situation de crise et de surendettement et de déficit massif, elles n'ont pas besoin de cet argent public pour pouvoir réfléchir. Après tout, la réflexion c'est normalement la seule chose qui ne coûte rien. Souvenez l'époque lointaine où j'étais toute petite où on disait en France on n'a pas de pétrole mais on a des idées. Aujourd'hui, les idées de la classe politique coûtent beaucoup plus cher que le pétrole.

26:47
Invité

Est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus longuement du voyage de Louis Alliot en Israël ?

26:54
Présentateur

Je ne vais pas pouvoir vous en parler très longuement. Louis Alliot est allé en Israël avec Michel Torris qui va présenter sa candidature dans cette région à l'invitation de Français qui vivent en Israël et qui lui ont demandé de venir pour organiser une réunion et les présenter à un certain nombre de personnes qui réclamaient cette rencontre et qui réclamaient des éclaircissements sur le projet présidentiel qui est le mien. Donc, de la même manière que j'ai pu rencontrer des Français de New York ou des Français de Floride, eh bien, Louis a répondu positivement à cette invitation. Pardon ? Ça apporte quelque chose au débat ? Ce sont des Français ? Vous voulez leur mensuration ?

Leur adresse ?

27:48
Invité

Quel milieu professionnel ? Ah, je... Ah, ben, écoutez,

27:57
Présentateur

vous lui demanderez quand il rentrera, hein ?

27:59
Invité

Quel contact politique qui était prévu pour lui, là-bas ?

28:04
Présentateur

Écoutez, pas à ma connaissance, mais encore une fois, voilà, pas à ma connaissance. Moi, j'en suis resté à... J'en suis resté à cette invitation. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura peut-être pas de contacts qui seront pris sur place, hein. Je ne peux pas vous le dire. Il faudra lui l'interroger quand il rentrera.

28:21
Invité

Est-ce qu'il peut faire peut-être un voyage que vous allez faire là-bas ?

28:24
Présentateur

Non, pas particulièrement. Non, non, le but du voyage était celui que je viens de vous exprimer.

28:29
Invité

Est-ce que vous demandez à ce que les exemples, par exemple, que vous avez pris, une pute ni soumise, SOS Racisme, cesse d'être subventionnée ?

28:37
Présentateur

Ah, je pense que lorsque des associations sont clairement communautaristes, et c'est le cas de SOS Racisme, eh bien, il faut évidemment qu'elles cessent d'être subventionnées. Bien sûr, je demande l'arrêt des subventions à SOS Racisme, dont je remarque d'ailleurs, que SOS Racisme profite du droit hors du commun que lui a accordé un certain nombre de responsables politiques d'engager des poursuites. Je rappelle que les poursuites sont toujours engagées contre les adversaires politiques de gauche, de la gauche. Jamais, jamais, à l'égard d'autres personnes.

C'est là, à mon avis, un privilège tout à fait exorbitant, exorbitant, et SOS Racisme, c'est à de multiples reprises exprimées sur le plan politique. Eh bien, si c'est une association politique, à ce moment-là, elle ne doit pas, comment dire, pouvoir toucher des subventions publiques au titre associatif, mais au titre éventuellement de celui de parti politique. Dans ces cas-là, c'est à eux de se mettre en règle avec la loi.

29:37
Invité

Pourquoi ils sont communautaristes, et ceux au racisme ?

29:39
Présentateur

Ah, parce qu'ils font des propositions systématiquement. Je vous rappelle, regardez les procès dans lesquels ils se sont constitués partis civils, ce sont systématiquement des procès ou sont victimes des Français étrangers ou des Français d'origine étrangère. Systématiquement. Jamais, jamais, pas une fois SOS Racisme, pas une fois, n'est venu comme se constituer parti civil auprès d'une victime du racisme anti-français ou du racisme anti-blanc. Pourquoi ? C'est un racisme, non ? Le racisme anti-blanc ou le racisme anti-français est un racisme. Pourquoi SOS Racisme n'est jamais présent aux côtés de ses victimes ?

C'est donc bien qu'ils ont une vision profondément communautariste et à ce titre, ils ne doivent pas pouvoir toucher de subventions publiques.

30:26
Invité

On entend beaucoup parler du label Made in France qui s'invite un peu à la campagne. C'est Refrain à la mode. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

30:31
Présentateur

Oh, ça fait bien longtemps que ce refrain-là, nous le chantons aux oreilles de la classe politique qui reste totalement sourd. Bon, ce qui m'amuse, si vous voulez, c'est quand M. Bayrou, entre autres, vient nous expliquer qu'il faut produire français. Parce que M. Bayrou ne peut pas ignorer que la construction européenne qu'il a promue, défendue, votée, en toutes circonstances, interdit de donner une priorité aux entreprises françaises en France.

par conséquent, il est, avec les autres, responsable d'un système économique européiste qui empêche l'État français, qui empêche les collectivités françaises de pouvoir donner une priorité aux entreprises françaises sur le territoire national dans les marchés qui sont passés. C'est ainsi, et j'en donne souvent l'exemple, que Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France, bloqué par l'interdiction faite qui lui était faite de pouvoir acheter le parc de voitures du conseil régional auprès de constructeurs français, et bien a décidé de ne plus acheter de voitures et de les louer, ce qui lui permettait de détourner en quelque sorte l'interdiction faite par l'Union européenne.

Voilà des gens qui abordent les conséquences des causes qu'ils adorent. C'est merveilleux. Ils votent des traités, ils soutiennent des interdictions et en réalité, ils cherchent à les détourner de toutes les manières possibles. C'est encore ce que fait d'ailleurs la région Nord-Pas-de-Calais dans l'affaire de Cifrance, où comme face à l'interdiction qui a été faite par l'Union européenne d'autoriser la SNCF à recapitaliser Cifrance, et bien la région Nord-Pas-de-Calais essaye de monter une espèce d'opération consistant à acheter un bateau qu'elle relourait à la scope.

Enfin bon, voilà, on voit bien encore une fois que ces gens sont des incompétents puisqu'ils n'ont pas vu quelles allaient être les conséquences des règles auxquelles ils se sont soumises et qu'ils ont imposées aux autres sont des inconsistants et au passage des irresponsables.

32:33
Invité

Madame Le Pen, est-ce que vous pouvez nous donner un exemple de ce que vous appelez le racisme anti-blanc et anti-français ?

32:37
Présentateur

Ah oui, oui, c'est quand vous vous faites attaquer dans la rue aux cris de salles blanches ou de salles français. Oui, oui, il y en a tout le temps, vous savez, aller devant les tribunaux correctionnels. Il y en a un certain nombre d'affaires comme ça et il y en a même de plus en plus fréquemment. Ça s'appelle du racisme anti-français ou du racisme anti-blanc.

32:55
Invité

Je vous remercie de nous présenter la vraie démocratie française.

33:07
Présentateur

Ah, vous étiez là à Dauphine, c'est ça ?

33:09
Invité

Oui, oui, oui.

33:10
Présentateur

Vous avez pu voir comment fonctionnait la belle démocratie française.

33:13
Invité

Pour moi, parce que les Chinois rappellent l'époque, la culture, la révolution culture chinoise. C'est ça. C'est ça. J'ai deux questions à vous proposer. Première, si votre parti le Front National a beaucoup de délus, que maintenant ? Est-ce que vous voulez maintenir votre opinion sur cette conception de l'association ?

33:42
Présentateur

Oui, oui, tout à fait. parce que, encore une fois, les partis politiques doivent prendre position, je crois, avant les élections. Moi, je remarque que ce subventionnement des associations est en réalité un moyen pour les partis politiques de se constituer des clientèles, c'est-à-dire un électorat captif et que, bien souvent, comme je l'ai dit, l'activité de ces associations est purement virtuelle. La liberté associative en France est une liberté auquel je tiens absolument. chacun a le droit de se constituer en association. Moi, la vraie question que je pose, c'est lesquelles doivent être subventionnées par l'État ? Doit-il y avoir des limites au subventionnement par l'État ?

Et c'est ce que j'ai exprimé. Je pense que ces limites sont le communautarisme, sont la réalité de l'activité des associations, sont le rapport entre la subvention et les fonds propres des associations. Merci.

34:33
Invité

Deuxième question. Est-ce que vous croyez que les grands journaux, les grands milliers français vont publier votre enquête sur...

34:44
Présentateur

Je ne le crois pas, non. Je ne le crois pas. Mais espérons. Mais ce n'est pas bien grave. J'espère qu'ils en donneront quelques exemples. Vous avez là des représentants de grands journaux français qui très sûrement donneront des exemples de ces subventionnements. Moi, je pense très honnêtement que si les français sont conscients en partie du nombre d'associations qui peuvent être subventionnées, ils ne sont pas au courant de l'importance de ces subventions.

Et surtout, je crois qu'ils ne sont pas du tout informés, les français, de l'existence de ces Sinteng, de ces fondations et des montants qu'ils touchent chaque année de la part de l'État au moment où, encore une fois, on demande en permanence aux français de se serrer la ceinture, de faire des efforts, on dérembourse les médicaments, on augmente les mutuelles, on crée des taxes, etc. Je vous en prie.

35:37
Invité

Madame Horten, est-ce que vous pensez que Dominique de Villepin va vous faire concurrence au palier d'études et des sarkozymes ?

35:44
Présentateur

Je ne crois pas que M. de Villepin ira jusqu'au bout de sa candidature. Je pense que sa candidature est en réalité un moyen de faire pression dans la négociation qu'il a déjà entamée avec Nicolas Sarkozy, qui manifestement a achoppé et que tout ça se réglera, comme d'ailleurs pour M. Chevènement, dans une toute petite, dérisoire et minuscule négociation qui portera sur quoi ? 3-4 députés et peut-être un ou deux sous-secrétariats d'État. On a les ambitions qu'on mérite.

36:29
Invité

François Hollande a dit qu'il voulait remettre en cause l'accord européen, notamment, il a ajouté les eurobonds et tous les éléments sur la BCE qu'il arrive à mettre. Est-ce que ça va dans le bon sens ?

36:39
Présentateur

Alors, François Hollande, il veut renégocier le traité pour remplacer le super-européisme par l'ultra-européisme. Voilà. C'est un extrémiste du fédéralisme européen. François Hollande. Et il propose des solutions qui, d'ores et déjà, sont des solutions anciennes qui ont été abandonnées par tout le monde. Même par les européistes les plus convaincus comme les eurobondes. Donc, tout le monde sait très bien que les eurobondes seraient notées avec une note dérisoire, enfin, pitoyable. le monde, voilà. Donc, il a un train de retard sur les solutions, mais, oui, sur les solutions, l'eurobond, c'est abandonné par tout le monde.

Donc, il a un train de retard sur les solutions européistes qu'il propose. En revanche, on sent quand même une conviction vers le fédéralisme européen, une conviction extrêmement forte. Donc, encore une fois, on aura le choix entre Sarkozy, le super-européiste, et Hollande, l'ultra-européiste.

37:48
Invité

Est-ce qu'en refusant le traité de Nicolas Sarkozy et d'Orgélien Herckel, il ne vous pose pas de problème dans votre stratégie quand même, parce que vous ne pouvez pas les renvoyer dos à dos comme vous le faites habituellement ? Ah, mais je vous dis, c'est...

37:59
Présentateur

Ah, non, mais je les renvoie complètement dos à dos. C'est puisque, je vous dis, c'est entre le super et l'ultra. Les Français auront le choix. S'ils veulent perdre la souveraineté de la France, avancer dans le fédéralisme européen, faire une croix sur la souveraineté du peuple français, et avancer vers les cures d'austérité à répétition, eh bien, ils peuvent suivre les deux, avec François Hollande, ça ira encore plus vite qu'avec Nicolas Sarkozy. C'est pas peu dire, parce que déjà, Nicolas Sarkozy, il y allait à la course au fédéralisme. Eh bien, François Hollande, dont on dit qu'il est lent, eh bien, vous voyez, en ce domaine, il est rapide.

Vers le fédéralisme européen, Hollande court de toute la force, de... de toutes ses forces. Voilà.

38:45
Invité

Et sur cet espace du ni droite ni gauche, pour l'instant, on voit que François Béroud semble vous prendre plus de voix à vous dans les sondages. Les sondages ? Dans le sondage, ah, d'accord. Qu'à François Hollande, qu'à Nicolas Sarkozy, est-ce que vous craignez que cette troisième place se fasse peut-être difficilement avec lui ?

39:07
Présentateur

Non, je n'ai pas de crainte. Je n'ai pas de crainte, d'abord parce que je prends cet institut de sondage avec toute la mesure qui est nécessaire. Je ne le pense pas sérieux. Voilà, je vous le dis clairement. Je ne suis pas la seule à le penser, d'ailleurs. Beaucoup d'observateurs et de professionnels pensent, en l'occurrence, la même chose. Un institut de sondage qui fait des variations de plus 6, moins 12, plus 15, ça n'existe pas. Alors, je sais que c'est plus vendeur que plus 2, moins 1, ça c'est sûr. Mais en l'occurrence, ce n'est pas crédible.

Donc, on voit bien qu'il y a derrière ça la volonté de buzzer, alors le mois dernier, ils avaient mis Sarkozy et Hollande à peu près au même étiage. Oh, ça a buzzé, ça a buzzé. Puis ce mois-ci, c'est Bayrou et Marine Le Pen, ça a buzzé, ça a buzzé. Donc demain, je ne sais pas ce qu'ils vont faire. Je pense que, je ne sais pas, M. Villepin va prendre 12 points, peut-être. Ça va lui faire quelques jours de bonheur avant que l'ensemble des autres sondeurs démontrent qu'en réalité, il n'a pas décollé et que ça va doucher ses espérances. Donc, permettez-moi de regarder quand même les autres instituts plutôt que celui-là qui ne m'apparaît pas être le plus sérieux.

Marine Le Pen défend une réforme des subventions de l'Etat aux associations — Marine Le Pen · Pourquijevote