François Bayrou, le début de la fin ?
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« « Je demande la confiance pour être tranquille cet automne. » »
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« C'est que cet usage du 49.1, consistant à demander un accord sur le diagnostic, c'est-à-dire qu'on est d'accord pour dire qu'il y a une dette énorme et qu'il faut faire un budget qui économise 44 milliards, n'a pas de sens en politique »
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« parce que quand vous avez voté la confiance, c'est que vous soutenez le gouvernement, c'est que vous appartenez à son camp et demander aux oppositions de soutenir le gouvernement et d'appartenir à son camp est un non-sens politique absolu, me semble-t-il. »
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« J'ajoute que le bilan de l'affaire des trois semaines où Bayrou a mené campagne ardemment, c'est qu'il n'a pas réussi à convaincre, ni bien sûr les députés, on le verra ce soir, parce que là les partis ont pris position dès le début, mais les Français. »
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« C'est-à-dire que les sondages ont montré, alors qu'il espérait gagner l'esprit des Français pour dire oui c'est ce qu'il faut faire, oui il faut agir, Bayrou disait nous allons par les Français obliger les élus à changer d'avis, et bien on n'a rien vu de tel »
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François Bayrou, dans sa conférence de presse du 25 août, avait déclaré « Je demande la confiance pour être tranquille cet automne. » Il sera tranquille, assurément. C'est que cet usage du 49.1, consistant à demander un accord sur le diagnostic, c'est-à-dire qu'on est d'accord pour dire qu'il y a une dette énorme et qu'il faut faire un budget qui économise 44 milliards, n'a pas de sens en politique parce que quand vous avez voté la confiance, c'est que vous soutenez le gouvernement, c'est que vous appartenez à son camp et demander aux oppositions de soutenir le gouvernement et d'appartenir à son camp est un non-sens politique absolu, me semble-t-il.
J'ajoute que le bilan de l'affaire des trois semaines où Bayrou a mené campagne ardemment, c'est qu'il n'a pas réussi à convaincre, ni bien sûr les députés, on le verra ce soir, parce que là les partis ont pris position dès le début, mais les Français. C'est-à-dire que les sondages ont montré, alors qu'il espérait gagner l'esprit des Français pour dire oui c'est ce qu'il faut faire, oui il faut agir, Bayrou disait nous allons par les Français obliger les élus à changer d'avis, et bien on n'a rien vu de tel, ce qui conduit à une dévalorisation de la parole publique, à une dévalorisation de la puissance des gouvernants, donc les conséquences sont considérables. Merci.