Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier Bellamy
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour François-Xavier Bellamy, merci d'être avec nous, déçu par le match d'hier soir, vous l'avez vu ?
Bien sûr, tellement déçu, surtout que cette équipe de France nous a vraiment fait rêver et on espérait la voir arriver au bout et c'est vrai que c'est une grande frustration, on ne va pas se le cacher.
Qu'est-ce que vous gardez de ce mondial, de cette équipe de France, de ces bleus, de Didier Deschamps aussi, dont c'est la dernière ?
Je crois qu'il ne faut surtout pas juger tout un parcours, toute une aventure uniquement à l'aune d'un résultat décevant comme celui d'hier. Hier, c'est sûr que l'Espagne a été plus forte, mais ça n'enlève rien à ce que cette équipe nous aura apporté et surtout à cet espoir qu'elle avait légitimement suscité. C'est vrai que c'est une immense frustration. Comme l'a dit Ryan Cherki hier en zone mixte et je pense qu'il a raison à la fin, on perd toujours contre soi-même et c'est vrai qu'il a manqué sans doute ce qu'il fallait pour aller jusqu'à la finale.
Mais y compris cette belle solidarité dans l'expérience de la défaite amère d'hier soir est aussi un message de l'équipe de France en un sens.
Parcours un peu terni par ces attaques racistes qui sont venues d'un ancien Premier ministre espagnol, qui sont venues d'une élue du Paraguay. Est-ce que vous vous dites, on en est encore là aujourd'hui ?
C'est surtout tellement affligeant de voir qu'on ne soit pas capable de vivre le football pour ce qu'il devrait être, c'est-à-dire un lieu où, dans des sociétés qui sont, c'est vrai, de plus en plus fragmentées, fracturées, un lieu où on retrouve notre unité.
François-Xavier Bellamy, l'actualité du jour à l'Assemblée, c'est le vote définitif de cette loi sur l'aide à mourir. Les députés vont très certainement la valider, mais vous, vous vous y opposez toujours avec la droite. Pourquoi exactement ?
D'abord, je ne suis pas seul. Nous ne sommes pas seuls à nous y opposer. Ce sont des dizaines de parlementaires, d'ailleurs de tous bords, qui s'y sont opposés au Sénat, qui a rejeté le texte par trois fois, et puis à l'Assemblée, où le soutien à ce vote n'a cessé de reculer. Hier, on a appris que le Premier ministre...
Il a reculé d'une dizaine de voix à peu près en un an, donc ce n'est pas un recul...
Si, si. À chaque fois que le texte a été voté, en première puis en seconde lecture, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en tous les cas, la majorité ne s'est pas élargie. Au contraire, et des inquiétudes se sont manifestées de tous les bords et dans tous les camps, y compris à gauche, pour dire qu'aujourd'hui, le vrai sujet, le vrai enjeu, c'est celui d'une certaine idée de la fraternité, de la solidarité, qui consiste à dire que jamais, tuer ne peut être un soin. Aujourd'hui, si l'Assemblée devait confirmer ce texte, le principe même...
Qu'est-ce qui vous gêne précisément, François-Xavier Bellamy, dans ce texte ? Ce n'est pas question de tuer, évidemment.
Bien sûr que si, il est question de tuer. De quoi est-ce qu'on parle exactement ? Il est question d'une aide à mourir. Il est question de tuer, c'est-à-dire d'injecter une substance létale à une personne parce qu'elle souffre et qu'elle crie que dans sa souffrance, elle demande la mort. Et nous savons tous très bien que la souffrance fait partie de nos vies, qu'elle fera un jour partie de nos vies, la souffrance des autres, la nôtre. Et cette souffrance-là, jusque-là, la fraternité humaine consistait à toujours y répondre par le soin.
Par le soin palliatif qui existe, qui a fait l'objet d'un texte à part.
Mais donc, vous savez très bien qu'aujourd'hui, il est très largement insuffisant. Il n'y a plus d'un Français sur deux qui aurait besoin des soins palliatifs, qu'il n'y a pas accès dans notre pays.
Mais les deux ne sont pas incompatibles ?
Les deux, de fait, s'opposent par le principe même de l'acte. Et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, les soignants ont été si nombreux à alerter sur la réalité de ce risque qui guette notre société. Demain, on va demander à des soignants, à des médecins, à des personnels de santé de donner la mort au lieu de préserver l'obligation.
Il n'y aura aucune clause de conscience, il faut le préciser.
Il y aura une clause de conscience pour les médecins, mais d'abord, ça n'enlève rien au fait qu'ils se sentent. Et nous sommes, Français, collectivement engagés derrière ce choix. C'est l'État qui va répondre à cette demande en administrant la mort. Et donc, c'est une question qui nous concerne tous. Et par ailleurs, il n'y a pas de clause qui protège, c'est l'un des sujets sur lesquels le Premier ministre lui aussi alerte aujourd'hui, il n'y a pas de clause qui protège des établissements de santé.
C'est-à-dire que des établissements qui se sont créés, je pense, par exemple, ça peut être des établissements religieux comme les Petits Sœurs des Pauvres, mais il y a aussi des établissements qui ne sont pas confessionnels, des établissements qui accueillent des gens qui sont aujourd'hui de toutes conditions, y compris parfois parmi les plus modestes dans notre société, et qui se sont créés, et certaines personnes donnent leur vie dans ces établissements de santé, pour accompagner les plus pauvres, les plus modestes, les plus fragiles dans la société.
Et ces établissements, aujourd'hui, on va leur demander d'accueillir des gens qui viendront donner la mort à leurs patients, et c'est le contraire de leur vocation.
Alors, il y a cette clause de conscience, et il y a aussi un recours devant le Conseil constitutionnel qui va être initié par le Premier ministre lui-même, pour vérifier les garde-fous, et qui va notamment aborder cette question des établissements qui sont plutôt dans le soin palliatif et dans l'accompagnement. Donc on peut peut-être faire confiance au Conseil constitutionnel, non, pour vérifier si tout ça est assez encadré ?
Moi, je voudrais remercier le Premier ministre, qui fait un choix très fort, il est très rare, qu'un Premier ministre défère un texte devant le Conseil constitutionnel. Et je voudrais remercier le Premier ministre de le faire, parce qu'il montre que les inquiétudes que je partage sur votre plateau ne sont pas minoritaires, marginales, elles sont très largement partagées dans la société. Et encore une fois, il y a aujourd'hui, ce texte, il est adopté, une minorité de parlementaires, Assemblées et Sénat confondus, qui adopteraient cette loi. Alors, le Premier ministre montre ce risque-là.
Mais le fait est que je suis aussi assez gêné que nous délégions au Conseil constitutionnel, ce qui relève en fait d'un choix politique. La question, elle n'est pas seulement liée à notre Constitution. Le Conseil d'État est déjà passé par là, il y a validé. Je le rappelle. Oui, mais ce n'est pas une question de justice, de judiciarisation de la vie politique. C'est une question politique au sens le plus profond du terme. La vraie question qui nous est posée, et elle est posée à tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui, qui se sentent de droite, de gauche, de nulle part.
La vraie question, c'est, est-ce que si un ami me demande de mourir parce qu'il souffre, est-ce que je dois répondre à cette demande en lui tendant un revolver et en contribuant à son suicide ?
Il ne s'agit pas de revolver, François-Xavier Benary.
C'est de ça qu'on parle.
Et c'est le malade qui a le dernier mot, encore une fois, dans ce texte. Le malade, jusqu'au dernier moment, qui peut changer.
Avec très peu de conditions pour protéger le discernement. Y compris des gens qui, par exemple, sont incapables majeurs. Des gens qui sont sous tutelle. Ils sont des dizaines de milliers en France. Ça ne rentre pas dans les critères de... Si, si, bien sûr, bien sûr. Mais si, pardonnez-moi, il faut être extrêmement clair. Des gens qui, en France, ne peuvent pas signer un chèque eux-mêmes pourront demander la mort.
Ils vont devoir passer devant un juge des libertés pour pouvoir valider ça. Les personnes sous tutelle vont devoir passer devant un juge.
Il y aura un seul médecin. Ce médecin pourra avoir rencontré le patient le jour même, n'avoir aucune relation de sujet avec lui. Un seul médecin, c'est faux. C'est une décision collégiale. Il y a un seul médecin pourra avoir rencontré le patient. Et ensuite, le médecin pourra s'appuyer...
Plus un soignant.
Plus un soignant. Mais le soignant, en question, n'aura pas besoin d'avoir rencontré le patient. Un seul médecin rencontre le patient. Et ça suffit à déclencher la mort. Encore une fois, je le redis, la question n'est même pas dans les circonstances. Même si cette loi sera l'une des plus permissives qu'on ait jamais produite dans le monde occidental. La vraie question, c'est...
Elle est beaucoup moins que nos voisins européens.
Elle est beaucoup plus d'abord. Il y a peu de nos voisins européens qui ont légalisé ça. Et ensuite, notre texte de loi, aujourd'hui, qui était supposé être protecteur, il fera partie des textes les plus avancés en matière de rapidité. Encore une fois, vous achetez un produit dans un supermarché, vous avez 14 jours de délai de rétractation. Avec cette loi, vous aurez deux jours pour mourir. Et encore une fois, la question n'est même pas celle des circonstances. La vraie question, je le redis, elle est toute simple. Et c'est celle de savoir si donner la mort peut être un soin.
Moi, si demain, je traverse un moment d'épreuve immense dans ma vie, que ce soit de souffrance physique ou de souffrance psychologique, et qu'il m'arrive, parce que je souffre, de crier que je veux en finir, j'espère, j'espère que je croiserai sur ma route un ami qui me dira « La vie est belle, je vais t'aider à y retrouver goût. »
La souffrance psychologique ne fait pas partie des critères.
Bien sûr que si, la souffrance psychologique aussi. Et d'ailleurs, pour une raison qui est parfaitement compréhensible en un sens...
Non, François-Xavier Laviolami, c'est faux ce que vous dites.
Mais bien sûr que si c'est vrai...
Il faut avoir une maladie avec un pronostic vital engagé. Une phase avancée de la maladie.
Y compris à moyen terme. Cette loi, d'ailleurs, la vérité, c'est que cette loi n'est plus une loi sur la fin de vie. Vous pouvez aujourd'hui demander la mort administrée, même si vous n'êtes pas du tout en fin de vie. Et vous avez d'ailleurs des personnes qui, aujourd'hui, je pense au collectif des éligibles, je ne sais pas si vous les avez écoutées, c'est des personnes handicapées, c'est des personnes qui sont atteintes de maladies chroniques, c'est des personnes qui ne sont pas du tout en fin de vie. Et qui ne sont pas éligibles, encore une fois. Le handicap n'est pas éligible. Elle le deviendra dans quelques heures s'il s'est pleuré voté. Bien sûr que si.
Ça ne fait pas partie, encore une fois, de cette loi. Ils sont atteints d'une maladie chronique qui engage leur pronostic vital à moyen terme.
François-Xavier Laviolami, que faites-vous de ces malades ?
Elles disent aujourd'hui.
Que faites-vous de ces malades qui demandent ce texte-là ? Et qui ne vont pas se jeter forcément sur ce texte-là, sur l'aide à mourir, qui demandent juste à avoir le choix. Est-ce que vous les avez entendus ? Est-ce que vous les entendez aujourd'hui ?
Mais est-ce qu'on a le choix ?
Puisque vous parlez de dignité.
Est-ce qu'on a le choix quand on n'a pas accès aux soins qui permettent de soulager la souffrance ? Parce que la vérité du scandale que nous vivons autour de ce texte, c'est que jamais dans l'histoire humaine, on a eu autant les moyens de soulager la souffrance. Vous savez que ce texte, en fait, c'est une régression incroyable. Il y a quelques décennies, malheureusement, c'est vrai que c'était le grand tabou français. Quand une personne souffrait à la fin de sa vie, on mettait un terme à son existence d'une manière un peu brutale, silencieuse, cachée. Et c'était malheureusement une pratique trop répandue, y compris dans notre monde médical. On est sortis de ça.
On a développé une culture du soin palliatif. On a développé une culture pour soulager la souffrance.
Qui n'est pas assez poussée, en tout cas qui ne se traduit pas assez dans les effets. On sait que dans certains départements, ça reste compliqué.
Mais il y a des dizaines de départements en France où vous n'avez aucun lit de soins palliatifs. Et le vrai scandale, c'est qu'en fait, au lieu de faire cet effort-là de soulager la souffrance, dont on sait que quand cet effort est fait, il fait disparaître la demande de mort. Une personne qui est accueillie en soins palliatifs, même une personne qui demandait à mourir au bout de quelques heures, de quelques jours, elle est soulagée de cette souffrance qui la conduisait à vouloir mourir. Vous savez, rien n'a changé depuis La Fontaine. Le trépas vient tout guérir, mais nous bougeons d'où nous sommes. Plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes. La Fontaine disait déjà ça.
Et je crois, moi, profondément qu'un vivant ne veut pas mourir quand on prend soin de lui, quand on l'entoure, quand on l'accompagne et quand on le soigne comme il faut et on en a les moyens aujourd'hui, à condition qu'on veuille bien s'en donner les moyens. Est-ce qu'on veut que notre société, je le redis, réponde à la souffrance par la mort ou qu'elle réponde à la souffrance par le soin ? C'est ça la grande question qui nous est posée aujourd'hui.
Et c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot cet après-midi. François-Xavier Bellamy, on va parler canicule, gestion des incendies également dans une minute après le fil info puisqu'il est 9h moins le quart. Antoine Jeffin.
La France espérait un feu d'artifice mais son attaque si prometteuse était un pétard mouillé. Défaite sèche des Bleus 2-0 contre l'Espagne hier soir en demi-finale du Mondial de Football. Ce sera donc la petite finale samedi pour la troisième place pour le dernier match de Didier Deschamps à la tête de la sélection contre l'Angleterre ou l'Argentine qui s'affrontent ce soir. La proposition de loi sur l'aide à mourir arrive pour la quatrième et dernière fois ce soir à l'Assemblée nationale. Ce sont les députés qui auront le dernier mot sur cette réforme sociétale voulue par Emmanuel Macron.
Le texte prévoit d'ouvrir cette possibilité aux majeurs atteints d'une maladie incurable en phase terminale ou avancée et pouvant exprimer leur volonté de façon libre et éclairée. 142 personnes sont mortes noyées en France depuis le 19 juin selon la ministre des Sports soit 20% de plus par rapport à l'an dernier à la même époque. Il n'y a plus de rouge sur la carte de Météo France ce matin mais 69 départements encore en vigilance orange canicule. 11 sont placés en alerte orange aux orages.
France Info Le 8.30 France Info Audrey Tison Marie Bernardo Et nous sommes toujours avec vous François-Xavier Bellamy vice-président des Républicains eurodéputés comment vous jugez l'action de l'exécutif français ces derniers jours face à la canicule face aux incendies ?
Je ne sais pas si aujourd'hui on est tellement au milieu de ce combat majeur et je voudrais d'ailleurs saluer tous les pompiers en particulier les soldats du feu mais aussi toutes les forces de l'ordre qui sont mobilisées un peu partout en France pour lutter contre ces incendies je pense qu'on est dans une situation d'urgence qui impose une mobilisation collective le sujet n'est pas de polémiquer il est de faire en sorte que ceux qui se battent en première ligne face au feu aient tous les moyens d'agir pour gagner ce combat.
Et ils ont-ils les moyens aujourd'hui ?
Ils n'en ont pas totalement les moyens parce que comme vous le savez aujourd'hui ces moyens de lutte sont limités on travaille d'ailleurs au plan européen depuis des années maintenant et ça avance beaucoup trop lentement pour renouveler la flotte des Canadaires il faut un avion européen de lutte contre le feu parce que c'est un sujet qui touche beaucoup de pays européens et que comme vous le savez ces moyens-là par définition ils ne peuvent être viables que s'ils sont commandés en suffisamment grande quantité pour justifier un projet donc on y travaille il y a plusieurs projets en cours mais il faut absolument qu'on arrive à faire en sorte il faudrait les produire en Europe bien sûr il faudrait les produire en Europe et surtout il faudrait les produire rapidement parce qu'on a un besoin urgent de renouveler cette flotte qui est aujourd'hui le moyen dont disposent des pilotes qui sont héroïques pour tenter d'empêcher la propagation du feu
Vous qui êtes eurodéputé la question ce sont aussi les objectifs qu'on se donne en termes de réduction des gaz à effet de serre de lutte contre le changement climatique l'Europe s'est fixée des objectifs très très ambitieux mais est-ce qu'on arrive à les décliner après au niveau français dans les pays ?
Mais en fait le vrai problème c'est pas tant de se donner des objectifs que de se donner les moyens d'agir pour faire baisser ces émissions et c'est là où en fait le débat politique commence qu'il faille lutter contre le réchauffement climatique je pense que tout le monde en est conscient et nous en tous les cas nous nous battons sur ce sujet depuis des années maintenant mais le vrai problème c'est que vous avez des responsables politiques qui même lorsqu'ils parlent beaucoup de réchauffement climatique en réalité font tout pour nous désarmer face à cette urgence existentielle et ça a été pour moi la grande frustration et c'est ma colère quand je vois ces incendies c'est de voir le temps perdu face au réchauffement climatique le temps perdu par ceux qui pendant des années ont tenté par exemple de fragiliser notre outil nucléaire qui est celui qui nous permet de produire l'électricité la plus décarbonée du monde aujourd'hui
Donc c'est la faute de la gauche et des écologistes ?
Non mais il y a une part de responsabilité très importante en effet je le redis d'une écologie politique qui en réalité n'est l'autre nom que de la décroissance organisée et qui a tenté par tous les moyens alors qu'elle parlait de réchauffement climatique de nous empêcher d'agir face à lui soit pour faire baisser nos émissions soit pour nous adapter je parlais hier à des agriculteurs du sud de la France qui disent leur colère parce que cet hiver nous avons tous connu ces intempéries massives beaucoup de pluie est tombée cette pluie aujourd'hui elle est repartie vers la mer on ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique y compris par la violence parfois on l'a connu au cours des dernières années ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau qui permettrait aujourd'hui d'irriguer les cultures et donc on va avoir un immense problème avec l'agriculture qui n'arrive plus à travailler alors même qu'on sait très bien que le réchauffement climatique est là devant nous et qu'il faut se donner les moyens d'anticiper ces effets notamment en termes de sécheresse l'été
et pour les énergies renouvelables ce que pousse la gauche votre candidat Bruno Retailleau propose de ne plus du tout les subventionner est-ce que vraiment c'est la bonne solution
mais bien sûr mais regardez tout le débat est parfaitement là en Europe il y a deux types de modèles il y a le modèle français qu'on a défendu on était les seuls à défendre ce modèle au cours des dernières années qui est fondé sur notre mix avec du nucléaire et de l'hydraulique c'est le modèle le plus décarboné d'Europe de l'autre côté vous avez l'idéologie des renouvelables qui a été portée notamment par l'Allemagne l'Allemagne vous le savez elle a fermé ses centrales nucléaires et donc maintenant l'Allemagne elle produit avec des éoliennes des panneaux solaires et du gaz et du charbon et ce sont des ministres écologistes en Allemagne qui ont signé les permis pour étendre des mines de charbon comme celle de l'Hutzenrath qui est plus grande que toute l'agglomération lyonnaise donc vous regardez la divergence de nos modèles si vous voyez des éoliennes et des panneaux solaires quelque part vous savez qu'il y a une centrale à gaz ou une centrale à charbon pas loin parce que les éoliennes et les panneaux solaires sont intermittents et donc ils ne produisent pas tout le temps et ce modèle là en fait il est plus carboné que celui que nous défendons et donc vous voyez pourquoi la gauche et en l'occurrence ici l'écologie politique a malheureusement contribué à retarder le combat nécessaire contre le réchauffement climatique et nous espérons qu'en 2027 en effet Bruno Retailleau président de la république aura les moyens de mettre tout l'effort de la nation sur notre mix électronucléaire et mettre fin à cette folie qui encore aujourd'hui d'ailleurs continue de se développer dans la politique française vous savez que la commission européenne hier a approuvé 63 milliards d'euros d'aides d'état pour développer des parcs éoliens sur nos côtes ça n'a aucun sens ça n'a littéralement aucun sens c'est 63 milliards d'euros de perdus pour la lutte contre le réchauffement climatique qui a besoin d'autres priorités aujourd'hui
François-Xavier Bellamy un mot sur votre candidat dont on parlait à l'instant Bruno Retailleau qui est donné entre 8 et 11% dans les sondages pour cette présidentielle en 2027 est-ce qu'il compte vraiment aller au bout ?
Mais bien sûr et Bruno Retailleau peut gagner cette élection présidentielle et je crois qu'il faut qu'il la gagne pour que nous puissions relever le pays demain il n'y a pas de proposition aujourd'hui qui soit plus cohérente plus solide plus crédible que celle qu'il développe tous les jours d'ailleurs en faisant des propositions sur les sujets d'énergie d'environnement de production de travail de santé
comme le dit la rumeur Edouard Philippe qui est bien plus haut dans les sondages qui est donné potentiellement au second tour
Mais vous savez si les sondages d'un an avant faisaient l'élection un an après notre pays n'aurait pas connu la même histoire politique vous observez la vie politique française de près depuis longtemps et vous voyez bien que le fait est que si les sondages d'ailleurs suffisaient à faire une élection on pourrait aussi abolir l'élection présidentielle on dirait voilà c'est terminé maintenant on n'a pas besoin d'aller voter prenons les sondages neuf mois avant et puis on considère je crois qu'entre maintenant et l'élection il va y avoir un moment très important qui s'appelle une campagne qui s'appelle un débat chacun va devoir faire ses propositions on observe que ni monsieur Philippe ni d'ailleurs d'autres candidats n'ont été très clairs sur leur projet pour l'avenir du pays demain Bruno Retailleau lui on doit lui reconnaître cette constance cette clarté il avance avec des propositions très claires et nous attendons avec impatience de confronter notre vision à celle des autres candidats
y compris en matière d'écologie y compris en matière de réchauffement climatique d'adaptation d'atténuation c'est quoi la proposition en la matière ?
je viens de le dire c'est deux éléments majeurs le premier c'est lutter contre le réchauffement en s'appuyant sur le progrès sur la science sur la technologie sur cet élément de notre industrie qui est par exemple la filière nucléaire c'est produire de nouveau en France puisque nous avons la production la moins carbonée d'Europe donc pour un jeune français plus on produira en France plus on luttera contre le réchauffement aujourd'hui tout ce que nous importons de Chine qui fait chaque année des records mondiaux d'émissions de charbon tout ce que nous importons du reste du monde c'est ce que nous laissons à une production qui est bien plus dévastatrice pour la planète donc la compétitivité de la France le fait de renouer avec la production en France c'est la clé de la décarbonation et de la protection de la planète et puis le deuxième élément c'est l'adaptation au changement climatique pour nos agriculteurs pour les français c'est la question de la climatisation de l'accès au froid tous les français qui nous écoutent savent que nous ne sommes pas prêts aujourd'hui aux conséquences du changement climatique les soutenir dans ce combat là ce sera évidemment notre priorité aussi
campagne qui ne fait que commencer merci beaucoup d'avoir été avec vous François-Xavier Bellamy vice-président exécutif du parti Les Républicains et député européen il est 8h53
François-Xavier Bellamy