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Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 4 mai 2026 5 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalOutre-mer

Discours de Laurent Jacobelli (04/05/2026)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Laurent JacobelliFait
    « Notre marine continuera de manquer une frégate, notre armée de l'air de rafales, notre armée de terre des moyens adaptés à l'hypothèse d'un conflit de haute intensité. »
  • 2:30Laurent JacobelliFait
    « Les Outre-mer, pourtant si stratégiques, sont négligés, tandis que ceux qui ont tout donné pour la France, les anciens combattants sont pratiquement absents de vos calculs d'apothicaires. »
  • 3:30Laurent JacobelliChiffre
    « Emmanuel Macron a plongé la France dans l'abîme budgétaire d'une dette de 3600 milliards d'euros, dont le paiement des intérêts est désormais supérieur au budget de nos armées. »

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Laurent Jacobelli

Tout d'abord, permettez-moi de rendre hommage à l'adjudant Floriant Montorioot et au sergent Anissé Gérardin, mort pour la France au sud Liban dans le cadre de la finule. Nos pensées vont à leurs familles, à leurs proches, à leurs frères d'armes ainsi qu'à tous les militaires blessés ou tués en mission. à travers leur bravoure. C'est l'ensemble de nos armées que je veux saluer. Des femmes et des hommes admirables qui chaque jour honorent la plus belle des missions, celle de servir le drapeau bleu blancrouge symbole de liberté. Mais cette liberté a un prix.

Dans un monde où des puissances voraces renou avec leurs ambitions expansionnistes, où le Moyen-Orient s'embrase et où la menace islamiste prospère, la France doit redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. une grande puissance diplomatique et militaire. Mais faute d'une actualisation ambitieuse et visionnaire, nous nous retrouvons avec un texte comptable et administratif, un mais à coule pas financier qui n'engage aucune évolution des formats et qui montre un décalage flagrant entre votre manque de volonté politique et l'excellence de nos armées.

Notre marine continuera de manquer de frégate, notre armée de l'air de rafale, notre armée de terre des moyens adaptés à l'hypothèse d'un conflit de haute intensité. Les outresem pourtant si stratégiques, sont négligés tandis que ceux qui ont tout donné pour la France, les anciens combattants, sont pratiquement absent de vos calculs d'apothicacaire. Dès lors, à quoi serviront les 36 milliards d'euros supplémentaires annoncés à grand bruit ? bien sûr à combler partiellement notre retard sur les stocks de munition, c'est déjà ça.

Mais il s'agira surtout d'assurer le plan média d'Emmanuel Macron dont l'obsession n'est pas la remontée en puissance de nos armées, mais de faire adopter un texte bricolé d'ici le 14 juillet dans la précipitation pour faire oublier qu'il n'est plus qu'un fantôme sur la scène internationale et pour avoir tout de même quelque chose à vendre aux français. Cette actualisation servira aussi à corriger l'insincérité de la copie initiale de la loi sous-budgétée par négligence, incompéten ou pire encore par dissimulation.

Les 36 milliards d'euros supplémentaires par rapport à 2023 que vous annoncez sont presque d'ors et déjà absorbé pour financer des dépenses nouvelles comme le service national, combler des retards de paiement ou compenser un budget grevé par la flombée des prix de l'énergie. Une actualisation Sparadra qui ne prépare pas l'avenir mais se contente de réparer les erreurs du passé. Et comble de votre manque de courage, l'essentiel de l'effort financier reporté après 2027, après vous le déluge en quelque sorte. charge au prochain président de la République ou peut-être la prochaine présidente de la République d'assumer.

Mais comment faire pour assurer à nos armées leur poidforme de 100 milliards comme le disait le premier ministre quand Emmanuel Macron a plongé la France dans l'abîme budgétaire d'une dette de 3600 milliards d'euros dont le paiement des intérêts est désormais supérieur au budget de nos armées. Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous aurons nous le courage d'aller chercher l'argent là où il est. Oui, nous couperons dans la ruineuse immigration de guichet social. Oui, nous stopperons la hausse de notre contribution à l'Union européenne. Oui, nous entamerons enfin la cure d'amaigrissement de cet état devenu obèse.

Mais en faillite et en fin de course, vous optez pour la solution de facilité, le refuge dans la servitude volontaire à Bruxelles et sa chimérique défense européenne avec le même aveuglement européiste qui a mis sur la pagne aux agriculteurs, saboter notre nucléaire, détruit notre industrie automobile, fait de nos frontières des passoirs. D'ailleurs, aurais-je peut-être dû m'adresser directement au soi-disant commissaire européen à la défense dont l'intitulé du poste est une insulte à notre été qui prévoit la souveraineté militaire des États ?

Mais je le dis avec force, à chaque fois que vous voudrez nous imposer vos dictates fédéralistes, nous vous rappellerons que dans les institutions voulues par la générale de Gaulle qui nous sont si chers, il n'y a qu'un seul chef des armées. Son prénom n'est pas Ursula. Non, c'est le président de la République française. À chaque fois que vous emprisonnerez nos industriels dans des coopérations contre nature comme le SCAF ou le MGCS, le Rassemblement national vous rappellera que les coopérations ne peuvent fonctionner qu'à condition d'être dicté non pas par l'idéologie mais par l'intérêt commun des nations libres et des industries.

À chaque fois que vous bradrez la souveraineté nationale au don de l'Europe de la défense, nous vous rappellerons que la stratégie militaire de la France ne se décide ni à Bruxelles, ni à Berlin, mais ici à Paris. C'est pour toutes ces raisons que le Rassemblement national ne votera ce texte qu'à une seule et unique condition. Que vous reconnaissiez enfin l'évidence. Oui, pour que la France soit libre, elle doit être respectée. Mais pour être respectée, encore faudrait-il qu'elle demeure souveraine. Tout au long de l'examen de ce texte, nous y veillerons. Comptez sur nous. Vive nos armées, vivent la République et vive la France.