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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 avril 2025 26 min

Marie-Carole Ciuntu : « Les narcotrafiquants sont organisés comme des multinationales »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Marie-Caroleu, je le rappelle, vous êtes sénatrice à l'air du Val de Marne. Pour commencer, on va regarder ensemble les unees de la presse régionale. On en a sélectionné trois.

D'abord la une de Westfance, 8 jours de tempête mondiale et maintenant. C'est la question à la une du journal. Depuis une semaine, les décisions de Donald Trump ont affolé les bourses et branlé le commerce international.

Même si mercredi, il a suspendu ses droits de douane, la Chine a été surtaxée. L'imprévisibilité de Trump inquiète. La deuxième une, c'est celle de Nordécler.

ZFE, la métropole de Lille a déjà fait machine arrière obligatoire dans les agglomérations de plus de 150000 habitants. Les zones à faible émission pourrait être supprimée. La métropole de Lille a donc déjà vidé la sienne de sa substance interdisant jusqu'à l'accès juste l'accès au véhicules polluant bien en circulation avant 97 en multipliant les dérogations.

Et puis la dernière, c'est celle du Dauphiné libéré Vancorex. Près de 400 emplois perdus. la reprise partielle de Vancorex par son concurrent chinois décidé hier par le tribunal de commerce de Lyon, sauf 54 emplois en sacrifi jugée incompréhensible par les élus locaux qui dénoncent un abandon du territoire et un mépris du projet de reprise porté par les salariés.

Quel laquelle des trois avez-vous envie de commenter ? peut-être les ADFE puisque je suis moi dans la une ville qui est concernée par ça qui voit la difficulté que nous avons pour un certain nombre de personnes qui se sont éloignées de Paris et qui travaillent avec leur voiture et il faut pas que ça devienne effectivement le symbole de l'exclusion. Alors bien sûr que il faut expliquer les mesures et que la les problèmes d'environnement de santé publique, ça existe.

Mais ce qui est très clair et on aurait dû commencer par là, c'est se poser quand même la question des aides que l'on met en place quand on veut faire passer ce type de mesure. Et c'est cette étape là qui n'a pas été suffisamment travaillé et pour l'instant on a l'impression que c'est vraiment l'interdiction à ceux qui travaillent. Est-ce qu'il faut les supprimer pour vous ces aid ?

Alors euh ce qui est terrible, c'est que c'est mal parti et donc euh on risque maintenant euh de sacrifier ces affe alors que c'est certainement pas ainsi qu'il faudrait que la l'histoire se termine. Mais aujourd'hui, je ne sais pas quelles sont vraiment la capacité que nous avons à nous rétablir et il va falloir vraiment qu'on écoute la voix de ceux qui sont dans des univers métropolitains. Il faut pas oublier dans la région parisienne les banliezards et ceux qui travaillent.

Vous criez que le mouvement de colère qui est en train de naître avec ces ADFE, ils prennent de l'ampleur, ça se transforme en gilet jaune bis ? Ben moi, je pense que oui, il faut euh entendre, il faut comprendre ce ces phénomènes. C'est la c'est il y a une une véritable difficulté pour certains de nos concitoyens à vivre et ils ne se sentent pas écoutés alors même que cette mesure évidemment n'est pas fait pour les leur rendre la vie encore plus difficile.

Mais néanmoins, c'est comme ça que c'est ressenti et c'est peut-être ça le plus grave quand on comprend pas la mesure et quand on croit qu'elle vous vise. Comment revenir sur une situation comme celle-ci ? On va passer au reste de l'actualité.

On l'a vu dans le journal euh après le revirement de Donald Trump sur les droits de douane, l'Union européenne a donc annoncé hier une pause euh dans sa repost. Elle a bien fait ? Oui.

Alors, moi je pense que l'Union européenne, elle a bien réagi euh jusqu'à maintenant. on est resté unisi. On a même le président des États-Unis qui dit que nous avons été intelligents.

Bon, néanmoins après cet épisode où on a quand même des droits douanes qui augmentent, où on a quand même l'industrie automobile, la chirurgie enfin qui vivent quand même une période difficile et même si on nous annonce une pause pendant laquelle on va devoir négocier, il n'en reste pas moins qu'on a un président des États-Unis qui est protectionniste et donc il faut que on fasse avec. Et là, c'est un petit peu les le hasard d'un d'un calendrier, mais je vais retourner dans mon Val de Marne et en particulier dans ma ville sucambi et à 20 minutes de Paris, voyez, on a une industrie absolument exceptionnelle, 2è industrie mondiale de la vererrie pharmaceutique et moi je me dis si on pouvait se souvenir et vraiment des paroles aux actes. Il y a loin après le Covid, on avait dit on soutiendra notre industrie et bien soutenons là. dans le Val de Marne, on a une industrie notamment dans le domaine pharmaceutique ou de l'aéronautique.

À Valenton, j'ai vu aussi qu'il y avait des extensions euh d'équipement entiers dans l'aéronautique qui était inauguré il y a pas longtemps. Il faut vraiment qu'on retienne cette leçon. on a des filières d'excellence et bien soutenonsles, développons-les.

Et c'est cette manière-là euh qui d'agir, qui peut nous sauver d'une situation où on ne va pas cesser d'être euh avec des annonces, je pense qui ressembleront malheureusement un peu à de la téléréalité et ça je crois qu'il faut aussi préparer. Autre sujet, c'est Bruno Rotaillot, le ministre de l'intérieur qui a présenté hier le bilan de ses 6 mois à Beauvo. Il dit qu'il veut se battre contre l'impossibilisme, mais est-ce qu'il est pas contraint à l'immobilisme ?

Alors, d'abord, moi je crois pas quand on a regarder sa conférence de presse que on puisse dire ça. Il lutte vraiment contre l'impossibilisme. Il est dans une situation qu'il a rappelé lui-même et c'est très juste de le faire.

On est allé au gouvernement, vous savez dans quelles circonstances. euh on n' pas d'énormes marges de manœuvre et pour autant euh il annonçait que on arrivait à aboutir et je crois que vous allez m'en parler tout de suite après sur une loi euh comme sur le narcotrafic où euh on a réussi à trouver un terrain d'impente entre nos deux assemblées. Euh donc euh il arrive à faire des choses dans un moment où on ne peut la complexité est colossale.

Il y a pas de de majorité. On nous appelle dans un gouvernement de socle commun, on y est allé pour rendre service au pays et on arrive à montrer que on peut agir. Mais est-ce que par exemple il a pas échoué ?

Est-ce qu'il a pas échoué à imposer sa ligne, sa méthode sur l'Algérie ? AL sur l'Algérie, moi je dirais qu'on est à un moment où il faut peut-être se laisser encore quelques jours pour voir comment la situation évolue. Et moi, je dirais déjà qu'il a mis sous tension l'Algérie en tant que ministre de l'intérieur dans son couloir et on a bien compris qu'il n'avait pas l'intention de laisser absolument puisque c'est la première fois justement que les sujets sont posés et si on a peut-être aujourd'hui cette phase où on est en attente de savoir comment les choses vont se nouer avec l'Algérie, c'est grâce à mon sens à ce bras de fer qui a eu lieu pour faire remarquer que les accords bilaté n'était quand même pas respecté et vous l'avez dit parmi les principales mesures à l'actif de Bruno Rotaillot là il y a la loi narcotrafic un accord a donc été trouvé hier entre députés et sénateur alors que contient la version définitive du texte ?

On voit ça avec Quentin Calmé. [Musique] Bonjour Quentin. Bonjour Arienne.

Bonjour Marius. Quentin, députés et sénateurs sont donc parvenus hier à un accord en commission mixe paritaire sur la loi narcotrafice. Exactement. 13 députés et sénateurs ont voté pour le texte de conciliation en commission mixte paritaire.

Pour rappel, la proposition de loi avait été adoptée dans un premier temps au Sénat. C'était le 4 février dernier. À ce moment-là, dans l'hémicycle, il y avait même une unanimité pour voter ce texte.

On voit là les images du jour du vote. Les choses se sont compliquées ensuite à l'Assemblée nationale. Les débats ont même dû être prolongé car il y avait beaucoup d'amendements.

Finalement le texte y a aussi été adopté largement 436 voix pour 75 contres. Ce qui fait que effectivement entre députés et sénateurs, il a il y a eu une large entente autour de ce texte. On comprend.

Alors qu'est-ce qui contient exactement ce texte ? Au cœur de la proposition de loi, il y a la création d'un parquet spécialisé avec un parquet national antiriminalité organisé, le Pnaco, il faut retenir ce terme désormais. Relativement consensuel, hein, cette mesure puisque ce parquet devrait voir le jour en juillet 2026. sur le modèle des parquets nationaux national financiers ou parquet antiterroristes.

Le Pnaco serait ainsi saisi des crimes les plus graves et les plus complexes. Écoutez, la présidente de la commission des lois du Sénat hier après la décision et l'accord en commission mix paritaire, c'est Muriel Joura. Écoutez, c'est une des mesures qui avait été mises en avant par les les deux présidents et rapporteurs de la mission d'information.

Pour pouvoir structurer la lutte, il fallait un chef de fil. Alors, le texte prévoit un chef de fil dans les services administratifs, mais surtout ce chef de fil judiciaire que sera le PNACO puisque maintenant il a il a un petit nom sous forme d'acronyme et qui va permettre de donner une direction et de coordonner l'ensemble de la lutte sur le territoire avec cette particularité que malheureusement le trafic de drogue c'est partout. Et quand d'autres mesures ont été au cœur des échanges entre députés et sénateurs ?

Oui, on va voir les autres mesures dans le texte. Le texte qui contient une refonte du régime des repentis sur le modèle de ce qui existe déjà dans la justice italienne. À noter aussi un accord sur le principe d'un dossier coffre.

Il s'agit d'un procès verbal distinct lors des enquêtes pour ne pas divulguer certaines informations aux trafiquants et à leurs avocats. Le sujet sensible de l'obligation faite aux plateformes de messagerie crypté comme WhatsApp ou signal de communiquer les correspondances des narcotrafiquants a lui été supprimé du texte. S'est bien barré dans cette animation.

Et enfin, un apport du garde des sauts en cours d'examen à l'Assemblée nationale. Cette proposition de loi crée un régime carcéral d'isolement pour les gros trafiquant d'une durée d'un an renouvelable. Seul groupes politiques à avoir voté contre le texte en commission mix paritaire, les insoumis.

Écoutez le député LFI Antoine Léoman aux quatre colonnes hier après l'accord entre députés et sénateurs. J'étais dans une position très particulière puisque la France insoumise et euh et j'étais le seul représentant à être contre ce texte puisque il comporte des dispositions qui sont des dispositions extrêmement problématiques sur le plan en particulier des libertés publiques. Il y a eu des gros débats en particulier sur l'amendement qui avait été ajouté par monsieur Darmanin sur ses prisons de haute sécurité pour les narcotrafiquants.

On a refait une partie des débats qu'on a pu avoir à l'Assemblée nationale, mais malheureusement le texte est globalement resté dans l'état dans lequel il était au sortir de l'Assemblée nationale. Alors Marie-Carole, tiens-tu ? Le sujet est donc partie du Sénat.

C'est une proposition de loi transpartisane PSLR au départ peut le dire. C'est rare qu'un texte régalien vienne des parlementaires et aille au bout du processus législatif. Qu'est-ce que le parcours de ce texte vous inspire ?

Oui, c'est vraiment exceptionnel. J'ai participé à la commission d'enquête, donc une commission d'enquête demandée par les Républicains au Sénat qui a été présidée par Jérôme Derin qui est un sénateur socialiste et Étienne Blanc qui en a été son rapporteur. Le travail a été, je crois, d'une exceptionnelle qualité et a révélé médias et la submersion en fait de nos territoires, de tous nos territoires y compris des petits villages ruraux.

Et surtout nous avons mis à jour, alors je vais insister là-dessus parce que vous ne l'avez pas trop repris, d'accord ? au stade où nous en sommes sur ce narcotrafic, on a révélé la corruption qui existe dans notre pays et qui là est un point de fragilité absolu et je pense que c'est cela qu'a apporté le rapport et qui a conduit à ce que tout de suite une loi soit proposée et travaillée au Sénat. une loi qui a été adoptée à l'unanimité, ce qui est aussi exceptionnel sur un sujet qui pouvait être clivant où il y avait effectivement des problèmes de liberté publique, de droits de la défense et puis maintenant effectivement dans la commission mix paritaire qui a eu lieu hier, on arrive en fait à un large consensus et à part la mesure que vous avez montré et qui n'a pas été reprise, le texte est quand même repris dans son entièreté et donne donc le texte issu de la commission mix paritaire, il vous convient ? il nous convient euh parfaitement et il donne des vrais outils et il donne des outils aussi de lutte contre la corruption et des outils, c'est ce continuum que voulait aussi euh le ministre de l'intérieur que nous avons, c'est-à-dire moi qui suis euh qui était encore maire il y a très peu de temps, on peut par exemple avoir un préfet qui ferme les commerces qui sont des du blanchiment d'argent.

On peut avoir une injonction de ne plus retourner sur des points de pour des délinquants. Donc c'est vraiment tous les domaine qui sont corruption. Juste on le précise, ce que vous avez mis à jour, c'est corruption d'agent public, hein.

Voilà, parce que on parlait de corruption dans les par exemple des des dockers dans les ports. Il y avait eu des effets extrêmement dramatiques quand on se souvient au Havres, mais on n'avait pas je pense perçu à quel point d'autres professions, y compris vous le savez la magistrature, mais ça peut être juste on consulte des fichiers et à partir de là, on donne aux narcotrafiquants des éléments qui sont capitaux pour qu'ils puissent prospérer dans leur trafic. Un nouveau parquet national va donc être créé.

Est-ce que ça peut changer la donne en matière de de lutte contre le trafic de drogue ? Est-ce que aussi sur cette question de corruption, va falloir que ce parquet voilà prenne le dossier à bras le corps ? Alors, moi je pense qu'il fallait une incarnation déjà, donc euh une incarnation administrative, une incarnation juridique.

On a réussi euh dans le domaine euh des du terrorisme. Donc euh voilà euh quand on est à des chiffres d'affaires aussi importants, quand on a finalement des narcotrafiquants qui sont organisés comme des multinationales, il faut entendre ce que nous ont dit les acteurs de terrain. On a eu des magistrats qui nous ont dit à Marseille, on est en train de perdre la guerre. et bien il fallait leur offrir ces ces outils et notamment il y avait effectivement ces procédures qu' coffre force, c'est-à-dire la possibilité de ne pas livrer euh tous les moyens qui ont été mis en place bien sûr dans des cadres respect enfin très contrôlés de ne pas livrer les la façon dont les enquêtes se déroulent, protéger aussi tous les acteurs humains qui peuvent participer à ces enquêtes.

Et puis il y avait aussi la technique des infiltrés civils et tout tout ça. Et et dans not dans ce texte qui est un un tournant, je pense, on a entendu qu'il y avait une mesure qui inquiète. Ce sont ces quartiers dédiés pour les grands trafiquants dans les prisons.

Cela fait crainte des risques de pression sur les gardiens. On en revient à cette question de la corruption aussi. Donc des risques de corruption.

Le Sénat ne s'était pas penché sur la mesure en séance puisqu'elle a été ajoutée lors du processus législatif et l'examen à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous l'auriez soutenu en séance ? Oui, moi je l'aurais soutenu.

Je pense que c'est on est allé dans des dans des milieux carcéraux et on voit bien que on ne peut pas accepter la continuité en fait des trafics en prison. En fait, ce que nous ont dit euh tous les acteurs qui nous ont parlé de ces questions, c'est que sur les CV des narcotrafiquants, le passage en prison fait partie de la vie normale dans laquelle on continue comme si de rien n'était euh les trafics que l'on on souhaite voir prospérer. Donc oui, j'aurais soutenu cette mesure.

On va le voir hein. D'ailleurs, c'est la une de la voie du nord ce matin, Gérald Armanin, qui a décidé de mettre les plus grands narcotrafiquants dans des prisons de haute sécurité. Donc ça sera à Vandin Levil dès le 31 juillet.

C'est le début, c'est la bonne méthode pour vous. Oui, tout à fait. Euh est-ce que euh parce que vous avez aussi remarqué dans votre commission d'enquête, c'est c'est un peu ce qu'il en ressortait, que les narcotrafiquants, ils avaient souvent un temps d'avance.

Est-ce que vous pensez que cette loi devait être vite caduc et qu'il faudra en refaire une assez rapidement ? Alors, elle va elle voit quand même très loin. Et je veux aussi insister sur un autre point.

Il y avait le point de la corruption sur lequel la loi est opérante, mais il y a aussi euh, on le disait, le passage en prison finalement n'est plus l'alpha et l'oméga des politiques pour lutter contre narcotrafic, mais par contre, il faut pouvoir taper sur les patrimoines et sur l'argent et ça c'est aussi prévu dans cette loi. Donc non, elle ne sera pas démodée à peine elle sera votée puisque il y a un gel administratif des avoirs des narcotrafiquants et ça c'est capital. Il faut taper au portefeuille.

Dernier moment, une dernière petite question peut-être plus politique, je l'ai mentionné dans la présentation. Les insoumis sont les seuls parlementaires à ne pas avoir soutenu l'accord en commission exporitaire. Vous entendez les explications du député LFI Antoine Léomo.

Qu'est-ce que vous pensez de leur positionnement politique ? C'est compréhensible leur réticence en matière de crainte pour les libertés individuelles ? Alors venant d'eux, c'est absolument pas étonnant mais pourquoi ?

Oui, allez-y. Parce que pour eux la lutte contre le narcotrafic ne fait pas partie de leurs objectifs. Il y a un moment, il faut effectivement changer la loi quand on voit que elle ne permet pas de protéger nos concitoyens et notre jeunesse.

Et on a raison de dire aussi qu'il faudrait sur un autre plan des grandes campagnes de santé publique pour leur dire que une première fois ça peut être la foi malheureusement fatal. C'est une faute politique de ne pas soutenir ce texte de la part de la France insoumise. Une de plus.

Merci Quentin. On se retrouve tout à l'heure. Oui, tout à l'heure on parlera et bien des 120 ans de la loi de séparation des églises et de l'État qui a mis en place la laïcité à la française et ce sera à suivre effectivement dans le club.

On continue à parler des sujets qu'a évoqué Bruno Rotagne hier et ça rejoint avec ce que ça rejoint ce que vous voulez faire au Sénat. Marie-Carole Tiens-tu parmi les priorités affichées du ministre de l'intérieur, il y a la lutte contre l'immigration irrégulière. Où sont les résultats ?

La loi immigration qui l'appelé de ses vœux n'a toujours pas vu le jour. Est-ce que vous en demandez une ? Alors aujourd'hui, on n'est pas en situation, vous l'avez compris, de d'avoir une grande loi.

D'ailleurs, lui-même c'était l'intérêt de cette conférence le disait. Mais néanmoins, on peut euh mesure après mesure offrir à la France dans la situation que je rappelais tout à l'heure où on ne peut pas justement avoir euh tous les moyens nécessaires pour euh protéger le pays. En tous les cas, euh faire en sorte que néanmoins on n'en serait pas réduit à l'impuissance. et il rappelait un certain nombre de mesures que l'on avait pu prendre sur l'extension par exemple au Sénat, on a voté l'extension du temps de durée d'enfermement dans les centres de rétention administrative.

Voilà ce type de mesure que régulièrement nous prenons et qui permett d'avoir des des résultats qu'il a souligné d'ailleurs hier. Vous proposez-vous un texte euh pour confier à l'Office français de l'immigration et de l'intégration certaines tâches d'accueil euh et d'informations des personnes retenues. Quel est l'objectif ?

Alors euh moi, ça fait une année que je travaille euh sur euh ces associations euh à qui on a confié des missions dans l'immigration, l'intégration et l'asile. Euh on a eu un rapport de la Cour des comptes qui clairement dit il faut se reposer la question du rôle et du contrôle de ces associations. et moi dans un domaine tout à fait particulier sur les centres de rétention administrative.

Donc on a une intervention dans chaque centre des de d'associations qui accompagnent sur le plan de l'information et de l'assistance juridique les retenus. Et ces associations, c'est ça qui pose problème, ne sont pas neutres et affichent clairement un militantisme qui est de dire que elles sont là pour empêcher dans les centres de rétention administrative. Donc là où vous avez des retenues qui sont en situation irrégulières et dans des situations suffisamment graves pour avoir été jugé comme posant un problème d'ordre public.

Et c'est pour ça que il y a une mesure d'enfermement dire un étranger qui est sur le sol français n'en sortira pas. Est-ce que c'est normal ? C'est ça la question.

Il faut bien la comprendre. qu'on finance avec de l'argent public, avec nos impôts, ces associations alors qu'elles ne me semble pas que leur action soit compatible avec la volonté euh de la politique migratoire du gouvernement. Donc, j'ai proposé euh que les associations ne jouent plus de rôle dans les centres de rétention administrative.

C'est le sens de ma proposition de loi et que ce soit l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui informe des droits les étrangers en situation irrégulière retenu dans ces centres de rétention. Non, juste on va pas pardon c'est juste pour avancer parce qu'il nous reste beaucoup de temps. J'ai encore beaucoup de questions à vous poser.

Laurent V qui est lui sur cette question de l'immigration. Il veut envoyer les étrangers dangereux sous Oqutf à Saint-Pierre et Miclon. On va écouter ce qu'en pense son concurrent à la présidence des républicains.

Bruno Retail. Le renvoquier, écoutez moi je veux pas en rajouter. Je me suis engagé en plus lorsque euh j'ai déclaré ma candidature à ne pas polémiquer avec un compétiteur de ma famille politique.

Voilà. Donc je je ne polémique pas plus maintenant que demain. Voilà sur cette cette question cette proposition qui est à première vue déroutante mais chacun a le droit en démocratie de s'exprimer et de proposer.

Voilà. Déroutant dit Bruno Retaillot. Alors on va regarder la réponse de Laurent Vier à la réponse de Bruno Retaillot.

Ce qui est déroutant en Bruno, c'est l'incapacité de la France, ministre après ministre, à régler le problème des OQTF et le fait d'accepter passivement que des criminels étranger soit relâché dans nos rues. Elle vous a dérouté cette proposition de levoquer ? Alors, on est en campagne, ça n'a échappé à personne.

Donc, on va dire que dans ces temps-là, on a des propositions de ce type là. Avec ce que je viens de vous dire, vous comprendrez euh ce que je pense, c'est-à-dire on n' pas les moyens de toute façon euh d'arriver à des propositions euh de ce type pour régler les problèmes qui nous sont posés par l'immigration et l'immigration irrégulière. Je comprends la question qui euh est l'exécution euh des OCUTF, mais vous savez et ma proposition en est l'illustration, quand on voit comment on travaille dans ces domaines et les euh handicaps qu'on se met à nous-même pour avoir des résultats.

Moi, je comprends très bien la méthode du ministre de l'intérieur qui consiste à dire "J'ai un discours clair et j'applique avec des mesures pragmatiques tous les jours une la politique dans laquelle je m'inscris et au fond les résultats sont là et moi je pense qu'on peut en obtenir beaucoup en procédant de cette façon." On termine par l'actualité dans nos régions. C'est avec nos partenaires de la presse régionale.

On va à Montluon. On retrouve Julien Pépinot. Bonjour Julien.

Merci d'être avec nous. responsable de l'agence de la montagne à Montluon dans l'allié Julien les déchetteries du département de l'allié qui sont fermés depuis hier. Qu'est-ce qui se passe ?

Et oui, les déchetteries sont fermées pour de jours et donc encore aujourd'hui ce qui se passe que les agressions, les incivilités envers les agents euh augmentent euh sur fond de prix aussi euh qui qui augmentent au niveau des des ordures ménagères. a donc une incompréhension de la part des des usagers qui estiment que le service diminue et qu'en même temps on leur demande de payer de plus en plus cher et donc qui conduit à cette dérive et donc euh nos agents ont été formés, sont formés pour répondre pour répondre à cette problématique. Et Julien, vous avez une question ?

Oui, c'est vrai que ce ce ce problème se pose là dans les déchetteries, mais c'est vrai que ça rejaillit aussi dans beaucoup de euh beaucoup de de de services auprès d'agents de l'État et cetera. Finalement, on est peut-être face à un vrai phénomène de société. Est-ce qu'il existe une réponse face à cette cette problématique ?

Alors, ces sujets là, ils sont pas propres qu'à qu'à votre région. Effectivement, dans les déchetteries, il y a des tensions qui sont d euh au fait que ce soit payant. Euh nous, on va dire dans notre région francilienne, le problème, il se résout par le fait qu'il y a une fuite des déchetteries par un certain nombre de de professionnels qui finalement créent des dépôts sauvages.

Et on se souvient de de ce fait enfin de ce ces ces ce maire qui était décédé parce que il avait voulu s'opposer justement à ce à ce genre d'agissement. Oui, moi je vous rejoins quand vous dites que tous ceux qui sont détenteurs de l'autorité publique aujourd'hui sont pris à partie. Et moi, j'ai un chiffre en tête quand même qui me paraît obsédent.

Depuis 2020, 61 % de mes collègues maires disent qu'ils ont été victimes d'incivilité. Et là, très récemment, vous le savez, c'est tout à côté de chez moi, je la connais très bien, Sylvie Carillon à Moneron, elle pour des rodéos. Elle a voulu s'opposer à des jeunes qui faisaient de la moto dans des parcs et on lui a foncé dessus.

Et ce qu'elle dit c'est que de toute façon, il y a une impunité qui est tellement effroyable que ça continue et que ça continuera et que au lendemain même de ce qui lui est arrivé, elle peut constater dans sa ville que ce genre de de fait se se perpétue. Donc il faut effectivement restaurer l'autorité publique. Il a un véritable effondrement de l'État sur ces sujets-là.

Et là aussi, je ne doute pas que le ministre de l'intérieur qui en a parlé hier nous donne des moyens supplémentaires et donne d'autres consignes au préfet dans nos départements. Merci Julien Pépinot. Merci beaucoup d'avoir été avec nous la une de la montagne dans son édition de moulin violet adolescent.

Il veut sortir de l'enfer. C'est le témoignage d'une mère qui raconte les violences sexuelles subies par son fils. Merci beaucoup Julien Pépino d'avoir été avec nous et merci beaucoup Marie-Carole Sient.

Merci d'avoir accepté notre invitation et d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure. Dans 20 minutes dans le club des territoires, on parlera de laïcité ainsi que de la loi sur la fin de vie qui ça y est a débuté son parcours parlementaire. Mais d'abord on va parler de la situation internationale.

Revenir sur les revivements de Donald Trump tout de suite avec le géopolitologue Frédéric Hell. M.