Face à Face : Gérard Larcher - 11/07
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Apolline de Malherbe Vous voyez 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Gérard Larcher
Bonjour
Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin d'autant plus que l'on ne vous a pas entendu depuis la dissolution Vous êtes le deuxième personnage de l'Etat, le président du Sénat Vous avez vu le président de la République Il vous avait consulté d'ailleurs quelques heures avant d'annoncer la dissolution
Quelques heures, non
Une heure, une demi-heure, quelques minutes Il vous avait pour la forme donc disons consulté Gérard Larcher, le président de la République hier par une lettre s'adresse aux Français et leur dit personne ne l'a emporté D'abord est-ce que vous êtes d'accord sur le diagnostic ?
Dans sa lettre le président de la République dit tout simplement Il fait un constat, il n'y a pas deux majorités Et aucun des courants n'a même approché la majorité relative La deuxième chose qu'il dit dans cette lettre C'est qu'il va falloir se donner un peu de temps Un peu de temps pour voir comment ce pays Demain peut tracer son avenir Répondre aux interrogations, aux angoisses Je dis bien le mot angoisse Des Français Ce pays a besoin de voir sur quel chemin on va le conduire Je dois vous dire que Puisque vous parliez de ma rencontre avec le président de la République Vous l'avez revu mardi J'évoquerai celle de mardi soir J'ai plaidé pour que nous prenions du temps Que nous enjambions, je suis très clair La période importante où nous accueillons le monde Aux Jeux Olympiques et aux Jeux Paralympiques Et qu'ensuite, au début du mois de septembre Soit engagée la phase qui est la conséquence de ces élections Qui d'ailleurs doit se traduire avant la fin du mois de septembre Par un acte essentiel Le dépôt d'un projet de loi de finances C'est ça le rendez-vous majeur Qui sera issu de cette séquence électorale législative
Donc voilà le calendrier tel que vous le comprenez De votre rencontre avec le président Mais également de la lettre qu'il a adressée aux Français hier Personne ne l'a emporté, certes Mais il y a tout de même un groupe qui est arrivé en tête Le nouveau Front populaire
Personne n'a de majorité même relative Donc aujourd'hui, il va falloir que l'Assemblée nationale Le sens des responsabilités l'emporte J'ai lu aussi dans la lettre du président de la République Qui parlait d'esprit de redressement J'espère que ça n'est pas l'esprit du en même temps Parce que c'est le en même temps Qui nous a conduits aujourd'hui A une forme de dislocation De la vie politique et de la vie publique Et le président disait qu'il voulait une clarification Je pense qu'en tous les cas Cette phase de clarification ne viendra pas de lui Mais viendra, j'allais dire, du Parlement
Viendra du Parlement Quand vous dites le Parlement On entend d'ailleurs Sénat plus Assemblée J'imagine que vous ne pensez pas uniquement Assemblée nationale
Je pense naturellement Heureusement d'ailleurs qu'il y a deux chambres Car il y a une chambre, le Sénat Qui incarne la stabilité institutionnelle Qui a un pouvoir constitutionnel majeur Même de véro constitutionnel Qui a un pouvoir de contrôle Et un pouvoir de continuité Nous devrons pour les Français Pour répondre à leurs interrogations Le Sénat pleinement dans notre diversité J'allais dire exercer nos prérogatives Je fais confiance aux 347 sénateurs On est 348 mais je me fais confiance à moi-même Ça va bien Ça j'imagine Et donc pour que nous assumions pour les Français Cette responsabilité pleinement
Vous avez dit le mot angoisse On va y revenir A propos de ce qu'on ressentit Ou de ce que ressentent peut-être encore les Français Gérard Larcher Je préfère vous poser la question tout de go Est-ce que ça pourrait être vous ?
Non Non Je pense que le Sénat A besoin aujourd'hui Nul n'est indispensable De son président
Vous ne serez donc pas premier ministre Gérard Larcher
Non, j'ai tout entendu On a même dessiné des profils Qui paraît-il me ressembler J'ai vocation à être président du Sénat J'ai eu la confiance il y a moins de neuf mois De mes collègues sénateurs J'entends bien l'exercer pleinement Mais contribuer à ce que le pays retrouve une perspective
Mais si ce n'est pas vous, c'est qui ?
Écoutez, il y a beaucoup d'autres personnalités Qui ont sans doute cette qualité Cette qualité de rassembler D'avoir le sens de l'État Tel que le décrivait Bruno Retailleau hier dans une lettre
Bruno Retailleau qui est donc le patron des sénateurs Les Républicains Gérard Larcher Qui parle même d'un premier ministre technique Ou apolitique Ça veut dire quoi ça ? Ça existe des personnalités qui ne soient pas politiques Qui puissent créer l'harmonie Ça existe ?
Écoutez Il n'y a pas très longtemps Remontons à Jean Castex Il n'apparaissait pas Comme le responsable majeur De telle ou telle formation politique Revenons plus loin À Raymond Barre Sous Valéry Giscard d'Esta Il avait un profil Plutôt d'économiste C'est au président de la République
De choisir Si vous dites Raymond Barre ou Jean Castex Ou Nouveau Front Populaire Je ne suis pas sûre qu'ils vont Estimer que c'est vraiment la réponse Le Nouveau Front Populaire
Si le président de la République fait ce choix Je suis clair Je combattrai ce choix Et je demanderai A ce que le gouvernement soit censuré Donc ça c'est clair
Si le président de la République Appelait un premier ministre Issu du Nouveau Front Populaire
Oui je m'opposerai Et j'appellerai mes amis A censurer ce gouvernement Car ça ne correspond pas A la volonté profonde des Français
Ça ne correspond pas A la volonté profonde des Français Mais ils sont arrivés en tête
Ils sont arrivés Dans la conjonction On le sait On ne va pas se raconter l'histoire De faire barrage au Rassemblement National Et j'y ai contribué J'ai même dit Le lendemain Que nous avions fait échec Au Rassemblement National Et que c'était heureux Et je me suis engagé Bien au-delà de ma famille politique Pour faire échec Au Rassemblement National
Pour autant Pas du Nouveau Front Populaire Vous ne dites pas Pas de LFI Vous dites bien Pas du Nouveau Front Populaire
Ils ont signé ensemble Pardonnez-moi Une forme de contrat Dans ce contrat Par exemple Dans ce contrat En matière de sécurité Je ne vois pas comment On pourra faire Du en même temps Entre le besoin de sécurité Les Français Et quelque part La haine du flic Qui est portée par LFI Qui est un des co-signataires Je ne vois pas comment On pourra faire en même temps La situation Maintenir les retraites A 64 ans C'est indispensable Pour sauver notre système De retraite Par répartition Et revenir à 60 ans Nous devons dans le prochain budget Faire 20 milliards De réduction Des dépenses Nous sommes sous procédure Sous procédure d'alerte De la Commission Européenne Nous devons retrouver Une trajectoire D'équilibre financier On ne peut pas avoir Un projet politique Qui dépense Des dizaines de milliards D'euros En plus Alors que nous sommes déjà Avec un budget Avec 154 milliards Non financiers
Reprenons l'exemple Des retraites Les retraites Ce n'est pas seulement Le nouveau Front populaire Qui disait Qu'il voulait remettre en cause La réforme des retraites C'est aussi Le Rassemblement National Donc à eux deux Ça fait quand même Un paquet de Français Qui a voté pour des gens Qui voulaient remettre en cause Les retraites
Je ne suis pas sûr Que ça a été ça Le premier motif En tous les cas
Vous voulez dire Que ceux qui se sont Sondés vers la Rassemblement National Ce n'est pas sur ces questions-là
C'est une nécessité Pour sauver le système Par répartition Et donc Je réaffirme Que nous avions le devoir De réformer
Donc tous ceux Qui seraient issus Du nouveau Front populaire Seraient combattus Par vous Non seulement Du côté du Sénat Mais du côté De l'Assemblée Nationale Et s'exposeraient
A une motion de censure Vous venez de recevoir L'FM Notre collègue Rachid Temal Qui est un homme de qualité Et pardonnez-moi Il a signé Il a signé Le nouveau Front populaire Et donc Nous sommes en désaccord Politique profond Ça ne veut pas dire Qu'ils ne peuvent pas Contribuer Au travail
C'est-à-dire Au fond J'aimerais comprendre On a l'impression Que depuis quelques jours Se distingue La question du gouvernement De la question Du vote Des textes Si j'en crois Vos camarades Vos collègues De la droite Qu'on appelle désormais La droite républicaine Ils plaident Pour certains Pour une véritable coalition Avec une participation Au gouvernement Avec même un premier ministre Issu Des rangs LR C'est ce que demande Xavier Bertrand C'est ce que demande Edouard Philippe C'est ce que demande Olivier Marlex Qui était le chef Des députés Les républicains En revanche Ce n'est pas ce que demande Quelqu'un comme Laurent Wauquiez Qui dit Pas question de participer A une coalition Donc à un gouvernement En revanche Nous pouvons participer A choisir ensemble Et à voter pour des textes Qu'est-ce qu'il faut Comprendre là-dedans Et quelle est votre position Gérard Marchais ?
Ma position Je suis pour une ligne Indépendante C'est le ligne indépendante Elle nous donne La possibilité De proposer De voter De soutenir Ou de censurer C'est le rôle du Parlement Donc je pense Que la proposition Que nous pratiquons Au Sénat d'ailleurs Depuis un certain nombre D'années De travailler Texte par texte D'avoir Je reprends la formule De Laurent Wauquiez Un pacte législatif Sur des grands sujets J'ai évoqué La sécurité Je pourrais parler De la justice De la délinquance Des mineurs Je pourrais parler Travail et pouvoir d'achat Je pourrais Parler de simplification Car c'est un sujet Que nous avons entendu En permanence Pendant la campagne électorale Qu'il s'agisse du budget Le temps est peut-être venu Du Parlement Et d'un gouvernement Qui d'ailleurs Applique l'article 20 De la constitution C'est le gouvernement Et le premier ministre Qui définit Et conduit La politique Du pays Il faut peut-être Qu'on se sorte De la verticalité Mais ça fait partie Des choses Que j'ai dit les yeux Dans les yeux Au président de la république
Ça veut dire Gérard Larcher Que le gouvernement Serait au service Du Parlement Et non l'inverse
Il ne s'agit pas de service Nous sommes un régime parlementaire Ne l'oublions pas C'est peut-être l'occasion Nous serions davantage
Dans des propositions de loi Que dans des projets de loi C'est-à-dire les lois émergeraient
Du Parlement Il y aura des propositions En tous les cas De la majorité sénatoriale J'en suis certain Du groupe LR du Sénat J'en suis certain Mais en association Avec le groupe De Aujourd'hui De la droite républicaine Puisque tel est son nom Depuis hier Qui est présidé Par Laurent Wauquiez
J'ai jamais été très bonne en maths Mais enfin le compte n'y est pas
Bien sûr Mais il n'y est jamais Pardonnez-moi Il n'y est jamais Donc il y a Un grand rendez-vous Qui s'appelle l'automne Qui s'appelle le budget Et nous verrons Si le gouvernement Est censuré ou non
Mais ça veut dire qu'à ce moment-là Vous pourriez imaginer Une sorte de gouvernement En effet En majorité relative Le moins politique possible Qui puisse donc faire l'unanimité Avec derrière un accord de texte On l'a bien compris Sécurité, justice, délinquance Des mineurs, simplification Et évidemment budget Pour pouvoir tenir tout cela On est fin septembre Cet accord Ces discussions Arrivent à cela Ça veut dire que ce budget Il faudra qu'il soit Voté par le centre Renaissance Ensemble La droite républicaine Peut-être même des voix Du RN Peut-être même des voix Du parti socialiste
En tous les cas Le budget Ce sera un moment De responsabilité Des parlementaires Donner un budget A ce pays Lui tracer une perspective Lui éviter un risque majeur De déroute financière Économique et sociale Penser qu'aujourd'hui Nos entreprises Ont le sentiment D'être presque à l'arrêt Donc redonner la confiance Recréer de la richesse collective Ça va être la responsabilité De l'autode Voilà pourquoi Je pense qu'il faut Enjamber l'été Pour le président de la république C'est sa responsabilité Faire le choix D'un premier ministre Notre liberté C'est De dire oui Ou de dire non Et éventuellement De le censurer C'est le parlement Qui dispose
On garde Gabriel Attal D'ici fin septembre Ça veut dire ?
En tous les cas C'est au président de la république De décider Mais je pense que c'est L'option En tous les cas Que j'ai défendu D'accord Nous allons accueillir le monde Nous allons donner une image De notre pays En responsabilité collective Nos débats Ils sont intéressants La démocratie C'est intéressant Mais essayons ensemble De vivre un moment De vivre un moment Qui soit un moment De rassemblement
Sauf que pendant ce temps-là
Où on porte la France Et on peut très bien Vous savez jadis Le jadis C'est passé il y a si longtemps On était en vacances parlementaires Du 1er juillet Au 2 octobre On a perdu cette habitude Et d'ailleurs On légifère trop Je pense qu'il faut bien sûr Tenir compte Le résultat électoral Former l'Assemblée nationale Et puis En septembre Nous verrons A propos de l'Assemblée nationale Puisqu'on parle beaucoup D'exécutifs De coalitions On aura Pardonnez-moi Un premier test Qui va être la semaine prochaine Est-ce que l'Assemblée L'élection De la présidente Mais aussi les élections Dans les commissions Est-ce qu'on a La capacité Je le dis A ceux Qui ont Destin éventuellement A travailler des textes De législatif Texte par texte D'être ouverts Les uns aux autres On le verra dans les choix Qui seront faits La semaine prochaine Je crois que ça doit être des choix Qui doivent être faits En responsabilité
Ça veut dire quoi En responsabilité Ça veut dire que Vous vous dites que C'est à ce moment-là Qu'il faut aussi avoir
On verra si Si toutes les présidences De commissions Sont exercées Par ceux qui Auraient le plus de voix Un instant Ou si on s'ouvre Les uns aux autres
Certains Du côté notamment Du nouveau Front Populaire Disent Pas question de laisser Quelques postes Que ce soit Au Rassemblement National Qui à l'inverse Lors de la précédente Législature Avaient non seulement Des vice-présidents Comme Sébastien Chenu Par exemple Vous vous estimez Qu'il faut Ouvrir ces postes-là Y compris au Rassemblement National Pardonnez-moi
Ils ont Ils ont Rassemblé Un nombre de Français Important Je ne vois pas Au nom de quoi Et ils ne siégeraient pas Dans les instances De l'Assemblée Nationale
Donc quand Le nouveau Front Populaire Dit à propos d'Emmanuel Macron Qu'il est dans un déni De démocratie Vous vous dites S'ils sont dans un déni De démocratie S'ils n'acceptent pas Les règles
Ça va être le test De la semaine prochaine
Gérard Larcher On verra bien ce test Ce test La semaine prochaine Mais si j'ai bien compris Les textes Qui vous paraissent prioritaires Et qui semblent répondre Aux questions des Français J'ai bien entendu votre liste Vous parlez spontanément De sécurité De justice De délinquance des mineurs De simplification également Mais enfin Sur ces trois premiers points On ne peut pas dire Que ce soit tout à fait Harmonieux Avec une partie de la gauche Ils ne mettraient pas
Je ne cherche pas l'harmonie Avec une partie de la gauche Moi je cherche A ce qu'on fasse Avancer Avancer Les dossiers Qui sont les premières Préoccupations des Français Il y aura aussi La question migratoire Qu'il faudra traiter
La question migratoire Donc je rajoute Question migratoire Sécurité Justice Délinquance des mineurs Ça c'est les angoisses Des Français
Et simplification aussi Économique Dans le domaine agricole Dans le domaine de l'urbanisme Ils nous ont Moi j'ai fait campagne électorale Je n'étais pas candidat député Mais je peux vous dire Qu'ils nous ont parlé De tout cela Simplification pour les collectivités territoriales Voilà tous les sujets Qui sont sur la table Essayons de les traiter Ça va être le rôle du Parlement Assemblée nationale et Sénat
Ça veut dire que par exemple Vous aviez Si on reprend Votre exercice démocratique Tel que vous l'imaginez Sur l'immigration par exemple Vous aviez été force de proposition au Sénat C'est vous qui aviez proposé Le texte Qui ensuite a été détricoté Surtout par le Conseil constitutionnel En réalité
Oui enfin Qui n'a pas été soutenu Par le Président de la République Au moment où il est parti Au Conseil constitutionnel Et donc il faudra reprendre
C'était du et en même temps là encore C'était une sorte de On accepte à l'Assemblée Mais on Je souhaite
Le dépassement Ça ne peut pas être dur en même temps
Il a une forme de responsabilité Très importante Quand on vous entend Gérard Larcher Le Président de la République Vous ne comprenez toujours pas Pourquoi est-ce qu'il a mis la France Dans cette situation
Je pense qu'il a fait une faute Je lui ai dit Ça n'était pas le moment Il n'y avait pas de motif Il aurait pu avoir un motif Sur une motion de censure Je pense que Quelque part Il nous a mis Je lui ai dit Je reprends la formule Que je lui ai dit Il nous a mis dans le pétrin C'est à lui de nous sortir du pétrin J'ai pris cette comparaison Avec la boulangerie Parce qu'il y a un moment Il va falloir qu'on façonne ensemble Le pain futur de la France
Vous auriez dîné Avec Marine Le Pen
Écoutez non
Non Vous comprenez Quand Edouard Philippe Se défend En disant Nous avons dîné Parce que l'on se connait peu On a constaté A l'occasion de ce dîner Qui était cordial Que nous avions des désaccords profonds C'est acceptable politiquement
Écoutez moi En tous les cas Je n'aurais pas été dîné Avec Madame Le Pen Pas plus Alors que je le connais très bien On a été élu le même jour Je n'ai envie de partager Des agapes avec Jean-Luc Mélenchon
Donc ni l'un ni l'autre Je parlais d'Edouard Philippe A l'instant Mais il y avait aussi Le ministre de la Défense Qui a participé à ces dîners Le ministre de la Défense En exercice Qui dîne Avec Marine Le Pen
Écoutez Et j'avoue Je ne l'aurais pas fait Si j'avais eu cette responsabilité
Est-ce que ça ajoute De la confusion A la période En tous les cas
Je pense que pour les Français Tout ça devient très complexe Voilà pourquoi nous avons La responsabilité De leur dire des choses Claires Voilà pourquoi je dis Ligne indépendante Clarté Travailler Texte par texte Et Être clair aussi Dans des éventuelles Alliances Voilà pourquoi je dis Nouveau Front Populaire Ça n'est pas compatible Avec l'intérêt de la France
On a bien compris Que vous mettiez Une ligne infranchissable Effectivement A cet endroit-là Là où certains La repoussent Jusqu'au bord d'LFI
Oui ce n'est pas mon cas Je le dis Je passe pour quelqu'un De rond D'ouvert Je pense que le projet Qui a été présenté aux Français Ne trompons pas les Français Il est inapplicable Et ce serait une catastrophe Économique Financière Et sociale Pour les Français Une économie Bloquée C'est demain Des salariés Qui n'ont plus de travail C'est le chômage Et c'est la pauvreté
Je garde un doute Sur l'efficacité De ce que vous proposez Je recevais tout à l'heure Sandrine Rousseau Qui semblait De l'autre côté Dans une autre imagination Du pouvoir Elle disait 149.3 S'engager J'ai l'impression Que vous avez tous Une forme d'utopie Est-ce que je me trompe ?
Moi je n'ai pas une forme d'utopie Je veux répondre Au problème Concret Les Françaises
Est-ce que vous avez demandé A Emmanuel Macron S'il était prêt A accepter une cohabitation ?
Mais ce n'est pas le sujet Aujourd'hui
On n'est même plus Dans cette question-là ?
Le sujet Pour Emmanuel Macron C'est Comment il nous sort de là ? Deuxième des choses Comment il accepte De gouverner Autrement Et notamment De confier Tout simplement L'application De l'article 20 De la Constitution Le gouvernement Et le Premier ministre Conduit La politique du pays
Et on en revient Donc à la Constitution Toute la Constitution Merci Gérard Larcher Merci d'avoir accepté De vous exprimer Ce matin Vous êtes le président Du Sénat Et on l'a bien compris Vous ne serez pas Premier ministre Vous estimez Que votre place Est à la présidence Du Sénat Il est 8h52 Sur RMC BFM TV
Gérard Larcher