Marie-José Padrones, guérie d'un cancer du sein
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Bonjour Marie-Josée Padronès.
- 0:26OuverteRéponse directe
Où est-ce que vous vous trouvez du coup ce matin ?
- 0:44OuverteRéponse directe
ça va, les jambes ne sont pas trop lourdes ? Vous êtes quasiment au bout de l'aventure.
- 1:29OuverteRéponse directe
C'est quoi l'objectif ? C'est quoi le message que vous voulez faire passer à travers ce RAID, ce défi ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Justement, le fait d'être ensemble, en quoi c'est important ?
- 3:20OuverteRéponse directe
Vous avez parlé, il y a quelques instants, de confiance, de retrouver confiance. Effectivement, on entend aussi parfois les malades expliquer que leur corps les a trahis avec ce cancer, quelque part, que leur corps avait flanché. L'idée, c'est de retrouver aussi confiance dans son corps ?
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Notre invitée ce matin, c'est une habitante de Canet et elle a vaincu le cancer. Oui, plus forte que le cancer du sein et plutôt douée aussi sur un vélo. Bonjour Marie-Josée Padronès.
Bonjour.
En plein octobre rose, ce mois de lutte contre le cancer du sein, vous faites partie du RAID. Faut pas crever. Le défi, relié en vélo, menton dans les Alpes-Maritimes, à Perpignan, plus de 700 kilomètres. L'arrivée est prévue demain à Perpignan. Où est-ce que vous vous trouvez du coup ce matin ?
Alors
ce matin, nous sommes à Barcaresse. On a été accueillis par une partie des hôtels municipaux. Alors on a tout le lieu pour nous. Voilà, c'est très agréable. C'est bon.
Et
ça va, les jambes ne sont pas trop lourdes ? Vous êtes quasiment au bout de l'aventure.
Eh bien écoutez, ça va. Pour moi, en tous les cas, ça va bien. Donc pour beaucoup, il y a de la fatigue, parce que c'est vrai que c'est intensif, parce qu'il
y
a le temps où on pédale. On fait à peu près entre 50 à plus de 60 kilomètres par jour, en règle générale. Mais il y a aussi toute la logistique qui nous accompagne. Sans eux, ce projet n'aurait pas été possible. Donc chaque fois, c'est assez quand même intensif, parce qu'il faut défendre les bagages. On est en itinérance permanente, puisqu'on change de ville chaque jour. Avec
vous, dans ce RAID, il y a une trentaine de malades, du cancer, de patients, comme vous, en rémission. C'est quoi l'objectif ? C'est quoi le message que vous voulez faire passer à travers ce RAID, ce défi
?
Eh bien, c'est d'abord se rendre compte que, oui, il
y a
la maladie, on ne la nie pas, bien sûr. Mais on ne se laisse pas complètement envahir par elle. Et on vient vraiment se connecter à toutes nos ressources. Et on en a beaucoup plus que ce qu'on croit. Et le fait de pouvoir réaliser ce projet de Venton à Perpignan, c'est vraiment retrouver de la confiance en soi. Ça, c'est sûr. Et un message d'espoir. Et que la vie, elle est plus forte, en fait. Et elle nous pousse. Et puis, l'effet de groupe aussi qui est là, et qui est un booster incroyable, en fait.
Justement, le fait d'être ensemble, en quoi c'est important ? Je vous pose la question, parce qu'on entend parfois des malades du cancer expliquer à quel point c'est difficile de parler du cancer, même à leurs proches, là, entre personnes malades ou personnes qui ont traversé cette épreuve du cancer. C'est plus facile, justement. C'est plus facile de serrer les coudes lors d'un défi pareil
? Eh
bien, en tous les cas, c'est sûr qu'on a tous été touchés avec des cancers divers. On n
'a
pas tous les mêmes. Mais on peut vraiment se comprendre, parfois même sans mots aussi. Et il y a aussi la possibilité de partager les épreuves qu'on a traversées, ça c'est sûr. Mais, en fait, on ne parle pas, finalement, tant que ça du cancer, vous voyez ? On est beaucoup plus sur un moteur positif de voir comment on peut récupérer, comment on peut aller de l'avant, comment on peut échanger, partager, vivre cette aventure qui est avant tout une aventure humaine, en fait.
Vous avez parlé, il y a quelques instants, de confiance, de retrouver confiance. Effectivement, on entend aussi parfois les malades expliquer que leur corps les a trahis avec ce cancer, quelque part, que leur corps avait flanché. L'idée, c'est de retrouver aussi confiance dans son corps
?
Oui, tout à fait. De pouvoir, parce qu'à la fois, il y a cette notion-là, pourquoi moi ? Qu
'est
-ce qui m'arrive ? Enfin, c'est quand même pas évident. Quand on reçoit le diagnostic, c'est un moment difficile à vivre, parce que le cancer, souvent, est associé à la mort. Bien que les traitements aient énormément évolué en ce qui concerne le cancer, maintenant, plus il est dépisté précocement, plus, vous voyez, les traitements sont moins lourds et il y a quand même 90% de guérison, ça, il faut quand même le dire aussi. Donc, c'est important de retrouver, oui, de ne pas se laisser envahir. Alors, la façon de réagir face au cancer, elle est très personnelle aussi. Je veux dire, on peut être vraiment en colère, on peut être triste, il y a différentes façons d'aborder ça.
Mais, enfin, en tous les cas, en ce qui me concerne, parce que j'ai été clinée pendant plus de 40 ans, c'est très important qu'il y ait cette activité physique, vous voyez, là, on est dans un fait vélo, donc l'activité physique, elle est mise en avant et ça permet vraiment de retrouver une certaine confiance, vous voyez, en son corps, même de le réapprivoiser, d
'une
certaine manière. Et là, cette pratique du vélo, c'est sûr qu'il y a des moments où on a fait des étapes qui étaient vraiment difficiles. À Menton, il y avait des belles montées de 700 mètres, parfois, de déniveler, mais c'est un peu comme quand on est face au traitement. Voilà, on est là, il faut faire face, on n
'a
pas le choix. Donc, il y a aussi un dépassement de soi qui est très intéressant, en fait, et de se rendre compte à chaque fois qu'on a beaucoup plus de ressources que ce qu
'on
croit, en fait.
Et
vous êtes au Barcares, donc ce matin, vous nous l'avez dit. Le programme pour aujourd'hui, c'est quoi ? Vous allez où avant l'arrivée demain à Perpignan ?
Alors, aujourd'hui, comme maintenant, ça y
est,
on est quand même chez nous, donc l'étape, elle va être un petit peu moins longue, mais on va se faire une jolie boucle, là, en passant par Canet, justement, Saint-Cyprien, et on va faire un petit arrêt à Saint-Cyprien, et après,
on
va aller à Argelès, où on va terminer par un repas, là, tous ensemble, au Jardin Barbecue. Donc, ça va être encore un moment très convivial, où peut-être certains de nos proches vont nous rejoindre.
Merci beaucoup. Merci beaucoup et bravo, on vous dit bravo, même avant la ligne d'arrivée, Marie-Josée Padronnet se raide. Il ne
faut
pas crever une trentaine de malades du cancer ou de patients en rémission. Menton, Perpignan, plus de 700 kilomètres. Un clin d'œil aussi au docteur Ellis, qu'on connaît bien dans le département, et sur Issy Roussillon, qui a été l'un des moteurs aussi de cette aventure. Bravo à vous, bravo à tous les participants, vous le leur direz pour nous.
Merci, merci beaucoup en tous les cas, de la part de l'ensemble, des personnes qui pédalent, de la logistique du docteur Ellis, et de toute l'équipe, de nous avoir accompagnés comme ça.
C'est normal.
Voilà.
À bientôt, au revoir.
À
bientôt, au revoir.