Bourdin Direct du 23 juin - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 20 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:59OuverteRéponse directe
On oublie la règle des 4 mètres d'écart autour de chaque salarié ?
- 1:39OuverteRéponse directe
Ça veut dire quoi ? Une entreprise peut maintenir le télétravail ?
- 2:22OuverteRéponse partielle
C'est énorme. On a 1000 ingénieurs R&D qui ont travaillé pendant le confinement, à qui on demande de faire les 2-8 le samedi, le dimanche, qui ont sacrifié des vacances et qui sont remerciés avec des coups de pied.
- 4:10OuverteRéponse partielle
Pour aider ces salariés précaires, le gouvernement pourrait accorder l'accès aux allocations chômage après 4 mois de travail en un an au lieu de 6 aujourd'hui ?
- 5:04OuverteRéponse partielle
Lorsqu'il est interpellé, Cédric Chouvia décide de filmer la scène avec son téléphone portable. Tous ses échanges avec les 4 policiers sont enregistrés.
- 6:08OuverteRéponse partielle
Les fouilles vont reprendre aujourd'hui pour tenter de retrouver le corps de la petite Estelle Mouzin.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15InvitéFait
« Le télétravail, bientôt de l'histoire ancienne. »
- 0:23InvitéFait
« Nokia taille encore dans ses effectifs. »
- 0:23InvitéChiffre
« La firme finlandaise annonce la suppression de 1 233 postes en France. »
- 1:50InvitéChiffre
« 1233 salariés de Nokia sont menacés. »
- 1:52InvitéChiffre
« C'est un tiers des effectifs dans toute la France. »
- 2:22PrésentateurFait
« On a 1000 ingénieurs R&D qui ont bossé pendant le confinement jour et nuit, à qui on demande de faire les 2-8 le samedi, le dimanche, qui ont sacrifié des vacances et qui sont remerciés avec des coups de pied. »
- 4:10InvitéPromesse
« Le gouvernement pourrait accorder l'accès aux allocations chômage après 4 mois de travail en un an au lieu de 6 aujourd'hui. »
- 5:04PrésentateurFait
« Lorsqu'il est interpellé, Cédric Chouvia décide de filmer la scène avec son téléphone portable. »
- 5:18PrésentateurFait
« M. Chouvia n'a pas menacé les policiers. »
- 5:34InvitéChiffre
« Cédric Chouvia, alors menotté, répète « j'étouffe » à 7 reprises. »
- 7:02InvitéFait
« Le texte a été adopté cette nuit en première lecture et prévoit des restrictions sévères aux libertés pour une durée de 5 à 10 ans. »
- 7:26InvitéFait
« L'Organisation mondiale de la santé s'inquiète de l'augmentation du nombre de cas, notamment en Amérique latine et au Moyen-Orient. »
- 7:42InvitéChiffre
« Il a fallu seulement plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé. Le dernier million a été signalé en seulement huit jours. »
- 13:16PrésentateurChiffre
« La France a rapatrié dans la nuit de dimanche à lundi 10 enfants de djihadistes de Syrie. »
- 13:23PrésentateurChiffre
« 300 enfants environ sont toujours retenus dans des camps tenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. »
- 13:57PrésentateurChiffre
« 3 sont nés en France, le dernier en Syrie. »
- 16:44PrésentateurChiffre
« 371 sont décédés en 2019, rien que dans le camp de Halle-Holle. »
- 23:10InvitéChiffre
« Si on baisse la vitesse, on réduit de 20% les émissions de gaz à effet de serre. »
- 26:02PrésentateurFait
« La ministre des Outre-mer aujourd'hui à Cayenne, un reconfinement est envisagé. »
- 27:35PrésentateurChiffre
« C'est un tiers des effectifs. »
- 29:12InvitéFait
« L'État prendra en charge pour les entreprises encore à l'arrêt l'indemnisation du chômage partiel si elle signe un accord de maintien de l'emploi. »
- 29:32InvitéChiffre
« 700 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. »
- 30:44InvitéChiffre
« Aujourd'hui, nous avons dépassé les 2500 cas. »
- 30:47InvitéChiffre
« 500% d'augmentation au cours des 15 derniers jours. »
- 35:06PrésentateurFait
« L'interpellation ne dure que 22 secondes. »
- 35:17PrésentateurChiffre
« Les enquêteurs ont examiné 13 vidéos. »
- 36:52PrésentateurFait
« Les dernières paroles répétées à sept reprises par Cédric Chouvia : « J'étouffe ». »
- 42:52PrésentateurChiffre
« Un tiers environ 30% ont répondu oui. »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Invité9 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC.
Mardi 23 juin, l'info sur RMC. 7h02, merci d'être avec nous. Céline Kalman est là pour les dernières informations.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le télétravail, bientôt de l'histoire ancienne. Le gouvernement va alléger le protocole sanitaire dans les entreprises. Explication dès le début de ce journal avec Quentin Vinet. Nokia taille encore dans ses effectifs. La firme finlandaise annonce la suppression de 1 233 postes en France. Les salariés se sentent trahis. Les derniers mots de Cédric Chouvia, le livreur plaqué au sol lors de son interpellation, a prononcé « j'étouffe » à 7 reprises. 13 vidéos permettent de reconstituer l'enchaînement des faits. Bienvenue à tous sur RMC. Favorisé encore un peu plus le retour au travail.
Comme à l'école, le protocole sanitaire va être assoupli dans les entreprises. Moins de règles drastiques. L'info est tombée hier soir et sera présentée officiellement dans la semaine. Quant à Vinet, ça devrait permettre aux salariés de travailler presque comme avant.
Oui, c'est ça. On oublie la règle des 4 mètres d'écart autour de chaque salarié. Il est question de passer seulement à 1 mètre d'écart, juste l'espace nécessaire pour permettre de respecter les règles de distanciation, un peu comme dans les écoles. C'est peut-être aussi la fin du télétravail. Le télétravail qui a explosé pendant le confinement, plébiscité par 85% des DRH, selon un cabinet de conseil, ce ne serait plus la norme, à part pour les salariés jugés à risque ou qui vivent avec les personnes dans ce cas. Le port du masque, ce ne serait plus obligatoire si la distance d'un mètre est respectée. Tout ça, c'est écrit dans un projet de protocole dévoilé par les Echos.
Cela va dans le sens du retour à la normale voulu par le patronat. Ce serait des contraintes en moins, en fait, pour les entreprises. Mais attention, pas une obligation. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une entreprise qui souhaite maintenir le télétravail ou des règles très strictes dans son entreprise, eh bien, on aura toujours le droit.
Merci, Quentin. Eux s'apprêtent à perdre leur travail. 1233 salariés de Nokia sont menacés. C'est un tiers des effectifs dans toute la France. Selon la direction, ces suppressions de postes s'inscrivent dans un plan mondial de réduction de coûts. Plan mondial de réduction de coûts. Les syndicats ont appelé à un rassemblement ce matin à 11h sur le site de Lagnon, dans les Côtes d'Armor. Là, 400 de postes sur 772 devraient disparaître. Isabelle Strasset est élue CFE-CESGC du groupe Nokia. Elle est abasourdie par les chiffres annoncés hier, d'autant que l'ensemble des salariés est resté particulièrement mobilisé ces derniers temps.
C'est énorme. On a 1000 ingénieurs R&D qui ont bossé pendant le confinement jour et nuit, à qui on demande de faire les 2-8 le samedi, le dimanche, qui ont sacrifié des vacances et qui sont remerciés avec des coups de pied. Ce sont des ingénieurs extrêmement qualifiés. On a parlé des télécoms comme une filière stratégique. Le gouvernement n'arrête pas de nous dire qu'il faut qu'on récupère, qu'on soit les meilleurs. Et on laisse partir des talents. On a des gens qui vont repartir, devoir se reformer, parce que dans les télécoms, il n'y a plus de boulot en France. Ce n'est pas acceptable.
Et les syndicats sont reçus aujourd'hui par le cabinet de la secrétaire d'État à l'économie, Agnès Pannier-Runacher. Les télécoms, les médias, l'habillement, aucun secteur ne semble être épargné. L'enseigne de prêt-à-porter masculin, Célio, qui emploie plus de 4000 personnes dans le monde, a demandé à être placée sous procédure de sauvegarde. La fermeture brutale de ces 1500 magasins dans le monde a entraîné une perte de chiffre d'affaires de 100 millions d'euros pendant le confinement. A 18h, ce soir, Matignon reçoit les représentants syndicaux des saisonniers. Depuis le début de la crise, là aussi, des dizaines de milliers de personnes n'ont pas repris le travail, selon le Force ouvrière.
Et aujourd'hui, certains sont en fin de droit. Romain Cluzel. Début mars, Sullivan a commencé sa saison de serveur dans un grand restaurant parisien. Mais à peine démarré, le confinement a brutalement mis fin à son activité. C'est plutôt la panique, puisque mes droits de chômage se sont arrêtés le 5 mai. Et j'ai mes trois enfants de 5 ans, 6 ans et 10 ans. Si je ne retravaille pas là, je ne sais pas comment je vais faire. Par manque de clients, le restaurant ne le reprendra pas avant la fin du mois minimum. Pour Sullivan, c'est une grande partie de son année de travail qui s'évapore. D'habitude, les saisons sont de mi-avril à mi-novembre.
Si, dans le meilleur des cas, j'arrive à travailler à la fin de ce mois-ci, je ne pense pas que j'aurais fait assez de mois pour pouvoir avoir le chômage cet hiver. Pour aider ces salariés précaires, le gouvernement pourrait accorder l'accès aux allocations chômage. Après 4 mois de travail en un an, au lieu de 6 aujourd'hui, une première avancée pour Eric Becker, secrétaire fédéral FO, mais ce représentant des saisonniers compte demander à Matignon ce soir une aide d'urgence.
Il y a cette obligation de sauver un pan de l'économie. Et ça passe par les saisonniers.
Plus qu'une urgence, pour certains, c'est vital. Eric Becker espère que cette aide sera distribuée dès le mois prochain pour pallier le manque de revenus des saisonniers. RMC 7h06, les derniers mots glaçants de Cédric Chouvia le 3 janvier 2020 à Paris. Il prononcera 7 fois « j'étouffe ». Ce jour-là, qu'ébranlit au bord de la scène, ce livreur, père de 5 enfants, est arrêté par la police pour un contrôle routier, contrôle qui dégénère. L'homme est alors violemment plaqué et maintenu au sol. La scène a été reconstituée grâce à l'analyse de 13 vidéos, dont 9 filmées par Cédric Chouvia lui-même. Martin Juret.
Lorsqu'il est interpellé, Cédric Chouvia décide de filmer la scène avec son téléphone portable.
Tous ses échanges avec les 4 policiers sont enregistrés. Les vidéos, le site Mediapart y a eu accès. Edoui Plenel, son fondateur.
Les enregistrements, il révèle que premièrement, M. Chouvia n'a pas menacé les policiers, que les policiers l'ont insulté et ont fini, sans aucune raison valable, à utiliser des techniques très violentes qui peuvent entraîner la mort, c'est-à-dire la clé d'étranglement et le plaquage ventral.
Toujours selon les enregistrements, Cédric Chouvia, alors menotté, répète « j'étouffe » à 7 reprises.
Les policiers le gardent pourtant plaqué au sol pendant de longues minutes. Selon leur avocat, maître Laurent Franck-Liénard, les forces de l'ordre n'ont pas entendu les plaintes du livreur. Ils ne l'ont pas entendu parce qu'ils étaient en bordure de voie de circulation, il y avait beaucoup de voitures qui passaient. Ils étaient en train de lutter contre M. Chouvia pour obtenir ses bras, pour pouvoir passer un menottage, afin de l'interpeller, M. Chouvia se débattait. Dans les colonnes du Parisien, le père de Cédric Chouvia explique qu'il n'a plus confiance en la police, coupable à ses yeux de beaucoup trop de mensonges depuis le premier jour.
Les fouilles vont reprendre aujourd'hui pour tenter de retrouver le corps de la petite Estelle Mouzin. Hier, les recherches menées dans les Ardennes sur d'anciennes propriétés du tueur en série, Michel Fourniret, n'ont rien donné. Fourniret qui a avoué il y a quelques mois avoir tué la fiette en 2003. Didier Seban, avocat du papa d'Estelle Mouzin, se félicite des moyens mis en place par la justice.
Les recherches n'ont pas abouti. On ne peut pas dire qu'on a identifié qu'Estelle ait pu être retenue dans cette maison. Tout n'a pas encore été vérifié. Il y aura encore des recherches autour de cette maison. Mais en tout état de cause, c'est une première étape. On est forcément déçus parce qu'on n'a pas avancé. Mais on est aussi heureux parce qu'on voit qu'enfin, la justice met les moyens, met les moyens pour chercher la vérité sur la disparition d'Estelle. Et c'est ce que nous attendions depuis si longtemps. Et c'est pourquoi nous nous battions depuis si longtemps.
Feu vert de l'Assemblée et des mesures de sûreté pour les terroristes sortant de prison. Le texte a été adopté cette nuit en première lecture et prévoit des restrictions sévères aux libertés pour une durée de 5 à 10 ans, comme le pointage ou encore l'imposition du lieu de résidence. L'interdiction aussi de rentrer en contact avec certaines personnes. Nous parlions tout à l'heure du protocole sanitaire qui allait être allégé dans les entreprises. En France, c'est vrai qu'il y a de moins en moins de malades, mais c'est loin d'être le cas à travers le monde. L'Organisation mondiale de la santé s'inquiète de l'augmentation du nombre de cas, notamment en Amérique latine et au Moyen-Orient.
Un million signalés en seulement huit jours, écoutez le directeur général de l'OMS. La pandémie continue de s'accélérer. Il a fallu seulement plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé. Le dernier million a été signalé en seulement huit jours. Nous savons que la pandémie est bien plus qu'une crise sanitaire. C'est une crise économique, sociale et même politique. Dans de nombreux pays, ces effets se feront sentir sur des décennies. Et l'Arabie Saoudite a décidé de maintenir fin juillet le grand pèlerinage de la Mecque, mais avec un nombre très limité de fidèles. Nous partons à Lyon ce matin, à quelques jours du second tour des élections municipales.
Je vous rappelle que c'est dimanche. Lyon, où Europe Écologie Les Verts est arrivé en tête au soir du 15 mars dernier, avec 28% des voix. Des alliances se sont donc formées entre la République En Marche et les Républicains d'à côté, les Verts et la gauche de l'autre. Des alliances qui ont décidé clairement certains électeurs à choisir l'un des trois candidats, Éloïsa Patricio.
Patrice avait toujours soutenu les socialistes et Gérard Collomb. Cette année, il votera écolo. Je votais plutôt au Collomb. Mais bon, vu qu'il s'est rallié à la liste de droite, moi je n'ai jamais voté à droite, donc je ne voterai pas pour lui. Le candidat d'Europe Écologie Les Verts, c'est Grégory Doucet, arrivé en tête au premier tour. Faire de Lyon une ville bien plus agréable pour les piétons, 100% marchable. Faire une ville de Lyon 100% cyclable, c'est à réaliser aujourd'hui, c'est ça qu'il faut faire. L'écologie s'invite aussi dans le programme de l'héritier de Gérard Collomb, Yann Cuchera.
On voit bien qu'il y a des enjeux importants en lien avec notre environnement, avec la transition écologique, avec la défense de la biodiversité. On est d'accord sur le diagnostic, mais nous ne sommes pas d'accord sur la manière de répondre à ces enjeux-là.
Le troisième candidat, Georges Képéné-Quian, il avait assuré l'intérim lors du départ de Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur. Lyon est une ville ouverte. Elle doit le rester plus que jamais. Et s'il faut bien entendu penser à une autre dimension qui est celle de la planète, j'ai tendance à dire oui, bien sûr. Mais pensons aussi aux Lyonnais tout de suite.
C'est l'abstention qui pourrait faire la différence. 60% des électeurs n'ont pas voté au premier tour. Lyon, où il va faire chaud aujourd'hui, comme partout d'ailleurs en France, 30 degrés en moyenne.
Au niveau électoral, il va faire chaud, oui, comme partout. Bien, merci Céline. On vous retrouve tout à l'heure, évidemment. Anaïs Kassania est avec moi, ainsi que Quentin Vinet. Anaïs regarde les messages très nombreux. Quentin, lui, observe un relâchement sur les gestes barrières, Quentin. Non, non, ce n'est pas moi qui observe. Oui, non, mais je plaisante. Non, non, mais sondage YouGov. 30% des Français, effectivement, ont arrêté de porter le masque à l'extérieur. Mais moi, j'ai observé. Ah oui. Pas vous. L'Institut Bourdin confirme également 20% à l'intérieur. C'est-à-dire, dans les milieux fermés, on porte moins le masque.
Et puis, on sait aussi, grâce toujours à cette étude YouGov, que 26% des Français, c'est-à-dire 1 sur 4, se sont mis à refaire des bisous, la bise depuis la fin du confinement. Ah oui. Ça m'est arrivé. Et certains avouent... Pas vous ?
Vous avez failli me la faire. Ah oui, j'ai failli vous la refaire. La semaine dernière.
Et j'ai refait la bise. Mais quel regret. Je peux le dire, j'avoue, j'ai refait la bise à des proches. Mais évidemment, moi aussi. Les poignées de main dans des proportions un peu moindres. Ou alors, ils se demandent vraiment si c'est raisonnable. Il y a une toute petite partie, je dirais 1 sur 10 à peu près, qui dit la bise, les poignées de main, jamais. Bien. L'inquiétude grandit partout dans le monde. C'est ce que dit l'OMS. Avec un million de cas en 8 jours, la pandémie s'accélère, dit l'OMS. Je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure, mais néanmoins, attention. Le Portugal, par exemple, décide de reconfiner en partie. Non, Quentin.
Et on fait la balle parallèle avec les feux de forêt. Vous savez, pendant l'été, le pays a enregistré lors des 30 derniers jours plus de 9000 nouveaux cas, principalement dans la région de Lisbonne, la capitale. C'est des foyers. Et comme pour les incendies, il faut répondre avec les moyens nécessaires pour éviter la propagation. Alors, à partir d'aujourd'hui, le confinement va être resserré autour de la capitale, Lisbonne, avec l'interdiction des rassemblements de 10 personnes et la fermeture des cafés et des commerces à partir de 20 heures. Le gouvernement est très prudent à l'approche des grandes vacances, mais il faut quand même dire que le pays est relativement épargné.
1500 morts et plus de 25 000 personnes guéries. Mais il y a un pays où ça va vraiment trop vite, c'est la Serbie. Oui, avec un exemple très frappant. La Serbie où vient d'être organisé
un grand tournoi de tennis avec le numéro 1 mondial, Novak Djokovic. C'était le premier tournoi post-Covid.
C'était une grande fête toute la semaine dernière avec du public, des embrassades. On les a vus danser torse nus sans distanciation, pareil pour la foule. Sauf que voilà, trois joueurs ont été testés positifs. Le bulgare Dimitrov, quelqu'un de connu qui était complètement à plat lors du match de samedi, testé positif. Pareil pour son entraîneur. Dimitrov, on l'avait vu en train de faire un check avec le croate Koric. Eh bien, Koric lui aussi a été testé positif. Autre joueur qui a participé à ce tournoi, donc qui a joué avec eux, le serbe Troiki, positif. Il avait joué contre Djokovic dont le préparateur physique a lui aussi été testé positif.
La finale dimanche, elle a été annulée et c'est l'inquiétude maintenant dans le sud de la France où un autre tournoi d'exhibition est organisé en ce moment avec des joueurs qui reviennent de Serbie comme l'allemand Zverev où il a été testé négatif ou l'Autrichien Thiem. On ne connaît pas les résultats. Eh bien, il est 7h14, ça vous inquiète Anaïs ? Je vois votre regard. Non, non, mais on est juste avec attention parce que quand même, en plus, on arrive en France. Évidemment. Mais ça veut dire qu'ils ne font pas attention, on fait un peu moins attention et puis ça tombe comme des mouilles. Mais c'est vrai, on fait moins attention. Alors, est-ce qu'on fait moins attention ? Vous me le dites.
On en parle ce matin. N'hésitez pas, 3216RMC.fr. Pascal Descamps est avec nous, membre du collectif des Familles Unies. Pascal Descamps, bonjour.
Bonjour, M. Vaudin.
Avec vous, je change évidemment totalement de sujet. Je vous ai déjà eu plusieurs fois par téléphone, Pascal Descamps. Merci d'ailleurs. Non, c'est normal. La France a rapatrié dans la nuit de dimanche à lundi 10 enfants de djihadistes de Syrie. 300 enfants environ sont toujours retenus dans des camps tenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Pascal Descamps, vous-même, votre fille et vos 4 petits-enfants sont actuellement détenus dans un camp dans le nord de la Syrie. C'est cela ? Oui, oui, tout à fait. Depuis un an et demi pour ma famille, d'autres, ils sont depuis 2 ans et demi dans l'autre camp de Roche également. Le camp de Halol pour votre fille et vos 4 petits-enfants.
3 garçons et une fille âgés de 2 à 10 ans et demi. 3 sont nés en France, le dernier en Syrie. Leur père est décédé. Vous avez des nouvelles ? Je n'en ai plus depuis un certain temps parce qu'ils ont été emmenés par des militaires, on suppose, dans une prison. Je ne sais rien, nous n'avons aucune information. Juste des vidéos, des informations qui viennent des médias kurdes et de quelques femmes dans les camps qui disent que des tentes sont vides. On les a emmenées normalement pour les transférer d'un camp à un autre, du camp de Halol vers le camp de Roche. Et aujourd'hui, elles n'y sont pas. Où sont-elles ? On suppose qu'elles sont en prison, en dur, avec les enfants, entassés.
Vous pensez bien que ce ne sont pas des prisons comme en France. si les températures sont extrêmes et ça avoisine les 40 degrés. Bien évidemment, il n'y a pas la clim. Dans quelles conditions vivent-ils ? C'est un nouveau traumatisme en plus pour les enfants. Est-ce qu'on connaît l'identité des 10 enfants qui ont été rapatriés dans la nuit de dimanche à lundi ? Non, non, non. On ne les connaît pas. On ne respecte ça. Pour l'instant, vos petits-enfants ne font pas partie de ces 10 enfants-là. Vous ne le savez pas, d'ailleurs. Non, je pense que je le saurais quand même, même si nous ne sommes pas prévenus. Une fois, les enfants sur le sol français ont préviendré quand même la famille.
Après, enfin, j'espère en tous les cas. Mais non, non, nous ne sommes pas concernés. Ce sont en majorité des enfants orphelins et quelques enfants qui sont rapatriés dans un but humanitaire. Donc, on ne comprend pas trop parce que la garde des Sceaux au Nicole Belloubet, dire qu'il faut que nous soyons dans toutes les hypothèses, il faut que nous soyons en mesure d'aller les chercher sur les lieux où ils se situent, selon les conventions internationales du droit de l'enfant. Et après, on parle de cas par cas. Donc là, moi, je voudrais bien comprendre auquel cas... Parce que rapatrier un enfant, c'est lui sauver la vie. Ne pas le rapatrier, c'est prendre des risques qu'ils décèdent.
28 ont été rapatriés en 2 ans. C'est très peu. Il en reste que 250 à peu près, précisément, mais pas. Donc, ne pas les ramener, c'est... Les laisser en péril au risque de leur vie, de décès, et d'agrandir le traumatisme qu'ils ont déjà, les pauvres. Donc, auquel cas, on rapatrie un enfant et pas un autre. des petits garçons, des petits-enfants de 5 ans, 6 ans, ce sont des enfants ordinaires comme les autres. Ils ont assez souffert. Aujourd'hui, pourquoi on les rappelait ? Je veux tout de même rappeler un chiffre qui est sidérant. C'est 371 sont décédés en 2019, rien que dans le camp de Halle-Holle. 371 enfants ? Absolument. Selon le croissant rouge Curse, c'est la croix rouge en Rouen.
La croix rouge curde.
Oui, ce ne sont pas tous les Français, évidemment, puisqu'il y a énormément de nationalité dans ce camp. Mais 371 enfants sont morts, morts de malnutrition, morts de maladie. Oui, quand il fait froid, l'eau elle gêne. On rappelle qu'ils sont hors détente, pas toujours détente d'hiver, ce sont des détentes. Quand il fait chaud, l'eau elle chauffe. Et puis elle est croupie, l'eau. Donc c'est soit de maladie, il fait des chaleurs extrêmes, un froid extrême, le manque de nourriture, la maladie, manque de soins. On sait bien que si quelqu'un est malade là-bas, ça prend des proportions terribles. Non, non, on a l'impression qu'on les laisse crever. C'est incompréhensible. Incompréhensible.
Merci, Pascal Descamps. Merci. Merci, monsieur. Merci beaucoup. Il est 7h19, vous êtes sur RMC, sur RMC et RMC Découverte. A tout de suite, Marie Dupin. On va parler des labels anti-Covid qui se multiplient dans les hôtels et dans les restaurants. Mais à quoi ça sert ? Est-ce que c'est fiable ? Vous serez tout dans un instant avec Marie.
RMC.
RMC Dupin Quotidien. Il est 7h23, Dupin Quotidien, c'est avec Marie Dupin, bien sûr. Bonjour Marie, ça va Marie ? Je prendrai Nathalie, tiens, tout à l'heure, qui est... Vous voulez qu'on prenne Nathalie ? Non ? Mais comme vous voulez, ça vous arrive. Bon, au revoir. Au revoir Nathalie et ensuite Charles. Allez, Marie, à quoi servent les labels anti-Covid ? Parce que Nathalie va nous parler du Covid. Ça tombe bien. à quoi servent les labels anti-Covid dans les hôtels et les restaurants ?
Vous savez, on en voit fleurir un petit peu partout
de ce type de label. Il y a le label Covid-free,
le Save Restart, le label de sécurité sanitaire. L'objectif, c'est de rassurer les clients, de les inciter à venir au restaurant, à partir en vacances.
J'ai créé mon label. Oui, ça va. Donc le principe de tous ces labels, c'est toujours le même à peu près, avec une charte de bonne pratique, un renforcement du nettoyage, vérification du port d'équipement de protection individuelle et l'entreprise qui délivre le label est censée,
enfin bien sur place, de façon inopinée, vérifier que les règles sont bien respectées.
Et les commerçants doivent payer combien pour obtenir ce label ? Oui, parce que ça n'est pas gratuit. Et voilà ! Ils font quand même débourser plusieurs centaines d'euros. Il y en a qui ont flairé la bonne affaire. Exactement. Donc j'ai passé un petit coup de fil hier. Par exemple, pour le label Covid-free, il faut débourser quand même 450 euros. Combien ? Quelle que soit la taille de l'établissement, que vous soyez un petit coiffeur, un petit café ou un immense restaurant. Mais quel est l'intérêt d'avoir ce label Covid-free ? Ça rassure le client, j'imagine. Ça rassure le client. C'est-à-dire que je crée, je crée, je ne sais pas moi, Covid, je ne sais pas, vous avez une idée ?
100% sans Covid. C'est une arnaque parce que tu ne peux pas
garantir que tu n'as pas...
Voilà, c'est ça. C'est que le risque zéro n'existe pas. Et puis surtout, les chartes de Célabènes reprennent... Je crée ça, je vais voir le commerçant, il affiche ça, je crée un logo, il affiche ça, 450 euros. C'est pas bon.
Mais ça reprend... C'est pas bon. C'est ça. C'est une bonne idée.
Les chartes reprennent, en gros, les préconisations du gouvernement et les protocoles sanitaires
mis en place officiels.
Oui, mais alors sachez que le gouvernement donne aussi un autocollant gratuitement. Ah oui, c'est ça. Bon, si nous prenions Nathalie qui est en région lyonnaise. Bonjour Nathalie.
Oui, bonjour Jean-Jacques.
Bonjour, Dessine Charpieux. Dessine, c'est là où est le stade. Oh oui, oh oui, notre fameux stade. Pourquoi dites-vous oui ? Je sens que oui. Il est beau, non ? Il est magnifique, il est magnifique. Tout fermé pour l'instant, mais bon, il est magnifique. Bah oui, tout fermé. Bon, les gestes barrières. Vous étiez ce week-end dans une ville, l'une des plus belles villes de France. Voilà, une ville qui vous est chère et une région qui vous est chère. Une région, parce que la ville, je la connais très bien, évidemment, mais bon, je n'y vais pas tous les jours non plus, mais dans cette ville, il y a un des... D'abord, c'est le premier duché de France. Oui. Quelle ville, messieurs, dames ?
Premier duché de France ? Non, vous ne savez même pas, non ? Il y a un marché magnifique. C'est panique. C'est panique en tout cas. Non. Il y a un marché magnifique, Nathalie. Oh oui, superbe. Bon, et alors, qu'est-ce que vous avez vu à Uzès ? Alors, à Uzès, nous nous sommes descendus deux week-ends de suite parce que nous avons une maison de famille là-bas. Le week-end dernier, ça a été effarant. Un monde, ce n'est pas possible. Les gens se croisaient dans tous les sens, se bousculaient et personne n'avait de masque. Voilà, et personne n'avait de masque. Voilà. Donc, en fait, ce n'était pas des gens venant de l'étranger puisque les frontières sont toujours fermées.
Donc, c'était des gens de la région ou du secteur, enfin, des communes environnantes et personne, personne n'avait quasiment de masque. Les bancs des marchands étaient à nouveau toutes accolées alors que la semaine d'avant, nous y étions. C'était bien réparti. Il y avait bien, je dirais, deux, trois mètres entre les bancs et là, il y avait vraiment un respect, en fait, des mesures barrières et là, je vous assure, ce week-end, on était effarés, effarés de voir le manque, en fait, je dirais, de respect des autres, tout simplement. Et oui, merci Nathalie pour votre témoignage. Mais je vous en prie, c'est bonjour à toute l'équipe. Et merci d'être avec nous, toute l'équipe.
Tiens, Charles Magnin, par exemple, c'est dans le Gard. C'est dans le Gard. C'est dans le Gard. L'actu des réseaux sociaux avec Charles Magnin.
Le passage
de 130 à 110 km heure, proposition de la Convention citoyenne pour la vitesse sur autoroute, le passage passe mal, si je puis dire. Oui, auprès des internautes, la polémique sur les réseaux a pris beaucoup d'ampleur hier matin quand la ministre des Transports, Elisabeth Borne, s'est dite favorable à cette mesure. C'était sur ce plateau. Vitesse sur autoroute réduite à 110 km heure. Vous êtes favorable ou pas ? Si on baisse la vitesse, on réduit de 20% les émissions de gaz à effet de serre. dans le principe, du coup, c'est vrai que c'est une mesure efficace pour le climat. A titre personnel, oui. A titre personnel, vous me dites, oui, j'y suis favorable.
Voilà, mais je pense que c'est important de vérifier qu'il y a aussi une adhésion des Français. Ça n'a pas été facile. Il a fallu que je lui pose plusieurs fois la question. 1 minute 30 avant de tenir cette réponse. Alors, il faut donc vérifier l'adhésion des Français, dit la ministre. Pour l'instant, à la lecture des commentaires sur les réseaux, ce n'est pas gagné, un côté adhésion. C'est facile de se dire favorable quand on ne roule pas et qu'on a un chauffeur. Ça gaffe un internaute. Bientôt, des pistes cyclables sur autoroute grincent un autre. Et puis surtout, beaucoup estiment que je cite, si les autoroutes passent à 110, il ne faudra pas s'étonner de voir du monde sur les nationales.
On ne va pas payer pour rouler pratiquement à la même vitesse, dit un internaute. Selon un autre, le seul moyen de faire passer cette idée, ce serait de rendre les péages gratuits. D'ailleurs, certains rappellent l'épisode des 80 km heure qui avait provoqué la colère des Gilets jaunes à croire qu'ils n'ont rien compris à cette séquence, dit un internaute. Mais attention, j'ai tout de même réussi à trouver quelques commentaires favorables à cette idée. Je roule déjà à 110 sur autoroute, dit un internaute, car je consomme beaucoup moins. Et puis un autre précise que par exemple aux Etats-Unis, la vitesse sur autoroute est déjà limitée entre 105 et 113 km heure.
Et puis en attendant, la contestation, s'organise concrètement. Plusieurs pétitions ont déjà été lancées pour protester contre ces éventuels 110 km heure sur autoroute. Pétitions lancées notamment par le Rassemblement National et l'Association 40 millions d'automobilistes. Merci Charles. Il est quelle heure ? Il est 7h30. Bientôt, Nicolas Poincaré à 8h moins 10 pour des explications. Nicolas, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, justement. Le tirage au sort. Le tirage au sort qui a amené à cette proposition de 110 km heure. On va se poser la question ensemble est-ce que c'est vraiment un système démocratique ? Comment ça se passait au moment sous les Grecs de l'Antiquité ?
Ça vient de la démocratie grec. Mais est-ce que ce groupe de citoyens de la Convention était vraiment tiré au sort ? Je vais vous expliquer que pas vraiment. C'était plutôt un panel. Bon, il est 7h30. Merci à tout à l'heure. 8h moins 10, Nicolas Poincaré. Après le journal, on reviendra sur la mort de Cédric Chouvia. Sur les enregistrements de son téléphone, il a répété « J'étouffe » à 7 reprises. On sera avec Laurent Franck-Lienard qui est l'avocat des 4 policiers mis en cause dans cette affaire à suivre à 7h40. Et 7h31, Rémi Hink est là pour les dernières informations. Rémi, bonjour. Jean-Jacques, bonjour. Bonjour à tous. Ça y est, l'été est là. Premier pic de chaleur aujourd'hui.
Température élevée. Deuxième menace pour les personnes fragiles après le Covid-19. Nokia, le géant des télécoms, troisième employeur de la ville de Lagnon, en Bretagne, veut y supprimer plus de 400 postes. Le maire de Lagnon craint des répercussions sur l'économie de sa commune, sur les commerces ou sur les écoles. Et puis, nous irons en Guyane dans ce journal où le coronavirus y circule activement. La ministre des Outre-mer aujourd'hui à Cayenne, un reconfinement est envisagé. Première semaine de l'été donc et déjà le mercure qui va grimper. 30 degrés sur la plupart des régions dès cet après-midi.
Certains s'en réjouissent, d'autres, un peu moins comme les personnes âgées, peuvent être obligées de se réfugier aux frais à l'intérieur après trois mois de confinement. Reportage à Paris de Florian Chevalet. C'est avec beaucoup de décontraction que Maryse évoque la hausse des températures et lorsqu'on lui demande si ça l'inquiète.
Moins que le coronavirus quand même qui nous inquiète davantage. Patricia, elle redoute après deux mois de confinement de passer à nouveau plusieurs jours bloqués dans son appartement.
On a le Covid et puis on a la canicule qui arrive par-dessus. Je suis sous un toit en zinc et cette année, écoutez, c'est pas dur, j'ai acheté une clim. Devant son arrêt de bus, Nathalie, 80 ans, craint que ce soit encore plus difficile de porter le masque. On étouffe un peu avec le masque. On a besoin de respirer. Dans les hôpitaux et les EHPAD, la question du ventilateur fait débat. Il est déconseillé par les autorités sanitaires dans les zones communes et les chambres doubles. Il peut potentiellement transporter le virus. Christophe Trival est chef d'un service de gériatrie à l'hôpital Paul Brousse dans le Val-de-Marne. C'est des choses qui ne sont pas réalistes.
Les ventilateurs, nous, les chambres ne sont pas climatisées, donc on a des ventilateurs dans chaque centre. Et là, on est un peu entre la balance du risque du Covid-19 et du risque de mourir d'un coup de chaleur. Ce médecin est très inquiet pour les patients qui ont survécu au Covid-19 et qui, pour certains, sont encore très fragiles. RMC 7h33, plan social en vue chez Nokia. Le géant finlandais des télécoms va supprimer 1 233 emplois dans sa filiale française Alcatel-Lucent. C'est un tiers des effectifs, suppression d'emplois par le biais de départs volontaires ou de solutions de reclassement. Deux sites sont concernés.
Celui de Nausée dans l'Essonne, 831 postes en passe d'être supprimés donc, et puis celui de Lagnon en Bretagne avec 402 emplois menacés. Le maire de Lagnon, Paul Lebihan, lui-même qui a travaillé chez Nokia, craint des difficultés à venir pour sa ville. On s'en sort jamais. C'est tous les ans, tous les ans et demi, un nouveau plan social
qui est annoncé et tout cela dans l'objectif de survivre. Nokia est le troisième employeur de la ville. 400 postes, c'est énorme. C'est la moitié du site, ce qui veut dire que ça a des répercussions à la fois sur la vie de la ville, bien sûr, mais sur ses services publics, sur ses écoles,
sur tout cela. C'est sans doute vers une fermeture d'un site qu'on va aller. Et donc, c'est la mort assurée de tout un pan de nos commerces et de nos activités. Voilà, précisons que le ministère de l'économie demande à Nokia d'améliorer très significativement son plan social. On parle là des télécoms, mais beaucoup de secteurs sont touchés par des plans sociaux, par des restructurations. C'est le cas, par exemple, dans les médias, ici, à RMC BFM TV, dans l'habillement, avec Célio, la Halle, Camailleux, à Air France, avec 8 à 10 000 suppressions d'emplois prévues. Alors, l'économie va-t-elle parvenir à se relever après la crise sanitaire ? Le gouvernement se prépare en tout cas au pire.
Paul Barcelone.
Le gouvernement se prépare à un automne noir. La crise est un accélérateur, constate un conseiller ministériel qui scrute les secteurs de l'industrie et du commerce. Le gouvernement va d'ailleurs annoncer demain des mesures pour soutenir le chômage partiel de longue durée. Concrètement, l'État prendra en charge pour les entreprises encore à l'arrêt l'indemnisation du chômage partiel si elle signe un accord de maintien de l'emploi, un dispositif plus généreux que celui mis en place jusque-là. Mais pour éviter une trop forte explosion du chômage, le gouvernement prépare aussi de nouveaux plans de soutien.
D'abord pour l'emploi des jeunes avec un volet formation alors que 700 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Bercy doit également dévoiler la semaine prochaine un plan de soutien aux commerçants, artisans et indépendants.
Ces questions crise économique, protection des salariés, Jean-Jacques Bourdin en parlera avec son invité tout à l'heure, 8h35 dans une heure sur RMC BFM TV, Fabien Roussel à son micro, secrétaire national du parti communiste français. Le conseil scientifique qui épaule le gouvernement dans la crise sanitaire juge extrêmement probable une augmentation de la circulation du coronavirus. À l'automne, nous n'en avons donc pas fini avec ce coronavirus. Cette situation en Guyane qui est d'ailleurs jugée très préoccupante par le ministère de la Santé. Le virus qui circule activement. Matignon envisage donc un reconfinement. Plus de 2500 cas confirmés et près d'une centaine de patients hospitalisés.
La propagation du virus connaît une brusque accélération dans ce département d'Outre-mer depuis dix jours. Pic épidémique attendu dans un mois, ce qui inquiète forcément les élus sur place. Maube et Cargrainier. L'hypothèse d'un reconfinement de la Guyane devra être réexaminée. Voici ce qu'annonçait le gouvernement dimanche et depuis, rien ne s'améliore. Le sénateur de Guyane, Antoine Caram, était sur RMC ce matin.
Aujourd'hui, nous avons dépassé les 2500 cas. 500% d'augmentation au cours des 15 derniers jours avec huit décès et plusieurs dizaines de personnes en réanimation.
Et la circulation du virus est particulièrement active en Guyane. Une personne malade en contamine. En moyenne, plus de deux autres. Pour le sénateur, le gouvernement n'a pas su gérer les spécificités de ce territoire.
On a sous-évalué la situation. On nous a confinés lorsqu'il ne fallait pas le faire. On nous a déconfinés le 11 mai alors que le pic était en train de se préparer à arriver. Il y a eu des incohérences et puis aujourd'hui, maintenant, nous le payons très cher.
Pour faire face à cette situation, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, arrive aujourd'hui à Cayenne. Une mission express au cours de laquelle elle installera un comité de gestion de crise. Demain, la ministre pourrait annoncer le reconfinement de la Guyane. Les sports et le retour au travail si l'on peut dire pour des centaines de boxeurs, boxeuses, lutteurs, lutteuses. Les professionnels des sports de combat, des sports de contact ont enfin le droit de pratiquer soulagement, liberté retrouvée pour les sportifs de l'INSEP dans le Bois de Vincennes à Paris. Reportage Julien Richard. Oui, pour les sports de combat, la distanciation physique c'était un peu la double peine.
Les boxeurs ne remettront les gants qu'aujourd'hui sous l'œil attentif de John Dovey, le manager des équipes de France et de l'entraîneur Julien de Santa Barbara reprise prudente après un confinement qui a laissé quelques petites traces.
Un peu moins affliteux mais quand même en condition puisqu'ils avaient des programmes à suivre. Maintenant, une grosse envie de remonter sur le ring. La priorité, c'était ça, c'est retrouver le goût des gants et en mettre et en recevoir.
Les athlètes retrouvent le sourire. Ça fait vraiment du bien. La taekwondoïste, Mc Daviette. Le taekwondo, c'est la tactique, c'est les distances donc avoir un adversaire c'est obligatoire pour pouvoir se régler pour les compétitions à venir. Reste le flou d'une saison au calendrier complètement chamboulé. On a vraiment zéro date. On attend les dates pour le tournoi de qualification olympique. C'est un peu compliqué, c'est sûr, pour se projeter. Mais après, pour la motivation, on sait que dans tous les cas, dans un an, il y a des Jeux. Donc si on veut être prêts, il faut repartir maintenant.
Si les professionnels ont reçu le feu vert, les amateurs, eux, doivent encore patienter avant de pouvoir croiser les gants. RMC 7h38, presque 39, les courses. Oui. Anaïs ? C'est à Auteuil, 13h50, pronostics de la Dream Team des courses RMC, favoris 7, Evans Night, Outsider 3, Exupéry. Bien, Cédric Chouvia, vous vous souvenez de ces témoignages ici, notamment, pas de lui, de son père, évidemment. Cédric Chouvia, décédé en janvier à Paris lors d'une intervention de police, a répété « j'étouffe » à sept reprises l'affaire. Cédric Chouvia, son père était venu nous dire qu'il croyait en la justice, qu'il ne croyait plus en la police, mais qu'il croyait en la justice.
Il y aura une conférence de presse, tout à l'heure, des avocats de la famille Chouvia, et nous aurons peut-être demain matin le témoignage du père de Cédric Chouvia. Dans tous les cas, cette révélation, cette révélation renverse, renverse, je ne sais pas, mais dans tous les cas change beaucoup de choses. Nous serons dans un instant avec maître Laurent Franck Liénard, l'avocat de deux des quatre policiers mis en cause dans cette affaire Chouvia. En attendant, Maxime Brandstatter, revenons sur toute l'affaire Chouvia, des enregistrements sonores. Donc, c'est une révélation du monde et de Mediapart.
Des enregistrements sonores, de l'interpellation de Cédric Chouvia, révèlent que ce dernier, c'était en janvier dernier, c'était dans le septième arrondissement de Paris. Cédric Chouvia était un livreur de 42 ans. Révèlent donc ses enregistrements que ce dernier a répété sept fois « J'étouffe » pendant son interpellation. Maxime. Exactement, on l'entend. C'est Cédric Chouvia qui filme lui-même la scène avec son portable. Comme vous l'avez expliqué, il est chauffeur-livreur. Il a donc un micro intégré dans son casque. C'est le portable qui continue à filmer. Exactement, il a filmé plusieurs fois. Il y a neuf vidéos venant de Cédric Chouvia.
Alors qu'il se fait interpeller, son portable continue de filmer. Le micro de son casque enregistre ce qu'il dit. C'est là qu'on l'entend répéter sept fois qu'il l'étouffe. Ce micro qui enregistre ces derniers mots. Il le dit très vite. Il le répète dans un instant très court. Il faut rappeler que l'interpellation ne dure que 22 secondes. C'est très rapide. Il n'y a pas que les vidéos de Cédric Chouvia. Les enquêteurs ont examiné il n'y a pas que les vidéos sonores enfin que les enregistrements sonores. Il y a aussi des vidéos. Les enquêteurs ont examiné 13 vidéos. Exactement. Alors il y a les neuf vidéos de Cédric Chouvia.
Il y a aussi des vidéos qui émanent d'un des policiers qui filmait aussi et d'autres vidéos d'un automobiliste. Alors avec ces vidéos ils ont reconstitué les 12 minutes qui ont précédé l'interpellation. Alors ces 12 minutes elles sont très importantes car elles donnent des informations sur le contexte de cette arrestation. Un expert les a analysés et parle d'un échange correct entre Cédric Chouvia et les policiers même si on peut ressentir que Cédric Chouvia les provoque. Il les traite plusieurs fois de clowns, de pauvres tilts leur demandent de ne pas les toucher.
Mais en revanche aucune violence ne ressort de ces vidéos ni dans les propos ni dans les actes sauf en mis pendant la phase d'interpellation. Des éléments qui sont dans le dossier où en est l'enquête ? Où en est l'enquête aujourd'hui ?
Aujourd'hui, la semaine dernière les cas de policiers ont été entendus par l'IGPN en garde à vue c'est assez rare dans ce genre de dossier ils pourraient être entendus prochainement par un juge d'instruction et éventuellement mis en examen de son côté on le rappelait tout à l'heure le père de Cédric Chouvia a réagi dans une interview au journal Le Parisien il continue de dénoncer l'attitude des cas de policiers il rappelle qu'il croit en la justice mais plus en la police. Mais plus en la police.
Dans un instant je serai avec maître Laurent Franck-Liénard l'avocat de deux des quatre policiers mis en cause dans cette affaire Chouvia tout de suite vous êtes sur RMC RMC Découverte pour savoir et comprendre. RMC 6h-9h Vaudin Direct Il est 7h46 Maître Liénard Laurent Franck-Liénard Bonjour Bonjour Vous êtes l'avocat de deux des quatre policiers mis en cause dans cette affaire Chouvia Donc révélation avec ces enregistrements les dernières paroles répétées à sept reprises par Cédric Chouvia J'étouffe J'étouffe J'étouffe Je ne vais pas le dire sept fois Qu'est-ce que ça change dans le dossier Maître Liénard ?
Ce qui est assez étonnant c'est que le père de Cédric Chouvia dit qu'il a confiance dans la justice mais il ne laisse pas la justice faire son travail et il ne rappelle pas à ses avocats qu'il faut arrêter de faire n'importe quoi On va vous rappeler parce qu'il y a un problème technique là ça ne va pas trop Maître Liénard on va vous rappeler pour que ça fonctionne bien pour que vous puissiez bien vous exprimer à tout de suite il est quelle heure ?
7h47 début janvier à Paris donc Cédric Chouvia qui décède à la suite d'un contrôle policier le 3 janvier ce livreur à scooter 42 ans a été victime d'un malaise cardiaque pendant le contrôle après avoir été plaqué au sol contrôle musclé mais oui c'est le moins qu'on puisse dire le père de famille interpellé pour usage du téléphone en conduisant est mort à l'hôpital 48 heures plus tard et Maître Liénard vous êtes là à nouveau ?
je ne sais pas pourquoi on a un problème avec votre téléphone qui grésille sans cesse c'est bien dommage on va essayer allez on va essayer vous me dites ce que je ne comprends pas c'est pourquoi le père de Cédric Chouvia pourquoi le père de Cédric Chouvia dit qu'il fait confiance à la police à la justice et qu'il ne fait pas confiance à la police non il fait confiance à la justice mais il ne laisse pas la justice faire son travail et il laisse ses avocats faire n'importe quoi les procès-verbaux qui ont été publiés ils font l'objet d'une violation du secret de l'instruction l'instruction elle est secrète en France et la justice elle doit travailler sereinement et on doit arriver au bout de l'instruction à définir les responsabilités la sortie qui a été faite hier par Mediapart et par Le Monde elle est elle est totalement contraire mais d'où ça vient d'où ça vient ça Maître Lienard évidemment des avocats qui ont accès au dossier ça ne peut venir que de là et donc c'est insupportable ça déshonore la profession il faut quand même rester fidèle à ses principes et fidèle à la loi sinon on n'est pas avocat vous pensez que ce sont les avocats ce sont des accusations que vous portez pardon Maître Lienard vous pensez que ce sont les avocats de la famille Chouvia qui ont volontairement rendu public ses enregistrements je dis juste qui d'autre qui d'autre un greffier si c'est un greffier il déshonore sa profession si c'est le plus il déshonore aussi sa profession et si ce sont les enquêteurs de l'IGPN il déshonore l'IGPN ça m'étonnerait que ça vienne d'eux donc je dis simplement il y a un problème majeur dans ce pays c'est que ce qu'il y a de l'instruction n'est plus respecté et on fait n'importe quoi avec la presse on envoie des PV d'audition qui sont évidemment qui ont un caractère unilatéral et on ne peut pas apporter la réplique on ne peut pas apporter la compétence et ça ne va pas cela dit je comprends votre colère mais en même temps en même temps pardon mais Cédric Chouvia à cette reprise dit aux policiers j'étouffe évidemment alors il le dit dans son micro son micro qui est contre sa bouche les policiers qui interpellent ils interpellent dans une rue avec des gens qui passent ils sont en train de lutter contre Cédric Chouvia qui ne se laisse pas interpeller et qui refuse de donner ses bras et donc il y a un environnement il y a des actes qui sont faits qui empêchent les policiers d'entendre les policiers ils disent on entend qu'ils parlent mais on ne sait pas ce qu'ils disent voilà le problème évidemment s'ils avaient entendu j'étouffe ils l'auraient arrêté ils m'étaient pas oui mais enfin d'accord ils n'ont peut-être pas entendu maître Liénard il n'empêche qu'il étouffait oui il étouffait il étouffait pourquoi ?
il étouffait peut-être parce que l'étranglement dont il était victime était mal fait ou trop violent peut-être je ne suis pas l'avocat de procéder à l'étranglement peut-être était-il mal fait peut-être mais on ne doit pas tirer d'une mauvaise manœuvre policière la suspicion que la police tue les gens c'est pas vrai la police ne tue pas les gens en France où est-ce qu'on en est d'ailleurs où est-ce qu'on en est les policiers ont été entendus placés en garde à vue la semaine dernière ils sont suspendus maître Liénard où en est-on ? alors ils ne sont pas suspendus ils continuent à travailler ils ne sont pas suspendus est-ce que c'est logique ?
oui c'est logique parce que sur ces quatre policiers moi j'en défends deux qui ont passé les menottes ils ont passé les menottes à Cédric Chouillard ils n'ont absolument rien fait je ne vois pas pourquoi ils devraient être suspendus ça n'a pas de sens de demander leur suspension bien merci beaucoup maître Liénard malheureusement un peu gâché cette intervention par cette qualité téléphonique désastreuse il est 7h c'est exaspérant ça m'énerve d'ailleurs ça enfin bon allez 7h52 à tout de suite tout de suite même avec Nicolas Poincaré les explications Nicolas le tirage au sort on a beaucoup parlé de la convention citoyenne sur le climat et 150 citoyens tirés au sort c'est bien cela Nicolas un peu tirés au sort parce qu'ils n'ont pas été tirés on nous répète tout le monde nous a répété que ces citoyens étaient tirés au sort ils n'étaient pas vraiment tirés au sort ?
en fait c'est ce qui a été dit et répété mais effectivement ils ont plutôt été en vérité sélectionnés par un institut de sondage c'est pas tout à fait pareil c'est un panel quoi voilà parce que l'institut Louis Harris a effectivement tiré au sort environ 200 000 numéros de téléphone parmi ces 200 000 personnes on leur a demandé est-ce que vous êtes d'accord pour venir à Paris pendant cette week-end et un tiers environ 30% ont répondu oui et à ce moment-là on les a choisis parmi ce tiers mais il y a donc déjà un biais ils ne sont pas choisis parmi les français et ensuite ils ne sont pas tirés au sort parmi ces 200 000 ils sont choisis en fonction des règles des quotas on a donc voulu qu'il y ait à peu près autant d'hommes que de femmes de CSP plus que de CSP moins de gens qui habitent à Paris que de gens qui travaillent en province de diplômés que d'autres dont diplômés donc en fait effectivement ça ressemblait plus à un panel de 150 personnes comme pour un sondage choisi mais Nicolas c'est la mode c'est la mode c'est dans l'air du temps de contourner la représentation nationale classique exactement de remplacer cette représentation élue c'est-à-dire le Parlement par des grands débats des conventions citoyennes ou des référendums il faut rappeler d'où ça vient ça vient tout simplement des gilets jaunes sur les ronds-points on avait deux grandes revendications le pouvoir d'achat et le référendum d'initiative populaire Emmanuel Macron a répondu à la seconde revendication en organisant ce grand débat puis il y a une alliance d'écologistes et de gilets jaunes qui ont demandé dans une lettre ouverte d'aller plus loin et de créer une assemblée citoyenne le réalisateur écolo Cédric Dion qui était là hier matin il est ensuite allé avec l'actrice Marion Cotillard voir Emmanuel Macron à l'Elysée et le président de la République leur a donc promis l'organisation de cette convention sur le climat on connait la suite c'est ce qui s'est passé cette convention qui a donc travaillé sept mois et fait 150 propositions qui ont été rendues publiques le tirage au sort c'est une vieille revendication des écologistes oui ça fait par exemple moins dix ans que la fondation Nicolas Hulot demande la création d'une troisième chambre en plus de l'Assemblée nationale et du Sénat elle serait composée de 60 personnalités qualifiées et de 60 citoyens tirés au sort le tout adossé à un conseil scientifique pour éclairer ces parlementaires citoyens de cette troisième chambre c'est donc assez proche de ce qui vient de se passer exactement sur le climat assez proche aussi de la façon dont on a géré la crise du coronavirus avec un comité scientifique pour éclairer les décisions en fait c'est l'idée que face à l'urgence l'urgence climatique ou l'urgence sanitaire et bien les citoyens et les experts seraient plus légitimes que les élus que les ministres que les députés que les sénateurs oui ça pose vraiment le problème la question du fonctionnement de notre démocratie les partisans du tirage au sort font remarquer que le système est aussi vieux justement que la démocratie puisqu'il existait dans la Grèce antique et oui effectivement il y a 2500 ans les grecs tirés au sort les représentants du pouvoir législatif du pouvoir exécutif du pouvoir judiciaire ils tiraient aussi au sort les hauts fonctionnaires et même les chefs de guerre les stratèges les généraux étaient tirés au sort les lois étaient donc préparées par 500 députés qui étaient tirés au sort 50 députés par tribus c'est-à-dire par région et ensuite elles devaient être votées par le peuple il fallait qu'au moins 6000 personnes se réunissent sur la colline de la Pnix à Athènes et votent à main levée les propositions de loi de l'assemblée la boulet donc si on voulait s'inspirer des grecs il faudrait effectivement que les 150 propositions de la convention citoyenne soient soumises à référendum puisque les citoyens tirés au sort devaient être validés par le peuple dans la Grèce antique ce qui n'est pas le cas de cette convention citoyenne puisqu'ils ont fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas que leurs propositions soient validées par référendum à part deux et pour l'instant ce n'est pas tranché ce n'est pas tranché il faut attendre Emmanuel Macron depuis la Grèce antique est-ce qu'on a eu d'autres systèmes de démocratie par tirage au sort dans l'histoire ?
depuis 2500 ans pas tellement un tout petit peu à Rome un petit peu dans les républiques italiennes de Padoue de Venise ou de Florence un petit peu en ce moment en Irlande où il y a des comités citoyens tirés au sort qui participent aussi au débat politique mais sinon depuis 2500 ans assez peu sauf alors il y a un système qui fonctionne par tirage au sort ce sont les jurés populaires pas dans tous les pays mais dans un certain nombre de pays pour juger les criminels effectivement on prend des citoyens tirés au sort sauf que là en l'occurrence c'est un vrai tirage au sort c'est-à-dire qu'on les tire au sort sur les listes électorales les gens n'ont pas le choix de dire oui ou non si on refuse d'être juré et bien on reçoit une grosse amende et puis si le hasard fait qu'on a un juré entièrement masculin ou entièrement féminin ou bien très vieux ou bien très jeune et bien tant pis c'est l'aléatoire du tirage au sort ce qui n'a pas été le cas de cette convention citoyenne bien merci c'est intéressant de préciser tout ça merci j'ai le temps à aller très vite Guillaume qui est à Nantes en Loire-Atlantique bonjour Guillaume bonjour Jean-Jacques c'est un plaisir de vous t'avoir pour la deuxième fois moi aussi Guillaume dites-moi vous distribuez gratuitement aux commerçants une formation kit anti-covid formation en ligne c'est ça ?
exactement je travaille pour la CCI Lévilaine et nous avons développé alors je vous arrête Guillaume parce que nous avons toujours le même problème sur notre téléphone ça grésille je ne sais pas ce qui se passe au standard mais ça ne va pas la technique ça ne suit pas je peux juste faire un petit message c'est quand même extraordinaire à GSFR de ne pas avoir de bonnes lignes téléphoniques le matin mais ça passe mieux là ? allez ça passe mieux Guillaume ça passe mieux ?
alors juste très vite la CCI Lévilaine a développé en fait une formation en ligne pour les CHR café, hôtel, restaurant qui est distribuée par toutes les CCI en France à l'initiative de la CCI Lévilaine et plus largement la CCI Bretagne pour se former sur les gestes barrières et les mesures anti-covid et donc cette formation pour les commerçants est gratuite donc tout à l'heure j'entendais la chronique de Marie Dupin qui disait qu'effectivement il y avait des personnes qui sollicitaient ces formations pour les faire rémunérer là c'est une formation complètement gratuite et c'est les CCI qui aident les commerçants café, hôtel, restaurant Bon, merci vous avez pu finir Guillaume tant mieux Merci Merci Guillaume ça a marché 7h58 j'en suis heureux 7h58 Oui, qu'allons-nous faire ?
Le conseil scientifique estime qu'un retour en force de l'épidémie de coronavirus à l'automne est extrêmement probable Faut-il s'inquiéter ? Xavier Lescure infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris et l'invité de Jean-Jacques Bourdeurin à 8h10 sur RMC
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