Tout est désormais public, comment Trump s'enrichit avec les cryptos
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C'est du jamais vu dans l'histoire des Etats-Unis. Depuis 2024, la fortune de Donald Trump est passée de 2,3 milliards à plus de 6,5 milliards de dollars. Une progression spectaculaire qui intervient depuis son retour à la tête des Etats-Unis. Parmi ses sources de revenus, il aurait notamment gagné en 2025 environ 1,2 milliard de dollars grâce aux crypto-monnaies. Une situation qui laisse craindre de nombreux conflits d'intérêts. On va faire le point sur tout ça. Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ce format d'actu du jour disponible sur Youtube et en podcast audio.
Au total, Donald Trump a empoché au moins 2 milliards de dollars de revenus depuis son retour à la Maison Blanche. Si on connaît ces chiffres, c'est parce qu'une loi de 1978 oblige le président et le vice-président des Etats-Unis à déclarer leurs revenus ainsi que leurs actifs. Les documents ont donc été révélés ce mardi et c'est particulièrement intéressant puisqu'il retrace l'année 2025, la première année de son nouveau mandat. Pour vous donner une idée, le rapport concernant le vice-président J.D. Vance fait 17 pages, tandis que celui de Donald Trump, sur lequel on va se pencher, tenez-vous bien, fait 927 pages.
Dans les documents rendus publics, on apprend notamment que les principaux biens immobiliers de Donald Trump, comme son golf près de Miami, ont généré 122 millions de dollars de revenus, tandis que son club privé de Mar-a-Lago lui a rapporté à lui seul un total de 77 millions de dollars. Les documents font aussi apparaître des revenus tirés de plusieurs procédures judiciaires. Ils mentionnent plus de 86 millions de dollars versés dans le cadre d'accords à l'amiable conclus avec plusieurs géants des médias et des plateformes numériques, comme ABC, CBS, Meta, YouTube ou encore X.
Mais ce qu'on apprend aussi, et c'est ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est que Donald Trump a gagné environ 1,2 milliard de dollars grâce aux crypto-monnaies en 2025. Sur ce point, il faut notamment souligner ses liens avec une entreprise, la World Liberty Financial. Cette plateforme de crypto-monnaies a été cofondée en septembre 2024 par ses trois fils, ainsi que le fils de l'émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Whitcoff, dont Donald Trump est très proche. Et cette entreprise est donc liée à l'une de ses opérations financières les plus importantes.
En 2025, une société d'investissement liée aux Émirats Arabes Unis a racheté près de la moitié de World Liberty Financial pour plus de 500 millions de dollars. A noter qu'en parallèle, les documents divulgués montrent que Trump détient toujours 15,75 milliards de crypto-monnaies issus de la World Liberty Financial, justement, d'une valeur totale estimée à environ 900 millions de dollars. Ses revenus ont donc relancé les débats sur la frontière entre politique et business, sur laquelle Donald Trump joue largement. Et évidemment, tout ça pose de nombreuses questions, notamment sur d'éventuels conflits d'intérêts.
En tant que président, Donald Trump peut réguler ou favoriser certains secteurs en modifiant directement les législations. La question, c'est donc de savoir s'il agit dans l'intérêt de son pays ou pour accroître sa propre fortune. Sur ce point, pendant sa campagne, Trump affirmait notamment vouloir faire des Etats-Unis, je cite, « la capitale mondiale de la crypto ». Une fois au pouvoir, l'administration Trump a levé de nombreuses restrictions imposées à ce secteur par son prédécesseur Joe Biden et mis fin aux poursuites judiciaires contre certaines de ses plus grandes entreprises.
Parallèlement, Trump a aussi fait fortune en lançant son même coin, une autre crypto-monnaie appelée Dollar Trump, de nombreux choix politiques donc qu'il pourrait avoir pour but d'enrichir son empire. Interrogée sur le sujet, la porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré à l'AFP qu'il n'y avait aucun conflit d'intérêt et que les actions de Donald Trump sont, je cite, « menées dans l'intérêt supérieur du peuple américain ».
En tout cas, pour éviter tout risque de corruption, un sénateur démocrate opposé à Donald Trump avait déposé l'an dernier un projet de loi visant à empêcher tout président américain, sa famille et les principaux responsables d'exploiter les crypto-monnaies pour des raisons financières. Si vous voulez en savoir plus, on avait d'ailleurs réalisé tout un sujet sur la question sur notre chaîne Grand Format, le lien est en description. Mais au-delà des crypto-monnaies, ces déclarations d'activité rappellent aussi que la Trump Organization, l'entreprise familiale de Trump, a très largement profité de sa popularité dans certaines régions du monde.
D'un côté, certains pays, notamment du Golfe, apprécient l'image de Trump en lui-même, un homme pro-business, capable de développer des hôtels et autres projets partout dans le monde. Et de l'autre, sa présence matérielle dans ces pays permet aussi d'afficher ouvertement un signe de proximité avec les Etats-Unis. Mais là encore, la frontière entre investissement privé et diplomatie se brouille au risque de banaliser une pratique. Pour se rapprocher des Etats-Unis, il faudrait faire affaire avec Donald Trump. Même si, attention, on l'a vu récemment, des milliers de personnes manifestent par exemple actuellement en Albanie pour éviter que la famille Trump ne s'y installe.
On en a parlé la semaine dernière, le lien est aussi en description. Enfin bref, de nombreux historiens soulignent même aujourd'hui que les présidents américains avaient jusque-là largement pris des mesures pour tenter de se dissocier de leurs liens avec des entreprises susceptibles de créer des conflits, là où Donald Trump et sa famille font exactement le contraire en créant de nouvelles entreprises qui leur profitent depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche. Voilà pour ce sujet, je vous mets des liens en description et je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour. Merci Blanche et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette première actu.
Les députés écologistes vont prochainement déposer une motion de censure contre le gouvernement pour dénoncer son impréparation face à la canicule, je cite, Si elle est déposée puis adoptée à la majorité absolue, cette motion de censure pourrait forcer le gouvernement à démissionner. Pour le moment, aucun parti n'a encore annoncé soutenir ou non cette censure. De son côté, la présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, s'est dite convaincue de pouvoir réunir les 58 députés nécessaires à son dépôt. A noter que 23 députés écologistes siègent à l'Assemblée nationale.
Le groupe écologiste et social à l'Assemblée a également demandé la création d'une commission d'enquête sur l'absence de politique d'adaptation du gouvernement avant de penser à une éventuelle censure. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a nié toute inaction du gouvernement et il a aussi contesté le bilan de 10 000 morts liées à la canicule avancées par les écologistes ce mardi. Selon un premier des comptes de Santé publique France, environ 1000 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 24 juin en pleine canicule, même s'ils ne sont pas officiellement attribués à la vague de chaleur.
Deuxième actu, des perquisitions ont été menées en France ce mardi dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de détournement de fonds européens et qui impliquent le Rassemblement national. Alors concrètement, le parti d'extrême droite et plusieurs partis européens alliés qui faisaient partie du groupe parlementaire Identité et Démocratie au Parlement européen sont soupçonnés de détournement de fonds européens entre 2019 et 2024. Des perquisitions ont d'ailleurs eu lieu dans d'autres pays d'Europe.
Selon Le Monde, qui a révélé l'affaire, 4,33 millions d'euros versés par le Parlement européen pour assurer son fonctionnement auraient été indûment dépensés, c'est-à-dire utilisés d'une manière qui n'était pas autorisée. Près de 700 000 euros auraient notamment été versés en 5 ans à des associations sans lien avec les activités politiques du groupe. Par ailleurs, selon le canard enchaîné, une information judiciaire doit être prochainement ouverte concernant un emploi d'assistant parlementaire occupé il y a 12 ans par Jordan Bardella.
Il aurait fabriqué de faux documents pour faire croire qu'il avait travaillé au Parlement européen comme collaborateur entre février et juin 2015 alors que ce n'était pas le cas. De son côté, le porte-parole du RN, Philippe Ballard, a affirmé que le parti était serein et complètement innocent. A noter au passage que la décision de la Cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens est attendue le 7 juillet. Elle confirmera si Marine Le Pen pourra se présenter à la présidentielle de 2027. On suivra ça. Troisième actu, et ça concerne le Soudan, ce pays d'Afrique qui fait face à une guerre civile depuis des années.
Les forces de soutien rapide, une milice paramilitaire en guerre contre l'armée soudanaise, ont commis des crimes contre l'humanité et mené un nettoyage ethnique lors du siège puis l'assaut de la ville d'El Facher au Darfour entre 2024 et 2025. C'est ce qu'affirme l'ONG Amnesty International dans un rapport publié ce mercredi. Alors on parle régulièrement de ce conflit dans ce format. Le 26 octobre, El Facher, le dernier bastion de l'armée soudanaise au Darfour est tombé aux mains des forces de soutien rapide. Ça faisait 18 mois que la ville était encerclée par les FSR provoquant une famine. Et selon Amnesty, des centaines de civils qui tentaient de fuir la ville ont également été massacrés.
Des dizaines de rescapés ont décrit des exécutions, y compris d'enfants, des viols, des actes de torture et des prises d'otages. Au total, la guerre a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés d'après l'ONU. Dans son rapport, Amnesty estime aussi que ces actes pourraient être constitutifs du crime de génocide, c'est-à-dire la destruction méthodique d'un groupe ethnique. Elle continue d'enquêter à ce sujet. L'ONG appelle à un cessez-le-feu immédiat et au déploiement d'une force internationale pour protéger les civils au Soudan.
Quatrième actu, la guerre civile en Birmanie, un pays d'Asie du Sud, a fait plus de 100 000 morts depuis le coup d'état militaire de 2021, selon l'ONG états-unienne Akled, spécialisée dans le suivi des conflits armés. En fait, en février 2021, l'armée birmane a renversé le gouvernement en place d'Honsensuki, lauréat du prix Nobel de la paix, avant d'imposer un régime autoritaire dans le pays. Cette situation a mené à la population civile à manifester dans les rues avant d'être réprimée par les forces de sécurité. Ce sont donc ces affrontements qui auraient fait plus de 100 000 morts en 5 ans. A noter qu'il n'existe pas de bilan officiel et les estimations varient largement.
Cependant, les analystes considèrent ce conflit comme le plus meurtrier se déroulant actuellement en Asie. Selon l'ONU, plus de 3,7 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et plus d'une personne sur cinq se trouvent en situation d'insécurité alimentaire. Le chef des putschistes, Min Ang Lang, est récemment devenu président à l'issue d'un processus électoral qui est qualifié à l'étranger de manœuvre pour prolonger le régime militaire sous une apparence de pouvoir civil.
Cinquième actu, les sportives transgenres qui ne se reconnaissent pas dans le sexe qui leur a été attribué à la naissance sont désormais exclus des compétitions féminines scolaires et universitaires dans plusieurs états des Etats-Unis. Il s'agit de l'IDAO et de la Virginie occidentale. En fait, cette décision a été actée ce mardi par la Cour suprême, donc la plus haute autorité judiciaire du pays, qui a considéré que les Etats américains, je cite, peuvent déterminer l'éligibilité pour les compétitions féminines en se basant sur le sexe biologique assigné à la naissance. Les juges ont donc confirmé, je cite, que les Etats peuvent réserver ces compétitions aux femmes biologiques.
Il s'agit donc d'une nouvelle décision qui restreint les droits des personnes transgenres aux Etats-Unis, déjà remis en cause par plusieurs Etats conservateurs. Plus de la moitié des Etats du pays ont d'ailleurs déjà adopté des lois en ce sens. En tout cas, Donald Trump a salué cette décision, la qualifiant de grande victoire. Depuis son retour au pouvoir, il a multiplié les mesures visant les personnes transgenres allant jusqu'à assimiler la transidentité à un délire. Et on termine avec cette actu, le congé de naissance supplémentaire est entré en vigueur ce mercredi. Concrètement, chaque parent pourra prendre jusqu'à 2 mois de congé en plus à la naissance ou à l'adoption de son enfant.
Ce congé est rémunéré à 70% du salaire net le premier mois puis à 60% le second. Décidé dans le budget de la sécurité sociale pour 2026, il vient donc s'ajouter aux autres congés déjà existants comme le congé maternité, paternité ou d'accueil de l'enfant. Les parents concernés sont donc les parents d'enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026 ainsi que ceux nés avant cette date si la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026. Les parents qui adoptent un enfant à partir de cette date peuvent aussi en bénéficier après le congé d'adoption habituel de 16 semaines.
A noter que le congé supplémentaire de naissance doit être pris dans un délai maximal de 9 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant dans le foyer. Merci Léa et on termine avec une bonne nouvelle. 107 millions d'euros vont être versés aux agriculteurs français pour les soutenir face à la hausse des prix des engrais, ces substances qui rendent les sols plus fertiles. L'annonce a été faite ce mardi par le commissaire européen à l'agriculture et à l'alimentation. Cette somme elle fait partie d'une enveloppe de 540 millions d'euros annoncée le 10 juin dernier par la Commission européenne, l'une des principales institutions de l'UE face à cette hausse des prix.
En fait, avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février, près de 30% des engrais mondiaux transitaient par le détroit d'Ormouz, un passage stratégique pour le commerce mondial. Mais depuis son blocage, le 28 février, leurs prix ont augmenté de 25% en moyenne. Dans le même temps, les agriculteurs doivent aussi faire face à la hausse des prix du gazole utilisée par leur tracteur. Les 27 États membres de l'UE ont également été autorisés à verser par anticipation les aides de la politique agricole commune, la PAC, qui est le principal dispositif d'aide aux agriculteurs européens. Voilà pour ces actualités. Je crois que j'ai tout dit.
Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.