L'intégrale du vendredi 12 décembre
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 35 %Défensif 35 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Quelle est la situation des agriculteurs en Ariège ?
- 6:54OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous la tension dans le monde agricole ?
- 8:34OuverteRéponse directe
Est-ce que la liquidation de Brandt est un symbole de la désindustrialisation ?
- 10:08OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui bloque les projets de reprise par les salariés ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Laurence Descartes doit-elle démissionner ?
- 17:13OuverteRéponse directe
Quelles sont les grandes lignes du budget de la culture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:49Locuteur non identifiéChiffre
« Il manquait 4 millions. C'est que dalle, 4 millions. »
- 5:21PrésentateurFait
« Volodymyr Zelensky envisage un référendum sur la question des territoires. »
- 10:56PrésentateurFait
« Les conclusions de ce rapport sont d'une grande sévérité et d'une certaine manière implacable. »
- 12:07Locuteur non identifiéFait
« 30 secondes près, les agents de sécurité ou les policiers à bord de la voiture auraient pu empêcher la fuite des voleurs. »
- 17:54PrésentateurFait
« Le patrimoine, c'est lui qui paye le prix fort dans ses réductions budgétaires. »
- 23:33InvitéFait
« C'est un choix de sobriété, puisque ça veut dire qu'on n'artificialisera pas les sols. »
- 28:20PrésentateurChiffre
« En France, en 2024, il y avait 350 000 personnes sans domicile. »
- 28:37PrésentateurChiffre
« Chaque soir, ce sont 3 000 femmes et près de 3 000 enfants qui tombent dehors. »
- 36:47Locuteur non identifiéFait
« le budget est beaucoup plus compliqué que sous la Troisième République »
- 36:52Locuteur non identifiéFait
« Sous la Troisième République, il n'y avait pas de PLFSS, il n'y avait pas de Sécurité sociale »
- 37:10Locuteur non identifiéFait
« un simple député sénateur, ou si c'était vous ou moi, on n'aurait pas la capacité à suivre tous les aspects de la fiscalité »
- 37:57Locuteur non identifiéFait
« Le budget, on pourrait dire, est parlementairement fabriqué. C'est le bébé du Parlement »
- 38:47Locuteur non identifiéFait
« la cinquième classique, un président ou présidente qui gagne aussi les législatives, qui a donc une majorité à l'Assemblée, une majorité pour gouverner sans avoir finalement à discuter »
- 40:06Locuteur non identifiéFait
« réfléchir pendant des semaines, voire des mois à faire ou ne pas faire la taxe Zuckman »
- 40:37Locuteur non identifiéFait
« Quand je dis légitimité faible, ça veut dire qu'il n'y aura plus cette légitimité venue de l'élection »
- 40:45Locuteur non identifiéFait
« En trois semaines, il pouvait être voté quand il y avait un fait majoritaire »
- 43:22Locuteur non identifiéFait
« ce qui reste des partis ne sont plus capables d'assurer cette discipline »
- 43:50Locuteur non identifiéFait
« chaque député devra ce qu'on appelait sous la troisième république presque un terme de laïcité avoir une liberté de conscience »
- 45:27Locuteur non identifiéFait
« le macronisme historiquement a montré qu'un mouvement j'allais dire presque improvisé gagne l'élection avec un jeune candidat qui n'avait jusqu'alors pas de parti politique derrière lui »
- 48:51Locuteur non identifiéFait
« il n'y aura pas un candidat ou pas en amont non ce sera le moment où en cas d'élection du candidat du Rassemblement National par exemple Jordan Bardella au lendemain de ces élections ils ont besoin de gagner la deuxième manche l'élection législative »
- 50:00Locuteur non identifiéFait
« ce que veut dire le ralliement enfin la déclaration de Nicolas Sarkozy ça veut aussi dire à ses amis du LR nous ne sommes plus capables à nous tous seuls d'avoir un candidat crédible à la présidentielle et de faire croire aux Français qu'on va par exemple gagner les législatives »
- 57:14InvitéFait
« il n'y en avait qu'une qui était une offre qui maintenait l'outil industriel et qui le développait »
- 57:50InvitéChiffre
« il y avait dans cette opération 20 millions d'argent public apporté par la région plus de 7 millions d'euros la métropole d'Orléans »
- 1:05:50Locuteur non identifiéFait
« à avoir réussi à bâtir un compromis que personne sur le fond n'attendait »
- 1:06:05Locuteur non identifiéFait
« s'est détaché des consignes de vote du président de LR »
- 1:06:12Locuteur non identifiéFait
« cette victoire n'aurait pas été possible sans les socialistes »
- 1:08:05PrésentateurFait
« il y a la suspension de la réforme des retraites »
- 1:08:07PrésentateurFait
« il y a le dégel des pensions de retraite »
- 1:08:11PrésentateurChiffre
« il y a le milliard en plus pour l'ondame »
- 1:08:49PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu est tout à fait cohérent avec lui-même »
- 1:09:01PrésentateurFait
« il y a un homme parce qu'il est faible politiquement mais qui est complètement sorti du jeu qui s'appelle le Président de la République »
- 1:09:11PrésentateurFait
« Emmanuel tu ne veux pas partir tu es bien là où tu es occupe-toi de l'international »
- 1:14:36PrésentateurFait
« le PS avait arraché le budget général »
- 1:17:11Locuteur non identifiéFait
« l'utilisation du 49.3 c'est le déclenchement mécanique de la censure »
- 1:18:00PrésentateurChiffre
« 500 agriculteurs mobilisés 4 interpellations »
- 1:18:10InvitéFait
« quelques dizaines de militants de la mouvance ultra-gauche qui ont été très en pointe pour empêcher les forces de l'ordre d'accéder à cette exploitation »
- 1:18:26InvitéChiffre
« Il y a eu 4 interpellations »
- 1:18:30InvitéFait
« c'est un drame pour un éleveur de voir son troupeau disparaître »
- 1:22:39PrésentateurChiffre
« liquidation judiciaire hier de Brandt coup dur pour les 700 salariés »
- 1:26:00PrésentateurChiffre
« il manque entre 20 et 25 millions d'euros »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Locuteur non identifié20 %
- Locuteur non identifié 26 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce vendredi 12 décembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. La colère des agriculteurs en Ariège, des affrontements ont eu lieu hier soir avec les forces de l'ordre et ils s'opposaient à l'abattage d'un troupeau de vaches en raison d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse. Alors la colère agricole va-t-elle gagner le pays ? On en débat dans une heure avec Arnaud Benedetti et Françoise Degoy.
On va revenir également sur cette semaine politique marquée par l'adoption du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée. Est-ce une victoire du Parlement ? S'est-on converti à la culture du compromis ? Dans une demi-heure analyse de l'historien Nicolas Rousselier, anciennement enseignant également au Sciences Po et à Polytechnique. Le Sénat qui se penche aujourd'hui sur le budget de la culture, alors que des questions se posent encore autour de l'entretien et de la sécurité du Louvre, la sénatrice Elsa Joseph est notre invitée dans quelques instants. Bonjour ! Et puis à la une de nos régions, le choc et la colère.
Chez Brandt, la justice a prononcé la liquidation du fabricant d'électroménagers français. 700 emplois détruits et tout un territoire touché. Nous serons avec le président de la région Centre Val-de-Loire, François Bonneau, dans cette émission. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous ! Et on commence avec les repères de l'actualité. Comme tous les vendredis, bonjour Quentin Calmet. Bonjour Auriane, ravie de vous retrouver ce vendredi. Et Quentin, à la une de ce vendredi 12 décembre, la mobilisation des agriculteurs qui a dégénéré hier soir en Ariège.
Voilà, des agriculteurs soutenus par deux syndicats agricoles, la Confédération Paysanne, la Coordination Rurale, ont tenté de s'opposer à l'euthanasie de 200 vaches. Cela a dégénéré en affrontement entre manifestants et gendarmes, avec de multiples tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes par les gendarmes, mais aussi des jets de pierre et différents projectiles par les manifestants. Écoutez la colère de cet agriculteur.
Clairement, on est dans une impasse. Là, aujourd'hui, on voit bien que la maladie continue d'être diffusée, et donc que la politique sanitaire qui est en place, elle n'est clairement pas efficace. Et surtout, elle est inhumaine. Donc là, aujourd'hui, on est là pour crier ça ensemble, et c'est assez important, puisque c'est historique aussi que nos syndicats s'allient sur une question, mais ça montre bien aussi qu'on a la même sincérité à défendre les éleveurs, à défendre l'élevage français, qui est clairement dans une situation catastrophique aujourd'hui.
La justice a prononcé la liquidation de Brant. C'était le choc hier à Orléans. La justice qui a prononcé la liquidation du groupe électroménager Brant, un groupe créé en 1924, un fleuron industriel français qui disparaît, qui laisse quelques 700 salariés au chômage, et qui les plonge, ses salariés, dans une grande détresse à la veille de Noël. Écoutez, Serge Grouard, le maire d'Orléans, président d'Orléans Métropole, il parlait de sa colère hier, écoutez. Ah ouais, elle est froide, elle est chaude, elle est comme vous voulez. Elle est comme vous voulez, parce que d'autres boîtes, on les a sauvées. Vous avez à deux pas d'ici, Duralex. J'ai sauvé avec la région Duralex. D'accord ?
Et je pourrais vous raconter ce qui s'est passé dans la coulisse avec Duralex. Alors, je vais le garder au chaud pour l'instant. Voilà, si on nous avait prévenu il y a un mois et demi, je ne peux pas l'affirmer aujourd'hui, mais je pense qu'en tout cas, on aurait fait autrement. On aurait fait le tour de table bancaire qui nous a désespérément manqué. D'accord ? C'est ça qu'on aurait pu faire. Il manquait 4 millions. C'est que dalle, 4 millions. Et on va y revenir, tout à l'heure, je le disais, on sera avec le président de la région, François Bonneau. L'anesthésiste Frédéric Péchier connaîtra aujourd'hui son sort judiciaire.
Voilà, il a été décrit par l'accusation comme l'un des plus grands criminels de l'histoire judiciaire française. Il encourt la perpétuité, mais clame, lui, son innocence. L'anesthésiste Frédéric Péchier, qui était jugé depuis 3 mois à Besançon pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels. L'Assemblée nationale a voté pour garantir un avocat aux enfants placés. Voilà, l'Assemblée nationale qui a adopté hier à l'unanimité une proposition de loi visant à garantir un avocat à chaque enfant sous mesure d'assistance éducative, c'est-à-dire placée en famille d'accueil ou en foyer, ou alors suivie dans sa famille par les services sociaux. Le texte doit maintenant être inscrit à l'ordre du jour du Sénat.
Écoutez hier la députée socialiste Aïda Azidadeh. Chaque enfant qui sera concerné par une mesure d'assistance éducative, c'est-à-dire qui passera devant le juge des enfants, n'ira plus seul. Il aura un avocat à ses côtés, il aura un gardien de ses droits, il aura le numéro de l'avocat dans sa poche et on ne pourra plus toucher aussi facilement aux enfants. Je pense au petit idiot, celui dont vous parlez beaucoup et je vous remercie de faire monter ce sujet-là, celui que des pseudo-éducateurs attrapent, tonde. Ça fait plus de 15 mois que cette affaire a éclaté.
Je pense que si les éducateurs avaient su que cet enfant avait un avocat, avait le numéro de l'avocat dans sa poche, il ne l'aurait pas touché. Les lâches ne s'attaquent pas aux personnes entourées. Volodymyr Zelensky envisage un référendum sur la question des territoires. Voilà, Volodymyr Zelensky, président ukrainien, qui a assuré que dans tous les cas, une élection ou un référendum sera nécessaire en Ukraine pour trancher les questions territoriales. La semaine à venir sera décisive, c'est ce qu'a dit la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, après avoir participé hier à une réunion, vous savez, de la coalition des volontaires qui réunit les soutiens de Kiev.
Oriane. Merci Quentin, à tout de suite. On va notamment faire le point sur le budget de la culture. On va en parler avec vous, Elsa-Joseph. Bonjour, merci d'être notre invitée, sénatrice à l'air des Ardennes. Avant de revenir sur les questions budgétaires, on va commencer comme tous les jours par la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois, on va les regarder ensemble. D'abord la une de la dépêche, dermatose, la tension monte. On l'a vu après une journée de blocage d'une ferme en Ariège pour empêcher l'abattage de 207 vaches suite à un cas de dermatose nodulaire contagieuse.
Des échauffouris ont donc éclaté entre agriculteurs et forces de l'hôte qui sont parvenus à les déloger en fin de soirée. La deuxième une, c'est celle de la République du Centre-Brandt. La fin d'un espoir, le tribunal qui a placé l'entreprise en liquidation judiciaire ne retenant pas le projet de scope, coup de massue pour les 680 salariés qui vont donc se retrouver au chômage. Et puis la dernière une, c'est celle de West France. Dix ans de l'accord de Paris, ils ont testé la vie à 50 degrés. C'est aujourd'hui, cet anniversaire, le 12 décembre 2015. 195 pays s'engagent à lutter contre le changement climatique. Où en sommes-nous ?
Dix ans après, les lecteurs de West France ont donc testé un quotidien à 50 degrés, pic de chaleur qui pourrait survenir en France en 2050. De quelle une avez-vous envie de nous parler, Els Joseph ? Alors, les trois nous interpellent. Deux en particulier, mais je pense que je vais prendre la une de la dépêche sur la tension dans le monde agricole. Vous la comprenez, on l'a vu hier, ces affrontements, avec l'inquiétude autour de cette maladie, la dermatose nodulaire contagieuse. Tout à fait. Donc, c'est vrai qu'on avait vécu ça déjà, notamment dans les massifs alpins cet été. On pensait qu'on avait trouvé la solution pour éviter la crise.
Je comprends les agriculteurs qui, aujourd'hui, subissent, coup après coup, des crises successives. Donc, voilà, je partage hors des arrois, je travaille beaucoup avec les agriculteurs de mon territoire. Nous ne sommes pas touchés par la dermatose, mais on a connu, malheureusement, d'autres crises, avec la fièvre catarale, par exemple, et le loup. Donc, aujourd'hui, il ne se passe pas un jour, on soit interpellé par nos agriculteurs. Et puis ça, il y a eu cette étincelle hier, mais il y a aussi des inquiétudes autour de la PAC, autour du Mercosur, où il y aura des réponses la semaine prochaine. Est-ce que vous redoutez que la colère agricole reprenne de l'ampleur ?
À la fois, je la redoute et je la comprends. Aujourd'hui, il faut donner des signes forts aux agriculteurs. Je veux dire, on a l'impression, en discutant avec eux, que régulièrement, on leur annonce, voilà, on va faire telle et telle chose. Et à chaque fois, la crise s'aggrave, donc il faut leur donner des garanties. Je pense que le Sénat est la maison qui défend au mieux les agriculteurs, enfin, qui défend, on a un grand nombre de sénateurs qui sont très impliqués dans ce domaine et qui nous impliquent de la même manière dans ce combat.
L'autre actualité, là encore, on l'a vu dans le journal, c'est le choc, la colère chez Brandt, en région centre Val-de-Loire, mais pas que, puisque Brandt, c'est un fleuron industriel français, liquidation judiciaire prononcée, alors qu'il y avait un projet de reprise par les salariés, qui était notamment soutenu par les pouvoirs publics. Est-ce que tout ça, c'est un peu le symbole de la désindustrialisation de notre pays ? Ça m'inquiète, parce qu'on est un pays où le président de la République fait un grand nombre d'annonces. Il me semble qu'il y a très peu de temps, il avait annoncé qu'on allait réindustrialiser et que l'industrie devait représenter 15% du PIB.
On en est loin, c'est une catastrophe. Encore ce fleuron qui disparaît, avec peut-être ce manque d'attractivité de la France. On a entendu la colère du maire, comment on n'a pas réussi à mobiliser, alors que les régions étaient impliquées, les pouvoirs publics étaient impliqués. Donc, je veux dire, on a aujourd'hui une France qui n'attire plus, une France parce qu'on a trop de taxes, trop de normes, trop de difficultés à... Je veux dire, ce qui manque de manière générale dans notre pays, c'est de la souplesse. Et on en est le témoin ici. Et ça me rappelle aussi ce qu'on a vécu dans mon département.
On avait un autre fleuron, alors peut-être que les plus jeunes ne connaissent pas cette marque, mais notamment Arthur Martin, qui avait été racheté dans un premier temps par Électromoux, et puis après qui a, bien entendu, terminé. Donc, on touche aussi la concurrence de la Chine, entre autres. Il y a ça, et puis là, on l'a vu, il y avait un projet de scope de reprise. Est-ce qu'il faut faciliter ces projets de scope pour que les salariés qui ont envie de reprendre leur entreprise puissent le faire plus facilement ? Complètement. Mais alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qui bloque ?
Je pense que c'est les élus du territoire qui pourront nous en parler, mais peut-être que tout espoir n'est pas terminé, je ne sais pas. On va peut-être réussir à mobiliser. Comme l'a dit le maire, 4 millions, ce n'est pas non plus énorme. Et on posera la question au président de la région dans quelques instants. Mais d'abord, on va passer à l'actualité du Sénat, et c'est le budget, toujours au menu du Sénat. Et aujourd'hui, vous examinez le budget de la culture. On va y revenir dans quelques instants, mais d'abord, puisqu'on parle de culture, évidemment, on a toujours à l'esprit ce qui s'est passé au Louvre, puisque c'est dans ce contexte que va être examiné le budget de la culture.
Quentin, c'était aussi l'actualité au Sénat cette semaine, puisque les sénateurs ont reçu mercredi les auteurs de l'enquête administrative diligentée par le ministère de la Culture après ce cambriolage au Louvre. C'était le 19 octobre dernier. Cette enquête est accablante. Voilà. Les conclusions de ce rapport sont d'une grande sévérité et d'une certaine manière implacable. C'est ce qu'a dit mercredi le président de la Commission de la Culture, Laurent Laffont, en ouverture des travaux de sa commission. Le document, qui n'a pas vocation à être rendu public, pointe une sous-estimation des risques depuis plus de 20 ans au Louvre-Orienne et un sous-équipement en matière de sûreté.
Et les hauts fonctionnaires qui ont rédigé ce rapport et qui ont témoigné mercredi ont pointé plusieurs dysfonctionnements. D'abord, il y a l'insuffisance et vétusté du système de vidéoprotection. Et je cite, un nombre total de caméras extérieures insuffisant. Ensuite, le rapport pointe une insuffisance des protections mécaniques des ouvrants périphériques, c'est-à-dire en fait les portes-fenêtres de la galerie Apollon, la galerie où il y avait les bijoux qui ont été volés et qui étaient mal sécurisés, avec un temps de résistance du verre de la fenêtre extrêmement faible. En clair, le verre qui casse immédiatement quand on tape dessus.
Enfin, l'enquête constate aussi une intervention des agents de sécurité et des policiers trop tardives pour empêcher la fuite des voleurs. Oriane, tout s'est donc joué à très peu de choses. Écoutez donc Noël Corbin, c'était en audition cette semaine.
30 secondes près, les agents de sécurité ou les policiers à bord de la voiture auraient pu empêcher la fuite des voleurs. Pour ces 30 précieuses secondes, il aurait suffi, et c'est toujours un peu facile de le dire après, mais on reprend l'ensemble du déroulé. Le signalement un peu plus rapide par les agents du PC s'ils avaient pu voir la caméra plus tôt. Un temps de résistance à l'effraction de la fenêtre supérieure à celui qui a été constaté. Une information aussi, et ça c'est important, plus précise, donnée aux agents de sécurité et à la police sur la localisation de l'effraction.
Et les auteurs du rapport administratif rapportent l'absence de transmission d'informations au sein de l'établissement lors du changement de gouvernance en septembre 2021. Exactement. Il y a eu au total 5 audits réalisés sur la sécurité du Louvre ces dernières années, mais la direction actuelle n'était pas au courant de deux audits qui dataient de 2017 et 2018, qui pointaient directement des failles de protection de cette galerie Apollon, on le redit, la galerie des bijoux volés en octobre. Écoutez donc à notre micro la sénatrice Agnès Sévren, très remontée hier, notamment envers Laurence Descartes, la présidente directrice actuelle du Louvre.
À deux reprises, Mme Descartes a été auditionnée par la commission culture de l'Assemblée et du Sénat, elle n'en a jamais fait état. La présidente directrice actuelle.
Exactement.
Vous avez menti par omission.
Oui, je trouve. Et le rapport de 2019 pointait justement la fragilité en fait du balcon de la galerie d'Apollon qui aurait permis aux cambrioleurs d'entrer. Et alors figurez-vous qu'en fait, au moment où Laurence Descartes a pris ses fonctions, aucun tuilage, aucune passation n'a été faite. Et ça, honnêtement, les Français ne peuvent pas comprendre que quand on arrive à une nouvelle fonction, il n'y ait pas un état des lieux, des risques et des sujets qu'il faut traiter en priorité.
Agnès Sévren qui a dit mercredi que Laurence Descartes aurait dû démissionner, présenter à nouveau sa démission. Et ce, Joseph, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous partagez l'avis d'Agnès Sévren ? Laurence Descartes doit démissionner. Elle a notamment menti à la représentation nationale. Je pense qu'on aura l'occasion de voir ça avec elle puisque la semaine prochaine, on auditionne à la fois l'ancien directeur, M. Martinez, et à nouveau Mme Descartes.
On va reposer ces questions sur la responsabilité parce que la sécurité d'un musée comme celui du Louvre, parce que c'est quand même notre patrimoine, je veux dire, qui a été atteint, au même titre qu'on a été touché par l'incendie de Notre-Dame. Là, on est touché par ces incidents à répétition. Enfin, je veux dire, on a l'impression d'être dans un mauvais film. Et je pense qu'il y a eu des choix politiques qui n'ont pas été faits. C'est-à-dire qu'on a fait le choix de l'accueil. On n'a pas fait le choix de la sécurité. Et malheureusement, je veux dire, ça a continué avec les inondations dans une galerie la semaine dernière.
– Et Laurence Descartes, vous le disiez, qui est auditionnée mercredi au Sénat. Mardi, c'est Jean-Luc Martinez, l'ancien président directeur avant 2021 du Louvre, qui est convoqué par votre commission. On comprend qu'il y a un problème au moment de la passation entre les deux. Comme si le filage, oui, comme si leur mésentente avait pu aussi contribuer à ce drame. Vous le croyez ?
– Peut-être, les questions qu'on leur posera la semaine prochaine iront dans ce sens, parce qu'il faut qu'on sache ce qui s'est passé, avec à la fois des grilles qui n'ont pas été remplacées, des vitrines qui n'étaient pas apparemment adaptées, des caméras qui ont fonctionné, mais qui ne géolocalisaient pas, finalement, le problème. Et ce mauvais film, finalement, comme l'a dit l'inspecteur, à 30 secondes près, on pouvait arrêter les voleurs. Donc, je pense qu'aujourd'hui, on a, avec le rapport d'inspection, ces éléments pour pouvoir poser des questions dans notre rôle de contrôle. – Avec effectivement, en plus, un audit, même deux qui ont disparu au moment de la passation.
Alors, comment expliquer ce manque au Louvre d'une véritable culture de la sécurité ? La directrice de la surveillance s'occupe de la surveillance, mais ça n'était pas son rôle d'examiner les problèmes de sûreté pure. C'est ce qu'a pointé l'une des personnes auditionnées mercredi. Ça semble incroyable dans le plus grand musée du monde. Vous ne le croyez pas ? – Ce qui est incroyable, c'est quand vous regardez l'organigramme du Louvre, il n'y a pas, comme dans n'importe quel autre établissement, il n'y a pas de direction de la sécurité. Donc, preuve que ce n'était pas une priorité. Et ça, c'est quand même dommageable dans ce plus grand musée du monde.
– Il y a aussi des inquiétudes sur l'entretien de ce musée. – Comme dans beaucoup de musées, d'ailleurs. – Voilà, mais est-ce que du coup, c'est révélateur, justement, d'un manque de budget pour l'entretien de musée ? – Je ne pense pas. Je pense qu'il y a un manque de budget, évidemment, parce que quand vous voyez la taille du Louvre, vous avez 37 hectares à couvrir. Je crois que pour installer aujourd'hui un système de sécurité optimum, il y a plus de 60 kilomètres de câbles à passer dans des locaux qui ne sont pas… qui sont des monuments historiques, qui ne sont pas adaptés. Donc, il y a certes une raison de moyens, mais je suis convaincue qu'il y a eu un problème de choix.
C'est-à-dire qu'on a voulu… D'ailleurs, c'était des annonces du Président de la République il y a plus d'un an, avec ces grands projets de changer l'entrée du Louvre de manière à ce que le Louvre soit accessible à plus grand monde. On a fait ce choix de l'accueil. On a oublié la sécurité et ça, c'est dommageable. – Et c'est dans ce contexte, on le disait que vous allez examiner aujourd'hui le budget de la culture. Quentin, un mot sur ce budget. Quelles sont les grandes lignes ? – Déjà, on peut dire que c'est un budget à la baisse. Ce sont 200 millions d'euros que perd le ministère. C'est ce qu'avait dit Rachida Dati en audition lorsqu'elle était reçue au Sénat.
Donc, 200 millions d'euros de coupe budgétaire. On note la stabilité des crédits dédiés au spectacle vivant. Une baisse des crédits pour le patrimoine, ce qui réduit le lancement de nouvelles opérations et aussi des économies sur le pass culture recentré sur les jeunes adultes. Alors, que dire de ce budget ? – C'est un budget de crise, du déficit avec des coupes ? – Oui, c'est tout à fait ça, avec des enjeux qui sont considérables. Vous parliez du patrimoine. Ce que l'on regrette, c'est que le patrimoine, c'est lui qui paye le prix fort dans ses réductions budgétaires, notamment les monuments historiques.
Et donc, vous l'avez dit, avec un certain nombre de grands projets qui sont mis à l'arrêt. Je veux dire, on parle de Chambord, on parle du Mont-Saint-Michel, mais surtout aussi les actions des dragues dans nos départements qui vont être limitées, c'est-à-dire qu'aujourd'hui… – Direction régionale, les affaires culturelles… – Voilà, avec notamment ce patrimoine auquel nous sommes tous attachés, que ce soit les églises ou les différents patrimoines qu'on a dans nos départements. – Mais donc, c'est un mauvais budget ? Le Sénat va le voter, visiblement ? – Un mauvais budget dans un contexte budgétaire qui est mauvais.
Donc, je veux dire, je sais que Mme la ministre de la Culture a obtenu un certain nombre, on le saura cet après-midi, d'arbitrage, mais je veux dire, ça reste inquiétant, parce que derrière, il y a la protection de notre patrimoine, mais il y a aussi des emplois. – Oui, une dernière question sur le pass culture, la majorité de la droite et du centre qui va encore couper dans ce pass, comment l'expliquer ? C'est une mauvaise mesure ? – Alors, je fais partie du pass culture, j'avoue qu'il y a quelque temps, je faisais partie de ceux qui disaient, il faut couper le pass culture, parce que je suis, en principe, contre cette politique de chèque énergie, chèque culture, bon, voilà.
Évidemment, en travaillant, on se rend compte que le pass culture a son utilité. Il a été recentré l'année dernière, avec Mme Dati qui l'avait recentré, donc il est limité, c'est à partir de l'âge de 17 ans, et on voit que, dans certains cas, ce n'est pas le pass manga, comme on l'a dit à un moment, ce ne l'est plus, en tout cas, et c'est quand même un premier accès à la culture. Et on se rend compte qu'on a des jeunes qui, aujourd'hui, fréquentent régulièrement les librairies. – Donc, vos collègues qui veulent éteindre ce pass culture… – De toute façon, on ne pourra pas, parce qu'il y a des droits acquis, et il y a des choses qui sont déjà lancées.
– Mais donc, ils se trompent en voulant viser ce pass culture, en faire des économies dessus ? – Je ne dirais pas ça, mais je pense qu'il y a peut-être d'autres solutions. Le recentrage qui a été fait était déjà une bonne solution, il faut peut-être le continuer. – Et au Sénat, vous avez également beaucoup travaillé sur la question des Jeux Olympiques, et la France qui va de nouveau accueillir les JO, ce sera en 2030, dans les Alpes françaises, où on va se rendre. Bonjour, Arnaud Murgia, merci beaucoup d'être avec nous. – Bonjour. – Vous êtes le maire de Briançois, Arnaud Murgia, vous allez accueillir le village olympique. Comment vous vous préparez ?
– Avec beaucoup, beaucoup de travail, et qui plus est, vous le savez bien, avec une candidature olympique qui a une épreuve de sauvée un peu particulière à franchir. Ça a été d'abord celle de la dissolution, puis celle de la chute du gouvernement Barnier, et malgré toute cette instabilité, il faut avancer et faire travailler les dossiers, donc c'est un sujet difficile, mais en tout cas, pour l'instant, tout avance bien, et on est bien entendu heureux et ravis d'accueillir les JO dans les Alpes françaises.
– Est-ce que, Arnaud Murgia, ça va permettre de redynamiser justement les Alpes françaises, de leur donner une nouvelle visibilité ? – Évidemment, et de deux manières différentes, parce que vous savez que dans cette candidature, il y aura finalement deux parties, les Alpes du Nord, dans lesquelles,
pour la première fois de l'histoire des JO, on va réutiliser tous les équipements qui étaient ceux d'Alberville en 1992, et ça, ça ne s'est jamais fait. Et je crois que c'est vraiment un beau message aussi de sobriété que de pouvoir réutiliser des équipements qui ont servi pour des JO il y a longtemps. Et puis de mon côté, chez Mont-Abriançon, dans les Alpes du Sud, voilà un département, les Hautes-Alpes, qui n'a jamais reçu ces JO, d'événements mondiaux de cette nature, et ça va profondément, bien entendu, changer notre territoire, puisqu'avec le président de région, Renaud Muselier,
le choix que nous avons fait, c'est d'axer la modernisation du territoire pour les JO à travers une mobilité décardonnée, c'est-à-dire à travers le rail principalement. On va, d'une part, moderniser et régénérer la totalité de la ligne de train
entre Marseille et Briançon, c'est une ligne de train dans laquelle, aujourd'hui, on met cinq heures en train alors qu'on met trois heures en voiture.
Ça donne un bon exemple de, malheureusement, ce qui ne marche pas parfois dans les territoires et ce qu'on a mal fait avec la politique du tout-est-gévé. Et puis, par ailleurs, nous avons obtenu de l'État, du ministre des Transports, Philippe Tabarro, que je salue, le renouvellement de la totalité des trains de nuit sur la ligne Paris-Briançon, qui est l'une des îles les plus historiques. Donc, mobilité décarbonée pour désenclaver un territoire alpin qui, lui, ne l'avait pas été dans les années 90. Donc, c'est, je crois, de beaux messages d'espoir. Restez avec nous, évidemment, Arnaud Murger, on va faire réagir Else-Joseph.
Enfin, vous entendez, monsieur le maire, sur le message d'espoir et sur les apports, au-delà de la période des JO, les apports pour les Alpes françaises de l'accueil de ces Jeux Olympiques. C'est un petit peu ce qu'Albertville avait permis de désenclaver, notamment la vallée de la Tarentaise. Là, il y a des enjeux, vous l'avez dit, des enjeux en matière de transport. Il y a une volonté d'exemplarité. C'est vrai, réutiliser les installations précédentes d'Albertville, c'est quand même une grande chance. Il y a aussi cette volonté de faire de ces Jeux des Jeux exemplaires en termes de sobriété environnementale, exemplarité sociale.
Et puis, c'est pour moi, je pense qu'un des enjeux, je ne sais pas si vous le partagez, mais c'est un enjeu de logement. Je sais que c'est vous, vous allez accueillir un des villages olympiques. L'idée, c'est de... Évidemment, il y a cette notion d'héritage qui a été beaucoup mise en avant et de manière très juste avec les Jeux Olympiques de Paris. Donc, il faut utiliser, évidemment, ce tremplin des Jeux Olympiques de Paris pour notamment offrir aussi des logements, parce que c'est quand même une question dans les montagnes, ce manque de logements. Arnaud Lurgea, là-dessus. Évidemment.
En plus, nous, on a un projet assez extraordinaire, puisque le village olympique va voir la réhabilitation, on parlait tout à l'heure, et vous parliez, madame la sénatrice de patrimoine,
d'un fort issu de l'œuvre de Vauban, puisque Brouhenson est une ville fortifiée historiquement par Vauban, et d'un fort inscrit au patrimoine mondial par l'UNESCO. C'est un choix de sobriété, puisque ça veut dire qu'on n'artificialisera pas les sols. Et c'est un choix aussi, bien entendu, tourné vers le logement, puisque le souhait que j'ai émis et sur lequel la Solideo, qui est l'établissement public, qui travaille à l'aménagement des infrastructures olympiques, travaille, c'est bien entendu que les logements des athlètes dans ce fort qui seront aménagés, qui, je crois, si nous y arrivons,
seront absolument incroyables, soient réhabilités en logement, avec deux préoccupations, des logements pour les saisonniers, puisque vous savez que chez nous,
le sujet de l'emploi est un sujet très difficile, puisqu'on n'arrive pas à loger les gens qui, en saison, viennent travailler chez nous, et puis du logement en accession sociale à la propriété, puisque finalement, le grand problème de la montagne française, il est aussi celui-là, une inflation des prix, et des jeunes chez nous, qui, globalement, sont obligés de déménager de plus en plus loin pour devenir propriétaire. Moi, je fais partie des gens qui pensent qu'il nous faut une France de propriétaires et qu'il faut aider nos jeunes actifs, en particulier, à y accéder avec des prix maîtrisés et des mesures administratives en cela.
Donc, ça peut être, effectivement, là aussi, un grand accélérateur. En tout cas, c'est un grand chantier que nous avons lancé.
– Et Arnaud Murget, est-ce que ce sont aussi des sujets de préoccupation qui seront abordés lors du Conseil national de la montagne qui se tient aujourd'hui ? – Évidemment, d'autant plus que vous le savez, ce Conseil national de la montagne n'avait pas été réuni depuis fort longtemps. Et c'est dommage parce que le Conseil de la montagne,
c'est l'émanation de la loi de 86, de la loi de montagne, qui dispose de la spécificité, finalement,
de la montagne française. La montagne française, c'est quand même plus de 30% de notre territoire, c'est une fierté française, c'est la richesse touristique de notre PIB, mais c'est des territoires qui sont plus éloignés,
qui sont enclavés parfois, qui ont des problématiques qui sont différentes. Et il est très important que le législateur sanctuarise cette spécificité montagne pour préserver nos services publics et pour aider ces territoires qui font face aujourd'hui au réchauffement climatique en étant aux avant-postes. Et donc, je crois que c'est un bon message que, enfin, le Premier ministre réunisse le Conseil national de la montagne.
Parce que, moi, je vais mettre quelque chose sur la table d'assez simple. Le Sénat, l'Assemblée, le Parlement a examiné une loi olympique. Je pense qu'il est grand temps, maintenant, dans ces temps de réchauffement et de dérèglement climatique, de mettre aussi sur le bureau du Parlement une nouvelle loi montagne pour adapter et se servir du prétexte de ces choses olympiques pour créer les éléments de droit et de réglementation qui nous permettront d'adapter la montagne au défi climatique de 2050. Vous entendez cette préoccupation, Anne-Cégenès ? Je la partage complètement.
En discutant régulièrement avec mes collègues sénateurs de la région, c'est des choses que l'on partage et en pratiquant également notamment ces régions de manière touristique. Aujourd'hui, je pense qu'on est tous réunis.
Aujourd'hui, lorsqu'on voit l'unité de l'ensemble des parlementaires, quel que soit leur bord politique, de manière à aboutir avant la fin de l'année à un projet de loi qui puisse permettre, je vais dire, à ces Jeux olympiques de se déclencher, qu'on a cette volonté, comme vous l'avez dit, d'avoir des Jeux exemplaires en termes d'artificialisation des sols parce que je crois qu'au total, c'est 20 hectares qui vont être artificialisés, qu'on a cette volonté de simplifier, de permettre, de déposer des permis de construire très rapidement sans trop les contraintes qu'on a d'habitude, eh bien je pense qu'il faut, vous avez raison, profiter de ces Jeux olympiques pour reparler d'une loi montagne.
– Merci Arnaud Murgère, merci beaucoup d'avoir été avec nous, maire de Briançon, merci. – Merci, on va poursuivre le tour de l'actualité dans nos régions, on va remonter, on va aller à Chartres. Cette fois, on retrouve Sébastien Bess. Bonjour Sébastien, merci d'être la rédacteur en chef de l'Éco-républicain, votre journal Sébastien qui consacre ce matin deux pages à un reportage croisé auprès des bénévoles qui assurent des maraudes, l'une à Chartres avec les Restos du Coeur et puis l'autre à Dreux avec la Croix-Rouge.
– Oui, ils sont de plus en plus nombreux à venir chercher de quoi manger auprès des associations. Exemple, mercredi soir, 20h à Chartres, déjà une vingtaine de bénéficiaires attendaient les Restos du Coeur. Une bénévole rappelle que lorsqu'elle s'est engagée, c'était en 2017, le maximum de personnes accueillies était d'une cinquantaine par maraude. Selon elle, aujourd'hui, d'un maximum, cette cinquantaine de personnes s'est quasiment devenue la norme
et deux fois par semaine. Elle note que depuis le Covid et les périodes d'inflation des prix, les besoins ont explosé. Cette année, les Restos de Chartres prévoient au total d'apporter leur aide à plus de 8000 personnes, même constadreux. Aux côtés de la Croix-Rouge, le Président explique voir tous les ans de nouveaux visages. Trois ou quatre personnes en 2017-2018, environ 25 désormais à chaque maraude. Au-delà de la nourriture, les bénéficiaires des associations viennent aussi retirer, par exemple,
des produits d'hygiène et faire le plein de soutien de chaleur humaine. En résumé, se sentir un peu moins exclu. L'un d'eux témoigne, on n'est pas des chiens, on nous lance des pièces en nous regardant à peine alors qu'on est des humains comme les autres. On se sent déshumanisé par moments. Selon la Fondation
pour le logement des défavorisés, en France, en 2024, il y avait 350 000 personnes sans domicile. Elles étaient 143 000 en 2012. Joseph, bonjour. Vous êtes membre de la délégation
aux droits des femmes du Sénat. Selon un rapport d'information de cette délégation, chaque soir, ce sont 3 000 femmes et près de 3 000 enfants qui tombent dehors. Or, ce nombre est incomplet, des femmes étant contraintes de se cacher,
notamment pour ne pas s'exposer aux violences de la rue. Comment parvenir à les identifier ? Déjà, avant de pouvoir les identifier, moi, je suis très inquiète qu'au 21e siècle, on soit face à cette situation. Comme vous le dites, on a plus de 3 000 femmes qui dorment dans la rue et qui s'échappent, c'est vrai, face à des violences qui quittent souvent des situations de violences conjugales. C'est assez particulier de les identifier. Je pense que dans tous nos territoires, vous avez des agents, toutes les personnes qui font les maraudes et j'en profite pour les remercier parce que c'est vraiment un gros travail qui est fait, y compris à Paris parce que je les rencontre régulièrement.
Aujourd'hui, c'est de peut-être libérer la parole comme on l'a fait dans d'autres domaines, c'est-à-dire permettre aussi à ces personnes de ne pas se sentir exclues, de ne pas se sentir montrées du doigt, comme vous l'avez dit, et d'aller vers ces personnes. Et ça touche également le problème de la santé mentale. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on se rend compte que n'importe qui peut être touché par ce phénomène assez rapidement, c'est-à-dire avoir une vie sociale, j'allais dire, classique et puis finalement arriver dans la rue avec ses enfants parce qu'on a aussi un certain nombre de femmes qui sont avec leur enfant dans la rue. Vous avez une deuxième question, Sébastien ?
Oui, 350 000 personnes sont en domicile en 2024, on l'a dit. Selon vous, est-ce que notre système de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale
est-il à bout de souffle ?
Je pense, vu les résultats, on ne peut pas dire autre chose. Donc, il y a, je pense, une prise en charge différente qui doit être faite. Alors, il y a cette question des logements ou des lieux d'accueil qui doivent être repensés parce que je peux comprendre pour en avoir visité quelques-uns qu'il y a parfois des gens qui veulent rester dans la rue, qui ne veulent pas aller dans ce genre d'hébergement. Donc, on a un gros travail. C'est un petit peu ce travail qui avait été engagé par Michel Barnier lorsqu'il a annoncé que la santé mentale était la cause nationale. Ça touche en partie aussi cette situation que l'on déplore tous. Merci beaucoup. Merci Sébastien.
Et on regarde la une de votre journal en première ligne face à la misère. C'est à la une ce matin de l'éco-républicain. Merci Sébastien Baez d'avoir été avec nous et merci Elsa-Joseph d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Quand on nous se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale. Voilà, on reviendra notamment sur le choc à Orléans autour de la liquidation de Brandt. Ça fait beaucoup d'émotions ce matin. Exactement. On va en parler évidemment dans 20 minutes. Mais d'abord, on va accueillir l'historien Nicolas Rousselier, invité de notre entretien. Bonjour Nicolas Rousselier.
Merci beaucoup d'être notre invité historien, enseignant à Sciences Po et à Polytechnique. On avait évidemment envie d'avoir votre regard sur cette semaine plutôt inédite. Vous allez nous le raconter dans l'histoire parlementaire. Sébastien Lecornu qui a donc réussi à faire passer le budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale, même s'il y a encore un vote la semaine prochaine. Est-ce que vous attendiez à une telle issue dans une Assemblée nationale aussi fragmentée ?
Écoutez, je crois que la première chose qu'on peut dire c'est qu'il y a une sorte de surprise et moi j'aurais envie de dire en première instance si vous voulez de manière spontanée. Après, il faut évidemment faire des nuances. Mais en première instance, j'ai envie de dire c'est une surprise et c'est plutôt une bonne nouvelle sur le fonctionnement auquel on n'était absolument pas habitué, c'est-à-dire une sorte de fonctionnement parlementaire de notre 5ème République. En fait, la 5ème République, depuis le départ, c'est comme un moteur hybride, électrique et classique, elle peut marcher sur deux modes. Sauf que le mode parlementaire de fabrication du budget, on ne l'avait jamais connu.
Donc, c'était un potentiel mais qui n'avait jamais été mis en puissance. donc, je trouve qu'il faut saluer en fait, si vous voulez, toute la méthode qui est apparue. Simplement, cette méthode qu'on peut saluer aboutit à un résultat, à savoir le budget tel qu'il est réellement, qu'évidemment, on peut juger très faible. On pourrait même dire que ce budget est médiocre parce qu'il n'attaque pas les sujets les plus durs. Le moment où il faudra non pas augmenter le déficit, mais le moment où il faudra diminuer le déficit. C'est un budget d'attente, c'est ça ? C'est ça.
Si on regarde le résultat, on peut dire, finalement, ce labyrinthe parlementaire très compliqué, ce labyrinthe qui fait que je pense que beaucoup de Français ont décroché en fait, n'ont pas suivi ce qui s'est passé. C'est ça qui est dommage parce que si on a suivi ce qui s'est passé, on peut dire c'était compliqué, c'était difficile de s'entendre, ils y sont arrivés. Mais je pense que beaucoup de Français ont décroché à juste titre parce que c'était très compliqué surprenant. Et donc, on va retenir le budget qui est insuffisant, qui ne va pas régler les problèmes, qui augmente ici ou là des taxes.
On va retenir ça parce que ça attaque notre vie personnelle quotidienne et on ne va pas faire attention à cette nouvelle méthode. Donc, c'est un peu une victoire un trompe-l'œil ? C'est une victoire quand même. Voilà. Mais, si vous voulez, c'est le caractère décevant du produit fini, comme dans un process de production, le produit, c'est-à-dire le budget, ne devrait pas entacher la positivité de la méthode. Je jargonne un peu, mais vous voyez ce que je veux dire. Oui, mais parce qu'en fait,
on a beaucoup dit, alors depuis des années, mais encore plus là pendant ces débats parlementaires, qu'en France, on n'avait pas la culture du compromis. Là, avec le vote du budget de la sécurité sociale, est-ce qu'on a, comme sous la 3e ou la 4e république, renoué avec cette culture du compromis qu'on croyait un peu disparu avec l'instauration de la 5e et du fait majoritaire ?
Oui, alors moi, je n'aime pas tellement le terme de culture parce qu'on a l'impression qu'il y a quelque chose qui plane au-dessus de nous et puis on l'a ou on ne l'a pas. En fait, en politique, il y a des contraintes, il y a des mécanismes, il y a des institutions et là, ce que l'on voit actuellement dans la transition de la 5e république, je préfère employer le terme de transition que de crise, dans la transition, il y a l'empire de la nécessité, c'est-à-dire que la nécessité contraint les acteurs à changer. Moi, je préfère, si vous voulez, une sorte de contrainte des circonstances que l'idée qu'on va attendre comme l'Esprit-Saint, on va attendre que la culture de compromis tombe sur...
Mais ça veut dire que pour vous, ça reste circonstanciel. Il n'y a pas eu un déclic, un changement de mode de fonctionnement au Parlement ?
Alors, quand je dis circonstances, ça ne veut pas dire superficiel. C'est des circonstances à partir desquelles les acteurs, les parlementaires, pourraient, si vous voulez, déduire de bonnes pratiques qui sont apparues et moi, je serais très favorable à l'idée qu'on développe ces bonnes pratiques. Donc, le compromis, la discussion, le travail en commission. Parce que...
L'absence de 49.3 aussi ?
Et l'absence de 49.3 au départ du débat, au départ de l'automne, de l'automne budgétaire. Donc, moi, je trouve qu'il y a des esquisses de bonnes pratiques. On pourrait regarder ça et se dire comment les faire marcher encore mieux. Par exemple, le temps. On voit très bien qu'au début de cet automne, on a dit au Parlement Sénat, Assemblée, vous allez faire un job, le budget, mais cette fois-ci, c'est vraiment vous qui allez faire le budget. Mais, tout en donnant ce travail, on lui a dit tu auras 50, 70 jours, tu seras toujours dans le carcan classique de la cinquième. Autrement dit, on a donné une sorte de mystigrie au Parlement, un cadeau empoisonné. Donc, il s'en sort pas trop mal.
K1K, c'est pas glorieux. Il n'y a rien de glorieux dans tout ça. Mais, au pied du mur, quelque chose s'est inventé. Dans des circonstances compliquées, en fait, c'est souvent comme ça qu'on avance, même dans la vie, vous êtes au pied du mur et vous inventez quelque chose. Vous inventez quelque chose à partir de ce qui existe et pour pouvoir donner un résultat. Voilà. Donc, je trouve qu'il y a un parlementarisme. On peut le comparer. Vous avez parlé de Quatrième, Troisième République. Moi, je dirais que c'est un parlementarisme qui est un peu pour le XXIe siècle. Voilà. Qui, forcément, le budget est beaucoup plus compliqué que sous la Troisième République.
Sous la Troisième République, il n'y avait pas de PLFSS, il n'y avait pas de Sécurité sociale. Au fond, c'est ça qui est intéressant, c'est que sous la Troisième, encore la Quatrième, la nature même du budget était compréhensible par un député sénateur moyen. Il était à portée de connaissances humaines. Aujourd'hui, évidemment, un simple député sénateur, ou si c'était vous ou moi, on n'aurait pas la capacité à suivre tous les aspects de la fiscalité. Donc, on voit très bien qu'il y a un mode de travail qu'il faut absolument développer. Le travail en commission doit s'étendre. La nature même de la commission devrait, à mon avis, être revue.
Enfin, ce n'est pas à moi de le dire, vous comprenez bien. Je trouve que simplement, un peu comme une sorte de principe philosophique, il s'est passé des circonstances, ces circonstances ont eu une capacité à développer des innovations. Regardons ce qui s'est passé et allons-y, en quelque sorte. Allons-y dans ce sens-là.
– Mais est-ce qu'avec ce qui s'est passé cette semaine, le Parlement a retrouvé un poids qu'il n'avait plus ?
– Oui, alors absolument. Le budget, on pourrait dire, est parlementairement fabriqué. C'est le bébé du Parlement. Alors évidemment, certains vont dire que c'est un bébé monstrueux, de briques et de brocs. Certes, mais c'est un fait. Bon, en tant qu'historien, j'imagine que dans les livres d'histoire dans 5 ou 10 ans, on dira que ça, c'était un fait historique. Toute la question, c'est de savoir est-ce qu'il va y avoir un droit de suite ? Est-ce que ce, disons-le, ce renouveau du Parlement va avoir, un peu comme des séries Netflix, une saison 2, une saison 3 ? Alors, dans quelle mesure il pourrait y avoir une poursuite de cette bonne nouvelle ?
Tout va dépendre, effectivement, des élections, prochaine élection présidentielle, de savoir si la prochaine élection présidentielle va de nouveau délivrer le résultat classique. c'est-à-dire la cinquième classique, un président ou présidente qui gagne aussi les législatives, qui a donc une majorité à l'Assemblée, une majorité pour gouverner sans avoir finalement à discuter. Je caricature, mais c'est un peu ça la cinquième république historique. Si on a ça, on retourne à la cinquième classique, beaucoup de gens, je pense que la majorité des acteurs politiques l'espèrent parce que c'est beaucoup plus facile. Vous êtes président, vous avez votre programme,
votre majorité et vous êtes tranquille.
Et ça passe. Voilà. Pas besoin de se confronter à ce que le philosophe anglais John Stuart Mill appelait la collision des opinions. C'est-à-dire vous coltez à des opinions adverses.
Mais cette majorité, elle était aussi possible parce que pendant longtemps, sous la cinquième, on a eu deux blocs, droite-gauche, une opposition droite-gauche. Aujourd'hui, on est dans une tripartition. Est-ce que du coup, le fait majoritaire, il est encore possible ?
Alors, c'est ça toute la question. La question, c'est de savoir, c'est est-ce que la prochaine élection va délivrer le fait majoritaire comme le lapin du chapeau du magicien ? Est-ce qu'il y a toujours un chapeau du magicien ? S'il n'y a plus de chapeau du magicien, on va devoir approfondir l'essai parlementariste que nous avons vécu cet automne, qui est un essai pas satisfaisant. On voit très bien que le Parlement n'est pas formaté pour finalement faire vraiment bien le travail. Par exemple, réfléchir pendant des semaines, voire des mois à faire ou ne pas faire la taxe Zuckman. Ça aurait dû demander beaucoup plus de temps et d'expertise.
Mais s'il n'y a pas de fait majoritaire, on va devoir faire ce parlementarisme. Si vous voulez, on pourrait dire que d'une manière plus générale, on peut imaginer qu'il faut penser la politique en régime de légitimité faible. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle. Quand je dis légitimité faible, ça veut dire qu'il n'y aura plus cette légitimité venue de l'élection. Un président, sa majorité, je suis ou je crois être légitime et donc j'impose mon budget. En trois semaines, il pouvait être voté quand il y avait un fait majoritaire. Donc si on entre dans une sorte de démocratie à légitimité faible, ça veut dire que la légitimité va devoir être construite par le débat.
Vous voyez ce que je veux dire ? Ce n'est plus l'élection qui crée la légitimité mais beaucoup plus la qualité du débat. Mais il faudra que ce soit un débat de qualité avec des résultats de qualité. C'est-à-dire pas un budget qui aggrave le déficit.
Mais est-ce qu'aujourd'hui le plus dur reste à venir pour Sébastien Lecornu ? Là, c'est qu'une haie. Il a franchi juste une haie.
Exactement. C'est la bonne image. C'est le 110 mètres haie dans lequel les Français ont souvent brillé dans les Jeux Olympiques. Je me souviens de Guy Dru, personnellement, il y a très longtemps. Oui, c'est exactement un parcours du combattant. Donc, c'est ça qu'on est en train de redécouvrir, que la politique peut être un parcours du combattant où à chaque haie, vous devez trouver des soutiens, vous devez dire bon, j'avais une idée au départ sur tel ou tel sujet, mais je ne vais pas pouvoir l'imposer comme un diktat. Je vais devoir effectivement le mélanger comme un tuilage. Je vais devoir le mélanger avec l'opinion de quelqu'un d'autre.
Bon, si vous voulez, c'est un peu comme une sorte de pari philosophique. Soit vous dites la confrontation des idées peut faire naître une meilleure solution, soit vous dites la confrontation des idées c'est un marais, un marécage, un labyrinthe duquel rien de bon ne peut sortir. Et il vaut mieux la cinquième classique où vous avez un exécutif fort qui dans ses bureaux pense le budget, prépare le budget, ne veut pas qu'il soit trop modifié et c'est, si vous voulez, la force que j'avais appelée la force de gouverner qui s'impose.
Il y a aussi de cette semaine une interrogation qui n'est pas nouvelle mais née des parties du poids des parties parce qu'on a eu des chefs de parties qui ont donné des consignes notamment Bruno Retailleau et Edouard Philippe qui n'ont pas été suivis par leur troupe. C'est mauvais signe ou au contraire est-ce que c'est bon signe pour les parlementaires qui s'émancipent finalement des consignes ?
Alors première remarque en historien ça confirme que nous sommes dans une transition historique absolument je ne veux pas sortir un grand mot c'est trop facile mais quand même une transition historique un peu stupéfiante. il est clair qu'on est dans une transition de l'histoire parce que le parti politique classique c'est celui qui impose une discipline qui garantit à l'exécutif que l'exécutif va faire voter sa réforme ou son budget formidable garantie. Ça c'est le parti mais simplement c'est le parti du XXe siècle où il y a beaucoup de militants le parti fait des congrès importants et il a ce pouvoir.
Aujourd'hui on voit que ce qui reste des partis ne sont plus capables d'assurer cette discipline. Alors c'est compliqué du coup c'est compliqué pour le gouvernement parce que s'il fait un accord avec un parti à la danoise à la hollandaise en fait il ne va même pas être sûr que son accord sera suivi ce qu'on appelle l'accord de gouvernement et donc effectivement il y a des choses trappes il peut y avoir des votes qui se retournent les uns contre les autres. Potentiellement c'est quand même une bonne nouvelle parce que ça veut dire que chaque député devra ce qu'on appelait sous la troisième république presque un terme de laïcité avoir une liberté de conscience.
J'aime bien cette idée de la troisième république où chaque député avait sa liberté de conscience. A l'inverse sous la troisième république on critiquait les partis c'était le début des partis les partis de discipline on disait ce sont des sectes ils imposent à leurs membres un diktat. Vous avez la philosophe Simone Veil qui disait un peu la même chose les partis sont des entreprises à fabriquer une discipline collective.
Mais est-ce que ce n'est pas d'autant plus étonnant que ça vient par exemple du parti LR héritier du parti gaulliste qui avait le culte du chef est-ce que ça renforce encore plus l'idée de transition dont vous parlez ?
Il y a beaucoup d'ironie dans la situation les partis que l'on croyait forts sont devenus les plus faibles et vous avez presque aussi l'étiquette parti de gouvernement le terme gouvernement qui il y a 20 ans en arrière 15 ans était positif ça veut dire que c'était des partis forts disciplinés qui allaient garantir le gouvernement or maintenant le gouvernement est un peu un mistigri on a l'impression que ça devient la raison pour laquelle les électeurs fuient ces partis LR, PS et la raison aussi pour laquelle ces partis sont en train de se dissoudre devant nos yeux alors tout ça est inquiétant parce que le nouveau est inquiétant et on ne sait pas comment va marcher le proche futur
et la présidentielle est-ce que ça va être une présidentielle inédite née de l'éclatement de ces partis justement ?
ça l'est déjà un petit peu depuis une dizaine d'années puisque le macronisme historiquement a montré qu'un mouvement j'allais dire presque improvisé gagne l'élection avec un jeune candidat qui n'avait jusqu'alors pas de parti politique derrière lui donc on gagne l'élection sans avoir la machine parti ça c'est très nouveau mais ça date de 2017 et vous avez raison la prochaine élection présidentielle probablement verra des candidats des candidats crédibles mais qui ne fonctionnent pas avec une machine de parti derrière eux donc là aussi c'est du nouveau d'ailleurs ça ça a aussi l'effet d'invalider pas mal de concepts que nous enseignons nous les enseignons en sciences politiques en histoire politique le système partisan les partis politiques la démocratie des partis tout ça on doit nous-mêmes enseignants en accélérer adapter et changer nos concepts ce qui est bon parce que ça ça nous oblige aussi à nous renouveler et à ne pas faire toujours le même cours
avant la présidentielle il y aura les municipales est-ce que vous pensez que la situation politique actuelle aura des conséquences sur ce scrutin ou que ça resterait un scrutin très local ?
Alors oui vous le savez mieux que moi les municipales pour un certain nombre de communes toutes les petites communes même des petites villes se font sur des critères très locaux c'est très simple c'est en fait quand vous avez la capacité concrète à voir ce qui s'est passé dans votre ville moi c'est mon cas j'habite dans une petite ville je peux voir que tels travaux ont été faits que telle proposition de construire une piscine a été rejetée ou des choses comme ça vous êtes en fait en connexion directe presque cognitive si vous voulez tandis que quand vous êtes dans une très grande ville là c'est différent c'est difficile de se dire quel est le bilan du maire beaucoup d'électeurs se retrouvent là dépourvus donc ils vont se replier vers les idéologies vers les partis politiques et là ce sera politisé et toute la question alors ça c'est vraiment la question la plus difficile tant mieux parce que la démocratie c'est le peuple qui vote et c'est toujours incertain la grande question c'est de savoir est-ce que les électeurs vont récompenser les ingénieurs du budget les ingénieurs du compromis qui ont refusé le chaos c'est-à-dire le cornu le bloc central le parti socialiste qui retrouve du poil de la bête ou est-ce qu'au contraire ils ont trouvé que c'était très compliqué labyrinthique que finalement c'est pas très normal qu'il y ait un vote commun entre PS parce que le PS a appartenu au nouveau front populaire et que tout d'un coup ils se retrouvent accoquinés avec le macronisme et ils vont sanctionner à ce moment-là les acteurs de ce compromis en gros comme on le dit souvent c'est certains électeurs vont parler de compromis positif d'autres de compromission et dans ce cas-là votre vote change complètement
Dans la série Recomposition il y a un nouvel épisode alors lancé par Nicolas Sarkozy qui relance le débat sur l'union des droites est-ce qu'il fait sauter les digues du front républicain s'il restait encore des digues ?
Alors moi je pense que écoutez là je ne suis pas vraiment dans le secret du tout de la classe politique je travaille en historien j'imagine qu'il y a une stratégie pour étape par étape construire l'union des droites l'union des droites on peut l'imaginer qu'elle se fera sous l'empire de la nécessité des circonstances au lendemain de l'élection présidentielle c'est-à-dire qu'il n'y aura pas un candidat ou pas en amont non ce sera le moment où en cas d'élection du candidat du Rassemblement National par exemple Jordan Bardella au lendemain de ces élections ils ont besoin de gagner la deuxième manche l'élection législative et là ils auront ils c'est-à-dire le Rassemblement National pourrait avoir besoin d'un parti d'élus un parti qui est bien implanté sur le territoire à savoir LR et puis vous savez la machinerie du gouvernement c'est avoir des ministres et derrière les ministres les cabinets ministériels là les cabinets ministériels vous les peuplez de jeunes diplômés si possible bien formés par exemple là où j'enseigne à Sciences Po et donc vous peuplez vous avez besoin de beaucoup de personnes pour peupler les cabinets ministériels donc là on peut penser que RN aura besoin de LR ou plus largement de l'ensemble l'ensemble des droites pour retrouver cette soi-disant magie je suis président j'ai ma majorité et donc ensuite
donc c'est plus le RN qui aura besoin de la droite que un peu comme le dit Nicolas Sarkozy sans union c'est l'échec pour la droite
oui mais ce que veut dire le ralliement enfin la déclaration de Nicolas Sarkozy ça veut aussi dire à ses amis du LR nous ne sommes plus capables à nous tous seuls d'avoir un candidat crédible à la présidentielle et de faire croire aux Français qu'on va par exemple gagner les législatives parce que le dernier candidat candidate de LR avait fait un score assez faible je fais exprès de l'oublier pour ne pas être désobligeant mais même chose pour l'autre parti de gouvernement c'est-à-dire le PS donc là ça veut dire qu'en fait Nicolas Sarkozy alors est-ce que j'exagère en disant il enterre l'histoire autonome du parti gaulliste c'est peut-être quelque chose comme ça la capacité
Mais il a raison il n'a plus d'avenir ce parti aujourd'hui ?
J'imagine que si quelqu'un comme lui fait cette déclaration c'est qu'il a bien pesé et sous-pesé la faiblesse la faiblesse spectaculaire dans laquelle est tombé le parti gaulliste qui est un parti historique de la 5ème donc en fait la transition actuelle c'est que vous avez une crise des partis auxquels on était habitué moi vu mon âge j'ai toujours connu des partis forts et qui structurent la 5ème donc vous avez une transition des partis une transition des institutions
Il y a une autre déclaration de Nicolas Sarkozy cette fois c'est dans une interview au Point cette semaine où il dit si on observe l'histoire nous sommes à la veille de ce que l'on appellera un changement de régime est-ce que vous partagez cette déclaration ?
Oui simplement c'est pour ça je préférais le terme de transition peut-être il est moins anxiogène je ne suis pas sûr que le terme changement de régime ne suscite pas l'idée qu'on revient au 19ème siècle quand il y avait à la fois des émeutes une révolution on faisait enfuir le roi de Paris et pof on faisait la seconde république en 1848 ou des transitions encore plus tragiques comme 1940 et même 1958 c'est un changement de régime qui se fait dans le drame pour ne pas dire la tragédie algérienne comme disait Raymond Aron donc moi je préfère le terme de transition parce que je vois plus si vous voulez je prenais l'image du tuilage je voyais plus des choses qui se passent d'ores et déjà ces dernières semaines qui peuvent en quelque sorte s'approfondir et s'épanouir et nous donner une cinquième république renouvelée une sorte de cinquième bis sans forcément passer par le drame de la catastrophe ou d'un changement violent
Merci Nicolas Rousselier Merci beaucoup d'avoir été notre invité pour cet entretien signale votre livre ça s'appelle La Force de Gouverner c'est aux éditions Gallimard merci beaucoup d'avoir été notre invité on va regarder tout de suite ce qu'il y a à la une de nos régions et on va à la une de nos régions prolonger la magie de Noël on va poursuivre notre tour des châteaux de la Loire qui font honneur à ces fêtes de Noël et cette année encore le château royal d'Amboise se transforme en royaume féérique les sapins ont quitté leur forêt pour investir les lieux paris de leurs plus beaux atours dans ses décors magiques chaque arbre révèle sa propre légende le sapin des songes et des rêves le sapin forgeron d'épées légendaires ou encore le prince sylvestre de la nuit noire visite guidée avec Romain Delville pour Val-de-Loire TV
Jusqu'au 4 janvier le sapin est le roi du château d'Amboise sapin gâteau dans la salle à manger en lien avec l'alimentation arche de sapin à l'épée dans la salle d'arme les sapins jumeaux en hommage à la forêt de Sherwood et à Robin des Bois sapin froufrou en hommage à la duchesse d'Orléans Hélène Mecklenburg-Schwerin qui aurait importé en France l'usage du sapin à Noël comme ça se faisait dans son pays de naissance en Allemagne les 4 jardiniers paysagistes sont à pied d'oeuvre depuis 3 semaines pour finaliser les installations car ici le parcours a été imaginé conçu et mis en place par les équipes du logis royal
la première partie on a monté le sapin en haut enfin la première partie du sapin et il a été décoré tout ça et ensuite il a fallu amener le reste donc le tronc plus la partie basse du sapin
pour que ça fasse un ensemble directement comme si l'arbre poussait à travers le lit
et c'est très long parce que les racines sont à part il faut les mettre il ne faut pas se tromper chaque racine à son propre numéro qu'il faut installer
sur le tronc Amboise fait partie des 6 châteaux de Touraine à participer à l'opération Noël au pays des châteaux coordonnée par l'agence départementale du tourisme en Touraine et les critères sont rigoureux où chaque château doit proposer des parcours différents et renouvelés d'année en année
il faut que chaque salle soit investie il faut que le parcours soit présenté durant tout le mois de décembre et début janvier donc ça c'est très précis et puis il y a vraiment une optique de qualité on essaye de travailler sur des choses vraiment qui sont créatives nouvelles
pour compléter l'offre du Noël au pays des châteaux les visites guidées colleront au thème pendant les vacances scolaires une balade nocturne aux chandelles est programmée le 13 décembre pour la Sainte-Lucie ainsi qu'une heure du compte dans l'après-midi du 23 décembre
et voilà pour cette magie de Noël allez on revient à l'actualité on regarde content avec vous ce qui est à la une de la presse régionale et on commence avec de la colère c'est la colère qui gronde dans le monde agricole exactement c'est à la une de la dépêche du midi à Toulouse dermatose la tension monte mais aussi vous le voyez dans cette deuxième une la Nouvelle République des Pyrénées à Tarbes un risque de contagion on voit la forte mobilisation du syndicat de la coordination agricole on les reconnaît à leur bonnet et casquette jaune ces agriculteurs qui s'opposent aux euthanasies des animaux touchés par la dermatose nodulaire qui est apparue on le rappelle en France fin juin dans les pages antérieures de la Nouvelle République des Pyrénées on lit ce matin la détresse des éleveurs l'abattage de mes bêtes c'est un crève-cœur dit ce matin Vincent Sabaté qui ne comprend pas comment sa vache a pu être infectée depuis des semaines dit-il on ne les a ni rentrés ni sortis nos bovins attention il faut surveiller cette colère du monde agricole entre ces épidémies les avaries climatiques la prochaine Pâques européenne qui s'annonce douloureuse pour la France ou encore le Mercosur beaucoup de sujets oriane qui font monter la tension dans les filières et quant à la une de la presse régionale également ce matin la fin d'un espoir pour Bronte c'est-à-dire à la une de la République du Centre journal d'Orléans le tribunal des activités économiques de Nanterre qui a placé hier matin le groupe électroménager en liquidation judiciaire ne retenant pas le projet de scope soutenu par le groupe Revive coup de machu pour les 680 salariés dont 350 près d'Orléans qui vont se retrouver au chômage et colère notamment des présidents de région et d'Orléans Métropole qui s'étaient engagés à soutenir la scope et justement Quentin on va écouter François Bonneau bonjour François Bonneau merci beaucoup d'être avec nous président socialiste de la région Centre-Val-de-Loire la région et on vous avait reçu il y a quelques jours pour ça qui soutenait ce projet de scope est-ce que vous attendiez à ce que la justice prononce la liquidation de Bronte absolument pas absolument pas à partir du moment où à partir des 8 offres qui avaient été déposées il n'y en avait qu'une qui était une offre qui maintenait l'outil industriel et qui le développait une qui était au final malgré des délais très courts
équilibrés financièrement à partir du moment où il y avait un engagement extraordinaire des salariés qui en quelques jours ont monté leur scope etc à partir du moment où il y avait une structure d'accompagnement Revive
qui est une structure industrielle qui développe dans ma région l'entreprise Apivore qui participe au retournement actuellement de l'entreprise Tupéroir les éléments étaient réunis
pour un redémarrage il y avait dans cette opération 20 millions
d'argent public apporté par la région plus de 7 millions d'euros
la métropole d'Orléans il y avait un engagement fort le ministre je lui avais demandé de venir il était venu sur place il avait engagé l'état à hauteur de 5 millions d'euros une aide de Vendôme agglomération tous les éléments étaient réunis nous ne nous attendions absolument pas à ce que cette offre qui avait véritablement
un dynamisme une force puisse être recalée comme elle a été recalée parce que derrière ce sont et vous l'avez dit ce sont 700 salariés ce sont 700 familles qui auront la lettre de licenciement
sous le sapin et c'est la disparition de 700 emplois industriels à un moment où on parle de réindustrialisation de la force du Made in France c'est complètement incompréhensible et pour moi intolérable et je veux dire aux salariés que je partage à la fois leur peine leur tristesse et leur colère
et 700 salariés que vous êtes allés rencontrer hier est-ce qu'il y a encore des solutions pour eux le ministre ce matin dit que le gouvernement ne laissera pas tomber est-ce qu'il y a encore un espoir ce matin François Bonon
vous savez hier matin j'étais parmi eux parmi eux quand la la l'opérationnalité du licenciement a été commentée ça veut dire que la lettre de licenciement elle est partie ça veut dire que dès lundi matin ils vont être informés de la mise en place de leurs droits etc le plan social est en marche donc cette entreprise elle est condamnée c'est un renoncement véritable par rapport à ses salariés par rapport à l'industrie faut-il en rester là non moi je suis président d'une région qui est une région fortement industrielle nous avons en centre-val de Loire 40% de plus d'emplois industriels que la moyenne nationale 20% de la richesse elle est liée à l'industrie encore dans notre région et nous nous battons et nous allons nous battre nous allons nous battre pour que les locaux industriels pour que les machines industrielles puissent servir et je vais développer des contacts nous allons accompagner ces salariés accompagner fortement la région à une responsabilité en matière de formation et bien dès aujourd'hui je mets en ordre de marche les services de la région
en lien avec l'État pour que nous puissions trouver les emplois les entreprises qui pourraient
offrir des emplois à ces salariés et pour que nous puissions engager pour tous ceux toutes celles qui en auront besoin un plan de formation dans la proximité pour leur permettre d'aller vers d'autres emplois de monter en niveau leur qualification il y a une mobilisation sociale autour de ces salariés qui va se développer et je me porterai en tant que président de région complètement complètement sur cette priorité
Merci François Bonneau merci beaucoup d'avoir été avec nous président socialiste de la région Centre-Val-de-Loire et on suivra évidemment ce dossier avec vous merci beaucoup d'avoir été dans cette émission Quentin on repart sur les unes de la presse régionale on continue avec le moral des Bretons Voilà c'était la une du Télégramme effectivement Oriane la santé au beau fixe voilà des nouvelles un peu plus réjouissantes à la une ce matin c'est donc à lire ce matin dans le journal de Brest les Bretons qui se sentent en meilleure santé que les habitants des autres régions de France c'est l'un des enseignements d'une enquête de santé publique France réalisée tous les deux ans dans le détail dans les pages intérieures les Bretons qui dorment plus longtemps que la moyenne des Français 7h38 ils sont moins sédentaires c'est-à-dire qu'ils restent moins en position assise toute la journée les Bretons qui fument moins aussi que les autres Français la moyenne c'est de 17% en France c'est moins chez les Bretons mais en revanche les Bretons qui boivent plus que la moyenne des Français 28% des Bretons qui admettent dépasser les deux verres d'alcool par jour recommandés contre 22% pour les Français en général voilà on a bien compris le profil du coup allez Quentin évidemment on parle de Noël déjà c'est vendredi donc avec vous on parle de Noël Noël qui approche et effectivement c'est cette publicité qui cartonne peut-être que vous l'avez vue je crois qu'en rien vous ne l'avez toujours pas vue le conte de Noël qui émeut le monde l'histoire de ce loup mal aimé un joyau d'animation réalisé pour l'enseigne intermarché et qui fait le buzz des millions de vues partout dans le monde cette pub elle a été créée à Montpellier d'où cette une Cocorico c'est l'oeuvre du studio Illogic félicitations à eux pour ce succès il faut que je regarde cette pub alors on termine non pas avec les marchés de Noël mais avec le repas de Noël cette fois-ci ouais peut-être que vous réfléchissez à ce que vous allez pouvoir servir pour le réveillon l'occasion est bien de s'intéresser à ce que l'on mange en Guadeloupe avec cette une en créole Kanuka manger pour Noël titre ce matin en créole le journal France Antille dans les pages intérieures on voit plein de plats et je lis dans le papier l'île est une mosaïque dit le journal une mosaïque qui à Noël se met à chanter cuisiner rire et mijoter en plusieurs langues et plusieurs épices regardez donc on a ses plats à base de riz pois d'angole et cochon rôti colombo en toute sauce poisson grillé au citron jaune le journal qui dit aussi que l'on mange des huîtres sur certaines tables aux Antilles bah merci Quentin voilà une bonne idée de repas merci beaucoup il fait voyager aussi au passage merci mais je vais Noël parce qu'on ne vous retrouve pas du coup dans cette émission c'est la dernière pour moi en 2025 on vous retrouve en 2025 on se retrouve en 2025 merci beaucoup merci Quentin allez on va revenir à la politique et sur le fait marquant de cette semaine c'est donc l'adoption du budget de la sécurité sociale par l'Assemblée validation de la méthode le cornu mais n'est-ce qu'une étape quid de la suite d'abord on va revenir sur ce qui s'est passé cette semaine avec Marion Dalpèche il a réussi là où ses prédécesseurs ont échoué mardi le projet de loi de financement de la sécurité sociale est adopté majorité 241 pour 247 contre 234 mais si ce budget éloigne la perspective d'une nouvelle crise politique il ne satisfait personne à l'Assemblée
le compromis c'est d'accepter que le texte final n'est pas celui dont nous aurions les uns et les autres rêvé
ce soir c'est le retour de façon accélérée
au tambouille à la petite cuisine nauséabonde de la 4ème République il était important qu'on puisse affirmer quand même parce qu'il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français sur la situation budgétaire du pays qu'on puisse affirmer les choses et ce qui ne va pas en particulier dans ce budget sans pour autant que ça fasse finalement entrave à son adoption
après le vote des députés les sénateurs à majorité de droite prévoient de rejeter d'emblée le texte de retour au Sénat aujourd'hui permettant ainsi sa validation définitive mardi prochain à l'Assemblée
le Sénat a montré beaucoup de sagesse parce que si on avait réouvert le dossier bien sûr on aurait pu reprendre un certain nombre de mesures qui nous sont chères mais je crois qu'on n'aurait pas tenu les délais et de ce fait on tuait le PLFSS
mais la partie n'est pas encore gagnée pour le Premier ministre le budget de l'État doit encore être voté d'ici la fin de l'année le gouvernement devra arracher un nouveau compromis cette fois avec l'ensemble du Parlement et le gouvernement prévient il n'utilisera pas le 49-3
le 49-3 n'a pas été utilisé pour le PLFSS il ne sera pas utilisé sur le PLF dans la démarche que je viens de vous donner il faut donner toutes ses chances à cette commission disparitaire il faut faire confiance au sénateur dans la capacité à construire des compromis
en cas de désaccord il sera impossible de tenir les délais restera alors l'option de la loi spéciale utilisée l'an dernier qui permet de re-voter le budget de l'année précédente et on va revenir sur cette semaine avec vous bonjour Françoise Degoy merci d'être là et bonjour Arnaud Bénédé merci également d'être avec nous directeur de la nouvelle revue politique on va revenir évidemment sur le fait marquant de cette semaine politique victoire de Sébastien Lecornu victoire du Parlement aussi Arnaud cette semaine vous savez moi je me méfie toujours je vais dire des interprétations actives et rapides
oui c'est une habileté certaine du Premier ministre à avoir réussi à bâtir un compromis que personne sur le fond n'attendait compte tenu de la situation au Parlement
victoire aussi parce que finalement le groupe LR d'une certaine façon par une sorte de mouvement d'irrédentisme
s'est détaché des consignes de vote du président de LR moi c'est ce que je constate quand même cette victoire n'aurait pas été possible sans les socialistes d'un côté indéniablement mais sans le ralliement d'un certain nombre de députés LR qui ont voté favorablement ce compromis ça c'est la réalité en tout cas du moment ensuite la vraie question qu'il faut se poser c'est l'impact que ça aura dans l'opinion publique moi je crois que c'est ça qui est important en effet c'est la première fois qu'on arrive à un compromis qui était absolument impossible jugé impossible il y a encore
quelques semaines de ce point de vue là Lecornu a réussi là où Barnier et Beyrou
n'ont pas réussi mais la vraie question est de savoir comment ça va être ensuite métabolisé
par l'opinion si vous voulez la France est une vieille terre antiparlementaire il ne faut jamais l'oublier aussi la troisième et la quatrième république je veux dire se sont à un moment donné effondrés sur le choc des réalités
de l'opinion publique par rapport à ce qui apparaissait comme des combinaisons parlementaires et des combinaisons politiciennes c'est ça qu'il faudra suivre par la suite c'est-à-dire comment ça va percoler dans l'opinion publique au-delà en effet de l'habileté certaine de M. Lecornu
à avoir réussi en tout cas à avoir franchi cet obstacle qui était un obstacle difficile je le reconnais ça paraît difficile de le dire mais enfin c'est l'habileté de Sébastien Lecornu c'est aussi quand même un peu l'habileté d'Olivier Faure je sais qu'on a quand même beaucoup de mal à reconnaître que c'est quand même une victoire non pas toi mais pas vous pardon une victoire socialiste mais c'est quand même la maestria aussi d'Olivier Faure et du Premier ministre avec comment dirais-je deux personnalités qui parlent à peu près le même langage mais un qui est bien bien installé sur sa droite et l'autre qui est bien installé sur sa gauche donc là où je ne suis pas sur la percolation d'opinion bien sûr mais la percolation d'opinion elle plébiscite le vote du PLFSS parce que dans ce vote il y a quand même des choses très fortes sur le plan social il y a la suspension de la réforme des retraites il y a le dégel des pensions de retraite des minima sociaux il y a le milliard en plus pour l'ondame tout ça c'est concret c'est d'ailleurs pour ça que le PLFSS passionne et fascine parce que c'est vraiment la partie du budget très concrète moi je contrairement bien sûr Arnaud a raison de le dire c'est un moment moi je pense qu'on est au début d'une nouvelle culture en réalité et si j'osais pousser je suis avec le spécialiste absolu de la vie parlementaire et de l'histoire parlementaire mais si j'osais pousser je dirais que nous sommes peut-être en train de vivre les prémices quand même de la 6ème République et je dois dire quand même que qu'est-ce qui s'est passé dans tout ce débat on viendra à la suite car je fais partie des gens qui pensent qu'il n'y aura jamais de 49-3 parce que Sébastien Lecornu est tout à fait cohérent avec lui-même mais si on regarde ce débat il y a en plus de ça ce débat fait qu'il y a un homme parce qu'il est faible politiquement mais qui est complètement sorti du jeu qui s'appelle le Président de la République et ce Président de la République d'ailleurs chaque fois qu'il remet des pattes dans le débat public les Français ne supportent pas en fait ils veulent finir le quinquennat sans lui en gros Emmanuel tu ne veux pas partir tu es bien là où tu es occupe-toi de l'international dès qu'il remet un peu les pattes dans le débat public je pense à la libéralisation etc les gens l'éjectent et ce débat-là quand même quelles que soient les raisons pour lesquelles il a lieu c'est-à-dire la faiblesse d'Emmanuel Macron la dissolution et bien il met en lumière un Premier ministre un Parlement et il laisse un peu de coquetet il efface un peu la fonction présidentielle et moi je trouve que c'est extraordinairement sain ce qui est en train de se passer ça n'a rien d'apocalyptique j'entends les postures ce n'est ni apocalyptique ni toxique c'est extraordinairement sain On est aux prémices de la 6ème Alors moi personnellement je ne le souhaite pas parce que je suis contrairement à Françoise de Gouin un fervent défenseur de la 5ème République qui a permis
de stabiliser et de mener un certain nombre de politiques publiques et de réformes qui ont il faut clairement le dire redressé la France après 1958 indéniablement moi ce qui m'inquiète c'est que si vous voulez le parlementarisme
tel qu'il s'est construit historiquement en France a été très souvent un parlementarisme qui n'a pas permis finalement au pays de pouvoir mener les réformes et de développer une vision stratégique
je rappelle quand même les exemples de la 3ème et de la 4ème République qu'on nous ressent régulièrement comme des exemples formidables de démocratie parlementaire certes ce sont des exemples de démocratie parlementaire mais ce sont aussi des exemples de ce qu'on appelle le régime d'assemblée c'est à dire qu'à un moment donné empêche l'État
véritablement de mener les politiques dont le pays a besoin non mais la 3ème rappelons quand même que la 3ème et la 4ème République Françoise se termine par des naufrages absolus non mais ok on va pas refaire l'histoire parlementaire je crois qu'on est plutôt dans ce moment là mais moi c'est là où j'ai une
différence une interprétation différente avec Françoise qui est extrêmement optimiste moi je suis beaucoup plus optimiste je pense que aujourd'hui
malheureusement la situation dans laquelle on se retrouve et dont le président de la République je suis d'accord avec vous est totalement responsable en l'occurrence nous empêche véritablement de pouvoir franchir les haies que nous avons à franchir et ça c'est un vrai sujet après est-ce qu'on est
au début de la 6ème République je ne sais pas mais franchement je ne fais pas de prophéties
moi ce n'est pas des prophéties c'est ce que je vois dans la façon c'est ce que je vois dans la façon dont s'est déroulé le débat dans la façon dont les gens se parlent et encore une fois dans l'effacement vraiment en tout cas la mise de côté de l'ombre portée permanente du chef de l'État et ça n'est pas simplement lié à Emmanuel Macron c'est-à-dire l'ombre portée du chef de l'État sur la 5ème qui est à la fois la garantie de la puissance de la 5ème mais qui est désormais je pense que Emmanuel Macron j'espère qu'il sera le dernier président de la 5ème République il a poussé au paroxysme non mais c'est pas pour sa mort c'est-à-dire que vous dans un an et demi voyez la fin de la 5ème République non non non mais je voudrais évidemment il faut du temps il faut une constituante etc mais je veux dire par là que nous sommes dans cette mutation-là et je le souhaite et je l'espère nous ne pouvons plus et je suis d'accord avec les bienfaits de la 5ème dans ce que vous dites et vous le dites mille fois mieux que moi mais la réalité c'est que nous ne pouvons plus politiquement même en termes de psyché collectif nous ne pouvons plus je sais qu'on me dit les français sont paradoxaux ils se sont jamais remis d'avoir coupé la tête du roi tout ça c'est bullshit pour moi c'est 0 plus 0 la tête à Toto c'est les arguments qu'on trouve à la mort moins le nœud si vous voulez pour expliquer qu'en fait il faut un roi il faut Jordan Bardella comme président de la République non tout ça je laisse de côté je pense véritablement que nous rentrons plutôt dans le siècle de l'horizontalité je pense que la verticalité a été bénéfique mais maintenant elle tue la politique on va parler 0 plus 0 la tête à Toto excusez-moi mais on a ce qui risque de passer de se lasser dans les prochains jours et notamment la suite le budget que Sébastien Lecornu va devoir faire passer on va écouter ce qu'en dit la députée Renaissance Prisca Théveno
j'entends effectivement d'un côté les socialistes donner énormément de listes de concessions que les autres devraient faire sans quoi ils ne suivraient pas et de l'autre côté j'entends une partie de la droite Horizon les républicains dire qu'il y aurait trop de lignes rouges qui seraient franchies moi ce que je dis simplement c'est que nous avons un premier ministre et son gouvernement qui sont en train de bâtir un chemin de compromis c'est courageux c'est difficile c'est complexe mais nous devons nous inscrire dans cette renigne là ce n'est pas facile
mais nous devons y arriver pas pour nous mais pour les français qui le demandent parce que aussi
il faut le dire très honnêtement adopter un budget pour le pays à la fin de l'année permettra peut-être de sortir de cette crise politique dans laquelle nous sommes enfermés depuis un an et qui nous empêche d'adresser
plein d'autres sujets qui sont nécessaires et essentiels François est-ce que le plus dur est à venir pour Sébastien Lecornu est-ce que ce qui s'est passé sur le budget de la sécurité sociale peut se repasser sur le budget Alors on fait un peu une analyse des troupes faisant une cartographie comme l'état-major c'est pas tout à fait ça va être bien plus difficile en fait sur le budget général sur ce qu'on appelle le PLF le projet de loi de finances c'est plus difficile que sur le PLFSS parce qu'on a une majorité quand même qui est extrêmement remontée qui sera très difficile pour le Premier ministre d'amadouer c'est-à-dire qu'en gros dans le PLF il faut pour que le PLF soit adopté à la différence du PLFSS parce que là le PS avait arraché le budget général le Parti Socialiste ne votera jamais on est d'accord ça n'existe pas si vous votez le budget général c'est que vous êtes dans la majorité ce qui n'est pas le cas donc c'est pas la peine de se faire des nœuds dans la tête jamais le PS ne votera pour pas plus que les écologistes ou le Parti Communiste si on fait le rapport de force aujourd'hui pour que le PLF passe il faudrait que l'ensemble de renaissance enfin de EPR je ne sais jamais comment on les appelle qu'est-ce qu'il y a de l'ensemble le bloc central c'est ce qu'on appelle le bloc central le bloc soviétique non je plaisante vote comme un seul homme pour il faudrait que l'IOD vote comme un seul homme pour il faudrait que les LR votent comme un seul homme pour et que le PS les Verts et le PC s'abstiennent et là ça passe comprenez bien que le chemin il est encore plus étroit que pour le PLFSS donc il est possible vous savez si Sébastien Lecornu comme il le laisse entendre rétablit le fond vert ou une partie du fond vert vous pouvez évidemment amadouer aussi les écologistes mais si vous amadouez les écologistes qu'est-ce que vous faites pour amadouer votre propre donc sur le PLF je pense que l'exercice est plus compliqué ça ne passera pas au 49.3 je sais bien que tout le monde ambiance il y a plein de gens que ça intéresse le 49.3 qui ambiance les rédactions pour dire attention Lecornu pas du tout Sébastien Lecornu le répète ad nauseum à tout son entourage pas de 49.3 et c'est normal parce qu'il est cohérent avec lui-même parce que s'il fait un 49.3 la censure elle sera immédiate y compris la censure du parti socialiste donc probablement que ça termine en loi spéciale votée à la mi-janvier ou vers le 20 janvier mais il reste 1% du chemin pour le vote du budget j'y crois pas beaucoup contrairement à la dernière fois que je vous avais affirmé sur ce plateau contre Vans et Marais voilà Arnaud Non mais Françoise a tout dit je ne vois pas comment aujourd'hui le budget dans les conditions actuelles peut être adopté d'abord le vote sur le budget pour une opposition c'est clair c'est le marqueur vous êtes dans l'opposition quand vous votez contre le budget c'est l'histoire c'est l'histoire du parlement
et c'est l'histoire même de la 5ème république pour le coup aussi d'une certaine façon donc on ne voit pas aujourd'hui en effet le trou de souris qui peut exister pour que le Premier ministre arrive à faire adopter son budget sans passer par une loi spéciale ou évidemment l'utilisation du 49.3 à laquelle je ne crois pas en effet
parce que l'utilisation du 49.3 c'est le déclenchement mécanique de la censure et là pour le coup la censure sera adoptée et Sébastien Lecornu tombera donc la solution c'est la loi spéciale mais après je veux dire ça ne règle pas quand même les difficultés budgétaires de la France parce que la loi spéciale
n'est pas à la hauteur finalement de l'épreuve budgétaire que nous devons affronter et c'est ce qui me ramène à ce que je disais tout à l'heure
à l'incapacité que nous avons à affronter les vrais sujets parce que tout simplement la situation du parlement nous oblige à une forme
d'immobilisme si l'on veut survivre et c'est bien le problème me semble-t-il
On passe au second thème de ce club et on va parler de la colère des agriculteurs mobilisés hier en Ariège 500 agriculteurs mobilisés 4 interpellations c'est ce qu'annonce ce matin le ministre de l'Intérieur il était sur RTL on va l'écouter
Il y avait évidemment des agriculteurs des éleveurs et puis on avait aussi quelques dizaines de militants de la mouvance ultra-gauche qui ont été très en pointe pour empêcher les forces de l'ordre d'accéder à cette exploitation Il y a eu des interpellations en utilisant beaucoup de moyens d'obstruction des barrages des mises à feu et puis surtout des prises à partie des forces de sécurité intérieure qui nous ont obligés évidemment à intervenir Il y a eu des interpellations ?
Il y a eu 4 interpellations que nous comprenons évidemment parfaitement c'est un drame pour un éleveur de voir son troupeau disparaître donc voilà c'est souplesse, tact mais en même temps on ne peut pas tolérer de violences d'exaction et de dégradation
Franchement, honnêtement comment s'y prendre comme un manche ? Expliquez-moi juste en deux minutes par Laurent Nunez alors qu'il me déçoit un peu parce que je dois dire que Laurent Nunez fait partie des gens de gauche et on est assez nombreux à tresser des lauriers de ce préfet de Paris qui a été peut-être parce qu'il était par rapport à l'Allemand il était mais je veux dire Didier Lallement qui était à l'Allemand Didier Lallement l'ancien préfet de Paris non mais objectivement comment est-ce qu'on peut être commettre des fautes politiques pareilles ? Pourquoi est-ce qu'on en voit ?
alors bien sûr maintenant on accuse l'ultra-gauche alors elle a bon dos les sous-lèvements de la terre ils ont bon dos on en voit les CRS on en voit des hélicos dans un monde rural qui est déjà exacerbé et les agriculteurs je veux dire ne sont pas en crise parce qu'ils ont des humeurs de danseurs c'est des états d'âme de garçons de bain je suis désolé les agriculteurs ont de vraies raisons et je ne suis pas populiste en le disant de vraies raisons d'avoir une crise existentielle réelle donc on est vous imaginez quand même la vista des aigles politiques qui nous gouvernent on est à quelques jours de la signature du Mercosur qui va mettre le feu à nouveau à la prairie et on envoie des hélicos chez des agriculteurs ça n'a aucun sens je ne comprends pas à un moment donné comment comment on peut se tromper à ce point de vision pardon
je suis tout à fait d'accord avec ce que dit Françoise là pour le coup ce sont des images qui sont politiquement destructrices
absolument destructrices dans le contexte que connaît le monde agricole en France la signature du Mercosur
l'abattage des troupeaux qui constitue en effet un drame absolument existentiel pour les exploitants agricoles et des gens qui n'ont plus rien à perdre il faut bien se rendre compte que le monde paysan et qu'un certain nombre d'exploitations n'ont plus de trésorerie devant elles donc on va voir ce qui va se passer aujourd'hui mais on sait très bien que la coordination rurale est en train de mobiliser dans le sud-ouest devant les préfectures on sait très bien qu'il y a une mobilisation qui se fait à peu près
dans un nombre de régions d'élevage en France aujourd'hui contre ce qui est en train de se passer les images des hélicoptères
des centaures du déploiement policier est hors de proportion par rapport à la réalité et au drame que vivent les paysans je pense que c'est une faute politique qui va peser sur en effet le ministre de l'Intérieur mais aussi sur la ministre de l'Agriculture qui est quand même engagée dans cette affaire et plus largement sur le gouvernement
Oui sur le gouvernement et sur Emmanuel Macron parce que je vous rappelle que comme toujours enfin ça c'est aussi c'est la vertu de votre cinquième c'est-à-dire que même ma voiture est cassée dans la rue c'est la faute du président c'est utile quand même Non mais c'est la vertu de votre cinquième parce que d'abord il n'a plus de paratonnerre pour se protéger Emmanuel Macron il est celui qui a changé d'avis 14 fois sur le Mercosur il a essayé de trouver une coalition évidemment pour lutter contre le traité il ne l'a pas trouvé donc changement de pied en plus de ça il y a un mois à Belém à la COP au Brésil où il donne le sentiment que finalement c'est pas si mal parce qu'il est avec Loulard donc on nage complètement avec ce président dans ses propos un peu en figurique si vous voulez sur le Mercosur alors que pour lui c'est assez clair quand vous en discutez avec lui effectivement ça se tient mais ce qui sort dans l'opinion c'est que ça se tient pas du tout moi je vais vous dire je n'ai pas d'informations mais même si ça circule un peu sous le manteau si je suis aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon un insoumis et que j'ai décidé si vous voulez de faire tourner le gouvernement vous savez ce que je fais j'attends la signature du 20 décembre et je dépose une motion de censure et vous allez voir la motion de censure contre la signature etc la motion de censure dont on peut s'essir par le 49-2 c'est ça la motion de censure du gouvernement je vous assure qu'elle passe très largement sur le Mercosur donc vraiment comment peut-on se mettre dans une position aussi faible et le contexte que l'on vit actuellement dans les campagnes depuis 24 heures peut en effet inciter la France insoumise à déposer une motion censure mais même le Rassemblement national elle sera votée
si c'est la LFI
il y a les difficultés du monde agricole il y a aussi les difficultés de notre industrie avec la liquidation judiciaire hier de Brandt coup dur pour les 700 salariés qui se retrouvent au chômage alors qu'il y avait un projet de reprise soutenu par l'État soutenu par les collectivités territoriales et on va voir ce qu'on dit ce matin le ministre de l'Industrie Sébastien Martin oui elle était sauvable maintenant ce que je souhaite c'est qu'on n'agisse pas à nouveau dans la précipitation il y en a qui me disent il faut que j'appelle le procureur pour qu'il fasse appel je rappelle juste que dans notre constitution il y a quand même une forme de séparation des pouvoirs donc il faut qu'on prenne le temps d'ici la fin de l'année on va se revoir avec les acteurs locaux pour essayer de rebâtir un projet un autre projet peut-être un projet sérieux tout aussi sérieux que celui-ci avec plus d'investisseurs privés sans doute aussi donc moi je ne laisse pas tomber je ne laisse pas tomber le sujet Brandt c'est le choc pour les salariés de Brandt mais ça va au-delà Arnaud il y a une forme aussi d'incompréhension qu'un projet qui était soutenu par les salariés avec le soutien de l'état des collectivités et qui est une distribution derrière
on va revenir à Emmanuel Macron encore une fois c'est tout le logiciel que nous vend à Emmanuel Macron sur la prétendue réindustrialisation du pays ces dernières années qui s'effondre devant cette réalité c'est à dire que Brandt qui est une marque qui est centenaire qui est une marque d'atelier qui est une marque historique est en train de s'effondrer avec 700 personnes qui sont sur le carreau en effet c'est aujourd'hui j'allais dire le témoignage de ce processus de désindustrialisation lent qui s'est finalement développé depuis les années 70 d'ailleurs parce que ça n'a pas commencé dans les années 80 c'est vieux la crise du système productif c'est au moment des deux chocs pétroliers de 73 et de 77 on l'a complètement oublié mais voilà on en arrive là c'est en effet absolument destructeur
ça m'intéresse parce que ça dédouane les socialistes
c'est destructeur non mais c'est la réalité
c'est le choc giscard bien sûr c'est le choc pétrolier c'est le choc pétrolier surtout le choc pétrolier c'est Giscard
et voilà ça a commencé sous Giscard et donc cette situation en effet arrive au plus mauvais moment pour le gouvernement là aussi
ouais alors moi je suis d'accord 100% avec ce que vient de dire Arnaud décidément on est d'accord mais ça c'est normal sans faire les institutions non mais je veux dire il y a 100% d'accord ce que je rajouterais juste c'est donc le côté lunaire moi j'aime bien je suis un ministre je n'ai rien pour lui il n'y a pas d'empathie déjà dans les mots est-ce qu'on a tous été reporteurs moi je l'ai été vous avez déjà fait des reportages dans les usines où on apprend qu'on va fermer avant Noël vraiment ça me brise le cœur ça brise le cœur des salariés déjà à la base donc parler avec un langage je crois que avec nous si vous pouviez utiliser d'autres langages que déjà ça c'est le premier point c'est pas d'incommunication c'est profond ça veut dire que est-ce que ce gouvernement est concerné ou pas autrement que par des chiffres deuxièmement qu'est-ce que doit faire ce gouvernement qu'est-ce qu'il doit faire ce gouvernement il faut tordre le bras aux banques on a bien vu moi je veux bien qu'on mette sur la tête du procureur etc mais pourquoi est-ce que la justice rend cette décision parce que la justice sent que les banques ne suivront pas vous avez 20 millions d'euros qui sont mises par François Bonneau le président de la région par les pouvoirs publics 20 millions il manque entre 20 et 25 millions d'euros vous avez les salariés qui s'engagent pourquoi la justice parce qu'elle est méchante c'est parce qu'elle sent bien que les banques ne suivent pas donc à un moment donné à un moment donné les banques je rappelle qu'en 2008 on a sauvé les banques je rappelle que pas simplement en France je veux dire les états ont sauvé le système bancaire donc à un moment donné les banques aussi doivent quelques fous la banque publique d'investissement dans cette histoire bon peut-être qu'elle y est non non mais je suis sévère parce qu'on a des outils complètement qui sont complètement obsolètes sous le quinquennat François Hollande j'avais la chance moi d'être dans ce gouvernement parce que pour moi ça a été un honneur on a vu par exemple dès qu'on est arrivé la filière douce s'effondré la filière du poulet vous vous souvenez mille personnes sur le carreau les abattoirs en Bretagne qui ferment mille personnes sur le carreau avec aucune possibilité si vous voulez de réagir on a des moyens il faut que le gouvernement torde le bras aux banques point barre voilà à l'opposé de Brant on va terminer par une belle histoire qui concerne l'industrie c'est dans le Morbihan c'est l'histoire de la maison Sequoia ils font des maisons en bois et 4 employés dont le fils du gérant ont repris l'entreprise pourtant lorsque l'heure de la retraite a sonné pour le gérant François Bellec il y avait des investisseurs intéressés mais ils auraient très certainement voulu davantage industrialiser l'entreprise alors avec cette reprise par les employés ils ont l'intention de garder leur statut d'artisans de rester à une échelle à leur petite échelle avec une dizaine d'employés c'est ce qu'ils voulaient j'adore ça a été aussi ça a été stressant mais hyper stimulant disent-ils et au final tout reste comme avant il n'y a pas de raison que ça change j'adore j'adore ce que vous savez sur le principe on voulait terminer par une histoire un peu plus positive Arnaud très rapidement on me dit un petit mot de la nouvelle revue politique ah oui ça y est le site a été lancé la semaine dernière on a déjà beaucoup de contributions une chaîne YouTube bientôt je veux dire avec plusieurs débats qui sont programmés donc en effet on a une équipe qui est en tout cas particulièrement mobilisée et puis la qualité nous sert malgré votre côté réactionnaire je vous lis et j'adore et vous irez débattre sur sa chaîne YouTube Ah mais moi j'adore j'adore j'adore j'aime l'intelligence j'aime l'intelligence qu'elle vienne merci beaucoup merci Arnaud merci François merci à tous de nous avoir suivis très bon week-end public Sénat public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public Sénat merci à tous
merci à tous