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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 février 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

L'ancien ministre de l'Économie et des Finances Éric Lombard est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse partielle

    Vous aviez évoqué 13 000 très hauts patrimoines ne payant pas d'impôts sur le revenu. Cette affirmation a été contestée par Amélie Oudéa-Castéra à l'Assemblée nationale. Que répondez-vous ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous que votre affirmation ait mis Amélie Oudéa-Castéra dans une situation délicate ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Bercy est aveugle sur la fiscalité des plus fortunés ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous critiquez le budget 2025. Le trouvez-vous bon ou mauvais ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Craignez-vous un problème de consentement à l'impôt en France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas un problème de moyens à Bercy pour taxer les très hauts patrimoines ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Éric LombardChiffre
    « Le taux global d'imposition en France est plus élevé pour les classes populaires que pour les 0,1 % qui disposent des plus hauts revenus. »
  • 6:40Éric LombardChiffre
    « Le budget de la sécurité sociale est en déficit de 25 milliards. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il nous a rejoint sur le plateau Éric Lombard. Bonsoir pour notre grand entretien de 19h30. Ancien ministre de l'économie et des finances à mes côtés Nathalie Saintcric qui va vous interviewer.

On voulait revenir sur votre expérience justement quand vous étiez à Bermique qu'il y avait eu juste après votre passage sur ces 13000 très haut patrimoines qui ne payent pas d'impôts sur le revenu. Vous l'aviez dit dans une interview à Libération. Je cite à direction des finances publiques avait regardé parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro.

Il ne paye aucun impôts sur le revenu. Alors cette information depuis, elle a été confirmée par les services de Bercy et cette note qui a donc été rendue publique. Euh mais je voudrais qu'on réécoute Améie Monchalin à l'Assemblée nationale qui à l'époque n'était pas d'accord avec vos affirmations.

Il n'est pas vrai il n'est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne payent aucun impôt sur le revenu. Il n'y a pas de document à Ber qui le montrerait et si c'était le cas, cela fait bien longtemps évidemment que cette situation aurait été dénoncé de corriger. Elle a mentiine Monchalin.

Alors moi je veux pas être dans cette polémique, d'abord je profite de ce passage pour la féliciter parce que je trouver qu'il y a aucun problème avec sa nomination à la Cour des comptes au passage c'est une cour qui fonctionne avec des chambres et avec une autonomie des magistrats et je suis certain d'ailleurs j'en ai parlé avec elle qu'elle fera tout pour que la cour puisse continuer à statuer en toute indépendance sur les questions dont elle a à traiter c'est-à-dire qu'elle n'aura pas d'avis à donner sur ce que la cour fera. Oui, parce qu'on rappelle quand même la difficulté, c'est-à-dire que là, elle vient d'être ministre d'un budget, qu'elle va désormais devoir normalement euh en temp commenter et scruter. Alors, en étant euh à la tête de la Cour des comptes.

Elle a annoncé qu'elle allait se déportter. Il va y avoir quand même encore un budget, on ne sait pas mais sans doute c'est nécessaire normalement qui sera voté en 2026. de nouveau d'une majorité probablement dont dont elle vient, ça pose quand même des problèmes.

Éric Lombarda, on a l'habitude dans la République et d'ailleurs aussi dans les entreprises à gérer de gérer ce qu'on appelle les conflits d'intérêt et celui-là il est inédit. Oui, il est inédit. Mais c'est d'ailleurs inédit queon homme à la Cour des comptes d'abord une femme, il faut pardon s'en féliciter de talent évidemment sinon elle aurait pas été nommée jeune.

Et donc quand on est nommé quelque part en milieu de parcours professionnel, de toute façon, on a des conflits d'intérêt, ils vont être gérés. Je n'ai aucun souci là-dessus et je pense que voilà, il faut pas bouder notre plaisir d'avoir une femme de de talent qui dirige cette institution. J'ai dérivé dans [rires] ce qu'elle dit, il y a deux choses.

Il y a il n'y a pas des dizaines de milliers de foyers. Alors factuellement 13000 c'est pas des dizaines enfin on joue sur les mots. Et deuxièmement on n pas d'information là-dessus.

Alors il y a des choses qui lui ont échappé. H si on prend du recul, on a une question d'équité. Les français je parle pas du fondement.

Je parle est-ce qu'elle a dit autre chose que la vérité sur le le fond du sujet ? On a grâce au Sénat, grâce à la commission des finances du Sénat présidée par Claude Renal, eu beaucoup d'informations venant de Bercy. Moi, la première chose que je voudrais dire ce soir, c'est qu'il faut continuer à creuser ce sujet parce que en réalité depuis que l'impôt sur la fortune a été supprimée, on n pas d'information sur le patrimoine des Françaises et des Français.

On a une information globale fiscale sur ce qu'on appelle le revenu fiscal de référence. Donc, on a pu faire des sondages et voir que pour des personnes ayant des patrimoines importants, parce qu'on le sait par la presse ou par d'autres études, le revenu fiscal de référence est faible et donc leur contribution à la dépense publique est faible. Je pense que avant de prendre des décisions, il faudrait aller au fond de ce travail.

Quand vous dites que c'est pas des dizaines de milliers, moi je fa observer que le travail du Sénat porte uniquement sur la fortune immobilière. Sur la fortune immobilière qu'on connaît grâce à l'impôt sur la fortune immobilière. Si on ajoute l'épargne financière des ménages, ma conviction c'est que c'est bien des dizaines de milliers et il faut s'en assurer parce que effectivement Bercy n'a pas fait ce travail d'abord parce que la donnée n'existe pas.

Donc il faut sans doute trouver des scientifiques, regarder ce qu'on peut faire avec l'OPDA, enfin des scientifiques des économistes et on sait que des économistes comme euh comme Piketti, comme Zucman ont travaillé sur ces situer à ce que chacun paye une juste contribution. Alors ERC Lamb, on va en parler plus en détail mais je reviens à notre question et c'est vous finalement qui avez mis Amélie de Monchalin dans cette situation parce que c'est vous qui aviez sorti cette information. Comment vous expliquer que à l'époque alors qu'elle était à Ber, elle vient parler devant la représentation nationale et clairement à minima, c'est pas tout à fait juste ce qu'elle dit, c'est un problème.

Elle a dit que c'était pas des dizaines de milliers et c'est un sujet sur lequel comme je viens de lire, on est dans l'incertitude. Alors, on a l'impression un peu quand même que quand on est à Berti, c'est un peu comme Alan Madelin était et qu'il est parti au bout de 15 jours en se disant "On peut rien avoir, c'est la technure qui fait tout." quelqu'un qui est ministre enfin on a peut-être une idé des ministres mais ça doit être quelqu'un normalement quand il donne des statistiques qui permettent de faire une politique publique parce qu'autrement vous le faites pas au doigt mouillés euh qu'est-ce qui s'est passé sur le budget au moment où il y avait c'était le nœud où on a eu des semaines et des semaines sur la taxe Zman et monsieur Piquetti donc on était en plein dedans. ce qui s'est passé sur le budget de cette année, il y avait deux idées qui étaient présentées que j'avais présenté dans ce budget.

C'était une contribution différentielle sur les haut patrimoines pour traiter ce sujet et je souhaitais pas qu'on réinstalle la surtaxe d'impôt sur les sociétés sur les grandes entreprises. Ces deux sujets ont été abandonnés avant le dépôt du projet de loi par le gouvernement et à l'époque je n'étais plus dans ce gouvernement. Donc logiquement, le travail de préparation notamment sur la partie patrimoine euh n'a pas été conduit à son terme.

Raison pour laquelle quand Éric Cocrel a été aer président de la commission des finances et député des dossiers, il il n'a pas eu tous les dossiers enfin plutôt il a eu tous les dossiers qu'il a demandé. Ça c'est la règle, elle est impérative mais en fait il y avait pas assez d'éléments statistiques. Et pourquoi est-ce que la commission des finances du Sénat, pardon, d'être dans la cuisine, mais comme ça les téléspectateurs verront comment ça se passe parce que la commission des finances du Sénat a fait une liste de questions précises au service de Bercy qui du coup ont documenté cela parce que il y a jamais eu de note.

Moi les infos que j'ai eu c'est dans le dialogue avec les services. Il y a jamais eu de note qui analyse cela. Donc l'information, elle était pas documentée dans une note où on aurait pu la lire et en avoir des informations précises.

Mais justement Éric Lombard, c'est ça qui est intéressant aussi dans cette affaire, c'est la question de est-ce que Bercy est aveugle ? Est-ce qu'il y a une forme de brouillard statistique ? Par exemple, il y a deux journalistes du Nouvels, Caroline Naguer et Mathieu Haron qui maîtrisent très bien ces questionsl et qui disent "Il y a un trou noir, notamment une absence de connaissance sur toute une partie de la richesse des plus fortunés.

Est-ce que aujourd'hui il y a une difficulté à avoir une politique fiscale juste parce que les services le ministre des finances ne connaît pas précisément l'état des des plus hautes fortunes ? Je vais le formuler différemment si vous permettez, mais pas trop techniquement. Non non mais très simplement.

Effectivement nous n'avons pas cette information. Pourquoi ? parce que depuis la suppression de l'impôt sur la fortune, cette question n'a pas été soulevée par les gouvernements qui se sont succédés et nous avons été avec Améline Monchalin les premiers à le faire, ce qui permet que ce débat se développe, ce qui pour moi est une excellente nouvelle.

Et donc effectivement les services de Persine n'ont pas cette information parce que pour avoir cette information faudra la demander aux français et nous n'avons pas d'outils individuel permettant de demander à chaque français parce que si on demandait à chaque français quelle est le réparne financière euh voilà. Alors on le sait parce que il déclarent leurs dividendes, leur plusvalue pour ceux qui ont ont un patrimoine financier. C'est vrai que nous n'avons pas cette information.

Il y a un manque de données tout de même et ce que je souhaite mais il y a une commission d'enquête de l'Assemblée nationale qui a été demandée par Charles Lecourson à cette occasion ou à une autre ce débat soit conduit avec des universitaires pour qu'on ait l'information et que il tombé une élection présidentielle dans moins d'un an et demi sur cette base les différents partis les différents candidats se prononcent ma conviction c'est pourquoi j'ai lancé ce débat et je suis heureux qu'il se développe, c'est queil y a une inéquité pour certains euh des ménages qui sont concernés. Euh en clair, vous votre conviction c'est que les plus riches ne payent pas suffisamment d'impôts. Il il y a un chiffre que vous faites régulièrement ressortir le taux global d'imposition en France est plus élevé pour les classes populaires que pour les 0,1 % qui disposent des plus hauts revenus.

Oui, parce que quand vous êtes salarié, tout votre revenu est taxé, soumis à cotisation sociale et en plus l'essentiel de vos revenus, c'est de la consommation et vous payez de la TVA. Ça fait aussi partie de la contribution au fonctionnement de l'État. Et quand vous êtes plus fortuné, bah votre taux de consommation est pas forcément plus élevé et vous consommez sans doute un peu plus.

Et surtout ce qui a changé ces dernières années, peut-être ces dernières décennies, c'est une capacité de gérer les revenus et d'optimiser les revenus que l'on touche. Ce qui fait que la contribution de certains n'est pas ce qu'elle devrait être contenu encore une fois cette évolution qui est assez récente. Alors, est-ce que vous considérez que ce sont des trous, si j'ose dire, dans la raquette de l'impôt, c'est des trous dans lesquels se glissent les gens les plus fortunés comme vous dites ou est-ce que c'est une volonté politique de les mettre à l'abri ?

Je pense que ces développement on s'en est pas rendu compte. Les responsables politiques ne les ont pas vu parce que d'abord l'accroissement du patrimoine s'est accéléré ces dernières années, ce qui pose un problème d'équité. Et encore une fois, il y avait auparavant des structures beaucoup plus simples de détention, ce qui fait que les personnes les plus fortunettes et souvent les chaînes d'entreprise, il se versaaient un salaire assez élevé, il touchait un dividende et tout ça fonctionnait comme cela.

Aujourd'hui, aujourd'hui il y a euh une sorte de réticence à l'impôt h qui pose un problème à la République que tout le monde a en ce moment et qui pose un une vraie difficulté et qui se traduit par des opérations, des montages qui ne sont qui sont légaux a priori, enfin sinon il serait il serait poursuivis, mais qui fait que effectivement la contribution est est plus faible. Et quel est le sujet derrière ça ? C'est de l'imposition du patrimoine.

Il y a eu ce débat sur l'impôt sur la fortune ou l'absence de sur la fortune. Moi, historiquement, j'ai toujours été contre l'impôt sur la fortune parce que il faut favoriser aussi l'entrepreneuriat. Il faut pas décourager les entreprises.

H même si l'impôt sur la fortune est payé par les gens et pas par les entreprises. Mais simplement aujourd'hui avec ce que nous sommes en train de constater, je pense que si on veut être équitable, il faut retrouver un lien entre la contribution et le patrimoine. Pour celles et ceux qui ont pasé un patrimoine important.

Je préciserai sans être trop technique que l'outil de travail ou l'investissement productif doit en être exclu parce que on veut que l'investissement se se fasse et j'ajoute un un autre point. Je parle des ménages et des personnes euh parce qu'on mélange un peu la taxation des entreprises et la taxation des personnes. H euh c'est les personnes qui doivent contribuer.

Si on taxe l'entreprise, on réduit ses moyens, on réduit sa compétitivité et c'est les entreprises qui recrutent, qui payent les salariés et donc il faut vraiment distinguer les par rapport à ce que vous dites. Ça veut dire que vous considérez que ce budget là après toutes les péripéties qu'on a connu est bon ou pas bon ? On a dit, certains ont dit que ça sacrifie à la gauche et vous vous êtes plutôt conn duant quelqu'un de gauche a priori.

Donc vous devriez le trouver bon. C'est c'est un autre sujet mais je je suis je vais y répondre très très rapidement. Je je n'ai pas aimé ce budget parce que en fait il sacrifie l'avenir pour deux raisons très simples.

Le budget de la sécurité sociale est en déficit de 25 milliards. Ça veut dire quoi ? La sécurité sociale, son déficit, elle augmente ses dépenses parce que on paye la retraite des seiors et l'augmentation de soins des seniors.

Et si on finance ça par de du déficit, c'est de la dette que nos enfants et les jeunes générations vont vont payer. Ça c'est une inéquité parce que la génération actuelle notamment ceux qui partent à la retraite qui ont bénéficié d'être h glorieus qui ont bénéficié d'une période bénie en plus faire payer par leurs enfants leurs retraite et leurs soins, c'est injuste. Vous voyez bien quel politiquement c'est à chaque fois inflammable de toucher au seigneur au retraités.

C'est très compliqué. Oui mais il faut dire les choses puisque il y aura un débat dans les mois qui viennent. Il faut absolument rééquilibrer cela pour favoriser ceux qui travaillent dont les salaires sont souvent euh trop faibles.

Rapport actif inactif. Vous trouvez que les inactif mais mais bien sûr le le niveau de de vie le niveau de revenu des retraités est plus élevé que ceux qui travaillent alors que ils ont accumulé pour beaucoup d'entre eux une épargne, ils ont moins de dépenses, ils ont déjà pas d'enfants qui n'ont pas forcément volé hein. Plus d'enfants.

Non, bien sûr qu'ils n'ont pas volé mais je pense que ceux qui travaillent ne volent pas non plus leur argent et à la fin ils ont moins de revenus. Donc vous vous êtes favorable à ce qu'on taxe moins les actifs et plus les retraités qu'on rééquilibre pour être cl Exactement. On a un sujet de pouvoir d'achat dans ce pays et si pouvoir d'achat est trop bas, les gens disent la SQ.

Non, la SQ elle est payée sur le salaire essentiellement et elle est beaucoup trop payée sur le salaire alors qu'il y a beaucoup d'autres revenus. Donc si on veut augmenter les salaires, il faut maîtriser la dépense de la sécurité sociale mais aussi trouver des façons de rééquilibrer son financement. Pardon, tout ça être un petit peu technique.

C'est des débats absolument immenses. En fait, on a vraiment un problème d'équité dans notre pays. La dépense publique est considérable, plus de de 1700 milliards d'euros.

Et en réalité, le financement de la dépense publique pèse beaucoup trop sur ceux qui travaillent, qui soient salariés ou fonctionnaires. Donc, on sacrifie l'avenir au présent. Et en gros, on va perdre 2 ans.

C'est pas pour la stabilité politique, c'est qu'il y a pas de consensus sur ce point. Il y a pas de consensus politique et donc il est serait important qu'on le construise pour pour les années qui viennent et comme en plus il faut bien compenser le difficile de la sécurité sociale, l'État qui prépare l'avenir. L'État c'est la sécurité, c'est aussi l'enseignement supérieur, la recherche et du coup on a sacrifié l'État.

Ce sont des mauvais choix de long terme. Est-ce que vous craignez qu'il y ait désormais un problème de consentement à l'impôt ? La question, elle est posée et c'est pour ça qu'il faut qu'on refixe à la fois les grandes masses de dépenses et qu'on les accepte.

Maintenant, plus de la moitié de la enfin presque la moitié de la dépense publique, c'est la sécurité sociale, la santé et les retraites, c'est quand même beaucoup. Et et qu'on sache exactement quel est le choix collectif sur où est-ce qu'on dépense de l'argent, ça se fait dans une présidentielle, ça part de bien sûr. Attendre 2027.

Mais alors c'est très court vu l'ampleur des questions à poser parce que il y a comment est-ce qu'on dépense l'argent public et comment on finance cela et surtout veiller à ce que ça soulage les salariés, les fonctionnaires pour que ce soit plus partagé euh par l'ensemble des Françaises et des Françaises. Une autre question aussi pour appliquer ces politiques publiques que vous appelez de vos vœux. Est-ce qu'il n'y a pas un problème de moyen à Bercy ?

Est-ce qu'il n'y a pas un déséquilibre des moyens ? vous expliquer tout à l'heure la difficulté pour taxer désormais les très hauts patrimoines, les très haut de fortune. On voit qu'il y a une administration publique qui est désarmé.

En face, il y a aussi des avocats fiscalistes que les plus grandes fortunes peuvent embaucher. Et j'appuie ça sur des chiffres. Il y avait la contribution de différentiel sur les hauts revenus pour viser justement les foyers se rémunérant principalement via leur placement financier.

Bon, par résultat des courses, 400 millions d'euros dans les caisses de l'État, c'est quatre fois moins que prévu. Donc même quand vous avez une politique que vous arrivez à faire voter et qui est censé s'appliquer, il y a une difficulté dans l'efficacité de l'État. Alors, je je ne suis pas d'accord.

Ber est une maison que je connais bien et que j'ai dirigé pendant 9 mois. C'est une maison magnifique avec des personnes très impliquées qui simplement exécutent les décisions politiques. Donc pourquoi est-ce que la France est peut s'endetter facilement ?

Parce que notre capacité à lever l'impôt est exceptionnelle, à lutter contre la fraude est exceptionnelle et tout cela est fait de façon moderne, efficace et l'impôt qui est décidé, il est prélevé. Simplement pour revenir à votre question plus technique, un impôt sur des personnes fortunées euh peut permettre quand on gère ses flux financiers, surtout que l'impôt était présenté quand même exceptionnel à ces ménages de déplacer un revenu pour concentrer les revenus sur une année donnée et échapper à on retombe toujours sur le problème de l'optimisation fiscale, hein. C'est pourquoi il faut documenter cela, avoir une indexation en tout cas partielle sur les patrimoines pour que ce cette demande légitime d'équité, il y soit répondu dans la transparence.

Et effectivement, si nous n'avons pas les données, c'est que nous ne les avons pas demandé pas eu de volé politique parce que bah non parce que ce sujet il est apparu assez récemment dans le débat. C'est c'est la réalité de de ces derniers mois. Est-ce que le vous parlez des 9 mois à Ber ?

Est-ce que ça vous a vous avez aimé ? Enfin, je veux dire, c'est pas une question personnelle, c'est simplement en gros est-ce que vous voulez continuer autrement, avec qui ailleurs mais un peu de la politique quoi. Je je vais où est-ce que vous êtes ressorti épouvanté en vous disant plus jamais ça ?

Laissez-moi tranquille. Première constatation, quand on veut faire des choses dans l'État et en politique, on peut le faire. On peut le faire comment ? et on a fait adopter un budget 2025 dans de bonnes conditions dans le dialogue.

Nous avons dialogué avec tous les partis représentés à vous avez vu le résultat vousmême que on a sacrifié la parle du budget 2025 du budget 2025 qui était adopté dans dans de bonnes conditions. Donc on peut faire les choses dans le dialogue. ma conviction et c'est pour ça que je vais continuer à m'engager et à participer au débat public et merci de m'inviter parce que débat public, j'entendais ce que disaient certains auparavant, il se fait dans les médias et et donc c'est très bienvenu.

On va être dans un monde de coalition en France. Aujourd'hui, on dit il y a une assemblée, c'est compliqué mais encore une fois, nous on a fait passer un budget avec cette assemblée et Sébastien Lecnu d'ailleurs l'a fait à nouveau pour pour 2026. Je pense que on aura en 2027, quelle que soit l'issue de la présidentielle probablement une coalition parce qu'il semble c'est ce que demandent les Français pas pas une coalition, une assemblée fragmentée.

H et donc si on veut, il y aura pas pour bien vous comprendre une majorité qui se dégagera comme il pouvait en avoir auparavant. Il faut faire désormais avec un un paysage politique fragment. Ça s'est pas passé en 2022.

Il est possible que à nouveau on ait un paysage fragmenté. Moi je pense qu'il faut en tirer bénéfice. Ça veut dire qu'il faut absolument travailler ensemble.

Travailler avec ceux qui se font avec qui quand même avec ceux alors précisément avec est-ce que avec ceux qui pensent à peu près comme vous. La difficulté du sujet c'est qu'aujourd'hui on a deux parties qui sont aux bornes de légités politique la France insoumise et le Rassemblement national. Et pour avoir travaillé avec eux si on prend ce que j'appelle l'espace central qui va du Parti socialiste à LR sur les grands sujets il y a capacité à travailler ensemble.

En tout cas, on l'a fait sur un budget et si cette capacité à travailler ensemble, elle ne s'exprime pas d'ici à la présidentielle, euh c'est le Rassemblant national qui va gagner. Parce que si on regarde les choses, il est très probable, tout peut bouger, que le Rassemblon national sera au 2e tour en 2027. Tous les sondages le disent très largement autour de transant de cet espace central encore une fois qui va du Parti socialiste LR et après les Français choisiront puisse arriver au deuxème tour et ensuite gagner face au rassemblement national.

Il faut que il soit capable y compris dans le cadre de la présidentielle de bâtir une forme de coalition qui permett de rassembler ses partis. Une couleur politique dans une on peut dire centre gauche sans trop droit. Voilà, vous on parlait juste quand vous arriviez antenne de la multiplication des candidats.

Est-ce que vous assistez à ça effondré où est-ce que vous dites il faut qu'il y ait deux candidats qui émergent et selon quelle méthode ? On a plus de 20 candidats sur la ligne de départ pour la présidence. Puis et dans le monde ce soir, on parlait de Sébastien Lecnu et de Jean Castex comme s'il en manquait.

Oui, j'ai j'ai vu ça. C'est c'est pourquoi je raisonne en regardant ce qui va se passer en 2027 où je pense qu'il faut qu'on construise les bases politiques de ce qui pourrait être un rassemblement de cet espace central. Et c'est pourquoi je vais y contribuer d'abord en réfléchissant à l'équité comme on le fait sur les aspects de fiscalité qui vont être extrêmement importants, les aspects de sécurité qui sont très importants pour l'ensemble des Français et puis la préparation de l'avenir.

Et il faudra qu'on ait des propositions et je suis certain que sur tous ces sujets sur la construction européenne on peut réunir un assez large consensus de tous ces parfumman ou Bruno Rota. Enfin, vous voyez, j'ai du mal à suivre parce que on vous a dit très proche de Olivier Fort, ce qui est pas un mal, mais ça veut dire quand même quelque chose intellectuellement, vous devez échanger là-dessus. Est-ce que vous êtes plutôt à vous dire que Xavier Bertrand ou pour dire que Gabriel Atale, c'est juste c'est pas c'est pas c'est pas qu'on est politicien, c'est qu'on voudrait un peu comprendre.

Alors ma proximité avec Olivier Fort qui est réel est une confiance et une capacité à traer ensemble. Je ne partage pas la ligne politique notamment la ligne de politique économique du Parti socialiste, mais on a pu travailler ensemble et sur d'autres sujets Bonotaillot à qui j'ai bien travaillé au gouvernement propose une ligne que je ne partage pas non plus. Bon alors on va rétréc enlève le parti socialiste et les républicains.

Ce qui est important c'est de savoir quel est le projet qui va pouvoir rassembler le qui aide quand même sur Oui mais le qui euh j'entends que ça moi ça m'intéresse aussi évidemment je vous écoute et je je lis la presse avec gourmandise. Je pense que les choses vont se décanter euh et comment les primaires m'ont l'air d'avoir un peu de plomb dans l'aile. Enfin, je je vois bien et bien il y aura des dynamiques et à la fin c'est par les sondages d'ailleurs que sans doute les Français vont faire leur sélection.

Si on regarde ce qui s'est passé en 2022, il y a deux candidats de de partis importants dans la vie politique LR et le Parti socialiste qui ont fait des scores faibles qui représentent ni leurs talents ni leur programme. Mais les Français dès le premier tour ont considéré qu'Emmanuel Macron était en capacité de l'emporter au deuxè et il y a une sorte de rassemblement autour de lui. Donc probablement et ça c'est les Français qui vont le décider et c'est un trè choix personnel.

Alors, on verra aujourd'hui si j'étais engagé auprès de quelqu'un, je vous le dirai. Ce n'est pas le cas. Pour aujourd'hui.

Ouais, je peux rajouter encore au nombre. Je je non le le sujet c'est d'abord de travailler sur le fond. J'ai l'avantage et j'en abuse de parler à tout le monde puisque je suis libre.

Je ne suis encore une fois derrière personne et je pense que tout ça va se faire progressivement et ça ne va pas être décidé parce qu'on va dire il y a trop de candidat, il faut que alors j'entendais effectivement que maintenant chacun a son candidat, l'Élysée aurait son candidat. Écoutez, on verra tout ça. Sébastien le cornus aurait envisagé une vision darwiniste des choses.

Exactement. Exactement. Mais basé sur un travail de fond.

C'est-à-dire que dans ce travail de fond, je vais aussi au fur et à mesure où je publirai des réflexions comme je l'ai fait ce matin dans les échos sur la taxation des des patrimoines, dialoguer avec l'ensemble des acteurs et voir s'il y a des convergences possibles et peut-être que de ce dialogue naîtra une coalition avant. ce serait un idéal et laquelle elle sera Je pense que tout ça va beaucoup bouger donc compliqué à anticiper. Peut-être même après.

Si si vous regardez ce qui s'est passé il y a 10 ans quand Emmanuel Macron a était élu président de la République, il a commencé effectivement après sa démission sa campagne effectivement en septembre octobre et puis après il y a eu toute façon mais les candidats étaient connus au mois de décembre avec un croisement des courbr en février mais enfin quand même il y a un moment il faut se vous vous souvenez du nombre de surprises qu'il y a eu euh dans cette période et dans cette séquence et à chaque fois il y a des surprises considérables. Donc encore une fois je je regarde cela avec intérêt. Moi, je vais travailler sur le fond.

Est-ce que avec intérêt et inquiétude pour pour le mot de la fin avec intérêt et inquiétude euh c'est quand même pour le moment le spectacle de l' desunion. On entend vos appels à l'union. Grande confiance.

Moi je pense que ce pays et j'étais au salon de l'agriculture aujourd'hui je suis souvent sur le terrain. Il y a beaucoup d'énergie sur le terrain dans les entreprises, dans les associations. Je suis certain qu'un projet positif va émerger.

La question c'est pas de battre le RN. Si les Français veulent voter pour le RN, ils voteront pour le RN. La question c'est d'avoir un projet positif de redressement du pays et qui peut mobiliser et je suis convaincu qu'on va y arriver que c'est ce que les Français à la fin souhaitent et donc euh c'est ce qui se passera même si le chemin reste reste à écrire.

Merci beaucoup Éric Lambard d'avoir été avec nous. Dans un instant, c'est le moment des informés, mais tout d'abord, [musique] le JT monde.

L'ancien ministre de l'Économie et des Finances Éric Lombard est l'invité de "Tout est politique" · Pourquijevote