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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 25 août 2024 11 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Une rencontre avec Emmanuel Macron sans illusion", souffle Edwige Diaz, députée de Gironde et vice-présidente du Rassemblement national

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Dans quel état d'esprit se trouvent Jordan Bardella, Marine Le Pen avant d'aller rencontrer Emmanuel Macron ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Vous êtes ouvert au dialogue, à la coalition gouvernementale ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez ? Qui pour... Vous attendez qu'ils disent que Jordan Bardella prenne la place à Matignon ?

  • 4:54OuverteRéponse directe

    Parlez de la gauche reçue par Macron et de l'hypothèse Mélenchon sans LFI.

  • 6:41FerméeRéponse directe

    Vous allez censurer tout gouvernement de gauche ou des députés socialistes qui deviendraient Premier ministre ?

  • 7:58OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous réagi à la tentative d'attentat contre une synagogue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Edwige DiazFait
    « ils vont le rencontrer sans illusion, puisqu'à chaque fois qu'Emmanuel Macron a eu l'occasion de les inviter, ils ont répété qu'il fallait opérer un changement radical de politique en matière de pouvoir d'achat, de lutte contre l'immigration, de rétablissement de la sécurité et aussi de rétablissement des services publics. »
  • 1:31Edwige DiazFait
    « Or, force est de constater qu'il n'a pas tenu compte de nos alertes et de nos demandes. »
  • 2:03Edwige DiazFait
    « Ce n'est pas à cause de la dissolution du 9 juin, c'est à cause des tambouilles politiciennes, des accords de désistement réciproques entre le nouveau front populaire soutenu par la France insoumise et par les macronistes. »
  • 2:25Edwige DiazFait
    « il s'agit d'un barrage antidémocratique, pour empêcher le Rassemblement national d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale. »
  • 2:36Edwige DiazFait
    « c'est à cause de cette embouille politicienne que le pays se retrouve aujourd'hui dans une forme de paralysie. »
  • 3:31Edwige DiazChiffre
    « nous venons de battre le record en nombre de jours du gouvernement démissionnaire. »
  • 8:35Edwige DiazChiffre
    « au premier trimestre 2024, nous avons déploré 366 actes antisémites. C'est plus de 300% qu'en 2023. »
  • 10:15Edwige DiazChiffre
    « je suis comme 92% de nos compatriotes de confession juive et je considère que la France insoumise fait monter l'antisémitisme dans notre pays. »
  • 10:45Edwige DiazFait
    « en mai 2024, on a aussi eu la tentative d'incendie de la synagogue de Rouen. »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Présentateur 222 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. L'invité de la matinale, Grégoire Gindre.

0:20
Invité

Votre invité, Grégoire, ce matin, est Edwige Diaz, député de Gironde et vice-présidente du Rassemblement National.

0:26
Présentateur

Bonjour Edwige Diaz.

0:29
Invité

Bonjour, merci pour votre invitation.

0:30
Présentateur

Jordan Bardella, Marine Le Pen, Eric Ciotti sont reçus aujourd'hui à l'Elysée par Emmanuel Macron. C'est la suite des consultations lancées par le chef de l'État. Edwige Diaz, dans quel état d'esprit se trouvent actuellement Jordan Bardella, Marine Le Pen, avant d'aller rencontrer Emmanuel Macron ? Déjà, nous avons pour habitude de répondre aux invitations républicaines qui nous sont adressées.

C'est la raison pour laquelle, comme l'a fait Jordan Bardella en août et novembre 2023, à l'occasion des rencontres de Saint-Denis, donc c'est la raison pour laquelle Marine Le Pen et Jordan Bardella ont accepté l'invitation d'Emmanuel Macron, mais ils vont le rencontrer sans illusion, puisqu'à chaque fois qu'Emmanuel Macron a eu l'occasion de les inviter, ils ont répété qu'il fallait opérer un changement radical de politique en matière de pouvoir d'achat, de lutte contre l'immigration, de rétablissement de la sécurité et aussi de rétablissement des services publics. Or, force est de constater qu'il n'a pas tenu compte de nos alertes et de nos demandes.

Mais le sujet d'aujourd'hui, c'est la nomination du Premier ministre. Vous, vous êtes ouvert au dialogue, à la coalition gouvernementale aussi ? À la coalition gouvernementale, non, puisque nous, nous avons vocation à remplacer les macronistes et pas à leur servir de marche-pied. Mais Jordan Bardella et Marine Le Pen auront peut-être l'occasion tout à l'heure de discuter avec Emmanuel Macron du pourquoi, des raisons pour lesquelles nous sommes dans cette situation de paralysie, si le pays est, pour ainsi dire, ingouvernable.

Ce n'est pas à cause de la dissolution du 9 juin, c'est à cause des tambouilles politiciennes, des accords de désistement réciproques entre le nouveau front populaire soutenu par la France insoumise et par les macronistes. Ensemble, ils ont décidé de mettre en œuvre un barrage dit républicain, alors qu'en fait, il s'agit d'un barrage antidémocratique, pour empêcher le Rassemblement national d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale. Et donc, c'est à cause de cette embouille politicienne que le pays se retrouve aujourd'hui dans une forme de paralysie. Donc, on verra si Emmanuel Macron reconnaît son tort, et ensuite, on verra quels seront les sujets qui seront abordés.

Mais le chef de l'État promet aujourd'hui, maintenant, une nomination rapide, ça devrait arriver, ça pourrait même être demain, même s'il n'y a rien d'officiel encore. Qu'est-ce que vous attendez, vous ? Qui pour... Vous attendez qu'ils disent que Jordan Bardella prenne la place à Matignon ? Là, en l'état actuel des choses, ça n'est pas possible, puisque qu'est-ce qu'il aviendrait si jamais Jordan Bardella devenait Premier ministre ? Il y aurait, évidemment, une motion de censure. Et d'ailleurs, nous, nous avons tenu ce discours de vérité durant la campagne des législatives, puisque nous avons dit, sans majorité absolue, il ne peut pas y avoir de Premier ministre.

Donc, c'est le problème qui va se passer dans les prochains jours. Bon, déjà, en effet, il faut rapidement qu'on sorte de cette situation, puisque nous venons de battre le record en nombre de jours du gouvernement démissionnaire. Toutefois, peu importe, en réalité, la nomination du futur Premier ministre, il sera dans une situation d'impasse, j'ai envie de vous dire. Et donc, malheureusement, il n'y aura aucun grand texte qui pourront être votés, parce qu'il n'y aura pas de consensus au sein de l'hémicycle. Donc, malheureusement, c'est une année...

On se dirige peut-être, je ne le souhaite pas, mais factuellement, je suis obligée d'avoir cette idée en tête, c'est qu'il peut y avoir un immobilisme avec des problèmes qui ne seront pas réglés et des situations difficiles qui vont empirer. Je connais un certain nombre de chefs d'entreprise qui me disent, Edwige, comment veux-tu qu'on investisse pour l'avenir alors que nous ne savons pas, entre guillemets, à quelle sauce nous allons être mangés ? Ces chefs d'entreprise ne savent pas si les taxes vont encore augmenter. Pareil dans la fonction publique. Moi, dans ma circonscription qui est très rurale, on a un problème d'absence, de remplacement des enseignants.

Je ne crois malheureusement pas que, faute, en raison de l'absence d'un ministre de l'Éducation nationale, je ne crois pas que ces problèmes pourront être réglés. Donc, je suis très inquiète pour l'année qui arrive. Edwige Diaz, j'aimerais qu'on parle un petit peu de la gauche qui a été reçue, elle, vendredi dernier par Emmanuel Macron. Et puis, ce week-end, Jean-Luc Mélenchon a soumis l'hypothèse d'un gouvernement avec Lucie Castet, mais sans membre insoumis, sans membre LFI. Campez-vous sur vos positions ? Comment réagissez-vous par rapport à cette information qui pourrait être celle d'un nouveau gouvernement, mais sans député LFI ?

Écoutez, je n'ai absolument aucune confiance en Jean-Luc Mélenchon, ni en ses propos. Je rappelle que c'est ce même Jean-Luc Mélenchon qui, il y a à peine plus d'une semaine, faisait croire aux Français, de manière très malhonnête, qu'Emmanuel Macron pouvait être destitué en activant l'article 68 de la Constitution. C'est faux. En l'état actuel du paysage politique français, il n'est pas possible de destituer le président de la République. Donc vous ne croyez pas en Jean-Luc Mélenchon ? Maintenant, ce même Jean-Luc Mélenchon nous dit... Ben non, on est en ses propos. Il dit, il n'y aura pas... Je consens à ce qu'il n'y ait pas de ministre France insoumise pour éviter une censure.

Mais en réalité, qui va tenir les ficelles de ce gouvernement ? C'est évidemment Jean-Luc Mélenchon. Et les socialistes, par exemple, sont redevables à l'égard de Jean-Luc Mélenchon. Parce que pendant les élections législatives, c'est Jean-Luc Mélenchon qui leur a concédé des législatives. C'est grâce, donc, à ces élections législatives que les socialistes ont obtenu des députés et le financement qui va avec. Donc il y a une forme de redevabilité réciproque. Et donc je ne vois pas comment M. Jean-Luc Mélenchon pourrait être totalement écarté de l'idéologie qui motivera un gouvernement issu de la gauche.

Mais Adige Diaz, pour qu'on comprenne bien, vous, au sein du Rassemblement National, allez censurer tout gouvernement de gauche ou des députés socialistes qui deviendraient Premier ministre. Vous ne les censureriez pas ? Vous ne voteriez pas de mention de censure ? Déjà, nous avons indiqué que tout gouvernement qui comporterait des députés, des ministres de la France insoumise... Ce qui n'a pas été le cas, selon Jean-Luc Mélenchon. Ah, mais il n'a pas parlé des écologistes. C'est ça, le sujet. Et moi, je ne voterai jamais en faveur d'un Premier ministre qui ose dire que la police tue et que les agriculteurs sont des pollueurs. Et chez les écologistes, ils sont profondément anti-nucléaires.

Moi, je considère que la filière nucléaire doit être soutenue. J'ai moi-même une centrale nucléaire sur ma circonscription et jamais je ne voterai pour le soutien au démantèlement du nucléaire. Maintenant, en ce qui concerne les socialistes, nous verrons bien, nous verrons bien ce qu'ils nous proposeront. Mais je le dis, je verrai derrière chaque ministre socialiste l'idéologie mortifère de la France insoumise. 8h18, vous êtes sur RCF. Notre invité ce matin est Edwige Diaz, député de Gironde et vice-présidente du Rassemblement National. Un autre sujet, Edwige Diaz.

Samedi, la synagogue de la Grande Note a été touchée par une tentative d'attentat, une explosion et un incendie dans un contexte de recrudescence, d'actes antisémites dans notre pays. Comment, vous, avez-vous réagi ? C'est absolument atroce. Je souhaite avant tout adresser mon soutien à nos compatriotes de confession juive qui vivent dans la peur, qui constatent avec effroi l'explosion des actes antisémites de notre pays. J'ai écouté M. Darmanin nous indiquer qu'au premier trimestre 2024, nous avons déploré 366 actes antisémites. C'est plus de 300% qu'en 2023. Ce que je voudrais dire, c'est que M.

Darmanin et son gouvernement n'ont pas fait suffisamment pour protéger nos compatriotes de confession juive. Vous savez, les actes antisémites explosent. Tout le monde en mémoire, bien sûr, les affreux attentats perpétrés par Mohamed Mera en 2012, l'assassinat ignoble de Mireille Pnol en 2018, plus récemment, l'agression d'un sexagénaire à Paris, et puis, bien sûr, tout ceci dans un contexte terrifiant, consécutif, aux tueries du 7 octobre. Alors, le gouvernement démissionnaire n'a pas fait assez. Qu'est-ce qu'il faut faire davantage ? Il n'a pas fait assez. Qu'est-ce qu'il faut faire davantage ? Déjà, moi, je m'étonne.

Quasiment tous les mois, on retrouve des déclarations de Gérald Darmanin qui demandent au préfet de renforcer les protections aux abords des écoles juives et des lieux de culte. Alors, pourquoi nous avons encore eu cette tentative d'attentat islamiste il y a quelques jours ? Voilà, donc, moi, je considère que M. Darmanin et ses ministres macronistes n'ont pas fait suffisamment pour empêcher la montée de l'antisémitisme dans notre pays. Et je vais vous dire, un des exemples symboliques, c'est qu'au moment des élections législatives, M.

Attal a dit qu'il fallait procéder au front républicain, c'est-à-dire que les macronistes devaient retirer leur candidature pour faire barrage au Rassemblement national, y compris lorsqu'il s'agissait d'un candidat de la France insoumise. Et moi, je suis comme 92% de nos compatriotes de confession juive et je considère que la France insoumise fait monter l'antisémitisme dans notre pays. Dernière question et très rapide, Edith Diaz, après on n'aura plus le temps. Faut-il, par exemple, décréter la lutte contre l'antisémitisme comme une grande cause nationale ?

C'est ce que suggèrent notamment quelques responsables religieux chrétiens mais aussi de confession juive comme le grand rabbin de France, Aïm Corsia, en faire une grande cause nationale. Évidemment, parce que ça n'a pas été le cas. Regardez, en mai 2024, on a aussi eu la tentative d'incendie de la synagogue de Rouen. Donc ces actes antisémites ne sont plus tolérables. Mais moi, je voudrais que derrière ces grands plans, d'ailleurs ces grandes causes nationales, je voudrais qu'il y ait des actions, des actes, une volonté politique qui soient mises en oeuvre. Sinon, malheureusement, toutes ces belles déclarations resteront des coups de communication. Le message est passé.

Merci Edwige Diaz d'avoir été notre invité ce matin sur RCF. Je rappelle que vous êtes député de Gironde et vice-présidente du Rassemblement national. et vice-président du Rassemblement national.

11:19
Locuteur

Merci. Merci. Merci.

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