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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 11 novembre 2023 17 min

Marche contre l'antisémitisme, loi immigration au Sénat, l'Ukraine qui se rapproche de l'UE... Le "8h30 franceinfo" de Pieyre-Alexandre Anglade

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Pierre-Alexandre Anglade, Emmanuel Macron a donc choisi de ne pas se rendre demain à la marche contre l'antisémitisme à Paris, pourquoi ?

0:11
Pieyre-Alexandre Anglade

Je crois que le président de la République de manière générale n'a pas pour habitude de se rendre dans les manifestations et il y aura à la tête de ce cortège la première ministre, la présidente de l'Assemblée Nationale, plusieurs ministres du gouvernement, des députés de la majorité en grand nombre et donc nous serons très largement représentés mais vous savez le président de la République il est celui qui maintenant depuis plusieurs années s'engage avec beaucoup de force d'abnégation pour lutter contre l'antisémitisme c'est lui qui a demandé au ministre de l'Intérieur de renforcer la protection de tous les lieux de nos concitoyens de confession juive, les écoles, les synagogues Mais il aime aussi les symboles et ça aurait été un symbole fort d'être là Je crois que la majorité sera représentée comme il se doit à travers la première ministre qui est la chef du gouvernement et le président de la République a adressé un message extrêmement clair hier en disant que cette marche était un motif d'espoir et moi ce matin j'aimerais qu'on sorte un peu des polémiques qui ont habité la vie politique française depuis maintenant plusieurs jours parce que l'enjeu de demain est extrêmement important, il faut que les françaises et les français se mobilisent massivement et les petites polémiques politiciennes auxquelles on assiste maintenant depuis plusieurs jours écartent nos concitoyens de cette marche

1:15
Invité

il faut que ce soit d'abord une marche citoyenne avant d'être une marche politique On va y revenir Pierre-Alexandre Anglade mais un président ne peut pas manifester y compris contre l'antisémitisme et pour les valeurs de la République

1:22
Pieyre-Alexandre Anglade

Si mais le président de la République il est je crois en première ligne pour lutter contre toutes les formes de discrimination et contre l'antisémitisme en premier lieu C'est pas la même chose de lui dire et de faire une démarche de se déplacer Oui j'entends ce que vous voulez dire mais encore une fois la chef du gouvernement, la première ministre sera là avec des ministres du gouvernement Et le président de la République encore une fois a toujours des mots extrêmement clairs pour condamner l'antisémitisme C'est lui qui protège nos concitoyens de confession juive à travers les moyens qui sont mis par le ministère de l'Intérieur et le ministre de l'Intérieur général de Darmanin Et donc il n'y a pas de débat à avoir sur cette question Le président de la République n'a pas pour habitude de se déplacer dans les manifestations Il sera largement représenté à travers le gouvernement, les députés de la majorité et tous les élus de la République

2:05
Invité

Alors hier soir Emmanuel Macron s'est exprimé par le biais de ses conseillers Avec un point à noter, le chef de l'État qui, vous l'avez dit, salue avec respect celles et ceux qui marcheront demain Est-ce que ça veut dire que le président ne fait pas de distinction au fond de parti ou d'appartenance politique et appelle chacun à manifester ? Mais c'est l'enjeu de demain Pardon mais on n'a pas eu l'impression que c'était toujours le cas, y compris au sein de la majorité ces derniers jours

2:32
Pieyre-Alexandre Anglade

Oui mais parce qu'il y a pu avoir une forme de confusion dans la manière dont les choses ont été amenées Et c'est vrai que la manière dont les responsables du Rassemblement national se sont appropriés L'appel lancé par le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat a pu créer un message ambigu Et donc les responsables politiques que nous sommes, et moi en premier chef et le chef de mon parti Stéphane Séjourné Avons dit que nous ne voulions pas manifester aux côtés du Rassemblement national parce que ce parti porte en lui une forme d'antisémitisme Il a été créé par d'anciens SS, il a été porté pendant longtemps par des personnes qui ont été condamnées pour antisémitisme Il y a encore parmi ces députés des personnalités qui ont des propos pour le moins ambiguës Jordan Bardella lui-même, la semaine dernière, n'a pas été capable de dire que Jean-Marie Le Pen était un antisémite Chose pour laquelle il était condamné Il a fallu rétro-pédaler Mais c'est la même chose avec le Rassemblement national Ils disent une horreur et puis après ils se rendent compte que ça choque dans l'opinion Et puis il rétro-pédale Mais le fond de sa pensée c'est que Jordan Bardella n'a pas voulu reconnaître que Jean-Marie Le Pen avait été condamné par antisémitisme Tout ça pour dire que maintenant à 24 heures de cette marche Il faut que les polémiques cessent Parce que là on parle quand même de la vie de beaucoup de nos concitoyens De confessions juives Qui sont aujourd'hui dans l'inquiétude Qui pour certains vivent dans la peur N'osent plus porter la kippa dans la rue Changent de nom sur leur application quand ils se font livrer à manger Sur les réseaux sociaux Parce qu'il y a aujourd'hui une résurgence de l'antisémitisme extrêmement violente dans notre pays Et que certains de nos concitoyens sont menacés On parle pas d'un concept en l'air, on parle de la vie des gens Et donc il faut que les partis politiques cessent les polémiques Et que les françaises et les françaises se mobilisent

4:06
Invité

J'entends ce que vous dites mais la polémique Elle est quand même aussi partie de propos d'Olivier Véran A l'issue du conseil des ministres mercredi Qui a estimé que le rassemblement national n'avait pas sa place dans cette manifestation Est-ce que c'était bien nécessaire ? Est-ce que finalement ça n'a pas transformé Ça ne prend pas le risque plutôt de transformer cette manifestation En manifestation davantage politique et de parti qu'en manifestation citoyenne ? Il faut que ce soit une mobilisation citoyenne

4:31
Pieyre-Alexandre Anglade

Il faut que les français demain se déplacent massivement à Paris En province où ils le souhaitent pour dire non à l'antisémitisme C'est le seul message qui doit aujourd'hui prévaloir Et toutes les politiques polémiques qui ont existé durant la semaine Elles étaient valables parce qu'il faut quand même rappeler Ce qu'est le rassemblement national Que ce n'est pas un parti comme les autres Que ce n'est pas un parti républicain Que ces représentants aujourd'hui sont les héritiers De responsables politiques qui ont été condamnés pour antisémitisme Et qu'il y a dans la défense des juifs par le rassemblement national aujourd'hui Une forme d'ambiguïté Et au fond on ne se demande pas si c'est plutôt une dénonciation De nos concitoyens musulmans

5:06
Présentateur

Dans l'actualité il y a ce texte Qui est au Sénat Et qui était au Sénat La fin de l'examen du projet de loi immigration au Sénat Avant hier, avant un vote mardi Qui a été profondément remanié Profondément durci Il n'y a plus d'article 3 sur les métiers en tension Plus d'aide médicale d'état Pas de prestations sociales avant 5 ans de présence en France Quand le texte va arriver à l'Assemblée Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce qu'il y aura des choses à garder du texte qui a été voté au Sénat ? Qui sera voté au Sénat ?

5:32
Pieyre-Alexandre Anglade

Vous savez, l'élaboration d'un texte de loi C'est toujours le fruit d'un compromis Entre les deux chambres du Parlement Entre l'Assemblée nationale et le Sénat La barre est très pure Et moi ce que je constate C'est que le Sénat est allé beaucoup trop loin Il a dénaturé très profondément l'équilibre du texte Qui était porté par le gouvernement Et qui était soutenu par la majorité Qui portait de radicalité Une volonté d'être beaucoup plus ferme Sur les expulsions Et notamment des étrangers délinquants Et dans le même temps D'être capable d'intégrer celles et ceux Qui travaillent Et qui aujourd'hui font tourner le pays Dans les hôpitaux Dans les entreprises Dans les restaurants Donc à l'Assemblée nationale La majorité Comme l'a dit le président de la commission des lois Sacha Oulier Travaillera pour restaurer l'équilibre du texte

6:14
Invité

Alors le Sénat n'a pas non plus totalement supprimé l'équilibre Puisqu'il a gardé un article sur les métiers en tension Il a certes supprimé l'article 3 Dont il ne voulait pas C'est l'article Pardon pour la technique Mais les précisions Mais c'est l'article 4 bis Le titre sera attribué par les préfets Au cas par cas A titre exceptionnel Il faudra que le demandeur du titre de séjour Aie travaillé 12 mois Les préfets pourront vérifier son intégration Tout ça Ça ne vous va pas C'est un parcours du combattant

6:38
Pieyre-Alexandre Anglade

Ce que vous venez de préciser Nous ce que nous voulons C'est que celles et ceux qui travaillent Qui s'intègrent dans notre pays Qui participent à la vie de la nation Puissent exercer leur vie librement Sur le territoire national Et puissent être régularisées C'était l'esprit de l'article 3 De la proposition de loi Proposée par le ministre de l'intérieur Et par le gouvernement Et par le président de la république Donc nous nous sommes très attachés A ce que cet article 3 Sur les métiers en tension Puisse retrouver sa philosophie initiale Donc en fait vous voulez revenir Au texte initial Mais ça veut dire que vous n'aurez pas Le soutien de la droite Et que donc vous ne pourrez pas le faire voter Vous savez moi je me garderais bien De faire des projections Parce que nous voyons Comme le Sénat s'est comporté effectivement Et il a durci le texte Mais M.

Retailleau et d'autres Disaient partout Au micro des radios Sur les plateaux des télévisions Qu'ils ne voudraient jamais De régules des réalisations De celles et ceux qui travaillent Dans les métiers en tension Ils ont dénaturé l'esprit du texte Ils ont laissé un petit morceau Donc il y a un chemin pour un compromis Mais moi ce que je vous dis C'est que l'Assemblée nationale Sera très ambitieuse Et qu'elle rétablira L'esprit initial du texte Pierre-Alexandre Anglade On se retrouve dans un instant

7:39
Présentateur

Juste après le fil info De Diane Ferchit à 8h40

7:41
Invité

Le conseil régional des Hauts-de-France Estime à 10 000 le nombre de sinistrés Dans le Pas-de-Calais A cause des très fortes pluies Qui ont entraîné crues et inondations Le département Toujours en vigilance rouge Au cru ce matin Plus de 3 000 policiers et gendarmes Seront mobilisés demain Pour la marche contre l'antisémitisme à Paris Le ministre de l'Intérieur indique Qu'il y aura aussi sur place Des unités d'élite Pour assurer la sécurité des participants Parmi ceux qui seront là demain Deux anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy Emmanuel Macron lui ne sera pas dans le cortège Mais ses marches sont selon le chef de l'Etat Un motif d'espérance Emmanuel Macron qui réclame la fin Des bombardements qui tuent des civils A Gaza Fin de l'examen du projet de loi Sur l'immigration hier soir au Sénat Le vote solennel est prévu mardi Le texte qui a été durci par la droite Majoritaire au Sénat Arrivera ensuite à l'Assemblée nationale La douzième journée de Ligue 1 de football En ouverture Montpellier et Nice ont fait match nul Zéro partout hier soir Aujourd'hui le Paris Saint-Germain Se déplace sur la pelouse de Reims Quatre jours après Sa déconvenue en Ligue des champions A Milan Coup d'envoi à 17h Autre rencontre à suivre Le Havre Monaco C'est à 21h France Info

8:53
Présentateur

Le 830 France Info Adrien Beck Jean-Rémi Baudot

8:57
Invité

Et Pierre-Alexandre Anglade Député Renaissance Président de la Commission des Affaires Européennes De l'Assemblée Nationale Vous revenez d'Ukraine On va en parler Dans quelques secondes Mais l'actualité est évidemment toujours dominée Par le conflit entre Israël et le Hamas Avec ses prises de position d'Emmanuel Macron Hier soir à la télévision sur la BBC Il avait déjà demandé un cessez-le-feu jeudi Mais hier soir il a exhorté Israël A cesser les bombardements de civils Qu'il juge ni justifiés ni légitimes Les appels on va dire montent en intensité Pourquoi ça ne fonctionne pas ?

9:33
Pieyre-Alexandre Anglade

D'abord il faut quand même dire Que notre soutien à Israël est total Mais qui n'est pas inconditionnel On a parfois eu des doutes dans les paroles Je le dis parce que Précisément ce qui fait la différence Entre une démocratie Et les groupes terroristes Ou un état totalitaire C'est le respect du droit international Et Israël est une grande démocratie Mais Israël a aussi l'impérieuse nécessité De protéger les populations civiles Les femmes, les enfants, les hommes innocents Derrière lesquels se cachent les terroristes Du Hamas qui ont commis le pire Le 7 octobre dernier en Israël Et donc nous à travers la voix du président de la république Ce que dit le président de la république C'est que nous soutenons Israël Mais qu'Israël doit respecter le droit international Et que les bombardements sur les populations civiles Doivent cesser Ce n'est pas à moins d'en juger Il y a des instances internationales Qui doivent être capables de l'évaluer Mais en tout état de cause On ne peut pas se retrouver dans un état de fait Où quotidiennement nous avons les rapports De dizaines, de centaines de personnes Qui seraient, parce que nous n'avons pas tous les éléments Qui seraient mortes sous les bombes israéliennes Il y a une situation humanitaire aujourd'hui à Gaza Qui est extrêmement difficile La première des choses qu'il faut dire C'est que les otages doivent être libérés Parce qu'ils sont Nous avons parfois tendance à les oublier Mais il y a encore des dizaines Des centaines d'otages Qui sont aux mains du Hamas La deuxième chose C'est que les populations civiles Doivent pouvoir évacuer la bande de Gaza Si elles le souhaitent Pour pouvoir suivre Uniquement vers le sud Ou à l'extérieur Notamment vers le sud, oui Et puis la troisième des choses C'est que l'aide humanitaire Doit pouvoir rentrer en plus grand nombre Dans la bande de Gaza Et pour cela Nous avons besoin d'une trêve humanitaire Parce qu'autrement Les denrées ne peuvent pas rentrer Dans le territoire

11:06
Invité

Mais ma question était plutôt sur Pourquoi ça ne fonctionne pas Parce qu'il y a les appels de la France Mais il y a aussi eu Et ils ont encore plus de poids sans doute Les appels des Etats-Unis De Joe Biden Comment peut-être mettre la pression Davantage sur Israël Il faut continuer à dire à nos alliés

11:20
Pieyre-Alexandre Anglade

Et amis israéliens Qu'il n'y aura rien de bon Pour l'avenir d'Israël En continuant à bombarder De manière excessive Les populations civiles Et que ce à quoi nous assistons Aujourd'hui à Gaza Derrière le combat légitime Contre le terrorisme Et que nous soutenons Et bien c'est au fond Une forme de montée en tension Dans la région Qui à court, moyen et long terme Sera néfaste pour Israël Et donc Israël a le droit De se défendre Et nous le disons De manière extrêmement claire Et Israël doit mener La lutte contre le terrorisme De manière implacable Mais Israël Parce que c'est une grande démocratie Parce que c'est un pays allié Doit aussi respecter Le droit international

11:55
Présentateur

Vous revenez de Kiev Vous avez rencontré Plusieurs officiels ukrainiens Cette semaine On entend des doutes Parfois côté ukrainiens Notamment sur la question De la côte offensive Est-ce que vous Vous avez pu constater Ou est-ce que vous ressentez Que le conflit est actuellement Dans une impasse ?

12:10
Pieyre-Alexandre Anglade

Je ne dirais pas Qu'il est dans une impasse Mais nous sommes dans un moment Extrêmement difficile de la guerre Nous sommes dans un moment difficile Parce que les ukrainiens Se battent avec beaucoup de courage Beaucoup de détermination Face à un ennemi Qui lui n'a aucune considération Pour la vie humaine Et donc Ce que nous savons Ce que nous voyons Ce que les ukrainiens nous racontent Ce que les renseignements nous disent C'est que les russes Envoient au front Des dizaines Des centaines Des milliers De soldats Se faire abattre Comme de la chair à canon Et que face à ça Et bien eux Les ukrainiens Accordent évidemment Beaucoup plus d'importance A la vie humaine Et que cela Créer une forme De déséquilibre Entre des russes Qui au fond N'accordent aucune importance A la vie de leurs soldats Et les ukrainiens Qui essaient de la préserver Mais la contre-offensive Dont on a beaucoup parlé

12:52
Présentateur

Elle ne se matérialise pas Par une percée

12:55
Pieyre-Alexandre Anglade

Très forte Non mais les ukrainiens Ont avancé Quand même Depuis Village par village Le mois de l'année Mais c'est extrêmement dur C'est dur Parce que Pour les raisons que je venais d'expliquer Les forces russes Qui sont en position défensive Et donc c'est toujours plus difficile Et puis Des moyens Qui parfois font défaut à l'Ukraine Et moi ce que J'ai envie de dire ce matin C'est que nous ne devons pas Oublier l'Ukraine Parce que cette guerre Nous engage Mais que nous devons Nous occidentaux Européens Continuer A fournir de l'armement Qui parfois fait défaut Aux ukrainiens Davantage Davantage Et qu'à l'approche de l'hiver Il faut les aider A protéger leur ciel Et notamment A travers des missiles De type défense Sol Air Parce que là Les russes Ne bombardent pas Notamment Kiev Et d'autres villes du pays Depuis plusieurs semaines La grande crainte à Kiev C'est que dans les jours Qui viennent A partir du moment Où l'hiver va revenir Et bien ces bombardements Reprennent de manière intensive Pour aller frapper Les infrastructures civiles Notamment énergétiques Pour plonger les Ukrainiens Dans le noir Et dans le froid Et donc face à cela Il faut évidemment Continuer à soutenir Nos alliés ukrainiens Qui mènent un combat Essentiel Essentiel Presque vital Pour l'avenir du continent européen Kiev L'Ukraine

14:01
Invité

C'est aujourd'hui Le bouclier de l'Europe Alors l'Europe justement Et la commission européenne A rendu un avis positif Cette semaine Au lancement de négociations D'adhésion D'une part de la Moldavie Mais donc aussi De l'Ukraine Pour bien comprendre Il s'agit juste Pour l'instant D'envoyer un signal De soutien De Kiev Vis-à-vis de Moscou C'est ça ?

14:22
Pieyre-Alexandre Anglade

Ah non Il s'agit de dire que L'Ukraine A toute sa place Dans la famille européenne L'Ukraine A déjà Et déjà Membre de coeur De notre union Par le combat Acharné Qu'elle mène Pour la liberté Pour la démocratie Pour sa souveraineté Moi je rappelle A nos auditeurs Que l'Ukraine N'a pas été attaquée Pour ce qu'elle fait Elle n'agresse Il ne menace personne Elle a été attaquée Pour ce qu'elle est C'est-à-dire Un pays libre Démocratique Et qui a fait le choix De se tourner vers l'Europe Et depuis maintenant Un an et demi De guerre totale Les Ukrainiens Ont non seulement Mené le combat Sur le front Mais ils ont aussi Entrepris des réformes Essentielles Pour être capables Progressivement De rattraper les standards Européens Et peut-être un jour

14:58
Présentateur

D'intégrer l'Europe Sachant qu'on parle de loin On part de loin Notamment sur les questions De corruption Sur des questions comme ça Qui sont très compliquées A réellement réformer Au-là du fait Qu'aujourd'hui L'Ukraine est un pays en guerre Et que de fait Il ne pourrait pas rentrer En l'état Au sein de l'Union Européenne Est-ce que demain Quelle garantie Que l'Ukraine Se réformera suffisamment Pour rentrer dans les standards Européens

15:18
Pieyre-Alexandre Anglade

Vous avez raison de dire Que la corruption Est après la Russie Le plus grand ennemi de l'Ukraine Et que dans ce pays Il y a eu historiquement Une corruption Extrêmement profonde A tous les niveaux De l'état De la société Mais les Ukrainiens Depuis maintenant Un an et demi Passent un certain nombre De lois Pour réformer Leur système judiciaire Pour lutter Contre toute forme De corruption Au sein de l'état Le président Zelensky A pris des décisions Extrêmement courageuses Pour limoger Des responsables politiques Des responsables publics Qui avaient été convaincus De corruption Et quand la présidente Van der Leyen La présidente de la commission Européenne Dit cette semaine Que l'Ukraine A rempli près de 90% Des critères Pour pouvoir ouvrir Les négociations d'adhésion Ça compte aussi Pour la corruption Mais il y aura évidemment Encore du travail à faire

15:59
Invité

Pour bien comprendre Pierre-Alexandre Anglade Ça veut dire Quelle échéance Quand même Parce qu'on sait Que par exemple Les Balkans Ils attendent depuis Une vingtaine d'années Pour certains pays C'est pour que les auditeurs Comprennent C'est pas l'année prochaine C'est pas dans deux ans C'est dans beaucoup plus que ça

16:13
Pieyre-Alexandre Anglade

Il faut quand même Que tout le monde comprenne Que l'Ukraine ne sera pas Demain dans l'Union Européenne Il y a un avis positif Qui a été donné Par la Commission Européenne Pour ouvrir Les négociations d'adhésion Mais la décision Revient d'abord Au chef d'État Et de gouvernement Au conseil Du mois de décembre Donc c'est là Que les chefs d'État Auront à décider Avec le risque Que ce soit bloqué

16:28
Invité

Par Victor Orban

16:29
Pieyre-Alexandre Anglade

Tout est possible Mais c'est une décision politique Et vous savez Qu'à la fin Cet élargissement de l'Union Est nécessaire Pour renforcer Notre racisme géopolitique Et au fond On a plutôt intérêt A intégrer Dans notre espace Des pays Qui aujourd'hui Peuvent être déstabilisés Plutôt que Les laisser dériver Vers la Russie Ou vers d'autres puissances autoritaires Qui cherchent à nous affaiblir Et à au fond Remettre en cause Ce que sont nos valeurs La paix La liberté Et la démocratie en Europe

16:55
Présentateur

Pierre-Alexandre Anglade Merci beaucoup Vous êtes député Au renaissance des Français L'étranger Président de la Commission Des Affaires Européennes A l'Assemblée Nationale Merci d'avoir répondu Au 832 France Info Adrien Bec Merci de m'avoir accompagné On se retrouve demain