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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 9 novembre 2020 45 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalNumériqueSantéÉconomie & entreprises

Élection américaine et renouvellement de la politique étrangère française

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la présidence Trump a changé à la politique étrangère des États-Unis?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le retrait de l'accord de Paris a-t-il eu des conséquences effectives?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Trump a-t-il eu une politique cohérente vis-à-vis de la Chine?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    L'OMC est-elle inféodée à la Chine selon Trump?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le Forum de Paris sur la paix est-il une initiative multilatérale efficace?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'OMS a-t-elle minimisé l'alerte sur le coronavirus?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Justin VaïsseFait
    « son retrait de l'accord de paris et il n'a pas provoqué de conséquence de changement effectif »
  • 25:00Justin VaïsseChiffre
    « Trump a enregistré 71 millions de votes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les matins de france culture guillaume erner et après cette revue de presse internationale on va tenter une revue de trump international avec vous justin vaïsse bonjour vous êtes historien spécialiste des états unis et fondateur et directeur du forum de paris sur la paix justin veille si on se souvient bien entendu des mots de donald trump très dur provocateur mais au fond qu'est ce que sa présidence à changer à la politique étrangère des états unis plusieurs choses d'abord son attitude hostile au multilatéralisme à la coopération internationale a fait beaucoup de dégâts dans c dans ces domaines là on sait les retraits qui l'a opéré retrait des accords de paris retrait l'unesco retrait de l'om est ce plus plus récemment avec qui il refusait de coopérer la jugeant trop inféodées à la chine et donc il a en quelque sorte accentuait la crise du multilatéralisme de la coopération internationale qui était déjà présente en fait un et qui résultaient de l'affrontement entre les grandes puissances la montée en puissance de la chine de 10 ont des attitudes d'un certain nombre de pays populiste et ça ça a été vraiment mauvais ensuite il est évident que ça on l'a on l'a beaucoup dit on en a fait beaucoup mais je pense que ça ça fait un vrai changement il est l ami d autoritaire et des dictateurs des néo autoritaires comme on a comme on dit parfois avec des effets variés avec une sorte de politique tout à fait incohérent tu vis à vis de la russie puisque lui même était plutôt favorable à aa poutine mais qu'il l'avait une administration et surtout un congrès qu'il n'était pas une politique vis-à-vis de la chine incohérente parce que lui même désavoué ses services de renseignement et une bonne partie de son administration sur ce sujet-là incohérences sur la chine aussi puisque au début il a cherché à dison être proche de chez jean ping enfin ça a été un peu du stop and go avant de lancer une guerre plus marqué au bout de 2 ans 1 seulement en 2018 les choses se sont se sont accentuées en cela il n'est pas très loin du consensus américains c'est à dire qu'il n'est pas sûr la russie et sur les autoritaires il il est loin du centre de gravité américain sur la chine en revanche c'est plutôt l'objet d'un consensus et oui parce que c'est ça en fait qui est intéressant dans cette présidence trump que l'on va tenter de décrypter sur le plan donc de du volet étrangers avec vous justin weijs ya eu énormément de bruit et de fureur dans cette présidence mais au fond par exemple son retrait de l'accord de paris et il n'a pas provoqué de conséquence de changement effectif puisque celui ci devait être dénoncés uniquement en cas de second mandat donc pas de résultats alors c'est vrai mais en même temps c'est aussi parce que les le reste du monde à résister l'amérique a résisté d'abord il ya eu un mouvement très fort des villes des états américains des d'une partie du business américain de la philanthropie américaine pour rester dans les accords et donc essayer de respecter les engagements pris sous l'administration obama est ensuite résistance du reste du monde personne ou presque personne à part bolt sonar aux nanas vraiment suivi trump il n'a pas fait florès et ça ça en fait ce que cela révèle c'est aussi le fait que le disons le l'entraînement l'effet d'entraînement américains et donc la marge de supériorité américaine n'est pas aussi grande que ce qu'elle était auparavant sur les chine vous l'évoquiez finalement même si cela a pu surprendre et bien la politique de donald trump est assez consensuel et finalement le fait de dire qu'il y à une compétition commerciale fossé entre la chine et les états unis est une idée qui est très répandue chez les démocrates oui c'est ça c'est à dire que font les européens démocrates en sont à peu près au même au même point c'est à dire que oui il ya un problème trump parce que ces méthodes parce que l' attaque constante contre l'om c'est l'organisation mondiale du commerce et ses règles c'est surtout l'attaqué contre les règles qui gêne ses attaques contre l'europe aussi y compris commercial poser problème mais par ailleurs il fallait bien reconnaître que trump avait raison que trump a raison sur la concurrence déloyale de la chine qui pose aussi problème à l'europe et où et beaucoup de secteurs américains parce que l'entrée de la chine dans l' omc en 2001 ne s'est pas accompagnée dé du respect des normes qu'elle devait normalement entraîné alors ça c'est quand même quelque chose de très important parce que cela signifie qu'on peut imaginer que cela sera poursuivi et d'après ce que j'ai pu comprendre il y a déjà beaucoup d'entreprises américaines qui faisait fabriquer en chine qui poursuivent parfois ce mouvement pour des marchés non américains mais qui ont ou bien re localiser ou bien localisé par exemple au mexique leur production justin vaïsse oui c'est à chaque fois une sorte de ces lots qui fuit dans la main en quelque sorte c'est vraiment compliqué par exemple cette guerre contre la chine a coûté cher aux américains en réalité parce que les droits de douanes qui ont été levés évidemment ont renchéri le coût des produits et que par ailleurs il a fallu compenser les pertes notamment des agriculteurs américains et ça c'est des dizaines de milliards de dollars qui ont été données par par trump est donc en effet il ya des tas de conséquence inattendue de cette de cette guerre il l'amenait peut-être de façon maladroite mais disons la cause elle-même en effet reste consensuelle et puis alors le volet sur l' oms j'en parle notamment aussi parce que vous allez organiser pour la troisième année consécutive le pari spis forum du 11 au 13 novembre vous allez recevoir des chefs d'état des pdg est sur le thème de la pandémie de kovy 19 justin vaïsse est ce que le courroux de donald trump à l'égard de l'om est très proche des chinois n'est pas un cours ou qui se justifie alors une petite précision d'abord au forum on reçoit toutes les dix ans tous ceux qui ont un rôle dans cette action internationale dans ce qu'on appelle la gouvernance mondiale en jargon et donc des chefs d'états à ses nombreux oui le secteur privé mais aussi les fondations philanthropiques les ong les simples citoyens les universités et beaucoup d'autres et c'est ce concept de multi acteurs comme on dit qui sur des domaines comme celui de la santé dont on va parler le seul qui en fait à même de d'agir efficacement alors oui sur l'om est ce là pour le coup trump a fait un coup d'éclat en annonçant le retrait américain retrait qui va être inversé par par baï donne dès son arrivée le 20 janvier il là il a annoncé et d'ailleurs c'est logique c'est logique parce que l'amérique a été le principal soutien de l' oms depuis toutes ces décennies avec d'ailleurs des résultats assez bon de de l'om est sur l'éradication de certaines maladies et des choses comme ça et bien sûr avec un problème de au fond ce retrait américain handicap l'om s évidemment pour l'instant ça va encore un peu comme en apesanteur jusqu'à jusqu'au 20 janvier mais ça aurait été vraiment problématique qu'elle cesse ce que trump reprocher on le sait c'est que l'om est soit inféodés à la chine et si on va dans le détail on voit que à la fois oui il ya une division une sorte de cynophilie de son de son directeur général mais qui ne doit pas cacher le fait que l'om est de toute façon dépens des pays qui la composent et que donc tedros gebreyesus le son directeur général devait feu ne pouvait pas se disent on s'est lié n'est la chine et s'ils voulaient des informations en janvier dernier sur le coronavirus il était obligé de faire ces courbettes que trump lui a tellement reproché vous pensez vraiment c'est à dire que sur la pandémie indépendamment de ses courbettes justin vaïsse est ce que l'om s s'est comporté dans la gestion de cette pandémie de manière indépendante est ce qu'il n'ya pas eu une manière de mettre les différents herman chinois sous le tapis alors si si en partie mais mais mais sa séance et en raison du fait que que l'om est ce encore une fois n'est que la somme des états qui la composent elle a très peu d' agences indépendantes et disons c'est à dire qu'elle on avait bien vu au moment des mollahs par exemple ou leurs représentants africains avaient minimisé et retardé l'alertent et là on a vu de la même façon le représentant chinois a retardé minimiser l'alertent sur le coronavirus tout simplement parce qu'on ne souhaite pas voilà à dire que ça se passe mal chez soi et c'est pour la raison pour laquelle il faut à l oms qui reste indispensable il faut disons ajouté il faut il faut la coordonnée avec d'autres acteurs les états évidemment mais surtout les grandes fondations la fondation gates qui a joué un rôle très important de renforcement des systèmes de santé normal notamment les les grandes ong les agences de développement les banques de développement et c'est tout cela qu'on va réunir mercredi jeudi et vendredi à paris autour notamment d'initiatives comme act arra c'est-à-dire initiative qui vise à donner des vaccins à tous et pas simplement aux pays riches justin vaïsse on a beaucoup parlé du retrait américain on a vu qu effectivement trump été véritablement sur une ligne isolationniste est ce que c'est un brusque revirement ou s'agit-il d'une évolution alors avec trump c'est toujours un peu brusque revirement parce que ça modalités et le coup d'éclat et que donc forcément ça fait d'aider disons des grands mouvements de bach comment comme on dirait en langage nautique mais en gros ce qu'il faut ce qu'il faut voir c'est que oui les choses vont aller mieux avec biden parce que le l'appréhension l'angle la lentille à travers lequel cette équipe voit les affaires internationales est un angle spontanément coopératif c'est à dire que oui ils vont défendre des intérêts américains mais ils ont conscience que ses intérêts sont liés à ceux de beaucoup d'autres puissances notamment l'europe et ça ça va vraiment changer pour les accords de paris pour l' oms pour l'om c'est et sur un certain nombre d'autres sujets maintenant vous avez raison le l'amérique n'est plus celle de dison des années clinton par exemple 10 à 10 à 20 ans ou 30 ans l'amérique est moins puissante relativement reste du monde donc elle est moins généreuse plus jalouse de ses intérêts - prête à jouer le gendre rôle de gendarme du monde de dison de shérif ou simplement de garant de l'ordre international et puis et c'est ça que trump a révélé la population américaine est traumatisé vers 71 millions d'américains ont voté pour un président qui dit en gros ce fonctionnement du système international nous est défavorable on se fait avoir on se fait plumer ce soit par les accords militaires ou par la chine ou par les européens sur le commerce ou par ces organisations internationales globaliste qui viole notre souveraineté en gros le deal ne nous convient plus le deal qui avait prévalu entre les classes moyennes américaines ce rôle de leadership américain entre en gros la seconde guerre mondiale et les années 2000 à cause des traumatismes de la globalisation et de la précarisation de la classe moyenne ne tient plus alors ça c'est très important ce que vous dites là justin vaïsse ça veut dire que l'on a assisté à un tournant en matière de politique étrangère quelles peuvent être les conséquences quelles sont les conséquences que l'on observe déjà au moyen-orient sur des conflits ou sur des situations comme la situation syrienne si les états unis deviennent de moins en moins présent qu'est ce que l'on peut imaginer il est certain qu'une disons qu'une tendance ne changera pas qui a été esquissée d'ailleurs non pas par trump mais par obama c'est celui de l'amour du moindre interventionnisme parce que l'humeur n'est pas ou à l'intervention militaire au fait de se porter disons au devant des problèmes on avait déjà vu ça chez obama en dépit de son intervention en libye on avait bien vu que en 2013 notamment en syrie mais aussi en afrique il y avait une réticence à intervenir l'idée également d'un le fameux pivot vers l'asie c'est à dire l'idée que les etats unis ont perdu leur temps leur argent et leurs ailes sans dédé des boys au moyen-orient et alors que ce qui se passait vraiment c'était l'asie c'était la montée en puissance de la chine et donc il ya un déplacement vers vers l'asie qui lui va va continuer et va être très probablement moins militarisé même si il y aura une réponse de type endiguement disons comme on disait pendant la guerre froide vis-à-vis de la chine mais la nature à telle horreur du vide je veux dire si les états unis par exemple sont beaucoup moins présents au proche-orient qu'est ce qui va arriver en fait ça s'est déjà produit c'était ça c'était les années obama on a bien vu que est exactement ce facteur que vous mentionnez le vide de pouvoir attire les appétits aiguise les appétits et attire d'autres puissances et on a vu comment la non-intervention en syrie en particulier se vident l'a attiré alors soit des pays qui n'avaient jamais beaucoup qui n'avait jamais été très actif à l'externe de la frontière comme l'arabie saoudite la turquie la russie évidemment qui c'est disons beaucoup beaucoup investi au moyen-orient largement du fait de ce site cet abstentionnisme américains mais aussi des nouveaux acteurs en fin d'année ch aussi afin de tout ça était le fruit du retrait ou disons de la moindre intervention américaine c'est quand même étrange ce décalage parce que je veux dire décalage dans le temps parce que c'est quand on prend par exemple robert mcnamara qui a été ancien secrétaire à la défense des états unis déjà à l'époque lorsqu'il s'agissait de tirer le bilan de la guerre du vietnam il disait voilà les états unis n'ont pas vocation à intervenir parce qu'on ne peut pas universaliser notre manière de voir parce que on est effectivement dans une situation où on va se retrouver dans des opérations extérieures risqués et c'est exactement ce qui est arrivé en irak en afghanistan bref on voit bien que finalement on à la reproduction de ces mêmes erreurs est-ce que trump du coup ne peut pas constituer je sais que c'est paradoxal de le dire ainsi mais une forme de bon sens dans les relations internationales dans le fait de dire voilà on ne peut pas réussir à intervenir de manière réussie dans des pays tels que la syrie tels que là en l'occurrence également la libye évidemment quand on est une puissance hégémonique quand on est une puissance censé garantir l'ordre mondial une puissance impériale diront certains on vous accuse forcément d'en faire trop d'en faire trop peu c'est à dire si vous intervenez de façon désordonnée et d'une façon qui n'est pas jugée opportune sage et efficace comme en irak en 2003 on vous accuse d'en faire trop d'être impérialiste en météo si vous n'intervenez jamais c'est à dire si vous ne remplissez pas vos fonctions disons de deux premières puissances on vous le reproche aussi en disant que cette abstention amène un désordre mondial c'est un peu c'est un peu toute la leçon des années 20 et 30 c'est à dire la puissance hégémonique réel mais qui ne se savait pas tels qu'ils étaient les etats-unis dès ce moment là par son abstention par sa non participation au traité de versailles par le fait qu elle s'enferme dans l'isolationnisme dans les années 20 et surtout dans les années 30 laisse la voie ouverte au révisionnisme et notamment en asie avec le japon et en europe avec l'allemagne c'est à dire que la point le fait le fait de ne pas réagir à une mise en cause de l'ordre mondial conduit à un désordre et oblige ou au bout du compte à intervenir par la guerre et donc on est toujours un peu sur cette ligne de crête est ce qu'on intervient ou est-ce qu'on n'intervient pas mais disons ne rien faire du tout voudrait dire la fin de la du rôle hégémonique des états unis joe biden a soutenu l'intervention en irak ah oui alors joe biden y alors il faut bien dire on est on est très content d'avoir d'avoir trump mais bon c'est un excès parfois quelqu'un qui a eu des jugements discutable je pense et il a un peu voté à contre-courant c'est à dire qu'en 1991 quand il fallait réagir contre le le disons l'invasion du koweït par saddam hussein il a voté contre la guerre du golfe en revanche en 2003 pour cette guerre très peu justifiés ou très mal justifié il a voté pour ensuite il a voté contre le search alors qu' il fallait finir en afghanistan donc on peut chacun peut porter de jugement qu'il souhaite sur sur ses interventions mais c'est vrai très justement comment expliquer qu'ils se soient situées à contre-courant comme vous dites diplomatiquement il a aussi j'ajouterai défendu un plan de fédéralisation de l'irak qui était qui était très discutable et et qui n'était pas vraiment disons pratiques ou réalisable donc donc lui même a une longue expérience qui a pas toujours été une expérience heureuse en quelque sorte dans les dents c'est dans ces choix là mais il se situe malgré tout haut disons au coeur du consensus démocrates qui ne va pas jusqu'à disons le case isolationnisme de des partisans de bernie sanders par exemple mais qui est assez loin de dijon 2 du casier interventionnisme de clinton des années 90 dont on se souvient justin vaïsse vous êtes historien spécialiste des états unis fondateur et directeur du forum de paris sur la paire on se retrouve dans une vingtaine de minutes pour continuer d'évoquer cette politique étrangère américaine et pion sera également en compagnie de greg philips notre envoyé permanent aux états unis en attendant il est 8 heures sur france culture et je vous souhaite un très bon réveil 7h 9h les matins de france culture guillaume ernel pour évoquer à la fois le bilan de donald trump et puis les perspectives relatives à l'élection de joe biden nous sommes en compagnie de justin vaïsse historien spécialiste des états unis fondateur et directeur du forum de paris sur la paix puis nous sommes en ligne avec notre envoyé permanent aux états unis grec philips bonjour greg bonjour guillaume bon c'est un peu un marathon pour vous merci d'être avec nous la nuit justin vaïsse sur ce que vient de dire mon camarade frédéric 16 les conséquences pour la france ouais alors moi je suis entièrement d'accord avec ce billet je pense qu'il faut pas minimiser le chaos qu'a été l'administration trump c'est à dire que non seulement c'était de façon régulière à c'est assez désagréable imprévu il y avait des foucades etc mais cette administration ne fonctionnait pas correctement c'est à dire que plusieurs postes pendant très longtemps n'ont pas été n'ont pas été fournies n'ont qu'eux n'ont pas été remplies dans cette administration et la chaîne de commandement comme on dit ne fonctionnait pas bien et donc il ya eu beaucoup de décisions qui ont été prises et ya donc ça c'est sur la forme mais sa part donné - justin vaïsse ça c'est un problème pour les états unis il y avait une dimension un peu dit liste chez trump qui consistait à déconstruire washington c'était un peu son programme il a fait il n'a pas menti aux états unis en quoi est-ce à un problème une bonne chose une mauvaise chose pour nous européens feraient quand on a des troupes engagées par exemple en afrique où quand on a une certaine politique vis-à-vis de la syrie quand le président tweet quelque chose et que son administration fait autre chose c'est un problème et cela véritablement nous a nui il ya des points sur lesquels on aurait pu avec une autre administration que l'administration trump mieux faire lors mieux coopérer c'est évident mais pour le reste oui et par exemple sur le g7 par exemple savez comment ça se passe c'est à dire que l'idée du g7 et du g20 c'est d'essayer d'aligner un tant soit peu les politiques nationales et donc les sherpas et les équipes des des présidents des prêts ministre travaille en amont et travaille à un communiqué qui doit en la fin être acceptée par par les leaders sous trump ça n'était pas possible soit ils refusaient ce que son administration a lui même avait préparé soit il il changer complètement de 2,2 disons l'orientation et rendait tout ça impossible et donc oui c'était vraiment gênant sur la sur la forme et donc ça atteignez même le fond de la politique grecque philips vous qui êtes notre envoyé permanent aux états unis il ya en tout cas un point sur lequel la presse est unanime j'ai la une du new york times qui est semblable à celle du financial times ce matin l idée c'est que l'amérique est un pays divisé et sur la question de la politique étrangère se pourrait-il que joe biden joue plus la continuité pour éviter précisément de trop dit viser une opinion déjà divisé bon écoute et joe biden c'est quelqu'un qui connaît les affaires de politique étrangère il a été président de la commission des affaires étrangères au sénat il a été huit ans vous l'avais déjà dit le le vice-président de barack obama et à gérer notamment une partie de ces dossiers donc c'est un domaine qu'il connaît alors que trump est arrivé totalement inexpérimentés dans ce domaine et quand votre invité parler de ces truites qui d'un seul coup venait désarçonner son administration ou le state département etc byden connaît les usages etc comment fonctionnent ces services et cette administration donc y aura sans doute un retour à la normalité si je puis dire avec avec de joe biden à la maison blanche après quelle politique étrangère va-t-il conduire il a déjà donné évidemment quelques signaux le retour dans les accords de par eric de leur tourner les allemands de paris le lien renouvelé avec les alliés voilà c'est en gros à peu près tout ce qu'il a déjà mis sur la table on va voir ensuite effectivement à partir de janvier comment est ce qu'il va pouvoir concrétiser tout ça sur la question par exemple des relations commerciales avec la chine sur la question du bric side qui est aujourd'hui une question extrêmement importante est plus qu'urgent que ça fait des mois qu'on en parle mais wright phillips est ce que là aussi on peut dessiner des lignes de fuite écoutez sur la chine ça va être évidemment un dossier central parce que ya eu 7 cette guerre commerciale à coude à coude de tarifs sur les importations menée par trump et on a vu notamment les conséquences que cela a pu avoir ici aux etats-unis par exemple chez les agriculteurs qui n'arrivait plus à exporter leur soja par exemple ou leur blé donc sur la chine évidemment ça va être un je pense un des premiers dossiers prioritaires de joe biden de deux ne sert à rien céder vis-à-vis de pékin mais de calmer un petit peu lincendie que donald trump a pu allumer justin vaïsse tony blinken le principal conseiller de politique étrangère de baden a dit récemment le monde ne se gouverne pas tout seul ce par quoi il l'entendait n'ont pas l'ambition de créer un gouvernement mondial ou que les états unis dominent tous nécessairement mais la nécessité de travailler avec d'autres et là quand même on peut estimer qu'il va y avoir un changement très marqué par ce que la position instinctif de trump était exactement l inverse de travailler seul ou avec quelques alliés la position instinctif de bail données de cette équipe et pour les questions de santé pour les questions de climat pour les questions je sais pas de cybersécurité par exemple de travailler avec les autres et donc pour nous aux formes de paris sur la paix où on fait travailler les états les entreprises les fondations les ong les citoyens ensemble autour de ces questions là c'est un changement énorme on avait l'habitude d'avoir beaucoup d'américains qui travaillent avec nous sur ces questions mais ça n'était jamais l'amérique officiel l'amérique de trump trump à les boycotter le forum en 2018 alors qu'il était à paris pour les célébrations du 11 novembre 2018 et il n'avait envoyé personne en 2010 3 pourquoi parce que le forum de paris sur la paix c'est la célébration du multilatéralisme et c'est une façon concrète d'avancé sur ces problèmes communs et que trump n'aime pas le multilatéralisme et donc le tout le monde était là trudeau merkel van der leyen beaucoup de leaders africains asiatiques et d'autre mais trump avait ostensiblement boudé même poutine était là c'est dire que trump avait ostensiblement boudé alors que sur un bon nombre de ces deux de ces de ces initiatives vous prenez la santé prenez la lutte contre le coronavirus les acteurs américains restent très importants par les dépenses qu'ils font la fondation gates par les le rôle des laboratoires le rôle des ong le rôle des agences de développement et c'est donc tout cela qu'on rassemble et qu'on fait travailler on espère en effet que l'arrivée de bail donne va changer beaucoup la donne parce qu'on peut essayer de on peut espérer résoudre davantage de problèmes avec eux alors concernant la lutte contre le corps d'un virus grec philippe cela il y à un virage important de prévu avec une situation qui est jugé comment dire compliqué à cet égard par joe biden oui au haut niveau intérieur c'est clairement la priorité de son futur mandat d'ailleurs tout à l'heure biden va installer cette cellule de crise composée d'une douzaine de deux scientifiques d'experts et et le médecin et prendre le contre-pied total de donald trump sur ce dossier c'est à dire faire confiance à la science écoutez ses conseillers scientifiques et donc il va demander à cette équipe d'imaginer ou de continuer à imaginer un blanc qu'il voudra appliquée at il dit dès le premier jour de son entrée en fonction à la maison blanche s'est clairement là la priorité numéro 1 d'ailleurs pendant la campagne vous savez byetone parlait beaucoup de ça et de ses deux cent trente sept mille morts aux etats unis jouant beaucoup là aussi la carte de l'empathie là on est sur quelque chose de plus de plus politique mais pareil en opposition à trump je me souviens d'une publicité télévisée notamment sur les chaises vides représentant ces dizaines de milliers d'américains qui est qui et qui sont morts dus coronavirus voilà la proche va être totalement différente ça c'est évident mais alors justement grec philips parce que il y as parmi les opposants à donald trump je pense par exemple à bill gates qui a été interviewé sur la gestion de la pandémie et il expliqué sont complètement des douanes et l'attitude et la politique menée par donald trump il expliqué que le système de santé américain était tel que on ne pouvait pas tout imputer à donald trump quelles peuvent être les changements efficient opéré par joe biden qu'est ce qu'on peut imaginer comme nouvelle politique sanitaire qui produisent des effets alors par exemple dans le plan qui est en cours d'élaboration vous savez qu aux états unis on peut pas par exemple prendre une décision au niveau national du port du masque obligatoire ce sont des décisions qui se prennent au niveau de chacun des 50 états baden a déjà fait savoir qu'il allait demander aux 50 gouverneurs d'avancer vers cette direction du masque obligatoire dans leurs états respectifs il veut recruter 100 mille personnes pour tracer les malades et puis la question du vaccin évidemment et centrale comme partout partout dans le monde et sur la table il ya 25 milliards de dollars pour faire avancer la recherche et fournir le plus rapidement possible aux américains un vaccin gratuit voilà les choses concrètes que le club hayden avance évidemment il sera au pouvoir que dans deux mois et demi mais le message politique adressé aux américains c'est de dire qu'il travaille déjà évidemment sur ces questions mais ce que j'ai vu politiquement que cela lui avait coûté à donald trump il aurait perdu alors tout dépend les sondages de sortie des urnes mais on évoque par exemple quatre points parmi les retraités grecs philips oui vous allez en floride par exemple alors certes il a remporté la floride mais on a vu dans l'électorat senior une chute de la popularité de trump vraiment vertigineuse et principalement à cause de cette question de la gestion du coronavirus est-ce que biden aurait remporté cette présidentielle si on n'avait pas connu cette crise sanitaire évidemment personne ne le sait mais sans doute que la crise sanitaire la crise économique qui a suivi et la gestion assez calamiteuse de tout ça par l'administration a sans doute favorisé en fait le candidat démocrate maire justin vaïsse vous qui êtes historien des états unis je voudrais pas être l'avocat du diable en l'occurrence de trump surtout qu'il a beaucoup d'avocats actuellement autour de lui est mais néanmoins il ya dans son attitude quelque chose qui parle à une partie des américains qui est la liberté vous pouvez ou non porter un masque ce n'est pas obligatoire je me rendrai pas obligatoire et finalement et bien il y a une marge que vous possédez pour savoir comment vous voulez réagir il s'agit du virus pas du tout quelque chose qui correspond à ce que nous nous avons l'habitude de voir et de faire en france est ce que ces choses là peuvent changer est ce que finalement ça ne renvoie pas aussi à une manière de se représenter l'individu et la société aux états unis oui mais à travers un prisme particulier qui est celui du rejet des élites et en particulier du gouvernement fédéral en réalité c'est à dire liberté oui m'enfin liberté par rapport à ces élites de la côte est à ces bureaucrates qui nous force à porter a finalement voilà c'est ça mais mais aussi jeux en matière je ne sais pas en matière éducative en matière économique en matière de réglementation environnementale et c'est très vrai pour les pour ce tous ceux qui sont dans le secteur des hydrocarbures il ya ce rejet là où donc on met en effet en avant la liberté mais il ya une une sorte de 2,2 disons de paradoxes on se souvient au moment de la lutte autour de l'obamacare de dan opposants qui disait hands of my medicare c'est à dire ne touchez pas en gros hamon le gouvernement que le gouvernement fédéral ne touche pas à mon amont medicare c'est à dire ceux ce paradoxe qu à la fois ils sont protégés par des ce filet de sécurité quand même temps il rejette le gouvernement qui en est en fait l'organisateur est l'inspirateur donc il ya tout de même ce prisme qui rend les choses un peu un peu complexe mais c'est quand même quelque chose de très singulier parce que par exemple on a du mal à comprendre en france comment on peut être contre la sécurité sociale y compris pour des populations vulnérables qui aurait sur le papier tout à y gagner mais ces populations peuvent considérer que leur liberté c'est de prendre une assurance privée et de ne pas être sous la coupe du gouvernement central oui là on touche à une réalité très très forte qui est celle de la culture politique de la culture politique américaine qui en est fait reste beaucoup plus individualiste que la culture politique européenne on peut le on peut le dire de mille façons différentes mais ce fait demeure et d'ions et fondateur et explique en plus de toutes les manipulations c'est à dire le jeu des lobbys en particulier de de l'industrie médicale que chaque fois qu'on a voulu aller dans le sens d'une d'une sécurité sociale généralisée comme dans le grand voisin du nord dans l'ô canada comme en europe ou ailleurs ce soit heurter à des résistances dans les années 60 dans les années 90 1 souvenez-vous des efforts de clinton au moment de l'obamacare qui n'est qu'au fond une façon de de dion dette de s'accommoder avec cette réalité et au bout du compte outre en effet ce jeu économique et le jeu des lobbys on retrouve malgré tout une philosophie du du chacun pour soi de l'individualisme qui qui qui qui résistent et on en voit les effets maintenant dans le traitement de l'épidémie coronavirus grec philips une nation est divisé c'est ce que les médias souligne alors elle est divisée autour de la question raciale que sait-on sur les votes des minorités pour by données et et trump aujourd'hui on attend encore évidemment tous les sondages précis sur leur est le résultat du scrutin mais il ya quand même chose assez intéressante c'est que donald trump a enregistré 71 millions de votes - énorme 77 pour pour joe biden mais qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que trump a en gros 10 millions de voix de plus que ce qu'il avait fait il ya quatre ans ça veut dire qu'il est il est allé au delà de sa base au delà des évangéliques des blancs de ses états d industrialisés du nord par exemple en floride je vous parlais tout à l'heure de cet état il fait des très bons scores dans le comté de miami dade par exemple pourquoi parce que les latinos notamment les hispaniques ont plus qu il y a quatre ans voté pour lui on notera aussi chez les hommes africains américains alors évidemment les afro-américains vote très majoritairement démocrate mais on voit que notamment chez les hommes jeunes donald trump a gagné 3 à 4 points a priori et on attend évidemment d'avoir des chiffres plus précis ok c'est important de comprendre que certes il ya la victoire de joe biden qui l'emportent dans des états importants qui reprend notamment ses états de l'areuse belt de la ceinture de la rouille metrohm fait un très bon score et au niveau du vote populaire et surtout il a réussi ce qui est d'assez étonnant ce qu'on n'avait pas forcément prévu ce que les instituts de sondage n'avait pas dit il a réussi à un peu élargir sa base est allé notamment pêcher des voix attraper des voix dans les minorités est-ce que ça c'est une surprise justin vaïsse oui en rappelant que les minorités vote quand même massivement démocrates mais en effet le la marge qu'il a réussi à grignoter sur sur ses résultats d'il ya quatre ans est contre intuitive disons que des hommes noirs à des africains américains votent en légèrement plus grand nombre pour pour trump peut surprendre compte tenu de de la voilà de tous les signaux qui ont été envoyés aux groupes racistes au groupe d'extrême droite etc ça ne se rappelle simplement que les les facteurs de vote les motivations du vote sont sont plurielles et que plusieurs points de l'agenda de trump du programme de trump ont su séduire soit des hispaniques soit des africains américains message économique message de fermeté vis-à-vis de la chine et que l'on ne vote pas toujours selon son son identité et l'on voit grec philips que donald trump c'est désormais le feuilleton refuse le résultat des urnes qu'est ce qui va se passer maintenant est ce qui la hait d'autres moyens que verbaux de s'opposer à ce scrutin franchement j'adore je ne sais pas ce que ce qu'on pense justin vaïsse mais c'est intenable joe biden a à gagner cette élection assez largement tous les recours que trump veut déposer ou menacent de déposer son les uns après les autres rejetées par les tribunaux locaux dans les états concernés ont dit son directeur de campagne dit qu'il veut organiser à nouveau des meetings dans ces états là pour aller chauffer à blanc ses supporters mais clairement il n'y a pas d'issue voilà donc qu'est ce qui peut se passer honnêtement j'en sais rien mais comment peut-il sortait sortir de cette situation où de toute façon il ne pourra pas obtenir de de refaire cette élection donc il y a en ce moment à la maison blanche autour de lui paraît-il une guerre des conseillers certains lui les conseillant de plus tôt sortir par le haut et de reconnaître évidemment ça sa défaite tandis que giuliani par exemple sont son avocat personnel le pousse à continuer le combat voilà c'est à lui de prendre la décision mais il n'y a aucune issue dans dans la route qu'il est en train de prendre de ne pas reconnaître de ne pas reconnaître justin vaisse qu'il la stratégie de donald trump parce qu'on le présente parfois comme un homme sans casque hilaire côté stablement mais s est aussi quelqu'un qui a le sens politique lui d'après la presse se verrait très bien dans quatre ans par exemple être à nouveau candidat oui et c'est pour ça que certains démocrates alors en fait c'est ce qu'il faut voir c'est qu'il a encore des leviers d'action d'abord il est pleinement président jusqu'au 20 janvier prochain donc il peut faire des tas de choses il prend des désordres exécutif il peut ce que byden peut s'y opposer ce qu'il ya une manière de nos mre n'est pas ce combat daybyday n'ai rien jusqu'au 20 janvier et même d'ailleurs on voit la petitesse dix ans de cette administration le/la fonctionnaires chargés d'opérer la transition sert de donner des crédits en fait pour l'équipe hayden puis commence à s'installer il va falloir non mais 4000 fonctionnaires fédéraux il falloir rentrer en font bouger parce qu'il a refusé de 2,2 de prendre cette décision donc c'était non mais le trump trump en fait va mon avis va rester dans le paysage d'abord parce qu'il peut prendre des décisions de 6 20 janvier il peut notamment utilisé son droit de grâce pour un nombre de gens qui ont été mis en cause flynn et d'autre et peut-être même lui même c'est une des choses qui le quilleuc il pourrait faire même si c'est disputer ou alors démissionner et se faire gracié par peines par mike pence au vice présidence est aussi envisageable il peut prendre donc des décisions politiques il peut renvoyer des gens il peut embaucher des gens donc voila et tout ça pourquoi parce que en effet il je pense souhaite continuer à peser sur les équilibres du parti républicain un certain nombre d'élus lui doivent la victoire et si ils menacent de revenir comme un spectre en 2024 dans la course et qu'il risque de gagner alors les républicains se comportera différemment de du scénario dans lequel il n'a aucune chance de revenir et d'ailleurs les démocrates réfléchissent à la possibilité de dison d'en finir avec trump est de faire un homme à nîmes pitch putt même après 7,7 élections pour être sûr qu'il ne pleuve pas réélu en 2001 malheureusement pour trump il ya beaucoup de bases différentes il ya celle de disons de la corruption qu'on avait vu avec la sphère ukrainienne c'est-à-dire qu'ils demandaient au président en échange de crédits fédéraux de crédit américain de au président ukrainien de lui donner d d d un dossier compromettant sur sur bayonne mais en fait il a beaucoup beaucoup de casseroles il a beaucoup de dison de 2,2 de procès soit au civil quand il reviendra souvent que le citoyen soit en tant que président et y compris et sept derniers que certains démocrates agite pour la façon dont il a géré l'épidémie de coronavirus qui a fait maintenant près de deux cent cinquante mille morts c'est à dire plus que la plupart des guerres américaines grec philips dont on parlait de la possibilité pour trump de se représenter à 60 18 ans qui pose la question de l'âge du capitaine de l'aj des capitaines parce que joe biden va bientôt dans quelques jours avoir 70 ans pourtant et voilà on prend lui souhaiter un bon anniversaire j'ai vu que son vieux complice ted kaufman allait avoir un rôle actif ted kaufman à 81 ans il y avait une époque vous étiez jeunes grecs philips mais on considérait que brejnevien à 76 ans incarnait la gérontocratie il ya eu andropov tchernenko kremlin ils étaient plus jeunes que joe biden est-ce que ça c'est un sujet ah ben ça a été un sujet pendant toute la campagne parce que souvenez vous quand bail de nom mais 2019 à philadelphie fait son premier meeting il n'y a pas une énergie débordante et tout le monde se dit certes il est quasi automatiquement en tête dans les sondages parce qu ancien vice président d'obama etc mais tout le monde est un peu frappé quand même par la rage de dents que dynamisme exactement et puis trump très vite à utiliser cette arme quand khroub hayden a été confirmé comme candidat du parti démocrate et je vous passe les slits pidjot les accusations de sénilité et c'est donc la question de l'âge de bail dance et c'est évidemment très vite posé c'est sans doute pas pour rien qu'il a choisi kamala harris comme colistière est comme future vice-présidente 56 ans beaucoup plus jeunes très dynamique centristes comme lui représentant les minorités elle coache vraiment toutes les cases mais notamment celle de la jeunesse et puis et puis voilà il ya il ya une volonté de baden de montrer qu'il est en forme malgré malgré tout malgré ce qu'on peut ce qu'on peut dire vous l'avez vu monter sur scène à wellington pour son discours de victoire il est monté en petites foulées en courant en gravissant les quelques marches qui ne sait pas qui le séparait de de la scène donc voilà il va devoir montrer qu'il a malgré tout l'énergie et puis aux accusations évidemment reproche sur son âge et il peut évidemment défendre son expérience et 50 années d'expérience dans la politique évidemment la l'âge et l'expérience ronces ensemble ça c'est quelque chose que personne ne lui dénie justin vaïsse mais quand même c'est une caractéristique le fait que ce système démocratique américain a vu s'opposer deux septuagénaires pour le pouvoir suprême oui mais souvenons nous que ce sont aussi les états unis qui avait innové en eau en élisant un président si jeune kennedy en 1960 et que généralement l'aja était a été plutôt inférieur à celui des présidents français un conte pense aussi à clinton ou encore à obama obama était jeune donc ça je pense que ce voile a sondé des variations c'est pas une caractéristique non ce que sa pointe c'est quand même les quelques premières de cette élection le fait qu'une femme accède à la vice-présidence qu'une femme de couleur accède à la vice-présidence le fait que ses chances de devenir présidente sont assez élevés non pas simplement en cas de défaillance de joe biden qui peut arriver compte tenu de son âge plus que pour un homme plus jeune disons mais aussi parce qu en 2024 il est peu probable que joe biden se représente à 82 ans se serait sans doute pas concevable et là c'est naturellement si sa performance a été bonne la vice présidente qui se présentera avec c'est une autre caractéristique de cette élection quand même pas mal de chances d'être élu parce qu'en réalité la règle enfin la règle la régularité en tout cas ddd des dernières décennies c'est qu'un président est réélu au bout d'un mandat ça a été le cas de la plupart d'entre eux sauf carter avec accidents économiques dans les années 80 la crise des otages en iran etc sauf bush père parce que là aussi récession économique et puis un tiers candidat qui avait piqué pas mal de voix de bush en faveur de clinton mais d'habitude d'ordinaire ils sont réélus 1 regan clinton bush bush fils obama est là c'est aussi ça qui est humiliant pour retracer qu'il n'a pas été réélu et que donc il laisse la voie à un président âgé mais aussi à une vice-présidente beaucoup plus jeune qui est l'avenir de l'amérique un mot de conclusion greg philippe ce qu'est ce qui va se passer maintenant donc vous vous l'avait dit et les moyens de donald trump de s'opposer à cette élection paraissent minces qu'est ce qui va se passer eh bien il va falloir voir si la transition est une tradition ici aux etats unis se met en place ou pas ca que les les équipes de baden attendent maintenant de pouvoir aller à la maison blanche travailler récupérer des dossiers échangé avec l'actuelle administration ça ne pourra se faire qu'à partir du moment où ou donald trump concédera sam sa défaite donc ça va être la prochaine étape by donne constitue évidemment son son cabinet on va voir qui il recrute notamment pour revenir à ce que vous disiez au début en matière de politique étrangère quelle qu'elle profil il retient et puis quoi qu'il arrive quelles que soient les péripéties qu'on peut connaître dans les prochains jours prochaines semaines le 20 janvier à midi donald trump n'est plus président des états il y aura une transition merci beaucoup greg philippe notre envoyé permanent aux états unis bonne nuit à vous puisque