Le poisson d’élevage : est-ce un produit de qualité ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur partout [musique] en France vous présente Sud Radio 10h1h Ferno fait le marché. Bonjour les amis, bon dimanche à tous. Le mai, le joli mai annonce les beaux jours.
Et oui oui oui oui effectivement il va faire beau, il va faire chaud. Enfin logiquement, je me mouille pas trop pour ce qui concerne le printemps et surtout l'été qu'il va suivre. Donc c'est une saison où vous allez, je dirais mécaniquement vous approcher du bord de mer au moment des beaux jours.
Et quand on est au bord de mer, on se pose la question de si on mange du poisson. Mais quel poisson mangeons-nous aujourd'hui ? Est-ce qu'on mange du poisson issu de la pêche, c'està-dire [musique] du poisson sauvage, ou est-ce qu'on mange de plus en plus de poisson d'élevage en France ?
Et ben on va lever tous les voiles sur la question en compagnie d'une grande spécialiste Sud Radio Fer fait le marché. Bonjour Sonia Bichet. Bonjour Sonier Bichet.
Vous êtes meilleur ouvrier de France. Ouvrier ou ouvrière ? Ouvrière.
Ouvrière quand même. Ils ont féminisé un peu. Très bien.
Poissonnière et caillère. Exact. Donc on va dire que le tout ce qui vient de la mer c'est vraiment votre sujet et pas seulement des rivières aussi hein parce que quand on est poissonnière on s'occupe aussi de évidemment de des poissons d'eau douce.
Mais en tout cas largement de la mer et on va dire largement de la pêche puisque il faut le savoir grosso modo, on est encore à 4/5e euh de poisson pêchés pour 1/5e de péchéon de de péchons de poisson élevés. Je vais y arriver. Euh alors Sonia, je vous ai fait venir parce que on rentre ensemble et oui dans le même avion euh d'une d'un grand salon qui se tenait à Barcelone la semaine dernière qui s'appelle Food Expo qui est le plus grand salon européen en tout cas de produits de la mer.
Et euh je sais pas votre impression sur le salon, c'était quoi en voyant tout ce qui tout ce qui se vendait, tout ce qui se marchandait, tout ce qui se commercialisait. Bah c'est c'est vrai que c'est très grand, très très grand et c'est toujours l'occasion de d'en apprendre encore plus sur les profondeurs et de se rendre compte à quel point on on ne voit pas les profondeurs, mais il y a vraiment beaucoup beaucoup de choses sur le marché. Euh Sonia, je sais pas, moi je je voyais les stands qui étaient déployés à Barcelone et euh très honnêtement, je me disais alors euh l'aquaculture et la pissiculture qui est en fait la part vouée au poisson de l'aquaculture euh communique énormément, dépense beaucoup d'argent.
C'est une c'est une industrie le plus souvent et rarement un artisanat qui vise à nous faire manger du poisson d'élevage. Il faut hein quelque part. Est-ce que vous êtes d'accord que on est forcé d'y aller de toute façon ?
Euh forcer d'y aller, oui, on est aussi contraint d'y aller surtout. Euh moi, j'aimerais qu'on mange tous du poisson sauvage, mais on sait qu'on a une écologie qui est fragile et on a des ressources qui diminuent de jour en jour. Donc euh aujourd'hui, on a l'élevage, il faut pas fermer les yeux dessus et euh et il faut prendre cette voie-là et essayer de faire au mieux pour l'avenir.
Oui. Alors effectivement, le l'aquaculture, la pissiculture, ils communiquent énormément. Ils ont des moyens euh face à eux les pêcheurs qui sont souvent des des chez nous des des pêcheurs artisans, hein, parce que il y a évidemment de la pêche industrielle mais moins en France qu'ailleurs en Europe et je ne veux stigmatiser personne.
Euh en tout cas eux ils communiquent moins parce qu'ils ont pas les moyens hein qu'ils se battent avec leurs petits bras. Bah ils ont pas les moyens, ils ont pas le temps aussi hein. Quand ils font la marée, ils sont au large et puis ils ont de plus en plus de règles et et c'est très difficile pour eux.
Donc ils ont tout mon soutien. Alors euh nous étions en visite ensemble dans une société qui s'appelle Neptoura qui est une société espagnole de de pissiculture hein qui élève des sols et des turbos et qui se réclame comme étant de la haute aquaculture, c'est-à-dire à haute qualité et environnementale et sur le plan du process. Alors, je suis allé tendre le micro à Jordi Trias qui est le patron de Neptura pour qu'il m'explique un tout petit peu de quoi il s'agit puisqu'on parle de sol et de turbo ce qui est pas la plus grande partie des poissons élevés.
Sud Radio, Ferno fait le marché. Euh Stolsyfarm est leader dans la production de turbo et sol depuis euh plus de 40 ans. Donc c'est des espèces qu'on a déjà travailler bien et on maîtrise bien.
Et on est hyper content de de travailler avec la France parce que c'est un des pays qui valorise ces espèces, ces poissons le plus. Le turbo à la sol, on le on le fait dans un concept que nous on appelle la haute aquaculture, c'est-à-dire un contrôle exhaustifus du bien-être des des poissons qui termine par donner au produits finals une qualité en saveur exceptionnelle. Et c'est ça la force de Neptura, c'est de combiner le le ce qu'on appelle le le care makes taste en anglais, non ?
C'est-à-dire prendre bon soin de nos poissons pour nous assurer que le saveur qu'on donne au chef soit magnifique. Alors, vous savez bien que sur le marché français, la France première consommatrice de saumon au monde. Il y a une sorte d'amour du saumon.
Malheureusement depuis quelques années, beaucoup de beaucoup de points difficiles autour de l'aquaculture norvégienne notamment. Euh beaucoup de d'organisations se sont inquiétées des conditions d'élevage et du coup il y a une mauvaise image de l'aquaculture. Pourtant euh on ne peut pas imaginer l'avenir sans aquaculture puisque le sauvage se raréfie et que nos enfants mangeront tous du poisson d'aquaculture sans même se poser la question.
Évidemment, la qua é une industrie euh de production de protéines de haute qualité, indispensable, euh hyper contrôlé, hyper régulé. Et nous de notre côté parce que nous faisons ce système de contrôle de aquaculture en terre, on a la capacité de contrôler les conditions des poissons en terme de température de l'eau, qualité de l'eau, on fait de filtrage pour nous assurer que que les poissons soient dans les meilleures conditions possibles. H et donc c'est pour ça qu'on l'appelle l'autre aquaculture parce que c'est un niveau supérieur de contrôle.
Oui, ça permet de différencier les différents process. Si on comparait le saumon au poulet, par exemple, on pourrait dire que le le saumon de base norvégien, c'est le poulet industriel et vous, vous êtes un peu la volaille de Besse pour parler au français, c'est-à-dire au fond une un poisson de qualité supérieure par à la fois le process mais aussi son alimentation. Mais aussi nous on essaie pas de se comparer à d'autres poissons ou d'autres euh technologies aquaculture.
Nous, on se focalise sur notre métier. Euh par rapport à l'alimentation, euh ce que nous faisons, c'est développer des formules de nourriture pour nos poissons dans le très très long terme. Donc à partir de de render recherche et développement avec un un critère super strict, on change pas la formule. aussi euh tant que on n'est pas sûr que ça va pas affecter le poisson en terme de bien-être et que ça va pas affecter la saveur de produit.
Donc on est très très vigilant à faire des changements de formule euh d'une façon très très solide, hein. Donc euh on est très content de ce genre de relation qu'on a avec les grandes fournisseurs de nourriture de de poisson. On travaille pour faire que nos formules soient de plus en plus euh rassurantes par rapport aussi au au aux ressources naturelles h qui est une évolution naturelle qui est en train de se passer avec nous évidemment.
Et mais les deux normes que nous avons en interne, c'est on touche pas la saveur parce que c'est le cœur de notre de notre culture et on touche pas le bien-être des animaux des poissons en ce cas. Alors, on est ici à Barcelone parce qu'il faut dire que Neptura c'est 70 à 80 % de la production qui est faite en Galice en Espagne, même si vous avez d'autres sites en Europe. Trois choses influent sur le goût final et la texture d'un poisson en aquaculture.
D'abord le milieu, on le sait et vous vous me l'avez expliqué, ce sont des bassins qui sont au bord de l'eau, mais ce n'est pas en pleine mer comme on peut le voir souvent sur des fermes de saumon, par exemple dans les fiordes norvégiens. Et donc ça vous permet de contrôler l'eau, c'est une bonne chose. Deuxièmement, la nourriture, on vient d'en parler.
Troisièmement, j'ai envie de dire l'exercice, le sport parce que il n'y a pas que le goût du poisson, il y a aussi sa texture et le muscle du poisson, les filets d'une sol ou d'un turbo, ils sont aussi fonction de son activité. Ouais. Il y a plein de conditions qui peuvent avoir un impact sur le poisson.
Je dirais je rajouterai à ce que vous venez de dire l'amour que nos employés donnent sur l'activité. Oui, le soin en fait. Soin.
Merci. Ouais, c'est difficile en faire. Merci.
Le soin c'est c'estàd prendre soin des poissons a vraiment un impact sur le le produit final. Et nous avons plus de 600 personnes qui travaillent dans nos cinq pays. On est on est installé dans cinq pays avec avec un soin extraordinaire pour que l'expérience finale des chefs, des consommateurs en France, en Espagne, n'importe où puisse être magnifique à l'auteur de ce que nous on appelle haute aquaculture, de ce qu'on appelle Neptuna.
Alors, ce sont des poissons, la sol et le turbo à croissance relativement lente. Il faut compter à peu près un un turbo moyen, c'est entre 1 et 2 kg, globalement 1 an par kilo pour avoir un turbo, mais et la sol c'est un peu plus long. Non, au contraire, la sol c'est un peu moins long dans le sens qu'onarrive pas à faire des sols de 2 kg encore, mais on arrive à faire des des sols de 1 kg.
Donc, si on le compte un moins par kilo, oui, c'est un peu plus long. La seule portion, c'est quoi ? entre 600 g et 800 g grosso modo.
Si si vous comptez sur Neptura oui, normalement nos poissons sont entre 500 et 900 qui est vraiment un trait différentiel par rapport au poisson sauvage au la sol sauvage. Euh et ça nous prend environ 15 à 17 mois pour arriver à cette taille. Dernière question, ce sont des poissons donc d'aquaculture.
Votre modèle économique impose, j'imagine, un certain prix de vente. Comment est-ce que vous vous placez par rapport au marché de la pêche et du des mêmes poissons sauvages ? Comment est-ce que les chefs et les consommateurs trouvent vos poissons soit surgelés, soit en frais ?
Comment est-ce que vous êtes ? Vous êtes plus cher, vous êtes moins cher, comment ça se passe ? En réalité, ça dépend de des périodes parce que le la pêche a une volatilité de prix inévitable parce que ça dépend s'il y a si si c'est la saison, si c'est pas la saison, si il y avait une bonne semaine ou pas.
L'avantage de l'aquaculture, c'est qu'on a une situation plus contrôlée. On contrôle nos cou de revient, on contrôle la production. Donc on peut donner à nos chefs, nos consommateurs une stabilité de prix plus éongée et ça c'est un grand avantage pour tout le monde.
Sud radio Ferno fait le marché. Sonia Bichet euh vous entendiez Jordi. Euh qu'est-ce quelle a été votre impression vous euh comme professionnel du poisson sur le plan gustatif et de ce que vous avez vu chez eux ?
Alors sur le plan gustatif, je pense qu'il y a quand même une légère différence et ça paraît normal parce que le poisson il est quand même élevé sur du ciment. Il mange pas enfin il vit pas dans un habitat naturel. Donc pour moi, c'est évident qu'il y ait une différence.
Maintenant, je suis quand même, j'aimerais avoir une soldevage, une solde sauvage qu'on bande les œufs et voilà à comparer. Et après par contre visuellement là, il y a une vraie différence. Ah oui oui ouais.
Le turbo était un peu grisâtre, il avait des taches sur le côté blanc alors que normalement un turbo sauvage n'est n'est pas du tout. Oui, mais vous vous êtes une puriste, vous êtes une artiste de la poissonnerie étant meilleure ouvrière de France. Mais est-ce que pour le consommateur le plus important c'est pas le goût et la texture sans l'apparence et la couleur ?
Si si, mais je pense que c'est le même problème pour tous les aliments, hein. C'est que ça fait l'affaire. Ouais.
Mais euh mais aujourd'hui mais il faut pas comparer en fait. Il faut pas comparer. Non non, c'est ça.
Et puis un turbo sauvage, il y a rien de plus beau. Il y a des pêcheurs qui sont levés très tôt pour aller le pêcher. Il y a toute une histoire, il y a toute une vie.
Le turbo d'élevage, il est entre quatre murs. Mais c'est pas si mal. Euh vous qui passez pas mal de temps à traîner vos guettes dans les dans les poissonneries pour voir vos confrères, vos consœurs, est-ce que ça apparaît de plus en plus le poisson d'élevage sur les sur les les bandes de glace ?
Oui oui, ça apparaît de plus en plus et c'est surtout pour tout ce qui va être la consommation accrue. Aujourd'hui, le poisson sauvage doit être congelé. Le poisson d'élevage, on a une autorisation qui nous permet de le manger cru sans le congeler.
Donc forcément beaucoup plus simple pour un professionnel. Donc barade, oui, on en a de on en a toute l'année, on en a tout le temps de l'élevage sur nos sur nos étalages. Alors, barre d'orade, c'est un peu le le fond de roulement du poisson d'élevage.
Restez avec moi évidemment, on va se retrouver dans une minute ou deux avec le patron d'une autre société française, celle-là qui fait justement du bar de la dorade. Je vous disais ça c'est la base. Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux [musique] au restaurateur partout en France. vous présente Sud Radio 10h 11h Ferno fait [musique] le marché.
On continue le match ce matin entre le poisson d'élevage et le poisson sauvage. Euh je crois que chacun a faire valoir ses droits et c'est c'est bien ce qui nous intéresse d'ailleurs, d'essayer de lever les légendes, les idées reçues sur les sur le sujet, hein. En fait, il y a pas vraiment de guéger, ce sont deux produits différents et on était en en premier quart d'heure avec bah Sonia Bichet qui est toujours avec moi qui est meilleur ouvrière de France poissonnière et Caillère.
Et on était surtout de retour de Barcelone avec Jordi Trias, le patron de chez Neptura qui est une société de pissiculture hein au bord de la mer. Et j'ai voulu avoir quand même un français parce que là c'était une société espagnole euh et je voulais un peu parler à un français ce matin. J'ai Bastien Ra qui est avec nous en ligne.
Bonjour Bastien. Bonjour. Alors vous êtes le PDG de Gloria Maris, la gloire de la mer.
Euh ben ça porte bien son nom et vous êtes euh vous fais vous êtes tomb à la tête d'une boîte de de psiculture hein du poisson d'élevage euh à la fois sur un site dans le nord Aquaord et Aquaada en Corse. Alors vous pouvez pas faire plus au sud et plus au nord hein en métropole ? Ouais tout juste.
Je vais même vous dire qu'on a un troisème encore plus au sud parce que dans le nord de la Sardaigneou juste à côté de la réserve de Azinard on a également une autre ferme donc encore plus au sud de la Corse. En fait vous passez votre temps dans l'avion ? Je sais pas mais entre Derk et et Ajaxo bon [rires] pratiquement je me déplace beaucoup.
Ah ouais ben je me doute. Ouais bah comme vous êtes un poisson migrateur mais qui passe par les airs. [rires] Alors un poisson volant Bastien Rait en première partie je vous disais on parlait un peu des turbos et des sols qui sont un peu le fond de roulement de de Neptoura.
En tout cas le produit phare. Vous est vrai que vous avez combien de d'années d'expérience en la matière ? Depuis combien de temps vous produisez-vous du poisson ?
Alors, Gloria Marie, c'est une société qui a été créée par mon père il y a près de 40 ans maintenant. Donc, on pourrait dire qu'on a cumulé 40 ans d'expérience sur la pissiculture marine. Donc, c'est l'élevage de poisson marin.
Le turbo et la sol en font partie. Mais il y a également donc sur les espèces que l'on élève trois espèces à ce jour. Les bars qu'on appelle loup aussi en Méditerranée, les dorades royales et les maègres. le droit droyal avec sa petite couronne dorée là, son petit diadème, hein, c'est beau ça.
Alors, justement, la première question qui me vient euh quand je vous ai appelé, c'est de me dire "Mais au fond, euh c'est vrai que Dorade Royal et Barrés la grosse partie des poissons d'élevage très longtemps rattrapés par d'autres variétés. Est-ce que on est on a fait ça parce que il y avait une demande de ces deux poissons ou est-ce que c'était les plus faciles à élever au début ? Alors, les plus faciles, non, le bar c'est c'est peut-être le plus difficile d'ailleurs àer aujourd'hui.
Euh donc il est il est très particulier parce qu'il est très fragile en fait. Le bar dès son d ses étapes des closeries. Donc là, on va reproduire avec des mâles avec des femelles pour créer notre petit bébé poisson qu'on appelle les alvins.
C'est déjà l'espèce l'une des espèces les plus fragiles. Donc le bar c'est c'est peut-être le je crois l'un des poissons les plus délic les plus compliqués. Mais en réalité l'élevage du poisson avant le bar et la dorade parce que le bar et la dorade ça a commencé dans les années 80 fin 80 on a maîtrisé la reproduction de la truite.
Donc on avait déjà domestiqué d'autres d'autres espèces pas forcément des espèces marines mais des espèces d'eau douces et et l'élevage de la truite ça a démarré après-guerre. Donc on avait on avait comme ça travaillé sur des espèces d'abord douce et puis ensuite des espèces marines. Et je crois que les espèces marines qui ont été sélectionnées, c'est des poissons plutôt à chair chair blanche, poisson fin, poisson haut de gamme, poisson de qualité.
Quelquesunes, excusez-moi, mais en dehors du saumon, hein, qui reste quand même le poids lourd du secteur. Ah, ça c'est sûr. Oui.
Oui. Parce que le saumon aujourd'hui, c'est plus de 2600000 tonnes d'élevage par an hein, commercialisé. Le bar et la dorade en Méditerranée, c'est à peu près 600000 tonnes de production élevé et commercialisé.
Ouais. Et avec en plus le fait que les Français sont les plus grands mangeurs de saumon au monde pratiquement, c'est incroyable. Il y a une sorte d'habitude de consommation, c'est un peu le poulet de la mer quoi.
Malheureusement hein, parce que on sait que c'est pas toujours très vertueux et notamment du côté de la Norvège, il y a eu beaucoup de de lièvres et qui ont été levés sur le sujet. Euh Bastien, euh je suis avec Sonia euh qui connaît bien votre travail euh qui m'a tout de suite quand j'ai dit tiens on va appeler Bastien Rain m'a dit il y a un truc qui est dingue c'est le maigre quand même. Parce que le maigre c'est vraiment un poisson particulier.
J'imagine que pour l'élever ça doit pas être simple. Oui. Alors les trois espectes qu'on élève sont toutes différentes.
Le le bar, la dorade et le maigre. tr ont des comportements différents. Le maigre, il a cette spécificité déjà euh de grandir un petit peu plus vite que les deux autres parce qu'on arrive à faire un maigre de de 3 kg en un peu moins de 3 ans là où c'est que le maigre il est plus gros plus vite.
Il est plus gros plus vite. Ouais. Et le saumon par exemple le saumon grandit à peu près deux fois plus vite que le maigre et le maigre grandit à peu près deux fois plus plus vite que le loup ou que le bar.
Ah ouais ouais c'est fou. Alors ça parce que il stock en fait il il transforme ses aliments en en chair quoi, en protéines. Ouais ouais.
C'est des c'est une capacité de croissance qui est qui est plus rapide. Voilà, c'est tous les tous les animaux sont différents mais pour autant le poisson grandit beaucoup moins vite je dirais que d'autres espèces animales. Les espèces terrestres, un poulet on parle des poulets de bresse ou des poulets de batterie.
Un poulet de bresse, ça met 120 jours hein. On va dire atteindre sa taille commercialisable. un maigre d'aquaculture élevé dans une de nos fermes qui doit faire 4 kg, il met il met 3 ans hein arriver à sa taille commercialisable hein.
Donc on est on est sur des élevage à cycle très très long he plusieurs années sont nécessaires avant de commercialiser un poisson. Oui. Donc et toutes les péripéties climatiques liées au maré lié à la au changement.
J'imagine que pour passer plusieurs années de l'alvin jusqu'à un poisson de taille portion comme on dit ou même même des grosses portions, euh il faut passer au travers de nombreux écueils. Ouais, il faut passer à travers de nombreux écueils. Il faut faire très attention au bien-être de l'animal.
L'un des points qui est essentiel dans notre quotidien euh auprès de nos collaborateurs, on insiste tous et on est tous très conscients que ce que l'on appelle l'œil de l'éleveur, hein, c'est cette capacité que vont avoir nos éleveurs à être au plus proche de leurs animaux, à surveiller le bien-être de de leurs animaux permet de garantir infineré une partie de la de la qualité comme une vache ou un cochon enfin je dire comme un comme un comme un mammifère terrestre. Ouais, comme un mammifère terrestre en quelque sorte. Moi je fais souvent référence au bœuf de cobé. le bœuf de cobé parfois on lui met de la classique, on le masse, on le bichonne, on le chouchoute.
Bon bah nous c'est à peu près pareil avec nos maigègres là pour vos Oh là là là là c'est un scoop là, [rires] je vous vois bien avec des waddles dans le bassin en train de masser les poissons. Exactement. [rires] On y fait en tout cas on y on y vraiment on en prend soin c'est sûr.
Et et effectivement à la fin on arrive à avoir un élevage atypique qui est qui est unique en Méditerranée aujourd'hui parce qu'on est capable de faire ce maigre le 4 kg en 3 ans 3 ans et demi sans aucun traitement. Donc on garantit zéro traitement de son alvinage hein vraiment jusqu'à sa commercialisation et ça c'est ça c'est unique en Europe aujourd'hui. Personne n'est capable de faire ça aujourd'hui sur le marché.
Donc on a vraiment une attention toute particulière au bien-être des individus et en conséquence bah ils ont une croissance lente, raisonnable, respectueuse de l'environnement et une qualité de chair infinée qui est exceptionnelle. Sonia Bichet euh on disait qu'on peut pas comparer un poisson sauvage et un poisson d'élevage sur le plan gustatif et de la texture. En revanche, on peut comparer deux élevages comme on le ferait pour tout tous autres animaux d'élevage.
Euh c'est pour ça que vous m'avez recommandé Bastien. Ah oui ben moi Bastien son élevage le connais maintenant depuis quelques années et c'est des produits que j'adore et je pense que c'est une belle alternative aujourd'hui pour remplacer du sauvage et pour l'avenir. Hm hm.
Euh quand je parlais de ces deux euh on va dire poids lourds du secteur que sont la dorade royale et le bar ou le loup hein effectivement qu'on soit en Atlantique ou en Méterranné euh est-ce que vous vous le constatez sur l'étal des poissonniers ce sont deux poissons qui sont extrêmement demandés. Ah oui, complètement. Et en restauration aussi, j'imagine.
Oui, c'est c'est complètement demandé et c'est vrai que il y avait quelque chose de très très intéressant, c'est le fait d'avoir lissé les prix comme ça sur l'année, d'avoir des prix qui sont constants. C'est vrai que pour nos consommateurs c'est idéal aussi. Oui, parce que c'est la question que je posais à à Jordi Trias de dire "Mais vos prix, vous êtes au-dessus de la pêche, en dessous de la pêche que dans quelle proportion Il m'a dit "Bah ça dépend des cours hein, on sait bien que une criée ça change tous les jours quoi." Oui, mais on oublie aussi souvent que le poisson a des saisons.
Oui. En fait, donc forcément il y a des saisons où on en a moins, on en pêche moins, c'est un petit peu plus onéreux puis des saisons où la pêche est bonne et donc forcément le prix c'est l'offre et la demande. H Bastien Ra, est-ce qu'il y a une saison pour l'aquaculture ?
Enfin, je veux dire, est-ce que les poissons sont sensibles au rythme des saisons même en élevage ? Alors oui oui oui tout juste bah notamment sur l'élevage que l'on a ici à Jaciio avec ce maigre labelle rouge et les loups et les dorades qui sont élevés sur cette ferme les poissons sont très sensibles aux saisons parce que le golfe d' Jaxio a cette spécificité d'être très profond et donc dès les premiers moments d'hiver les premières tempêtes la température chute. Oui.
Et à ce moment-là on observe qu'on rentre dans la période de reproduction de la dorade. Et donc sur les mois de novembre décembre ben on a nos dorades en élevage qui démarrent leur cycle de reproduction comme le frais d'une dorade sauvage. Et à partir du mois de janvier, pareil, les loups commencent à faire leur période de reproduction et donc euh donc oui oui, bien sûr, il ils sont ils sont très sensibles aux différentes saisons.
Euh mais pour autant, on arrive à garder comme ça une qualité qui est euh qui est relativement lissée sur toute l'année. Et ça c'est une chance en élevage parce qu'on est on est capable de terminer un été par exemple contrairement à un produit sauvage avec un taux de gras dans la chair qui est plus faible parce qu'on a freiné en quelque sorte un peu son alimentation parce que le poisson sauvage il va s'alimenter peut-être plus que de raisons pour être capable d'affronter l'hiver. Ouais.
Et nous, on arrive comme ça à monitorer une alimentation jusqu'à la fin de l'été pour tenir un taux de gras et puis à l'inverse en fin d'hiver, on arrive à les en quelque sorte à les retaper peut-être plus vite que ce serait capable de faire dans la nature. Donc en conséquence, lors des dégustations, ce qu'on observe c'est qu'avec des produits sauvages, on arrive à se différencier et parfois même des moments de l'année lors des dégustations à l'aveugle avec des grands chefs à à avoir des dégustations qui sont gagnées par nos produits face à des produits sauvages. Ça arrive aussi régulièrement.
Oui, parce que Sonia, ce qu'on a pas dit, c'est que à Barcelone on s'est rendu compte quand même que les poissons sol et turbo d'élevage et je crois que c'est vrai pour tous, comme elles font beaucoup moins d'exercices que les poissons sauvages, hein, musculairement parlant, ils ont tendance à faire du gras et du gélatineux qui vient se fixer dans les tissus qui donne une texture différente. C'est vrai qu'on a, moi j'ai senti une légère différence, mais euh j'ai hâte qu'on aille visiter l'élevage et queon puisse mettre des images sur ce qu'on a goûté parce que je pense que c'est important aussi d'aller voir euh ça veut dire que vous reviendrez alors m'en parler quand on aura vu l'élevage. Et ben exactement et puis ça veut dire qu'on va repartir ensemble.
Et Bastien, encore un mot rester avec nous hein parce qu'on va on va avoir une sacrée candidate dans le quart d'heure suivant. une une marin pêcheuse une on va dire un un patron de pêche breton et puis pas n'importe lequel. Restez avec moi parce que je j'ai envie de de vous entendre lui répondre à Scarlett le corps.
Allez à tout de suite. Plaisir. Léal Métro premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur partout [musique] en France vous présente Sud Radio 10h1h.
Ferno [musique] fait le marché. Toujours dans ce match qui n'en est pas vraiment un parce qu'il joue pas dans la même catégorie entre le poisson sauvage et le poisson d'élevage mais enfin il faut on se pose des questions et on a les professionnels pour y répondre. Sonia Bichet qui est meilleur ouvrière de France poissonnière et Caillère avec nous en studio au téléphone Bastien Rira que vous venez d'entendre le PDG de Gloria Maris société d'aquaculture spécialité pissiculture c'est-à-dire les poissons he parce que l'aquaculture c'est plus large et on va le voir tout de suite puisque j'ai passé un coup de fil au bout du bout du Finister du côté de Gulvinec à Scarlett le corps.
Bonjour Scarlett. Bonjour tout le monde. Bonjour les auditeurs.
Alors Scarlett Lec, ceux qui suivent les actualités de la mer et surtout là-bas du bout de la Bretagne la connaissent bien. Les marins pêcheurs et Algocultrice figurez-vous hein. On peut dire ça Scarlett.
C'est tout à fait ça [rires] parce que dans l'aquaculture il y a pas mal de compartiments. La pissiculture c'est le poisson. L'ostraïiculture bah c'est les huîtres.
La conquiliculture les coquillages en général. Et puis et maintenant on fait de l'algoculture évidemment la culture des algues. C'était pour vous une diversification au début par rapport à simplement être patron de pêche d'abord.
Oui, ça a été une diversification et en même temps la continuité du métier de mes parents qui étaient goémonier quand j'étais petite. Ah oui oui. Avec un cheval, ils allaient récupérer le goémon sur la plage.
Ah non, on allait les récupérer, on les coupait sur les rochers. C'est le même métier que je fais aujourd'hui sur d'autres variétés. Ouais, mais c'était le même métier que moi je fais.
Celui qu'on ramasse sur les plages, c'est pour enrichir les champs. Ah bah voilà. D'accord.
Là, c'est de la consommation. C'est de la consommation. Alors, Scarlett, je vous ai passé un coup de fil parce que ce matin, on se pose plein de questions sur je dirais poisson poisson d'élevage face à poisson sauvage.
Vous vous connaissez bien le sujet. [rires] Je vous ai entendu il y a pas longtemps sur les réseaux sociaux nous alerter sur la pêche industrielle et vous le faites sans arrêt. Vous êtes une lanceuse d'alerte depuis 50 ans pratiquement.
Alors on peut le dire mais là sur le un Saint-Malot qui a commandé le plus grand bateau de pêche d'Europe et cetera pour pour aller bah je dirais ramasser en une fois ce que font 100 de vos collègues [rires] à la même dans le même temps. Et donc vous connaissez bien le sujet. Alors, est-ce que le poisson d'élevage, c'est l'ennemi des pêcheurs ?
Ce euh rien n'est tous besoin les uns des autres pour répondre à un marché aujourd'hui qui est de plus en plus euh euh les gens sont demandeurs. Oui, il y a une demande. Après, il faut bien qu'on trouve aussi adapté au budget.
Donc on a tous besoin les uns les autres dans ce sens-là, mais en même temps euh il y a des choses qu'il faudrait euh peut-être pouvoir aménager davantage parce que quand on a parlé poisson d'aquaculture il y a 30 40 ans, euh nous les marins pêcheurs ce qu'on voyait c'était plutôt faire de l'élevage mais pour repeupler la mer comme on fait avec la coquille Saint-Jacques où ça marche très bien. s'est développé différemment, on va dire, de ce qu'on avait prévu au départ à cause de dissension mais carrément même dans notre profession à nous quoi. C'est le problème, il est venu peut-être interne, on va dire.
Ouais. Alors, on est en ligne avec Bastien Rira comme je le disais, Gloria Maris. Bastien, est-ce que vous êtes sensible à ça au fait de réalviner en fait le milieu sauvage ?
Euh ça ça a jamais vraiment été une option de réalviner au niveau du milieu sauvage euh pour la simple et bonne raison qu'il faut garder je pense une diversité génétique importante dans les milieux sauvages et que la culture n'a pas vocation je pense à venir contreembalancer euh les dégâts qu'on pourrait faire dans le milieu sauvage. Donc moi, je suis pas partisan de ça. En revanche, la pêche, elle est très complémentaire de l'aquaculture et comme le disait madame à l'instant, l'aquaculture est très complémentaire de la pêche.
Moi, je crois qu'il y a c'est pas c'est pas l'un ou l'autre et souvent on s'amuse parfois à opposer les deux à faire des généralités. Moi, je j'essaie vraiment de pas tomber là-dedans. Je je dis souvent que la pêche, elle a un intérêt tout particulier euh pour justement faire la promotion, faire la mise en avant de toute une série d'espèces qui ont pas forcément été domestiquées et et heureusement qu'on a nos amis pêcheurs avec nous parce que sinon on serait incapable de répondre à la demande aujourd'hui de comme de la population.
Donc, on a besoin considérablement de nos pêcheurs et surtout je dirais de nos petits pêcheurs. Et là, là encore, il faut nuancer, il faut pas mettre tous les pêcheurs dans le même panier. sûr.
Et puis ensuite l'aquaculture. Ben moi je connais pas très bien toute l'aquaculture mais je connais un petit peu le métier évidemment euh sur nos espèces sur les les loup enfin les bars les dorades et les maigres. Euh l'Europe élève 600000 tonnes de de produits et les commercialise.
La pêche sur ces espèces en pêche à peine 20000. Donc on a quand même 98 % de la demande qui aujourd'hui est adressée par des produits d'élevage. Donc ça il faut en avoir conscience. les les gens n'ont pas forcément conscience quand ils vont dans les supermarches chez les poissonniers au restaurateur, il y a 80% 98 % de la demande sur ces espèces qui est qui est adressé aujourd'hui par l'élevage.
Vois même qualité, excusez-moi, j'y vois le même rapport que l'huile d'olive où où les gens gueulent en disant on achète on nous vend l'huile espagnole sans nous dire que ça vient sur les marchés. Il faut savoir que la France ne produit que 5 % de la consommation d'huile d'olive en France, hein. Donc il faut bien l'acheter quelque part.
Et c'est ce que vous êtes en train de me dire en définitive. S'il y a de la demande et qu'on peut pas y répondre par la pêche sauvage, heureusement qu'il y a l'aquaculture. Mais euh Scarlett le corps, j'allais vous dire euh ceux qui veulent opposer euh les pêcheurs aux éleveurs euh c'est les mêmes qui voudraient enfin ça n'a pas de sens.
C'est comme si on voulait opposer les chasseurs aux éleveurs de cochons et de vaches, quoi. Exactement. C'est comme je vous l'ai dit au départ, il faut savoir que nous sommes complémentaires.
On a besoin les uns des autres. Alors la petite pêche artisanale que je pratique, elle est quand même la locomotive qui va donner l'image de marque qui va permettre de vendre l'ensemble des produits pêchés dans la mer. Aujourd'hui, ce qu'on regrette aussi beaucoup, c'est quand même qu'il y a beaucoup d'importations et que le consommateur, sans le savoir consomme énormément de produits d'importation parce que ces choix se portent souvent aussi sur des espèces que ben la France ne sait pas faire même en aquaculture ou ne peut pas faire parce qu'elle n'a pas les qualités d'eau de l'eau assez chaude ou assez froide pour faire ces poissonsl. hein, comme le saumon par exemple hein, ou les les crevettes, hein.
Donc les crevettes que vous trouvez un petit peu de partout. Donc euh on a besoin d'une complémentarité, c'est sûr, hein, mais aussi d'une valorisation de nos métiers parce que il y a une méconnaissance générale sur l'ensemble de la filière poisson. D'accord.
Je ne sais pas ce que mon collègu qui parle Sébastien en pense mais pour moi il y a une méconnaissance générale sur le poisson d'une façon c'est pour ça qu'on essulière vis-à-vis de chaque individu. C'est pour ça qu'on essaie de donner des pistes ce matin euh Scarlett effectivement euh mais la question qui est sous-jacente, excusez-moi de la poser aussi abruptement et à Bastien et à vous Scarlett euh c'est que quand on parle d'élevage, on se dit bien qu'il faut les nourrir ces poissons et que grosso modo 5 6 kg de poisson généralement pêché vont nourrir au résultat 1 kg de de poisson d'élevage. Je suis pas loin hein Sonia c'est peu près justement je pense que je vais laisser Bastien répondre parce qu'il y a eu beaucoup d'améliorations et de progrès sur ce côté.
Bah oui parce que si il faut continuer à pêcher 5 kg de poisson en mer alors que la la ressource aliotique se se rarifie globalement et que c'est pour faire 1 kg de poisson d'élevage, est-ce qu'on est encore gagnant Bastien ? Enfin je dire la nature est-elle encore gagnante ? Bonne question.
Non, alors c'est c'est une très bonne question et merci de me la poser parce que quand on parlait des défauts de communication et je rejoins tout à fait madame, je pense que on manque cruellement de capacité à communiquer et ce que vous venez de dire si c'était vrai il y a de ça presque 30 ou 40 ans, c'est plus du tout vrai aujourd'hui. Alors j'essaie de vous expliquer très rapidement comment ça fonctionne ma date parce qu'évidemment c'est c'est totalement faux de d'expliquer les choses comme ça. Pourquoi aujourd'hui, on est capable de dire que pour produire 1 kg de poisson d'élevage, on va aller chercher 300 g de poisson sauvage et on y va y rajouter des végétaux.
Hm hm. Donc 300 g plus à peu près 1,7 de végétaux. Et ensuite, on a un indice de conversion de 2, c'est-à-dire qu'on a besoin de 2 kg d'aliments pour produire 1 kg de poisson d'élevage.
Et dans ces 2 kg, il y a que 300 g de poisson fourrage. Et dans 300 g, on est capable de sub. Donc, il faut 300 g aujourd'hui sur nos espèces et qu'on traum fermes.
Et donc, on va prendre 300 g dans la nature pour produire 1 kg de poisson d'élevage aujourd'hui. Voilà, je sais pas si j'ai répondu déjà à cette à cette première inter. Non mais vous allez répondre au téléphone là plutôt [rires] par la même occasion comme ça.
Peut-être que c'est quelqu'un qui c'est peut-être quelqu'un qui vous entend à l'antenne et qui a une question à vous poser. Attention Bastien, tu dis n'importe quoi. [rires] Scarlette le cor Scarlett le corps.
J'ai j'ai une autre question à vous poser. Je sais que vous vous êtes remonté. Alors, c'est un sujet qui est qui est connexe, hein, qui n'est pas directement lié à l'aquaculture, mais vous êtes surtout remonté contre la raréfaction euh du plancton qui nourrit le milieu sauvage.
Euh parce que le il y a une modification à cause, vous dites-vous, des pesticides dans l'agriculture française. Pas que les pesticides, hein, mais pas que les eaux françaises, les eaux mondiales. Oui.
D'accord. Donc ça veut dire que dans dans la mer d'une façon générale aujourd'hui, il y a de moins en moins de planquons et aujourd'hui euh ce n'est même pas la surpêche qui est la première euh question euh de nos responsables des gens qui s'occupent du milieu maritime, hein. C'est vraiment cette ce manque de plancton, on va dire cette mauvaise nourriture, ces mauvais nutriments pour les poissons sauvages.
Non, le plancton euh le plancton, le bon plancton qui s'appelle les diatomé, on en manque parce qu'il y a des mauvais planctons qui s'appelle des dino flagélés qui remplissent des océans mais que le poisson ne peut pas manger parce que la bouche du poisson quand il naî et ben ce dopellé est plus gros que la bouche du poisson. Il est aussi gros que poisson. Il peut pas croquer dedans, c'est sur l'alvin.
Donc le poisson, il meurt à la naissance. Hm. Et après par exemple, on a un exemple tout simple, c'est la sardine.
Oui. La sardine se nourrit toute sa vie de plancton. D'accord.
De diatomé. D'accord. Mais le problème c'est que la sardine comme elle manque de plancton, elle ne grandit plus, elle n'a plus la teille à 3 ans au lieu d'avoir on mesure pas le poids de la sardine à l'individu, on mesure le poids de la on mesure la sardine au nombre.
Oui. Alors, on met 40 sardines pour faire 1 kg à 3 ans et une sardine aujourd'hui à 3 ans, il en faut entre 60 et 70 sardines pour avoir 1 kg. D'accord.
Ah oui, donc il y a pas de parce qu'elle peut pas s'alimenter, donc elle n'est pas grosse, elle n'est pas grasse comme elle devrait être. On a beaucoup de soucis. Ceux qui aiment les petites sardines à l'huile du côté du Gilvine, ils doivent être contents eux parce que c'est pratiquement l'attaque d'en choix quoi.
On pas le droit de les pêcher. Voilà, elle pass au travers des sont vraiment des sardinelles qui ne sont qu'on ne peut rien faire, qu'on n'a pas le droit ni de péchés ni quoi que ce soit quoi qui sont complètement euh bah oui inutilisable on peut dire en toutien quoi. C'est vraiment problématique.
Restez avec moi Scarlett. Je vais remercier Bastien Riera d'avoir été en notre compagnie ce matin. Je crois qu'on a avancé un petit peu sur le sujet.
Merci Bastien pour euh Ouais, on n pas on n pas fini mais peut-être on se rencontrera. [rires] Scarlett Scarlett vous me quittez pas hein parce qu'on on en a pas fini puis je vais avoir un un Breton avec vous dans le dernier quart d'heure pour parler un peu cuisine. Allez on se retrouve tout de suite.
Léal Métro premier [musique] fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur partout en France vous présente Sud Radio 10h 11h Fern fait le marché. 4e round du match entre poisson d'élevage et poisson sauvage. [rires] Oh le le combat se passe bienin.
Je trouve qu'on est à Fleur et Moucheté ou à Gan à Gan Très épais. Sonia Bichet qui est avec moi, la meilleure ouvrière de France. Poissonnière et Caillère.
Oui, c'est une belle discipline pour ce pour ce concours des meilleurs ouvriers de France. On est au téléphone avec Scarlett Lec du côté du Gilvinec qui est patron de pêche et algocultrice. Et oui, elle oui, elle élève des algues.
Oui, c'est merveilleux. Dans l'alimentation, c'est plein de bons éléments. Et puis on a passé un petit coup de fil à un chef un peu du même coin là-bas du du bout du bout du monde dans le Finister au sud.
Bah c'est un c'est un voisin de Scarlette en fait. C'est Mathieu Garel qui est avec nous. Bonjour Mathieu.
Salut Vincent. Salut tout le monde. Comment allez-vous ?
Mathieu chef du Belliser à Paris et chef conseil aussi hein. Il voyage beaucoup hein pour porter sa science du poisson. Mathieu, je vous ai appelé parce que je me suis dit tant qu'à demander son avis à un chef cuisinier, autant avoir quelqu'un qui qui est né dans le poisson pratiquement.
Vous vous êtes vraiment de là-bas quoi. Bah je sens le poisson déjà d'origine. Non, il [rires] c'est ça.
Il a pas pu s'en débarrasser en montant à Paris. Non, impossible. Impossible. de l'odeur de la sardine.
Je suis toujours en 2uxè classe, c'est pour ça il m'accepte pas en première classe. [rires] Ça fait marcarless. Mais je comprends.
Alors euh Mathieu, tout tout l'objet de cette émission qu'on vient de passer, c'était effectivement de comprendre les on va dire les les tenants et aboutissants et les différences entre le poisson d'élevage et le poisson sauvage. On en vient un petit peu à la conclusion qu'on a pas le choix hein de toute façon. C'est votre avis.
Vous également en tant que restaurateur et cuisinier. Vous vous voyez où on va tutoyer ? Ah bon ?
On c'est comme vous voulez mon petit Mathieu. Non non non, je plaisante Vincent. [rires] Euh bah effectivement je pense que alors j'ai pas j'étais en plein service donc j'ai pas entendu la début d'émission.
C'est pas grave, c'est pas grave hein. Euh que tu tiens, on est ouvert le dimanche parce qu'on est obligé de bosser hein, c'est comme ça. Ben oui oui mais enfin à 10h du matin si vous êtes déjà en plein service c'est que vous devez avoir des furieux au comptoir.
Mise en mise en mise en place. Mise en place. Oui d'accord. [raclement de gorge] OK. [souffle coupé] Donc effectivement, je je pense que je rejoins un peu les camarades, c'est que euh la pêche la pêche est un milieu très compliqué.
Je pense que les copains et les copines n'iront pas à l'encontre, c'est que euh il faut préserver les fonds marins. On on garde les filures à quai pendant un mois, je de mémoire du du 20 janvier au 20 février parce qu'ils ont pas le droit d'enlever les ressources de la mer. Mais mais en parallèle, on laisse ouvrir des bateaux des bateaux usine où ils font 400 tonnes dans la journée quoi.
Donc Ah mais oui, mais je sais pas si cop mais bon c'est si un petit peu mais c'était surtout de dire qu'on avait pas trop le choix dans les pour les générations à venir que de que de manger du poisson d'élevage quoi. Même si on trouve que gustativement c'est bien poisson vach bien sûr ben un poisson vach sera différent mais après je pense que tout le monde a le droit et a besoin de manger du poisson et que l'avenir l'avenir malheureus enfin malheureusement et peut-être heureusement pour avoir un coût plus rationnel vis-à-vis des des consommateurs mais pas forcément par rapport au restaurateur he parce que moi moi un poisson noble c'est un poisson qui est hyper frais c'est ça la priorité. Ouais.
Ouais. Ah bah bah ça c'est l'avantage peut-être de aussi de l'aquaculture. C'est un point supplémentaire, c'est que on le on va le cueillir au jour le jour pour l'envoyer je veux dire par la même logistique que les que les poissons de pêche.
Ouais, il est pas commandé, il est déjà prêt si tu veux. Donc c'est déjà [rires] ça. Oui, c'est pas sûr que ça mais non mais gustativement Mathieu vraiment votre expertise vous qui est en plus un garçon du bord de mer du Finistère.
Gustativement, est-ce qu'on peut s'approcher ou est-ce que ça vaut même pas la peine d'essayer de s'approcher du du sauvage ? Si si, on s'y approche mais euh euh après, il faut raisonner l'alimentation. Faut je pense que c'est le le souci, ça va être l'alimentation de ces ces ces bêtes d'élevage.
Euh là là, si je goûte un un un parce que ça m'arrive de goûter du bar d'élevage et de la dorade d'élevage, même s'il y a des belles choses qui sont faites au niveau de la corve dans la B [raclement de gorge] action. Euh je trouve toujours à moi à titre personnel que le la chair du poisson est beaucoup plus grasse en tout cas. Ouais.
Oui, c'est ce qu'on se disait avec hein Sonia. Ah, vous disiez ça ? Bah oui, parce que il bouge pas.
Il enfin globalement il bouge quand même beaucoup moins que que le bar qui peut être un chasseur en pleine eau pour aller euh pour aller attraper ses poids. Est tout le temps nourri surtout tous les jours il a de la nourriture dans le milieu sauvage. C'est un peu comme nous quoi.
On il suffit d'appuyer sur le bouton et ça tombe tout cuit dans le bec. Ça c'est clair. [rires] Non mais c'est pour ça qu'il faut pas trop comparer sauvage et élevage mais il y a une légère différence.
Mais en fait ce que vous dites Sonia qui est très juste, c'est que dans nos sociétés dans nos sociétés d'opulence, oui, on est trop nourri en fait enfin en tout cas dans des dans des pays où on a de quoi se nourrir mais globalement on est trop nourri, on fait pas assez d'exercices et c'est un peu ce qui arrive au poisson d'élevage par rapport au poisson sauvage. Ouais, peut-être. Mais c'est vrai qu'on fait il y a il y a eu quand même énormément de progrès sur l'élevage.
Donc on arrive à des des qualités de poissons sur certains élevages. Mais c'est comme tout. Il y a des élevages qui sont très bon et il y a des élevages un peu moins bons.
Avant de laisser Mathieu nous donner Mathieu Mathieu Mathieu Mathieu, non Mathieu, non. Voilà, vous m'avez vous m'avez coupé la parole. J'allais j'allais poser une question à Scarlett qui qui est au bout du fil Scarlette [rires] parce que on a le temps file et après on va laisser la parole à Mathieu pour donner une petite recette.
Tiens voilà une petite recette printanière. Scarlett, est-ce que vous qui êtes donc productrice d'algue, est-ce que il y a des comment dire des pistes pour nourrir à base d'algue les poissons d'élevage ? Est-ce que ça rentre dans l'alimentation ?
Ah, ça rentre dans l'alimentation. Il y a beaucoup les les algues, ce n'est pas seulement les humains, c'est aussi tous les animaux et en l'occurrence les poissons. Et ici nous, on a eu un très bel exemple dans le dans le lieu de pêche carrément où je fais la la production de de Wakamé de l'undaria pinatida là.
Et ben on a vu la la baie de Menmeur entre le Gilvinec et Pamar carrément se repeupler en poisson où il y avait un seul bateau qui travaillait. Aujourd'hui, il y en a cinq. Ah oui !
Ah du genre du genre on peut plus même se baigner dans la baie d'Audierne, on marche sur les poissons quoi. [rires] Non mais c'est on a vu le poisson, on a vu la sol, on a vu le lieu jaune, on a vu beaucoup d'espèces qui n'existaient plus, qui n'étaient plus là revenir parce qu'ils avaient à manger. Ça recrée un écosystème.
Ça recrée un écosystème. Ça refait refait de la vie. Exactement comme les comme les comme les les les blocs de béton qu'on immerge parfois pour créer des rochers artificiels.
Voilà, des rochers artificiel et tout ça. Et là donc ben là c'est ensemble la nature parce que les algues c'est la nature hein. Donc on redonne vie tout en ensemble tout en ayant après quelque chose d'extraordinaire pour notre alimentation parce que la wakamé et puis toutes les autres algues qui se mangent c'est vraiment fabuleux hein.
C'est loup mamal que du bonheur au papill hein. Alors Mathieu va pas dire le contraire sinon il va pas Scarlet je ne peux pas. [rires] Bon ma rejoin tout à fait Scarlette effectivement c'est que il y a un microsystème et comme dit Sonia juste titre c'est que ben ça ça reforme bah des zones de pêche où il y avait un peu de perte de de pêche et de poisson si je me trompe pas tu vois.
Mais mais mais après aussi il faut penser à tous les poissons sont bons he tu sais la la l'excellence d'un poisson c'est pas le turbo, c'est la fraîcheur du produit. Tu peux manger une super une superbe vieille qui est exceptionnelle. Bien mer un merlu.
Ouais. Ouais mais merlu merlu c'est exceptionnel. La vive la vive par exemple c'est con mais c'est bon.
Enfin la vive c'est exceptionnel. Les grondins il y a pas que le rouget il y a tous les tombes. Il y a tout ça qui sont magnifiques en bouche.
Ah tout ça la même famille he tombe vieille grondin. C'est la même maison ou c'est la même maison. Oui comme on dit.
Le c'est le c'est c'est le rouget, tu vois, le rouget grondin, quoi. Mais je vais je vais sonner la fin du match et dire qu'il y a euh non pas une égalité euh mais en tout cas euh tout le monde a le droit d'exister et apparemment si je suis les précepts de Scarlett le corps, globalement le le gagnant c'est c'est le c'est le consommateur parce que le vrai ennemi de la pêche sauvage, c'est la pêche industrielle, hein, l'ennemi des artisans. Et l'aquaculture ne fait que palier le manque de poisson que demandent les consommateurs.
Mathieu Mathieu, un dernier mot. Si si je veux manger un bar aujourd'hui, il serait préparé comment chez vous ? Un petit bar ?
Ouais mais il sera il sera préparé comment ? Bah e on va partir sur un peu. Tu as vu ?
Il fait beau he je pense qu'il fait beau aussi en Bretagne Scarlette. Ah oui il fait très beau. On a un bar ou une dorade he c'est comme vous voulez.
Ouais ouais un bar une dorade. Bon après la cuisson sera la même. Bon après l'idée de garniture on va faire assez basique.
On peut partir sur une une petite petite piperade tois un truc euh gêéou. À base de poivron. Ouais jaouais tombée d'oignon euh du poivron un poivron rouge, un poivron vert un poivron jaune pour donner un peu de couleur.
Euh tomate mondée. Voilà qu'on confite enfin tout le tout [musique] confi avec une gousaille un peu de teint et de laer. Voilà.
Stop ! Et puis après tu po tu poiles ton poisson comme il faut quoi. On a plus le temps parce que l'émission est terminée.
Vous savez quoi ? Si vous pouvez me faire une petite note écrite, on le mettra sur le site de Sud Radio pour ceux qui nous écoutent hein pour savoir comment faire. Ouais ben il faut il faut que je regarde sur internet et je trouve la recette. [rires] Merci Mathieu.
Mathieu Garel Scarlette on essaie de se voir le weekend prochain. Ah oui non mais vous prendrez le rendez-vous après l'antenne souci si ça vous ennuie pas. Sonia aussi bientôt. [rires] À bientôt.
Oui. Avec plaisir. Merci Sonia.
Merci. Merci à vous. Merci.
Merci d'être venu. On se on se reverra bientôt. Je sais, c'est pas fini, le poisson est un vaste sujet.
Voilà, l'émission s'achève et on a juste envie d'aller se faire un bon plat de poisson qui soit sauvage ou d'élevage. Dans un instant, les informations de 11h après, on retrouve Jean-Marie Borderie. Eh oui oui, le choc des idées, il en faut aussi le dimanche matin.
Allez, moi je file en cuisine. Ça sent déjà le poisson, j'adore ça. Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur [musique] partout en France, vous a présenté Sud Radio.
Perne fait le marché.