Gabriel Attal : Une candidature vouée à l'échec !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de cette table jusqu'à 19h Dapna Mouchnik qui est avec nous. Ça va Dapna ? Ça va, ça va.
Tout se passe bien. Sa première tout le monde est très gentil. Voilà, c'est ça.
Mais ça va changer hein. [rires] Pour que je revienne pour que je revienne. Ça monte, ça monte, ça monte tout doucement.
Philippe Bilger et vous êtes du bon côté. Vous êtes avec Philippe Bilger en face de vous Sébastien Sébastien Manard. Pas du tout.
Pascal Giral. Pas gir ils ont pas la même capillarité entrepreneur et Philippe David. Bien entendu.
Tout de suite, c'est seul contre tous. Les vraies voix [musique] sud radio seul contre tous et c'est Philippe Bilger qui commence et vous dites qu'en politique il faut croire en soi presque jusqu'à la vanité. Absolument.
Il y a deux exemples que je vais me permettre de citer pour tenter de convaincre. C'est vrai que l'affirmation de soi en politique doit aller parfois jusqu'à la veinité qui est un défaut infiniment accablant. Mais je pense à deux événements.
Bakayoko, le maire de Saint-Di et d'autre part Gabriel Atal sur lequel mon ami Philippe David va également diserter dans quelques instants. Le maire de Saint-Nis dit "J'espère être celui qui permettra la réunion autour de Jean-Luc Mélenchon, en gros de toute la gauche et donc extrême gauche et gauche socialiste. Et bien personne n'y croit véritablement mais lui il affirme cela et avec une forme de certitude de supériorité intellectuelle alors qu'on sait que ce vœu est proche de la vanité.
Bakayoko, le maire de aussi estimable qu'il soit n'aura véritablement aucun impact dans ce domaine. Et pour arriver à notre ami commun, j'ose le dire, Gabriel Atal, et bien lorsqu'il vient dire Gabriel Atal qu'il est totalement mû pour présider, il est évident que on sait que malgré son talent, il ne sera pas président 202 s'il a confirmé qu'il voulait être candidat. Mais peu importe, à un moment donné pour compter en politique, il faut dominer cette légère modestie qui parfois saisit des gens lorsqu'ils sont obligés d'énoncer leur qualité.
Et donc, lorsqu'il dit cela, ça n'est pas de la vanité, c'est de l'assurance et c'est comme ça que ça marche en politique. Alors, on peut ne pas l'aimer. Voilà.
Alors, je vais répondre, je vais commencer par une citation latine. Vanitas vanitas et tomitas vanité des vanités et tout est vanité. Alors ça c'est le bé àabas de la politique parce que pour tout court ah non surtout de la politique parce que il pour être un politique il faut c'était Michel Crépau l'ancien ministre et maire radical de gauche de la Rochelle qui avait dit nous faisons un métier d'assassin parce qu'il fallait tuer ses concurrents au sein de son propre parti pour avoir l'investiture et il fallait après tuer ses adversaires lors des élections.
Et c'est ce qu'il y a de terrible c'est qu'aujourd'hui la politique ce n'est que vanité. Je vais prendre deux exemples. Mitéran, Chiraak, ils ont tous les deux fait deux mandats.
D'accord ? Mitéran, tout le monde le donnait mort après le pseudo attentat de l'observatoire. Chirac, après ses deux échecs, tout le monde le donnait mort.
Tout le monde se moquait de lui quand il était candidat à l'automne 95. Mais ce sont des hommes qui avaient une telle vanité et une telle envie d'arriver à l'Élysée qu'ils ont été capables de renverser des montagnes au nom de leur vanité pour y arriver. Et la politique, c'est pour des égos surdimensionnés et de la vanité et surtout une ambition démesurée.
C'est pour ça que j'aime pas la politique. Je ça me passionne mais c'est pour ça parce que ce n'est pas la France qui compte, ce n'est pas les Français. C'est ma position, mon statut, mon ego.
Mais vous êtes hors sujet. Ah non, totalement hors sujet. Mais [rires] si, comme d'habitude, c'est-à-dire que on dirait que lorsque vous appréhendez un sujet, vous allez tout le temps juste à côté.
C'est-à-dire [rires] que là, en l'occurrence, ça n'est pas mitérant. Ouis, [rires] mais cette ville est très lucide, elle me permet d'emboîter. Mais bien [rires] sûr.
C'est-à-dire vous parlez de vanité, ça n'est pas de la vanité qui fait non qui fait que Mitéran et Chirac continue. [rires] C'est tellement vous êtes tellement toujours [rires] juste au bord. C'est vrai que là vous êtes totalement en sujet. [rires] Allez, c'est une résistance.
C'est une capacité de résister à la défaite. Un homme ou une femme politique n'est jamais mort. Vous avez raison de le dire mais ça n'a rien à voir. [rires] La vanité c'est vous lui expliquer avant [rires] les Mais moi j'ai de de ce que moi j'ai compris de ce que Philip disent Philippe Davi de dire que aujourd'hui pour exister il faut que ça allit aller jusqu'à la vanité pour émerger à un moment donné.
Les exemples qu'il prend sont démontre le contraire. Mais pardon. Allez mais écoutez, je suis au spectacle. [rires] Allez-y.
Pardon. Je suis Non non non mais oui oui écoutez. Oui.
Rassembler. Oui. Bah la vanité en politique est une qualité indispensable.
Il semblerait que ça réussisse très bien Donald Trump euh ces temps-ci. Mais pour revenir à la comparaison, Mitan, Chiraak et compagnie ce sont des hommes qui ont été vaniteux de toute manière, mais ils ont quand même commencé par assembler pour mieux tuer après, ce qui était une manœuvre politique. Ce qui veut dire que la vanité en politique est un instrument et non pas une qualité.
Mais mon cher Pascal, vous en êtes sorti remarquablement [rires] en flattant en flattant celui qui avait fait une erreur. [rires] Mais comment comment peut-on dire que Mit Chirac ont dominé leur défaite à cause de la vanité ? Ça n'a rien à voir.
Mais c'est bien sûr que si. Mais bon mais vous êtes incurablement à côté de la [rires] Ben moi, j'espère que non. J'espère que j'espère qu'on pas confiance en soi et vanité et je je tout ce qu'on déteste en fait et j'espère que la politique c'est pas vanité et quand c'est vanité bah ça dégoûte les Français.
Donc voilà et je je crois pas que tous les hommes et femmes politiques soient des vaniteux. Enfin voilà, j'espère vraiment que ce dis ceux qui ont les plus hautes ambitions et euh et du coup bah voilà, très très bon exemple Trump. Enfin voilà, en tout cas moi je je je et puis je pense que c'est bien aussi un peu de fragilité, de gens qui doutent en politique.
Je pense que ça les rendrait un peu plus humain. Moi je j'ai pas besoin de gens confiance en soi, oui, mais des gens avec voilà une vanité, une assurance. Peut-être on a besoin d'autres modèles aujourd'hui pour réconcilier les Français avec nos hommes et femmes politiques.
Mais je réponds pas du tout à ta question. [rires] Non mais après tout ça peut être une autre manière de faire de la politique. Vous avez raison.
Ce qui est bien c'est qu'il y avait une proposition avec trois personnes à l'ouest de la région. [rires] C'est ça qui était nous étions àeden donc mais c'était intéressant quand même. Philippe David c'est votre tour.
Gabriel Atal un candidat voué à l'échec. Et ben là, je sais déjà que Philippe Biger est en train de monter dans les tours en son fort intérieur. Alors oui, moi je crois que la candidature de Gabriel AT pour ça [rires] et vous est à l'échec déjà pour une première raison, c'est qu'aujourd'hui on a un pays qui est découpé en trois forces politiques.
On va dire le bloc national, ce que vous voulez, qui va de reconquête du pontan tout ça qui est aux alentours de 35 40 % des voix. Vous avez un bloc central qui est à 30 % et vous avez un bloc de gauche qui est à 30 % dont 20 % pour la gauche radicale. D'accord ?
Donc déjà Édouard Philippe ayant annoncé qu'il est candidat et mon petit doigt qui est de bon conseil me disant qu'il ne retirera pas sa candidature. Si vous divisez 30 par 2, ça fait pas automatiquement 15 mais ça fait peut-être 20 peut-être 18 mais ça vous empêche d'arriver au second tour de la présidentielle inéluctablement. D'accord ?
Et deuxièmement, je crois que Gabriel Atal c'était vous a un peu perdu dans les chiffres là, mais bon. Non mais parce que si vous divisez le chiffre du bloc central entre Philippe et Atal, ça vous offre directement un second tour Bardella ou Le Pen versus Mélenchon. Inéluctablement.
Inéluctablement. La deuxième chose, c'est que je crois que même je l'ai dit pour Édouard Philippe, alors je le dis pour Gabriel Atal, il va falloir assumer à un moment ou à un autre le bilan des astreux d'Emmanuel Macron et que quand la campagne va commencer, inutile de dire que le moindre débat avec Édouard Philippe ou Gabriel Atale, ils ne vont pas pouvoir dire que Macron c'est pas eux toutes les 5 minutes parce que malheureusement le bilan va leur revenir à la tête comme un boomerang et ils ne pourront pas faire à moins qu'il fasse du George Marchet disant que le bilan est globalement positif comme il l'avait dit pour les pays de l'Est, je peux vous dire que ça va torpiller leur candidature inéluctablement. Pascal Gérald.
Ouai. Moi, il me semble que de toute façon qui que ce soit qui se présentera du bloc central, il y a une telle envie populaire de dégagisme que de toute façon, c'est évident qu'au deuxième tour, ça sera LFI contre. Aux candidats.
Oui, mais oui, mais qui en est trois ou quatre, on on divisera par trois ou quatre. Mais de toute façon, la population française à l'heure actuelle, il faudrait vraiment qu'il trouve de nouveaux arguments euh pour emmener tout le monde derrière. Là euh ça me semble pas enfin Gabriel Atal ne me semble pas être le meilleur représentant d'Afna.
Alors, j'espère qu'il y aura pas qu'un seul bloc de gauche. Moi, j'espère que la gauche euh républicaine va se J'ai dit qu'il y aurait y aurait deux. Oui.
Oui. Mais du coup, si si la gauche se réveille, peut-être que le tapis rouge à Mélenchon est moins évident. Je enfin moi je j'espère de tout cœur ça et en fait euh moi je je suis ce que je voudrais c'est qu'on ne se retrouve pas effectivement avec ce scénario des extrêmes.
Je voudrais que les gens attachés euh n nos hommes et femmes politiques qui ont envie de se présenter et attachés à notre République et à nos valeurs se mettent effectivement d'accord pour qu'on se retrouve pas avec 15000 candidats et qu'on fasse pas la part d'elle aux extrêmes. Moi, c'est ça qui me fait très peur. Philippe Bger.
Alors euh mon cher Philippe, pour vos chiffres, je ne les discuterai pas. Euh [grognement] votre vrai votre argument sur le fait que Gabriel Atal a participé au macronisme, n'oubliez pas qu'il l'a fait durant très peu de temps et que son passage comme premier ministre n'a pas été nul et à l'intérêt de la France. D'autre part, il peut s'appuyer sur des réussites incontestables comme ministre de l'éducation nationale.
Et enfin, j'ajoute que qu'on s'en moque ou pas, il est dans l'espace politique indiscutablement la personnalité peut-être qui a le plus de talent à tout point de vue. Je ne dis pas mais pour le reste je conclus comme vous qu'il ne sera pas président en 2027, c'est une évidence. Et épargnez-moi vos d'accord dans vos propos qui présument que nous sommes toujours d'accord avec vous alors qu'on l'est pas.
Ah bah si j'étais toujours d'accord avec vous, je me poserai quelques questions sur ma santé mentale. Mon cher Philippe, ça voudrait dire que vous améliorez. [rires] Non, mais il y a quand même un point sur lequel il faut revenir.
Je pense que les Français systématiquement votent pour le contraire de ce qu'ils ont voté auparavant. Et je pense que le fait d'avoir eu le président le plus jeune de la 5e République, Emmanuel Macron a été élu à 39 ans. Giscar 48 ans, ça paraissait jeune à l'époque mais l'eau a coulé sous les ponts.
Là, il avait quand même 9 ans de moins. D'accord. Et on a vu le résultat parce que je crois une chose, c'est que plus on a de bouteilles, plus on a de vécus et mieux on appréhende le monde et mieux on connaît son pays et mieux on connaît ses compatriotes.
Je pense qu'aujourd'hui c'est je je mets des guillemets ces candidats trop jeunes, je pense la même chose évidemment si c'était Jordan Bardella. Je pense que ce sera voué à l'échec. Pourquoi ? parce que les Français ont vu ce qu'était un président qui manquait d'expérience et ils vont vouloir avoir quelqu'un qui a plus de bouteilles.
Ce qui pourrait éventuellement d'ailleurs être un avantage pour François Hollande mais moi je pense que François Hollande son gros problème ce sera de passer le premier tour parce que lui aussi on va reparler de son bilan et là ça va être Renoyal. Vous pourriez être contredit par 2027 et sérieusement parce qu'il est pas du tout évident que Jordan Bardella ne puisse pas gagner malgré son âge et contrairement on peut on peut admettre votre point de vue mais on peut aussi considérer qu'Emmanuel Macron a ouvert la voie à des candidats beaucoup plus jeunes. Oui.
Et alors l'histoire de l'âge, moi aussi je tic un petit peu parce qu'en fait si on compare Chirak et et Macron, alors là je j'avance sur un terrain un peu risqué. Non non non mais oui, pardon Giscar, c'est quand même le le Macron, il a eu à affronter des trucs quand même assez inédits. Ça a commencé avec les gilets jaunes.
Après c'est le Covid c'était surréaliste. Enfin les gilets jaunes, c'est lui qui les avait déclenché. Donc bah je je Philippe en tout cas. [rires] Ben oui, mais qui en tout cas le Covid c'était un truc de dingue.
Quel président qu qui personne aucun être humain n'a eu à gérer un truc comme ça avant avant notre époque là, notre ère. Après bah là maintenant c'est c'est la guerre, c'est enfin voilà. Donc bon, je je sais pas si son bilan c'est c'est aussi c'est aussi le bilan du monde, quoi.
Je voudrais pas complètement enfin près de près de 200 ministres en disant. Oui, c'est vrai que c'était mais ça ça c'est c'est vrai que c'est fort ça. Il a connu beaucoup d'épreuves maintenant.
Ça fait très clair pour la continuité de pays. C'est c'est beaucoup. Non mais il a connu beaucoup d'épreuves.
Mais je vais prendre un exemple he Giscar élu 9 ans plus tard. Giscar quand il est président déjà il a fait la guerre, il est décoré militaire. Il a il a fait partie des Français libres qui ont pris l'Allemagne.
Il a été ministre pendant très longtemps et d'ailleurs un bon ministre des finances. C'est lui qui a fait le dernier échec pour rembourser la tête française du plan marchal au trésor américain. Il a été président, il avait vécu Emmanuel Macron, il s'est retrouvé président, il avait même pas été conseiller municipal.
Alors il avait peut-être été délégué de classe, mais est-ce que c'est une élection qui qu'on peut comparer à une présidentielle ? Vous me permettrez d'en tout sorz pas de rien sur le plan politique à jour. Il était sorti de nulle part.
Personne le connaissait 3 ans avant. Ah vous plaisantez mais vous plaisantez en 2014 mais en 2012 personne connaissait mais Philippe Berger mais mais les me les gens qui étaient en la commission à personne les connaissait. C'est comme les gens au comité directeur de la Fédération française de pétanque.
Mais ne faites pas de votre cas. [rires] Ce qui est bien c'est que les vraies voix pour les deux Philippes, c'est une thérapie en fait. C'està dire que une fois [raclement de gorge] qu'ils sont sortis de l'émission, ils sont les deux comme nous, on [rires] compte les points.
Nous, on compte les points. Là, j'ai un petit tableau, je compte les points. Mais vous êtes l'arbitre avec.
Absolument. Allez, dans un instant les amis, on va revenir sur Sébastien Lecnu qui vient d'annoncer que les boulangers et les fleuristes indépendants pourront ouvrir ce 1er mai. Il était temps, ouais.
D'avoir une décision d'un côté ou de l'autre. On en parle dans un instant. 17h 20h les vraies voix sud radio.
Sud Radio.
Gabriel Attal