Edition spéciale audiences radio avec l'institut Doimouillos - Le billet de Bertrand Chameroy
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C'est un jour particulier, Bertrand Chameroy, vous basculez donc en édition spéciale. Nous sommes effectivement l'un des rares jours de l'année puisqu'il ne sont que 4 où vous pourrez lire ou entendre l'expression « paire d'oreille » de la part des journalistes médias. C'est le jour des audiences radio édition spéciale. Dans 2 minutes à 8h, nous saurons qui qu'a tiré la queue du Mickey. Mais pour l'instant, le règlement nous interdit de vous donner la moindre indication quant à l'identité des vainqueurs. Ne cherchez donc pas à déceler une information. Dans la tournation de nos voix, nous ne laisserons rien paraître. C'est la règle, poker face jusqu'à 8h. C'est France Inter qui redémarre.
Dominique, qu'est-ce qu'on a dit ? Non, rien avant 8h. On l'a entendu dans le micro. Bon, non, ça n'a rien à voir avec les audiences. Dominique se a simplement apporté une galette. Et monsieur à l'oncle, je vous rassure, les pops des bouchons que vous avez entendus, ça n'est pas du champagne, c'est du cidre doux qu'il a payé de sa poche. Je disais donc, le suspense est total. Nous sommes dans la dernière ligne droite. Il serait tentant de vous donner une tendance, mais nous respectons la règle. Quatrième meilleur vague dans le jama. Qu'est-ce qu'on a dit ? Rien avant 8h. Il n'est pas possible ce gamin. Remets ton col roulé. Tu arrêtes ça tout de suite, sinon on fait revenir Christine Orgaux.
D'ailleurs Benjamin, qu'est-ce qu'il se passe ? 48h après les Golden Globes, qui qu'est ton invité ? Jafar Panaï, mais il en est reparti bredouille de la cérémonie. Je m'attendais au moins à un Timothée Chalamet. Ah, vous l'aviez lancé. Bon, à mon avis, ils se sont passés le mot à Hollywood. Timothée, if you are invited to the big matinal, answer no. There is a journalist, fucking Benji, he will ask you if you like R-E-R-E, so say that you have swimming pool. Non mais Panaï, c'est très bien Benjamin, pas le mode d'or à canin en 2025, mais je m'attendais à une question sur son prochain film.
Dans la veine d'un simple accident, tournait lui aussi clandestinement avec là encore un homme qui essaie de trouver la vérité en confrontant son ancien bourreau dans un pays entièrement verrouillé, sans budget. Bande annonce. À Paris, une vidéo volée dans un café déclenche un séisme politique opposant deux journalistes de Radio France et un député inquisiteur. Dans le huis clos glacé d'une commission d'enquête, une simple rencontre devient un crime d'État. Un thriller minimaliste sur la fin de l'insouciance et des cafés sur le zinc entièrement réalisés avec les caméras publiques Sénat. Pour Libération, Panaï filme une autopsie à cœur ouvert du système médiatique français.
Sous les dorures de la République, Charles Aloncle joue une partition terrifiante, celle du tortionnaire de la sémantique qui lui ouvre les portes des Oscars. Face à lui, les deux journalistes incarnent malgré eux les vestiges d'un monde qui pensait qu'un café était encore un espace privé bouleversant. Pour le JD News, plus qu'un film, un électrochoc. Panaï capte la fin de l'impunité pour les mandarins de l'audiovisuel public. Charles Aloncle y est impériale en hussard de la transparence. Une leçon de démocratie où la courtoisie du député agit comme un révélateur sur le mépris d'une certaine caste parisienne indispensable. Des critiques divisées donc, mais bon, il en faut pour tout le monde.
À ce propos, sondage de Chamehoy de sauce BVA, doigts mouillots pour la grande matinale. En 2027, c'est Jean-Claude Van Damme qui remporterait la course à l'Elysée dans un pays où France Inter est première radio de France. Merde, je l'ai dit. Et c'est News, première chaîne info. Seul un pro du grand écart peut diriger le pays. Merci Bertrand Chamehoy, doigts mouillots, on adore vous écouter.