Aide humanitaire à Gaza : "Il n’y a plus une minute à perdre", lance Jean-Noël Barrot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Jean-Noël Barreau. Bonjour Almon. La France va commencer à larguer aujourd'hui 40 tonnes d'aide humanitaire sur la bande de Gaza.
Concrètement, comment ça va se passer ? D'abord, la situation est absolument intolérable. L'Organisation mondiale de la santé a publié hier les chiffres qui démontrent l'étendue du désastre.
Euh dans la première quinzaine de juillet, ce sont pas moins de 5000 enfants de moins de 5 ans qui ont été admis pour soins euh en raison de malnutrition aigue. C'est 63 enfants qui ont perdu la vie du fait de la malnutrition et de la famine à Gaza au mois de juillet. Il faut donc inonder la bande de Gaza d'eau, de nourriture, de médicaments.
Il n'y a plus une minute à perdre. Ça va se faire en une seule fois ou il y aura plusieurs vols ? Il y aura plusieurs vols, quatre vols, en portant chacun 10 tonnes de fret humanitaires au départ de la Jordanie.
Et 40 tonnes d'aide humanitaire, est-ce qu'on a une idée de ce que ça représente pour nourrir euh alimenter euh des des gens de la bande de Gaza pendant combien de temps et combien de personnes ? C'est une aide d'urgence mais elle est évidemment insuffisante et je rappelle d'ailleurs qu'il y a 52 tonnes de frais humanitaires qui attend depuis des mois à quelques kilomètres de la bande de Gaza à Elariche où nous sommes rendus avec le président de la République en Égypte. Il faut maintenant euh que le gouvernement israélien réouvre les voies d'accès, toutes les voies d'accès aériennes, terrestres, maritimes pour permettre l'accès sans entrave et massif de l'aide humanitaire vers les populations civiles qui en ont tant besoin.
Mais vous le dites, ça fait des mois que cette aide est bloquée. Qu'est-ce qui vous fait penser que Israël pourrait relâcher la pression sur ces sur ces voies d'accès routiers ? Bien, tout simplement parce que il y a quelques jours déjà euh le gouvernement israélien a consenti à réouvrir euh partiellement euh l'accès de l'aide humanitaire et que la pression s'accroit et que la situation est tout simplement révoltante et qu'elle appelle de sa part une réaction vigoureuse.
La France va donc euh larguer 40 tonnes d'aide humanitaire. Comment est-ce que vous assurez la sécurité ? On imagine que c'est un peu risqué comme procédure de larguer 10 tonnes de de matériel en une fois sur sur un territoire habité.
Absolument et la France a procédé à des largages aériens par le passé. Euh nous le faisons en coopération étroite avec les autorités jordanienne, avec les agences des Nations-Unies pour que ces largages puissent se faire en toute sécurité. Et comment est-ce que ça s'organise une fois que l'aide arrive au sol ?
On imagine les besoins sont tellement énormes que ça peut provoquer des mouvements de foule. C'est pourquoi il est indispensable que les accès tous les accès puissent s'ouvrir. Tant que l'aide humanitaire sera aussi rare qu'elle l' aujourd'hui, elle son sa distribution soulèvera des difficultés très importante comme on l'a on l'a vu ces dernières semaines où le système militarisé de distribution de l'aide humanitaire mis en place par le gouvernement israélien a provoqué des bains de sang dans des fils d'attente dans les distributions alimentaires où les gens se pressaient euh pour récupérer des des un sac de farine, quelques euh quelques médicaments.
Tout cela ne cessera que lorsque l'aide humanitaire entra massivement dans l'enclave. Et est-ce que en annonçant la reconnaissance d'un état palestinien, c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron la semaine dernière, qu'il reconnaîtra formellement en septembre à l'Assemblée générale des Nations- Unies, est-ce que vous n'avez pas avec cette initiative risqué de braquer davantage Benjamin Netou qui considère que la France donne une victoire aux terroristes du Hamas ? Au contraire, euh comme nous le disons depuis longtemps maintenant, notre priorité absolue, c'est le cesser le feu immédiat, la libération de tous les otages du Hamas qui doit être désarmé et l'accès sans entrave de l'aide humanitaire.
Mais il est illusoire d'envisager d'imaginer même un cesser le feu pérenne sans que ne soit dessiné euh un une vision commune pour l'après-gerre et pour l'horizon politique. C'est ce que nous avons fait à New York euh en début de semaine et ça va sans doute faciliter la conclusion d'un accord de cesser le feu. Vous dites une vision commune de la prègerre, sauf que Israël ne veut pas du tout entendre parler de cette reconnaissance de d'un état palestinien.
Les États-Unis aussi sont hostiles. Comment vous voyez la voie de passage ? D'abord, je constate que l'ambassadeur des États-Unis en Israël a salué les résultats que nous avons obtenus à New York lundi et mi mardi dernier.
Et ça ne m'étonne pas parce que ce que nous avons euh euh obtenu est historique. Nous avons atteint et dépassé tous nos objectifs. D'abord parce que nous avons isolé définitivement le Hamas sur la scène internationale.
C'est la première fois depuis le 7 octobre et le massacre antisémite euh qui s'est déroulé en Israël. que à l'ONU un texte est adopté qui condamne le Hamas appelle à son désarmement et à son exclusion avec avec le soutien de pays arabe bien évidemment y compris de pays arabes qui aujourd'hui se se organise la médiation entre le Hamas d'un côté et le gouvernement israélien de l'autre et puis par ailleurs bar le Hamas est toujours armé et contrôle toujours la bande de Gaz pardonnez-moi était-il aussi évident que cela là d'obtenir de la part de la communauté internationale toute entière, y compris les pays arabes, la condamnation la plus ferme du Hamas. Personne ne l'avait obtenu.
C'est la France qui l'a obtenu, qui a obtenu des pays arabes, y compris le Qatar. Et la Turquie appellent à la libération de tous les otages, à l'exclusion du Hamas de toute forme de gouvernance de Gaza et de la Palestine à l'avenir et exprime, mais ça ne se traduit pas concrètement. leur volonté exprime leur volonté de normaliser, c'est-à-dire d'établir des relations normales avec Israël et de s'insérer au côté d'Israël et du futur état de Palestine dans une organisation régionale commune.
C'est absolument majeur. C'était inespéré parce qu'après le massacre antisémite du 7 octobre et bien c'est le camp de la guerre qui était en train de l'emporter. C'est une victoire de la France que vous revendiquez aujourd'hui c'est sur ce point.
C'est une victoire historique de la France puisque euh ce processus de paix conduisant vers la solution à deux États était en danger de mort. D'un côté euh en Palestine, le Hamas très loin dominant, la paix semble toujours très lointaine et très illusoire quand on voit la situation sur place à Gaza et euh le fait qu'Israël euh reste sur ses positions. Ce qui était en train de se passer, c'est la marche irréversible vers l'affrontement perpétuel, vers l'état de guerre permanent avec d'un côté le Hamas qui nie depuis toujours le droit d'Israël à exister, qui considère que la Palestine doit aller du Jourdain vers la mer et de l'autre les partisans en Israël de l'expansion d'Israël, du grand Israël qui nie aux Palestiniens leur le droit qui est légitime de disposer de leur propre état.
Ce sont ces camps-là qui étaient en train de l'emporter à New York cette semaine, grâce à l'initiative prise il y a 9 mois par la France et par le président de la République, nous avons enrayé ce cycle infini de la violence qui nous conduisait tout droit à une guerre sans fin. Jean- Noël Barreau, c'est aujourd'hui que l'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, est à Gaza. Est-ce que c'est un hasard du calendrier ou vous y voyez une volonté américaine de contrarier les plans de la France ?
J'ai entendu les mots du président Trump qui s'est ému euh de la situation à Gaza, de la famine qu'il a considéré comme inacceptable. Et s'il envoie l'un de ses plus proches conseillusion, s'il envoie l'un de ses plus proches conseillers à Gaza aujourd'hui, c'est sans doute parce qu'il souhaite que la situation change et c'est une bonne chose et je souhaite qu'effectivement les États-Unis puissent se joindre à l'élan international qui s'est formé depuis quelques jours et quelques semaines. Il y a le Canada, le Portugal, d'autres pays aussi, mais les États-Unis sont toujours arqueboutés sur leur position.
En tout cas, s'agissant en tout cas du de de du cesser le feu, de la libération des otages du Hamas et de l'accès de l'aide humanitaire, les États-Unis qui mènent en ce moment même et depuis des semaines des efforts pour parvenir à ces résultats et bien vont sans doute les amplifier. Ça explique la présence du conseiller Donald Trump sur place et nous soutenons ces efforts. Nous espérons qu'ils seront couronnés de succès.
Jean-Noel Barreau, une étudiante gazaoui évacuée en France suscite la polémique. Nouratala est arrivée à Lille au début du mois de juillet. Euh on découvre qu'elle a relayé sur ses réseaux sociaux des propos d'Adolphe Hitler appelant, je cite, à tuer les juifs partout et des messages incitant à tuer les otages israéliens.
Le parc de Lille a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme. Comment elle a pu se retrouver en France ? Cette jeune femme n'a pas sa place à Sciencepo.
Elle a d'ailleurs été désinscrite. Elle n'a pas sa place en France. Elle doit quitter le territoire national.
Quitter le territoire national. Mais pour aller où ? Vous n'allez pas l'expulser à Gaza.
Elle doit quitter le territoire national. Elle n'a pas sa place en France. Mais très concrètement Jean- Noël Barreau, on peut pas expulser quelqu'un vers la dans une zone de guerre.
Elle doit quitter la France et ça fait partie des des discussions qui sont en cours. De toute évidence, euh les contrôles sécuritaires qui ont été menés par les services de l'État compétent ainsi que par les autorités israéliennes n'ont pas permis de détecter ces propos antisémites et inacceptables. Attendez, Jean-Noel Barreau, ça veut dire que des internautes sont plus efficaces que des services de l'État parce que ils ont les autorités israéliennes.
Vous m'avez bien entendu, les autorités israéliennes, mais les autorités françaises aussi ont accepté qu'elles puissent venir en France. Ça n'est pas acceptable en tout cas et avec le ministère de l'intérieur, nous avons digigenté une enquête interne pour faire toute la lumière sur cette affaire. Vous pensez que vous aurez des résultats quand ?
Pour savoir qu'est-ce qui a pêché ou qui peut-être ? Au plus vite. Et en attendant, aucune opération de ce type, aucune évacuation d'aucune sorte ne se tiendra tant que nous n'aurons pas tiré les conséquences de cette enquête.
Ça veut dire qu'aujourd'hui vous nous dites que onac on ne fera venir en France personne de Gaza tant qu'on ne saura pas ce qui s'est passé, ce qui a pêché dans le criblage du profil de cette jeune étudiante. Je vous l'ai dit clairement, aucune opération de ce type d'aucune sorte ne se tiendra tant que nous n'aurons pas tiré les conséquences de cette affaire. Il y a d'autres personnes qui sont arrivées en France selon la même procédure qu'elle.
Est-ce que vous allez aussi regarder le profil des gens qui sont déjà arrivés en France de Gazin ? Évidemment, tous les euh tous les profils qui sont entrés en France vont faire l'objet d'une d'une nouvelle vérification après les les failles dans la la le criblage sécuritaire, le service de l'État, autorité israélienne qu'on conduit cette jeune femme qui n'a pas sa place en France à se trouver sur le territoire national. Est-ce qu'il y aurait éventuellement des sanctions contre les personnes qui auraient failli à leur mission ?
François Bairou dit hier qu'il doit y avoir sanction quand il y a des manquements. On va aller au terme de cette enquête pour en tirer toutes les leçons et toutes les conséquences. Jean-Noel Barreau Boem Ben Saïd un des auteurs des attentats de 95 en France est libérable aujourd'hui à condition d'être expulsé vers l'Algérie.
Mais est-ce qu'Alger va l'accepter ? Je souhaite vivement. C'est une obligation qui incombe aux autorités algériennes au terme des règles qui régissent notre relation.
Sauf que ça fait des mois qu'Alger n'accepte plus personne de de la liste des des des personnes que la France veut expulser vers l'Algérie. Dans ce cas particulier, je crois que l'Algérie montrerait son sens des responsabilités en reprenant son ressortissant. Est-ce que vous pensez qu'il y a une une amélioration dans la relation entre l'Algérie et la France ces dernières semaines qui pourrai aboutir à la reprise de Boem Ben Saï ?
Ce n'est pas ce que je constate. Depuis qu'il y a quelques mois, euh les autorités algériennes ont pris la décision très brutale d'expulser 12 agents français en poste en Algérie. Euh nos relations sont ton point mort.
Est-ce que c'est à cause du ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot qui ne cesse de vouloir faire de la surencher avec Alger ? Je vous l'ai dit, ce sont les autorités algériennes qui en prenant ces décisions brutales ont gelé l'état de nos relations, ce qui n'est ni dans l'intérêt du peuple algérien, ni dans l'intérêt des de la France. Mais il répondent au fait que Bruno Retaillot veut aussi augmenter les sanctions.
Il y a quelques jours, il a décidé de restreindre les conditions de circulation pour des diplomates algériens. Nous n'avons pas de tabou s'agissant des mesures restrictives prises à l'encontre des autorités algériennes lorsque les intérêts français sont en jeu. La seule chose, c'est qu'il convient de s'assurer que nous sommes en capacité de maîtriser les conséquences pour la sécurité des Français d'une escalade avec l'Algérie.
Et donc, vous ne souhaitez pas d'escalade avec l'Algérie. On se retrouve dans un instant, Jean-Noël Barreau, il est 8h46, bientôt c'est l'heure du fil info avec Éloïse Roger. Une semaine supplémentaire avant l'entrée en vigueur jeudi prochain des droits de douane américain, Donald Trump a signé le décret hier. 80 pays sont concernés.
L'Union européenne, après un accord trouvé avec Washington, sera taxé à 15 %. La Suisse taxé elle à 39 % d'y vouloir continuer à négocier avec l'administration américaine. L'envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, attendu à Gaza.
Aujourd'hui, il doit se rendre dans des centres de distribution d'aide alimentaire. Dans l'enclave palestinienne, plusieurs pays continuent de larguer des vivres. La France commence.
Aujourd'hui, quatre avions sont prévus contenant chacun 10 tonnes d'aide. 28 morts dont trois enfants. Le bilan revu à la hausse après les tirs russes à Kief hier.
Volodimir Delenski dénonce un nouveau spectacle meurtrier infligé par Moscou. Il y a ceux qui partent et ceux qui reviennent. Début du grand chasser croisé sur les routes de France.
Aujourd'hui, tout le nord-ouest et l'Auvergne Ronalpe sont classé rouge dans le sens des départs. Demain, ce sera noir dans tout l'hexagone. Et puis trois nouvelles chances de médaille française au championnat du monde de natation à Singapour à partir de 13h.
On suit le 100 m nage libre avec Beréril Gastaldo, le 200 m d'eau avec Johann Brouard et le relais 4 x 200 m nage libre. France info le 830 France info Aurélie Herbemont. Nous sommes toujours avec Jean-Noël Barreot, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Jean-Noel Barreau, depuis dimanche, l'accord commercial entre les États-Unis et l'Union européenne ne cesse de critiquer, de subsciter des critiques en France car trop déséquilibré avec la taxe de 15 % sur les produits européens qui qui arriveront aux États-Unis. Nous n'en resterons pas là, dit Emmanuel Macron. Mais concrètement, qu'est-ce qui peut avancer ?
En effet, c'est une étape et il faut regarder ce qui s'est passé. C'était une discussion très difficile conduite par la Commission européenne et vis-à-vis de la Commission européenne, nous avons été très fermes. Nous avons sans doute été les plus fermes, mais nous avons exprimé très clairement nous avons exprimé très clairement nos lignes rouges.
Lignes rouges qui ont été respectées. Préservation de certains de nos intérêts économiques et commerciaux essentiels et en particulier l'aéronautique qui est à zéro. Zéro concessions.
Zéro concession sur les filières agricoles sensibles, zéro concession sur nos normes, sur nos règles sanitaires et numérique. Les vins et spirituel, Jean Noël Barreot seront soumis à cette taxe de 15 %. C'est une étape et nous allons euh nous n'allons pas nous arrêter là.
Le président de la République l'a dit, nous voulons obtenir des concessions nouvelles, des garanties sur les vins et les spiritueux, un réajustement, un rééquilibrage, un rééquilibrage sur le volet des services et en particulier des services numériques. Parce que certes, l'Union européenne a un excédent dans le commerce des biens, mais elle a un déficit dans le domaine des services. Si on rééquilibre du côté des biens, alors il faut aussi rééquilibrer dans le domaine des services.
Mais vous pensez que c'est possible une fois que Donald Trump a conclu deal, qu'il a serré la main à Ursela Van der, on peut dire "Ah, attendez, finalement, on va changer ça, il peut accepter ça" le président. surtout que l'Europe doit muscler son jeu et que si l'Europe avait été plus forte, si elle avait été crainte par Donald Trump et les négociateurs américains, alors nous aurions sans doute pu obtenir des résultats meilleurs. Et c'est pourquoi il nous faut nous renforcer dans tous les domaines.
On a commencé à le faire sur le plan militaire, il faut le faire sur le plan économique avec de l'investissement, avec de la simplification, avec une politique commerciale, je dirais plus réaliste, plus pragmatique. Tout cela nous permettra dans les temps qui viennent d'éviter que de mauvais accords puissent nous être imposés. À partir de quand d'ailleurs précisément cette taxe de 15 % va s'appliquer sur les produits européens ?
Donald Trump pour le mois d'août, c'est a priori pour ceux qui n'ont pas conclu d'accord. Est-ce que vous savez précisément quand est-ce que nos produits vont être surtaxés ? Je comprends de déclaration.
Il y a quelques zones d'ombre qu'il convient encore d'éclaircir. Je comprends des déclarations euh de représentant des de l'administration américaine la nuit dernière que les droits de douane ne s'appliqueraient qu'à partir du 7 août. S'agissant euh de notre part, si je puis dire, de l'accord qui a été trouvé avec Donald Trump.
Ça n'est aussi qu'une étape parce que certes, un accord a été trouvé, encore faut-il qu'il soit adopté par les Européens. la France pourrait le bloquer. C'est une étape et donc comme je l'ai dit, nous allons continuer à nous mobiliser pour obtenir des exemption supplémentaires pour obtenir un rééquilibrage sur les services et en particulier les services numériques.
Et sinon, on peut le bloquer. Il s'agit pas de bloquer, il s'agit d'améliorer, de rééquilibrer. Jean-Noel Barreau, Donald Trump a donné mardi 10 jours à la Russie pour que la guerre en Ukraine s'arrête avant d'infliger à la Russie des droits de douane et autres sanctions.
Est-ce que ce nouvel ultimatum du président américain a la moindre chance de faire céder Vladimir Poutine ? C'est une excellente nouvelle et cela vient s'ajouter à ce que les Européens, l'Europe qui cette fois-ci s'est comporté comme une véritable puissance ont décidé il y a 15 jours. Il y a 15 jours, à l'initiative de la France, nous avons adopté un paquet de sanctions très lourd, le plus lourd que nous ayons adopté depuis 2022.
Russ immunisé cont dans ce dans ce paquet de sanctions, il y avait une décision nouvelle et majeure, celle qui consiste à imposer un embargo sur les produits pétroliers raffinés qui viennent non pas de la Russie puisque on n'importe plus de pétrole de la Russie mais de pays tiers par lesquels de la Russie ou exactement par lesquels la Russie passe pour contourner les sanctions que nous avons prises et bien cet embargo vient de démontrer ses pleins effets puisque les quatre principales raffineries de pétrole indien indienne qui importe du pétrole de la Russie ont dit qu'elles allaient se tourner vers de nouveaux producteur. C'est donc le à mon avis un tournant puisqu'on est en train de s'apercevoir qu'avec les décisions prises par les Européens, avec les décisions que le président Trump pourrait prendre, nous sommes en train d'asphixier le le budget militaire de Vladimir Poutine et de le priver des recettes et des ressources qu'il engouffre aujourd'hui dans sa guerre coloniale et meurtrière. Mais Jean-Noël Barre, encore hier, la Russie envoyait plus de 300 drones et 8 missiles de croisière sur l'Ukraine.
La tendance n'est pas du tout à la désescalade. Si nous voulons que Vladimir Poutine cesse le feu, il faut l'amener à faire évoluer son calcul, à changer sa perspective de l'intérêt pour lui et de son pays de cette guerre coloniale. tout l'objet de ces sanctions massives conjuguées coordonnées entre les États-Unis et l'Europe dont je suis certain qu'elles finiront par produire un effet si nous sommes suffisamment ambitieux.
Merci beaucoup Jean Noël Barreau d'avoir été l'invité de France info ce matin. [Musique]
Jean-noël Barrot