Le ministre du Commerce Serge Papin appelle à "une transparence" sur le prix des carburants
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h29 et vous êtes bien sûr à RMC et BFM TV, bonjour Serge Papin Bonjour Apolline de Malheur Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes le ministre des petites et moyennes entreprises du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat Et avec tout ça, on a quand même l'impression de faire quasiment le tour de toutes les préoccupations du moment, des Français, de leur quotidien, les prix évidemment à la pompe, la question des renégociations éventuelles des prix avec la grande distribution, la question des entreprises, même de la transmission d Vous voulez aider davantage à transmettre les entreprises. Et puis finalement, la question aussi de l'emploi et du pouvoir d'achat. On le regarde ce matin.
Les chiffres montrent que c'est comme si on On avait, ça y est, réatteint un plancher et que ça remonte. Alors ça remonte légèrement mais quand on regarde le gazole il repart à 2 ,17€ contre 2 ,16€ en début de semaine. Le sans-plomb 95 repasse à 1 1 ,97€ ce matin.
Il était à 1 ,96€ hier. Est-ce que ça veut dire que ça y est, c'est fini, ça remonte ? Non mais il y a une baisse de plus de 8 avril en moyenne de 16, de 17.
Moi je dois m'assurer qu qu'il y ait une transparence dans la volatilité, parce que le marqueur de cette crise, c'est la volatilité. Et ce qu'il faut, c'est qu'on s'assure et on a les moyens, le gouvernement, les jets, les moyens de de contrôler les prix, les marges, de manière à ce que ça soit répercuté à la baisse. Vous avez lancé une recherche pour justement vous assurer que ces marges ne sont pas excessive voilà et donc on a des réunions j'en ai une en fin de journée aujourd'hui avec les distributeurs on doit avoir cette transparence que l'on soit sûr et on est dans je suis dans mon qu'il y ait, aussitôt qu'il y ait une baisse, que ça soit répercuté.
Donc là, la courbe des marges qui a été contrôlée par les services de la DGCCRF, montre qu'au début de la crise, il y a eu une petite envolée des prix, des marges donc, et qu'après les choses se sont lissées et qu'il y a eu une répercussion que les distributeurs ont joué le jeu. Donc, il faut qu'on continue à s'en assurer. Et c'est ce qu'on fait quotidiennement.
Je n'ai pas un doute, mais je contrôle. Voilà, je contrôle pour être certain. Vous voulez dire que la conscience n'exclut pas le contrôle ?
Exactement. Et puis, on a des outils qui seraient disponibles au cas où on s'apercevrait que les choses ne sont pas répercutées assez Ces outils, c'est ce fameux décret que vous avez dit avoir écrit. Il n'y aurait plus qu'à le publier, le cas échéant.
Mais les distributeurs ont quand même l'impression d'avoir bon dos et de jouer vis-à-vis de Vous, une sorte de rôle de bouc et viscère confortable. Non, il faut que tout le monde joue le jeu. Chacun dans son registre.
Les distributeurs, moi, j'ai été vendeur de carburant. Vous avez été vous-même à la c'est vrai des magasins et c'est vrai que quand on a oui j'ai eu un magasin aussi et donc le carburant c'est un prix d'appel c'est parce que les gens viennent faire leurs courses en voiture donc c'est l'intérêt des distributeurs que le prix du carburant soit le moins cher donc voilà simplement que vous nous dit d'un côté moi je sais parce que j'ai été moi-même à la tête de mon magasin qu'en vrai on n'y a pas beaucoup de marge là dessus et dans le même temps régulièrement vous dites on on va mener des contrôles ? Oui, parce que l'État est dans son rôle pour pas qu'il y ait d'effet d'aubaine par rapport à ça.
Les distributeurs aujourd'hui...
On constate qu'ils jouent plutôt le jeu. Les distributeurs, ils estiment quand même que régulièrement vous ressortez cette carte-là. Je voudrais juste que vous étouffiez les mots de Michel-Édouard Leclerc à propos de vous.
Il était mon invité à ce même micro le 10 avril dernier. Quand même, il considère que c'est un peu gonflé de votre part. à écouter.
Et d'avoir en plus un ministre du commerce qui vient de chez nous et qui sait qu'on ne prend pas de marge, on n'a pas aimé, d'accord ? Là vous parlez de Serge Papin qui a été l'ancien patron dans la distribution. Là, d'avoir un de chez nous qui est ministre du commerce et qui vient se balader en bagnole avec des caméras pour dire je viens contrôler dans les stations des grandes surfaces, c'est sûr que ce n'est pas notre truc.
Ça ne vous a pas plu ça ? Non mais Michel-Edouard, écoutez, il me cherche. Oui un peu là, franchement.
Et puis, mais ce n'est pas d'aujourd'hui. Il le faisait quand j'étais à la tête de mon groupement. Voilà, il faisait bien marquer les différences.
Il m'a reproché quand j'ai fait le rapport Auré Galim. Et là, il oublie juste une chose. Moi, je me préoccupe de l'intérêt général du pays.
Je suis ministre de la République et donc ce qui m'anime, c'est l'intérêt général, c'est l équilibre. Moi, je ne suis pas dans la défense corporatiste de mon entreprise. J'ai changé de registre, donc voilà, il faut juste quitter cette perception.
Vous trouvez du coup que c'est lui qui exagère ? Bien sûr ! Bien sûr, c'est lui qui exagère.
Lui, il est dans la défense de ses intérêts. Moi, je suis dans la défense des intérêts des Français. Et je suis dans mon rôle quand je contrôle s'il y a bien la répercussion des prix.
Est-ce que vous avez les résultats de ces contrôles ? Oui, on les a les résultats de ces contrôles. On va en parler ce soir.
Ce que je vous ai dit, c'est-à-dire on s'est aperçu qu'il y avait au début du conflit, donc il y a eu une montée excessive un peu. Un peu. Un peu.
Il y a eu un excès dans les marges des distributeurs. Au tout début. Et après, les choses sont rentrées dans l'ordre.
Donc on s'assure juste que ça va continuer comme ça. Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, Serge Papin, vous avez désormais les résultats qui prouvent que les distributeurs ne profitent pas de la crise ? Actuellement, par rapport au contrôle que l'on fait, on peut dire ça, oui.
On peut dire ça aujourd'hui. Mais vous gardez en quelque sorte le pistolet sur la tempe en leur disant « si vous exagérez, on ressort ce décret ». On a des outils dont ce décret et dont surtout la DGCCRF qui fait son travail quotidiennement, puis on fait des réunions.
Écoutez, on va avoir avec les distributeurs deux réunions cette semaine. Mais ça va changer quoi ? Ça permet à chacun de s'expliquer, de vérifier si les engagements sont tenus.
Voilà, on est dans le dialogue aussi. Chacun, dans son registre, doit jouer le jeu. Est-ce que ce matin, vous pouvez dire, effectivement, on l'a vu, ça a repris un centime par rapport à hier.
C'est volatil. Désormais, et on voit d'ailleurs le prix du baril est repassé au-dessus des 100 dollars, que dans les jours qui viennent, il faut s'attendre probablement à ce que ça remonte à nouveau. La crise va durer.
C'est probable. On ne sait pas si c'est quelques semaines ou quelques mois. Donc il faut toujours avoir le discernement par rapport à ça et moi ce que j'entends aussi c'est que les négociations continuent je vais vous dire même ce que les ceux qui sont dans les négociations disent enfin tout ce que j'entends y compris des les membres du gouvernement qui rapportent ça, plus l'accord va prendre le temps d'aboutir, plus cet accord sera sérieux.
Et donc là on voit que les discussions Donc il faut être patient ? Il faut être patient, voilà. Il faut être patient, mais vous dites aussi aux Français de l'être ?
Forcément ? Écoutez, on ne fait pas rien. On a une stratégie d d'accompagnement, des métiers qui le nécessitent.
Et l'espace-temps, c'est chaque mois. Là, ce qu'a exprimé le Premier ministre pour le mois de mai, c'est la continuité des soutiens aux activités agriculteurs, transporteurs, pêcheurs. S'y rajoutent deux autres secteurs.
Donc c'est le BTP, donc avec les entreprises de moins de 20 salariés dans le BTP, qui vont bénéficier d'un soutien. Et les grands rouleurs. Donc dans les grands rouleurs, vous avez les aides-soignantes, les aides à domicile, les infirmières en zone rurale.
Donc on a élargi le soutien. Et ça, c'est pour le mois de mai. Vous voyez, le temps pour la gestion de cette crise, c'est le mois.
Donc là, on a ce qu'on pourrait appeler un paquet d'aides. Ce sera prêt quand ? C'est prêt.
C'est prêt et ça sera applicable dès Ça sera applicable dès le 1er mai. Serge Papin, vous êtes aussi le ministre des PME, du tourisme. Le tourisme, on va y revenir parce que ça a de grosses conséquences aussi.
Le prix du kérosène, je voudrais m'y arrêter un d'instant. Plusieurs compagnies, notamment la compagnie Lufthansa, dit carrément qu'elle va réduire 20 000 vols parce qu'elle veut finalement économiser son kérosène. C'est aussi des hausses de prix du biais.
Air France qui annonce une hausse des prix du biais pour les longs courriers, mais aussi pour les petits et moyens courriers, de l'ordre de 20 à 50 euros jusqu'à 100 euros pour les longs courriers. Est-ce que ça vous inquiète En termes d'approvisionnement de kérosène On n'a pas de difficultés On a la raffinerie de Gravenchon Qui fournit le kérosène Qui a augmenté sa production Donc en termes d'approvisionnement il n'y a pas de difficultés. Au niveau des prix, oui, il y a eu une augmentation, je l'ai vu comme vous.
Alors, est-ce que je suis inquiet ? Bon, je suis ministre du Tourisme aussi. Ce que j entends aussi, c'est que beaucoup de choix de nos concitoyens, ça va être d'être un petit peu plus, de rester dans notre pays cet été, de moins utiliser l'avion, qui en effet, pendant cette période, souhaitons que ce soit une parenthèse qui s'arrêtent le plus vite possible, mais le prix du kérosène augmentant, ça se traduit dans les prix des billets d'avion.
Les PME, est-ce qu'il faut rouvrir les négociations commerciales ? Un certain nombre de PME dans l'agroalimentaire commencent à dire que les accords qui avaient été signés au 1er mars avec la grande distribution l'avaient été sur des bases de prix, avec des matières premières, avec une énergie qui n'était évidemment pas celle d'aujourd'hui. Ils disaient qu'on ne va pas forcément réussir à tenir l'Agnat qui représentent notamment toutes ces marques d'agroalimentaires, dit qu'il va falloir sans doute que pour une partie d'entre nous on puisse rouvrir ses négociations.
La grande distribution elle, elle dit pas question. Vous vous dites quoi ? Là aussi c'est c'est un outil.
On verra, c'est une possibilité. À date là pour l'instant moi j'ai aussi eu des discussions de ce point de vue là. Il n'y a pas dans mon bureau les gens qui viennent de me demander là tout de suite de réouvrir les négociations.
Vous n'avez pas l'impression qu'il y ait une urgence ? Il n'y a pas d'urgence. On va faire un point sans doute à la fin du deuxième trimestre et on verra les conséquences qu'il faut en tirer.
Ce que je peux dire quand au niveau du pouvoir d'achat de ce point de vue là, c'est que les prix ne vont pas augmenter pour l'instant et le médiateur des négociations qui va s exprimé, dit qu'il n'y a pas eu de hausse sur les prix de l'alimentation. Dans les négociations qui ont été terminées au 1er mars, on sait qu'aujourd'hui, les prix tels qu'ils ont été C'est fixé. Et donc, pour l'année qui vient, il n'y a pas d'inflation.
Il n'y a pas la zéro inflation ? Zéro. On est vraiment sur l'épaisseur du trait.
C'est-à-dire que les prix dans les rayons n'ont pas bougé. N'ont pas bougé. Vous pouvez l'affirmer ce Oui, je la ferme ce matin parce que j'ai les éléments.
Ils ont progressé précisément de 0 ,04%. 0 ,04%. Donc en effet, on est vraiment sur une stabilité des prix alimentaires.
Stabilité des prix alimentaire. À ce stade ? Évidemment, la question, c'est s'il y avait réouverture de ces négociations, ça serait sans doute à la hausse.
Les industriels sont aussi conscients que les volumes ne sont pas significatif. Personne n'a envie d'augmenter les prix. Donc, bien sûr, après, on verra la nécessité de le faire ou pas, le moment venu.
Serge Papin, vous êtes, je le disais, le ministre aussi des Petits et moyennes entreprises, il y a un grand défi qui est la question de la transmission des entreprises parce qu'il y a un certain nombre de patrons qui arrivent à plus de 55 ans qui n'ont pas forcément encore tout à fait un plan pour la suite et vous lancez aujourd'hui un plan sur la transmission des entreprises, ça va marcher comment ? Vous allez écrire au patron, vous allez anticiper, vous allez leur dire il faut que vous vous en préoccupiez dès maintenant ? Il faut en faire une grande cause économique nationale.
Parce que ça c'est un vrai défi Parce qu'il y a un gros risque sur l'emploi ? Il y a 550 000 entreprises qui vont changer de main dans les 10 ans. Donc, ça concerne 3 millions de salariés et ça veut dire qu'il faut anticiper.
Vous savez, on parle beaucoup de souveraineté, on parle beaucoup d'indépendance en ce moment. On voit bien que il faut qu'au niveau de l'Europe et au niveau de la France, on soit pérenne, on soit souverain. Et on ne le fera pas sans notre économie.
Et ça, c'est vraiment la mère de toutes les batailles de s'occuper des transmissions. Donc oui, on va prévenir tous les chefs d'entreprise qui ont plus de 55 ans pour leur dire bah oui anticiper parce qu'il y en a pour qui voilà c'est une angoisse à la transmission on va créer un site on va dire on pourrait appeler ça le tinder de la reprise pour mettre en lien ceux qui ont envie de reprendre avec ceux qui ont envie de céder les chambres de commerce les chambres des métiers vont organiser aussi des journées de la reprise tous les mois pour avec avec les acteurs et puis on se préoccupe aussi du financement de tout ça alors j'avais ce matin un auditeur il a une boutique un commerce de chaussures à montargis et il vous interrogeait ce matin il m'appelait sur rmc et il disait mais moi j'adorerais pouvoir me préoccuper de transmettre mon entreprise. Mais il dit le problème c'est que pour l'instant les entreprises vont surtout très mal.
Le nombre de faillites d'entreprises, la difficulté des commerces, il dit aujourd'hui. D'ailleurs le commerce se porte mal, les français rechignent à consommer, ils sont inquiets. Ils trouvaient presque que vous mettiez la charrue avant les bœufs.
Non, écoutez, ça ne s'oppose pas. Alors pour ce qui concerne les difficultés, on a mis en place il y a quelques semaines un plan d'accompagnement à ce qu'on pourrait appeler les défaillances. Et ça veut dire que les services de l'État, qui sont animés par la médiatrice du crédit ou par la direction du Trésor, coordonnent une action d'accompagnement quand il y a des difficultés.
Juste une information quand même, 70 % des entreprises qui font appel en anticipant parce qu'il y a des difficultés s'en sortent. Donc vous voyez on est aussi en accompagnement. Les défaillances d'entreprise et les moindres emplois.
On sait que, et c'est France Travail qui a révélé ce chiffre hier, il y a eu moins 6 ,5 % de création d'emplois cette année. Oui Bah écoutez, on est dans des difficultés sans doute mais nous on essaie de faire un travail justement pour anticiper et sortir de ces difficultés. Moi je veux faire de ce, comment dirais-je, de la reprise là justement, vraiment une cause économique nationale et donc on met en place des moyens pour faire en sorte que la création d'emplois continue et c'est toute une génération qu'il va falloir relever. 55 ans, vous leur écrivez donc à 55 ans, ils ne vont pour pouvoir diriger son entreprise qu'il y a 80 ans et il propose semble-t-il là de rajouter 5 ans pour pouvoir rester aux manettes d'LVMH jusqu'à l'âge de 85 ans.
Là vous dites que vous allez écrire au patron de 55 ans mais est-ce que vous en avez parlé avec lui de la transmission d'LVMH ? Je pense que dans la famille Arnaud il y a ce qu'on pourrait appeler un tuilage. Vous savez il y a la génération qui est déjà aux affaires, je pense que ses enfants sont aux affaires.
Lui est toujours là mais ils ne sont pas du tout dans le même registre. Et après, vous savez moi j'ai transmis mon entreprise. J'ai fait ce qu'on appelle crédit vendeur à celui qui a repris le magasin.
C'était un jeune, il était d'ailleurs rentré au passage comme saisonnier, il a monté les échelons et je l'ai accompagné aussi. Je l'ai accompagné par ce crédit vendeur mais je l'ai accompagné aussi en étant là, en étant avec lui. Est-ce que fait Bernard Arnault en tant que père, il accompagne aussi ses enfants ?
C'est un modèle pour vous ? Pour l'économie française ? C'est un bon modèle cet accompagnement.
Alors il le fait lui dans une très hausse entreprise mais moi ce que je retiens là-dedans c'est l accompagnement et je pense notamment pour les reprises, quelque chose que je mets en avant c'est le crédit vendeur qui est à la fois un accompagnement du savoir-faire et un accompagnement financier. Et c'est des dispositifs comme ça que je veux mettre en avant. Serge Papin, un mot sur l'immigration de travail.
Pedro Sanchez qui est donc le premier ministre espagnol a annoncé vouloir régulariser 500 000 immigrés en situation irrégulière mais qui travaille sur le sol espagnol. Est-ce que vous vous dites au fond peut-être qu'il faudra le faire aussi en France ? Il faudra réfléchir à l'immigration.
Je vois bien que c'est un débat sociétal. Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait une immigration qui soit choisie. Ceux qui nous rejoignent, voilà, qu'ils adoptent le mode de vie qui est le nôtre.
Et à ce moment-là, sans doute, oui, parce qu'on a une démographie qui est en Berne, il faudra bien qu'on trouve des travailleurs. Et donc vous vous dites potentiellement de cette proportion-là, c'était 400 000 en Italie, c'est 500 000 maintenant en Espagne C'est un sujet qu'il faudrait aborder sereinement et pas dans le clivage et dans la caricature, comme parfois c'est celui du débat politique actuellement. Et je pense qu'on peut avoir, nous aussi, à notre façon, une immigration qui soit choisie et qui soit intégrée.
Régulariser plusieurs centaines de milliers d'immigrés réguliers ? Je ne dis pas ça. Je dis qu'il faut qu'il y ait une une intégration en fonction des besoins.
Il faut que ça soit réfléchi, il faut que ça soit débattu, il faut que ça soit compris. Il ne faut pas qu'on associe systématiquement les problèmes d'immigration et les problèmes de sécurité. Il faut dépasser ça et avoir un dialogue constructif.
Ça fera sans doute l'objet d'autres échéances. Et vous pensez, je pense à 2027. Merci Serge Papin d'avoir répondu à mes questions.
Vous êtes le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
Serge Papin