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Audition parlementaireFrançois Ruffin (sur YouTube)· 23 novembre 2023 29 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéTravail & emploiBudget & impôts

"Votre grande avancée c'est ça ? 16€ par mois ?"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Chiffre
    « 500000 auxiliaires de vie égale 200 € ég moins de 20 € par mois 16 € par mois à peu près voilà ce que vous proposez aujourd'hui »
  • 0:45Locuteur 1Chiffre
    « depuis 5 ans c'est 1 milliard d'euros que l'État a mis sur la table »
  • 3:30Locuteur 1Fait
    « octobre 2019 madame Buzin se donne 1 an d'ici à 2020 pour réussir »
  • 4:00Locuteur 1Fait
    « Emmanuel Macron promet une présentation dès le début de l'année 202 en 2021 »
  • 4:30Locuteur 1Fait
    « en avril 2023 arrive finalement votre proposition de loi bien vieillir »
  • 5:30Locuteur 1Chiffre
    « 78 % des associations d'après une responsable du secteur manque aujourd'hui de personnel »
  • 7:30Locuteur 1Fait
    « le taux d'accident chez les auxiliaires de vie non seulement est supérieur au métier du bâtiment »
  • 9:30Locuteur 1Chiffre
    « plus d'un tiers des personnes qui quittent le métier à cause des temps partiels subis »
  • 10:30Locuteur 2Fait
    « la carte professionnelle elle est conditionnée à une formation qualifiante »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

madame la ministre euh là où ça va pas voez c'est vous pouvez pas dire 100 millions comme ça en insistant sur millions en disant que c'est une vraie avancée en disant que c'est un signal très fort 100 millions 500000 auxiliaires de vie égale 200 € ég moins de 20 € par mois 16 € par mois à peu près voilà ce que vous proposez aujourd'hui les comptes sont là 16 € par mois vous voyez le faussé entre ce que vous mettez sur la table et évidemment si on il s'agit de bien vieillir de bien vieillir à son domicile de structurer ce métier là il s'agit de mettre des milliards sur la table quand c'est pour les pauvres on parle toujours en millions quand c'est pour les riches on parle en milliards là c'est des milliards qui nous faut vous nous dites et vous l'avez montré dans la presse et làdessus on est bien d'accord avec vous qu'il y a un défi démographique à affronter tu aura plus de 20 millions de Français qui auront plus de 60 ans en 2030 gigantesque mais aujourd'hui pour affronter ce défi vous demandez au départements vous demandez aux Association vous demandez aux auxiliaires de vie d'affronter ce défi avec des miettes donc aujourd'hui si on veut un véritable service public du Bien vieillir à domicile il s'agit d'y mettre les moyens et vous savez moi si jamais il y a quelques euros de plus pour l'auxiliaire de vie je les prends s'il y a un petit bout de cadis pour l'auxiliaire de vie je le prends mais simplement qu'on vienne pas nous faire un l'abillage en dirant non regardez la vraie avancée non ce sont des miettes je prends les miettes mais nous faites pas croire que c'est le gâteau tout entier ou même que c'est une part du gâteau ça se compte pas qu'en million depuis 5 ans c'est 1 milliard d'euros que l'État a mis sur la table 1 milliard d'euros que ce soit le tarif plancher sur les aides à domicile intégralement compensé que ce soit la question de la dotation qualité à 3 € 1 milliard d'euros auquel on ajoute 100 millions d'euros je crois que cet effort il va largement continuer se poursuivre et qu'il doit s'amplifier mais on compte pas qu'en millions compte aussi en milliards il y a des choses qu'on partage madame la ministre et je pense que les objectifs on peut les partager je pense que ces groupes de travail c'est un impératif j'y reviendrai mais c'est un impératif pour sortir de la solitude c'est un impératif pour pass partager ses soucis c'est un impératif pour se former ensemble c'est vraiment un impératif maintenant c'est les moyens qu'on se donne pour parvenir à ces fins 100 millions d'euros 500000 auxilières de vie j'ai dit ça fait 16 € par moisù vous prétendez améliorer la mobilité mais aussi avec ces 16 € miraculeux vous allez aussi permettre qu'il y ait des groupes de paroles avec des temps de paroles dédiés mais si faites pas nom de la tête vous n'avez que 100 millions et vous nous dites que ça va nous permettre de résoudre tous ces problèmesl c'est la première chose euh aujourd'hui il faut être sérieux vous avez un secteur qui craque les trois/4 des associations manque de personnel et ce qu'on nous propose c'est des bouts de ficell mais alors pareil moi je suis bien d'accord avec vous quand vous dites je m'engage à ce que la loi grand âge voit le jour oui moi aussi euh j'espère ça mais regardez 30 mai 2018 plan grand plan pour les éepades qui nous est annoncé il y aura une concertation et ainsi de suite Mii c'est monsieur le Président de la République qui promet une loi pour fin 2019 octobre 2019 madame Buzin se donne 1 an d'ici à 2020 pour réussir en 2020 le projet de loi sera donc présenté à l'été en juin 2020 finalement Adri taqué le projet de loi sera présenté en conseil des ministre d'ici à la fin de l'année en septembre 2020 Emmanuel Macron promet une présentation dès le début de l'année 202 en 2021 on me dit pour le budget ne vous inquiétez pas monsieur Ruffin madame bourguignon en mars 2021 je me bats et je continuerai de me battre pour une loi grand âge en avril 2023 arrive finalement votre proposition de loi bien vieillir on est là en 2020 en novembre 2023 vous nous dites qu'il va y avoir une loi grand âge comment vous voulez qu'on y croie alors que jusqu'au sommet de l'État le président de la République s'y engagé il y a 3 ans maintenant et qu'on a toujours rien vu venir donc c'est pas votre bonne volonté qu'on met en cause mais en revanche c'est les moyens que vous avez pour faire ça et aujourd'hui on vous trouve isolé pour mener cette politique la clé dans ce métier ce sont les horaires c'est l'organisation des horaires plus que le salaire horaire c'est comment on fait pour que alors en revanche là où je me sépare de vous même Bouve c'est que ce que vous proposez c'est du bidouillage excusez-moi mais moi ce que je souhaite ce soit clair on va le répéter le répéter la pédagogie est à faire de répétition même à l'endroit du gouvernement ce qu'on souhaite c'est le travail en tournée le travail en tournée il y a une équipe qui fait 7h 14h il y a une équipe qui fait 14h 21h de manière à ce que les auxiliaires de vie sociale puissent organiser leur journé bon vous dites madame la ministre dans l'intervalle il faut repenser la tarification mais dans l'interval ou mais l'interval justement notre collègue g nous demande combien de temps ça dure l'intervalle ça fait au moins depuis la crise covid que le Président de la République avait promis reconnaissance et rémunérations aux auxiliaires de vie social donc on est coincé pendant très très longtemps dans cet intervalle alors vous nous dites ça le vrai niveau de réponse il va être à l'article 8 non non ne vendez pas un paquet cadeau qui serait très joli on va l'ouvrir à l'intérieur il y a rien on va être déçu dans l'article 8 il y a la possibilité d'une expérimentation pour des gouvernements c'est pas pousser pour aller dans le sens du d'un vrai travail en tournée d'une vraie réorganisation du temps de travail je dis l'impératif d'organiser les horaires parce que quand on demande pourquoi il y a du turnover dans la branche pourquoi les auxiliaires de vie quitent ça il y a un/4 des réponses 23 % c'est organisation du travail et horaire il y a 15 % et c'est pareil c'est temps partiel subi donc rien que ça on est à 38 % mais vous avez aussi rémunération insuffisante 35 % est évident que la rémunération insuffisante elle est d'abord liée au fait que le temps de travail soit lui-même insuffisant évidemment ce qu'on souhaiterait c'est qu'il y ait pas des millions pas des centaines de millions mais des milliards pour les départements pour que il puisse améliorer vraiment le métier d'auxili maintenant le billet qu'on nous laisse c'est de conditionner cette aide de 100 millions au département donc on utilise ce bet-là même si on a bien mesure que c'est pas le le moyen euh idéal quelle devrait être la priorité des pivouvoirs publics ça devrait être d'organiser le secteur de l'aide à domicile ça devrait de garantir statut et revenus pour les auxiliaires de vie pour les salariés pour leur santé pour les personnes âgées bien vieillir à domicile mais pour la société parce que le personnel manque vous savez dans toute la presse régionale service à la personne dans la Vienne de la difficulté à recruter aide à domicile le métier le plus tion en Bretagne comment éviter la crise la Gironde fait face à une pénurie de domicile c'est un beau métier mais ça n'est pas facile 78 % des associations d'après une responsable du secteur manque aujourd'hui de personnel quel est le premier billet pour être bien dans son métier c'est d'avoir reçu une formation que ça soit un métier reconnu valorisé or aujourd'hui après 7 années d'exercice pour les personnes qui ont exercé pendant 7 années auxiliire de vie il y en a 40 % qui n'ont pas reçu de formation vendredi dernier encore à ma permanence je recevais des xières de vie devant moi elles avaient il y en avait qu'une sur les quatre qui avaient reçu une formation d'auxilière de vie alors même qu'on demande de plus en plus qu'elle s'élève dans les tâches qu'elle fasse des tâches d'êt soignantes et à la limite parfois d'infirmière évidemment de la toilette et parfois du soin donc la la première chose làdedans et même la défenseur de droit le dit qu'est-ce qu'il faut il faut en premier lieu une formation alors moi je souhaite que ça reste un milieu ouvert que toutes les personnes qui le souhaitent puisse exercer le métier d'aide à domicile et de de vie mais qu'en revanche dans la première année il y ait une formation obligatoire qui soit délivrée auxè de vie aux aides à domicile si je lis toutes les conditionnalités que vous souhaitez poser il y aurait donc les formations qualifiantes la mise en place de tutor la mise en place de service de médiation la réalisation de diagnostic de domicile la mise en place de congés pour deuil la mise en place d'une organisation du travail à la tournée et cetera et cetera à la fin sont des conditions cumulatives dont vous savez bien que elles ne pourront pas immédiatement être réalisé alors que nous nous voulons pouvoir immédiatement décaisser 100 millions d'euros au bénéfice de l'aide à la mobilité des aides à domicile si on adopte ces séries d'amendements qui seront des conditions cumulatives ça veut dire que les 100 millions d'euros sur l'aide à la mobilité ne seront pas octroyés aux aides à domicile donc ça n'est pas qu'on ne souhaite pas revoir la manière avec laquelle les aides à domicile doivent être mieux considéré mieux formé avoir des temps d'échang on vient justement de voter un amendement vous venez de voter un amendement qui permettra à la CNSA de financer les temps d'échange mais si vous votez toutes ces conditions cumulatives clairement on va être faut se dire les choses les 100 millions d'euros on narrivera pas à les décaisser et donc on ne pourra pas mieux soutenir nos aides à domicile donc défavorable sur cet amendement et du CP j'éviterai de Me réexprimer sur tous les autres madame la Présidente la priorité c'est le recrutement mais pas seulement la priorité c'est que les personnes qui sont auxilires de vie ou aide à domicile qui aent leur métier n'en soient pas dégoûé en accélérer or aujourd'hui c'est ça le problème c'est le turnover c'est que ça rentre et que ça sort parce que les gens sont lassés épuisé écuré au bout de quelques mois ou quelques années or si on rentre de ce débat là en disant voilà ce qui va permettre de nous sortir de cette situation catastrophique de malêtre et de à l'aise c'est les indemnités kilométriques on voit que c'est de la blague donc je le dis madame la ministre les 100 millions d'euros c'està-dire les 16 € par mois et par auxiliaire de vie on les prend et on on n'imagine pas que ces 16 € vont permettre de transformer ce métier là en paradis donc à la limite l'avis défavorable que vous donnez sur nos amendements à mon collègue g et à moi-même je le comprends en revanche sur le fond vous devez vous expliquer sur le fond vous devez vous expliquer vous n devez nous dire qu'est-ce que vous comptez faire pour la formation des auxilires de vie est-ce que vous considérez normal ou pas qu'une auxiliaire de vie 40 % des auxiliiaires de vie après 7 années dans le métier n'est toujours pas reçu de formation est-ce que qu'est-ce que comment vous comptez palier ça comment vous comptez mettre en place des formations massivement dans ces secteurs là pourquoi parce que c'est l'un ça peut être l'un des moyens aussi de faire qui moins de maladie professionnelle les auxiliaires de vie c'est l'un des métiers où a le plus reculé les conditions de travail ont reculé ces dernières années sur les auxiliaires de vie l'usure des corps est devenue plus rapide comment vous comptez affronter ça et sur la série d'amendements qu'on propose là mon collègue GED et moi j'entends que vous disiez défavorable en revanche je n'entends pas que vous ne vous expliquiez pas sur le fond sur ce que quelle est votre vision du métier qu'est-ce que vous comptez mettre à l'intérieur là là-dessus nous voulons vous entendre madame la ministre il y a deux choses déjà un dans cette proposition là vous le savez il y a la création à qui a été voté à l'article 6 de la carte professionnelle qui est elle-même conditionné vous l'avez vu et voté à l'obtention justement d'une qualification donc c'est quand même un premier élément de réponse il y a ensuite le deuxième élément sur lequel on travaille en lien avec l'ensemble des fédérations qui est la création d'un métier accompagnement autonomie qui serait d'ailleurs une meilleure reconnaissance de ce métier qui est souvent mal nommé on a du mal d'ailleurs à savoir quel est le bon terme pour le le qualifier avec une formation qualifiante que ce soit en épad ou à domicile de 70 he donc ça veut dire que c'est en cours en eng ager en lien avec l'ensemble des fédérations c'est-à-dire des acteurs eux-mêmes parce que c'est avec eux évidemment qu'on doit pouvoir concerter et sur la question de l'apprentissage ça a été expérimenté pour la première fois sur la partie domicile donc là il y a quand même des éléments de réponse substantiel qui existe encore une fois le franage déjà expérimenté la carte professionnelle votée à l'article 6 conditionné à la formation qualifiante et la création d'un métier dédié à l'accompagnement à l'autonomie qui sera plus valorisant mais qui surtout permettra les 70 de formation avis défavorable sur cet amendement et et sur les suivants pour les raisons déjà évoquées si j'avais une mesure à mettre en œuvre de manière urgente et avec un budget très très limité ça serait celle-ci c'està-dire de groupes de parole à raison soit d'une heure par semaine soit d'une demi-journée par mois et même je pense qu'il faut faire ça pas seulement pour les auxiliaires de vie mais dans tous les secteurs professionnels mais là qu'est-ce qui se passe le numérique a encore forcer la solitude des auxiliaires de vie puisque y compris pour les plannings pour qui va passer chez telle personne âgée il y a plus besoin de se retrouver d'être en discussion avec la hiérarchie mais ça vous arrive sur le téléphone portable et c'est avec ce téléphone portable que vous bipez à l'entrée et la sortie donc pour sortir de cette solitude éprouvante le temps de groupe de travail ensemble est une nécessité pour une autre raison aussi c'est se former ensemble très concrètement c'est des tas de gestes différents qui a à faire selon que la personne âgée est àité comment on va la soulever ben trouver le Conseil d' notre auxiliaire de vie est absolument une nécessité enfin je pense que cette mesure peut avoir un effet de levier il s'agit de sortir de de l'individu et de passer à du collectif il s'agit de discuter de l'organisation du travail ensemble et il s'agit possiblement de d'avoir une conscience que on a des intérêts à partager et de et lutter pour s'organiser pour ça et ben évidemment avoir un temps où on se retrouve une demi-journée par mois pour discuter de comment ça se passe dans notre association ou comment ça se passe dans notre prise ou comment ça se fait qu'on est aussi peu payé que ça c'est le premier biais et je crois que ça peut avoir un effet un effet de levier enfin madame la ministre vous avez dit la carte professionnelle elle est conditionnée à une formation qualifiante mais ce sont pas les auxiliaires de vie qui refusent ces formations qualifiantes c'est qu'aujourd'hui elles ne leur sont pas proposé donc finalement ça va être les pénalisés de pas pouvoir accéder à cette carte professionnelle alors même même que on ne leur propose pas de formation qualifiante donc aujourd'hui c'est quel est le plan combien il va y avoir de financement sur ces formations là voilà la vraie question à la fin on en revient quand même à une question de budget avec 100 millions d'euros il est évident qu'on a un projet qui est très très limité madame la rapporteur merci madame la Présidente nous avons voté les amendements 1381 et 1384 qui prévoi des temps collectif et des temps d'échange donc je considère que votre demande est satisfaite donc je vous demande plutôt un retrait si sinon ce sera un avis défavorable pour les raisons exposées précédemment que ce soit en domiciliaire ou que ce soit dans les épades je crois qu'on a vraiment aujourd'hui beaucoup trop d'administratif et beaucoup trop de postes comme ça de de gens je veux pas dire qu' servent à rien mais en tout cas on a besoin de gens pour soigner on a plus aujourd'hui les moyens de créer des strates et de créer des postes de cet ordre là malheureusement madame la députée Valentin si vous voulez gardez les gens il faut qu'ils soient bien dans leur travail quand vous avez des auxiliaires de vie par exemple la plateforme prot consulte qui reçoit les appels de gens qui vont pas bien qu'est-ce qui se passe ce sont des auxiliaires de vie qui ont du harcèlement sexuel parfois par les patients ce sont des auxiliaires de vie qui ont des injures ce sont des auxiliaires de vie qui souvent ont des injures raciste or quand elles en réfèent si si vous pouvez her la tête mais je vous assure que c'est la réalité de ce qui est vécu par les les aides à domicile quand elles en réfèrent à leur hiérarchie c'est oh off moi aussi j'ai vécu ça et donc le fait d'avoir un médiateur d'avoir une personne extérieure quand on se retrouve dans la solitude d'une relation d'avoir un référent extérieur ça permet de dénouer ça peut-être d'aider à dénouer avec l'association et là si vous le faites au niveau départemental vous évitez de rajouter une strate par association vous le mutualisez ça c'est le le le premier point l'autre point euh madame la la ministre c'est quand même vous nous avez dit là que les groupes de paroles auxquels je tiens beaucoup c'était pas compris dans l'enveloppe des 100 millions d'euros mais que il y allait y avoir un financement supplémentaire moi je suis vraiment très en appétit de savoir combien vous allez mettre sur la table pour qu'il a ces groupes de paroles pour qu'il ait ce temps d'échange pour qu'il ait ces demi-journées mensuelles qui permettent aux aides à domicile de se retrouver entre elles de discuter de leur travail de l'améliorer d'en am l'organisation donc combien vous mettez sur la table en plus de ces 100 millions d'euros les mesures d'aménagement qui relèvent quand même pour beaucoup du bricolage qu'on propose là ce sont des choses qui ont déjà été exp expérimenté mises en œuvre dans plein d'associations en France et en l'occurrence là il s'agit quoi il s'agit avant la prise en charge d'un patient qui est une visite du domicile pourquoi parce que il y a des endroits où il y a la gazinière elle va être trop près du lit et bah il y a des risques que de d'incendie parce que il y a des endroits ça va être les marches qui sont mal posées parce qu'il y a des endroits ça va être la douche qui est pas adéquate et dans laquelle il va y avoir des accidents parce qu'il y a des endroits c'est un chien qui va peut-être mordre il faut voir qu'aujourd'hui le taux d'accident chez les auxiliaires de vie non seulement est supérieur au métier du bâtiment mais en plus dans ce secteur là c'est de pire en pire le taux de sinistralité pour parler de technique donc le taux d'accident du travail en 2019 il est nettement supérieur aujourd'hui à celui qu'il était en 2013 on régresse dans cette profession donc vous madame la ministre et on met pas en 12 votre bonne volonté depuis le temps que vous êtes là mais vous devez nous dire aujourd'hui quelles sont les chemins que vous allez emprunter pour que les gens qui sont dans ce métier là ils aillent mieux et non pas ils aillent moins bien parce que là c'est pas seulement qu'on recrute c'est le tonneau des Danaïdes ce métier on recrute on recrute on recrute mais ça fuit par en dessous c'est il y a un turnover qui est gigantesque et a commencé d'abord par ses accidents du travail en série donc là c'est une microesure se dire il doit y avoir une visite du domicile du patient ça prend 2 he à un ergonome de venir regarder comment ce sont les lieux ce sera un avis défavorable pour les mêmes raisons que précédemment mais je voudrais quand même vous préciser qu'à partir du 1er janvier 2024 nous avons nous allons mettre en place dispositif ma primeadapte qui bien évidemment fera un diagnostic du domicile des bénéficiaires écoutez moi je veux je veux tout entendre avec ces amendements d'appel mais enfin on est dans le misérabilisme là je suis désolé mais les les lieux sont visités euh mais écoutez bon je ne sais pas dans quel département vous vous vous êtes mais enfin les domiciles des personnes sont visités avant de de de mettre en œuvre le ce qu'on peut appeler le service que ce soit dans une association ou que que ce soit dans un sias ou ou dans un CCS les les les lieux sont visités et le service est déterminé pour la personne qui vient en soutien qui vient aider l'aide à domicile est déterminé en fonction de cette visite donc on est en train de refaire tout toute la toute la politique sociale et qui est bien sûr importante il y a quand même beaucoup de choses qui sont déjà en place donc bien sûr on votera cet amendement tout simplement parce qu'il est superfitatoire Madame la Députée je souhaite tout sauf du misérabilisme au contraire ce qu'on souhaite c'est dire la fierté de ces métiers leur sentiment d'utilité que ce sont les auxiliaires de vie les aides soignantes les assistantes maternelles les accompagnantes d'enfants en situation handicap qui tiennent aujourd'hui notre pays debout mais maintenant comment elles le font tenir notre pays debout c'est pas être dans le misérabilisme de que de décrire la réalité aujourd'hui deses conditions de travail et non c'est pas vrai qu'il y a une visite automatique des domiciles si vous pensez que c'était le cas il y a il suffit de le poser dans la loi et de le le mettre maère obligatoire et systématique et là de la même manière sur le congé de deuil que nous disent les auxiliaires de vie j'ai dû poser des congés pour pouvoir me rendre à l'enterrement ce qui a été très apprécié par la famille évidemment mais savoir que c'est pas seulement professionnel il est évident qu'il y a une part d'ffec quand on suit une personne âgée pendant des années des années parfois pendant une décennie et la plateforme proonsulte que je citais tout à l'heure qui reçoit les appels des auxiliaires de vie 11 % des appels c'est pour des deuils c'est pour des deuils douloureux c'est pour des deuils où on n pas été accompagné dans ce deuil là et où c'est comme si c'était juste un truc professionnel alors que c'est un une vraie douleur donc là simplement de manière hum humanitaire poser que quand il y a une personne âgée qui décède qui est suiv par une auxiliaire de vie sociale et ben il y a la possibilité pour elle d'assister à l'enterrement sur le temps de travail merci av de la commission madame la rapporteur défavorable que vous soyez défavorable à cet amendement c'est une chose mais là on vous demande on vous parle d'auxilia de vie qui suivent une personne âgée pendant des années des années qui euh sont s'écroulent parfois au décès qui sont mal qui sont en souffrance parce que souvent c'est elles-même qui ont découvert le corps et vous n'avez qu'un mot c'est défavorable si moi je vous demande quelle vision vous avez du métier aujourd'hui on n'entend pas votre la vision vous proposez de ce métier-là qui est la clé si on veut bien vieillir bien vieillir à domicile la clé de voûte ce sont les auxiliaires qui font ce travail au domicile et on vous entend pas proposer une vision du métier aujourd'hui profitez de la tribune qui vous est offerte à défaut de tout régler avec ces 100 millions d'euros et on aimerait bien savoir combien plus mais profiter de cette tribune pour nous dire quelle est la vision vous développez de ce métier monsieur le député vous m'invitez à partager la vision qui est la mienne de ce métier je va vous la donner la première chose c'est que pendant des années on n pas considéré que c'était des métiers parce que pendant longtemps n'était pas pendant longtemps c'était les femmes qui finalement exerçaient cette fonction qui étaient auprès de leurs parents de leurs grands-parents d'enfants en situation de handicap et parfois et encore trop souvent c'est le cas et ce sont des femmes j'étais encore ce midi avec des familles d'enfants trisomiques à l'occasion de la Journée nationale sur la question de la trisomie combien de femmes arrêtent leur vie professionnelle parce qu'elles n'ont pas d'autres choix et c'est trop souvent le cas et trop souvent ce qui s'est passé sur la question de l'accompagnement à domicile donc on déjà on a mis du temps à reconnaître que c'était un métier et c'est la même chose d'ailleurs sur l'ensemble des métiers du médico-social sur les CAP petit enfant sur les auxiliaires de puériculture c'est pas parce qu'on élève un enfant qu'on cêre une auxiliaire de puirculture c'est pas parce qu'on a un parent en perte d'autonomie qu'on sait pour autant aller au domicile de quelqu'un qu'on ne connaît pas le lever l'accompagier le doucher prendre soin lui donc ça c'est la première chose c'est reconnaître que ce sont des métiers que ce sont des métiers qui demandent une technicité reconnaître que ce sont des métiers c'est ce qu'on fait avec les fédérations qui demandent en effet des formations qualifiantes c'est reconnaître que ce sont des métiers que nous devons revaloriser évidemment en terme de rémunération mais vous savez très bien aujourd'hui que le véritable problème Jérôme Gad l'a rappelé Astrid panoan Bouvet l'a rappelé je l'ai dit moi-même c'est la question de la tarification c'est ça qui a flingué ce métier j'en suis intimement convaincu parce qu'à force de tarification horaire à force de tarification à l'acte quels que soient les secteurs qu'il soit sanitaire ou médico-social on naapporte pas le bon niveau de réponse on napporte pas le bon niveau de réponse au professionnels et on naapporte pas le bon niveau de prise en charge évidemment parce que les deux sont intimement liés parce que des professionnels qui n'ont pas la reconnaissance nécessaire les professionnels qui n'ont pas le temps nécessaire les professionnels qui nous disent je deviens maltraitant parce que je n'ai pas le temps en 30 minutes de prendre soin de la personne que je veux accompagner alors que c'est ma vocation évidemment on l'impression qu'on leur impose une forme de maltraitance donc c'est ça qu'on doit évidemment redresser est-ce qu'il faut le redresser en ajoutant vous le savez vous-même en vérité en déposant et en proposant ces amendes vous lites ce sont des amendements d'appel est-ce que c'est 10 15 20 30 conditionnalités qu'il faut mettre sur 100 millions d'euros d'accompagnement à la mobilité je ne crois pas est-ce que c'est assumé de faire un vrai big bang sur la question de la tarification je le crois est-ce qu'on peut réussir à le faire ensemble je l'espère est-ce que je souhaite l'engager avec les départements je l'ai dit c'est ça ma vision c'est la raison pour laquelle je souhaite qu'on ait cette loi de programmation et pour laquelle je m'y suis formellement engagé et si je m'y engage ça n'est pas un engagement pris à la légère je ne m'engage pas au nom du gouvernement sans évidemment que la première ministre aussi ait donner son accord ça n'est pas comme ça que ça se passe et vous le savez bien sur ces ban donc oui il y aura une loi de programmation oui nous allons nous y engager oui nous allons la faire ensemble oui je souhaite que de la même manière que nous avons pu réécrire l'article 8 et bien nous allons et nous puissions coconstruire ensemble et que nous assumions une vraie et nouvelle méthode sur cette coconstruction c'est-à-dire qui est pas un projet de loi ficelé qui soit présenté en Conseil des ministres et ensuite qui soit soumis au Parlement mais que l'ensemble des groupes politiques qui sont représentés et à l'Assemblée et au Sénat soit consultés soi associés et en même temps que moi le même niveau d'information qu'on fasse des auditions ensemble qu'on fasse des déplacements ensemble moi en tout cas j'y suis prête et je pense que c'est comme ça qu'on apportera le bon niveau de réponse madame ministre je suis ravi que vous ayez saisi la tribune pour nous dire plus ou moins quelle est votre vision du métier maintenant vous dites vous savez sur ces banques quand le gouvernement s'engage ce qu'on sait surtout c'est sur ces ban c'est tout l'inverse et oui on a eu trop de fois sur cette loi grand âge des promesses et rien au bout donc on devient comme saint Thomas on le croira quand on le verra et pour l'instant on ne voit pas on ne voit pas le calendrier on voit pas quand est-ce que ça va arriver maintenant nous serons nous au rendez-vous big bang sur la tarification bing bang sur les horaires sortir du temps partiel subit vous avez dit à quel point c'était un métier qui avait exploité des femmes qui exploite aujourd'hui encore des femmes parce que ce sont des femmes et c'est parce que ce sont des femmes que il y a l'acceptation sociale de ces temps partiels subis en fait de ces emplois du temps à trou parce que ce sont des faux temps partiels c'est la journée qui est occupée avec des petits bout de contrat le matin des petits bouts de contrat le midi des petits bouts de contrat le soir une immense amplitude d'horaire mais à l'intérieur de ça que tes petits bouts qui sont payés c'est de ça dont il s'agit de sortir et il faut un BigB sur les horaires et donc il faut sortir de ces petits bouts payés pour aller vers le travail à la tournée pour aller comme dans la totalité des métiers ça existe où voilà on travaille on a son planning on travaille de 7h à 14h une autre équipe prend le relais travail de 14h à 21h et c'est comme ça non seulement qu'on peut bien travailler mais qu' aussi on peut bien organiser sa vie autour du travail et que ça pèse moins je l'ai dit c'est plus d'un tiers des personnes qui quittent le métier à cause des temps partiels subis à cause de ces horaires et ensuite à peu près un tiers aussi à cause des rémunérations qui sont trop faibles et qui sont en fait lié à ces temps partiel sui donc Big Bang de la tarification mais je veux entendre que c'est pas que la technique et que derrière ça veut dire bing bang des emplois du temps qui sont organisés et qui permettent de vivre de son travail mais aussi de bien vivre son travail la rapporteur av de la commission défavorable pour les mêmes raisons merci Madame la Ministre merci Monsieur Ruffin c'est dommage madame le ministre c'est dommage madame la rapporteur que à chaque fois il fait qu'on vienne rebondir comme ça que vous saisissiez pas la perche qui vous est tendue que vous ne disiez pas si oui ou non le travail à la tournée est dans votre objectif si oui ou non vous voulez casser ces emplois du temps morcelé éparpillé façon puzzle et là-dessus moi je veux vous entendre madame la ministre je veux entendre éventuellement la majorité à l'Assemblée mais je veux vous entendre madame la minip sur ce qui est des horaires quitte à ce que l'amendement soit rejeté et que à la fin vous prononciez le mot défavorable mais à la fin

"Votre grande avancée c'est ça ? 16€ par mois ?" — François Ruffin · Pourquijevote