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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 3 juillet 2020 42 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSantéÉconomie & entreprises

Bourdin Direct du 3 juillet - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 38 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:13RelanceRéponse directe

    Et cela dès cet été, c'est beaucoup trop tôt.

  • 2:49OuverteRéponse directe

    C'est absolument incompréhensible.

  • 3:12OuverteRéponse partielle

    Qui aurait pu écrire le scénario qui est en train de se jouer le prochain maire de la ville ?

  • 4:38OuverteRéponse partielle

    Une erreur, mais certains demandent à ne pas en rester là.

  • 5:14OuverteRéponse partielle

    Le futur maire de Balani sur terrain condamne cette photo et assure qu'il réglera tout ça avec son équipe en interne.

  • 13:13OuverteRéponse directe

    Comment était-il ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59InvitéFait
    « Emmanuel Macron estime que la France ne peut pas rester l'un des pays européens où on travaille le moins tout au long de sa vie. »
  • 2:13PrésentateurFait
    « Et cela dès cet été, c'est beaucoup trop tôt. »
  • 2:21AuditeurFait
    « Le moment d'aujourd'hui, il est celui d'une crise sanitaire qui n'est pas encore derrière nous et d'une crise sociale qui risque d'être d'ampleur. »
  • 2:55InvitéFait
    « Les 400 millions en plus proposés par Olivier Véran, insuffisants, répondent les syndicats. »
  • 5:14PrésentateurFait
    « Le futur maire de Balani sur terrain condamne cette photo et assure qu'il réglera tout ça avec son équipe en interne. »
  • 5:21PrésentateurChiffre
    « Air France doit officialiser aujourd'hui la suppression de plus de 7500 postes d'ici fin 2022. »
  • 13:25InvitéChiffre
    « C'est une interview qui a duré une heure et demie. »
  • 14:03InvitéFait
    « Rentrée difficile, nouveau chemin, reconstruction économique, sociale, environnementale et culturelle. »
  • 14:24InvitéChiffre
    « À la rentrée, il va y avoir 800 à 900 000 jeunes qui vont arriver sur le marché du travail. »
  • 14:30InvitéFait
    « Il a beaucoup insisté sur le fait que la rentrée sera très difficile. »
  • 14:51InvitéFait
    « La rentrée sera très difficile et avec des plans sociaux massifs que l'État va s'efforcer d'atténuer. »
  • 16:43InvitéPromesse
    « Il a parlé de la réforme des retraites, je ne renonce pas, a-t-il dit. »
  • 22:24PrésentateurChiffre
    « Une enveloppe de 7 milliards d'euros est sur la table pour les salaires des personnels hospitaliers. »
  • 34:44PrésentateurFait
    « Il faut rompre avec cette habitude. »
  • 34:55InvitéFait
    « Oui, mais la réforme des retraites, tout le monde était d'accord qu'il fallait réformer le système des retraites. »
  • 34:59InvitéFait
    « Il n'est pas viable. Tel qu'il est aujourd'hui, il n'est pas viable. »
  • 35:12InvitéFait
    « la crise des Gilets jaunes l'a démontré. »
  • 35:26InvitéFait
    « Ils n'ont pas été entendus ni à Matignon ni à l'époque à l'Élysée. »
  • 35:31InvitéFait
    « Non. Vous savez, il y a encore une colère sourde qui est latente. »
  • 35:55InvitéFait
    « L'abstention, c'est grave. »
  • 36:07InvitéFait
    « Ils ne portent plus d'espérance. »
  • 36:18InvitéFait
    « C'est vrai que les idées, on ne sait plus quelle est la ligne où c'est... »
  • 37:10InvitéPromesse
    « La grande action, ça va être de réconcilier les Français. »
  • 37:42PrésentateurFait
    « le parquet national financier, c'est le bras armé d'une justice politique. »
  • 37:45InvitéFait
    « ce PNF, quand il a été créé, d'ailleurs François Molins, qui était procureur de la République, n'y était pas favorable. »
  • 37:51InvitéFait
    « le parquet, en France, et c'est le code de procédure pénale, c'est un et indivisible. »
  • 37:59InvitéPromesse
    « Moi, j'étais plutôt favorable qu'on ait une section financière et qu'on donne plus de moyens à cette section financière sous l'autorité d'un procureur. »
  • 38:37InvitéFait
    « vous seriez d'accord, vous pourrez avoir une politique pénale ou une politique générale différente en fonction du procureur, de la personnalité du procureur. »

Temps de parole

  • Présentateur47 %
  • Invité37 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Présentateur 23 %
  • Auditeur2 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vendredi 3 juillet, l'info sur RMC. Il est 8h01, merci d'être avec nous Céline Kalman. Pour les dernières informations, Céline, bonjour.

0:11
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Il y aura une nouvelle équipe, Emmanuel Macron annonce un remaniement imminent et esquisse la fin de son mandat.

0:18
Présentateur

Dans une interview à la presse régionale, le chef de l'État dit vouloir relancer rapidement la réforme des retraites. Qui pour occuper le fauteuil du futur maire de Marseille ? Suspense total à 24h du vote ultime, place au jeu des Alliances, situation à dormir debout. À droite, Martine Vassal cède sa place à Guy Tessier. Un autre élu à droite se présente. Les vacances, c'est parti pour deux mois. Les parents s'arrachent les cheveux pour trouver comment occuper leurs enfants pendant ces longues semaines. Bienvenue sur RMC. Emmanuel Macron annonce donc la couleur. La rentrée sera très dure, il faut nous y préparer.

Dans une interview accordée à plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, le chef de l'État promet de nouveaux visages et de nouveaux talents.

1:00
Invité

Il ne rentre pas dans le détail du remaniement imminent, mais il en dessine les contours, Marion Fournay. Difficile de connaître les intentions d'Emmanuel Macron, surtout concernant Édouard Philippe. Le président confirme, il y aura bien un remaniement ministériel dans les prochains jours, mais sans préciser s'il y aura ou non un changement à la tête du gouvernement. Le chef de l'État souligne néanmoins la relation de confiance unique avec son Premier ministre et un travail remarquable mené depuis trois ans. Pascal Jalaber, rédacteur en chef du groupe de presse Ebra, a participé à l'interview du président. Il a rendu un hommage très appuyé à Édouard Philippe.

On peut l'interpréter de deux façons. Soit comme un président de club de foot qui rend hommage à son entraîneur, en général ça veut dire qu'il ne le garde pas. Mais ça peut être aussi comme un message, eh bien regardez, je n'ai pas mieux que lui, c'est que nous formons un duo complémentaire, un duo loyal, un duo qui s'entend bien. Et que ce soit avec ou sans Édouard Philippe, Emmanuel Macron compte bien mener de grands chantiers sur la fin de son quinquennat. Ça commence dès maintenant par le Ségur de la santé. Autre priorité, la réforme des retraites en version transformée. Le chef de l'État se dit favorable à un allongement de la durée des cotisations.

Emmanuel Macron estime que la France ne peut pas rester l'un des pays européens où on travaille le moins tout au long de sa vie. Le chef de l'État qui souhaite donc une reprise des négociations avec les partenaires sociaux

2:13
Présentateur

et cela dès cet été, c'est beaucoup trop tôt. Réponse ce matin sur l'AMC, Yves Verrier, secrétaire général de Force Ouvrière.

2:21
Auditeur

C'est absolument incompréhensible. Le moment d'aujourd'hui, il est celui d'une crise sanitaire qui n'est pas encore derrière nous et d'une crise sociale qui risque d'être d'ampleur. Le moment n'est franchement pas venu de remettre ce dossier à l'actualité pour générer à nouveau de la tension, du conflit, à un moment où on a besoin d'apaisement. Donc je souhaite que le président de la République renonce à cette très très très très mauvaise idée.

2:49
Invité

Combien de millions pour nos soignants ? Le montant devait être fixé aujourd'hui. La clôture des négociations a été repoussée. Les 400 millions en plus proposés par Olivier Véran, insuffisants, répondent les syndicats. À Marseille, qui aurait pu écrire le scénario qui est en train de se jouer le prochain maire de la ville devrait être connu demain. Et le suspense est total, situation hallucinante, liée au mode de scrutin par secteur.

3:12
Présentateur

Michel Rubirola, du printemps marseillais, n'a pas obtenu la majorité des conseillers municipaux. Martine Vassal, elle, des Républicains, a jeté l'éponge. C'est dans sa place à Guy Tessier. Mais un deuxième élu, les Républicains, Lionel Royer-Perrault, s'est présenté par crainte d'un accord avec le Rassemblement National. Écoutez, François Tonneau, il est chef du service politique de la Provence. En tout cas, le Rassemblement National ne dit pas non. Il avait le candidat, qui est un sénateur aussi, qui s'appelle Stéphane Ravier. Au début, il disait non, mais moi, je ne prends pas part à cette espèce de galimatia.

Et puis hier, en voyant que Guy Tessier, qui est quand même issu de la droite dure, il s'est dit tiens, tout compte fait, si on se réunissait nous autres du Rassemblement National, voyons ce qu'on peut faire. Évidemment, c'est ça ce que ça veut dire. Ça veut dire qu'ils ont trouvé un accord en sous-main. C'est une tentative de passerelle, un petit peu comme l'extrême droite en rêve, avec la droite traditionnelle. François Tonneau, qui était ce matin sur RMC à Balani, sur terrain. Petit village de Loise. Il y a bien un nouveau maire, élu avec plus de 47% des voix, sauf que les administrés n'en veulent plus.

Le lendemain de l'élection, une photo a été publiée sur les réseaux sociaux, montrant les neuf conseillers municipaux en train de faire des doigts d'honneur lors d'une soirée privée Reming. Pour beaucoup dans le village, la photo ne passe pas. Mais la polémique n'étonne pas cette habitante.

4:26
Invité

Ça reflète complètement cette campagne qui a été extrêmement virulente entre chaque partie. Ça a été très rude. C'est une erreur, ça peut arriver à tout le monde. Je pense que c'est une erreur de débutant.

4:36
Présentateur

Une erreur, mais certains demandent à ne pas en rester là. Carole tient un café dans la commune.

4:40
Invité

C'est honteux, c'est puri, c'est même des enfants. On a des réactions d'enfants, d'ados. On ne peut pas continuer à être mère en ayant insulté tous ses habitants.

4:49
Présentateur

Une pétition demande d'ailleurs la démission de la nouvelle équipe. Une pétition qui a recueilli près de 300 signatures qui sera transmise au préfet. La maire sortante, Marie-Odile Guillou, craint une ambiance délétère pour la passation de pouvoir dimanche prochain.

5:00
Auditeur

Il y a eu un commentaire sur un Facebook disant dimanche on fait la bagarre. Alors je crains le pire. Ça risque d'être chaud et d'être houleux, oui.

5:09
Présentateur

Le futur maire de Balani sur terrain condamne cette photo et assure qu'il réglera tout ça avec son équipe en interne. Après Airbus, c'est au tour d'Air France d'officialiser la suppression de plus de 7500 postes d'ici fin 2022. Il devrait s'agir pour l'essentiel de départs naturels non remplacés et de départs volontaires.

5:26
Invité

En tout cas, les étudiants pilotes et ingénieurs aéronautiques sont très inquiets pour la suite. De cette période de confinement, Amélie, jeune pilote tout juste diplômée, garde l'image de ses avions cloués au sol. Un tapis d'avion sur un aéroport, c'est très émouvant et franchement on a été plusieurs à avoir un peu la larme à l'œil quand on a regardé ça. Une image mais surtout ses conséquences. Amélie et ses camarades de promo ont vite compris qu'une embauche comme pilote de ligne devenait quasi impossible. Aujourd'hui, avec le nombre de pilotes expérimentés qu'il y a sur le marché, nous on va être à la dernière bout du carrosse, ça va être embauché c'est sûr.

Là dans l'immédiat, je ne vois pas de solution en fait. On est tous un peu désespérés. Même des illusions chez Clément, en stage de fin d'études chez Airbus Hélicoptère, il rêvait d'y décrocher un poste, mais il va lui falloir y renoncer pour l'instant. On pensait qu'en étant en stage chez Airbus, chez Air France ou dans d'autres entreprises de l'aéronautique, on avait à coup sûr une place dans l'entreprise. C'était presque une certitude en fait. Dans son école, les enseignants de Clément les encouragent d'ailleurs à modifier leur CV et mettre en valeur leur bagage scientifique généraliste afin de trouver un emploi dans d'autres secteurs que l'aéronautique.

6:38
Présentateur

Le Premier ministre britannique Boris Johnson va donner une conférence de presse aujourd'hui pour appeler à la prudence. Réouverture demain des pubs et restaurants dans le pays après trois mois de fermeture.

6:48
Invité

La pandémie a fait plus de 44 000 morts, pire bilan en Europe. Après plus de trois mois d'arrêt, la Formule 1 aussi va reprendre. La saison 2020 débute aujourd'hui en Autriche, à Spielberg. Et comme pour tout, de nouvelles règles sanitaires ont été instaurées comme l'obligation de porter le masque, Lucas Vinois. Deux mètres de distance minimum entre chaque individu. Des tests PCR tous les cinq jours pour l'ensemble du personnel des écuries pilotes compris. Le protocole est lourd, mais la Formule 1 ne veut pas se rater après le fiasco de mars en Australie. Le Grand Prix avait été annulé le jour des premiers essais libres après le test positif de plusieurs personnes.

Dans le paddock autrichien, les hospitalités et lieux de vie habituel des écuries ont disparu pour laisser place à des algécos. Pas de service de restauration donc. Sur la grille de départ, le nombre de personnes autorisées sera limité et le temps pour évacuer la grille plus long afin d'éviter les contacts. A l'issue de la course, la cérémonie du podium subira quelques modifications. Les tribunes, elles, seront vides puisque les huit courses prévues cet été se dérouleront à Viclo.

7:45
Présentateur

Allez, ce soir c'est la quitte, deux mois de grandes vacances et chaque année c'est pareil. Il y a les enfants très contents de ne plus mettre le réveil et les autres.

7:53
Auditeur

Je suis triste de quitter l'école, je ne veux pas quitter ma maîtresse. J'ai hâte de jouer, j'ai hâte de marcher au parc, j'ai hâte de marcher à la piscine. J'ai envie de rester à l'école parce qu'il y a mes amis et à cause du confinement, je n'ai pas beaucoup été à l'école. Je voulais un petit peu travailler ici. J'étais un peu fatiguée donc moi je préfère que ce soit les vacances. Je vais voir ma famille, je vais jouer, on va parler, on va discuter, on va jouer, on va tout faire.

8:20
Présentateur

Et les parents dans tout ça, ceux qui n'ont pas deux mois de vacances, ils sont nombreux. Il faut bien trouver une solution pour faire garder les enfants et cette année ce n'est pas simple. Bettina de Guglielmo. Comme pour beaucoup, les vacances d'été d'Aurore et de ses deux petites filles d'un an et demi et de quatre ans

8:34
Invité

sont devenues un véritable casse-tête. On a prévu une colonie, elle a été annulée, il a fallu remplacer par le centre de loisirs et encore il fallait être sûr que l'annulation elle soit bonne. C'était un peu laborieux puisqu'il a fallu tout le temps se réorganiser et se dire bon bah alors on a le plan A, plan B. Après de nombreux coups de fil et beaucoup de patience, les séjours des enfants sont enfin fixés. C'est l'essentiel pour Aurore même si le programme est bien plus chargé que prévu. Il y a beaucoup d'allers-retours, deux jours par-ci, deux jours par-là.

La crainte c'était qu'elle aille que chez ses grands-parents cet été puisque après avoir vécu deux mois et demi en confinement, c'était important pour nous qu'elle retrouve un peu de collectif avant la rentrée. Aurore se sent chanceuse, beaucoup de parents sont encore dans le doute. Vincent Cliviot est délégué national vie associative à la Fédération Nationale Famille Rurale. Il se veut rassurant. Des protocoles sanitaires sont prévus. Il y a des établissements qui vont ouvrir pendant le mois d'août alors que c'est une période de fermeture habituellement. Et puis si vous n'avez pas d'activité locale, vous pouvez aller dans la commune à côté.

Et pour aider les familles, le gouvernement met en place le label Colo Apprenante. L'État prend en charge jusqu'à 80% du prix de ses séjours.

9:36
Présentateur

Deux couleurs sur les routes aujourd'hui, Jean-Jacques, rouge pour les marchandises de France. Oui, parce que je sais que vous ne conduisez plus. Vraiment, on est en quelques jours et je récupère mon permis. C'est une affance. C'est quand ? Encore quelques jours, bientôt, d'ici 15 jours. Il est 8h30. Merci. Puisque vous voulez parler de vacances, on va en parler avec Cyril. Cyril qui est à Nice, dans les Alpes-Maritimes. Bonjour, Cyril. Bonjour, Jean-Jacques. Ça va, mon cher Cyril ? Écoutez, très bien. Bon. Les vacances, c'est pour quand ?

10:15
Auditeur

Écoutez, c'est mi-juillet. Oui. Et à force de vous entendre parler de vos Cévennes, je me suis dit, cette année, on y va.

10:25
Présentateur

Ah, ben voilà une bonne nouvelle, Cyril. Vous allez où dans les Cévennes ? À Génolac. Génolac. Oui, oui, oui, bien sûr. Écoutez, j'ai trouvé un gîte de France, un corps de ferme datant des Templiers. C'est beau, Génolac. C'est à la limite du Gard et de la Lozère, Génolac. Oui. Vous allez pouvoir monter sur le Mont Lozère. D'accord. Ah, vous allez faire de belles balades. Vous allez voir. Super. Puis on mange bien, je vous le dis tout de suite. Ah, ben voilà, c'était mes deux questions complémentaires. Jean-Jacques, avec gastronomie, je suis très fan. Oui. C'est surtout la qualité des produits que vous allez trouver, Cyril.

11:08
Auditeur

C'est parfait. C'est le produit du terroir français que l'on recherche.

11:11
Présentateur

Ça, c'est sûr. Ça, c'est sûr. Et puis les balades merveilleuses que vous allez pouvoir faire.

11:17
Auditeur

Quels sont vos coups de cœur, Jean-Jacques, visiter impérativement au tour ?

11:22
Présentateur

Ah, mes coups de cœur ? Je ne suis pas guide touristique, mais plus touristique du quart. Non, non, les coups de cœur. Plus loin, évidemment, vous avez les gorges du Tarn, mais c'est un peu loin. Mais sinon, tout ce qui est autour du Mont Lozère. Ça, c'est absolument magnifique. Il y a des balades. Les sources du Tarn, les sources du Tarn. Allez voir les sources du Tarn. Il faut faire un peu de marche. Mais vous allez voir comme c'est beau.

11:48
Auditeur

Écoutez, c'est parti pour. Donc, merci pour vos conseils. Bon. Et puis, je tiens à vous dire que je vous écoute depuis 20 ans.

11:57
Présentateur

Oui.

11:59
Auditeur

Qui est l'auditeur. Et vous allez nous manquer.

12:01
Présentateur

Merci, Cyril. Merci. C'est vrai. Je vais arrêter. On va beaucoup en parler la semaine prochaine. Ce sera ma dernière semaine. On va beaucoup en parler. D'ailleurs, je vais en parler avec vous tous, les auditeurs, puisque vous m'accompagnez effectivement depuis 20 ans. Et avec des moments absolument extraordinaires. On en parlera la semaine prochaine. Et puis, de toute façon, je suis là, moi, à la rentrée pour l'interview politique de 8h30. Oui, Cyril, ça, je ne comptais pas la lâcher. Et en plus, avec la présidentielle qui va être étonnante, me semble-t-il. On va en parler avec Bruno Dive dans un instant. Je serai là, évidemment. Merci, Cyril. Merci à vous. Bonne journée. Merci.

Bonne journée. Et Bruno Dive, bonjour. Bonjour. Justement, vous êtes éditorialiste à Sud-Ouest, journaliste politique, renommé. Vous êtes président de l'association de la presse ministérielle. Bruno Dive, vous étiez hier avec le président de la République. Absolument. Avec d'autres confrères. Pour une interview collective de la presse régionale, comme il a pris l'habitude d'en faire. Il a pris l'habitude. Mais là, c'était un moment important de son quinquennat. Il reste deux ans, moins de deux ans maintenant, moins de 500 jours de présidence. Comment l'avez-vous d'abord ? Comment était-il ? Il était, je dirais, égal à lui-même.

C'est-à-dire décontracté, serein, un petit peu en retard, mais pas trop. Prenant son temps pour répondre. C'est-à-dire, c'est une interview qui a duré une heure et demie, ce qui est quand même très long. Pour une heure et demie, même à huit ou neuf, c'est quand même très long. Et il répond aux questions tout en se lançant souvent dans des longues digressions. Mais c'était un moment en effet important, parce que c'était le moment où on savait qu'il allait prendre la parole pour donner le cap de la dernière partie de son quinquennat. Et c'est chez nous, dans la presse régionale, qu'il l'a fait, je pense, pour montrer qu'il est attaché à l'ancrage local.

C'est aussi une réponse aux Gilets jaunes, c'est aussi une réponse à... Tout à fait. Alors, qu'a-t-il dit ? Rentrée difficile, nouveau chemin, reconstruction économique, sociale, environnementale et culturelle. Il a parlé des grands axes, des premières réformes, des premières mesures. Le Sécur de la Santé, évidemment, très attendu. Il en a parlé. Il a parlé d'un plan grand âge, l'accompagnement des jeunes. C'est vrai qu'à la rentrée, il va y avoir 800 à 900 000 jeunes qui vont arriver sur le marché du travail. Ça, c'est le seul souci, je crois. Il a beaucoup insisté sur le fait que la rentrée sera très difficile, qu'on est vraiment au début seulement de la crise économique.

D'abord, que la crise sanitaire n'est pas terminée, et que la crise économique, elle, ne fait que commencer, qu'il ne fallait pas se fier aux bons chiffres qui vont peut-être sortir pendant l'été. Mais que la rentrée, ça, il nous l'a dit à plusieurs reprises, et à nouveau, dans la conversation qui a suivi en privé, que la rentrée sera très difficile, et avec des plans sociaux massifs que l'État va s'efforcer d'atténuer. Bruno Divilla, il a dit aussi qu'il faut mettre en place un modèle qui consomme moins. Il a parlé de la taxe carbone. Il n'a dit pas de taxe carbone dans les deux ans qui viennent en France, mais possible aux frontières de l'Europe. Possible aux frontières de l'Europe.

Et débat, ça peut être un sujet de la prochaine élection présidentielle. Il veut dire par là que c'est le genre de sujet tellement sensible qu'il faut que ce soit validé par une élection présidentielle. Il a renvoyé comme ça 2-3 sujets à 2022, et évidemment par prudence, il était chaudé. Quand il sera candidat en 2022, vous n'avez aucun doute. Il réfléchit, on lui a posé la question, évidemment. Il dit ce que j'ai connu un certain nombre de présidents qui allaient se représenter, que ce n'était pas le moment, que ce serait indigne de faire de la tactique en ce moment. Il a dit sur le plan social, il faut rompre avec une habitude.

On accepte les plans sociaux massifs dans ce pays, ensuite on met en place des systèmes très généreux qui les indemnisent. Il faut rompre avec cette habitude. Oui, c'est ce qui explique le dispositif d'activité partielle qu'il a mis en place, qui vient d'être signé avec les syndicats, qui est en fait une prolongation en grosso modo du dispositif de chômage partiel qu'on a connu pendant la crise. Et c'est aussi une manière pour lui de montrer qu'il garde le cap.

Il l'a dit en début de l'interview, le cap de 2017 reste le bon, il y a des inflexions possibles, mais je tiens mon cap et il a été élu sur le fait qu'il fallait que la France arrête de faire le choix du chômage, ce qu'elle a fait selon lui, et qu'il fallait donc au maximum préserver le travail et l'emploi. Il a parlé de la réforme des retraites, je ne renonce pas, a-t-il dit. Il a parlé de sa nouvelle équipe, donc il va y avoir remaniement. Quand ? Il n'a même pas été capable de nous dire quand. On espère au moins savoir ça, ni qui, mais encore moins, évidemment, s'il annonce quand même de nouveaux visages, il faut de nouveaux visages, quand ?

C'est probablement d'ici le prochain Conseil des ministres, mercredi prochain, très probablement. Et quant aux relations avec le Premier ministre, il a rendu un hommage, alors il a rendu un hommage vibrant à Édouard Philippe, hommage qu'il a fait au présent, et non pas au passé composé. Je pense que dans ces cas-là, il faut s'attacher aux petits détails. Oui, bien sûr. Et donc, bon, alors ça peut se lire dans les deux sens, mais on a globalement plutôt eu l'impression qu'il allait le garder, même s'il ne nous a absolument rien dit. Et croyez-moi, on lui a posé la question dans tous les sens, en interview, hors interview, mais il ne lâche rien.

Mais malgré tout, quand on regarde ce qu'il nous dit dans l'interview, moi je ne vois pas de raison profonde de changer de Premier ministre. La politique n'est pas profondément modifiée. Merci beaucoup Bruno Dive, merci d'être venu débriefer en quelque sorte cette rencontre avec le Président de la République. Je parlerai de cela, mais aussi des municipales, de la politique, de la présidence, avec mon invité 8h35 qui est Rachida Dati, qui sera là de 8h35 à 9h sur RMC BFM TV. Il est 8h19.

18:17
Invité

Vous êtes peut-être passé par là pour vendre une chemise ou un pull que vous ne portez plus, Vinted, une plateforme qui vend des vêtements d'occasion en ligne et qui est devenue le troisième site marchand en France. On va en parler, tiens, justement, dans un instant avec Frédéric Simotel dans la chronique éco.

18:34
Présentateur

RMC. RMC, 6h-9h. Vaud'indirect. Allez, nous sommes avec Frédéric Simotel. Bonjour Frédéric. Bonjour Jean-Jacques. Le commerce électronique, acheté en ligne, sur Internet, évidemment, ça a fait fureur avec le coronavirus, avec la crise sanitaire. Il y a un site qui a vraiment tiré son épingle du jeu. Ce site s'appelle Vinted. C'est cette plateforme de vente en ligne de vêtements de seconde main. Oui, alors si ce site ne vous dit rien, je suis sûr que si vous... En parlant autour de vous, il y a certainement quelqu'un dans votre famille, dans votre entourage. Je ne connaissais rien, vous, Analyse Vinted.

19:09
Invité

Je n'ai jamais vendu, je n'ai jamais acheté, mais je connais.

19:11
Présentateur

Voilà, qui a profité du confinement, justement, pour vider un peu son dressing et des affaires qu'on ne porte plus. C'est un site de vente entre particuliers. Entre particuliers, de seconde main. Alors, ce n'est pas forcément des marques de luxe, mais ça peut être des marques assez connues. Et donc, ça marche plutôt bien. C'est assez pratique. On met très vite, en trois photos, ça y est, on met son prix. D'ailleurs, on met des photos du vêtement qu'on a à vendre. Voilà, on met le prix. Et puis, c'est parti. Alors, ce qui est bien pour le vendeur, c'est que ce n'est pas lui qui s'occupe de... Sa seule contrainte, c'est aller porter le colis dans un point relais.

Sinon, tout l'étiquette, tout ça, le prix d'achat, c'est compris, vous mettez votre pantalon à vendre 5 euros, l'acheteur, lui, va l'acheter 6,50 euros parce qu'il aura les 1,50 euros de frais de transport. C'est tout à sa charge. C'est l'acheteur qui paye le port. Et le vendeur, lui, ensuite, il n'a plus qu'à imprimer l'étiquette, à faire le colis, c'est la seule contrainte, et aller au point relais pour déposer tout ça. Eh bien, figurez-vous, oui, qu'en quelques mois, Vinted est devenu le troisième site marchand français derrière Amazon, derrière ses discontes.

Mais devant la FNAC, devant Vipi, l'ex-vente privée, devant Apple, devant Darty, 10% des transactions e-commerce aujourd'hui passent par ce site. C'est une start-up d'origine lituanienne. Ah oui, ça, c'est intéressant. C'est une start-up lituanienne. Il n'y a pas que les Américains et les Chinois dans le monde du e-commerce. Et ils ont déjà 30 millions de membres. Et le marché de la seconde main de vêtements, en tout cas, ça peut peser jusqu'à 15 milliards d'euros rien qu'en Europe. Donc, il y a du potentiel. 15 milliards d'euros. Il y a aussi des marques bien françaises qui tirent leur épingle du jeu sur Internet. Oui, c'est le ministère de la intelligence qui a montré ça.

Alors, évidemment, il y a toujours les Apple, Samsung, Nike, tout ça qui sont dans les premiers. Mais tiens, une marque, certainement, Anis doit connaître, Cezanne. C'est la marque de vêtements pour les millennials qui rentre dans le top 5 des marques préférées des Français et qui parvient à ce qu'on appelle la génération Z. C'est les moins de 25 ans qui fait un carton. Autre marque française qui marche bien, c'est Teddy Bear. C'est des matelas sans plus en français. La literie. Et ça marche très, très bien aussi. Donc, voilà, il faut noter qu'il n'y a pas que les Américains sur ces sites. Teddy Bear, c'est Fabrication Française. Fabrication Française, oui.

Oui, c'est ça qui est très, très intéressant. Très intéressant, ce classement, d'ailleurs. Oui, oui. Et même dans un autre domaine que l'ameublement, il y a Oscar O, aussi, les pièces automobiles. Eux, ils ont fait un gros carton, aussi. Il marche très fort, aussi, Oscar O. Donc, le site, le e-commerce, en France, ça marche plutôt bien. Bien, il est 8h28. Merci de nous accompagner. Merci d'être resté avec nous tout au long de la semaine sur RMC, RMC Découverte. Nous serons là la semaine prochaine, évidemment. Et dans un instant, je suis avec Rachida Dati sur RMC et sur BFM TV. Il est 8h28. Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à tous. La rentrée économique sera très dure. Emmanuel Macron prévient dans la presse régionale. Il assure que la réforme des retraites se fera. Il laisse entendre qu'il est favorable à un allongement de la durée de cotisation. Le président confirme un remaniement dans les prochains jours. La clôture du Ségur de la santé repoussée de quelques jours. Faute d'accords avec les syndicats. Une enveloppe de 7 milliards d'euros est sur la table pour les salaires des personnels hospitaliers. Et puis, Air France doit officialiser aujourd'hui la suppression de plus de 7500 postes d'ici fin 2022.

Selon la direction, il s'agira surtout de départs naturels non remplacés et de départs volontaires. Des licenciements sur le réseau Cour Courrier ne sont pas exclus. Il est 8h30. Dans un instant, Rachida Dati, ancienne candidate LR à la mairie de Paris est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC BFM TV. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Rachida Dati est notre invité ce matin, maire du 7e arrondissement de Paris. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Nous allons parler des municipales, Paris et Marseille. parce qu'alors là, c'est une bouillabaisse effroyable qui est en train d'être proposée aux Marseillais.

Mais je voudrais que nous commencions avec le président de la République dans la presse régionale. Que dit-il ? Rentrée très difficile, nouveau chemin, restructuration, enfin, reconstruction, pardon, économique, sociale, environnementale et culturelle. Et il donne les premières pistes. Ségur de la santé, évidemment. Plan grand âge, accompagnement des jeunes. C'est vrai, 800 à 900 000 jeunes qui vont arriver sur le marché de l'emploi à l'automne. Égalité des chances. Vous avez lu cette interview, Rachida Dati ? Vous êtes surpris ?

23:47
Invité

Je n'ai pas lu l'interview dans son intégralité. J'ai vu les grands thèmes. Est-ce que ça vous surprend ? Les constats qu'il fait, les Français connaissent ce constat parce qu'ils le subissent tous les jours. Vous savez, les Français sont en forte attente des politiques. Contrairement à ce qu'on dit, ils sont en forte attente vis-à-vis des restants de la politique et ce n'est pas de l'infantilisation. Ils attendent beaucoup de la politique parce qu'ils croient en la politique et ils croient que la politique peut changer leur vie. Et d'ailleurs... Vous croyez qu'ils pensent encore que la politique peut changer leur vie ? Bien sûr, bien sûr.

Mais le résultat de tout ça, c'est que comme les politiques, comme nous ne sommes pas à la hauteur, ils nous tournent le dos et ils tournent le dos aux urnes. Parce que qu'attendent-ils les Français ? Ils attendent de l'autorité. Vous avez vu l'État du pays ? Ils attendent une réduction des inégalités. Vous avez vu l'État du pays ? La réduction des fractures. La réduction aussi... La plus de reconnaissance, de revalorisation du travail. Ils veulent de la responsabilité mais dans le respect. Toutes ces classes populaires. D'ailleurs, cette campagne m'a encore donné l'occasion de pouvoir être dans leur proximité, dans leur écoute.

Tous ces Français, cette majorité silencieuse que vous avez sur votre antenne, M. Bourdin, vous avez vu avant, avant 8h30. Vous savez qu'à 8h30, il y a tellement de Français qui ont déjà plus qu'entamé leur journée, qui vous parlent tous les matins. C'est pour ça que moi je regrette d'ailleurs que ces Français-là n'aient plus ce canal-là pour la rentrée. Parce que ces gens-là, vous avez vu de quoi ils vous parlent. Ils sont... Et puis, toutes origines confondues, toutes conditions sociales, toutes catégories, que vous disent-ils ? Ils veulent qu'on les respecte. Ils veulent que leur travail et leur effort soient reconnus. que le mérite soit mieux reconnu qu'il y ait plus d'équité.

Tout ça, est-ce que ça va être entendu ? Est-ce que ça va être entendu ?

25:23
Présentateur

Votre ton est grave, là. Parce que c'est la réalité. Parce que la situation est grave.

25:27
Invité

Mais bien sûr que la situation est grave.

25:29
Présentateur

Parce que quand... Je prenais un exemple, un seul exemple. La ville de Chalons-en-Champagne, qui est une ville moyenne, française, au cœur de la France, Chalons-en-Champagne, 74% d'abstention au municipal,

25:42
Invité

au second tour. Des maires qui ont été élus avec 80% d'abstention, je vous prends le cas de Paris. Moi, vous savez, j'ai fait une campagne, personne ne... C'est comme... Pardon, je vais juste... Oui, allez-y. Pour terminer. C'est que beaucoup de commentateurs et puis les responsables politiques s'engouffrent dans ce piège-là. Installent des matchs, installent des enjeux, installent des candidats. Déjà, pour 2022, c'est Macron-Le Pen. Circuler, il n'y a plus rien à voir. Je vais en parler. Quand vous avez des commentateurs, quand vous vous installez en disant français, finalement, vous n'avez pas le choix, et bien, ils vous tournent le dos. Ils tournent le dos aux urnes.

C'est ça que je déplore. Vous savez, à chaque élection, on n'a jamais eu ce qui a été installé au départ. Mais, ce que je déplore, c'est la forte abstention. Quand vous avez une forte abstention comme ça, c'est le pacte républicain qui est fragilisé. Est-ce que vous pensez

26:32
Présentateur

que les Gilets jaunes, ce qui s'est passé avec les Gilets jaunes au sens large, n'ont pas été écoutés ? Peut-être n'ont-ils pas voté, d'ailleurs ? Beaucoup n'ont pas voté. Parce que déçus... Je vais vous dire... Les politiques ne savent plus s'adresser au peuple,

26:47
Invité

entre guillemets. M. Bourdin, pendant toute la crise des Gilets jaunes, vous avez fait des émissions spéciales. Oui. Ces gens-là, ils vous parlent encore. Ils vous parlent encore. J'ai encore entendu ce matin. Oui. Une jeune femme, d'ailleurs, qui veut d'ailleurs... Vous ne leur parlez plus. Enfin, vous, les politiques ne leur parlent plus. Mais vous savez, quand vous avez des politiques qui disent finalement... Oui, on déplore tous l'abstention. Mais on ne traite pas les causes. Certains, ça les arrange, finalement. Parce que certains veulent faire monter le Front National, faire monter les extrêmes en disant ce qui nous sauvera, ça va être le Front Républicain.

Mais à un moment donné, il n'y a plus de Front, il n'y a plus de Républicain.

27:17
Présentateur

Vous revendiquez cette parole populaire, Rachida Dati ?

27:20
Invité

Vous savez, moi, je me suis engagée en politique. Je l'ai fait avec... Je l'ai fait dans la clarté. Je l'ai fait dans l'engagement. Je suis la preuve que la vie politique, que la politique peut changer la vie des gens. Moi, je ne crois pas à la fatalité. Je lutte contre les déterminismes. Ce à quoi on assiste en ce moment. Je ne suis pas pour la victimisation. Je suis pour la responsabilisation. Mais il faut parler de tout. Il faut parler de tout avec tout le monde. Moi, je parle de tout avec tout le monde. Même des choses que parfois, c'est difficile. Il est difficile ou de dire ou d'entendre. Mais moi, je parle avec tout le monde de tout. Pourquoi ?

Quand on parlait de sécurité à Paris, quand on parlait de propreté, quand on parlait de difficulté de vie, on me disait « Oh là là, il ne faut pas parler de ça. » Ou alors, « Oh là là, Madame Dati, elle stigmatise. » Certains mômes ont dit « Nous n'avons pas les mêmes valeurs. » Mais moi, j'ai des valeurs républicaines. C'est ça que je défends. Avec les Français, ils sont demandeurs de cela. Alors,

28:09
Présentateur

qui porte cette voix ? Vous pourriez porter cette voix ? Est-ce que, par exemple, à la présidentielle, vous pourriez porter cette voix ?

28:14
Invité

Moi, j'ai mené cette campagne à Paris et je remercie les Parisiens qui nous ont fait confiance. C'est la première fois, M. Bourdin, depuis 2001, que la gauche à Paris est minoritaire en voix. C'est la première fois depuis 2001. Le camp du changement à Paris est majoritaire. Je remercie les Parisiens d'avoir exprimé cela. Malheureusement, c'est comme pour Marseille, le mode de scrutin, c'est-à-dire que vous pouvez être majoritaire en voix et ne pas être élu. Et donc, moi, je vous le dis, je crois à la politique, j'ai toujours cru, sinon je ne serais pas là.

28:45
Présentateur

Vous aimez la politique et vous avez envie de continuer une vraie carrière politique. C'est pour ça que je vous pose la question. Parce que cette voix populaire, qui la porte en France ?

28:53
Invité

Quand vous n'êtes plus dans la proximité, quand vous n'êtes plus à l'écoute, finalement, vous vous adressez à une clientèle, un petit segment. Vous faites voter un petit segment français. Vous avez envie de cela ? Vous avez envie de porter cette voix ? Moi, j'ai envie de parler à tous les Français, de tous les sujets et d'aller partout. Comme je l'ai fait pendant la campagne municipale. Donc, vous pourriez être candidate à la présidentielle ? Est-ce qu'il est normal quand j'ai vu ce qui s'est passé à Dijon ? Dijon, je connais, c'est une ville où j'ai commencé mes études. Les Grésil, je connais très bien. Et c'est un endroit où il n'y a pas si longtemps que ça.

Le secrétaire d'État à l'intérieur n'a pas pu y aller. Le ministre d'Intérieur n'a pas pu y aller. On me dit qu'il y a des endroits où on ne peut pas aller. C'est normal ? Non. Et vous croyez que les gens qui habitent au Grésil, ils sont en rupture avec les valeurs républicaines ? Je ne le crois pas. Au contraire, ils sont demandeurs qu'on vienne...

29:37
Présentateur

Vous ne m'en répondez pas mais je vous repose la question. Vous pourriez porter cette voix à la présidentielle ? Vous aimeriez ?

29:43
Invité

Mais toutes les échéances politiques sont liées aujourd'hui. Vous faites du local et du national. Oui, je sais. C'est pour ça que je vous prie. Oui, parce que... Vous aimeriez porter cette voix ? Ma voix, vous allez l'entendre. Pourquoi je ne vais pas abandonner Paris ?

29:57
Présentateur

Mais je voudrais que vous me répondiez. Je vous ai répondu. Est-ce que vous pourriez porter cette voix à la présidentielle ? Être une candidate comme ça qui ne se passe les...

30:05
Invité

Avant la campagne présidentielle et les régionales qui arrivent. Les régions, c'est important. Oui. Et on l'a vu dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire. Je serais engagée dans toutes les échéances. Je serais aux côtés des Parisiens. Vous avez vu l'État de Paris ? Oui.

30:18
Présentateur

Vous serez engagée à la présidentielle ?

30:21
Invité

Je serais engagée politiquement. Je suis une réforme politique. Oui. Tous les réformes politiques.

30:24
Présentateur

Mais en dehors du parti ou en élargissant, en dehors de votre parti,

30:29
Invité

en portant justement

30:30
Présentateur

cette voix populaire ?

30:31
Invité

J'incarne quelque chose à droite. Et vous le savez. Oui. Ça a été d'ailleurs... C'est pour ça que j'ai beaucoup aidé la gauche.

30:38
Présentateur

Alors, répondez-moi. Est-ce que vous avez envie d'être candidate ?

30:40
Invité

Sincèrement. Candidate à quoi ? À la présidentielle, sincèrement. Moi, mon objectif aujourd'hui et mon ambition, c'est de changer Paris.

30:46
Présentateur

Oui, non, mais d'accord. Ah non, non, mais je suis... Répondez-moi. Je suis d'adaptiste. Je suis d'adaptiste. Je vous ai répondu. Je suis sur Paris. Donc, vous n'êtes pas candidate à la présidentielle.

30:53
Invité

Mais ma voix va être entendue pour la présidentielle. Comme pour les régionales. Oui, mais vous pourriez... Vous savez, le drame de Paris pour la droite parisienne pendant des années, c'est d'avoir mis des candidats et que tout le monde à chaque fois a abandonné les Parisiens. Vous savez, nous avons été élus. J'ai renouvelé tous les candidats à Paris. Justement, contre ce qu'on appelait les barons. Contre ceux qui voulaient uniquement sauver des sièges ou des postes. Moi, j'ai voulu des gens qui sauvent Paris. J'ai un grand groupe aujourd'hui au Conseil de Paris puisque j'en ai doublé le nombre. Aujourd'hui, tous ces candidats seront sur le terrain tous les jours.

Ils seront aux côtés des Parisiens qu'on n'abandonnera pas. On a fait porter un espoir. On a incarné un espoir. Cet espoir, on ne va pas le décevoir.

31:33
Présentateur

Je vous le dis. Alors, vous serez sur le terrain à Paris. Je ne vais pas vous poser éternellement la question. Mais vous pourriez être candidate ou pas à la présidentielle ?

31:42
Invité

Vous pourriez ? Mais je vais vous dire, j'ai été candidate à Paris. On vient de passer un cap difficile. Laissez-moi dans cette échéance, M. Bourdin.

31:49
Présentateur

D'accord, pour l'instant.

31:51
Invité

Non, mais laissez-moi dans cette échéance parisienne.

31:53
Présentateur

Vous avez vu ce qui se passe à Marseille. Alors là, mettez-vous... Je me mets à la place d'un électeur marseillais. Mais que se dit-il ? A-t-il envie de continuer à aller voter ? Que se passe-t-il dans votre parti ? Oui, mais justement... Dans votre parti.

32:05
Invité

Je vais vous y répondre, mais c'est comme l'électeur parisien qui a voté pour une majorité et qui se retrouvait avec une maire qui est minoritaire. Mais à Marseille, c'est mis en retrait.

32:17
Présentateur

Oui.

32:17
Invité

Voilà. Et à droite, on a pris...

32:19
Présentateur

Un accord entre le candidat LR et le Rassemblement National ? Jamais.

32:25
Invité

Jamais.

32:26
Présentateur

Jamais.

32:26
Invité

Jamais.

32:27
Présentateur

Pour vous, jamais. Mais est-ce que vous êtes sur qu'à Marseille ?

32:31
Invité

Non, pour notre famille politique, jamais. Jamais. Je vais vous dire. Si je suis devant vous, si effectivement mon combat à droite, parce que... Vous savez, ceux qui ont perdu ou ceux effectivement pour lesquels les Français auxquels ne font plus confiance, c'est quand effectivement vous trahissez vos convictions. Moi, vous savez, on ne m'a jamais reproché d'être à droite. On vous reproche de trahir vos convictions, quelle qu'elles soient, ou de trahir votre parti. Moi, je n'ai pas trahi ma famille politique. Mais je ne suis pas la femme d'un clan... Mais s'il y a accord

32:59
Présentateur

à Marseille entre le candidat LR et le candidat de la Rassemblement National ?

33:03
Invité

Ils n'ont plus d'étiquette. C'est-à-dire que ces candidats, s'ils font un accord avec le Front National, ils n'appartiennent plus à ma famille politique. Je vous le dis. Ils ne peuvent pas appartenir à ma famille politique républicaine. Ce n'est pas possible. Mais on a toujours été clairs là-dessus.

33:20
Présentateur

Bien. La présidentielle, j'en ai parlé. Emmanuel Macron n'en parle pas pour l'instant. Mais il sera candidat évidemment en 2022. Il va remanier. Oui. Vous attendez à quoi ? Vous avez été sollicité ou pas ? Non. Non ? Non. Parce qu'on dit que vous avez des relations régulières avec le président de la République.

33:40
Invité

Oui, mais je n'ai pas été sollicité.

33:42
Présentateur

Non. Pour être, je ne sais pas moi, pour être ministre, non. Absolument pas. C'est le point qui disait que vous aviez sollicité, je crois que c'est le point qui est rapporté cela, entre les deux tours de la municipale que vous aviez appelé l'Elysée ou appelé Alexis Colère. Non, parce que je vous avais

33:58
Invité

répondu sur ce plateau. Vous m'aviez interrogé M. Bourdin. Je vous avais répondu. Je ne les ai jamais appelés pour les solliciter. Que j'ai des échanges avec le président de la République ou avec Alexis Colère, c'est vrai. Mais il ne date pas d'aujourd'hui. Il date même de bien avant 2017.

34:12
Présentateur

Le Premier ministre doit-il être conservé par le président de la République ?

34:16
Invité

Moi, je veux vous dire, le sujet, ce n'est ni le Premier ministre ni l'équipe. C'est quelle direction, quelle vision, pour quels résultats et quels objectifs.

34:27
Présentateur

Un modèle qui consomme moins, a dit Emmanuel Macron. Que dit-il encore ? Par exemple, pas de taxes carbone dans les deux ans qui viennent en France mais possibles aux frontières de l'Europe. Que dit-il encore ? Accepter les plans sociaux massifs, ensuite mettre en place un système très généreux qui les indemnise. Il faut rompre avec cette habitude. J'imagine que vous êtes d'accord avec ça ?

34:49
Invité

Non mais, ces grands principes, c'est bien. Je ne renonce pas à la réforme des retraites, dit-il aussi ? Oui, mais la réforme des retraites, tout le monde était d'accord qu'il fallait réformer le système des retraites. Il n'est pas viable. Tel qu'il est aujourd'hui, il n'est pas viable. Après, c'est les modalités de cette réforme. Vous le savez bien.

35:04
Présentateur

Que faut-il pour relancer ce pays ?

35:09
Invité

D'abord, il faut réduire les inégalités. Et d'ailleurs, la crise des Gilets jaunes l'a démontré. Et ce qu'a démontré aussi la crise des Gilets jaunes, c'est que les Français n'étaient pas entendus. Ils n'étaient pas écoutés. Et pourtant, les élus locaux avaient remonté les difficultés que vivaient les Français. Ils n'ont pas été entendus ni à Matignon ni à l'époque à l'Élysée. Et est-ce que le grand débat a changé les choses ? Non. Vous savez, il y a encore une colère sourde qui est latente. Et on l'a vu. Regardez, les violences urbaines, M. Bourdin, c'est tous les jours. Tous les jours. Les fractures territoriales, c'est tous les jours.

Le monde rural est en rupture avec les milieux urbains. C'est tous les jours. Quand vous êtes chef de l'État, on ne peut pas se contenter et uniquement déplorer l'abstention. L'abstention, c'est grave. Au contraire, il faut qu'on ait un projet qui suscite l'adhésion des Français. Si vous ne suscitez pas l'adhésion des Français...

36:03
Présentateur

Mais les partis politiques sont dépassés. Les partis politiques aujourd'hui...

36:07
Invité

Ils ne portent plus d'espérance. Moi, je considère qu'ils ne portent... Regardez les résultats des municipales. Oui, mais ils ne portent plus d'espérance. C'est mon avis personnel. Je trouve que ça ne porte plus d'espérance. C'est vrai que les idées, on ne sait plus quelle est la ligne où c'est... Et puis l'incarnation. L'incarnation. Moi, je fais une campagne avec enthousiasme. Moi, j'ai toujours abordé la politique comme j'aborde la vie. Ceux qui considèrent c'est un métier, moi, je considère que c'est un engageant. C'est une mission. C'est la vie. Moi, je me réveille le matin. C'est-à-dire que je fais de la politique comme je respire. C'est-à-dire que, voilà, on peut être en colère.

On peut être ravi. Quand on arrive sur... On mène une action, on est content. Un truc très simple. Vous voyez, là, les enfants ont vécu le confinement. Certains ont été plus en difficulté que d'autres. Voilà, j'ai fait des commandes de livrets pour le... de révision pour l'été et puis des livrets d'animation pour la culture, les loisirs. Non, mais les enfants que j'ai vus hier sont très contents. Je suis satisfaite. Je me dis, tiens, ça, c'est une action. C'est une action qui me satisfait, mais ça peut être une petite action comme une grande action. La grande action, ça va être de réconcilier les Français.

Vous avez vu toutes ces fractures, toutes ces manifestations, toutes ces contestations qui se terminent en bataille rangée. Il n'y a plus une manifestation qui ne se termine pas dans la violence. Est-ce qu'on est encore... Est-ce que tout ça va être encore viable ? Moi, je pense qu'avec tous les mécontentements, toutes les crises, toutes les crises pas résolues, c'est un cocktail quand même un peu détonnant qui nous attend.

37:34
Présentateur

La justice, vous avez été garde des Sceaux, vous dites le parquet national financier, c'est le bras armé d'une justice politique.

37:45
Invité

Vous savez, ce PNF, quand il a été créé, d'ailleurs François Molins, qui était procureur de la République, n'y était pas favorable. Pourquoi ? Parce que le parquet, en France, et c'est le code de procédure pénale, c'est un et indivisible. Il y a un parquet, un procureur, et vous avez des divisions. Est-ce qu'il faut le supprimer ? Moi, j'étais plutôt favorable qu'on ait une section financière et qu'on donne plus de moyens à cette section financière sous l'autorité d'un procureur. Vous ne pouvez pas avoir un parquet avec 4, 5 procureurs. Mais il travaille, ce parquet.

38:13
Présentateur

11 sans affaires qui sont sortis en 6 ans, 10 milliards d'euros restitués dans les caisses de l'État.

38:18
Invité

Il travaille, il travaille bien. Est-ce qu'on dit que ça ne travaille pas ? Mais est-ce que vous ne pensez pas que ce parquet, il peut être sous l'autorité d'un seul procureur ? D'abord, il y aurait moins de suspicions.

38:28
Présentateur

Oui, mais le procureur sera sous l'autorité de qui ?

38:30
Invité

Du procureur général.

38:31
Présentateur

Mais voilà. Et qui lui-même est sous l'autorité de qui ?

38:33
Invité

Sous le garde des Sceaux. Mais monsieur Bourdin, je veux vous dire, vous seriez d'accord, vous pourrez avoir une politique pénale ou une politique générale différente en fonction du procureur, de la personnalité du procureur. si l'île ne mène pas la même politique qu'à Marseille, vous votez pour un gouvernement pour appliquer une politique pour laquelle vous avez voté. Moi, je souhaite que la politique pénale qui est menée à Marseille soit la même qu'à l'île et que ce ne soit pas le procureur qui ouvre.

38:57
Présentateur

Donc la hiérarchie est indispensable.

38:58
Invité

La hiérarchie est indispensable parce que la politique... Mais comment établir une hiérarchie et garantir l'indépendance ? Justement, ça permet... Moi, je suis très soucieuse de l'État de droit et de l'indépendance de la justice. Mais le parquet, c'est aussi une garantie de protection de cet État de droit. C'est-à-dire qu'on aura la même politique pénale ou politique civile sur tout le territoire. C'est une égalité des Français devant la justice. Ensuite, les instructions, c'est des instructions de politique générale. Moi, j'en ai donné des instructions de politique pénale pour les démantèlements, par exemple, de trafic, lutte contre les violences conjugales, de protection de l'enfance.

J'ai donné des instructions de politique générale. C'est indispensable. De politique générale, oui. Bien sûr. Et de politique civile ou pénale, c'est indispensable.

39:41
Présentateur

Et concernant des affaires

39:43
Invité

politiques ? Non, jamais. Les instructions individuelles, d'abord, c'est interdit. Et je n'en ai jamais eu ni même l'idée. Jamais. Je ne m'en suis jamais. Je n'ai même jamais regardé. Je vais vous dire, oui, vous avez des remontées. D'ailleurs, hier, Philippe Bilger, qui a été quand même un grand avocat général, grand magistrat, l'a bien expliqué hier dans une interview. C'est-à-dire qu'il y a des remontées quand les affaires sont sensibles ou quand on a affaire à une personnalité sensible. Pourquoi ? Pour éviter un trouble à l'ordre public, pour qu'on ne découvre pas la nature de l'affaire comme ça du jour au lendemain, vous avez des remontées d'informations.

Mais là, par exemple, la suspicion qui a été jetée sur ce PNF, c'est la nature de l'information qu'on demande. Et quand vous avez un haut magistrat, Mme Oulette, ce n'est pas n'importe qui, ce n'est pas un magistrat qui vient de commencer. Elle dit, je subis des pressions. C'est quoi la définition d'une pression ? Une pression, c'est une contrainte. C'est une définition juridique. Donc, normalement, un magistrat remonte des informations sans pression et sans contrainte. Sinon, il y a un petit voile de suspicion qui s'immisce là-dedans. C'est pour ça qu'il faut effectivement, donc la garde des Sceaux, et c'est assez rare pour le souligner, à demander une inspection.

40:48
Présentateur

Oui. C'est assez rare

40:49
Invité

pour le souligner. Bien sûr. Bien sûr. Et c'est pour ça que moi, je serais assez favorable que ce PNF, que ce parquet, soit une section sous l'autorité du procureur de Paris.

41:00
Présentateur

Sous l'autorité du procureur de Paris. Bien sûr. Bien. Qu'on nous laisse tranquille, qu'on nous laisse travailler, disent les magistrats de ce parquet national. Bien sûr.

41:08
Invité

Mais quand il y a des choses...

41:08
Présentateur

On nous laisse travailler.

41:09
Invité

Oui. Mais quand il y a des choses qui sortent, ou vous avez même des magistrats qui surveillent entre eux, là, on n'est plus dans une justice qui va bien. Donc, l'inspection va dire ce qui s'est passé dans ce PNF, parce que, comme vous le savez, il y a de fortes tensions entre les magistrats au PNF, et il y avait des tensions entre Mme Aoulette et sa hiérarchie. Donc, il faut remettre ça à plat. Mais moi, j'étais sur la position, je vous le dis, de François Molins, qui est un seul parquet, avec des divisions. Il faudrait donner les moyens du PNF à la section financière qui existe déjà.

41:39
Présentateur

Merci, Rachid Adati, d'être venu nous voir ce matin. Il est 8h52. Vous êtes sur RMC et BFM TV. C'est bien, parce qu'il peut y avoir du changement politique dans la journée. On ne sait pas, Romain Niemann. Mais l'important,

41:50
Invité

ce n'est pas l'équipe. C'est avec la méthode et les objectifs. Ce n'est ni le Premier ministre ni l'équipe, c'est le président.

41:57
Présentateur

Merci, Rachid Adati.