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AutreRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 4 août 2026 48 minMixte

Apolline Matin du 4 août - 8h/9h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC 8h, RMC, Apolline Matin. Ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clara Gavillet. Re-bonjour Clara.

0:16
Invité

Re-bonjour Rémi, bonjour à tous. Une journée stratégique pour les pompiers du Var. Le feu qui ravage le département depuis deux semaines n'est toujours pas fixé. Nous serons en direct sur place dès le début de ce journal. Le soulagement et la désolation en Gironde, où le retour des évacués rime parfois avec constat des dégâts. Reportage au Porges avec des habitants qui ont tout perdu. Et puis l'Olympique lyonnais joue gros ce soir. Match allé du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions contre le Sparta Prague. C'est à 20h.

0:45
Présentateur

Clara dans le Var, les pompiers luttent toujours contre un incendie problématique. Ce sont les mots employés par le préfet.

0:50
Invité

Oui, il s'est déclaré il y a deux semaines autour du massif du Gros-Bessillon alimenté vendredi par un autre incendie dans le secteur. Et si la situation est stable, rien ne peut être considéré comme acquis, a prévenu hier le préfet. La météo pourrait compliquer la tâche des pompiers. Rachel Sadodine, vous êtes l'envoyée spéciale d'RMC dans le Var en direct de Carces ce matin au poste de commandement des pompiers qui se prépare à une journée stratégique. Oui, car pour la première fois en deux semaines, aucune consigne d'évacuation ou de confinement n'est en vigueur ce matin.

C'est le signe d'une certaine stabilisation qui doit permettre aux pompiers de se concentrer sur le traitement des lisières et des points chauds. Le département du Var est toujours en vigilance orange canicule aujourd'hui, mais le vent devrait souffler moins fort, pas plus de 20 km heure. C'est ce que vient de me confier un pompier ajoutant « la météo peut nous être favorable aujourd'hui ». Mais ce répit sera de courte durée et tout le monde en a bien conscience ici. La levée du Mistral est attendue pour demain ou après-demain et pourrait réactiver des foyers. Le préfet du Var l'a rappelé hier soir. On parle d'un feu toupie. Pas question donc de relâcher la vigilance.

C'est justement la consigne qu'ont reçu les sapeurs-pompiers ce matin ici au poste de commandement de Carces, où ils reprennent des forces avant de retourner patrouiller. Ils doivent éteindre les fumeroles, noyer les souches d'arbres encore fumantes. Et au petit-déjeuner, ici, autour d'un café, certains évoquent les mots du préfet hier. La reprise de feu de dimanche soir, il évoque des premiers indices qui ne laissent aucun doute sur une origine intentionnelle. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour déterminer la cause des incendies. Un jeune homme de 23 ans a été placé en détention provisoire. Il est soupçonné d'avoir provoqué une dizaine de départs de feu fin juillet.

Rachel Sadodine en direct de Carces dans le Var pour RMC. En Gironde, des milliers d'habitants se réveillent chez eux pour la première fois depuis plus de dix jours. Ceux qui vivent au Lèche-Cap-Ferret et au Porges, autorisés hier à regagner leur domicile alors que le feu est fixé depuis plusieurs jours. Mais pour d'autres, le retour a fait l'effet d'une claque. Au Porges, 183 maisons ont été détruites par les flammes. Notre envoyé spécial Luc Alobert a suivi une famille sur les ruines de sa maison.

2:58
Présentateur

Marius le craignait avec sa femme et ses deux enfants. Ils avaient vu des images de leur maison en proie aux flammes. Alors à son retour... On pensait qu'on pourrait récupérer encore des choses. Malheureusement, il n'y a plus rien.

3:08
Invité

Les ragards, ils déambulent dans ce qu'il reste de l'habitation.

3:13
Présentateur

Là, c'était un séjour. Là, on avait une chambre.

3:15
Invité

Et ce ne sont plus que des gravats. Le toit a disparu. Quelques murs tiennent difficilement debout. Les restes d'objets calcinés jonchent le sol.

3:23
Présentateur

Le lit, la télé. Il n'y a plus rien à récupérer. La maison, elle est complètement détruite. Tenir bon, surtout pour ses enfants et leurs nombreuses questions pour lesquelles Marius n'a toujours pas de réponses. Qu'est-ce qu'on va faire ? Où est-ce qu'on va habiter ? Où est-ce qu'on va à l'école ? Il va falloir trouver des solutions. Tout était pourtant parfait à leur emménagement il y a trois ans. C'était un petit paradis avant, tout vert, avec la forêt à côté. C'était magnifique. C'est pour ça qu'on est tombé amoureux de cette parcelle. Et c'est pour ça aussi que pour rien au monde, ils ne partiraient s'installer ailleurs. On va tout nettoyer. On va les construire. On ne va pas abandonner.

Mais on est jeunes, on a encore du courage, on a de la force, on ne va pas abandonner.

3:56
Invité

On va y arriver. Mais la réalité le rattrape vite. La voie serrée par l'inquiétude, il lâche à demi-mot. Je ne sais toujours pas où dormir les prochains jours. Un reportage de Lucas Lauber, l'un des envoyés spéciaux d'RMC en Gironde, où les pompiers restent mobilisés pour essayer d'éteindre entièrement le feu. Ils sont aidés depuis hier par environ 70 collègues venus d'Ukraine. Un autre incendie que les pompiers surveillent ce matin dans la Drôme. Il s'est déclaré hier en fin de journée, près de Bellegarde, en Diguois, 7 Canadaires mobilisés contre les flammes qui ont ravagé près de 80 hectares. 50 personnes ont dû être évacuées d'un hameau.

Sur le plan judiciaire, nouveau bilan du ministère de l'Intérieur. Ce sont 375 personnes qui ont été interpellées depuis le début de l'été pour des suspicions de départ de feu. Parmi elles, 142 mineurs.

4:43
Présentateur

Clara, l'état de santé de deux randonneurs, deux jeunes randonneurs, toujours très incertains.

4:47
Invité

Un jeune homme de 21 ans, un adolescent de 14 ans gravement blessé après avoir été frappé par la foudre hier. Victor Girard sur le sentier du GR10 dans les Hauts-de-Pyrénées.

4:58
Présentateur

Oui, il est à peine 16h quand un violent orage éclate sur le massif pyrénéen alors qu'une quinzaine de randonneurs se trouvent sur un sentier à 2700 mètres d'altitude. Soudain, la foudre s'abat sur l'adolescent et le jeune homme de 21 ans. Un hélicoptère du peloton de gendarmerie de Haute-Montagne intervient très vite sur place pour prendre en charge les deux victimes. Toutes les deux sont transférées à l'hôpital. L'une d'entre elles est notamment touchée à la tête. Raymond Piccoli, directeur du laboratoire de recherche sur la foudre, regrette l'imprudence de ses randonneurs alors que des orages étaient attendus sur le secteur. L'orage, c'est un danger mortel.

Si vous n'adoptez pas très rapidement les précautions, vérifier la météo et de ne pas sortir dans les activités extérieures, on part du principe qu'il ne faut pas s'y exposer, c'est tout. Et si ça vous arrive, la Fédération Française de Randonnées conseille de s'écarter de tout arbre isolé, de s'éloigner des crêtes et d'essayer de se réfugier le plus rapidement possible dans un ébri en dur.

5:51
Invité

Une cyberattaque contre Intermarché. Le groupe l'a annoncé hier, mais les faits remontent à la semaine dernière. Célestin Bougère, vous êtes en direct avec nous. Ce sont près de 300 000 clients qui sont concernés, des clients qui font leurs courses en ligne et qui passent par le drive de l'enseigne.

6:06
Présentateur

Oui, exactement. Si vous faites partie des 287 victimes de cette cyberattaque, vous avez dû recevoir un mail d'Intermarché. Les pirates ont pu avoir accès à vos prénoms, vos noms, numéro de téléphone, adresse postale, date de naissance, votre numéro de carte de fidélité ou encore certaines informations sur vos commandes en ligne. Le groupement Les Mousquetaires Intermarché l'assure. Aucune donnée bancaire, aucun mot de passe ni aucune adresse électronique n'a fuité. Mais vigilance tout de même si vous êtes concerné par cette attaque. Ces informations aux mains des pirates peuvent être utilisées pour rendre plus crédibles des tentatives d'hameçonnage et d'escroquerie à l'avenir.

Le groupement Les Mousquetaires Intermarché a porté plainte auprès du parquet de Paris. Des investigations complémentaires sont en cours pour savoir si d'autres personnes ont été touchées par cette cyberattaque.

6:49
Invité

Les précisions de Célestin Bougère en direct sur RMC. Une réunion qui s'annonce tendue ce matin à 10h entre les 27 Etats membres de l'Union Européenne sur la crise migratoire en cours à Ceuta, enclave espagnole frontalière avec le Maroc dans laquelle des dizaines de milliers de personnes migrantes ont tenté d'entrer illégalement ces derniers jours. Plusieurs pays exigent depuis l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen.

7:13
Présentateur

Clara, les Français continuent de partir en vacances mais ils sont beaucoup plus prudents côté porte-monnaie.

7:19
Invité

Oui, ils ont été nombreux à partir le mois dernier mais ils ont beaucoup moins dépensé que les années précédentes selon une étude de France Tourisme, environ 1500 euros en moyenne de dépenses par foyer. Et lorsqu'il faut se serrer la ceinture, Alexandre Thibault, ce sont les activités et les restaurants qui passent à la trappe. En vacances une semaine en Bretagne, Adèle et ses amis étudiants

7:39
Locuteur non identifié

On va danser quand même à tout ce qu'on fait quand même

7:41
Invité

ont dû faire quelques concessions.

7:42
Locuteur non identifié

Quand on va acheter de la nourriture et tout, des fois, on fait attention à manger plus de pâtes par exemple parce que c'est moins cher. Ou pour les logements, de chercher les moins chers.

7:52
Invité

Car ils sont allés chez une amie, donc pas de logement à payer. Sur place, il y a aussi les activités. Damien lui part en famille.

7:57
Présentateur

Par exemple, s'il y a une activité qu'on veut absolument faire mais qui n'est pas donnée, on va la faire mais au détriment d'autres activités peut-être. Et quand il faut manger ? Des restos, on limite. On fait plus du pique-nique parce que c'est moins cher et puis c'est sympa surtout.

8:10
Invité

Des restaurants qui deviennent donc la variable d'ajustement. Christophe Souk, restaurateur et vice-président de l'UMI, l'Union des Professionnels de la Restauration des Alpes-Maritimes.

8:19
Présentateur

Je crains malheureusement que les gens choisissent plus maintenant par rapport au prix que par rapport à leur choix alimentaire. Mais moi, j'ai eu une baisse du ticket moyen d'un euro quarante par couvert.

8:28
Invité

Des touristes qui sortent aussi moins en raison des températures très élevées.

8:31
Présentateur

On a vécu un mois de juillet qui était mauvais. Trop de chaleur, les gens n'avaient pas envie de manger. On a tous perdu plus de 30 à 40% de notre chiffre d'affaires sur ces jours-là.

8:40
Invité

Il s'attend à un mois d'août meilleur pour compenser les pertes de l'été. Alexandre Thibault en football. La saison commence tout juste et l'Olympique lyonnais joue en partie son avenir ce soir. Les Lyonnais se déplacent en République tchèque pour le match allé du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions contre le Sparta-Prague. L'enjeu sportif est important. Maxime Tillet, tout comme l'intérêt financier.

9:00
Présentateur

Oui, ce premier match officiel de la saison est déjà l'un des plus importants pour les Lyonnais. Le but est de retrouver la Ligue des Champions pour la première fois depuis 2020, mais aussi de redresser les finances du club. Au bord du précipice depuis plusieurs mois, Lyon doit vendre encore plusieurs joueurs pour assainir ses comptes. En cas d'échec sportif, l'OL sera reversée dans une Ligue Europa bien moins lucrative. Donc, une qualification parmi le Gotha européen à juger nécessaire. Le simple fait de jouer les huit matchs de la phase de Ligue rapporte 18 millions d'euros. Sans parler des droits télé, de la billetterie ou des bonus de 2 millions accordés à chaque victoire.

Pour y parvenir, le chemin est encore long. En cas de qualification face au Sparta-Prague, il faut ensuite écarter les Turcs de Fenerbahce ou les Autrichiens du Sturmgratz.

9:45
Invité

Et puis, le Tour de France Femmes avec cette victoire hier de la Norvégienne Sigrid Oxet. Elle s'empare du maillot jaune. Aujourd'hui, c'est un contre-la-montre qui attend les coureuses en Bourgogne, 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon. Départ 14h30, les coureuses qui seront contrôlées au niveau de leur tenue et notamment de leur soutien-gorge. Un soutien-gorge potentiellement rembourré selon l'Union cycliste internationale. En augmentant la surface de la poitrine des coureuses, il pourrait permettre un gain aérodynamique pour les coureuses.

10:14
Présentateur

Une victoire pour le moins surprenante et on en parlera tout à l'heure à 8h40 sur RMC puisque Franck Perk, directeur sportif du Tour de France Femmes, sera avec nous. On va au 3216, retrouver Jonathan. Bonjour Jonathan. Salut Rémi, salut RMC. Merci d'être avec nous sur RMC. Alors Jonathan, vous, vous nous appelez depuis... Ah, c'est pas à côté. On est à Séoul, en Corée du Sud, c'est ça ? Exactement. Jonathan, qu'est-ce que vous faites à demain ? Et je suis en vacances avec les enfants et je vous écoute en décalé parce que d'habitude, à 7h du matin, c'est un peu tôt pour vous écouter. Il est quelle heure là ? Il est 15h. Il est 15h en plein après-midi, vous nous écoutez très bien.

Vous êtes parti loin là, avec un sacré budget j'imagine, en famille ? Ah oui, oui, oui, c'est le cas, on peut le dire, mais on travaille toujours toute l'année pour ça. Et puis on fait un vrai trip, on a commencé par le Japon, on est en Corée maintenant et on terminera à partir de fin de semaine en Thaïlande. Clara Gabillet qui est en face de moi, la bouche grande ouverte, très jalouse. Vous avez une idée du but ? J'imagine parce que vous avez prévu, c'est pas quelque chose qui se prévoit comme ça. C'est quoi votre budget là, au total, pour ces vacances ?

Honnêtement, en l'occurrence, c'est un père célibataire avec deux enfants, qui est déjà expatrié, donc j'ai gagné un peu mieux ma vie que quelqu'un qui est en France. Et donc un budget comme ça, il faut compter, honnêtement, pour les hôtels, les avions et tous les extras, entre 15 et 20 000 euros pour le mois de vacances. Oui, c'est un sacré budget. Je rappelle que le budget moyen des Français pour les vacances, c'est 1530 euros. Donc, on en est loin, mais bon. Mais est-ce que vous, malgré tout, les vacances, je l'imagine, c'est crucial, c'est vital et l'année, vous mettez tout de suite. Premièrement, c'est crucial. Deuxièmement, on peut faire beaucoup moins cher.

C'est juste que je travaille à l'étranger toute l'année, je ne vois pas mes enfants toute l'année. Je travaille 12 heures par jour, 6 jours sur 7. Donc, c'est vraiment ambiance travail tout au long de l'année. Donc, le mois de vacances avec les enfants, l'été, on tient des souvenirs. Bon fin de séjour, Jonathan, et bon retour. Voilà, merci d'avoir été au 3216 ce matin depuis Séoul, en Corée du Sud, RMC, 8h12.

12:34
Locuteur non identifié

RMC jusqu'à 9h.

12:37
Présentateur

Apolline Matin. Que se passe-t-il à Matignon ? Deux suicides, deux tentatives de suicide, une mort suspecte révélée ces derniers mois dans les services du Premier ministre. Une fonctionnaire a déposé plainte pour harcèlement moral mis en danger de la vie d'autrui. Même au sommet de l'État, les agents ne sont pas protégés. C'est ce que dit Christelle Mazas, son avocate. Allez, notre invitée, dans un instant, sur RMC, RMC Story, à tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.

13:07
Locuteur non identifié

Rémi Barret.

13:08
Présentateur

RMC, 8h15. Deux suicides, deux tentatives, une mort suspecte en 7 mois. C'est le bilan dressé au sein des services du Premier ministre, qui emploie quelques 3450 agents. Une plainte pour harcèlement moral et mise en danger de la vie d'autrui a déposé le 25 juin dernier. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Bonjour, Maître Christelle Mazas. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC Story ce matin. Vous êtes l'avocate de l'une des fonctionnaires qui a tenté de mettre fin à ses jours. C'était en avril dernier. Maître, qui est votre cliente et que lui est-il arrivé exactement ?

Ma cliente, c'est une fonctionnaire des services du Premier ministre, qui travaillait dans le service des correspondances.

13:53
Invité

C'est là où les services du Premier ministre reçoivent les courriers de l'ensemble des citoyens ou entreprises, associations de la nation. C'est un service qui a l'habitude de travailler sous tension. Et progressivement, des suites de l'instabilité structurelle de ces services, depuis la dissolution de 2024, évidemment,

14:10
Présentateur

et le nombre important de ministres, de premiers ministres et de cabinets différents qui se sont succédés, couplés à une ambiance extrêmement tendue au sein des services par des comportements individuels, s'est retrouvée totalement invisibilisée dans des conditions d'un particulier dénigrement et avec beaucoup, beaucoup d'humiliation. Ça, c'est l'ambiance générale dans ces services, le dysfonctionnement de ces services que vous nous racontez. Qu'est-ce qui vous, selon vous, la conduite, là, à cette extrémité, elle, personnellement ? C'est-à-dire qu'on a toujours beaucoup de mal, manifestement, à comprendre que le harcèlement moral peut pousser à des gestes extrêmes, des passages à l'acte.

Mais c'est particulièrement cartographié dans la sociologie du travail.

14:54
Invité

Quand on en arrive à de tels extrêmes, c'est le système et l'organisation du travail qui sont malades. À partir du moment où vous avez un seul cas, déjà, dans l'organisation du travail, ça doit immédiatement poser question.

15:05
Présentateur

Quand il y a autant de cas et d'atteintes à l'intégrité de la personne, là, on est dans quelque chose d'extrêmement grave. Ça, c'est continuer, en fait, de participer d'un déni, de fragmenter les sujets en pensant que c'est des choses individuelles, ne permet pas de comprendre ce qui se passe. Maître, vous décrivez une situation personnelle qui est quand même frappante. Elle aurait été privée progressivement de ses missions, écartée des réunions, isolée dans un bureau en sous-sol, ajoutée à cela, selon vous, des humiliations publiques, des commentaires dévalorisants qui sont dénoncés dans la plainte que vous avez déposée. Et je parle donc, nous sommes à Matignon. Oui, tout à fait.

C'est-à-dire que, malheureusement, on attend de ce type de service une certaine exemplarité, puisque le service du Premier ministre gouverne la nation. Il faudrait déjà appliquer la loi sur l'obligation de protection de la santé et de la sécurité sur ses personnels. 3 500 personnels, ce n'est pas les 60 millions et quelques Français.

16:03
Invité

Ça pose question de savoir comment on peut, à ce point, faire un déni sur le respect de la dignité de la personne au travail.

16:13
Présentateur

Sachant que dans le pays, il y a énormément d'alertes. Sachant que la santé mentale est grande cause nationale décrétée par le chef de l'État ? Oui, et c'est un peu toute la schizophrénie, parce que quand on regarde comment ça se passe dans le service public en général, et ces services qui, encore une fois, sont soumis à une exemplarité particulière,

16:29
Invité

quand on voit comment ça se passe, ça pose question comment on peut exiger ou régenter sur une nation quand, dans ses propres services, on n'a pas cette exemplarité-là.

16:39
Présentateur

Et j'insiste parce que, malheureusement, ça continue l'absence de prise en considération de ces sujets. Ça continue à l'heure actuelle ?

16:46
Invité

Les mesures appropriées ne sont pas prises, mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'à partir du moment où des responsabilités pénales sont engagées, on rentre dans une forme de guerre procédurale, où, d'un côté, on va avoir un déni ou une analyse fragmentée des sujets, c'est-à-dire de renvoyer à chaque cas individuel sans se poser la question du système.

17:04
Présentateur

Et pour revenir au cas de votre cliente, selon vous, ce n'est pas un cas isolé, c'est un problème systémique ? Oui, mais le harcèlement moral au travail a toujours une inscription dans l'organisation du travail. Ça participe d'un déni. Pourquoi ? Parce que c'est une défense. Évidemment, chaque organisation, privée ou publique, ne va pas remettre en question ses modes de fonctionnement,

17:28
Invité

parce que c'est accepté que, quelque part, on a une organisation du travail malade. C'est toute la question du travail qui est posée. Et dans des structures comme ça, où on a l'habitude de travailler sous tension, il faut comprendre que c'est des fonctionnaires qui sont là depuis très longtemps, qui savent très bien comment ça fonctionne, qui ont l'habitude de ce type de service. Donc, ce n'est pas la question de ne pas supporter la pression. C'est qu'à un moment donné, il y a des comportements qui sont devenus absolument inacceptables.

17:51
Présentateur

Et vous établissez un lien direct de cette situation avec l'instabilité politique depuis la dissolution, les changements incessants au sein des ministères, et notamment de Matignon. Ça, l'enquête approfondira et le dira et établira les responsabilités en tout état de cause sur une simple science du travail. Quand vous avez une telle instabilité structurelle, qui est assez inédite quand même dans la Ve République, et que vous avez autant d'atteintes à l'intégrité de la personne en si peu de temps, je pense qu'il y a des conclusions à en tirer. Est-ce que vous appelez le Premier ministre actuel Sébastien Lecornu à prendre la parole ?

Écoutez, ce qu'il faut savoir, c'est que dans l'administration, on organise les choses correctement pour qu'il y ait un certain nombre de hauts fonctionnaires ou de membres du cabinet qui soient responsables bien avant le ministre, puisque le principe, c'est que les hauts fonctionnaires protègent toujours les décisions politiques.

18:41
Invité

La vraie question, là, aujourd'hui, que ce soit là le Premier ministre ou les autres ministres, parce qu'ils sont aussi concernés malheureusement par ce type de sujet, l'année dernière, j'avais dénoncé les suicides à l'hôpital, à un moment donné, il faut interroger les responsabilités politiques ou quand on met en place des organisations du travail dans nos institutions de la République

18:59
Présentateur

qui sont aussi mortifères, je pense que ça doit interroger tous les citoyens et qu'on doit effectivement répondre de ces situations. Mais le patron, c'est quand même lui, à l'heure actuelle de Matignon. Alors, directement... Ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas lui qui gère directement les services, mais enfin, au bout d'un moment, la responsabilité, elle est engagée.

Encore une fois, sur le strict terrain pénal, il y a plusieurs échelons et ça, l'enquête déterminera les responsabilités directes, puisque dans la fonction publique, il y a, on appelle ça, les hiérarchies fonctionnelles ou statutaires, qui sont les responsables au sens de la loi, qui a l'obligation légale de la protection de la santé et de la sécurité, sur un terrain politique, moral, éthique. C'est des questions de déontologie aussi. Et là, on répond comme n'importe quel fonctionnaire. On exige des fonctionnaires une exemplarité absolue. Moi, j'aimerais qu'on ait cette même exigence vis-à-vis de nos décideurs et de nos patrons politiques.

Merci beaucoup, Maître Christelle Maza, d'avoir été avec nous. Puis je vous rappelle un numéro, le 3114, numéro national de prévention du suicide gratuit et accessible, 24h sur 24. RMC, il est 8h22. Pierre Rondeau, économiste, est avec nous. Pierre, d'après les derniers chiffres, la France est l'un des pays qui a la plus faible inflation en Europe. Oui, et ça peut étonner, mais les chiffres ne mentent pas. Sur un an, entre juillet 2025 et juillet 2026, la France fait partie des bons élèves de la zone euro avec une inflation de seulement 2,4%. Seule l'Estonie à 2% et Malte à 2,1% font mieux.

Mais la France se classe troisième, loin devant des pays comme l'Espagne ou la Belgique, avec des taux d'inflation supérieurs à 3,5%. Lanterne rouge, c'est la Lituanie qui se classe dernière avec un taux d'inflation de 5,6%. La France fait mieux que la moyenne de l'Union Européenne à 2,9%. Comment expliquer ce résultat, Pierre ? Oui, parce que 2,4%, c'est faible. Et on avait plutôt l'impression que les prêts augmentaient beaucoup et augmentaient beaucoup et très vite. Mais c'est parce qu'il y a un biais. On s'est focalisé sur l'inflation, sur les prix de l'énergie, notamment le pétrole avec le conflit en Iran.

On avait par exemple notre auditrice Corinne sur WhatsApp qui me disait que les prix d'énergie avaient augmenté. Ils ont certes augmenté de 12,4% sur la période, mais ont été compensés par deux effets, deux mécanismes connus par les économistes. L'effort concurrentiel sur le marché alimentaire et la modération salariale. Et qu'est-ce que c'est que le premier, l'effort concurrentiel ? Oui, s'il te plaît. Parce que là, je t'avoue que l'effort concurrentiel, je ne m'étais pas penché sur la question d'un moment. L'effort concurrentiel sur le marché alimentaire, c'est lorsque la concurrence est forte en France dans la distribution alimentaire.

Les distributeurs se concurrencent très fortement sur les prix au bénéfice des consommateurs. En gros, pour garder des parts de marché, ils ne vont pas trop augmenter les prix et conserver la clientèle. Ce qui permet de contrôler l'inflation alimentaire à 1,2%, c'est très faible en France, contre 1,3% en Allemagne, 1,8% en Italie et encore 3,3% au Luxembourg. La concurrence joue le jeu. Pour le coup, ça marche. Exactement. Les prix d'alimentation n'augmentent pas aussi fortement qu'ailleurs en Europe.

Et enfin, dernier élément, et on l'a vu tout à l'heure, la modération salariale, les salaires en France augmentent peu par rapport au reste de l'Union Européenne et on a une augmentation nette de seulement 0,1% du salaire réel en France. Les entreprises ne répercutent pas la hausse du coût du travail sur les prix et garantissent ainsi une inflation maîtrisée. Mais inflation maîtrisée, alors pas au niveau des prix des carburants. Alors pas au niveau des prix des carburants, effectivement. On est toujours sur un niveau plus élevé que super à 2 euros. Le 100,95 à 2,014 euros. Le gazole à 2,238 euros.

Le baril du pétrole qui avait beaucoup baissé hier repart à la hausse aujourd'hui à 84,86 dollars. Et le gaz, lui, il baisse très légèrement à 57,80 euros. Bon, face à tout ça, on va essayer de se détendre un peu, Pierre. Il a pris quelques jours de vacances, mais il nous a laissé son meilleur. Arnaud Demanche sur RMC, RMC Story.

22:59
Invité

Une pétitio réclame des wagons réservés aux femmes et aux enfants dans les transports en Ile-de-France.

23:04
Présentateur

Oui, mais bon, je me mets à leur place, ça fait flipper les transports parisiens. C'est terminé, un tramway nommé Désir. Maintenant, on est sur un RER nommé Oscar. Les wagons pour femmes, alors, je suis contre, totalement, parce que ça m'obligerait, moi, à monter dans un wagon plein de mecs. Et moi non plus, je n'ai pas envie. Moi non plus, je ne veux pas faire ça. Des mecs frustrés parce qu'il faut aller au boulot, qu'on est serrés, et qu'en plus, on leur a interdit d'acheter des poupées. C'est vraiment comme être en prison. Mais c'est vrai que pour les filles, c'est relou. Les frotteurs, les agresseurs, je me mets totalement à leur place.

Les mecs qui draguent comme des bœufs dans les wagons. Il faut le vouloir pour draguer dans le RER, d'ailleurs. Les mecs n'ont pas honte. Dans six mois, vous allez voir Apolline, ils vont passer dans les wagons. Moi, je les vois déjà. Mesdemoiselles et mesdames, actuellement sans gonzesses, je me permets de passer parmi vous pour choper un numéro de téléphone ou deux, car ça fait maintenant huit jours que je n'ai pas baisé. Si vous pouviez me dépanner d'une brouette javanaise, d'une cravate espagnole ou même d'un tourniquet norvégien, je vous en remercierai. Croyez-moi, ce n'est pas de gaieté de cœur que je fais ça, mais ça n'est pas facile de pécho quand on a ma tronche et mes boutons.

Je ne vous demande pas grand-chose, juste de me laisser toucher un nichon ou deux ou votre ticket de métro. En vous remerciant d'avance, je vais m'en passer parmi vous afin de frotter un maximum de cul. C'est affreux. Heureusement, on lutte contre ça. Il y a des campagnes de prévention. Il y a peut-être les wagons séparés, on verra. Il y a surtout de la vidéosurveillance, Apolline. Ça, ça se fait beaucoup. Comme ça, on pourra même bientôt avec l'intelligence artificielle identifier les harceleurs à la caméra, les archiver dans la data et la machine les re-repèrera s'ils viennent dans d'autres gares. Oui. Il y aura une annonce sur les quais, on entendra.

Le gros relou, numéro 6424, à destination d'une nana qui ne lui a rien demandé, va entrer en gare, voie C. Il dessert la cause masculine en général et a emmené des femmes à Strasbourg, Mulhouse, Vitré, Hermon, Colombe et Paris Saint-Lazare. Éloignez-vous de cette ordure du quai, s'il vous plaît. Voilà. Voilà, Arnaud Demange, dans un instant, la météo, le journal sur RMC, RMC Story, puis le Tour de France. Femmes écrasées par la chaleur. Son directeur sportif, Franck Perk, est l'invité d'Apolline Matin, dans un instant, ce sera 8h45. A tout de suite. RMC, 8h29. RMC, Apolline Matin. Tout ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clément Guiz. Rebonjour Clément. Bonjour Rémi, bonjour à tous.

Soulagement pour certains habitants de l'âge Cap-Ferré qui ont pu regagner hier leur maison. RMC est allé à leur rencontre. Après l'afflux de migrants vendredi à Ceuta, en Espagne, l'Europe va-t-elle se montrer solidaire ? Réunion ce matin des ministres de l'Intérieur de l'UE et des mineurs accusés de crimes remis en liberté. Une faille judiciaire qui suscite l'incompréhension des victimes et de leurs familles. Clément, la presqu'île du Cap-Ferré a retrouvé ses 8000 habitants. Beaucoup de soulagement pour certains d'entre eux. Heureux de retrouver leur maison après 12 jours loin de chez eux. Et notre envoyée spéciale RMC, Ameline Lafchin, est allée à leur rencontre.

26:26
Invité

Sur la route, à quelques kilomètres de l'Age Cap-Ferré, des voitures en file indienne. Au bout, derrière les barrières, l'entrée de la commune. La délivrance pour Christine qui retrouve sa maison intacte. Forcément, c'est un soulagement. On a eu très très peur pour notre maison, pour notre ville, pour nos amis, pour nos commerces. Dans le centre-ville où la vie tente de reprendre, la boulangerie a rouvert ses portes. Plus loin, dans le bourg, Fabien retrouve ses habitudes après un long périple.

26:59
Présentateur

Le temps était long, surtout psychologiquement en parlant. On a évacué, on est partis sur Ares. À 10h du matin, évacués d'Ares, donc on est partis dans la famille à Martignas. À Martignas, on fait l'après-midi, évacués. Donc on est partis se réfugier un petit peu, se reposer à Toulouse.

27:12
Invité

Pour d'autres, comme Frédéric, tuyau d'arrosage à la main.

27:15
Présentateur

C'est le grand nettoyage puisqu'il y avait une coupure d'électricité. Et bon, tout ce qui est frigo, congélateur, tout est à guider.

27:22
Invité

Un moindre mal car derrière ça et entièrement brûlé, la maison de ses voisins, à elle, était ravagée par les flammes.

27:29
Présentateur

La préfecture a donné hier son feu vert à la réouverture de huit campings à lèche Cap-Ferré. C'est un tout autre paysage dans le village du Port-Jean-Gironde. Les habitants ont regagné leur logement hier et ont constaté les dégâts. 183 maisons ravagées par les flammes. Les pompiers qui sont toujours mobilisés dans le Var. L'incendie dans le secteur de Corrance ne gagne plus de terrain mais n'est toujours pas fixé. Les 1500 pompiers vont faire face à une nouvelle journée compliquée. Canicule, rafale de vent. Le préfet du Var, Simon Barbre, appelle à la plus grande vigilance. C'est la première journée depuis le 21 juillet que nous n'avons aucune population confinée ou évacuée.

C'est quand même un soulagement pour beaucoup de communes, beaucoup d'habitants. Rien ne peut être considéré comme acquis. Nous aurons à nouveau une journée avec les rafales qui pourraient quand même atteindre ou dépasser les 40 km heure. Donc la situation reste une situation problématique avant que mercredi ou jeudi ne se réinstalle un flux de mistral qui referait partir le vent dans un sens opposé et qui pourrait réactiver des foyers ailleurs que les foyers qui ont été traités depuis deux jours. Deux randonneurs foudroyés sur le sentier du GR10 s'accotteraient dans les Hautes-Pyrénées. Il s'agit d'un adolescent de 14 ans et d'une personne de 21 ans. Leur pronostic vital est réservé.

L'un d'entre eux serait touché à la tête. Ça brûle également aux Etats-Unis. Un millier de bâtiments ont été dévastés ces dernières heures par les flammes dans l'état de Washington. Plus de 65 000 personnes évacuées. Aucune victime n'est à déplorer. RMC 8h33, l'Europe sous pression. La situation à Ceuta en Espagne où 60 000 migrants sont arrivés vendredi illégalement sera au cœur d'une réunion ce matin des ministres de l'intérieur de l'UE. Madrid met déjà en garde ses partenaires en réclamant une solidarité sans faille. De quoi Sonia Gobri ravivait les tensions entre les 27 ?

29:21
Invité

Oui, l'Espagne s'est sentie lâchée par ses partenaires et compte le faire savoir. Son premier ministre Pedro Sanchez a déjà condamné l'attitude impardonnable, égoïste de certains gouvernements. Cible principale, l'Italie de Giorgia Meloni qui a suspendu jusqu'à nouvel ordre les accords de Schengen avec l'Espagne alors même que la libre circulation ne s'est jamais appliquée à Ceuta. Au milieu, la présidente de la Commission européenne tente d'apaiser les tensions comme l'Espagne.

Ursula von der Leyen affirme que la protection des frontières est une responsabilité européenne partagée et en même temps, comme l'Italie, elle estime que cette crise montre qu'il faut les renforcer avec si nécessaire des barrières physiques. Une de 500 mètres est d'ailleurs en cours d'installation dans la Méditerranée. à la frontière avec le Maroc.

30:04
Présentateur

La quasi-totalité des migrants ont été renvoyés au Maroc. Le bilan fait état de 72 morts selon Manry. Clément, c'est une faille juridique qui fait polémique. Pendant 23 jours, la justice n'a pas pu maintenir en juillet certains mineurs accusés de crime en détention provisoire. Plusieurs d'entre eux ont été remis en liberté. Une décision, Maxime Clier-Rusa, difficile à comprendre pour les victimes et leurs familles. Parmi elles, la famille d'un jeune tué en 2023. Le 13 juillet dernier, la demande de son avocat à des accusés mineurs a été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Une situation difficile à expliquer aux proches de la victime, selon leur avocat, maître Hector Lajouni.

Je leur ai expliqué qu'il y aurait un procès et que la justice sera évidemment rendue. Le contrôle judiciaire, ce n'est pas de la liberté pure et simple. C'est en l'espèce une assignation à résidence avec un jeune qui n'a pas le droit de sortir de son domicile. C'est quasiment comme de la détention à domicile. Ils ne sont pas animés d'une haine ou d'une vengeance. Évidemment qu'ils sont déçus et que pour un citoyen c'est difficile de comprendre que la justice qui est censée vous protéger n'a pas prévu ce vide juridique. A l'origine de ce vide juridique, une censure du Conseil constitutionnel en juin 2025. Il reprochait au code pénal des mineurs d'être trop proche de celui des majeurs.

Le gouvernement avait donc un an pour se mettre en conformité. Il aura attendu le 23 juillet dernier pour combler ce vide. Les mineurs libérés, eux, le resteront jusqu'à leur procès. Un bébé de deux ans retrouvé mort dimanche dans un appartement à Marseille. L'enfant présentait des traces de strangulation. la mère, son conjoint et une adolescente ont été interpellés et placés en garde à vue. RMC 8h35, la Seine retrouve ses nageurs. Les meilleurs nageurs européens ouvrent ce matin les épreuves d'eau libre à Paris. Un fleuve désormais ouvert cet été au grand public qui replonge les Parisiens dans l'ambiance des Jeux de 2024.

Le fait que c'est lieu dans un cadre de vie qui est proche de chez nous, ça peut nous intéresser et permettre aux gens de s'intéresser à ce type de sport. Ça fait un héritage des Jeux. C'est beau que ça perdure et que ça puisse s'inscrire dans la durée.

31:58
Invité

J'étais venue pour les JO regarder les épreuves en nos livres. C'était super émouvant de voir les nageurs se débattre dans la Seine parce que pour le coup, il y avait beaucoup de courants. Pour moi, c'est un peu l'équivalent du télétravail post-Covid. On tire des trucs positifs. Là, c'est bon, maintenant, il y a la bédette dans la Seine.

32:12
Présentateur

Ça donne une époque nostalgique. Paris était jeu avant et c'était trop bien.

32:16
Invité

Ouais, c'est trop bien la période des JO. Donc, c'est bien, ça laisse un petit goût de cette époque.

32:20
Présentateur

Les championnats d'Europe de natation, c'est à suivre sur RMC. C'est à suivre également sur RMC la quatrième étape du Tour de France Femmes. Au programme à contrôle amende de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon, les tenues des coureuses seront contrôlées avant le départ. Vérifiez si leurs soutiens-gorge ne sont pas rembourrés. Une technique qui permettrait un gain aérodynamique. Et on en parle dans un instant avec Franck Perk, directeur sportif du Tour de France Femmes qui est notre invité. Et l'OL défi, le Spartaprague ce soir, match allé du troisième tour préliminaire de Ligue des Champions. Coup d'envoi à 20h et c'est à suivre sur RMC.

Clément, je ne sais pas ce que tu feras à 18h30 parce que je sais qu'il y a CK Deauville. Ce sera le départ du quintet. Il faut parier sur le 4, c'est le favori de la Dream Team. C'est Caramelito et leur outsider, c'est le 11, Prince des Villes. Merci Clément. Projeuner dans le journal, ce sera à 9h. Tom est avec nous au 3216. Salut Tom. Oui, bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC. On est à Martigues dans les Bouches-du-Rhône. Oui, c'est ça. Tom, vous voulez nous parler du parti prix d'RMC ce matin sur les vacances. Gros problème de pouvoir d'achat. Les Français continuent de partir en vacances mais dépensent beaucoup moins ou en tout cas essaient de le faire.

Tom, vous êtes à Martigues en vacances toute l'année. Oui, c'est ça. C'est très chaud. Est-ce que vous êtes parti ou est-ce que vous allez partir quand même, Tom ? Oui, nous, on revient il y a deux jours de Thaïlande. On est parti, j'ai trois enfants, un an, cinq ans et sept ans et on est parti quasiment cinq semaines en Thaïlande. J'imagine gros budget là. Oui, gros budget, mais après, pas tant que ça comparé à la France parce que là-bas, tout est moins cher. Donc, c'est sûr que ça fait des économies. Est-ce que vous avez une idée à peu près du budget que vous avez dépensé, que vous avez consacré pour ces cinq semaines de vacances ?

Alors, moi, j'ai dépensé, parce que je compare avec ma femme aussi, j'ai dépensé quasiment plus qu'un mois et demi de salaire, donc dans les 3 500, quasiment 4 000 euros. Et ma femme, qui a pris, elle en plus, qui gagne mieux que moi, qui a pris les billets d'avion, a dû dépenser dans les 5 000 euros. Oui, ça fait quand même un beau budget. Oui, voilà, c'est des beaux budgets. Après, on gagne bien, mais il faut s'organiser à l'avance. Les billets, ça fait quasiment un an qu'on les a pris. Voilà, malgré tout, malgré le fait que vous ayez un budget conséquent consacré à vos vacances, que vous gagnez bien votre vie, tant mieux.

Mais vous nous dites que quand même, vous faites attention, vous regardez, vous comparez. Oui, oui, oui. On compare. Parce que, bon, donc, on a un budget conséquent, mais du coup, on a des dépenses qui sont conséquentes aussi parce qu'on a un crédit, etc. Donc, il faut tout organiser bien à l'avance, quoi. Très bien. Merci, Tom, d'avoir été avec nous. Les vacances étaient bonnes, j'imagine ? Les vacances étaient parfaites. Tout le monde s'est régalé. Les petits ont plein de souvenirs et c'est le plus important. Et ce n'était pas la saison des pluies, là, en Tainan ? C'était le début de la saison des pluies et pour tout dire, sur un mois de là-bas, on a eu trois jours de pluie.

Ça va, c'est pas mal. Merci, Tom, d'avoir été avec nous et belle journée du côté de Martigues. Anthony nous rejoint, on est dans la Nièvre. Bonjour, Anthony. Anthony. Est-ce qu'Anthony est là ? Non, Anthony. Non, Anthony, malheureusement, on n'est plus là. Anthony nous a appelés depuis la Nièvre. Bon, lui, il avait choisi une autre destination un peu moins éloignée, mais quand même, belle destination, belle destination puisqu'il est parti sur l'île d'Oléron. Pas mal, quand même. Allez, RMC, les 8h38. Dans un instant, ce sera le choix de la rédaction. Qui sont les personnes qui mettent le feu en France ? 375 personnes interpellées depuis le début de l'été. 142 sont des mineurs.

C'est dans un instant sur RMC, RMC Story. A tout de suite. RMC, Apolline Matin. RMC, 8h42. Le choix de la rédaction, c'est avec vous ce matin, Pierre Bazin du service police-justice des RMC. Les enquêtes se poursuivent après les nombreux incendies qui se sont déclarés partout en France et qui ont ravagé plus de 120 000 hectares. Au total, 375 personnes ont été interpellées depuis le début de la saison, soupçonnées d'être à l'origine d'un départ de feu, au moins un chiffre. Et surprenant, Pierre, parmi ces 375 personnes, on compte 142 mineurs.

Oui, et parmi ces mineurs, certains ont été interpellés pour avoir causé des départs de feu de façon accidentelle ou par négligence avec des jets de pétards, des tirs de mortier dans des zones particulièrement sèches. Certains d'entre eux ont 10 ans à peine. Raphaël Ballant, le procureur de Toulon, a été confronté à plusieurs mineurs suspectés de départs de feu ces dernières semaines. Ça fait partie des auteurs réguliers que l'on rencontre. Il y a ceux qui veulent simplement s'amuser et qui peuvent être très jeunes. Récemment, à Toulon, nous avons eu un enfant de 12 ans. Il y en a quand même un qui, visiblement, avait l'intention de vraiment faire un feu de forêt.

Donc, un profil plus inquiétant avec des problèmes psychologiques aussi. Lui, il a été déféré immédiatement et son papa est pompier. Donc, vous voyez, il est largement sensibilisé aux questions. Mais parfois, les mineurs commettent des effets qui nous dépassent. Ce n'est pas systématiquement un problème de responsabilité parentale. Mais qu'ils soient majeurs ou mineurs, la justice doit être ferme. C'est une demande que Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a d'ailleurs adressée au procureur de la République. Même si les parquets n'ont pas attendu ces dernières semaines pour prendre des réquisitions sévères face aux incendiaires selon le procureur de Toulon.

Quand on arrive à attraper des auteurs d'incendies, soit par imprudence avec des dégligences qui ne seront pas acceptables et encore plus quand c'est évidemment des incendies volontaires, effectivement, la justice pénale doit être partie en ferme. On sait que c'est des phénomènes qui peuvent être sériels. C'est important qu'on puisse les appréhender rapidement pour pouvoir les juger et les neutraliser au moins quelques temps, notamment en détention.

Pour autant, Pierre, face à la sévérité demandée par la garde des Sceaux, le garde des Sceaux, la justice implique surtout la loi en fonction de chaque situation, mais aussi en individualisant la peine en fonction des personnalités des mises en cause. Oui, et les personnalités des incendiaires interpellés ces dernières semaines sont plurielles. Il n'y a pas de profil type de pyromanes, constate Muriel Gestas. Ces dernières années, l'avocate a défendu une quinzaine d'incendiaires.

38:26
Invité

Pour le coup, j'ai eu beaucoup de profils différents. J'ai eu des pompiers volontaires. J'ai même eu des sociopathes. J'ai vraiment eu un peu de tout. Il y a des gens qui sont fascinés par le feu, par les dégâts. Il y en a d'autres qui se réjouissent du feu et des conséquences. On a vraiment de tout. J'ai croisé des gens qui n'avaient pas de la disposition à mettre le feu et qui ont causé des incendies gravissimes. Ça peut être un médecin, ça peut être tout type de personnes et des gens très bien vus et très bien insérés.

38:54
Présentateur

S'intéresser aux personnalités, diligenter des expertises, approfondir les investigations, tout cela prend du temps. Un temps qui contraint parfois la justice à organiser des audiences plusieurs mois après les départs d'incendie. Merci Pierre Bazin du service police-justice d'RMC. Anthony est avec nous au 32-16. On a retrouvé Anthony. J'espère qu'il est là, Anthony. On a reperdu Anthony. J'en ai bien l'impression. Il a redisparu. Il voulait parler de ses vacances, Anthony, sur l'île d'Oléron. Mais à mon avis, il est bien occupé sur l'île d'Oléron. Ce n'est pas grave. Dans un instant, fin juillet, début août, c'est la pire période de l'année, certainement, pour rouler sous 40 degrés.

Faut-il déplacer le Tour de France femme dans le calendrier ? C'est l'une des questions que je vais poser dans un instant à Franck Perk, directeur sportif de l'épreuve. C'est tout de suite sur RMC et RMC Story. Bon réveil à tous. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin,

39:52
Locuteur non identifié

Rémi Barret.

39:54
Présentateur

RMC, 8h47. Des coureuses à la limite de leur force. Des étapes disputées en pleine canicule. C'est le quotidien sur le Tour de France femme depuis le départ. La question qui monte dans le peloton, faut-il neutraliser, raccourcir, déplacer l'épreuve dans le calendrier ? Franck Perk est avec nous. Bonjour Franck Perk. Oui, bonjour. Merci. On n'est pas du tout sur le même ressenti de ce que vous avez expliqué. Nous, on est sur le terrain. C'est vrai qu'on est dans une période estivale. C'est les températures de l'été. Il y en a de la course. Franck Perk, on va en parler dans un instant avec nous. Vous êtes le directeur sportif du Tour de France femme.

Quatrième étape aujourd'hui entre Jevret-Chambertin et Dijon. Le Tour de France, on comporte neuf au total. Mais d'abord, je vais vous poser une question. Rien de grave là-dedans, mais depuis ce matin, ça nous a beaucoup interpellés au sein d'RMC sur cette histoire de soutien-gorge. Je vous explique pour ceux qui n'auraient pas suivi. Il y aura aujourd'hui des vérifications des tenues des coureuses parce qu'on va notamment vérifier leur soutien-gorge, voir s'ils ne sont pas rembourrés parce que le fait qu'un soutien-gorge soit rembourré pourrait donner de l'aérodynamisme si j'ai bien compris aux coureuses. C'est ça ? Oui, alors c'est un aspect du règlement de l'UCI en termes d'aérodynamisme.

Il peut y avoir des gains par rapport à un éventuel carénage et effectivement, les commissaires mettront en place au départ aussi une vérification par rapport à ces gains qui pourraient être enfin, ce carénage qui pourrait être utilisé qui apporte au niveau des fluides de l'aérodynamisme un avantage et donc, ça sera contrôlé au départ lors de cette étape contre la montre individuelle entre Jevré-Chambertin et Dijon. Qu'en disent les coureuses ? Je ne sais pas, il faudrait leur poser la question. Je ne sais pas, vous me disiez que vous étiez sur le terrain mais bon, vous n'avez pas fait de sondage sur le sujet. On sait que parfois, il y a une petite marge qui peut être utilisée.

ça fait partie des règlements, ça peut être aussi des éléments techniques contrôlés sur le vélo, la largeur des jantes, la taille des boyaux. Là, c'est au niveau de l'abdomen. Il est clair que si vous arrondissez l'abdomen et vous avez ces gains, une forme de carénage qui vous amène un peu plus d'agrodynamisme, moins de résistance dans l'air et des secondes à l'arrivée. Bon, on parlait de la chaleur, Franck Perk. Vous nous dites bon, voilà, sur le terrain, ça se passe bien, on est en période estival. Malgré tout, on a connu pas mal d'épisodes de très forte chaleur, notamment depuis le départ du Tour de France femme.

Hier encore, la Côte d'Or et où vous serez aujourd'hui à Dijon était en vigilance orange canicule. Aujourd'hui, j'ai regardé, ça sera du 35 degrés ressenti. Mais vous nous dites que ça se passe bien. C'est-à-dire qu'on a des températures, hier on devait avoir 37 dans la voiture à un moment, au pic, c'est vrai qu'on est sur des températures chaudes, celles qu'on peut connaître en été, en juillet, en août. On a un été très très chaud, on a vécu des épisodes avec cet homme de chaleur par moment où on était plutôt dans la saison parfois à 40. Là, on est, comme vous l'avez dit, 35 ressentis sur un contre-la-monte individuel de 21 kilomètres. Donc, on voit que ça éprouve les organismes.

Il y a des sujets qui sont plus ou moins résistants, on va dire, à ces conditions météorologiques qui sont les notes actuellement. Mais ça peut être le cas, c'est un sport d'extérieur, ça peut être le cas quand il pleut, quand il fait froid. Là, c'est la chaleur. Il y en a qui préfèrent, qui supportent mieux la chaleur que d'autres. Mais dans l'ensemble, depuis le début, ça se passe bien. Et au niveau, on a aussi adapté en course le fait qu'elle puisse se ravitailler régulièrement, avoir des bidons régulièrement, pouvoir avoir des poches de glace aussi régulièrement. À ce sujet, est-ce que les équipes sont toutes logées à la même enseigne face à la chaleur ?

Ce que je veux dire par là, c'est que j'imagine que certaines équipes qui ont un peu plus de moyens ont des équipements différents par rapport à d'autres. Déjà, la température, elle est la même pour tout le monde. Le peloton va démarrer et ça sera les mêmes conditions pour l'ensemble du peloton. Mais certains ont des bus climatisés, un staff médical plus imposant. Ensuite, c'est surtout là où ça se joue, toutes les équipes ont deux véhicules à l'arrière de la course qui couvrent les coureuses, les sept coureuses surtout aussi sur le parcours où elles vont trouver à différents endroits. Déjà, le ravitaillement est ouvert au bout de 10 kilomètres.

Au bout de 10 kilomètres, vous pouvez appeler votre voiture, récupérer des bidons pour toute l'équipe, une musette avec plusieurs bidons et des poches de glace et ravitailler les coureuses. 10 kilomètres, c'est à peine 20 minutes en course. Ensuite, vous avez tout le long du parcours sur toutes les difficultés, du pied de la difficulté jusqu'à 500 mètres du sommet, ce qu'on appelle des zones fraîcheurs. Vous pouvez récupérer des bidons, des poches de glace, même des gels. Et ça, c'est dans toutes les ascensions répertoriées. Et puis ensuite, tous les 30 à 40 kilomètres, vous allez trouver une zone de ravitaillement. Ce qui fait que vous avez...

Franck Perk, on comprend qu'il y a tout un dispositif qui est mis en place. Vous ne faites pas n'importe quoi, ça c'est sûr. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer quand même d'adapter différemment ce type d'effroi qui demande des efforts extrêmes, avancer les horaires de départ ou décalés dans la saison ? Après, on est sur une période c'est vrai chaude. Je crois que les températures, elles vont continuer, elles vont commencer à baisser légèrement. Il se pourrait même qu'il y ait de la pluie en fin de journée aujourd'hui. Mais malgré tout ce type de période, vous le savez, elles sont amenées à se multiplier. Il faudra voir avec le temps et il faudra forcément adapter.

les solutions, je ne les ai pas actuellement mais effectivement, ça a été le cas, on l'a vu sur une étape du Tour de France où le parcours a été raccourci. Donc c'est une des façons, c'est une des manières d'adapter les conditions climatiques. Il y en a d'autres, il y a d'autres solutions, il faudra les utiliser au moment tenu. Aujourd'hui, on le voit depuis le départ de la Suisse, il fait chaud mais c'est l'été et on est encore dans quelque chose qui est ralidable. Et puis après, ça vous a fait de parler et hier, il m'a semblé voir de la course, c'est-à-dire qu'il y a eu beaucoup de mouvements de course sur en fin d'étape alors que les conditions étaient les mêmes du départ à l'arrivée.

Franck Perth, le Tour de France femme dure neuf jours cette année, le Tour de France homme trois semaines. Pour quelles raisons cette différence ? Est-ce que c'est... Nous, le Tour de France homme a vu sa première édition en 1903 et il a poursuivi son évolution. Nous, on réécrit un nouveau chapitre depuis 2022. Le sport féminin d'une manière générale se développe et très regardé aujourd'hui et il y a son public, ses fans et puis il y a ses téléspectateurs et le développement est en cours. On peut imaginer un jour avoir un Tour de France femme de trois semaines ? Ça, ça sera aux athlètes de décider et c'est elles qui vont décider de leur futur.

Aujourd'hui, le format de neuf jours je crois qu'il correspond à ce qui est possible de faire en termes de on va dire de peloton féminin professionnel les 147 coureuses et demain peut-être que ça évoluera. Alors, on est en plein développement, on n'est qu'à la cinquième édition et c'est à elles de décider, c'est elles qui décideront de leur futur. Ça peut se développer, on ne sait pas comment sera le Tour de France femme avec Zulip dans 10 ans, dans 20 ans. C'est en cours de développement. Merci Franck Perk d'avoir été avec nous directeur sportif du Tour de France Femmes dans un instant. Le journal de 9h sur RMC et ce sera le meilleur des grandes gueules.

Et puis nous, on se retrouve demain dès 7h jusqu'à 9h. A demain, bonne journée à tous.