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interviewPS - Parti socialiste· 23 mars 2026 16 min

🌹✊ Le rassemblement de la gauche démocratique dès le 1er tour crée une dynamique de victoire !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

TV. Bonjour Olivier Fort. Bonjour Pauline Mal.

Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin. Premier secrétaire du Parti socialiste. Vous en aviez pas besoin d'fi ?

Non, pas toujours effectivement en fait. Même si je vois bien que on va se polariser sur six ou sep villes en France sur 35000. Enfin, c'est Boris Valot, c'est Raphaël Guxman, c'est même Jean-Luc Mélenchon lui-même qui dit que vous les avez entraînés dans leur chute.

Je ne sais pas très bien ce que Jean-Luc Mélenchon raconte, mais moi je vais poser les choses très simplement. Allez-y. J'avais posé une stratégie qui a permis la victoire.

C'était quoi ? C'était d'abord de faire le rassemblement de la gauche démocratique et écologiste au premier tour. C'est ce qui a permis la dynamique et de gagner dans des grandes villes.

Pense é finidemment à Paris, je pense à Marseille, mais je pense à beaucoup d'autres villes qui ont gagné parce qu'il y a eu cette alliance de premier tour. Je rappelle que hier soir, nous avons non seulement conservé Paris, Lyon, Marseille, nous avons aussi gagné des villes comme Amien, la ville d'Emmanuel Macron, pour la ville de François Beirou, Saint-Étienne. Nous avons gagné de très nombreuses villes qui ont été en fait le fruit d'un choix délibéré de premier tour de créer une dynamique avec écologiste, communiste et de faire en sorte que nous puissions aller chercher la victoire.

Et donc ce que vous m'évoquez, ce sont quelques alliances de second tour qui ont parfois fonctionné. Je pense à Lyon, je pense à Grenoble, je pense à Agin, je pense à Nant qui sont euh des villes où effectivement il y a Long Grenoble, ce sont des écologistes et effectivement Nantes, c'est la numéro 2 du Parti socialiste. Absolument.

Et euh ce que je vois, c'est que ils ont cherché, qu'est-ce qu'ils ont cherché à faire ? Ils ont cherché à préserver des villes parce que dans c dans ces villes là, les politiques conduites sont des politiques qui permettent au plus grand nombre de trouver leur place. Donc pour vous Olivier Fort, c'est quand même la leçon que tire notamment un certain nombre de vos proches.

Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste qui désire soir dit "La France insoumise ne gagne rien et pire la France insoumise nous fait perdre." C'est ce matin Boris Vallot qui pose la même question. C'est Raphaël Luxman qui dit "Il faut clarifier." Qu'est-ce que vous répondez à cela ? mais que je suis tout à fait enfin je je rappelle ce que j'ai pu dire y compris il y a une semaine.

J'ai dit il y a eu un accord national avec les Verts et avec les communistes. Il n'y en aura ni au premier ni au second tour avec la France insoumise. Et Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui le boulet de la gauche.

La réalité d'ailleurs, ses propres amis devraient s'en rendre compte. Si Damien Modé à Limoge et si François Picmal à Toulouse n'avait pas dû supporter le poids de Jean-Luc Mélenchon, de ses outrances, de ces dérives antisémites, ils auraient gagné à Toulouse et à Limoge. Et donc c'est à eux de se poser la question aujourd'hui de ce qu'ils font parce qu'il y a aujourd'hui un sujet et ce sujet c'est que il y a un plafond de verre qui plane au-dessus de la gauche et que fait descendre la France insoumise sur la gauche.

Mais ce qui est vrai aussi, c'est que nous avons réussi à faire en sorte que est-ce que vous diriez est-ce que vous diriez ce matin, c'est fini, on ne se fera plus avoir. Mais nous nous ne sommes pas fait avoir un peu quand même. Olivier fort, c'est extraordinaire.

Vous êtes de ceux qui ont fait la presse a expliqué il y a une semaine Mélon il y a une semaine disait on a gagné et d'ailleurs il le disait même avant. C'est ça que je trouve très intéressant. Vous l'avez entendu il y a une semaine la presse entière vous compris vous avez expliqué qu'il y avait une formidable percée la France soumise.

On vous a dit c'est pas du tout le cas. C une stratégie une formidable percée de leur stratégie. Non je ce que vous avez dit vous ce que vous avez ce que d'autres ont pu dire c'est que vous avez souligné une percée extraordinaire de la France insoumise qui avait finalement réussi dans sa stratégie de conflictualisation réité.

La réalité c'est qu'il n'y a pas eu de percer la France insoumise et qu'ils ont gagné quelques villes et quand ils les ont gagné ils les ont gagné contre le reste de la gauche et non pas contre la droite. Et y compris Jean-Luc Mélenchon au second tour, il est venu où ? Il est venu à Lille non pas pour gagner contre la droite mais pour essayer de faire perdre candidat socialiste qui avait fait l'alliance avec les écologist échoué puisque c'est le socialist échoué par que nous avons gagné à Lille effectivement et ce dont je me réjouis fortement mais quand même Olivier Fort c'est assez cocasse de relire les mots de Jean-Luc Mélenchon qui vous avait prévenu il l'avait dit à un pupitre devant les caméras il avait dit quelques jours avant le premier tour les socialistes c'est des gros combinards ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le second tour quand ils disent pas d'accord national ça c'est votre phrase ça veut dire fait "Faites votre tambouille localement".

Il avait raison. Non, il avait tort et la preuve c'est qu'il a perdu et qu'il devrait aujourd'hui se poser quelques examen de conscience. Moi ce que je vois c'est que quand vous avez des maires qui font des choix, je respecte et par ailleurs puisque ça a été évoqué à l'instant par vos confrères, je regarde quelles sont les villes qui ont fait un accord et je vois aussi quelles sont les proximités que ces élus avaient dans le Parti socialiste.

Et je vois que ce sont ceux qui sont les plus virulents au plan national contre la France insoumise qui ont fait des alliances avec la France insoumise. Ça veut dire quoi ça ? Ça veut dire que à Tul, ça veut dire que à Brest, ce sont pas les socialistes qui sont les plus proches de moi qui fait des alliances avec la France insoumise, mais plus proches de ceux qui aujourd'hui quand vous citez Toulouse, quand vous citez Tules, vous pensez et on imagine euh à François Hollande, François Hollande qui en effet accuse votre stratégie, il le dit François Hollande auprès de mes confrères du Parisien ce matin, il parle d'une impasse.

Ces résultats sont l'échec de la méthode d'Olivier Fort. La direction du Parti socialiste n'a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l'autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l'était pas. Mais un ancien président ne devrait pas dire ça.

Quand on est un ancien président, que on a appelé nationalement à dire aucune alliance possible nulle part, y compris au plan local et que le même homme, ce n'est pas moi qui le dit, c'est Bernard Combe qui était le candidat candidat sortant, maire sortant à Tu quand j'ai interrogé Franço Hollande, il m'a dit l'union, l'union, l'union. Voilà. Et bien ça c'est du cynisme et moi je refuse le cynisme.

Ce que j'ai fait madame, c'est que quand je dois j'ai posé une règle mais j'ai compris aussi ce que me disaient des maires qui avait le souci de conserver leur ville et qui l'ont fait dans la clarté au sens où ils ont à chaque fois fait en sorte de s'allier avec des gens qui n'avaient aucun passif ni antisémite ni n'avait été auteur d'une forme de houiganisation de la vie politique. J'ai j'ai bien compris et c'est très net vis-à-vis de de François Hollande, il y a aussi des questions de stratégie au sein même de votre parti mais Olivier Fort vis-à-vis des électeurs, est-ce que vous allez pouvoir dépasser ce poison du doute désormais ? C'est-à-dire jusqu'à quelques jours avant le premier tour, vous disiez on ne s'assorsira pas.

Vous parliez des outrances de la France insoumise à quelques heures et à quelques heures après, comme si la plupart de vos candidats étaient pris de panique, et bien ils ont fini comme votre numéro 2 à Nant par s'associer comme Toulouse. Je voudrais qu'on s'arrête un instant sur Toulouse parce que Toulouse c'est particulièrement passionnant. J'ai eu Laurent tout à l'heure, auditeur à peau, socialiste de la première heure, vous l'avez entendu, il était sur RMC, électeur de gauche depuis toujours, dit-il, fier d'avoir gagné à peau contre François Baou sans LFI, dit-il.

Il dit que s'il avait été électeur à Toulouse, il ne se serait pas rendu aux urnes au 2e tour. Il n'aurait pas accepté de voter pour une association LFI PS. Et quand on regarde dans le détail, et bien LFI+ PS perdent des voies.

Ils perdent 3500 voix dans l'entre de tour à Toulouse alors que la participation programme progresse. C'est un échec considérable bien sûr et Toulouse aurait dû basculer à gauche. Pourquoi ça n'a pas basculé à gauche ?

Parce que c'était François Picmal qui était le tête de liste et que malheureusement pour lui et pour le reste de la gauche et pour Toulouse parce que François Pickmal que je connais un peu n'est pas en fait Jean-Luc Mélenchon. Et donc tant que ces gens-là subiront en fait le leadership de Jean-Luc Mélenchon, ils ne pourront pas progresser. Et c'est ce que devrait comprendre Mélenchon.

Mais bien sûr et ce que je vois aujourd'hui, c'est que les électrices et les électeurs de gauche ne sont pas irréconciliables. Ce qui rend la défaite quasi certaine quand un insoumis est en tête d'une alliance de la gauche, c'est le fait que aujourd'hui il prennent à chaque fois le poids, le boulet que représente Jean-Luc Mélenchon qui est aujourd'hui et chacun le sait, le candidat qui mobilise un socle électoral mais qui est celui qui malheureusement fait converger le plus de rejets au 2e tour. C'est la raison pour laquelle l'année prochaine à l'élection présidentielle, il est peut-être un candidat qui peut rassembler des voies au premier tour, mais il est le plus mauvais candidat de la gauche pour le second tour parce qu'il est celui qui ferait perdre de manière absolue face à l'extrême droite la gauche.

Il n'y aura aucune association avec LFI ou Jean-Luc Mélenchon ni au premier ni au deuxème tour de l'élection présidentielle. Il n'y aura aucune association évidemment avec Jean-Luc Mélenchon mais c'est une question qui ne se pose même pas cette fois-ci. Mais d'abord parce que Jean-Luc Mélenchon sera candidat face à nous.

Il y a aucun il y a vous l'avez entendu à de multiples reprises on fait semblant de croire des choses qui n'existent pas. Moi ce que je vous dis c'est que il y aura un candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon et il y aura un candidat de la gauche démocratique écologiste. J'espère un candidat commun qui permettra de faire en sorte que nous soyons au second tour et que nous puissions l'emporter.

Et si et si Jean-Luc Mélenchon vous dit "Faisons un programme commun pour le deuxème tour, le soir du premier tour", est-ce que vous lui tendrez la main ? La police mal ne rentrons pas dans une politique fiction qui n'existe pas. Il n'y a pas de programme commun pour la présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon et ça n'est absolument pas possible de la même façon que je vous ai dit que il n'y a pas eu d'accord national avec la France insoumise parce que ce parti tant qu'il sera dirigé par Jean-Luc Mélenchon, tant qu'il n'aura pas fait la clarté sur ses propres ambiguïés notamment sur la question de l'antisémitisme et bien il n'y aura pas d'accord possible.

Catherine Trotman socialiste ou pas socialiste ? Trotan socialiste. Pourquoi est-ce que nous lui avons retiré l'investiture entre les deux tours ?

Parce qu'elle a fait un accord avec le parti Horizon, parti d'Édouard Philippe. Vous comprendrez que personne n'aurait compris. Vous auriez vous auriez posé la question inverse, vous auriez dit "Mais alors maintenant en fait socialistes, vous partez alors vous voulez pas l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon, mais vous la voulez avec Horizon." Mais enfin, je remarque quand même que ceux qui se sont associés avec Jean-Luc Mélenchon, enfin avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, vous l'aurez pas retiré le logo PS mais vous le retirez pour pour Catherine Trotman mais mais pas pour ceux qui s'associent avec AFI.

Appel, moi je considère que la France insoumise, ses candidats ne peuvent pas se confondre avec Jean-Luc Mélenchon. Je vois bien que y compris dans la France insoumise, il y a aujourd'hui des gens qui sont en train de considérer que il y a un problème Jean-Luc Mélenchon je vous et donc je vous dis que la gauche ça la gauche elle va des électeurs de Jean-Luc Mélenchon jusqu'aux électeurs du Parti socialiste des radicaux de gauche. Je vous repose la question.

Catherine Trottman là est-ce que vous considérez que c'est une mère socialiste ? Bah elle est socialiste. Ah bon ?

Et donc je n'ai jamais dit le contraire. Je dis simplement que nous avons retiré nous lui avons retiré l'investiture mais vous lui retirez pas l'étiquette socialiste. Vous ne l'exclurez pas du parti.

Mais elle n'a pas été exclue. Elle n'a pas exclu. Elle ne le sera pas.

Ce que ce que je dis simplement c'est que il n'est pas possible. Je je l'ai eu au téléphone la veille de du moment où on l'a privé de son investiture. Je lui ai dit Catherine, tu n'as pas besoin de t'alier à qui que ce soit pour gagner à Strasbourg mais tu comprends que si tu faisais le choix de t'allier avec la une partie de la droite, même si je constate que monsieur Jacubovic s'est fait exclure aussitôt par le parti Horizon, et bien si tu t'allies avec eux, nous ne pouvons pas donner un signal qui est un signal délétaire qui est de laisser penser que aujourd'hui all avec la droite mais ce matin vous dites Catherine Trotman est bien une mère socialiste élu donc maire de de Strasbourg.

Géral de Darmanin hier dit au fond la question pour lutter contre les extrême c'est celle d'une candidature commune à tout le centre et la droite et il va même jusqu'à dire qu'il faudrait peut-être s'associer avec ce qu'il appelle la gauche républicaine. Est-ce que vous accepteriez une sorte de grande candidature de grande primaire qui irait, j'en déduis de horizon jusqu'à place publique et pourquoi pas le Parti socialiste ? Non mais c'est une blague.

Vous imaginez que nous puissions demain accepter l'idée de partir dans une primaire où Gérald d'Armanin pourrait être le candidat ? Non mais euh franchement, il y a un clivage dans ce pays, un clivage qui oppose la gauche et la droite. Dans les municipales, on l'a bien vu.

Ce clivage, il a été réactivé parce que vous avez pas les mêmes politiques publiques qui sont conduites, qu'il s'agisse du logement. Enfin, la droite est contre l'encadrement des loyers. Elle ne construit pas de logements sociaux.

La droite considère que les tarifs de la cantine, ça n'est pas un sujet pour nous. C'est un sujet essentiel. C'est souvent le seul repas que les enfants peuvent faire dans la journée quand ils sont dans des familles modestes.

C'est la question de la mobilité. Est-ce que la mobilité est en devient un luxe ou est-ce que par exemple on observe la gratuité pour les plus jeunes ? Bref, toutes ces questions-là, ce sont des questions qui opposent la droite et la gauche.

Et il n'est en aucun cas question de s'aller avec Gérald Darmanin. Franchement, il faut qu'il arrête de rêver. Et euh bien sûr que je vois bien pourquoi il le fait, c'est que ce qu'il la famille à laquelle il appartient désormais, celle euh de la Macronie, elle s'est effondrée, elle a disparu dans l'élection municipale.

Ils ont gagné Bordeaux et ANC. Franchement, un parti qui gouverne depuis presque 10 ans et qui ne gagne que deux grandes villes, franchement le résultat, on peut pas dire que ce soit un succès étourdissant. Vous restez premier secrétaire du Parti socialiste ?

Mais oui, bien sûr. Mais euh Non, mais attendez, Jean-Christophe Cambadis, un de vos prédécesseurs dit il faut donner une nouvelle direction euh au PS, il parle d'une erreur magistral des alliances, il le dit toutes les semaines. Bon, François Hollande n'osait pas le dire avant visiblement, mais là, il dit c'est l'échec de la méthode d'Olivier.

Enfin, vous restez premier secrétaire du Parti socialiste. Mais euh vous croyez qu'il y a un succès de la méthode Hollande, la méthode Cambadisce. Vous pensez vraiment que les Français ont voté dans un congrès du PS hier et qu'ils ont fait le choix de Hollande ou de Cambadéis ?

Est-ce que c'est ça le résultat des élections municipales ou est-ce qu'au contraire c'est la stratégie que j'ai posé qui s'est retrouvé gagnante et qui a permis ce c'est moi j'ai un petit peu du mal à la lire votre stratégie parce qu'il y avait un coup on fait pas d'alliance un coup on en fait quand même mais je vais vous répéter ch al peut-être que votre stratégie c'était de les laisser tranquille et de dire bon je vais vous répéter les choses très tranquillement j'ai posé pour le premier tour de l'élection municipale un accr national avec les verts et avec les communistes. J'ai posé le fait qu'il n'y aurait pas l'agr national avec la France insoumise ni au premier ni au second tour. Il y a des maires qui en conscience ont fait des choix.

Je les ai tout simplement compris. Je ne veux pas être je ne suis pas un dictateur. Ce n'est pas moi qui impose.

Et donc quand il y a eu des choix différents, je les ai accepté. Maintenant, ce que je vois c'est que ça n'a pas fonctionné dans un certain nombre de cas, que ceux qui étaient candidats insoumis devraient se poser la question de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il les a privé d'une victoire qui était accessible. Et je vois aussi que il y a des cas où ça a fonctionné, des cas où ça n'a pas fonctionné.

Merci Olivier Fort d'avoir répondu à nos questions.