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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 26 octobre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Étudiants : Que peuvent-ils obtenir du gouvernement aujourd'hui ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:02Chiffre
    « une hausse d'un milliard 200 millions d'euros du budget de l'éducation nationale »
  • 3:47Chiffre
    « les dividendes qui ont été distribuées en 2025 ont atteint des sommes historiques »
  • 7:22Chiffre
    « 1588 postes d'enseignant supprimé »
  • 8:02Chiffre
    « 180000 élèves seront en moins l'année prochaine à la rentrée prochaine »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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encore et bien le gouvernement va devoir s'employer à tenter d'éteindre ou en tout cas de circonscrire un feu qui s'embrase déjà. Emmanuel Macron Martin qui laisse donc le soin au gouvernement de dévoiler des mesures he qu'il estime très concrètes. Il parle de concret. C'est vrai que son allocution de la semaine dernière avait laissé les lycéens quelque peu sur leur fin la preuve de cette mobilisation encore massive ce weekend. Je ne sais pas si Emmanuel Macron laisse le soin au gouvernement de faire les annonces ou s'il l'impose au gouvernement parce que ça fait quand même un mois que cette crise lycéenne a débuté et c'est la première fois que Sébastien Lecorn reçoit les lycéens à Matignon. C'est tard, c'est extrêmement tard. Jusque-là, il a laissé la main à Édouard Gefrey et

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Philippe Baptiste donc ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur de les recevoir. Ce n'était pas le premier ministre. Eux ils demandaient au Premier ministre d'être reçu. Donc là les lycéens vont être reçus. Ensuite, ils ont vu Emmanuel Macron tout de même. Ils ont vu Emmanuel Macron. Mais parce qu'Emmanuel Macron a décidé de les voir jusque là, le premier ministre ne les a pas reçu. Il parle souvent de réel. Sébastien Lecnu, c'est quelque chose qui qu'il aime parler réel. Si on veut parler réel avec les les étudiants et les lycéens, encore faut-il les recevoir. Donc là, il vient faire les annonces au lycéens. Jusque-là, il ne les avait pas écouté directement. D'ailleurs, symbole également cet après-midi, en fin d'après-midi, qui fera la conférence de presse pour

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annoncer les mesures. Ce n'est pas Sébastien Lecnu, c'est Édouard Jeffrey et Philippe Baptiste également. Donc là, il est au pied du mur. Sébastien Lecornu, il avait annoncé lui-même lors de son allocution à Matignon, seul face caméra qu'il y aurait des annonces à la fin du mois d'octobre. On arrivé à la fin du mois d'octobre, il y a eu cette plateforme Agora qui a recueilli 100000 100000 voilà de doléances. Il faut montrer contrairement justement au fameux cahier de doléance, contrairement au grand débat lors des gilets jaunes, qu'il y a des résultats et donc il faut le montrer tout de suite que ça a été écouté et qu'il y a des des résultats. Donc là, il n'a plus le choix Sébastien Lecnu, il doit faire des annonces, il doit faire des annonces concrètes.

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Effectivement, on l'attend sur Parcours Sup. Emmanuel Macron a dit qu'il y aurait une refonte assez importante de Parcours Sup. Sébastien Lecornu, lui parle davantage de bouger. On va bouger sur Parcours Sup. Donc, il y a vraiment une interrogation. Mais en tout cas, les lycéens le disent, il ne faudrait pas que nos demandes soient déçues. Et là, il y a une vraie crainte. Il y a vraiment un vrai risque que ces revendications soient déçu parce que le seul enjeu pour le gouvernement pendant ses vacances qui saent en ce moment, c'est que le 2 novembre la crise et les blocages finalement des lycées ne reprennent pas et que les cours repartent à la normale ou presque. C'est évidemment ce que souhaite le gouvernement. Les revendications lycéennes, on les connaît, ce sont toujours les mêmes. 10

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milliards d'euros ces sil réclament pour 10 mesures. Je vous propose de les écouter ces lycéens immobilisés. Plus de professeurs, plus de moyens du coup pour les établissements qui sont souvent insalubres. Des horaires plus aménagés parce que des trous de 4 heur dans une journée, c'est insupportable. Il parle pour camer la foule mais nous on attend les résultats comme toujours. Ça a été une vraie galère parcours sup. Franchement c'est c'est faut vraiment enlever ça aussi. Ils attendent des résultats. Il saintomè ça va être compliqué pour le gouvernement. 10 milliards c'est énorme évidemment alors que les caisses sont vides. On ne cesse de le répéter que le gouvernement se satisfait d'une hausse d'un milliard 200 millions d'euros du budget de l'éducation nationale qui est

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autour de de 64 milliards dans le projet de loi de finance qui est en passe peut-être d'être voté en ce moment. Sur quoi il peut agir le gouvernement ? Est-ce que c'est financier justement ce qui peut-être annoncé ? Alors, il y a deux choses, je pense. D'un côté, sur le plan financier, il est clair et net que la situation financière de l'État est très mauvaise et que on peut pas sortir comme ça de l'argent. Mais en même temps, cela découle aussi de choix politiques qui ont été faits. Un choix de mettre de l'argent dans l'armement, dans le réarmement, le choix de faire baisser les impôts sur les couches de la population qui gagne le plus. le choix de limiter l'imposition

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sur les entreprises alors que les dividendes qui ont été distribuées en 2025 ont atteint des sommes historiques. Donc, ce sont des choix lourds qu'il faut faire ou ne pas faire, mais on peut pas simplement dire il y a pas d'argent, il y a pas d'argent en fonction de choix. C'est une question de priorité. Voilà, c'est cela ça c'est la première chose. Pression quand même que le budget de l'éducation nationale a augmenté ces dernières années et que ça faisait partie des priorités comme financement. Il a il a augmenté en eurocant quand on regarde en euro constant, c'està-dire en enlevant l'inflation, l'augmentation n'est absolument pas du même ordre. Et par ailleurs la le fait qu'il y ait eu

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une un décalage euh dans les dépenses au profit du privé, je dis pas que ça explique tout, mais il y a cette dimension là aussi et des différences extrêmement importantes dans le traitement des lycées disons de banlieu ou des lycées dans les zones plus défavorisées avec disparité régional territorial he pour les remplacements de professeurs notamment. Voilà. Donc vo le côté financier. Je voudrais ensuite euh revenir sur la question de parcours sup. Oui, ça c'est la vraie question aussi parce que ça ce serait presque plus facile pour le gouvernement. Abrogation ou adaptation ? Oui, mais ce qu'il faut rappeler d'abord c'est que lorsque parcours sup a été introduit la mesure a fait l'objet de vive contestation. Donc il faut revenir

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son de transparence. Alors pas simplement parce que parcours sup est à la fois un instrument et puis finalement un symbole. L'instrument, qu'est-ce qu'on lui reproche ? Le manque de transparence. Ça ça peut être plus facile à régler. Il suffit d'imposer aux universités pardon. Et ça ne coûte rien. Oui. Et ça ne coûte rien. Et il suffit de de d'imposer aux établissements du supérieur de d'avoir une transparence sur les algorithmes et en signalant tout de même qu'il y a les algorithmes mais qu'après derrière il y a les collègues qui regardent les dossiers. Donc c'est pas simplement l'algorithme. Et le problème de fond c'est quoi ? C'est la sélection. Le problème de fond, c'est que parcours supé conçu aussi pour

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renforcer une hiérarchisation entre les établissement du supérieur et à l'intérieur même des établissements entre les différents les différentes disciplines et qu'on a depuis quelques années une différenciation, une inégalité croissante dans les établissements et que parcours sup ailleurs n'a pas permis de résoudre un problème qui est un problème fondamental pour la jeunesse aujourd'hui. aujourd'hui à savoir que d'une part une partie des lycéens se font recaler et ne trouve pas de place. Il s'agit tout même de plus de 100000 1500. Les chiffres varient et puis deuxièmement qu'une fois qu'ils sont acceptés à l'université, il va y en avoir la moitié qui ne vont pas

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sortir après 3 ans, 4 ans, 5 ans avec la licence. Et ces chiffres-là sont encore plus tragiques pour les bâcheliers techniques et professionnels où là le taux d'échec est de 85 ou 93 %. Donc cette c'est un problème d'offre et de demande. C'est un problème que l'université aujourd'hui telle qu'elle est conçue n'est pas adapté à ce public là et que on n pas une formation professionnelle postbou de qualité comme on peut l'avoir en Suisse en Alemage. C'est pas adapté au besoins du marché du travail au besoins du marché du travail d'une part mais aussi aux demandes du public lycéen qui arrive. Et pour changer ça,

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c'est autrement plus difficile que de simplement modifier un algorithme ou ou une mesure. Alors, en tout cas, il y a donc cette demande sur parcours sub, ce n'est pas la seule. Il y a aussi la demande de rénovation du bâti, ça dépend des régions. Donc on verra ce que peut faire l'exécutif et ce que peut annoncer tout à l'heure, ce que peuvent annoncer même donc les ministres Édouard Jeffrey et Philippe Baptiste pour l'enseignement supérieur. Et la question des places à l'université, vous l'avez déjà un peu abordé, la question des rythmes scolaires et puis celle aussi du remplacement des professeurs absents. Là de grande disparité, c'est vrai, en fonction des territoires. Et Édouard Jeffrey a d'ors et déjà annoncé ce chiffre 1588 postes d'enseignant supprimé. Pourquoi ? selon le ministre

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car 180000 élèves seront en moins l'année prochaine à la rentrée prochaine. Donc il y a ce chiffre évidemment qui crispe l'opposition. Est-ce qu'on peut imaginer Martin est-ce que c'est dans les tuyaux qu'il pourrait être revu à la baisse ? On peut on peut tout imaginer d'autant que politiquement pour le coup on parlait de choix financier passé. Là c'est un choix financier futur à venir et sur lequel le gouvernement pour le coup à la main dans son budget. Euh c'est-à-dire que aujourd'hui, il y a une baisse qui est incontestable. C'est un chiffre démographique. Il y aura moins d'élèves demain qu'il y en a aujourd'hui. Et donc le gouvernement dit bah s'il y a moins d'élèves demain, il faut moins de professeur pour s'occuper de ses élèves. Certes, mais politiquement d'autres alors pas que

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dans les oppositions hein, parce que c'est par exemple dans le programme de Gabriel Atal qui assure que on ne va pas diminuer le nombre d'enseignants, on va simplement diminuer le nombre d'élèves par classe. C'est-à-dire qu'on va laisser davantage d'enseignants pour moins d'élèves. Et ça, ça répondrait à une autre préoccupation des lycéens. Ouais, on peut pas dire on aura moins d'élèves par classe et en même temps on aura moins d'enseignants. Donc là, on est face à un vrai choix politique du gouvernement. Alors certes, pour le coup, il y aura des dépenses, il faudra les compenser ailleurs parce qu'il y a toujours cet objectif de 5 % de du PIB pour ce qui est de la dette. Mais c'est un choix politique qu'il va falloir prendre et là c'est Sébastien Lecnu qui

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devra trancher, qui doit trancher. J'imagine quand même mal le gouvernement dans cette crise aller voir les lycéens et leur dire il y aura quand même alors que aujourd'hui on a un problème de remplacement, il y aura demain moins de professeur. Oui, effectivement Édouard Jeffrey Adors déjà annoncé 1804 créations de postes mais hors enseignant et 1300 accompagnants d'élèves en situation de handicap, 200 conseillers principaux d'éducation et 304 précisément postes de personnel médicaux. Donc on verra ce qui peut être annoncé aujourd'hui pour apaiser cette colère donc lycéenne qui se et bien qui s'accumule maintenant avec d'autres colères et la la comment dire la défense aussi de tout ce qui est services public. C'est ce qu'on a vu encore ce weekend notamment sur France info. Merci

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Sainthomer d'avoir été avec nous pour en parler.