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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 3 juillet 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesJustice

Face à Face : Jean-François Copé - 03/07

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Quand les populismes trahissent le peuple, c'est aux éditions Plon, on va revenir sur votre diagnostic politique, mais d'abord ce qu'il se passe à droite, qui sera le candidat de la droite ?

  • 0:40RelanceRéponse partielle

    La droite va-t-elle encore éclater ? Est-ce qu'il est complexé Edouard Philippe ?

  • 0:47RelanceÉludée

    Non parce que vous n'arrêtez pas de dire, il faut vraiment, je m'assure qu'il est une droite décomplexée, est-ce que ça voudrait dire qu'aujourd'hui vous le trouvez un peu complexé, un peu peut-être gêné par certaines positions ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Ce qui voudrait dire qu'il y aurait une droite complexée, une droite décomplexée. C'est quoi une droite complexée, c'est quoi une droite décomplexée ?

  • 1:58RelanceRéponse directe

    Ce qui voudrait dire qu'il y aurait une droite complexée, une droite décomplexée. C'est quoi une droite complexée, c'est quoi une droite décomplexée ?

  • 3:54OuverteRéponse directe

    Et vous espérez donc qu'Édouard Philippe fera ses preuves sur ce point-là dimanche. Mais ça veut dire qu'à vos yeux, il doit encore faire ses preuves ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:06Invité politiqueFait
    « Ça fait plusieurs mois qu'Edouard Philippe jalonne un certain nombre d'idées que je crois essentielles autour du rétablissement de l'ordre dans ce pays, l'ordre dans les comptes, et l'ancien ministre du budget ne peut pas vous dire à quel point il attend ça. »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « Et puis deuxièmement, l'ordre dans la rue, l'ordre aux frontières, l'ordre à l'école, donc ça c'est le premier élément. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « La droite, elle est attentive au progrès économique, parce qu'il faut des entreprises qui soient fortes. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Progrès social, parce qu'on a un modèle social qu'on doit sauver, donc réformer. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Progrès environnemental, parce que ça suffit de laisser les gauchistes dire n'importe quoi pour préserver l'environnement, alors qu'il y a de temps à faire. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « Et puis aussi scientifiques, on n'est pas des anti-vax. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Vous savez, en France, dans beaucoup de milieux, quand on est de droite, les gars vous regardent en disant « mais qu'est-ce qu'il a eu ? Il a eu un problème dans son enfance, c'est tellement plus moderne d'être de gauche. » »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « J'ai assumé de dire qu'en réalité, la droite décomplexée, c'est une droite qui est hermétique, totalement étanche par rapport au RN, l'extrême droite, qui combat l'extrême gauche de la même manière, parce que LFI égale RN, ce sont des populistes, comme je l'ai expliqué dans mon livre. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Depuis des années, je défends l'idée qu'on doit rétablir la sécurité qu'il faut arrêter de mollir, avec des caméras, avec des policiers municipaux armés, mais qu'il faut aussi avoir une approche qui soit décomplexée avec l'ensemble de nos concitoyens, qu'on soit par exemple très ferme sur les questions de laïcité, mais qu'on arrête de stigmatiser les gens au regard de leurs convictions, de leurs religions. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « On veut réformer les retraites, puis on n'y va pas. Sur la sécurité, on ne fait que la moitié du chemin. Sur l'immigration, au lieu d'assumer une politique d'immigration choisie, on s'excuse tous les quatre matins. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « Quand on interdit au maire d'être député, ça veut dire qu'à l'Assemblée nationale, vous avez des types qui sont totalement, qui sont très respectables, mais totalement pêchés. »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « Alors je peux vous dire qu'on était tous fous de colère, d'imaginer qu'on puisse interdire à des Français qui tous les jours sont aux prises avec la réalité de venir voter le débat de la loi et représenter la France profonde. »
  • 6:13Invité politiqueFait
    « La France va jouer son destin en 2027. Est-ce qu'elle va tomber, comme malheureusement d'autres pays, sous les griffes des partis extrémistes, populistes, qui racontent n'importe quoi et qui bénéficient aujourd'hui d'un succès populaire considérable dans de nombreux pays, dans lesquels on fait le procès de l'inefficacité de la démocratie ? »
  • 6:50Invité politiqueFait
    « LFI égale RN. D'ailleurs, ils se sont comme par hasard retrouvés les deux pour voter ensemble 40 milliards de hausses d'impôts. Les mêmes amendements, ils les votaient ensemble, l'extrême gauche et l'extrême droite à l'automne dernier au budget. »
  • 13:55Invité politiqueFait
    « Dans un moment où la France est dans une situation financière catastrophique, les marchés sont extrêmement fébriles parce qu'ils se disent que ce pays est bloqué à cause de cette folle dissolution de Macron qui a conduit, comme un certain nombre d'entre nous l'avions prédit, à cette situation dramatique de blocage institutionnel pendant trois ans. »
  • 17:10Invité politiqueFait
    « on est tous d'accord et ça il ne faut pas s'étonner que cela conduise effectivement la population à être exaspérée »

Temps de parole

  • Jean-françois Cope69 %
  • Présentateur31 %

7,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC jusqu'à 9h, Apolline Matin, face à face, Apolline de Malherbe. Vous êtes bien sur RMC BFM TV les 8h29, bonjour Jean-François Copé, merci de répondre à mes questions ce matin, vous êtes maire de mots, vous êtes ancien ministre, vous êtes l'auteur de ce livre sur les populismes. Quand les populismes trahissent le peuple, c'est aux éditions Plon, on va revenir sur votre diagnostic politique, mais d'abord ce qu'il se passe à droite, qui sera le candidat de la droite ? La droite va-t-elle encore éclater ? Est-ce qu'il est complexé Edouard Philippe ? Je ne crois pas, en tout cas c'est pas...

Non parce que vous n'arrêtez pas de dire, il faut vraiment, je m'assure qu'il est une droite décomplexée, est-ce que ça voudrait dire qu'aujourd'hui vous le trouvez un peu complexé, un peu peut-être gêné par certaines positions ?

0:57
Jean-françois Cope

Ça veut surtout dire que le discours qu'il va prononcer dimanche, je pense qu'on va être nombreux à l'écouter très attentivement, parce que ça va être un moment clé. Ça fait plusieurs mois qu'Edouard Philippe jalonne un certain nombre d'idées que je crois essentielles autour du rétablissement de l'ordre dans ce pays, l'ordre dans les comptes, et l'ancien ministre du budget ne peut pas vous dire à quel point il attend ça. Et puis deuxièmement, l'ordre dans la rue, l'ordre aux frontières, l'ordre à l'école, donc ça c'est le premier élément. Et puis deuxièmement, il faut incarner le progrès, parce que la droite, elle n'est pas réac.

La droite, elle est attentive au progrès économique, parce qu'il faut des entreprises qui soient fortes. Progrès social, parce qu'on a un modèle social qu'on doit sauver, donc réformer. Progrès environnemental, parce que ça suffit de laisser les gauchistes dire n'importe quoi pour préserver l'environnement, alors qu'il y a de temps à faire. Et puis aussi scientifiques, on n'est pas des anti-vax. Voilà, c'est ce sujet-là sur lesquels on doit avancer.

1:50
Présentateur

Il y a ce que la droite ne doit pas être. Mais si je vous pose la question, c'est parce que j'ai toujours du mal à comprendre ce qu'il y a derrière cette expression de droite décomplexée. Ce qui voudrait dire qu'il y aurait une droite complexée, une droite décomplexée. C'est quoi une droite complexée, c'est quoi une droite décomplexée ?

2:03
Jean-françois Cope

Il se trouve que j'ai défendu ce concept, parce qu'il y a pas mal d'années maintenant, parce que j'en avais marre qu'on s'excuse toute la journée d'être de droite. Vous savez, en France, dans beaucoup de milieux, quand on est de droite, les gars vous regardent en disant « mais qu'est-ce qu'il a eu ? Il a eu un problème dans son enfance, c'est tellement plus moderne d'être de gauche. » C'est pas cool d'être de droite ?

J'ai assumé de dire qu'en réalité, la droite décomplexée, c'est une droite qui est hermétique, totalement étanche par rapport au RN, l'extrême droite, qui combat l'extrême gauche de la même manière, parce que LFI égale RN, ce sont des populistes, comme je l'ai expliqué dans mon livre. Et ensuite, on dit ce qu'on a à dire. Je suis maire de mots.

Depuis des années, je défends l'idée qu'on doit rétablir la sécurité qu'il faut arrêter de mollir, avec des caméras, avec des policiers municipaux armés, mais qu'il faut aussi avoir une approche qui soit décomplexée avec l'ensemble de nos concitoyens, qu'on soit par exemple très ferme sur les questions de laïcité, mais qu'on arrête de stigmatiser les gens au regard de leurs convictions, de leurs religions. Bref, une droite décomplexée sur des sujets où on est caricaturé.

3:06
Présentateur

Et ça peut être cool d'être de droite ?

3:08
Jean-françois Cope

Le débat, il n'est pas entre cool et pas cool.

3:10
Présentateur

Non, parce que vous avez l'air de dire qu'il faut à un moment oser dire, être de droite, c'est...

3:15
Jean-françois Cope

Oui, parce qu'en vrai, beaucoup de gens à droite ont calé quand ils étaient au pouvoir. Et c'est ça que nous avons payé. C'est-à-dire que, c'est ce que d'ailleurs j'explique dans mon livre, en parlant des sept péchés capitaux. Les petites compromissions, les reculades, les demi-mesures. On veut réformer les retraites, puis on n'y va pas. Sur la sécurité, on ne fait que la moitié du chemin. Sur l'immigration, au lieu d'assumer une politique d'immigration choisie, on s'excuse tous les quatre matins. C'est ça qu'il faut changer. Mais dans le même temps, on le fait de manière moderne. Donc le débat, il n'est pas entre cool et pas cool.

Le débat, il est est-ce qu'on est capable, à droite, de faire ce que les Français attendent pour montrer que la démocratie, que dans l'État de droit et dans la démocratie, on peut être efficace.

3:54
Présentateur

Et vous espérez donc qu'Édouard Philippe fera ses preuves sur ce point-là dimanche. Mais ça veut dire qu'à vos yeux, il doit encore faire ses preuves ?

4:02
Jean-françois Cope

Mais c'est vrai, il doit encore faire ses preuves. C'est son premier meeting. C'est un discours majeur.

4:07
Présentateur

Il y a une histoire de meeting, mais il y a aussi son programme, il y a de nombreuses interviews qu'il a pu accorder. Il y a quand même déjà beaucoup de choses.

4:12
Jean-françois Cope

Bien sûr, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure. Simplement, mon point, c'est que c'est un discours. Moi, je crois beaucoup au retour de la politique par des professionnels. Parce que c'est un métier. Ce que Jacques Chirac m'a appris, nous a appris, il faut avoir été, pour être prêt, pour les Français, maires, députés, ministres, élus, battus. Et un jour, les Français considèrent ou non que vous êtes prêts. Bon, il a fait ce parcours, Édouard Philippe. Et ça fait une vraie différence avec ce que nous vivons depuis des années, avec le macronisme.

4:40
Présentateur

Pour vous, le macronisme, hors sol, n'ayant pas affronté avant l'élection présidentielle, l'élection locale ?

4:45
Jean-françois Cope

C'est quoi ? Quand on interdit au maire d'être député, ça veut dire qu'à l'Assemblée nationale, vous avez des types qui sont totalement, qui sont très respectables, mais totalement pêchés.

4:52
Présentateur

Interdire au maire d'être député, ce n'est pas Macron qui l'a élu, enfin qui l'a décidé.

4:56
Jean-françois Cope

C'est décidé, mais je ne suis pas à dire le contraire. C'est Hollande. Vous n'allez pas me penser que j'ai été violente.

4:59
Présentateur

Mais il me semble que la droite ne s'y était pas totalement opposée.

5:02
Jean-françois Cope

Totalement. Alors je peux vous dire qu'on était tous fous de colère, d'imaginer qu'on puisse interdire à des Français qui tous les jours sont aux prises avec la réalité de venir voter le débat de la loi et représenter la France profonde. Ça doit faire partie des points.

5:15
Présentateur

Il faut supprimer ce non-cumul des mandats. Il faut revenir à... On peut être député-maire.

5:19
Jean-françois Cope

Le quinquennat privé, tout le monde le dit. Tout le monde dit que c'est une erreur. C'est juste, je le confirme.

5:24
Présentateur

Ça et le quinquennat d'ailleurs. Les deux en général...

5:27
Jean-françois Cope

Le quinquennat, c'est plus compliqué. C'est une réforme constitutionnelle. Mais en tout cas, de permettre au maire d'être député, ça veut dire quoi demain ? Ça veut dire qu'enfin, des gens qui font, comme c'est mon cas, toutes les semaines, des permanences, qui voient les gens, qui prennent des décisions, qui sont face à des problèmes incroyables tous les jours en matière de sécurité, en matière de prévention d'inondations, de phénomènes sanitaires, etc., vont pouvoir, à l'Assemblée, veiller, ou au Sénat, à ce que la loi soit conforme...

5:52
Présentateur

Mais Bruno Retailleau, c'est aussi un élu local ?

5:54
Jean-françois Cope

Oui, bien sûr.

5:56
Présentateur

Donc cette qualité-là, il l'a ?

5:58
Jean-françois Cope

Mais je n'ai pas dit qu'il ne l'avait pas.

5:59
Présentateur

Non, parce qu'on sent quand même, globalement, vous n'avez pas encore totalement rallié Edouard Philippe, mais on sent qu'en tout cas, vous n'êtes pas dans un chemin de ralliement ou de soutien à Bruno Retailleau,

6:10
Jean-françois Cope

il faut être honnête. Soyons là-dessus très très précis. Point numéro un, la France va jouer son destin en 2027. Est-ce qu'elle va tomber, comme malheureusement d'autres pays, sous les griffes des partis extrémistes, populistes, qui racontent n'importe quoi et qui bénéficient aujourd'hui d'un succès populaire considérable dans de nombreux pays, dans lesquels on fait le procès de l'inefficacité de la démocratie ? Ce qui est fou, mais c'est la vérité.

Donc, est-ce qu'on est capable de proposer une alternative à ce danger absolu de voir l'ERN ou l'FI en finale, qui rendrait le pays dans un état de tension extrême parce que toutes les propositions qu'ils font, les uns comme les autres, que ce soit Mélenchon ou Le Pen, sont totalement dingues et irresponsables ? Si c'est le cas,

6:55
Présentateur

vous votez blanc, si vous vous retrouvez avec un deuxième tour...

6:56
Jean-françois Cope

Je vous promets qu'on se retrouvera ce jour-là, mais je vais tout faire pour éviter ça. Ce qui est sûr, c'est qu'en tout cas, vous faites partie de ceux qui disent qu'il y a un signe égal entre les deux. Mais il y a un signe égal entre les deux et ne pas dire cela est irresponsable. Premier point. Deuxième point, il faut qu'il n'y ait qu'un seul candidat à droite. Je pense que la France, aujourd'hui, attend une politique de droite. Ça n'a pas toujours été le cas. Je pense qu'en 1981, les gens voulaient de la gauche. Très bien. Aujourd'hui, ils veulent le rétablissement de l'ordre et de l'ordre et du progrès. Bon. Donc, il faut un seul candidat de droite.

Nous en avions 10 ou 15, je ne sais plus, il y a 6 mois. On a un peu progressé. On n'a plus que 3.

7:29
Locuteur

Bon.

7:29
Jean-françois Cope

Grosso modo, je vais un peu vite. Retailleau, Édouard Philippe, Attal. Bon. A partir de là... Je pourrais vous rajouter, David Lissard, le président de l'association de maire. Non, non, non. Justement, pourquoi je dis 3 ? Oui, non, mais attendez. Pourquoi je dis 3 ? Parce qu'il faut arrêter de raconter n'importe quoi. Pour être candidat financier. Sinon, on fait semblant. Donc, David Lissard, il fait de la figuration. Ni lui, ni... Excusez-moi, mais on commence maintenant à rentrer dans le dur. Donc, on retient.

7:57
Présentateur

Retailleau, Attal et d'Or.

7:58
Jean-françois Cope

Je pense que maintenant, les choses doivent être clarifiées par rapport à cela. Nous avons 3 candidats. Ils n'ont pas voulu, les uns et les autres, de primaire. Moi, j'étais pour, mais ils n'ont pas voulu. Donc, ça veut dire que ça va se départager comment ? Probablement par des sondages qui, je pense vers octobre-novembre, vont permettre de voir qui fait la différence en espérant qu'il y en ait un des trois qui fasse la différence et surtout que les deux autres veuillent bien entendre que l'intérêt supérieur du pays et qu'ils viennent se retrouver

8:24
Présentateur

pour éviter l'arrivée de l'extrême droite ou de l'extrême gauche. Parce que Jean-François Copé, quand on écoute Laurent Wauquiez qui donc, ces derniers jours, a dit son soutien à Édouard Philippe, en tout cas, il dit par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes, je crois qu'Édouard Philippe peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France. Lui qui, sauf Édouard Philippe, bon, il dit surtout le risque est le suivant. Si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d'éliminer un candidat de droite et permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour. Il demande donc à Bruno Retailleau de se retirer.

8:59
Jean-françois Cope

Alors, moi, mon point, c'est qu'il faut qu'il y en ait trois. Qu'il y en ait un et pas trois. Bon, ça veut dire que je ne suis pas le seul à le dire. Effectivement, il y a Laurent Wauquiez, mais enfin, Valérie Pécresse, Gérard Larcher, Michel Barnier, enfin, je ne les fais pas tous. On est tous à dire mais attention.

9:14
Présentateur

Mais on décide quand ? C'est-à-dire que si on décide aujourd'hui, en effet,

9:16
Jean-françois Cope

c'est plutôt Édouard Philippe. Aujourd'hui, il y a un moment où chacun veut montrer qu'il est le meilleur. Ok, super. Moi, je dis juste qu'il faut qu'à l'automne, dans une zone qui serait, je ne sais pas, moins de novembre, voilà, il me semble, novembre-décembre maximum, en tout cas, on ne fait pas partir les Français aux fêtes de Noël sans qu'ils sachent qui va être le candidat de la droite.

9:36
Présentateur

Et sur quels critères ?

9:40
Jean-françois Cope

Il n'y a pas 36 solutions. Si les différents sondages d'opinion montrent qu'il y a une dynamique qui se crée autour de l'un des trois, ce que j'espère, parce que s'ils sont à touche-touche les trois, alors là, on peut fermer la maison. Mais s'il y a cette dynamique qui se crée, j'espère que les deux autres entendront ce message de responsabilité. Mais à ce stade,

10:00
Présentateur

Jean-François Copé, vous-même, vous ne choisirez que celui qui sera le mieux à même, le plus haut dans les sondages ou est-ce que vous choisirez sur d'autres critères ?

10:09
Jean-françois Cope

Écoutez, ce sera les deux. C'est évident que moi, je ne vais pas soutenir quelqu'un, si c'est le cas, qui se montrerait trop bienveillant à l'égard du Rassemblement National. Parce que moi, je suis de l'école chiracienne, je sais trop les dangers absolus de l'extrémisme parce qu'en réalité, c'est le double langage permanent. Regardez... Ça, c'est l'alerte que vous lancez à Bruno Retailleau. À un moment,

10:35
Présentateur

il faut décrypter, il faut le dire. C'est à Bruno Retailleau que vous vous adressez là,

10:39
Jean-françois Cope

ce matin. Vous ne vous souvenez peut-être pas parce que vous vous interrogez beaucoup de monde mais c'est sur votre plateau qu'il y a quelques mois, j'ai évoqué l'idée qu'il y avait un risque de schisme au sein de ma famille politique entre ceux qui font preuve d'une bienveillance ou en tout cas de comportement ambigu et ceux qui sont extrêmement fermes par rapport au Rassemblement National. Moi, je mets un signe égal entre le Rassemblement National et LFI.

C'est un point de divergence que j'ai avec Bruno Retailleau et probablement avec un certain nombre d'autres militants et sympathisants mais de la même manière que je n'ai pas accepté que François-Xavier Bellamy vote une motion de censure présentée par Jordan Bardella au Parlement européen contre la commission présidée par Wunderleyen. Dieu sait si j'ai des divergences avec le Rennes. Mais on ne vote pas

11:24
Présentateur

avec le Rennes.

11:25
Jean-françois Cope

Mais on ne vote pas une proposition du Rennes. Enfin, écoutez, ou alors, je ne sais pas où on habite. Il y a trop de divergences entre nous. Regardez, à chaque fois que le Rennes fait une proposition, combien on est dans la démagogie. Même sur la canicule, ils sont allés, alors qu'ils ont craché sur le changement climatique depuis des années, les gars, la semaine dernière, sans rire, vous disent on vous propose un plan de 200 milliards pour financer les climatiseurs. C'est devenu...

11:49
Présentateur

Ils ont coupé en 10 la somme.

11:51
Jean-françois Cope

En 24 heures, on est passé à 40 milliards. Et alors donc, quand même, il y a quelques journalistes qui ont fait leur travail et qui ont dit vous pouvez nous expliquer comment vous faites. Et là, on nous a dit, ils nous ont dit on va le financer par un prêt auprès de la Banque Centrale Européenne. D'ailleurs, un, d'habitude, ils détestent tout ce qui est européen. Maintenant, ils les trouvent formidables. Mais surtout, la Banque Centrale Européenne ne fait pas de prêt. Donc, c'est là où je dis qu'il y a un petit problème. Donc, en fait, c'est n'importe quoi. C'est n'importe quoi. Alors, je prends cet exemple. Malheureusement, c'est souvent vrai.

Et d'ailleurs, ceux qui votent et reinent les études le montrent, c'est des gens qui en ont marre. Donc, à nous, d'aller leur dire mais attendez, c'est nos enfants. Et donc, arrêtez de penser que la réforme, c'est sinistre. La réforme, ce n'est pas sinistre. Ce n'est pas du sang de la sueur et des larmes comme je l'entends dire. C'était Churchill qui a dit ça en 40 au moment où c'était la déportation, la guerre et la mort. Là, il s'agit de savoir si on reporte un peu la construction du rond-point près de chez nous ou si on dérembourse ce de l'IPRAN. Ce n'est quand même pas les mêmes enjeux.

12:40
Présentateur

En gros, c'est ça la question. C'est effectivement la question de notre modèle social, la question de nos investissements. Jean-François Copé, vous disiez, moi je mets un signe égal entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, entre le RN et LFI. David Lissnard, qui était mon invité à ce même micro il y a deux jours, disait face à Jean-Luc Mélenchon, je voterai pour n'importe qui.

12:57
Jean-françois Cope

Oui.

12:58
Présentateur

Tout sauf Jean-Luc Mélenchon.

12:59
Jean-françois Cope

Tout ça, c'est bien gentil, mais ça c'est des débats de lendemain de premier tour. L'étape aujourd'hui, elle n'est pas d'un plus en plus.

13:05
Présentateur

Mais vous accepterez de choisir

13:07
Jean-françois Cope

au lendemain d'une deuxième tour ? On en reparlera. Moi je n'en suis pas là. Aujourd'hui, tout mon combat c'est d'empêcher ça. Parce que je rappelle un petit détail.

13:13
Présentateur

Oui mais pardon. J'ai toujours du mal avec ça. Je comprends très bien qu'il y a des étapes et c'est très important. Mais au fond, vous êtes déjà en train de dire que certes, il y a un signe égal entre les deux, mais qu'à partir du moment où les deux seraient en finale pour l'élection présidentielle, quand même vous choisirez ?

13:28
Jean-françois Cope

Je ne sais pas vous le dire aujourd'hui. Je ne sais pas vous le dire aujourd'hui. Mon combat, il est d'empêcher ça. Mon sujet numéro un, c'est de dire LFI égale RN. D'ailleurs, ils se sont comme par hasard retrouvés les deux pour voter ensemble 40 milliards de hausses d'impôts. Les mêmes amendements, ils les votaient ensemble, l'extrême gauche et l'extrême droite à l'automne dernier au budget. Et on n'a pas encore tout vu. J'attends avec très grande inquiétude le budget à l'automne.

Dans un moment où la France est dans une situation financière catastrophique, les marchés sont extrêmement fébriles parce qu'ils se disent que ce pays est bloqué à cause de cette folle dissolution de Macron qui a conduit, comme un certain nombre d'entre nous l'avions prédit, à cette situation dramatique de blocage institutionnel pendant trois ans. Qu'est-ce qu'on fait ?

14:09
Présentateur

Quel modèle économique ? Vous avez peut-être lu ce matin Gabriel Attal dans les colonnes du Parisien dit objectif 0% de déficit en 2037, je crois. Vous y croyez à ça ?

14:22
Jean-françois Cope

Vous voyez qu'il y a une vraie convergence en fait entre ce que dit Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Édouard Philippe. C'est donc bien quelque part qu'on devrait être capable de recréer ce qu'on appelait autrefois l'UMD.

14:32
Présentateur

C'est un candidat de droite ? Gabriel Attal c'est un candidat de droite

14:35
Jean-françois Cope

à vos yeux ? Là il est passé à droite. Il n'était pas à droite toute sa vie.

14:38
Présentateur

Vous avez l'air de vous en désoler vous me disiez à l'instant que c'était cool d'être de droite ?

14:41
Jean-françois Cope

Non, pourquoi vous me désoliez ? Au contraire. Non, c'est au contraire. Il faut qu'il assume

14:45
Présentateur

peut-être que c'est ça que vous avez demandé.

14:47
Jean-françois Cope

Honnêtement, chaque jour qui passe il m'a l'air de plus en plus à droite. Mais surtout ce que je vois c'est les conditions de reconstitution d'un grand parti de droite et du centre qui doit aussi préparer les législatives dans la foulée pour des candidats uniques. Parce que sinon on n'aura pas la majorité absolue. Et si on n'a pas la majorité absolue l'enfer continue.

15:05
Présentateur

Jean-François Copé vous disiez à l'instant la tentation du RN notamment pour un certain nombre d'électeurs c'est parce qu'ils en ont marre dites-vous.

Est-ce que vous avez vu que sur le volet de la justice il y a ce vide juridique qu'on découvre et c'est encore plus vertigineux après les drames que la France vient de traverser que Liana que Louis qu'il y a des mineurs criminels qui vont se retrouver libérés parce qu'on n'a pas modifié à temps les textes législatifs ceux qui sont en prison pour crime de manière préventive entre 16 ans et 18 ans qui se retrouvent libérés avec des inquiétudes que ça suscite la famille d'Elias qui ne dort plus depuis trois jours avec l'inquiétude que les assassins de leur fils ne puissent être libérés avec même des erreurs juridiques on l'a su ce matin et c'est une information BFM TV un mineur enfin un majeur justement un homme de 20 ans qui était accusé de tentative de meurtre sur deux victimes et également accusé par son co-détenu de sévice en prison a été libéré par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rouen alors qu'il y a un risque de récidive chez cet homme-là est-ce que comment vous réagissez à ça ?

je ne sais même plus quoi dire quand on découvre l'ampleur des erreurs des incohérences

16:22
Jean-françois Cope

alors d'abord vous l'avez rappelé maire de mots je suis par ailleurs avocat et je ne connais pas le dossier on ne le connaît pas autrement je ne vous demande pas

16:29
Présentateur

sur ce dossier-là

16:30
Jean-françois Cope

sur ce dossier-là sur ce dossier d'abord il faut bien vérifier parce que votre chroniqueuse qui a expliqué tout ça a dit que ça pouvait peut-être être une erreur d'appréciation du juge au regard du fait que peut-être qu'en fait il était majeur et pas mineur exactement mais suscité

16:46
Présentateur

par ce vide juridique qui a créé

16:48
Jean-françois Cope

dans ce cas il n'y a pas de vide juridique donc ça peut être une erreur humaine elle doit être corrigée bon deuxièmement ce vide juridique par ailleurs doit être corrigé d'urgence enfin troisième point parce que je vais jusqu'au bout de la logique

17:00
Présentateur

ils avaient un an pour changer la loi

17:01
Jean-françois Cope

ils avaient un an

17:02
Présentateur

ça fait un an ça fait un an la cour ça fait un an qu'ils pouvaient changer la loi et on se réveille le jour J

17:10
Jean-françois Cope

on est tous d'accord et ça il ne faut pas s'étonner que cela conduise effectivement la population à être exaspérée en même temps je lui demande d'être aussi exigeante vis-à-vis du RN que vis-à-vis des partis de gouvernement et de LFI parce que quand c'est le RN et LFI ils disent n'importe quoi c'est pas grave c'est Le Pen c'est Mélenchon ils exagèrent nous on fait une erreur on en prend plein la figure donc moi j'invite quand même à ce que tout le monde soit sur le même plan y compris quand c'est les journalistes qui les interrogent deuxième remarque troisième remarque après vous avoir dit tout ça c'est qu'effectivement il y a une erreur elle doit être corrigée d'urgence je ne veux pas qu'on jette l'opprobre sur l'institution judiciaire je peux témoigner en tant que maire de mots mais moi non plus je ne vous ai pas dit que vous l'aviez dit

17:49
Présentateur

le problème c'est quand même les faits c'est cette inquiétude que ça suscite

17:54
Jean-françois Cope

écoutez ça doit être corrigé de toute urgence et la justice a les moyens de le faire on peut faire appel d'une décision y compris le parquet tout ça peut être regardé et corrigé très vite première remarque deuxième remarque le vide juridique doit être comblé par la loi d'urgence enfin troisième point attention à ne pas mettre jeter l'opprobre je le répète sur une institution judiciaire qui par ailleurs dans de nombreux sujets dont personne ne parle fait un travail remarquable je peux témoigner en tant que maire de mots de ce que fait dans le ressort judiciaire des personnels qu'ils soient magistrats du siège du parquet un travail incroyable pour essayer de contribuer à la mission de rendre la justice dans ce pays et croyez-moi vu les moyens qu'ils ont on est loin du compte car la réalité c'est qu'il y a un point je suis désolé de le dire il y a un manque de moyens chroniques on a deux fois moins de magistrats que dans la moyenne européenne il y a des problèmes de modernisation du fonctionnement qui malheureusement expliquent beaucoup de choses ensuite vous avez l'erreur humaine cette erreur doit être corrigée et le cas échéant sanctionné mais c'est autre chose merci beaucoup Jean-François Copé

18:53
Présentateur

d'avoir répondu à mes questions ce matin vous êtes maire de mots et votre livre quand les populistes trahissent le peuple c'est aux éditions Plon il est 8h47 sur RMC BFM TV merci à vous

19:04
Locuteur

merci à vous merci à vous