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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 21 juin 2024 9 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Législatives : pour qui roule Edouard Philippe ? - Reportage #cdanslair 20.06.2024

Au micro : Bruno JeudySource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Mais pour qui roule-t-il ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Sa déambulation lui a donné l'occasion de défendre son bilan en finances publiques ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Il y a une ambiguïté sur ces consignes de vote ?

  • 6:56OuverteRéponse partielle

    Quelle est la différence entre Horizon et Les Républicains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51InvitéFait
    « Son projet, former un bloc central de la droite conservatrice aux sociodémocrates. »
  • 2:06InvitéChiffre
    « Moi j'embauche quelqu'un à 2 000 euros, ça me coûte 4 000 euros. Même plus que ça. »
  • 2:22InvitéPromesse
    « On pourra baisser les charges et baisser les impôts au rythme où on sera capable de baisser les dépenses publiques. »
  • 3:36InvitéChiffre
    « Il a 30 députés à peu près, une trentaine de députés à l'Assemblée. S'il n'en passe pas 15, il n'a plus de groupe parlementaire. »
  • 5:15InvitéFait
    « La majorité présidentielle est finie. »
  • 5:20InvitéFait
    « Il dit la même chose que Jean-Luc Mélenchon, qui s'exprime à l'instant dans le journal Le Figaro, qui dit « Macron est fini, ses soutiens vont devoir choisir entre nous et l'URN. » »

Temps de parole

  • Invité42 %
  • Invité 217 %
  • Présentateur16 %
  • Invité 313 %
  • Invité 49 %
  • Invité 53 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Edouard Philippe au pas de course. Campagne express oblige, il se démultiplie sur le terrain. Mardi à Reims, mercredi en Lorraine, puis dans le Barin, son tour de France fait étape ce matin en banlieue parisienne. Et l'ancien Premier ministre attire les caméras et les passants. Les mains se tendent, les téléphones aussi.

0:28
Invité

Et je suis avec elle au téléphone, elle me dit prenez une photo, prenez une photo.

0:36
Présentateur

Edouard Philippe savoure sa popularité et la met au service de son candidat à Agnières. Au milieu des coups d'éclat, des coups de sang, lui veut marquer sa différence. Son projet, former un bloc central de la droite conservatrice aux sociodémocrates.

0:56
Invité

Le président de la République, en prononçant la dissolution de l'Assemblée nationale, a mis un terme à la majorité présidentielle. C'est pas moi qui l'ai décidé. C'est pas moi qui suis parti. C'est le président de la République qui a mis un terme tout seul. Très bien. Moi ce que je veux maintenant, c'est construire une nouvelle majorité parlementaire. Et je suis pas là pour refaire ce qui a déjà été. Je suis là pour essayer de construire une base politique plus large. Il y a beaucoup de gens qui n'ont pas envie d'être pris dans cet étau entre, d'un côté, LFI et ses alliés, de l'autre côté, le Rassemblement national et ses alliés.

1:28
Présentateur

Edouard Philippe laboure donc le terrain. Mais pour qui roule-t-il ? Le maire du Havre n'hésite plus à prendre ses distances avec Emmanuel Macron et fait campagne pour son propre parti, Horizon, et ses 82 candidats aux législatives.

1:42
Invité

Je pense que l'important c'est de dire qui on est, d'exprimer son indépendance sans doute. Mais l'indépendance ça veut pas dire l'isolement.

1:53
Présentateur

Sa déambulation dans les rues de Surenne lui a justement donné l'occasion de défendre son bilan, ses propositions en matière de finances publiques.

2:01
Invité

Mais pour y recruter il faut alléger les charges. Mais j'ai pas de problème. Le problème c'est que les charges elles financentent pas. Moi j'embauche quelqu'un à 2 000 euros, ça me coûte 4 000 euros. Même plus que ça. Et lui il touche pas beaucoup. En plus, j'entends parfaitement ce que vous dites. Et je me rémunère presque moins que mes employés. Donc si vous voulez me faire dire qu'il faut baisser les charges et faire en sorte que ce soit plus facile de recruter, je suis d'accord avec vous. J'aimerais bien. Mais comme je rase pas gratis, je dis qu'on pourra baisser les charges et baisser les impôts au rythme où on sera capable de baisser les dépenses publiques.

2:31
Présentateur

Une rigueur économique affichée. Un discours cash qui a beaucoup plu au patron quelques heures plus tôt. Philippe.

2:38
Invité

Pour moi, les gens qui viennent vous voir et vous disent il faut baisser l'âge de départ à la retraite, vous disent quelque chose dont ils considèrent que les français ont envie de l'entendre. Et je peux concevoir ça. Mais ils ne vous disent rien qui ne soit possible. Rien qui ne soit crédible. Et ils vous disent surtout quelque chose dont je vous garantis que s'ils le pensent et que s'ils le faisaient, déclencherait chez nos prêteurs et chez nos partenaires un sérieux doute sur notre capacité à tenir nos engagements.

3:10
Présentateur

En cas de duel Rassemblement National Nouveau Front Populaire, Edouard Philippe, figure politique préférée des français, ne donne pour le moment aucune consigne de vote.

3:23
Invité

Il y a une ambiguïté sur ces consignes de vote ? Non, je ne crois pas. Je pense qu'il fait une campagne, c'est une haie après l'autre. La première haie pour Edouard Philippe, c'est de qualifier le plus possible de candidats de la majorité, mais surtout des candidats horizon. Il a 30 députés à peu près, une trentaine de députés à l'Assemblée. S'il n'en passe pas 15, il n'a plus de groupe parlementaire. Donc ça c'est le premier point. Edouard Philippe est très attentif à ça. Il lui faut quand même une base parlementaire et avoir, j'allais dire, une expression à l'Assemblée.

Deuxième élément, c'est pour ça que globalement sur cette campagne, il ne va pas y avoir beaucoup de différences de tonalités avec Emmanuel Macron. L'heure est à serrer les coudes entre les alliés de la majorité. Ils sont dans une situation extrêmement compliquée, comme mon avis. Que ce soit Edouard Philippe, et ça vaut aussi pour François Bayrou, on n'entendra pas trop de critiques. En revanche, je pense qu'il peut y avoir une tonalité Edouard Philippe sur les consignes de vote pour le second tour, en cas de, par exemple, de duel NFP, comme on dit maintenant. Et on verra ce qu'il en est. C'est vrai qu'il a toujours fait une différence.

Il n'a pas, comme Emmanuel Macron, par moments, eu des propos où on était Emmanuel Macron vis-à-vis du Rassemblement national. Il a un peu, parfois, perdu les électeurs. Edouard Philippe, il essaie d'avoir une route assez droite sur cette question-là. On verra donc ce qu'il en est après le 30 juin. Et c'était quoi, sa route jusqu'à présent ? Après le 30 juin, quand même, sa route jusqu'à présent, il faisait une différence. C'était celle de Chirac. C'est-à-dire, d'abord, on se rassemble contre le Rassemblement national. C'est ce qu'a dit Dominique de Villepin, hier soir. C'est ce qu'a dit Dominique de Villepin, aujourd'hui.

Je ne suis pas sûr qu'Edouard Philippe le dirait dans les mêmes termes par ailleurs. Là, à mon avis, on verra s'il a une musique un peu différente sur ce thème-là. En revanche, sur l'après 7 juillet, en fonction de ce qui se passera, je pense que là, Edouard Philippe, il prend quand même un petit peu d'âte sur une émancipation définitive avec Emmanuel Macron. La majorité présidentielle est finie. Il a eu ses propos, là, un peu, aujourd'hui, qui étaient quand même... Il dit la même chose que Jean-Luc Mélenchon, qui s'exprime à l'instant dans le journal Le Figaro, qui dit « Macron est fini, ses soutiens vont devoir choisir entre nous et l'URN. » Oui.

Alors, bon, là, il espère avoir des duels ou des triangulaires un peu partout et que les candidats renaissants et majorités soient repoussés loin à la 3e place. On verra ce qu'il en est, là. Il va un peu vite. Il défend quel programme ? On l'a entendu tout à l'heure. Donc, sérieux, budgétaire. Il est toujours sur cette ligne-là. Il n'en a jamais varié. Puisque nous parlons des programmes économiques, lui, il est sur priorité au rétablissement des financiers. Ah, mais depuis toujours, Édouard Philippe, et d'ailleurs, ça avait un peu tangué avec le président de la République à l'époque où il était premier ministre, parce qu'il est, c'est monsieur, la rigueur budgétaire.

Édouard Philippe, c'est ça. C'est un vrai homme de droite. L'homme de droite, c'est, voilà, le régalien, l'ordre dans la rue, l'ordre dans les comptes, etc. Moi, je pense que s'il ne donne pas de consigne de vote pour l'instant, c'est effectivement, vous l'avez dit, Bruno, parce que lui, c'est une marche après l'autre, justement, parce que c'est quelqu'un d'ordre. Mais c'est aussi parce que c'est une façon de mobiliser son propre camp pour être le plus haut possible.

Parce que si jamais le camp du bloc central est très loin derrière le RN et le Rassemblement National, enfin, le Rassemblement National et le Nouveau Front Populaire, se posera la question non seulement pour dire pour qui on vote, mais surtout éventuellement, en cas de triangulaire, de retrait. Et ça, ce serait dévastateur. Oui, mais ça, ce serait dévastateur. Et je pense que c'est pour ça que, pour l'instant, ils incisent. Il y a cette question qu'il nous est posée ce soir. Je ne vois pas trop la différence entre Horizon et Les Républicains. Quelle est-elle ? Pour Édouard Philippe, il n'a jamais caché qu'il était de droite.

Il a dit, il est entré à Matignon par la droite, il est ressorti par la droite. Je crois que c'est une expression qu'il a employée. Donc, il y a aussi, derrière ça, il y a cette bataille pour mettre la main sur cette droite qui refuse l'allégeance au RN. Alors, elle n'est aujourd'hui pas très en forme, elle n'est pas très grande. Mais enfin, Édouard Philippe, il n'a pas envie de la laisser filer à d'autres. Et puis, ça lui fait quand même une base, une ligne politique, tout en restant quand même un homme d'ouverture. Moi, je me souviens bien, l'hiver dernier, il avait signé une tribune dans la tribune dimanche avec Bernard Cazeneuve.

Donc, c'est aussi quelqu'un qui s'étend de la main aux Républicains de gauche. Et c'est ça qui est en train de se construire, Bruno Jeudy, ou pas ? C'est une forme peut-être de coalition future. Parce qu'à un moment, quand vous avez comme ça deux extrêmes qui sont forts, qui sont hauts, le bloc central, s'il ne veut pas disparaître, à un moment, il faut qu'il se rassemble d'une manière ou d'une autre. Mais qu'est-ce qui pourrait conduire à ces gens-là à mettre en place une coalition ? Il faut déjà que le RN n'ait pas la majorité absolue, ça c'est évident. Absolument. Et c'est dans ce cas de figure-là qu'il peut y avoir une recomposition politique ?

C'est dans ce cas de figure qu'il pourrait y avoir une recomposition politique, une sorte de 4ème République dans la 5ème, très compliqué à imaginer. Je pense que quand même la personnalité d'Emmanuel Macron bloque un peu le jeu, parce que finalement, Emmanuel Macron n'a pas joué franc-jeu dans cette affaire. Il n'a pas vraiment tendu la main au LR, il n'a jamais tendu la main au PS. Donc finalement, cette coalition, elle ne s'est jamais faite. Peut-être qu'une autre personnalité pourrait y arriver.