Depuis un poulailler de Tsingoni, spéciale dédicace à Salimata !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Aruna, qu'est-ce que t'en penses si devant tous ces poussins, là, on est sur ta ferme à Mayotte, on faisait un coucou à Salimata ? C'est à cause d'elle ou grâce à elle qu'on se retrouve ici chez toi. Je faisais un tournoi de foot à Pliques Secours et il y avait des gens dans les tribunes, c'est pas tous les jours, qui criaient « Vive Ruffin » ou un truc comme ça. Je suis allé les voir après et c'était une jeune femme, une éducatrice mahoraise. J'ai discuté avec elle, je lui ai dit « Justement, je vais à Mayotte. Qui est-ce que tu me conseilles de rencontrer ? » Elle m'a dit « Aruna, il s'occupe d'un club de foot et c'est un agriculteur. » Comment tu la connais ?
Je la connais parce que je l'ai entraînée. Elle était joueuse dans mon équipe de foot féminin parce que j'ai une équipe de foot féminin. Dans notre commune, à l'époque, c'était un peu bizarre qu'une femme joue au foot. Elles n'avaient pas beaucoup de soutien et puis elles étaient venues me chercher. Moi, je les ai accompagnées là-dedans jusqu'à aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est devenu plus facile. Les filles aujourd'hui ont plus de facilité à dire à leurs parents que je vais jouer au foot. À leur époque, ce n'était pas bien vu. En tout cas, c'est bien que tu sois resté au foot parce que je ne pensais pas qu'elle était encore au foot.
Elle ne t'a pas oublié non plus.
Elle ne m'a pas oublié, c'est déjà…
Malgré les 10 000 kilomètres entre Mayotte et l'Hexagone et les années passant, Salimata n'a pas oublié le coup de main que tu lui as filé pour le football.
Ça me fait plaisir aussi.