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interviewFrançois Ruffin (sur YouTube)· 28 juillet 2025 1 minAutoproduit

Depuis un poulailler de Tsingoni, spéciale dédicace à Salimata !

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Aruna, qu'est-ce que t'en penses si devant tous ces poussins, là, on est sur ta ferme à Mayotte, on faisait un coucou à Salimata ? C'est à cause d'elle ou grâce à elle qu'on se retrouve ici chez toi. Je faisais un tournoi de foot à Pliques Secours et il y avait des gens dans les tribunes, c'est pas tous les jours, qui criaient « Vive Ruffin » ou un truc comme ça. Je suis allé les voir après et c'était une jeune femme, une éducatrice mahoraise. J'ai discuté avec elle, je lui ai dit « Justement, je vais à Mayotte. Qui est-ce que tu me conseilles de rencontrer ? » Elle m'a dit « Aruna, il s'occupe d'un club de foot et c'est un agriculteur. » Comment tu la connais ?

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Invité

Je la connais parce que je l'ai entraînée. Elle était joueuse dans mon équipe de foot féminin parce que j'ai une équipe de foot féminin. Dans notre commune, à l'époque, c'était un peu bizarre qu'une femme joue au foot. Elles n'avaient pas beaucoup de soutien et puis elles étaient venues me chercher. Moi, je les ai accompagnées là-dedans jusqu'à aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est devenu plus facile. Les filles aujourd'hui ont plus de facilité à dire à leurs parents que je vais jouer au foot. À leur époque, ce n'était pas bien vu. En tout cas, c'est bien que tu sois resté au foot parce que je ne pensais pas qu'elle était encore au foot.

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Présentateur

Elle ne t'a pas oublié non plus.

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Invité

Elle ne m'a pas oublié, c'est déjà…

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Présentateur

Malgré les 10 000 kilomètres entre Mayotte et l'Hexagone et les années passant, Salimata n'a pas oublié le coup de main que tu lui as filé pour le football.

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Invité

Ça me fait plaisir aussi.