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interviewFrançois Ruffin· 2 juillet 2026 44 min

Pour une séparation de l'Argent et de l'État - Conférence de presse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est parti. Bien, merci à toutes et tous d'être présents à cette conférence de presse. Nous vous présentons aujourd'hui notre deuxième cahier de campagne qui est le fruit du travail programmatique en cours autour de la candidature de François Ruffin.

Donc, il a été rédigé par les experts de nos groupes thématiques État protecteur, économie, finance que je tiens bien sûr à remercier chaleureusement pour leur travail bénévole bien sûr et de haute volée. Voilà. Euh il s'appuie ce travail sur bien sûr beaucoup de rencontres et de consultations menées auprès d'associations, de magistrats, d'universitaires, spécialiste des enjeux de probé pour ce qui concerne ce deuxième cahier comme nous l'avions fait pour euh le cahier le premier cahier de campagne sur le travail et le statut des travailleurs et travailleuses essentielles.

Bien sûr, nos réflexions elles s'intègrent dans la la philosophie et globalement le programme de l'ANUPES et du nouveau Front populaire. Et donc avec ces cahiers de campagne, on on travaille en fait à apporter nos singularités, euh les propositions que nous avons envie de vraiment mettre en avant et parfois nous nous aussi des des sujets dont nous savons qu'il ne seraient pas traités si nous ne les saisissons pas à bras le corps. C'est le cas, je crois de la question des travailleurs et travailleuses essentielles.

C'est le cas aussi de la probité. des mesures fortes, des mesures concrètes qui visent à raviver l'espoir chez nos concitoyennes et nos concitoyens. Donc c'est le deuxème cahier du genre comme je vous le disais après celui paru en avril.

Et dans cette campagne, nous tenons à mettre en avant celles et ceux qui tiennent le pays debout, les métiers du lien, du soin et des essentiels. Et aujourd'hui, nous tenons aussi à parler d'un sujet majeur qui préoccupe énormément les Françaises et les Français, qui est celui de la probité des représentants. Vous l'avez peut-être vu, lu l'ouvrage de Jérôme Carsanti qui est sorti quelques semaines, quelques mois, corruption qui s'ouvre par ces mots.

La dénonciation de la corruption dérange et je crois que c'est vrai. La dénonciation de la corruption dérange. Bien sûr, en réalité nous devons regarder cette ces faits en face.

Notre pays doit affronter ce problème dans toutes ces dimensions avec autant de gravité et de sérieux que n sans rentrer dans une démagogie ou accuser l'intégralité des élus des haut fonctionnaires. Non, mais il faut quand même que nous affrontions cette réalité qui est que aujourd'hui dans notre pays nous faisons face à une forme de corruption et un niveau de corruption qui n'a jamais été égalé. Et faire ce choix, c'est un choix éminemment politique.

Faire de cette question une critique, c'est un choix très fort de notre part parce que nous pensons que ça ne doit pas être uniquement l'affaire des juges ou des citoyens citoyennes investis sur ces questions. Les femmes et hommes politiques ne doivent pas attendre d'être touché par une affaire dans leur sphère, dans leurs entourage pour réagir, mais qu'il faut traiter ce problème avec comme je disais la gravité et le sérieux nécessaire en profondeur et donc proposer des mesures, un ensemble de mesures qui correspondent à une situation qui est problématique à plusieurs égards. Un peu plus loin, Jérôme Carsenti d'ailleurs dresse un bilan, une forme de constat que nous devons prendre en compte.

À droite, dit-il, se dresse les raccourcis politiques, les indignations sommaires, les récits simplificateurs qui nourrissent l'extrême droite et le complotisme. Je ne je n'irai pas plus loin, mais je pense que c'est assez réaliste et puis on le voit en ce moment, euh il y a aussi beaucoup à droite de personnes qui ont à protéger leurs amis. À gauche, poursuit Jérôme Carsanti, l'illusion inverse, celle d'une félicité judiciaire qui laisserait croire que la loi et la justice à elle seule suffirait à nous délivrer de ce mal.

Bien, je crois qu'il faut que nous sortions de cette illusion. Il y a quelques mois maintenant à la l'issue du premier procès Sarkozi, j'entendais une parlementaire socialiste à la radio qui disait "Bah, vous voyez bien, c'est la preuve que ça va puisque on a condamné un président de la République." Et bien moi, je crois que non.

Je crois que au contraire se dire que un président de la République, un candidat à l'époque pour un certain nombre de ses affaires, mais ayant déjà eu des des plus hautes responsabilités a pu se croire autorisé que ce soit permis, que ce soit possible de faire de de commettre de tels actes, ça montre bien qu'il y a un problème et un sentiment d'impunité qui prédomine et qu'il faut l'attaquer à la racine. Et donc nous voulons avec François Ruffin sortir de cette illusion et nous attaquer à ce dysfonctionnement majeur pour qu'un président de la République ou un futur président de la République ne puisse plus penser, même ne serait-ce qu'une seconde, qu'il est possible de commettre de tels actes. Nous faisons chaque jour le constat de la défiance profonde d'un trop grand nombre de Françaises et de Français envers leur responsables politiques.

Affaire Causac, Fillon, Ferran, aujourd'hui Le Pen et Sarkozi devant les tribunaux peut-être bientôt Bardella. Chaque camp politique a son lot de scandale, mélan politique et détournement d'argent public. En 2017, vous vous en souvenez, Emmanuel Macron promettait l'exemplarité.

Richard Ferran, Sylvie Goulard, François Baou, Mariel de Sarnez démissionnaiit. Et qui retrouve-ton aujourd'hui pour présider le Conseil constitutionnel qui a été nommé premier ministre il y a quelques mois de cela ? Macron a renoncé, il s'est vaut dans la complaisance voir la protection de personnes déjà mises en examen.

Je pense à certains, mais je pense aussi bien sûr à madame Dat qu'il a y compris soutenu jusqu'au bout. Alors nous nous prenons un engagement plus aucun mis en examen aux responsabilités. En conséquence, une part grandissante de la population considère que les élus sont là d'abord pour se servir au lieu de servir la population et l'intérêt général.

Dès lors, il n'est pas étonnant de constater des taux d'abstention record. La fracture est profonde. À debout, nous n'avons pas peur d'exiger l'exemplarité des élus.

Et je considère que le mieux placé pour parler de probité parce que les Français ont confiance en lui, ont confiance en sa sincérité, c'est François Ruffin. La plupart des forces politiques ou un de leurs membres ont été mêlés à des affaires et peut-être certains responsables ici et là dans tous les partis se disent qu'il serait important d'évoquer ces sujets mais se disent aussi que mieux vaut ne pas en parler au cas où un de leur entourage se trouverait dans une situation délicate. Nous considérons qu'il faut changer de paradigme et par exemple faire en sorte que de changer les conditions d'éligibilité et que bien sûr on prend pas en compte les délits d'opinion mais que aucune personne qui a été condamnée pour vol, détournement de fond ou d'autres condamnations de ce type ne peut se présenter aux yeux des au suffrage des électeurs.

Donc nous modifierons les conditions d'éligibilité. Et ma conviction profonde, c'est que pour mener ce combat, il faut un candidat incorruptible. J'ai pas peur de le dire, je pense que François Ruffin est cet homme et c'est la crédibilité de cette candidature et de ce projet.

Alors, qu'entendons-nous derrière cette idée de séparation de l'argent et de l'État ? Il y a un autre sujet que le sujet des élus, c'est le sujet de la de la gestion ou plutôt, devrais-je dire, de la colonisation du service public par le privé, de l'État par l'argent. Quand McKins gère la crise Covid, comment croire que c'est l'intérêt général qui prime quand on confie les politiques publiques et le service public à des gens qui déteste le service public, il suffit de voir monsieur Casbarian qui a été ministre de la fonction publique, enfin incroyable qui a passé sa vie dans le privé avant d'être élu comme membre de ses cabinets de conseil et qui déteste les fonctionnaires.

Il déteste le service public. Ça, enfin, je suis regardé ce qu'il dit dans l'hémicycle publiquement. Comment peut-on considérer que c'est des gens qui détestent le service public ? qui vont expliquer comment il faut le faire fonctionner.

À force de sous-traiter son expertise, l'État finit par sous-traiter sa prise de décision. Ça coûte évidemment très cher comme le rapport de la sénatrice Ian Assassie l'a l'a démontré. Loin de se résorber, la dynamique est repartie à la hausse.

Malgré les promesses de sobriété, les dépenses de conseil de l'État ont de nouveau progressé en 2024. On ferme des guichets mais on ouvre des marchés de conseil, on supprime des postes et puis on rachète au prix fort les compétences que l'État a lui-même affaibli. Dans le même temps, les allées et retour entre publics et privés des ministres et des hauts dirigeants de l'État sont devenus la règle et non des exceptions.

À la fin du premier quinquena d'Emmanuel Macron, 51 % des ministres ayant quitté leur fonction ont rejoint le secteur privé lucratif. C'est ce système de collusion entre le public et le privé qui rend possible et alimente la corruption. Il ne s'agit pas seulement de quelques affaires exceptionnelles, spectaculaires.

C'est toute une manière d'exercer le pouvoir où les intérêts privés se glissent euh que nous devons remettre à plat. Toute une conception du service public. Nous nous pensons que les fonctionnaires savent ce qu'il faut faire et qu'ils peuvent le les proposer les meilleures solutions aux politiques pour qu'il tranche.

La législation actuelle est aussi insuffisante pour lutter contre la corruption et les détournements de fonds publics. notamment les avis de la HAT TVP qui sont souvent très intéressants mais qui sont pas suivis des faits parce que la HAT TVP n'a pas les moyens de suivre leur exécution, n'a pas les moyens d'enquête et donc nous proposons de faire en sorte que la haute autorité de la probité que nous créerons en rassemblant toutes ces énergies soient doté de moyens à la fois de moyens financiers mais aussi de moyens juridiques pour faire en sorte que tout cela soit étroitement surveillé. Et puis nous notons bien sûr, il y a des choses qui ont été faites.

La loi Sapin 2 qui impose une transparence limitée en dans les liens entre lobiste et représentant public, mais nous ne sommes pas allés assez loin. Nous voulons proposer de faire sur certains sujets comme le fait l'OMS avec le tabac. C'est trop grave.

Donc il faut interdire le lobbying sur certains sujets et plafonner les dépenses sur d'autres parce que certains on beau jeu de dire "Ah oui mais attendez les ONG font du lobby aussi mais comparons leur budget le budget des grosses boîtes qui qui font des affaires publiques comme on dit gentiment et les budgets des ONG non il faut plafonner ses dépenses pour revenir à la raison cette séparation de l'argent et de l'État c'est donc un double mouvement d'abord c'est mettre l'État à l'abri des intérêts privés lucrative par des règles claires, des contrôles réels, des sanctions effectives et dans le même temps, c'est réarmer l'état de l'intérieur, faire confiance à celles et ceux qui servent le pays plutôt qu'à celles et ceux qui vendent leur proximité avec le pouvoir. C'est redonner aux administrations la capacité de penser et d'agir par elles-même et pas sous perfusion des intérêts privés. Nous devons être intransigents sur la probité des élus.

C'est la première des conditions pour retrouver la confiance des citoyennes et des citoyens. Ce n'est pas seulement une question morale ou éthique, c'est la condition, le préalable à un état stratège qui protège ses entreprises, qui défendent sa souveraineté, qui anticipe les mutations du monde. Cette loi, elle seule ne réglera pas tout, cette grande loi de séparation de l'argent et de l'État.

Il nous faut aussi retrouver l'esprit des bâtisseurs de la préguerre, cette conviction qu'une puissance publique forte au service de l'intérêt général et notre meilleur atout pour l'avenir. Je vous remercie. Merci à toi bonjour à vous.

Merci à Sophie de ce d'être en charge du programme cahier après cahier. Merci aux experts universitaires chercheurs qui ont mené ce travail à bien et qui ont rencontré d'autres chercheurs universitaires, experts, ONG, magistrats, avocats pour aboutir à ces propositions. Vous en avez assez ? vous en avez assez de cette bande de racaille et bien on va vous en débarrasser.

C'est sous le haut patronnage de Nicolas Sarkozy qu'on pourrait placer notre loi de séparation de l'argent et de l'État parce que c'est presque de là qu'elle vient, de ce moment de révélation qui a été le procès SarkoZi en première instance parce que là il s'agissait pas d'une vague affaire immobilière, pas d'un défi financier, mais d'un crime de sang avec le cent de 54 français. le 170 passagers du vol DC10 210 de l'UTA et de négociation avec un terroriste international condamné par la justice française par contas. Un crime contre la nation comme l'a écrit le jugement.

Et pourtant, qu'a-t-on vu du durant ce procès après jugement lorsque fut prononcé la condamnation à 5 ans de prison ferme et à la privation des droits civiques, les victimes, les familles de victimes furent effacées, réduites au silence et c'est le coupable qui dans les médias est devenu une victime avec la complaisance d'un certain nombre de médias et je dirais j'y reviendrai des politiques de tout bord. Même là, même pour comme l'énonce le délibéré des faits d'une gravité exceptionnelle, même lorsqu'il y a des morts à la clé, la corruption était minorée, elle était euphémisée. Qu'est-ce que ça marquait ?

Ça marqué l'acceptation de la corruption dans notre société, en tout cas pour le sommet de la société et je pense pas que ça soit la même acceptation pour les Français. Et avec vous aujourd'hui, avant d'en venir à nos mesures, à nos propositions, c'est cette interrogation que je voudrais qu'on sur laquelle je voudrais qu'on on revienne, qu'on chemine. ce paradoxe, comment ça se fait que on a en 2017 un candidat à la présidente de la République, Emmanuel Macron, qui promet une République exemplaire qu'on a derrière 25 ministres qui sont pris dans les affaires, plus le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Coler.

Comment ça se fait ? Et sans doute que Richard Ferrand est un peu le symbole de ça. Un homme qui n'échappe à la justice, lui que par la prescription et qui devient le gardien de la loi et de la Constitution.

Comment ça se fait qu'on a la chef de l'opposition condamné du moins en première instance pour une distribution d'emploi fictif à à peu près tout son entourage ? Comment ça se fait qu'on a un président de la République qui remplace la Rolex par un bracelet électronique ? Comment ça se fait qu'on a la France qui dégringole dans le classement de la lutte contre la corruption avec l'ONG Transparency international qui alerte ?

La France risque de perdre le contrôle de la corruption. l'ONG qui soulligne la léthargie politique, l'absence de volonté politique depuis plusieurs années. Comment ça se fait qu'on a tous ces constat et que la lutte contre la corruption n'est pas une question politique, n'est pas un thème de campagne.

Il me semble qu'il y a un fossé qu' un paradoxe entre la gravité des faits et l'absence de réponse publique, l'absence de réponse politique. Je vais donner trois raisons à ça. Je voulais livre d'avance.

La première raison, c'est la loi du silence. La deuxième raison, c'est la coutumance. La troisième raison, c'est qu'on ne montre pas les conséquences.

Sur la loi du silence. Je reviens au procès Sarkozy pour montrer à quel point les politiques de tout bord se serrent les coudes. Dans son journal d'un prisonnier, Nicolas Sarkozy les remercie tous.

Emmanuel Macron qui malgré la condamnation le reçoit à l'Élysée. Gérald Armanin qui lui rend visite dans sa cellule. Marine Le Pen qui le caline dans les médias.

C'esten Chenu qui lui adresse des lettres chaque semaine et Jean-Luc Mélenchon à qui Nicolas Sarkozy adresse sa reconnaissance. Salut, je cite, sa bienveillance par le silence. Une classe politique qui se tait sur le sujet.

Pourquoi la corruption n'est pas un thème politique ? Deuxième raison par l'accoutumance. Là, j'ai cité des affaires avec des noms connus mais c'est la partie émergée de l'isberg.

Il y a en dessous tout un continent de corruption ordinaire, banale, silencieuse, insidieuse, tellement nombreuses qu'elle n'apparaît plus. Et le fait majeur pour moi de la corruption, c'est ce qu'on appelle à mon avis ce qu'on nomme mal pantouflage et rétropantouflage. Je dis ça parce que ça a l'air sympa, ça a l'air pépère.

On a on a une chanthèse là, c'est le vol de la nation. les portes tournantes. Mais quand on on passe de l'intérieur à l'extérieur, on prend une part de la puissance publique un bout de la République.

Ce sont des haut fonctionnaires, des directeurs de cabinet qui se reconvertissent dans le lobbing, dans les affaires publiques et d'ailleurs c'est une nouvelle manie, je sais pas si vous l'avez noté hein, mais des ministres, ils fondent en série leur cabinet conseil. Jean-Michel Blanquire, Jean-Ive Ledrillant, Sophie Clusel, Jean-Baptiste Debari, Mounir Majoui, Cédric Ha Florence Parli et cetera et cetera. C'est-à-dire qu'est-ce qu'ils font quand ils font ça ?

Ils revendent ensuite leur canet adresse. Ils monillent leurs entrées dans les ministères et à l'assemblée. Laurent Maudit en avait établi un quasi annuaire, c'était le wouzwu, un nouveau wzwou de ces dirigeants qui le public pour le priver, qui partent pas les mains vides.

Et l'ONG observatoire des multinationales a recensé plus de 5 500 cas ces trois dernières années. 528 très exactement 528 cas de au fonctionnair de responsables de la régulation de ministres qui s'en vont faire du lobbing. Et là je veux dire que le mot lobby est trop faible parce que lobby ça suppose une pression de l'extérieur.

Or ce à quoi on a affaire c'est une colonisation de l'intérieur de l'intérieur de l'État par les intérêts privés. Je j'ai dit première raison la deuxème la loi du silence deè raison l'accoutumance 3è raison on n'en montre pas les conséquence c'est comme s'il s'agissait de crime sans victime sans dommage. Et bien si il y a des victimes, il y a une victime c'est la République.

La République qui est sous influence sous la tutelle des intérêts privés des intérêts particuliers des intérêts étrangers. Je veux rendre ça concret. Je vais donner plusieurs exemples.

Il y a 2 semaines, je me trouve à un débat sur la souveraineté et la personne qui intervient avant moi est Christophe Castaner, ancien ministre en charge des relations avec le Parlement et puis ministre de l'intérieur. Qu'est-ce qu'il a fait ? Il a monté son propre cabinet conseil et l'une des sociétés pour lesquelles il est intervenu, c'est Chine, la multinationale chinoise, au moment où il y avait la loi sur l'ultraf fashion qui passait à l'Assemblée.

Il est évident qu'avec son seul téléphone portable et c'est ce qu'il a monayé, Christophe Castaner est à même d'amoindrir de de ramollir des gens qui à l'assemblée ou dans les ministères voudraient s'opposer à cette ultra fast fashion. Autre exemple très actuel, la France est maintenant la championne du monde des data centers. Les investissements étrangers, donc ça veut dire les gars femmes, c'est 69 milliards d'euros cette année.

On est médaille d'or dans le monde et le deuxième, la médaille d'argent, c'est moins de deux fois moins. Le premier en Europe, c'est dernière nous, c'est le deuxième, c'est l'Espagne. C'est 8 fois moins d'investissement des gars femmes sur leur territoire.

On leur offre quoi ? On leur offre une niche fiscale avec une électricité deux fois moins chère. On les décrète projet d'intérêt national majeur, ce qui permet de contourner la démocratie.

On leur garantit un accès privilégié à l'eau, à l'énergie. On leur accorde des centaines d'hectares de terre. Mais qui a décidé de cette priorité pour le pays ?

Où fut-elle dépattue ? À l'Assemblée ? Non.

Au CE, conseil économique, social, environnemental ? Non. Depuis 10 ans de startation, nous n'avons en rien construit notre souveraineté numérique.

Au contraire, nous devenons tous les jours davantage une colonie numérique de ces gars femmes. Et oui, je le relis, comment en être surpris quand on observe que l'ancien directeur des affaires économiques et de la prospective de l'ARCOM, une autorité de régulation, est passé chez Amazon bien sûr comme responsable des affaires publiques que l'ancien directeur de l'AREP, autre autorité de régulation, est devenu directeur des relations institutionnelles et des politiques publiques chez Google. et je vous passe la liste des anciens directeurs de cabinet, chefs de cabinet, préfets, conseillers parlementaires qui ont fait le chemin vers les gars femmes dans notre pays.

Mais on peut faire la le la route en sens inverse puisque l'ancien directeur des affaires publiques de Amazon est passé conseiller à Ber puis à Matignon. On est là dans la fusion et la confusion. Dans un autre registre toujours sur les conséquences, ce sont nos fleurons industriels péchinés, Alcatel, Arcelor, Alstom qui ne serait pas revendu à l'étranger démantelé si au passage n'existait pas 1000 entrometteurs.

Pour donner un nom à ça, Youve Bley, conseiller industriel d'Emmanuel Macron à Ber lors de la vente d'Alstom à Général électrique et qui devient ensuite directeur France de Général électrice. C'est une belle récompense et une belle reconversion. C'est à chaque fois une trahison par les les élites.

C'est une capture de la définision. C'est une confusion qui s'installe. Vous savez, on disait aux États-Unis, ce qui est bon pour Général Motors est bon pour les USA.

C'est comme si aujourd'hui ce qui était bon pour les multinationales était bon pour l'intérêt national, comme si les deux se confondaient alors qu'en général les deux se contredisent. Et donc nous nous faisons le lien nous faisons le lien entre cette corruption de la nation, entre ce dépérissement de la chose publique chez nos dirigeants et l'État catastrophique de la France. Cette sans cette confusion entre l'argent et de l'État, le pays n'en serait pas là.

Il ne serait pas tombé aussi bas. La part de l'industrie dans notre PIB n'aurait pas chuté au plancher des 10 %. Notre déficit public n'aurait pas dépassé les 3000 milliards d'euros.

Nos soignants ne se revêtrairent pas de sac plastique durant la crise Covid. Nos hôpitaux n'ospades ne mettraient pas des couvertures de survie. à leur fenêtre partant de canicule.

Si dans les décisions politiques, dans les décisions publiques, ça avait été pendant tout ce temps-là les intérêts de la France et des Français qui avaient prédominé. La corruption c'est une corrosion de la nation. C'est comme de la rouille qui s'installe et qui empêche de la résistance, qui atténue les anticorps, qui ammoad nos défenses face aux firmes pour faire prévaloir les intérêts de la France et des Français.

Donc nous avons là notre cahier de campagne avec 17 propositions élaborées par nos experts pour mais au-delà des mesures, on pourrait dire qu'elles sont trop fortes, qu'elles sont trop faibles, que il y a des trous à l'intérieur, vous pouvez dire tout ça. Mais l'enjeu pour nous c'est de sortir de la léthargie politique dont parle l'ONG Transparency International quand on a une corruption qui s'est installé de manière aussi massive dans le pays et avec des conséquences. Nous allons présenter rapidement quatre mesures.

J'en j'en fais deux. Sophie en fera deux. La première, la plus importante pour moi, ce que je considère comme notre mesure phare que j'appelle le frigo ou le congélo, euh je vous ai dit à quel point on avait une colonisation de l'intérieur par les lobbyes, par les les le pantouflage et le rétroantouflage.

Nous proposons l'interdiction pendant 10 ans pour les ministres, pour leurs directeurs, pour les chefs de cabinet, pour les fonctionnaires. Interdiction de monter leur cabinet conseil, interdiction de se recycler dans les affaires publiques, interdiction de monayer leur carnet d'adresse. Ça signifie pas, ça ne les empêche pas de travailler dans le privé.

Ils peuvent diriger une entreprise sextile, développer des processus industriels, faire de la prospective sur les besoins du bâtiment, former des cadres et des agents. Ils peuvent tout ça dans le dans le privé. Mais en revanche, pas de responsable des affaires publiques.

On ne se convertit pas en lambing. C'est une mesure qui est inspirée et renforcée de ce qui se fait au Pays-Bas, en Lituanie, au Canada ou en Australie. Enfin, une mesure plus symbolique, la fin des privilèges.

Ça çaen sera fini. Des privilèges à vie des anciens présidents. Eux bénéficient d'une dotation en plus des 15000 € du Conseil constitutionnel. 3/4 le laborateur permanent.

Aujourd'hui, un majord d'homme, des bureaux pris en charge, un véhicule, un chauffeur, des frais de réception, des frais de déplacement, c'est 4 millions d'euros pour François Hollande et Nickelard Sarkozi. Simplement quand ils sortent de l'Élysée, ils redeviennent des citoyens ordinaires et euh avec seulement une protection policière si ça apparaît nécessaire. pour une raison simple qui est la même qui nous a conduit à dire qu'on serait un président au SMIC, c'est que l'exemple doit venir d'en haut quand ça fait des décennies que nos dirigeant réclame des efforts aux français mais sans le l'appliquer à eux-mêmes et ben il s'agit que ça soit d'abord appliqué à eux-mêmes.

Et donc je reprends la parole pour deux mesures supplémentaires qu'on voulait un petit peu mettre en avant. D'abord l'indépendance du parquet parce que quand même ça pose la question du lien euh et du lien nécessaire et entre indispensable entre la justice et les citoyens et de la confiance. Or, cette réforme de l'indépendance du parquet, tout le monde est censé être d'accord, tout le monde est unanime.

Ça a été voté en 2013 et en 2016 au Sénat, à l'Assemblée dans les mêmes termes. Et ça fait 11 ans, non 10 ans, mais dans 11 ans voilà, on le fera que il y a pas de congrès qui est qui est qui est qui est convoqué pour ça. Il reste juste cette formalité puisque tout le monde est d'accord pour faire en sorte que l'indépendance du parquet soit enfin mise en œuvre et ça n'arrive pas.

Pourtant des dates à Versailles qui avaient été bloquées, il y en a eu hein pour la Nouvelle-Calédonie et je ne sais plus quel autre euh sujet qui eux alors ne faisaient pas du tout consensus et notamment je pense à la Kanie. Pourquoi ça n'est pas encore fait ? Donc nous nous le ferons tout de suite.

Onattendra pas la grande réforme constitutionnelle tout de suite à Versailles. Ça prend une demi-journée et c'est fait. Enfin, une chose tellement essentielle et réclamée par par tous les magistrats qui souhaitent bien sûr que le garde des saut puisse encore mettre en œuvre une politique pénale.

Les élus sont élus pour ça, mais pas avoir ce lien direct avec les magistrats. D'ailleurs, on a étendu aussi une proposition pour faire en sorte d'arrêter toutes ces nominations, le fait du prince où le président de la République peut décider qui est président du château de Versailles. Quelles sont ses compétences pour ça si ce n'est d'être le monarque et peut-être que c'est avec ça que nous voulons ombre justement.

Et deuxième proposition, on veut mettre McKin au chômage, il faut que ça s'arrête. Donc nous voulons poser un principe très clair, priorité au savoir-faire public. Nous ne voulons que l'État et ses opérateurs ne puissent avoir recours au cabinet conseil que si aucune compétence en interne n'est disponible.

Moi, j'ai eu des exemples de fonctionnaires qui travaillaient sur un certain nombre de documents et qui ont appris par la presse que Minet avait écrit sur le même sujet et que tout avait été validé, que c'était sorti. Donc c'est un gâchi gigantesque de compétences et de temps. Faut que ça s'arrête et que ce soit plus possible.

Donc évidemment, il ça nécessite quoi ? Ça nécessite de réinternaliser des compétences. Ça nécessite aussi de remettre très fort les liens entre l'administration et la recherche publique.

Ces liens ont été distendus. Les chercheurs vous le disent, ils sont bien moins sollicités qu'ils ne l'étaient auparavant pour la construction des politiques publiques. Nous avons des compétences dénuées d'intérêts privés qui sont aujourd'hui sous-employés.

Alors bien sûr, on va pas interdire le fait de recourir à des cabinets conseil, mais si et seulement si les compétences ne sont pas présentes en interne et puis l'exigence que pour la fois d'après ces compétences aient pu être recrutées. C'est une philosophie de l'État. Nous faisons confiance aux agents publics et nous croyons que ce sont eux les mieux placés, elles et eux les mieux placés pour analyser, construire les politiques publiques avec un regard universitaire pour l'évaluation.

Bien sûr, ce sont des mesures fortes ainsi que si on les ajoute à toutes les autres mesures qui sont déclinées dans ce cahier de campagne probité. Et je voudrais finir mon propos par en remerciant à nouveau les experts et expertes et toutes les personnes qui ont de près ou de loin collaboré à la rédaction de ce cah de campagne qui pour nous est un objet politique et un sujet politique majeur et il faut que le silence cesse à ce propos. Je sais pas si vous avez des questions.

Bien sûr, nous sommes à votre disposition. Bonjour. Bonjour Émilio Mélet pour l'humanité.

On d'ici quelques jours, on aura le résultat du procès de de Marine Le Pen. Elle a déjà été condamnée, voilà, quasiment un an et demi. On peut voir que dans toutes les intentions de vote, même si ça ne reste que des intentions de vote, ça ne semble pas avoir d'effet au moins sur son électorat.

Ça ne rebute pas une part une large partie de l'électorat. Euh comment est-ce que euh vous vous l'expliquez ? Est-ce que ça vous inquiète aussi de voir que lorsqu'une lorsqu'une responsable politique a priori dite favori de l'élection présidentielle est condamné, ça n'a à priori aucun impact sur sur on n pas encore l'élection évidemment mais un un mot de réponse pour ma part et et François Rfin donnera son point de vue.

Je pense que comme les Françaises et les Français voi bien le grand silence de toute la classe politique, ils se disent que bah c'est pareil partout et donc il faut rompre avec ça. d'abord euh pointer mais vous le savez les déclarations de Marine Le Pen qui n'a cessé de réclamer l'inéligibilité à vie à vie à vie répétait-elle pour les le personnel politique condamné pour des faits de corruption. Donc elle est mise en contradiction avec son propre programme.

Et deuxième chose, moi ce qui m'a le plus surpris, ce sont à nouveau les réactions de la classe politique lors de la première condamnation de Marine Le Pen. Juste le rappel des faits. Les faits n'apparaissent, ne vont même pas jusqu'au public ou de manière atténuée, euphémisée dans un océan de commentaires qui disent "Bon bah est-ce que c'est si grave que ça ?" L'effet c'est quoi ?

C'est une distribution d'emplais fictif à peu près tout son entourage, à sa sœur, à son belle-sœur, à sa belle- sœur, à au majord d'homme de son père, à son chauffeur, à son garde du corps, à son compagnon pour 4,5 million d'euros. Je pense que le rappel avec précision des faits est de nature à faire changer l'opinion. Or là, c'est noyé et avec des tas de gens et presque de tous les bords qui viennent dire "Oui, mais bon, est-ce que c'est le judiciaire qui bon non de la même manière dans le procès Sarkozi, hein, si jamais avec clarté on aidé les Français à comprendre de quoi il s'agit, c'est-à-dire que là c'est des négociations qui se sont déroulées avec un terroriste qui a tué 170 personnes au moins dont 54 français.

Je pense que la popularité de de Nicolas Sarkozi, il y a toujours un socle qui reste, mais ça pourrait euh euh ça pourrait s'ébrécher pour la chaîne parlementaire. Donc vous avez affirmé que Nicolas Sarkozi remercie un certain nombre de dirigeants politiques et notamment Jean-Luc Mélenchon. C'est-à-dire que selon vous, vous êtes le seul à gauche qui fait preuve de probité.

Euh voilà, que comment vous positionnez par rapport à ça ? Bah écoutez, en tout cas, on est les seuls à en parler et à en faire un sujet politique et un sujet majeur. Vous savez, il y a quelques semaines, j'étais dans une petite ville de Bourgogne, 5000 habitants et euh je me promenais et je suis rentrée dans un dans dans un petit petit magasin bouquin un peu un peu de tout, un peu brocante, un peu bouquin, un peu tout.

Et j'entends des gens qui parlent et il parlent de Tibérie et ils se disent "Ah mais Tibérie, c'était qui déjà ?" Alors il dit "Ah il s'appelait comment ? Paul, Pierre, Jacques ?

Ah c'était Jean et cetera machin." Après il y en a un qui dit "J'étais là, je dis rien je moi je suis pas reconnu donc c'est pratique. Et il y a quelqu'un qui dit "Ah ben c'est gens !" Ah bah un sacré voleur celui-là.

Vous savez ce que répond la personne ? Ils le sont tous. Et nous nous pensons que c'est pas vrai.

Il et elle ne le sont pas tous. Mais il faut se prémunir. Il faut donner les garanties.

Donner les garanties. Et personne ne veut en parler. Et donc nous, nous voulons le dire.

Il tous les élus ne sont pas des voleurs. Bien au contraire. La plupart d'entre eux et elles sont des gens qui sont au service de l'intérêt général.

Mais il faut rassurer les Français, faut leur donner les garanties. Et la première chose, c'est d'en parler et d'en faire un objet politique. Et moi, ce que j'observe et c'est la raison pour laquelle nous avons travaillé là-dessus et c'est une des raisons qui m'a fait aussi rejoindre François Ruffin, c'est que nous sommes les seuls à en parler.

Juste enfin moi je reviens sur la gravité. Je l'ai dit, on n'est pas dans une affaire immobilière, on n'est pas dans un délit financier, c'est un crime contre la nation, c'est dans le jugement du tribunal. Il y a eu des morts, il y a des victimes qui sont venues parler à l'audience et derrière on a ce qui me paraît le plus scandaleux Emmanuel Macron qui reçoit comme si de rien n'était le président l'ancien président Sarkozy à l'Élysée.

On a Gérald Armanin qui lui rend visite dans sa cellule. On a Sébastien Chenu qui lui envoie un courrier hebdomadaire. On a Marine Le Pen qui lui fait des câlins et on a en effet, c'est souligné par Nicolas Sarkozi dans son livre de de la bienveillance par le silence.

On connaît une la gauche de rupture, la gauche radicale, on la connaît plus vocale. Et bien bizarrement quand tombe des affaires, c'est le silence. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?

Ça pas le Ah non, ça ça va être négatif alors. Allez-y. Est-ce qu'il y a d'autres questions au micro ?

Parce que quand même vous avez le droit de poser vos questions. Nous n'ait pas de pas y répondre. Euh d'ici quelques jours aussi, on aura un autre résultat, celui de la consultation des militants socialistes par le Parti socialiste.

Vous vous doutiez de ma question aujourd'hui moi, je vais peut-être comprendre votre question. Pourquoi ? Parce que celle des socialistes est pas très clair.

Ah d'accord. OK. [rires] Euh euh le la la primaire format bagneuse, c'était il y a 1 an jour pour jour.

Ah c'est vrai ? Euh pour l'instant, elle n'a elle ne s'est pas élargie, voir elle a elle s'est peut-être même un peu rétréci. Euh quelles sont vos euh vos attentes et elle est déjà enterrée comme le dit Jean-Luc Mélenchon, est-ce que vous y allez euh quand même ?

Qu'est-ce qui va se passer à partir du 9 juillet si euh si le résultat n'est pas celui que vous espérez ? Écoutez, nous cherchons une solution d'unité. Bien sûr, la situation politique l'exige.

À gauche, il faut un peu de responsabilité. Mais en attendant que les socialistes répondent à cette question à laquelle personne ne comprend rien, mais j'espère au moins eux-mêmes oui, en attendant ça, nous on trace notre route et on parle des sujets dont on pense qui sont importants, qui sont essentiels. Voilà, c'est on avance, on avance parce que les gens ont besoin aussi de de propositions, de solutions et et qu'on parle de ce qu'ils pensent important et de ce qu'ils vivent dans leur quotidien.

C'était la raison de notre premier cahier de campagne sur les les travailleurs essentiels et plus largement aussi sur le travail et c'est le cas aussi de ce cahier probité. et il y en aura d'autres à venir. Euh nous en préparons plusieurs qui vont sortir euh progressivement d'ici la rentrée, notamment euh sur la question des loisirs pour tous, un peu de bonheur, hein, ça nous ferait du bien, la garantie de pouvoir partir en vacances.

Euh aussi sur le le travaillisme écologique euh pour renouveler et rendre enfin compatible et et dans une même logique travail et lutte pour le climat. Et voilà, tout un tas d'autres sujets qui qui vont arriver. Donc nous on est là pour parler aux françaises et aux français.

Oui. Question. Tout au long de vos interventions, vous avez parlé donc de thématiques qui sont un peu classiques pour vous François Ruffin.

Notamment, on vous parlé de d'industrie par rapport au pantouflage, vous avez parlé beaucoup de thématiques qu'on vous entendre en avant depuis plusieurs années. Est-ce que c'est une façon aussi pour vous de revenir au basique après la polémique sur la bande dessinée ? Voilà.

Est-ce que c'est une façon pour vous de relancer votre campagne dans un moment où on vous a moins entendu pendant plusieurs plusieurs semaines ? Nous nous considérons que il faut que nous puissions apporter dans cette campagne les choses qui font notre singularité et notre notre apport singulier, voilà, par particulier. Et donc cette question de la probité, comme je disais tout à l'heure, personne n'en parlera si nous n'en parlons pas.

Mais nous nous inscrivons dans un dans un dans une réflexion globale, dans une philosophie d'action qui est totalement en phase avec la NUPES, les NFP, les les c'est ces documents qui sont toujours pour nous importants par pour pour le cap qu'il fixe. Donc bien sûr, il s'agit pour nous de bah d'ajouter au pot commun sur des sujets qui nous semblent importants. Et ce cahier de campagne sur la probité, on en a lancé le travail assez tôt dans l'année, je dirais vers décembre ou janvier.

Donc euh nous ce qui nous importe c'est vraiment de d'apporter euh des choses dans le débat qui sont importantes pour le fran pour les Française et les Français. Moi, j'ai jamais cessé de tracer mon sillon et euh de traiter du fond loin des polémiques et des réseaux sociaux et de me rendre sur le terrain chez Symbio, puisque vous parlez d'industrie qui est un fabricant de pile à hydrogène qui devait servir à l'industrie automobile qui a été abandonnée la semaine dernière. sur un site qui doit qui est là un champ mais qui doit devenir un data center équivalent de 300 terrains de foot pour servir à Google et donc avec des données qui vont être recueillies là et qui pouvont pouvoir être en l'état transmises aux États-Unis euh au FBI ou à la CIA.

Et donc durant tout ce temps, moi je ne cesse de me rendre sur le terrain dans mon côté reporter, d'écouter les gens et de venir les traiter, de voir qu'est-ce que ça signifie pour le pays. Je vous le redis, cette orientation sur la France, pays des data centers, moi c'est un vrai sujet aujourd'hui. Ça ne ça nous est présenté que de la souveraineté numérique.

Ça construit pour la France une colonie numérique. C'est un vrai sujet environnemental quand les terres, l'eau, l'énergie vont en priorité vers les gars femmes. Quand on construit même ça comme des projets d'instit national majeur, non, c'est un projet de multinational et qu'on vient contourner la démocratie.

Je pense que ça devrait être un grand débat public aujourd'hui. Hier, on a été la terre des des pôle logistique et avec comme ferance Amazon. Est-ce que l'horizon de la France c'est devenir le point d'atterrissage des gars femmes par les data centers ?

Et je ne mets pas tous les data centers dans le même sac. Euh je ne mets pas toutes les IA dans le même sac. S'il s'agit de servir euh une IA française et en particulier sur une ancienne friche industrielle plutôt que sur des champs, je me je me je j'y serai évidemment favorable.

Mais enfin, ce débat-là public n'existe pas. Je le dis, le lien avec le sujet est évident. On a une capture de la décision et comme le signalit Sophie, si c'est pas nous qui venons parler des caristes, des auxiliaires de vie, des camionneurs, des accompagnantes d'enfants en situation de handicap et ainsi de suite, cette parole là n'existera pas dans la campagne.

Si c'est pas nous qui venons avec un cahier probité pour dire "Regardez, on dégringole dans le dans le classement, dans la lutte contre la corruption, c'est cette parole là n'existera pas dans la campagne. Et ben s'il y a plus de questions, on vous remercie et on espère bien que demain l'État et la justice sera aussi dure avec les forts qu'elle est avec les faibles aujourd'hui. Pour conclure, j'ai en mémoire quelques débats dans la le projet de loi de lutte contre la fraude où la seule obsession du gouvernement était d'être plus dure encore envers les mamans solos pour justifier chaque centime de la CAF. plus dur encore envers les chômeurs et chômeuses euh euh qui devaient justifier chaque chaque cadeau de 50 € fait par leurs parents pour acheter un cadeau de Noël à leurs enfants.

Euh il est temps un peu que la justice soit la même pour tous et toutes. Merci. Merci à vous en tout cas.

Pour une séparation de l'Argent et de l'État - Conférence de presse — François Ruffin · Pourquijevote