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interviewles Républicains· 6 septembre 2025 257 min

Le RDV de la Droite - Séance plénière - Premier jour (2/2)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

les glissades des dépenses, il ne pouvait apporter une contribution au salut de notre pays. Je vous le dis rétrospectivement, oui, il y a un an. Nous avons pris, nous les républicains, une décision que je qualifie de salut public en empêchant la gauche de gouverner.

Nous devons rester sur la même attitude. [Applaudissements] Oui, une fois encore, nous devons faire la preuve de notre sens des responsabilités mais aussi de nos exigences. Il faudra donc débattre débattre au préalable d'un accord de gouvernement notamment sur la question budgétaire sur la question régalienne sécurité défense politique migratoire sur l'organisation de l'État et décentralisation comme sur le mode électoral s'agit de se mettre d'accord sur les grandes orientations.

Je le dis aussi puisque le mot a été prononcé cette semaine, la France et les Français méritent mieux que des deals entre politique. Nous devons incarner cette exigence aussi en matière d'éducation, de politique, familiale et sociétale. Oui, je le dis de la façon la plus claire possible.

On ne peut pas avoir d'accord de gouvernement avec la gauche qui veut abroger la réforme des retraites, qui veut taxer plus et dépenser plus. Écoutez simplement Olivier Fort au congrès de Blois. Le président de la République devra donc dans les jours à venir agir vite si le gouvernement venait à tomber.

Et il y a une contrainte constitutionnelle. C'est aussi ma responsabilité de le rappeler. Il faudra discuter un budget au plus tard le 15 octobre à l'Assemblée nationale avant qu'il ne soit voté au plus tard le 31 décembre.

C'est la raison pour laquelle au Sénat nous poursuivons nos travaux budgétaires et je voudrais saluer parce que je le vois ici le travail de notre rapporteur général Jean-François Husson qui poursuit contre vents et maris avec solidité cher Jean-François tout comme notre président Philippe Mouillet président de la commission des affaires sociales. Mes chers amis, mes chers compagnons, les républicains plus forts aujourd'hui. Alors les républicains qui peuvent alcarner l'alternance dans un esprit ouvert.

Alors les républicains qui proposeront un projet qui redonnent espoir et perspective à nos compatriotes que je sens exaspéré et là parfois débousselé et en colère. Regardons aussi cette réalité. Oui, tout cela ça doit être notre feuille de route.

Alors, tout au long de ce weekend, rassemblons-nous, réfléchissons, positions-nous pour que vive les Républicains, vive la République et vive la France. [Musique] Chers amis, je vous demande d'accueillir le président du groupe la droite républicaine à l'Assemblée nationale, Laurent Vequier. [Musique] Chers amis, tout le monde a été salué et remercié.

Merci Hotman. Je voudrais saluer et remercier nos militants parce que vous êtes là parce que oui, vous avez été présent dans cette élection qui a animé notre mouvement parce que vous êtes présent parce que vous lâchez pas parce que c'est vous qui constituis vraiment vous remercier. Vous savez à quel point ce lien avec vous compte pour moi.

Merci d'être là, de nous guider, de réagir, de vous exprimer. Ça fait partie de ce qui est la vie et la force de notre mouvement. Un grand merci aux militants de notre famille politique. [Applaudissements] Je le dis d'autant plus que certes, c'est un plaisir de se retrouver mais quelle rentrée politique.

Et je pense que nous qui aimons la France, nous partageons tous au fond de nous ce sentiment de colère, avoir notre pays s'affesser, se déclasser et s'ouvrir une page d'instabilité politique pour la France. Si nous sommes là, c'est parce que nous aimons notre pays. Si nous sommes là, c'est parce que nous savons dans notre formation politique à quel point il y a besoin de stabilité.

Et si nous sommes là, c'est aussi parce que nous cherchons les réponses qui permettraient d'arrêter cette chute et cette décadence du pays. Et bien mes amis, dans mon propos cet après-midi, je voudrais vous proposer que nous prenions ensemble un tout petit peu de hauteur. Tout est fait pour qu'on reste sur l'horizon du 8 septembre, du 10 septembre, des petites discussions de l'actualité du matin qui sont basculées et balayé l'après-midi et qu'au fond nous ne puissions pas discerner ce qui est important. est fondamental dans ce redressement du pays.

Parce que depuis quelques années, qu'est-ce qui nous frappe ? Queles que soient nos volontés, quels que soient les discours, queles que soient les personnalités, nous constatons une seule chose : la France est bloquée. Nous ne parvenons plus à agir et nous ne parvenons plus à mettre notre pays dans la direction qui permettrait son redressement.

La dette s'accumule, les impôts se multiplient, l'insécurité prospère dans nos rues, l'immigration est hors de contrôle, les services publics ne fonctionnent plus alors que nous payons autant d'impôts. Et bien mes amis, cette question, il faut que nous acceptions de nous y confronter. Il faut que nous acceptions d'aller chercher ce qui bloque.

C'est comme si notre pays était ce charfou entraîné par ces quatre chevaux dont parlait Ovid le poète latin. Le conducteur du char regarde ailleurs et les chevaux nous emmènent dans le précipice. Qu'est-ce qui bloque ?

Pourquoi est-ce que nous n'y arrivons plus ? Et c'est à ce niveau qu'il faut qu'on pose la question parce que sinon ce que l'histoire retiendra des semaines qui vont s'écouler, ça n'est pas la chute d'un gouvernement, c'est le naufrage de la France. Alors pourquoi est-ce que nous n'y arrivons plus ?

Et c'est cette question que je veux traiter devant vous parce que c'est la seule qui importe. Et bien nous n'y arrivons plus tout simplement parce que nous avons basculé dans une crise de régime qui est devenue un régime de l'impuissance. Pourquoi est-ce que nous n'y arrivons plus ?

Nous n'y arrivons plus tout simplement parce que notre pays est bloqué. Certains veulent nous faire croire que il suffit qu'on change les têtes. J'aimerais le croire.

Certains cherchent à nous faire croire que il suffirait qu'on gagne l'élection. J'aimerais croire que ce soit aussi facile. D'autres cherchent à nous faire croire qu'il suffirait de mettre en pouvoir des gens qui n'ont jamais exercé de responsabilité.

Belle promesse de réussite pour notre pays. Et bien mes amis, je ne crois plus à tout cela parce que je pense que quand on vous dit ça, on vous ment. Je ne crois plus que notre formation politique puisse se contenter de faire un catalogue de mesure parce que je crois que quand on fait ça, on se ment.

Je pense que nous avons le devoir de nous hisser à ce qu'est l'ampleur du blocage et de la crise de régime de la France, c'est de se dire qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qu'il faut débloquer pour qu'on puisse tout simplement à nouveau agir et décider dans notre pays. Et bien tout ça un nom. Une minorité a mis la main sur la conduite du pays pour s'assurer que la majorité ne puisse plus exprimer ses attentes et les voir traduites dans des lois et dans la conduite de la nation.

La réalité c'est que petit à petit une minorité d'inspiration de pensées de gauche a verrouillé la conduite du pays pour que quoi que nous votions, quoi que nous décidions, quel que soi nos combats, nous ne puissions jamais, même quand nous sommes aux responsabilités arriver à avoir les résultats que vous attendez. [Applaudissements] Et si on n' pas la lucidité et l'honnêteté de poser ce constat devant les Français, on leur ment. Parce que nous qui sommes députés, nous qui sommes sénateurs, nous qui sommes élus locaux, nous qui sommes ministres, nous nous heurons toujours maintenant à la même chose dans notre pays, un mur sur lequel il est écrit 7 impossible.

Vous savez ce qui a été en réalité le grand fait politique de cet été, mes amis ? Ça n'est pas la décision de François Bairrou d'aller solliciter la confiance. Le grand fait politique de cet été, c'est la décision du Conseil constitutionnel de censurer une loi qui était destinée à permettre juste à la France d'avoir exactement la même chose que l'Allemagne, l'Italie ou le Royaume-Uni, c'est-à-dire avoir la possibilité que des étrangers dangereux sous OQUTF ne soient pas libérés au bout de 90 jours dans notre pays. [Applaudissements] Et tout le reste, c'est l'écume des jours, c'est l'écume du temps, tout ce ça sera balayé dans quelques semaines.

En revanche, nous nous devons porter notre regard. Nous qui sommes les militants, nous qui devons être les artisans de ce redressement de la France. C'est là où il faut que nous portions notre regard parce que tout est fait pour que précisément nous ne puissions pas voir cela. critiquer le Conseil constitutionnel, contester la Cour européenne des droits de l'homme.

Mais quel crime ? Comment peut-on oser faire ça ? À peine avez-vous esquissé un demi bout de phrases là-dessus qu'on vous dit "Mais vous contestez l'état de droit, vous contestez la démocratie, vous n'avez pas l'autorisation de faire cela ?" Eh bien mes amis, je le fais ici.

Le Conseil constitutionnel, la Cour européenne des droits de l'homme bayonne aujourd'hui le fonctionnement de la démocratie française. Et ne vous laissez pas Berner. Ce n'est pas l'état de droit.

L'état de droit en France, est la majorité des Français qui s'expriment et qui décident. Ça, c'est l'état de droit. Ça, c'est ce qui peut permettre à la démocratie française de s'exprimer.

Maintenir en rétention de sûreté Bruno des terroristes dangereux interdits, ça n'est pas possible. Contrôler les étrangers avec les mariages sous OQUTF, impossible. Le Conseil constitutionnel ne nous le permet pas.

Mais dans ce domaine qui met si cher le travail, encourager la France qui travaille, valoriser la France qui a travaillé toute sa vie, faire en sorte qu'on ait un droit du travail qui récompense ce qui se donne du mal, ça n'est pas possible. Pouvoir mieux contrôler ceux qui profitent de l'assistan et abusent du système, ça n'est pas possible. Comment ne peut pas ne peut-on pas être écuré ensuite quand le Premier ministre nous propose de faire sauter les deux jours ferniers de ceux qui travaillent et de ne jamais s'attaquer aux 365 jours ferniers de ceux qui ne font rien dans notre pays ? [Applaudissements] Et à ce coup d'état permanent s'ajoute évidemment la dictature de toutes ces associations d'extrême gauche financé par argent public et qui bloqu la France. ceux qui ont bloqué Notre Dame des Landes, ceux qui bloquent la 69, ceux qui dans nos universités cherchent à avoir la parole contre nos professeurs, contre ceux qui défendent la République et la laïcité.

Et je voudrais ici que vous applaudissiez de tout cœur nos jeunes républicains et nos militants de l'Uni qui avec force et constance ne plo jamais face aux agressions de l'extrême gauche dans nos facultés. Et je vous demande d'applaudir ici le professeur Balan qui à l'université de Lyon I a eu le courage de dénoncer la dérive islamiste de cette université. C'est un ami, il mérite tout notre soutien [Applaudissements] et c'est ce système que nous devons faire sauter.

C'est cela la cause. C'est cela le vrai combat. Tout le reste ne pèera rien parce que si nous nous attaquons pas à ça, on peut gagner toutes les élections du monde.

On peut participer à tous les gouvernements du monde. On peut faire tous les beaux discours en disant ici surtout jamais de compromission, jamais de la vie. Sauf que le système nous condamne à l'impuissance.

Et bien ce que je veux c'est que nous posions nous républicains militants des républicains le diagnostic de ce que nous voulons changer. La première chose que nous voulons changer bah c'est tout simplement arrêter que ces associations d'extrême gauche aient plus de pouvoir que les Français et la majorité des Français. [Applaudissements] Arrêtons d'abord de les financer.

Quand j'ai été élu président de la région Verdron, je me suis aperçu que la CGT percevait 3 millions d'euros de subvention. Et bien, j'ai fait 3 millions d'euros d'économie. Et c'est aussi simple que ça.

Patrick Alexandre, vous qui avez porté ces combats et bien tout simplement faire en sorte que quand des chantiers commencent dans notre pays, on ne peut puisse plus autoriser des associations à faire des recours dans la justice qui font que dans notre pays, on n'arrive plus à faire le moindre chantier et porter le moindre projet d'intérêt général. Ça veut dire aussi et Mathieu, merci au travail qui est piloté par nos amis sénateurs et par le combat Véronique que toi tu as eu le courage de porter au niveau de Berités administratives, toutes ces autorités qui pululent, qui coûtent une fortune au pays, qui ne servent à rien et qui font toutes ces normes qui aujourd'hui corsettent la volonté des Français. Qu'est-ce qu'on attend pour les supprimer ?

Et je cite au premier plan l'ARCOM dont vous me permettrez quand même dont vous me permettrez quand même d'interroger le système aujourd'hui médiatique qui aboutit à protéger monsieur Cohen et à condamner Cyril Hanouna. Nous ne voulons plus de cela. Les Français sont libres d'entendre et de choisir les médias qu'ils veulent.

Et si nous nous élevons, mes amis, vous mentionniez les uns et les autres Gérard, merci d'en être le dépositaire. la tradition gauliste, il faut retrouver la sacralité de la loi. C'était le fondement de ce qui a été notre famille politique dans la reconstruction de la France.

Force doit toujours rester en dernier lieu à la loi française. Nous ne pouvons plus continuer à avoir un système dans lequel des juges peuvent écarter une loi française en s'appuyant sur des traités internationaux parce que c'est comme ça qu'ils arrivent à chaque fois mettre en échec tous les travaux qui sont les nôtres à l'Assemblée et au Sénat. force doit rester à la loi française.

Et enfin, bien sûr, et je suis convaincu que nous en aurons besoin dans les mois qui viennent, il faut des référendums. Le général de Gaulle en a fait cinq dans la seule période où il a été président de la République, plus que tous ses successeurs. Si l'Assemblée est bloquée, si nous n'arrivons plus avec le Parlement à dégager des lois, et bien que les Français tranchent.

Que ce soi eux qui décident sur l'assistana, que ce soi eux qui décident sur l'accès des étrangers aux aides sociales, que ce soit eux qui décident sur l'équilibre entre les droits et les devoir dans notre pays, les Français doivent décider dans une démocratie. Mes amis, c'est cela le travail et c'est cela seul qui nous permettra de redresser la France. Nous sommes la famille gauliste, c'est notre fierté.

Mais il ne faut pas l'évoquer seulement comme un totem. Il faut le chérir comme un chemin qui nous apporte des leçons. Que fait le général de Gaul en 1958 ?

Il n'est pas dans les petites combines. En 1958, il n'est pas dans les petites combines. Il n'est pas dans les petites discussions.

Il comprend qu'il y a une seule cause qui vaille. remettre les institutions de la France la tête à l'endroit pour permettre à notre pays à nouveau de choisir son destin. Tant que nous ne ferons pas cela, tant que nous ne sortirons pas la 5e République que nous avons perdu du régime de l'impuissance, nous ne pourrons rien faire.

Nous continuerons à avoir des discours sympathiques et à l'arrivée, il y aura la déception des Français. C'est ce combat-là qui est absolument fondamental. Nous devons renverser le système actuel qui nous condamne à l'impuissance et qui permet à la minorité d'extrême gauche de prendre le pas sur la majorité de la France qui elle adhère aux valeurs de la droite.

Rendre rendre et c'est par cela que je veux finir rendre possible ce qui est nécessaire. Ce mot magnifique de Richelieu. Nous sommes au début du 17e siècle.

La France est ravagée. Elle a à ses portes des ennemis qui viennent aussi bien d'Angleterre et qui viennent du Saint-Empire romain germanique. Elle a été déchirée par des guerres civiles qui l'ont épuisé.

Mais vous avez cette figure magnifique d'homme d'État Richelieu. Il comprend que ce qui est la maxime qui doit être la sienne, celle du roi, c'est rendre possible ce qui est nécessaire. C'est cela la noblesse du politique.

Et trop souvent, et c'est pour cela que j'enrache, trop souvent nous nous sommes résigné à nous soumettre, à accepter qu'on rende impossible ce qui est nécessaire. Rendre possible ce qui est nécessaire. La France, ce n'est pas les impôts, ce n'est pas la sistana, ce n'est pas l'insécurité, ce n'est pas le communautarisme.

Rendre possible ce qui est nécessaire. La France, c'est cette histoire que l'on admire au puit du fou et qui est portée par Philippe Devilier. Très bel exemple de cette fierté française dont nous devrions nous honorer.

Rendre possible ce qui est nécessaire. La France, c'est tout à la fois la tradition et l'innovation. C'est tout à la fois l'agriculteur du Quantaille que nous adorons mais c'est aussi l'innovation de nos ingénieurs qui dans l'Île-de-France cherchent l'intelligence artificielle de demain.

C'est cela la France rendre possible ce qui est nécessaire. La France c'est cette nation extraordinaire. Nous avons à la fois 1 million d'entreprises et 1 million d'apprentis.

La France est le même respect pour l'artisan et le commerçant que pour les entreprises, les grandes entreprises françaises qui font notre fierté. Rendre possible ce qui est nécessaire. La France, mes amis, c'est le panage, c'est l'enthousiasme, c'est l'envie, c'est le travail, c'est la fierté de la nation française.

Rendre possible ce qui est nécessaire. La France a des ailes mais aujourd'hui nous lui avons mis des chaînes. Et bien le devoir des Républicains, c'est de la libérer de ces chaînes.

Vive les Républicains. Vive la République et vive la France. [Musique] Et poursuivre ce moment fort, accueillons ensemble Mathieu d'Arnaud, sénateur de l'Ardèche et président du groupe Les Républicains au Sénat. [Musique] Merci.

Merci mes chers amis. Je voudrais saluer celui qui dans les Yvelines nous accueille, monsieur le président du Sénat, cher Gérard Larcheter, et qui me donne aujourd'hui l'insigne honneur de parler après lui, ce qui va me permettre de le saluer. Je voudrais effectivement qu'on ait un mot pour notre président du Sénat parce que notre famille politique a traversé des moments compliqués et il a été dans cette responsabilité de président du Sénat une boussole, un rock sur lequel nous sommes souvent arrimés ce pôle de stabilité.

Sois-en remercié cher Gérard, merci d'être celui que tu es. Merci d'être celui qui souvent illumine notre famille politique et puis saluer notre président des Républicain cher Bruno Rotaillot. Merci du travail que tu mènes à la tête de notre famille politique et à la tête du ministère de l'intérieur.

J'y reviendrai dans quelques instants. Saluer bien sûr Laurent Vequier, merci cher Laurent de tes propos. Saluer François Xavier Bellami qui mène un combat difficile à Bruxelles et qui est toujours là aussi pour porter cette voix précieuse de la France.

à Bruxelles et à Strasbourg, cher Patrick, et puis saluer tous nos ministres et anciens ministres qui au côté de Michel Barnier ont œuvré pour porter aussi notre voix singulière des Républicains. Mes chers amis, c'est un plaisir et un honneur de nous retrouver pour une rentrée. Cela faisait très longtemps que nous n'avions pas eu l'occasion de nous retrouver comme aujourd'hui pour échanger, pour partager, pour débattre parce qu'à la fin des fins, il est important dans cette période troublée que les Républicains, cher Bruno, que notre famille politique soit en mesure de porter un message qui est du souffle, qui est de la force parce que dans un pays qui va mal, il faut être en capacité de montrer et d'indiquer un chemin.

Et puis, parce que dans ces temps troublés, il va falloir que nous puissions nous assigner ce rôle essentiel, d'éviter que notre pays se rapproche trop près du précipice. Le mot est fort, mais peut-il en être autrement, chers amis, dans un pays qui supporte quelques 3350 milliards de dettes. Et cette dette, cher Jean-François Husson, qui la détient ?

à 55 % des prêteurs étrangers qui n'accepteront pas encore très longtemps encore de voir s'engager notre pays dans sans une vraie démarche de redressement. Notre pays va bientôt dépenser plus pour rembourser sa dette que pour soutenir l'éducation et l'armée. Alors, dans ce contexte déstabilisant qui s'observe dans un environnement géopolitique fragile, les Français veulent des réponses.

Ils veulent un cap clair, des réformes utiles. Comme les acteurs économiques, ils aspirent à retrouver une stabilité politique indispensable. indispensable à leur vie quotidienne, à la sécurité, au retour de l'ascenseur social, indispensable aux investissement et à la croissance, indispensable pour se projeter dans l'avenir et bâtir ensemble, chers amis, le futur.

Ces réponses, nous les républicains, nous pouvons leur apporter. Attention car si ce n'est pas le cas, cette France, cher Bruno des honnêtes gens comme tu as souhaité la résumer et qui et la note que nous faisons notre doit trouver des réponses dans nos propositions. Nous nous sommes un véritable parti de gouvernement car nous avons la volonté, l'envie d'agir pour notre pays.

Nous avons des convictions solides et une cohérence constante et surtout nous avons montré par notre esprit de responsabilité et c'est bien de cela qu'il s'agit notre capacité à agir. Nous les républicains, nous ne dansons pas aux balles des hypocrites. Cela même qui continue de nous faire croire et de faire croire aux français que la situation n'est pas si grave, que ça s'arrangera avec une potion magique surprenante et inefficace, celle du temps qui passe. qu'un budget solide et des comptes de bon père de famille ne sont pas nécessaires, que ce n'est pas vraiment gênant d'être surendetté, qu'il n'est pas nécessaire de redonner de la liberté aux français, aux entreprises, aux collectivités locales.

Ah, ce mot liberté, on l'entend bien peu aujourd'hui. Il manque dans les beaux discours de l'extrême gauche et de sa coalition de brique et de broc, mais c'est sans doute qu'elle n'en connaît pas le sens et n'en voit pas l'utilité. Il manque cruellement tout simplement, mes chers amis, dans le débat public.

Et pourtant, la liberté est indispensable à la croissance d'un pays, aux initiatives de ses citoyens, à l'espoir, à l'audace. La liberté, c'est la possibilité d'agir, de réaliser des projets, mais aussi de prospérer, de tester des solutions adaptées à chaque problématique, à chaque territoire, à chaque besoin humain. La liberté, [Applaudissements] c'est un cadre légalement défini dans lesquels les femmes et les hommes vivent, travaillent, créent, se reposent.

C'est l'exacte opposé de la vision normative contraignante ou infantilisante, bien trop souvent appliquée aujourd'hui. Alors la liberté, ne la cherchez pas ailleurs, vous n'entendrez pas parler. Monsieur Mélenchon n'a qu'une obsession et elle est grave, tu le rappelais cher Laurent, le chaos et la destruction des valeurs.

Les verres n'ont qu'une idée, une écologie politique, régressive et étouffante. Et les socialistes ? et socialistes.

Nul ne peut se targuer dans cette salle d'avoir le génie créatif pour nous inventer de nouvelles taxes et de nouveaux impôts. Cette année, mes chers amis, il nous propose un plan de redressement avec à la base 30 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires. Et bien nous osons dire la liberté est dans nos gènes politiques et elle est essentielle à la nation.

Nous pouvons et nous allons travailler à desserrer les contraintes, à redonner une respiration démocratique, économique, sociale, culturelle, écologique à la France car nous en sommes capables. Nous serons être la famille politique qui lutte contre cette impuissance publique dévastatrice qui insupporte les Français. Qui d'autre que nous pourrai agir ?

Que disent en effet nos concitoyens ? L'argent que je verse à l'État ne permet plus d'assurer la présence des services publics dans mon territoire, d'avoir des pharmacies, des médecins, des hôpitaux, d'avoir des écoles, d'avoir du transport public. L'argent que me prend l'État va à certains qui gagnent plus que moi tout simplement sans travailler.

C'est ce que l'État est aujourd'hui obèse. Et son agilité jamais vraiment démontrée à vrai dire a totalement disparu. Nos concitoyens le perçoivent désormais comme un état touche à tout et finalement bon à rien.

Il est plus que temps de s'attaquer à son périmètre, de le recentrer sur ses grandes missions, de supprimer ses émanations ératiques que sont les multiples opérateurs et agences de l'État dont plus personne, pas même le Premier ministre, ne sait dire combien ils sont, ce qu'ils coûtent et ce qu'ils font vraiment. Heureusement, nous avons décidé au Sénat comme à l'Assemblée nationale de nous y attaquer avec un objectif essentiel, redonner de l'efficacité à l'action dans tous nos territoires. Alors oui, nous avons su le démontrer, la volonté d'agir pour engager toutes ces réformes nécessaires et chez nous, chez nous les républicains, vous en êtes tous convaincus et vous avez raison.

Rappelez-vous, notre famille politique a mûement pesé sa décision il y a un an d'entrer au gouvernement, mais le choix était presque facile puisque le premier ministre s'appelait alors Michel Barnier. Malheureusement, après la censure, la suite ne sonnait pas comme une évidence, mais nous avons à nouveau réaffirmé notre volonté de responsabilité. Ne nous y trompons pas.

Ce choix, nous avons eu raison de le faire. Grâce à nos ministres présents au gouvernement et notamment le premier d'entre eux, cher Bruno Rotaillot, la famille les Républicains a démontré sa capacité à agir. Elle a su conjuguer ce qui est essentiel, le dire et le faire.

Les premiers résultats ont été au rendez-vous. C'est le cas en matière de lutte contre l'insécurité ou contre l'immigration irrégulière ou le soutien au monde agricole. Nous verrons ce qui se passera la semaine prochaine.

Ce sera une nouvelle étape et pour nous un nouveau temps de décision. Mais quoi qu'il arrive, n'oublions pas, comme le rappelait le général de Gaul, qu'on ne fait pas de la politique autrement que sur des réalités. Et mon cher François Xavier, sans verser dans le stoïisme, je crois qu'il est important de regarder les choses telles qu'elles sont et non pas comme nous voudrions qu'elle le soit.

Alors, notre fil rouge devra ainsi rester le même. Conviction, cohérence, détermination, unité, engagement, réalisme, pédagogie et action. Nous sommes gaulistes et c'est une force.

Cela veut dire que nous connaissons le passé qui nous aide à construire l'avenir. Cela veut dire que nous exprimons la vérité aux français, que nous savons garder un calme indispensable. que nous savons aussi dans la tempête avoir cette capacité à réaffirmer ce que nous pensons, cette capacité programmatique, que cette lucidité nous permettra de bâtir aussi un projet audacieux, efficace pour redresser notre pays qui en a tant besoin.

La première étape sera d'ailleurs la préparation du budget de la France. Un budget qui devra tout simplement dire qui nous sommes, ce que nous voulons, une baisse de la dépense publique. Nous voulons réduire la dette de la France sans taxe ni impôt supplémentaire parce qu'à la fin des fins, tout cela finit par entraver considérablement le pouvoir d'achat de nos concitoyens.

Et puis il y aura les élections municipales, les élections qui seront déterminantes pour notre famille politique qui est enracinée dans tous ces territoires de France. Et cette élection, c'est avec vous, mes chers amis, que nous allons la gagner. [Applaudissements] Alors pour conclure, puisque j'ai cité de Gaul, je vais à nouveau y faire référence car pour lui entre possible et impossible, il y a deux lettres et un état d'esprit.

Cet état d'esprit, nous l'avons. Il s'incarne dans la responsabilité, le sens de l'intérêt général, notre ambition d'une grandeur retrouvée de la France. Alors avec vous, mes chers amis, menons le combat, restons debout pour affronter l'avenir.

Merci cher Bruno de nous montrer la voix avec l'ensemble de celles et ceux qui sont là pour gagner demain pour que vive la République et vive la France. Je vous remercie. transmettre ou donner quelque chose d'autre à quelqu'un, ce savoir, c'est transmettre son savoir et ce qu'on a pu acquérir dans la vie, les valeurs, les histoires, les traditions, les valeurs.

La transmission des traditions pour moi c'est très important. Il faut les défendre et avant de pouvoir les défendre, il faut les connaître. Ça passe par la transmission. transmettre les enfants à les gens que je connais de la France si j'ai pe dire je pe je gère leurs connaissances bah j'ai dit qu'il manque des choses aujourd'hui.

On rattrape l'enfant avant même qu'il soit tombé quoi. Par contre on laisse enfant faire absolument tout ce qu'il veut. Et je dois reconnaître aussi que peut-être les professeurs peut-être peur aussi aujourd'hui de sanctionner les élèves.

Je pense qu'au niveau du milieu enseignant bon c'est pas si facile pour eux hein. La maîtresse, c'est la première autorité à laquelle on est confronté à l'extérieur de la maison. Et si cette première autor autorité elle est bafoué, qu'est-ce que c'est plus tard sur la gendarmerie, le patron ?

Voilà, des choses comme ça. Vous pensez que l'école aujourd'hui elle marche bien ? Non, je pense que ça dépend des environnements.

Ouais. Et des milieux. Il y a des milieux où ça plus favorisé que d'autres.

Nous ouvrons maintenant la première table ronde de cette journée. Transmettre un thème essentiel au cœur de nos réflexions qui interroge comment préserver notre héritage. Nous invitons Pierre Valentin, Max Brisson, Bérénis Levet, Fabrice Balanche à monter sur scène pour un échange qui sera animé par Alexandre Portier.

Ok. Chers amis, bonjour à tous. Ça fait plaisir de vous retrouver aussi nombreux.

C'est toujours bon de se retrouver pour ces moments militants qui sont des moments forts quand on a commencé sur le terrain tout simplement et de se retrouver pour des moments qui sont à la fois l'occasion d'entendre évidemment les personnalités qui comptent pour notre famille politique mais aussi de pouvoir donner la parole à des personnalités extérieures sur un sujet qui est je crois nous en sommes nombreux à être convaincus absolument essentiel pour l'avenir de notre pays. On parle aujourd'hui de transmission et si on est tout à fait honnête, il faut bien le dire, la droite a souvent manqué ses grands rendez-vous avec l'école. Et pourtant, quel paradoxe !

Quel paradoxe pour une famille politique qui aime parler du travail, qui aime parler de l'effort, qui aime parler du mérite, qui aime parler du sens de l'histoire et de la patrie de la nation, de la liberté. Quel paradoxe ! Car où apprend-on évidemment tout cela si ce n'est à l'école ?

Alors, ne nous cachons pas, nous avons besoin d'une rupture aujourd'hui, une rupture qui est même double, une double rupture, une rupture pour remettre l'école en tête des priorités de notre parti, mais aussi une rupture pour la mettre en tête des priorités de notre pays. Et nous avons devant nous évidemment une bataille qui sera rude. Rude parce que depuis des décennies, la gauche s'est habituée finalement à avoir un monopole sur cette question de l'éducation.

Et évidemment, évidemment il nous n'ont aucun cadeau. Mais quand l'avenir de nos enfants est en jeu, il est hors de question pour chacun d'entre nous de se planquer. Il nous faudra livrer tous les combats, tous les combats pour remonter le niveau des élèves et lutter contre le nivellement par le bas.

Tous les combats évidemment pour protéger nos enfants contre les violences mais aussi contre le communautarisme. Tous les combats contre les idéologies, le wquisme, nous en parlerons, et tous ces discours qui finalement ont pris d'assaut l'école de la République depuis trop d'années. Quand on voit la somme des difficultés, on peut se dire finalement tout est à faire, tout est à reconstruire.

Et c'est pourquoi notre président Bruno Rotaillot a souhaité pour ce congrès des républicains que la question centrale de l'école de l'éducation soit la première de notable rondes parce que finalement c'est sans doute par le commencement qu'il faut commencer. C'est par la base qu'il nous faut débuter notre reconstruction par cette notion fondamentale, vous l'avez entendu, de transmission. Transmettre, c'est un mot finalement simple mais fondateur.

C'est d'abord pour comprendre ce mot que je vais introduire nos différents intervenants. Nous avons la chance d'avoir des intervenants de très grande qualité avec qui nous allons mener ce dialogue. Je vais leur demander de le définir et ça nous permettra après de voir tout ce qu'il dit finalement de la reconstruction qui est devant nous.

Nous avons la chance d'avoir aujourd'hui à nos côtés et je vous demande de l'applaudir Fabrice Balanche. Fabrice Balanche qui est professeur de géographie, spécialiste du proche Orient et qui mène un combat intellectuel qui ne recule pas surtout face aux intimidations dans le monde universitaire. [Applaudissements] Nous avons la chance d'avoir dans l'ordre alphabétique le sénateur Max Brisson, sénateur des Pyrénées Atlantiques, qui connaît bien l'école, qui connaît bien l'éducation nationale puisqu'il est engagé sur ses questions en tant que sénateur.

Il a combattu et ferr aillé sur beaucoup de textes. On a eu des combats communs dans nos deux assemblées respectives, mais surtout c'est quelqu'un qui connaît l'école de l'intérieur puisque c'est un ancien inspecteur général de l'éducation nationale. Nous avons la chance d'avoir Berérénis Levet, philosophe.

Aujourd'hui, les philosophes prennent le pouvoir, je vous préviens. Philosophe spécialiste d'Ana Rent, ce qui est une qualité supplémentaire évidemment. auteur de plusieurs ouvrages remarqués, de plusieurs essais remarqués, notamment le crépuscule des idoles progressistes.

Et dans ces interventions, elle plaide pour remettre finalement l'école dans une logique de transmission d'un héritage commun à nos élèves, nous y reviendrons. Et puis nous avons enfin Pierre Valentin, essayste que vous êtes sans doute nombreux également à connaître, qui est auteur de la première étude française sur le phénomène W et qui notamment a publié chez Galimar très récemment l'ouvrage Comprend de la révolution W. Donc vous le voyez, nous avons un plateau d'intervenants de très grande qualité et nous allons très vite rentrer dans le vif du sujet.

Quatre regards, quatre voix, quatre expériences qui chacune doivent nous permettre finalement d'aller au bout de cette réflexion. Nous sommes réunis autour d'un thème qui est central, qui est fondamental, celui de l'école parce que finalement quand il n'y a pas de transmission, il faut pas s'illusionner. Il tout simplement pas de nation et quand il n'y a pas de nation, il n'y a pas d'avenir.

Et c'est donc évidemment par cette première question que nous allons commencer, Bérénis Levet, d'après vous, comment peut-on définir le mot transmettre ? Alors, je ne vais pas du tout me dérober, tout est prévu. Je je voudrais simplement que vous me permettiez d'abord de dire combien il me semble capital et salutaire justement d'avoir fait ce choix d'ouvrir la réflexion par ce thème de la transmission.

Euh je ne sais rien de plus urgent euh que de restaurer ces mécanismes de transmission qui ont été grippés précisément par l'idéologie progressiste dont nous vivons depuis euh la décennie 70. C'était euh l'objet de du prologue de de mon crépuscule des idoles progressis. Je suis née dans les années 70 et euh j'aimerais dire que nous avons été le laboratoire d'expérimentation d'une nouvelle forme d'humanité.

Avec l'alibie de notre liberté et de notre originalité, on a prétendu nous délester de l'héritage et donc le processus de non transmission commence alors et effectivement si si la droite a quelque chose à porter, c'est bien de rompre avec l'idole de l'émancipation dont les effets se font sentir de manière absolument cruelle et parce que dans la transmission, deux choses sont absolument en jeu. L'avenir de notre civilisation, l'avenir de notre entente de la vie, la de la vie. Oui, le l'avenir de nos grands auteurs, de notre histoire, la continuité historique de la France et puis celle de notre jeunesse parce que j'aime beaucoup toutes ces lamentations sur une jeunesse qui va mal, euh qui après euh avoir coupé tous les fils qui la reliaent à des réalités autres que la sienne, je voudrais savoir comment elle pourrait aller bien.

Et j'ai j'ai forgé cette expression parce qu'elle me semble éclairée le ce qui ce qui arrive aux jeunes gens, c'est que et je le vois avec mes propres étudiants, ils sont incarcérés dans la prison du mois encouragé par toutes les idéologies regroupées sous l'étiquette du wisme. Donc identité de sexe, identité de genre, identité toutes les identités particulières. Donc incarcéré dans la prison du présent et et incarcéré dans la prison du moi et incarcéré dans la prison du présent parce queils sont dans comme dans cette caverne de Platon absolument enchaînés sans aucun levier pour inquiéter les évidences dont on les rebat leur rabat les les oreilles à longueur de temps.

Donc la chose me semble absolument capitale et je voudrais oui simplement vous dire justement pourquoi je citais Monteigne mais il était fatal à partir du moment où on ne leur transmettait plus le passé qu'il soit prisonnier des du présent. Montagne a une phrase magnifique, c'est que d'autant que l'âme est plus vide et sans contre-poids, elle se baisse plus facilement sous la charge de la première persuasion. Donc comme je vous le disais, cet alibi de la liberté euh qui a servi à ne plus nous transmettre l'héritage ne nous a libéré en rien.

Enfin, j'ai eu la chance moi d'échapper à ce processus, mais n'a pas libéré en tout cas les les moins de 50 ans, mais en revanche les a euh inféodé précisément à toutes les persuasions du présent. Alors maintenant, j'en viens. Oui, si vous voulez et là, je crois vraiment que la droite doit en faire son programme parce que Laurent Voquier disait très justement que il y avait des mécanismes qui étaient grippés.

Mais toute politique, comme le disait Paul Valérie, implique une certaine idée de l'homme. Donc si nous ne commençons pas par là, et bien nous ne pourrons rien rétablir. Et pour moi, le la chose la plus importante est de former des obligés de notre civilisation et je vous dis, ce sera aussi les guérir de d'eux-mêmes.

Et dans l'idée de transmission et bien il y a précisément cette idée de lien d'attachement avec la résonance affective du mot et le fait justement de former des êtres qui se sentent une responsabilité pour ce dont ils héritent. Et alors transmettre c'est je je on alors on va beaucoup je pense au cours de cette discussion mettre l'accent sur l'école mais n'oublions pas que il y a plusieurs instances de transmission et précisément la famille en premier lieu et l'école et effectivement il faut une répartition des tâches l'éducation à la famille et donc ne pas laisser l'école et surtout les les les associations militantes s'insértait tout le combat de d'Alexandre Portier. Euh et euh donc l'éducation à la famille, l'instruction à l'école, elle a déjà suffisamment à faire pour au moins recevoir des enfants qui sont civilisés.

Alors, je reprendrai pour avoir une définition rigoureuse, la définition qu'en proposait Régis Debray. euh il distinguait justement entre transmettre et communiquer, transmettre et informer. J'ajouterai transmettre et sensibiliser, c'est pas du tout la même chose.

Vous voyez bien que la sensibilisation euh à avoir avec l' peu près et euh la transmission euh au contraire euh s'en sépare. Régistre de Bret donc disait que l'acte de la transmission la communication désignait l'acte de transporter un message dans l'espace. et la transmission, l'acte de transporter un message dans le temps.

Si bien que la transmission a tout entier à voir avec le passé, d'où la définition d'Aninth, l'éducation et singulièrement l'école doit être conservatrice et précisément pour ne pas être enfermé dans dans le présent. L'autre point très important dans la transmission, c'est une distinction là encore que j'emprunte à Monteigne entre l'ornement et le fondement. C'est-à-dire que le savoir ne doit pas être un un supplément d'âme, un ornement, mais bien fonder l'être humain.

Et c'est pourquoi il va y avoir il faut un travail d'apprentissage d'apprentissage par cœur. Il faut que la les matières, les disciplines qui sont transmises deviennent la substantifique moelle de l'enfant. L'adulte à cet égard doit se regarder comme un dépositaire de normes, de principes et ne pas trembler devant cette idée.

C'est précisément ce qui nous est arrivé où nous n'avons plus eu confiance en nous-mêmes ou suffisamment confiance, mais je crois qu' nous aborderons le thème de l'autorité, donc nous aurons l'occasion d'y revenir. La transmission a aussi à voir avec l'élévation. Or, toute la pédagogie notamment à l'école aujourd'hui est basée sur l'identification.

Il faut que l'enfant se retrouve dans les programmes, d'où toutes les modifications dans le programme d'histoire où il a fallu introduire l'histoire des autres continents et faire de l'histoire de la France une histoire parmi d'autres. Donc distinction entre élévation et le beau mot d'élèves le dit de la même façon que aussi longtemps qu'il y avait des instituteurs, l'école savait encore quel était son rôle. C'était précisément d'instituer l'humanité.

Et je vais terminer sur un point, c'est que dans ce rapport au passé, c'est que finalement qu'est-ce que un un qu'est-ce qu'un un homme sans son histoire demandait à Anna Rein sans l'histoire de sa famille, sans l'histoire de la patrie dont il est appelé à devenir à avoir à répondre, et bien c'est un produit de la nature, rien d'autre. par nature, nous sommes aplanis sur le présent, sans épaisseur historique, sans épaisseur temporelles, sans euh redressement. Et je termine alors sur une très belle idée de Simone Veille, de la philosophe. et bien c'est que l'essentiel de notre vie, vie morale, vie intellectuelle vie sensible et bien est reçu par justement les différentes communautés auxquelles nous appartenons.

Et j'aime faire raisonner ce mot de réception parce que c'est ça l'esprit de la modernité, c'est cela l'esprit de du progressisme, c'est de ne plus voir que passivité dans le fait de recevoir et de devenir incapable de gratitude pour ce qui nous est donné. Bon, j'arrête là, je pourrais sinon je vais on peut l'applaudir. Merci.

Merci beaucoup Bérénist. Les choses sont posées, la méthode philosophique est respectée et Bernis parlait notamment de blocage de blocage et c'est sur cette notion de blocage aujourd'hui qu'on doit avoir un diagnostic qui soit lucide et c'est pour ça que je voudrais interroger Pierre Valentin. Qu'est-ce qui aujourd'hui dans le monde occidental semble s'être grippé dans les mécanismes de transmission d'après vous ?

Alors déjà, merci beaucoup pour l'invitation. Euh je pense que pour répondre à cette question, il faut remonter un petit peu dans le temps et revenir non pas tant à la Seconde Guerre mondiale en tant que tel, mais qu'à la lecture qui en a été faite, pas juste après, mais quelques décennies plus tard. Les horreurs du nazisme ont été par un geste de simplification progressive attribué pas simplement à une partie de l'Allemagne mais à l'Allemagne toute entière en mettant par exemple des choses comme l'opération Valkyrie qui visait à éradiquer Hitler et ensuite pas simplement l'Allemagne mais à l'Occident tout entier et non pas simplement comme une erreur occidentale mais comme le l'aboutissement logique de tout ce que l'Occident a toujours été qui devait logiquement culminer dans d'une éradication des minorités, notamment des minorités juives.

Et une fois que le diagnostic est posé comme ça, la conclusion logique c'est tout ce que nous avons toujours été à mener au pire. Donc demain, nous serons de points, ouvrir les guillemets, tout l'inverse de ce que nous avons toujours été. Et donc ça inscrit fondamentalement l'Occident et donc la France dans un rapport, je dirais, de fuite par rapport au passé qui est plus nous éloignerons de ce que nous avons toujours été, plus nous irons vers le mieux.

Et d'ailleurs, on pourra noter que même cette lumière au bout du tunnel dans une obque de fuite vers l'avant s'est un peu éteinte où aujourd'hui même l'avenir radio n'existe plus. Donc on a à la fois tout ce qui est du passé et dépassé, donc une moitié du tunnel qui s'est effondré et en même temps nos futur, il n'y a pas d'avenir et donc l'autre moitié du tunnel qui s'est effondré. Bon ce qui fait explique le sentiment d'impasse dans lequel se trouve notamment ma génération.

Et donc ce cette logique du plus jamais sain qui était évidemment un récit nécessaire mais pas suffisant pour faire une philosophie politique à part entière capable de guider une civilisation c'est progressivement mué dans ce rapport à la culpabilité en plus jamais nous que ne le plus jamais ça devient le plus jamais nous et nous serons tout l'inverse de ce que nous avons toujours été. Ça ça implique nécessairement un rapport très prononcé à la culpabilité. Et vous noterez que les pays qui ont une culpabilité moindre que les Français, que les Anglais, que les Américains et cetera n'ont pas autant perdu cette transmission. c'estd que ils savent qu'ils peuvent affirmer quelque chose, qu'ils ont quelque chose à affirmer et qu'ils n'ont pas été je dirais fondamentalement anesthésiés dans leur cœur dans ce qu'ils avaient à offrir et à proposer au monde.

Et je pense que là-dessus, l'évolution ou la prégance culturelle de la formule "Qui êtes-vous" pour me dire que me paraît fondamental parce que elle est elle est systématiquement mobilisée sous la forme d'une question rhthétorique. Qui êtes-vous pour me dire que notre civilisation a quelque chose à apporter, voir serait supérieur aux autres et cetera qui progressivement est devenu qui êtes-vous pour me dire que et là ça fera lien avec l'éducation, il faut enseigner l'étape de multiplication à l'école. Qui êtes-vous pour me dire que il faudrait enseigner euh la chronologie, les la les dates de l'histoire de France, ce qui permet de se projeter dans le temps et dans l'espace avec la géographie.

Et qui êtes-vous pour me dire queil faudrait enseigner euh la grammaire euh stricte à la française avec ses règles et ses exceptions aux jeunes générations ? Et cette phrase, comme je disais, généralement est rhtorique. Elle a pour but de terminer un débat, mais je pense que on gagnerait à la prendre au premier degré qui est la prendre comme une question sérieuse.

Qui êtes-vous ? l'identité et le jugement fondamentalement sont liés et c'est uniquement lorsque une nation tout comme un individu d'ailleurs a été profondément culpabilisée qu'il y a une crise identitaire par la suite et je pense que nous traversons ce moment-là et que la le fait d'écrire c'est quelque chose que le le wisme aux États-Unis par exemple a radicalisé le fait d'écrire et le New York Times fait ceci des grandes revues scientifiques le font aussi c'est une pratique journalistique très répandue. black avec un B majuscule et white avec un W minuscule, non pas une recherche d'égalité mais une inversion, une inversion de la hiérarchie supposée.

Ça c'est un preuve de une preuve de culpabilité. La volonté d'écrire autre avec un grand A a pour corrière nécessaire la volonté d'écrire le nous, la première personne du pluriel comme dit Roger Scruton, avec un N minuscule. Et on est tombé avec ce plus jamais ça devenu plus jamais nous dans une trahison évidemment du message initial et ensuite dans une trahison du message chrétien qui tenait un apport spécifique à la figure de l'étranger dans un équilibre avec la communauté et qui désormais s'est radicalisé c'est s'est trahi en étant tout sauf nous.

Tout ce qui n'est pas nous est formidable. tout ce qui a la la joie de ne pas nous ressembler est forcément meilleur que ce que nous sommes. Et ça c'est évidemment intenable dans la durée.

Et c'est donc dans ce contexte là qu'il faut pouvoir répondre à la question qui êtes-vous pour me dire que pour ensuite pouvoir poser des affirmations et donc transmettre. Et un dernier mot là-dessus. Euh j'ai fondé il y a un peu plus d'un an maintenant un podcast qui s'appelle précisément transmission dans cette optique d'essayer de transmettre à ma génération et de faire un dialogue entre je dirais ma génération et ce que je serais presque tenté d'appeler la dernière grande génération d'intellectuels français mais justement le fait d'inviter des gens de ma génération a pour but de tempérer ce ce diagnostic inquiétant et j'ai la chance notamment de recevoir Alain Finkel Crot et je lui ai posé cette question qu'est-ce que la transmission et il a cité cette très belle phrase de Chesterton en disant que la tradition c'est la démocratie des morts et que il y a certes des vivants mais il y a aussi des défunts et que leur vote compte et Chesterton d'ailleurs prolongé en irranisant en disant c'est parfaitement d'ailleurs officiel et formel parce que comme sur un bulletin, il y a une croix qu'il faut cocher comme sur une tombe et il vote parmi nous, il ne s'agerait pas de l'oublier.

Et donc la la transmission, c'est ce terme qui permet de briser l'association trop souvent faite au conservatisme avec la question de l'immobilisme car elle est intrinsèquement une dynamique et que c'est un mouvement qui se prolonge simplement, qui ne va pas dans tous les sens, qui n'est pas en mouvement pour être en mouvement mais qui a une verticalité et une dynamique. Voilà ce qui est pour moi la transmission. Merci.

Merci beaucoup Pierre. Fabrice Balanche au vu de ce que nous indiquait Pierre, est-ce qu'on peut estimer qu'il y a un malaise particulier en France autour de la question de la transmission ? Oui, tout à fait.

De toute façon, ça se ressent puisque on le voit dans les recrutements du primaire à l'université où on a du mal à trouver des des candidats, en tout cas dans le primaire, dans le secondaire, ça c'est très clair. Il y a un malaise dans la transmission comme vous pouvez le dire parce que qu'est-ce qu'on transmet ? tout ce flou à travers les les matières, les thèmes qu'on va transmettre parce que il faut pas oublier que l'essentiel des des professeurs du primaire et du secondaire sont formés dans les universités et pas dans n'importe quelles universités, dans les universités de sciences humaines et sociales, dans les universités de sciences politiques lesquels sont pour beaucoup devenus des citadelles d'extrême gauche où le wisme règne en maître.

Donc ces futurs enseignants qui vont faire leur licence, leur master 3 ans avant d'intégrer les instituts de de formation, les anciens UFM qui sont devenu les INESP, et bien ils vont être déconstruits par l'enseignement qui est véhiculé dans ces dans ces dans ces facultés. Euh donc vous avez déjà un malaise dans la transmission par rapport à la formation universitaire qui est qui est dispensée. Et ça, je j'insiste vraiment là-dessus parce que ces facultés de sciences humaines et sociales et de sciences politiques sont un peu le parent pauvre de de l'enseignement supérieur parce qu'on insiste sur les grandes écoles, on insiste sur les les sciences dures sans se rendre compte que ce que Bourdieu appelait la main gauche de l'État, c'est-à-dire les enseignants, sont formés par ces universités qu'on a abandonné à l'extrême gauche.

Il faut quand même en être clair. Donc ça c'est vraiment un point sur lequel il faut il faut réagir très très fermement. Ensuite à l'université, qu'est-ce qui se passe où on a la charge justement la première phase en tout cas de la formation de ces de ces futurs enseignants du primaire et du secondaire ?

On trouve quand même des candidats pour rentrer dans l'enseignement supérieur. Pas forcément les meilleurs, pas forcément qui vont vous dispenser le meilleur enseignement possible parce que les meilleurs enseignants aujourd'hui, ils sont dans les classes préparatoires, ils sont pas à l'université parce que on n pas voulu d'eux à l'université et ça c'est vraiment quelque chose qu'il faut qu'il faut prendre en compte. Ensuite, quand vous avez des collègues qui sont recrutés, qu'est-ce qu'ils font ?

Et bien, ils essayent d'éviter l'enseignement. Ils se lancent dans les charges administratives, ils obtiennent des congés recherche parce que c'est ça qui va faire votre promotion au sein du système universitaire. Les charges administratives et la recherche.

L'enseignement, ça ne compte pour rien. L'enseignement, c'est une perte de temps. Vous stagnez dans la hiérarchie si vous faites bien vos cours, si vous investissez dans l'enseignement.

Euh et ça c'est c'est un système qu'il faut complètement revoir parce que on on ne peut pas la dotation publique pour les universités, elle est calculée par rapport au nombre d'étudiants. Donc il y a un service que les enseignants chercheurs doivent apporter. Vous rendez compte qu'à l'ENS par exemple où le le l'inscription au concours de l'agrégation est est obligatoire et normalement les gens qui passent par le NS doivent doivent ensuite enseigner.

La plupart se débrouille pour faire leur carrière dans la fonction publique d'État, mais non pas dans l'enseignement. ce pourquoi pourtant ils ont été recrutés et payés pendant des années comme élèves fonctionnaires. Donc il y a quand même un malaise qui est qui est extrêmement important et qui touche justement à malheureusement aux conséquences de de la loi sur l'autonomie des universités qui a donné les clés de la gouvernance à la gauche et à l'extrême gauche et qui fait qu'on a un système aujourd'hui extrêmement clientéliste qui s'est qui s'est développé et que dans les sciences humaines et sociales en tout cas dans la majorité des cas on recrute sur critères politiques tout simplement.

Donc ça ça vous exclut énormément de gens de qualité qui préfèrent aller enseigner en prépa parce que déjà on est mieux payé en prépa et puis ensuite on a une carrière plus intéressante et on a des critères de recrutement dans les classes préparatoires qui sont quand même beaucoup plus objectifs qu'à qu'à l'université. Euh et puis bah l'université, il faut vous couler dans le moule wist euh extrême gauche, isamo gauchiste. Si vous voulez si vous voulez perdurer dans le système et monter dans le système, bah sinon comme comme ça été mon cas, vous vous êtes marginalisé et on interromp vos cours.

Voilà. Merci beaucoup Fabrice. On a évoqué les blocages et le malaise qu'il y avait dans la transmission.

Évidemment, maintenant on voit le défi qui est devant nous, c'est celui de remonter la pente et de retransmettre à nouveau. Toute la question est de savoir encore ce que l'on veut transmettre. Max, quels savoirs fondamentaux, quels repères te semblent absolument fondamentaux aujourd'hui précisément au cœur de la transmission scolaire ?

Alexandre, avant de répondre à tes questions, moi je voudrais par rapport à ce qui vient d'être dit indiquer qu'il fut un temps où le ministre éducation nationale écrivait une lettre aux instituteurs tous les de ou 3 ans. Il fut un temps où la nation disait bien à son école ce qu'elle attendait d'elle. Il fut un temps où les instituteurs étaient bien habités par la mission que leur avait donné le pays.

Ce temps n'est plus et le constat que l'on doit faire, c'est qu'aujourd'hui l'école s'éparpille, se disperse et surtout s'épuisent et que les professeurs sont épuisés d'injonctions multiples. Et mes chers collègues au premier rang parlementaires, il nous arrive de développer des injonctions à l'école et qu'à chaque fois qu'un problème de société se pose, cela doit se traduire par une éducation à comme si l'école devait régler tous les problèmes de la société. Moi, je rêve d'abord d'une école un petit peu du détour, d'une école que l'on mettrait un petit peu en hauteur, d'une école qui on donnerait quelques missions claires, mais certainement pas de prendre en charge la totalité des difficultés de notre société.

Et nous avons, [Applaudissements] je le dis avec sourire, nous avons tous vécu ces débats à l'Assemblée Alexandre ou au Sénat où finalement on disait "Mais il faut que l'école, il faut que les professeurs une éducation a une formation des professeurs a tout cela c'est un fardeau qui pèse profondément sur notre école." Alors oui, pour la droite française, pour notre famille politique, la première chose certainement c'est de rappeler que notre pays, que la nation doit à son école définir quelques missions et pas une multitude dejonction contradictoire. Une école qui instruit, donc une école qui redevient le lieu de la transmission.

Et donc on peut pas dans un temps limité, défini s'éparpiller dans toutes les éducations. Au l'école est d'abord là. pour instruire.

Donc l'école est d'abord là pour donner les savoirs fondamentaux autour de de la langue française, autour des mathématiques, autour de l'histoire madame le de notre pays d'abord de la géographie de notre pays sont des choses de bon sens mais dont on s'est totalement éloigné. Puis l'école est là aussi dans l'émission de l'école, il y a l'école qui doit définir des repères. Moi, j'ai connu des instituteurs qui étaient de gauche, qui étaient même souvent communiste, qui au tableau traçait un trait et disait "Ça c'est autorisé, ça c'est interdit." Et on comprenait très vite qu'il fallait mieux pas franchir la ligne blanche.

C'était ces instituteurs-là qui donnaient des repères. C'était ces institut là instituteurs là qui nous donnaient le sens un certain nombre de valeurs autour du travail, de l'effort, du mérite. Alors c'est clair, moi je ne rêve pas d'une école de la nostalgie.

Nous sommes au 21e siècle. Cette école, elle doit aborder notre société telle qu'elle est notre jeunesse telle qu'elle est. Mais enfin, l'école qui redonnerait au professeur une figure qui referait du professeur une figure d'autorité.

C'est bien une école aussi qui va rompre avec l'égalitarisme et le pédagogisme ambiant. Depuis des années, ceux qui gouvernent l'école et qui ont échoué et qui n'assument jamais leur responsabilité, nous les connaissons Alexandre, nous les connaissons Annie. Ils ont dominé quels que soient les ministres, le système éducatif, ils ont conduit l'école dans la situation d'échec où elle est aujourd'hui, mais jamais ils nous drresseront le moindre à Coulba.

Donc au nom du pédagogisme, au nom de l'écalitarisme, on a très matériellement sorti les estrades des salles de classe. On a décidé que la parole de l'élève val la parole de l'élève valait la parole du professeur, que l'élève était là pour se construire lui-même par l'éveil. C'est toutes les pédagogies de l'éveil.

Et on a oublié tout simplement que le professeur savait. Alors oui, fut un temps où quelques-uns des meilleurs d'une génération devenaient professeur. Il ne le restait peut-être pas toute leur vie.

Maf George Pompidou a enseigné en lycée. Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui les meilleurs d'une génération ne cherchent plus à redevenir professeur parce que justement la fonction a été profondément dévalorisé. Il faut donc rétablir l'estrade, rétablir le professeur comme figure de l'autorité et donc affirmer clairement, ça doit être aussi avec la transmission des savoirs fondamentaux, me semble-t-il, le rôle que nous devons assigner à l'école dans la construction de notre projet pour la France.

L'école doit bien être le lieu où on affirme des règles, où on affirme des valeurs et où on donne des repères aux élèves. Car finalement le plus mauvais qu'on est rendu aux élèves de France au cours de ces 30 ou 40 dernières années, c'est de ne pas leur donner les codes, de ne pas leur donner les repères parce que dans ce cas-là, il y a ceux qui sont issus des milieux où les repères seront donnés, où les codes sont donnés. Moi, je suis comme toi Alexandre d'une extraction relativement modeste.

C'est bien à l'école qu'on m'a donné des repères, qu'on m'a donné des valeurs et j'ai vraiment beaucoup de mal car ceux qui les ont reçus ont décidé de ne plus les transmettre aux élèves qui leur sont confiés. Merci. Merci beaucoup Max.

Tu tu as évoqué la multiplication des injonctions qui sont aujourd'hui imposées à l'école de toutes sortes. Les éducations a qui se multiplient et Dieu sait si j'en ai affronté quelques-unes. Euh Bérénis levc comment est-ce qu'on fait pour arriver à hiérarchiser les priorités, avoir un petit peu un rasoir d'CAM, quelque chose qui nous permet de trier le le bon grain de livret.

Oui oui mais justement il est vrai que pour moi cette question était absolument centrale dans mon crépuscule. c'était l'école pour quoi faire pour précisément la la recentrer. Alors, je je suis pas tout à fait justement je parlait que l'adulte ne doit pas craindre d'être normatif, c'est-à-dire que c'est plus que des repères, mais c'est ce que vous disiez en définitive, mais ce vraiment des normes.

Et ce que ce contre quoi il nous faut lutter, c'est que nous vivons d'une idée dégradée et dégradante de l'être humain. si bien qu'il faut absolument renouer avec le fait que l'école doit être le lieu de former l'homme en tant que chercheur de la vérité. celui vous cette phrase en corps de montagne l'homme est né à quié le vrai le vrai le beau le bien et c'est pourquoi je me séparerai peut-être un tout petit peu de vous c'est que je ne crois pas qu'il faille l'adapter à notre époque.

Précisément nous avons à lui transmettre ce qui forme les invariants de l'être humain et les nourritures spirituelles que nous lui apportons. sont des réalités qui pour le dire avec le beau mot de RB ne meurent pas sur les saisons. Et précisément quand nous transmettons les œuvres de la les œuvres de pensée que ce soit la philosophie, la littérature, si ces œuvres n'ont encore ont encore quelque chose à nous dire, ce n'est pas parce qu'elles sont actuelles, c'est parce qu'elles sont intemporelles et qu'elles auront à jamais une longueur d'avance sur nous.

Et si bien que l'enfant, ce qu'il faut faire naître chez lui, c'est cette passion contracter. Moi, je sais que le jour où j'ai contracté cette passion de comprendre, d'interroger, de de connaître et bien ça y est, j'étais sauvé justement de l'idéologie et de la flagornerie à l'endroit de la jeunesse dans laquelle je grandissais puisque c'était les les les années de Jack Lang. Mais il y a un très beau mot de de Prou où Prou dit ils se sont dispensés d'être nos aînés euh pour ce Bonz, je vais pas vous la retrouver tout de suite mais euh si une phrase impressionnante de Prou loin de s'autoriser de ce qu'ils sont nos aînés pour devenir nos maîtres, ils prétendent aller à l'école chez nous.

Et si vous voulez, c'est là que je serai peut-être j'exonérerai moins les professeurs de leur responsabilité que on le laisse souvent entendre, c'est que ils ont accepté ce rapport d'égalité entre l'élève et eux-mêmes et ils ne se sont pas imposés comme précisément occup occupant la place du maître parce que il possède et eux seuls le savoir et que ce savoir précisément nous allons les escorter. Nous allons leur permettre d'y accéder parce que cela demande des efforts parce que c'est précisément le monde qui ne leur est pas familier auquel on leur donne accès. Et c'est là qu'on rencontre la question de l'autorité.

Il y a une page extraordinaire de Berkson où il explique comment précisément le maître, les parents faisaient autorité sur les enfants qu'ils étaient. Il dit "Mais que qu'ur qu'urons-nous qu'aurions-nous été si on nous avait laissé aller si nous aurions volé de plaisir en plaisir et puis un interdit surgissait. Et pourquoi nous obéissions à la loi ?" La question ne se posait pas, dit-il, nous avions l'habitude.

Et en réalité, il essaie d'ex de de d'éclairer le phénomène. Il dit, "Nous sentions que au travers de notre de nos parents, de nos maîtres, une autre voix parlait. Ils agissaient et là la formule est extraordinaire, ils agissaient par délégation.

Et donc le professeur et là on rejoint ce qui a été dit, c'est que le professeur il est le délégué des morts. En effet, il transmet les grandes œuvres les grandes œuvres des grands esprits du passé. Si bien que l'autorité que nous pouvons avoir face à nos élèves ou étudiants, elle vient de précisément de ce que nous ne sommes guerre que les messagers, comme disait George Steiner, entre cet héritage et ceux qui viendront. euh et qui prendront la suite.

Donc si vous voulez, il y a cela. Et quand je disais rappeler l'urgence de l'école, c'est de renouer avec une idée élevée, haute de l'être humain, Pierre Manant a une idée magnifique. Il dit "L'école doit être là pour rappeler, non pas pour émanciper, arracher l'être l'enfant en devenir de sa nature, mais le rappeler à ce qu'il y a de grand, de noble dans sa nature." Et bien là est notre mission précément de faire un pari sur ce que l'homme peut de grand.

Et que ce soit la littérature, la philosophie, l'histoire, il faut aussi savoir la transmettre comme exploration infinie, illimité sur ce qu'est l'homme, sur ce qu'il peut et quel que soit le temps. Et c'est pour ça je vous dis, je ne crois pas du tout que l'école doit chercher à être adaptée au monde comme il va parce que c'est comme ça aussi que les progressistes résultat ont renoncé à former les grandes dispositions de l'être humain et après ils nous disent "Ah non, la jeunesse n'est plus capable. 5 minutes d'attention c'est impossible." C'est mais la la dup excellence.

Il fabrique cet homme et après ils nous disent "Ah ben non, on peut plus attendre cela." Donc nous ne voulons rien savoir. L'attention c'est l'attention la le le le efforts, ce sont des dispositions humaines que nous avons à former, développer, cultiver au contact justement des grandes œuvres parce qu'elles ne livreront pas leur secret autrement.

Je je m'arrête là pour le moment. Merci beaucoup Bérénis. Bénis insistait justement sur quelque chose de central, c'est le rôle des charnières dans la transmission.

Ces deux charnières que sont évidemment les enseignants d'un côté, les parents de l'autre et de l'articulation qui se pose toujours entre transmission et liberté, entre ce qu'on veut donner de singulier et en même temps la la pluralité évidemment culturelle. Comment est-ce qu'on arrive à concilier cette exigence à la fois de transmission avec la liberté des individus ? société qui est peu sur le plan géographique au niveau national qui c'est un fait aujourd'hui vit avec des populations qui ne qui n'ont pas toujours grandi sur le sol de France.

Comment est-ce que l'école française aujourd'hui arrive à faire la charnière dans tout ça ? Père Valentin c'est une excellente question. Je j'élargirai un peu le sujet à la question de qu'est-ce qui fait encore autorité aujourd'hui ?

C'estàd que même purement en dehors de l'école dans le débat public, qu'est-ce qui fait qu'un propos est accueilli comme faisant autorité et et étant indiscutable ? Et il me semble là-dessus que les trois figures, je dirais du surmoi, comme on pourrait dire, les trois figures d'autorité que la que la France avait disons au début des années 60 ont tous subi une décrédibilisation assez profonde. Et ces trois figures sont pourrait dire les les trois PA, le parent, le prêtre et le professeur. et qu'à certains égards, il y a un 4è P qui est un peu venu récupérer leur sceptre, si je puis dire, c'est la figure du psychologue.

Et j'en veux pour preuve que les trois d'avant pour essayer de conserver leur autorité se mettent parfois à singer le nouveau venu. C'est qu'on a des parents qui parce qu'ils ne se sentent pas légitimes dans leur autorité essaent de mobiliser un argumentaire psychologique ou de dire souviens-toi le psy a dit que pour encourager un enfant par exemple à terminer son assiette. Euh on a des prêtres qui se mettent à adopter dans le confessionnal un ton adapté à au divant, on pourrait le dire comme ça.

Et on a des professeurs qui c'était la la formule qui venait elle-même d'un d'un psychologue et psychanalyste Charles Melman dans son ouvrage L'homme sans gravité qui doivent disons séduire pour enseigner et faire preuve de charisme. Et dans ce contexte là, la dernière forme d'autorité ou on pourrait dire de légitimité dans ce contexte, c'est ce que Max Weber appelé la légitimité charismatique. C'est celle du charisme et qui peut très rapidement évidemment devenir celle du gourou.

Et on voit qu'aujourd'hui le développement personnel et ce qu'on pourrait appeler la la virtualisation des sectes vient de cela. Et d'ailleurs, cette légitimité charismatique n'est pas évidente à à digérer en disons en tant que société à adapter à une vie en communauté et à à Rent ajouter que une de ses faiblesses c'était que elle pouvait s'adresser autant à Hitler qu'à Jésus. Dans les deux cas, on pouvit dire ils ont du charisme.

Bon et donc elle elle féfie de la question de l'autorité légitime, l'autorité véritable. Donc dans ce contexte de décrétibilisation de cette figure du surmoi, évidemment que le professeur a bien du mal à savoir imprégner son autorité sur celle de la classe et dans une sorte de négociation permanente avec ses élèves pour faire admettre la légitimité de son action, pour faire admettre la légitimité de son cours, pour faire admettre la légitimité des devoirs qu'il donne aux enfants. Et donc en effet dans une position de devoir jouer au profs cool, au profs sympathiques, au profs psychologue à l'écoute et donc a le plus grand mal à à inscrire ses enfants dans un héritage sur le plus long terme, ce qui serait évidemment le plus grand le plus grand cadeau à leur faire.

Et et là aussi pour terminer là-dessus, je pense qu'il faut inscrire cette dynamique dans une dynamique plus longue qui est quelle est la possibilité d'une instruction publique commune dans un contexte de la modernité libérale. Dans le contexte libéral, il y a une place donnée à l'individu qui est beaucoup plus grande que ce qu'il y a eu auparavant dans un contexte prémoderne ou ou holiste où là on laisse l'individu décider ses propres normes. Et pendant un temps, il y avait une sorte de de distinction mise à la question de la majorité qui est jusqu'à la majorité, on va quand même inculquer nos valeurs, inculquer nos normes, inculquer notre façon de faire.

Et ensuite passer 18 ans, qui suis-je pour dire que laissons l'adulte décider ce qu'il veut faire sur à peu près tout dans la vie sans pouvoir émettre de reproches ou de visions différentes parce que l'individu est à lui-même sa propre loi qui est l'origine de autonomos autonomie. Et ensuite cette distinction à peu près de la majorité à la suite des mouvements pédagogistes en sortant de 68, c'est Jean-Pierre Leg qui en parle très bien dans mai 68 l'héritage impossible donc plutôt années 70 80 la distinction de la majorité vient sauter et on se met à appliquer quelque chose entre guillemets de plus cohérent qui est on on arrête la distinction arbitraire de 18 ou 21 ans selon les pays et le qui suis-je pour dire que devient appliqué même aux enfants. En effet, je ne vais pas t'imposer mes tapes de multiplication comme on le disait tout à l'heure.

Et et donc je pense que c'est dans ce contexte là que la fragmentation du corps social s'accélère parce que l'instruction publique n'a plus son rôle de ciment car elle en a plus la légitimité dans un contexte libéralisé disons ou en quelque sorte mais 68 pousse à bout peut-être dans les deux sens du terme le projet libéral initial en en ouvrant l'émancipation à la question des individus et et je terminerai sur ce mot Jean-Pierre Legof exume des textes et des déclarations de de ces mouvements pédagogistes où certains vont parler de l'autonomie infantile à propos d'enfants qui n'ont que quelques mois. Voyez ? Alors, qui suis-je pour lui imposer un biberon ? la communication est compliquée mais il me semble me me le demander donc parce que la la question de la volonté la liberté individuelle prime sur le reste.

Donc je pense que c'est dans ce contexte là que la crise des figures du surmoi et la crise des figures d'autorité qui touche évidemment le policier, on pourra ajouter ce cette autre PA là, touche l'ensemble de la société et la fragmente et la transforme en en une multitude d'archipeles. Oui, mais précisément peut-être parce que ils sont euh ils n'acceptent pas ou ils n'ont pas cette épaisseur qui fait que ils ils arrivent à imposer le sentiment d'agir par délégation précisément. C'est c'est pourquoi les hommes politiques s'ils peinent à faire autorité à la différence du général de Gaulle, c'est que le général de Gaulle, on voyait bien qu'il agissait par délégation.

Et donc, aussi longtemps que l'on sent que nous ne sommes que l'intercesseur entre une réalité plus vaste et plus haute que la nôtre, là on peut s'imposer le les les policiers. ce que je le reprocherai peut-être c'est d'être tatoué comme les jeunes qu'ils vont qu' qu'ils vont poursuivre. Il faut absolument que l'on sente qu'il s'incarne ou le fait d'avoir féminisé les titres, ça veut dire qu'ils ne sont plus les représentants de quelque chose de plus grand queeux.

Ils sont ils veulent exister comme individus. Et c'est cela qui s'est produit dans les années 70, c'est que l'adulte a voulu n'a plus voulu représenter quelque chose de plus vaste. Si nous ne sommes que nous-mêmes, la chose peut sembler arbitraire.

Il faut qu'il y ait de la résonance. Il faut que nos hommes politiques notamment, mais le professeur soit plus épais que des cartes à jouer comme j'aime à dire. Vous comprenez ?

C'est quand même le problème de bon nombre de nos politiques. L'histoire de France, j'aimerais bien savoir jusque jusqu'à quel degré il la possède l'histoire, la connaissance et la compréhension de l'esprit français, la lettre et l'esprit. [Applaudissements] Ça me fait une transition parfaite puisqueen fait avec cette question de de l'autorité, on touche à un point qui est nodal. c'est que autant on est attaché à la transmission, autant on identifie les blocages, on peut parler des contenus et enfin à un moment pour transmettre encore faut-il pouvoir transmettre et c'est vraiment la condition, la capacité de l'institution scolaire de chaque enseignant du haut de son estrade ou pas cher Max arriver à adresser ce message.

Fabrice Balanche, peut-on encore transmettre aujourd'hui des connaissances dans des établissements qui sont marqués par l'indiscipline quand ce n'est pas tout simplement par la violence ? Oui, ben avant d'avoir intégré l'enseignement supérieur, j'ai été 5 ans à professeur d'histoire géo dans dans le secondaire et effectivement euh notamment au collège, c'était extrêmement difficile de pouvoir transmettre du fait du fait de l'indiscipline. Euh ça m'est arrivé de de d'avoir un élève qui vraiment posait problème et de de l'exclure de la classe, on me le renvoyait immédiatement parce qu'on a pas le droit d'exclure un élève.

Bon, donc c'est moi qui suis parti et qui est dit au principal du collège, "Bah écoutez, je les ai en heure supplémentaire, donc vous vous débrouillez. Moi, je ne reprends plus cette classe." Alors, il m'a menacé de sanctions.

Bon, euh quand on a connu Beou sous les bombes, les sanctions, l'éducation nationale, ça laisse bon euh et à ce grâce à ce bras de fer, j'ai obtenu son exclusion et ensuite quand il est revenu, c'était un agneau et l'année s'est très bien passé. Mais voilà, il y a fallu en arriver là parce que la hiérarchie bien souvent ne suit pas dans que ça soit les principaux, les proviseurs, que ça soit le rectorat. On a on a l'exemple là d'un véhicule d'un élève qui a été exclu de son lycée.

Les professeurs, le rectorat le renvoie et ce sont les professeurs qui se mettent en grève en disant "Nous n'acceptons pas, il faut trouver une autre solution. L'exclusion doit pas être tabou. les aujourd'hui c'est le principal problème.

Si la fonction d'enseignant n'est pas attractive, n'est plus attractive, les syndicats vous diront c'est une question de moyens financier et cetera. Non, c'est cette question là. On ne veut pas, quand on est un jeune enseignant, être envoyé dans un collège de ZEP euh et puis euh être sous calement pendant le reste de l'année.

Il faut savoir que dans les collèges de ZEP, il y a des moyens qui sont incroyables pour arriver euh à tenir euh les classes. Euh on tolère facilement que les enseignants prennent 3 mois de congé maladie par an minimum. C'est à ce c'est c'est à ce prix là qu'ils acceptent d'être dans ces dans dans ces établissements avec aussi les primes qui qui vont avec et qui fait qu'on a pas tellement besoin de préparer ses cours parce que finalement c'est de la c'est de la garderie.

Euh donc il faut faire il y a des collègues qui vont par choix et qui font bien leur travail mais j'en connais aussi beaucoup qui sont là par confort financier et intellectuel avec en plus ces congés qui peuvent prendre. Donc là il faut vraiment réformer le collège. C'est pas les programmes qu'il faut réformer, c'est l'autorité qui est au collège.

Moi, mes mes deux enfants, ils sont dans dans le privé. Il y a une fuite dans le privé qui est absolument incroyable aujourd'hui parce que les les gens n'ont plus foi dans le collège. Mais pour pouvoir mettre ses enfants dans un collège privé, bon les moyens c'est pas excessif le le collège sous sous contrat, mais il y a aussi une inégalité géographique.

Encore faut-il habiter à proximité d'un collège d'un collège privé, ce qui est pas le cas pour tout le monde. Et vous savez ce qui est en train de se produire dans les banlieux aujourd'hui. Si je prends le cas de de la banlieue lyonnaise, à Vénieux, vous avez une école turc maternelle jusqu'au lycée, ils envisagent une université gérée par Milly Gorgus, directement lié donc à l'ambassade de Turquie.

Les familles musulmanes aujourd'hui qui ne supportent plus l'incurie qui règne dans les collèges et les lycées de la banlieue sud de Lyon, ils mettent leurs enfants dans ces dans cette école turque. Alors, ils font moins de bruit que le lycée Alkind parce que c'est les Turcs donc ils savent comment faire pour pouvoir développer leur réseau scolaire à toute la France pour que les familles musulmanes qui tiennent à la promotion sociale de leurs enfants mettent leurs enfants dans dans ces écoles pour la discipline, pas pour l'apprentissage du Coran. Euh et donc on est en train de de de laisser une puissance étrangère gérer notre notre une partie de notre enseignement secondaire parce que nous n'arrivons pas à rétablir la discipline dans les établissements publics et ça c'est un véritable scandale. [Applaudissements] L'une des figures évidemment qui est aujourd'hui difficile à gérer pour les enseignants, c'est la figure du parent, des parents qui sont pas toujours aidant dans la dans la relation à la transmission.

Et c'est ce point-là que je voudrais maintenant qu'on puisse creuser parce que Max Max il a souvent évoqué dans ses interventions au Sénat. Euh, on voit aujourd'hui toute l'ambivalence du positionnement des parents vis-à-vis de l'école, de plus en plus demandeur, mais trop souvent absent quand ils sont nécessaire. Max, comment tu tu appréhendes cette question ?

Est-ce qu'aujourd'hui tu vois la relation école-parent comme une aide dans la transmission ou au contraire comme un frein ? Quel est ton point de vue ? Alexandre, je ferai pas de hors sujet, je vais répondre à ta question mais auparavant comme Éini se leva semble-t-il mis quelques divergence avec ce que j'ai dit tout à l'heure, moi je voudra être très clair.

Nous affirmons ici des principes. Nous sommes favorables au rétablissement de la figure d'autorité que le professeur. Nous sommes favorables à une école de la transmission des savants fondamentaux.

Nous sommes favorables à une école qui redéfinisse des règles, des normes comme vous l'avez excellemment dit. Juste, vous permettez en politique que je suis d'avoir pris la précaution par rapport aux critiques qui ne manqueront pas de sortir du café pédagogique lundi matin de dire que nous ne sommes pas pour autant nostalgiques et qu'après tous ces principes, ils sont dans la société d'aujourd'hui, ils sont modernes et que ce qui est le conservatisme, c'est bien le progressisme daté des années 60 et que nous regardons devant. Et c'est juste cela parce que très souvent on peut sinon nous accuser d'une vision trop nostalgique.

Non, nous sommes bien de plein pied et nous proposons des solutions dans la société d'aujourd'hui. Alors, pour parler des parents, pour parler des parents, d'abord il y a un principe puisqu'on pose des principes, c'est le but de ces tables rondes puisqu'on pose des principes. D'abord, principe de base que nous portons fortement à droite et que le progressisme a balayé, les parents sont des éducateurs et les colinstruit vi principe de base que le progressisme a balayé en introduisant une formidable confusion. l'école a voulu éduquer parce qu'il était nécessaire de casser la transmission et de faire en sorte que la transmission par les parents soit réduite.

Donc l'école peu à peu s'est réclamé éducatrice. Les communautés éducatives ont fleuri et puis les parents ont voulu diriger l'école. Et c'est cette confusion qui a créé aujourd'hui qui fait de l'école en lieu de tension et de conflictualité. penser que 48 % presque la moitié des litiges qui interviennent à l'école proviennent des parents.

Donc cette confusion qui fait qu'on a dit aux parents qu'il dirigeraiit l'école et que l'école a dit aux parents poussoi de là que je dis maître c'est à moi d'éduquer tes enfants. conduit aujourd'hui à cette situation qui perturbe profondément le professeur dans sa classe parce que tout à l'heure vous avez parlé Bénéis Levilité des professeurs je ne la ni pas mais malgré tout j'ai vu tellement et je parle sous le contrôle de de Philippe Ballange de Fabrice Ballange pardon j'ai vu tellement de professeurs se soumettre à la toxa dominante parce qu'il y avait l'inspecteur parce qu'il y avait la hiérarchie et que si on leur donnait un peu de liberté et un peu de confiance, ils se libéreraient de cette toxa progressiste. Et c'est pour ça que j'ai mis l'accent sur la responsabilité de la verticalité qui dirige l'éducation nationale. pas pour exonérer obligatoirement les professeurs mais simplement pour dire que même les meilleurs, même ceux qui étaient prêts à en sortir ne le font pas parce que les carrières comme l'a très bien dit Fabrice Balanche tout à l'heure sont largement lié à cette doxa dominante.

Donc le rôle des parents si vous permettez hein, c'est quand même bien de remettre même à l'école publique l'église au centre du village et de bien dire une chose c'est que le parent et c'est naturel a une vision de son enfant qui est une vision individuelle. Nous avons tous été des parents et c'estant que pour nous enfants sont les meilleurs du monde, sont des petits génies en herbe. C'est au combien naturel.

Mais la vision du parent est une vision puissamment individualiste. La vision du professeur, la vision du proviseur ou du principal, c'est une vision collective de la place de l'élève dans une petite société qui est l'école et dans laquelle il y a des règles et dans laquelle l'élève doit se soumettre à ces règles. C'est cette ambiguïté que les progressistes ont fait lever.

Ils ont donné toutes leur place à la vision très individuelle. Ils ont donné toutes leur place à cette au rôle des parents qui voient dans uniquement leur enfant et on a oublié le collectif, on a oublié la petite société que constitue l'école. On a oublié en quoi l'école était un lieu d'apprentissage de la vie sociale dans lequel on se soumettait à des règles.

Moi, je trouve souvent dans la parole de ceux qui dirigent l'école qu'on oublie aussi qu'un des premiers objectifs que nous devons mettre en avant aujourd'hui, c'est la protection de l'école en tant qu'institution, en tant que lieu collectif d'apprentissage. L'école est aujourd'hui souvent martyrisée. Et comment voulez-vous que les élèves se retrouvent s'incarnent dans un établissement, dans une école, dans une institution dont on passe le que l'on passe notre temps à martyriser ?

Donc, il faut que l'on dise fortement aux parents que lorsque l'élève rentre à l'école, il se soumet à des règles d'une société commune. Il fait apprentissage d'une société commune et les droits individuels n'ont pas à prendre le pas sur les droits collectifs. C'est bien cela parce que c'est à l'école qu'on commence à refaire nation.

Max Bérénis, je voudrais te répondre. Je crois, je voudrais, je vais pas du tout prendre la défense des parents parce que je suis pour l'essentiel d'accord avec vous. Ils se sont imisser, je me souviens même, bon moi j'ai enseigné quand j'étais en lycée en lycée privé catholique, mais vous avez les parents aussi qui viennent vous dire "Mais vous n'avez pas le droit de mettre de mauvaises notes comme cela, ça va nuire à l'avenir de mon enfant et cetera." Donc là, il est vrai que il ils dépasse leur rôle.

Il n'empêche que je ne peux pas non plus condamner totalement les parents qui ont un droit de regard sur ce qui est dispensé à leur enfant dans le cadre de l'école précisément vu le contenu désormais. Donc qu'il qu'il s'en mêlent un peu les concernes aussi puisque c'est quand même leur enfant. Et puis l'autre point, je il ne s'agit absolument pas pour moi d'accabler les professeurs et je suis d'accord que si on levait euh les interdit euh sans doute beaucoup ront prêt avec l'idéologie progressiste.

Mais il n'empêche ce que euh Fabrice Balanche a a raconté dans l'enseignement à la privée catholique, je l'ai vécu aussi. Un élève que j'avais mis à la porte qui me dit "Mais madame, on ne met pas à la porte." Et ben, j'ai dit ça commencera avec moi et je j'ai quand même fait sortir l'élève qui s'est rendu auprès du proviseur et évidemment là le proviseur s'est rangé de mon côté c'est peut-être la différence justement entre avec le le le public et et le privé mais il y a donc beaucoup de professeurs quand même qui sont acquis à toutes ces idéologies hein.

On on a eu des études qui montraient le nombre de professeurs qui votaient LFI. Et puis par ailleurs, il y a quand même cette antise de n'être pas l'ami de ces élèves et donc d'adopter une langue qui s'approche de la leure et précisément de prendre la jeunesse comme lui reconnaître un rôle de prescripteur. Et je regrette quand même beaucoup que les professeurs ont souvent une langue qui est plus proche de celle de leurs élèves que de la grande littérature et donc accordons un peu de légitimité aux parents qui se sentent concernés et euh en tout cas pourquoi de plus en plus de professeurs se tournent soit vers l'enseignement privé et les parents vers les l'enseignement privé et hors contrat hein Vous avez vu que c'est le nouveau phénomène, c'est précisément parce qu'ils sont inquiets aussi de ce que l'on transmet à leur enfant.

Bénis, rassurez-vous, il s'agit de rétablir un petit peu l'équilibre. Je pense que les parents ont pris suffisamment de pouvoir à l'école. On peut essayer de rétablir les et l'enseignement privé sous contrat, l'enseignement catholique en particulier a établi des contrats d'engagement ou des parents.

C'est quitter aux parents, voilà vos devoirs, voilà vos droits, hein, des droits et devoirs des parents pour effigurer ce forme de contrat d'engagement aussi à l'école publique. Merci à tous les deux. Sur cette question de l'autorité des maîtres, Pierre-Valentin, vous voulez réagir également ?

Oui. Euh, j'ai posé tout à l'heure la question de savoir qu'est-ce qui fait encore autorité qui qui à mon sens devrait nous obséder quand on analyse la société qui est la nôtre. Et je suis frappé de voir que dans l'espace public, un propos qui fait autorité doit mobiliser l'un de deux modes d'explication ou d'expression.

Le premier, c'est la forme du témoignage, du ressenti individuel. euh idéalement euh sous la forme de de la compassion ou un un appel à à l'émotion et à la compassion. Et à l'autre bout, pourrait-on dire, du spectre épistémologique euh un chiffre du chiffre.

Et c'est amusant parce que de certaines façons, les les deux sont très éloignés l'un de l'autre. Pourtant, c'est les deux seules façons de de faire passer un propos. Et quand on pose les choses comme ça, on se rend compte qu'on aurait beaucoup de propos qui ne feraient pas autorité aujourd'hui.

Par exemple, de la démocratie en Amérique de Docville où vous trouverez assez peu de sources et de chiffres et et aujourd'hui un universitaire pointieux vous direz note de bas de page, je ne comprends pas, ça n'est pas sourcé, ça n'est pas et pourtant c'est la meilleure analyse qu'on est encore trouvé aujourd'hui de la démocratie américaine et donc de la dynamique de la modernité. Et qu'est-ce qui est peut-être cette synthèse à mi-chemin ? entre le témoignage et sa part de subjectivité et le chiffre et sa froideur et son objectivité, il me semble que c'est la question du récit, c'est que le récit incorpore des faits et il incorpore également une perspective assumée.

C'estd que un récit, c'est la un récit historique, c'est la perspective qu'une nation porte sur sa propre histoire, avec ses faits, avec ses émotions, avec ses ennemis, avec ses alliés et avec sa dynamique qui est la sienne. Et pourquoi estce que cette question de l'autorité m'intéresse ? C'est que ça nous permet de comprendre, je dirais, les sorts de figures comme la figure du coach en développement personnel aujourd'hui qui d'ailleurs bien souvent procure les mêmes conseils que procurait le père jadis et donc vient se substituer à à sa fonction.

Parce que l'autorité du coach en développement personnel, c'est précisément de dire je vais vous aider à garantir votre propre autonomie. C'est que la la seule façon pour l'autorité d'exister aujourd'hui, c'est de c'est de promettre à l'individu contemporain qu'il ne viendra pas se mettre entre lui et son autonomie, mais servir de tremplin pour l'aider à maintenir et à accélérer son autonomie dans ses buts à lui. Et l'urgence de cette question de la rétablissement d'une forme d'autorité collective, d'une forme d'ordre, c'est que dans la durée, ça ne tient jamais.

C'est que la la la pure dynamique des constructrice euh vers l'absence de norme comme norme qui a une départ de l'héritage 68 dans la durée ne tient jamais et finit par mener à des retours de boomerang absolument sanglants. C'estàd que le père sort de sa tombe pour siffler la fin de la récrée et à ce moment-là c'est rarement plaisant pour qui que ce soit. Et pour le résumer en en une seule formule, si ce retour à une forme d'ordre se fait rapidement, il pourra se payer le luxe de la modération, de la nuance et de la finesse.

Euh et c'est à mon sens pour ça qu'on est en droit de en droit de l'espérer. Merci beaucoup Fabrice Balanche. si l'on si l'on ouvre un petit peu plus le capot de des processus de de transmission, si on rentre un peu plus dans le dans le détail de la machine et qu'on va notamment dans le parcours des des enseignants que vous évoquiez tout à l'heure, est-ce qu'aujourd'hui la formation des enseignants est au service de la transmission ?

Est-ce qu'il y a des choses à revoir dans la matière ? Oui, ça il y a énormément de choses à revoir. Bon, si je prends mon expérience que j'ai pu avoir de l'UFM, quand vous parliez de l'autorité, je veux dire l'UFM brise en fait les les futurs enseignants.

On me disait il y a pas de mauvais élèves, il n'y a que des mauvais profs. Voilà, ça c'est c'est ce qui est écrit sur le le fronton des UFM. Alors, je leur avais dit, ben dans ce cas, il y a pas de de mauvais élèves enseignants, il y a que des mauvais formateurs et UFM.

Bon, mais là, ça marchait pas. Euh bon donc il y a quand même l'UFM là, il faut il faut vraiment revoir hein la la le pédagogisme euh l'idéologie merieux euh ça c'est bon mais maintenant je connais moins parce que ça fait longtemps que j'ai quitté le le secondaire. Ce que je dois dire sur plutôt les enseignants à l'université, ce qu'il faut savoir c'est que les enseignants à l'université par exemple, et ça si vous avez été à l'université en vous avez été à l'université mais l'université publique, vous avez pu vous en rendre compte, c'est que et ils ils sont ils sont assez brouillons dans la préparation de leur cours parce qu'ils n'ont pas de formation pédagogique.

Ceux qui finalement ont une formation pédagogique, c'est des gens comme moi qui ont passé quelques années dans le dans le secondaire et qui savent faire un cours avec un une intro, une conclusion, une unité de temps. Bon, les autres ils parlent, ils arrêtent et puis parce que euh comme je vous le disais à l'université, ce qui fait votre carrière c'est l'administration, c'est la recherche, les colloques, les publications scientifiques pour certaines complètement comment dire caché puisque personne personne ne les lit. Euh avoir un œil aussi sur les les programmes de recherche en humain et social.

Et donc là, on a on a un problème de formation des enseignants du supérieur, mais qui va évidemment se transmettre au problème de la formation des enseignants du du primaire et du secondaire puisque c'est à l'université qui font qui font leurs humanités. Donc, il faudrait que les que les professeurs d'université soient capables de leur donner l'exemple déjà justement de gens qui font des cours correctement, des gens qui font leur cours et pas qui le font une semaine sur deux parce qu'ils ont un collocque, parce que ils ont un détachement ou à l'étranger ou quoi que ce soit. Donc c'est un c'est un système qu'il faut vraiment euh euh complètement complètement réformer euh à ce niveau-là euh par la tête pour que ensuite le reste du corps, le primaire et le secondaire puisse euh puisse suivre euh parce que le système universitaire, je le dis, il conduit finalement largement à l'égoïsme et à la perte d'efficacité et donc à une absence de transmission.

La transmission, c'est euh c'est négligeable finalement dans la dans la fonction. Merci beaucoup Max, je sais que c'est un sujet qui te tient à cœur. Comment est-ce que toi tu abordes la question de la formation des enseignants ?

Est-ce qu'il faut recréer des écoles normales comme on les appelait autrefois ou plutôt revoir la formation universitaire de nos enseignants ? Non, la il faut recréer des écoles normales. La réponse est simple.

Je vais être beaucoup plus séfire encore que Fabrice Ballange. L'université a échoué, il faut je crois lui faire porter la responsabilité de l'échec depuis la création des UFM, de la formation des professeurs et particulièrement de la de la formation des professeurs du premier degré, permettez-moi de dire, de la formation des instituteurs. Je je crois qu'il faut qu'on le dise très clairement, ça va choquer.

Et aujourd'hui finalement qu'est-ce qui se passe ? La formation des professeurs pour l'université c'est quoi ? Ce sont des recettes et en formidable lieu pour recaser les professeurs qu'on ne veut pas voir ailleurs.

Donc ça permet de gérer de la RH et d'avoir des recettes. Et tout ça sur le dos de la formation des professeurs, c'estàdire sur le dos de la formation des futurs élèves de notre pays, des enfants et des futurs citoyens de notre pays. Les UFM ont échoué.

Alors Fabrice Valorge a raison de parler d'UFM. Alors, il y a eu les les SP, les INSP, on change de sigle, mais on n' pas changé le fait que l'éducation nationale n'a pas repris la main. Jean-Michel Blanquer a voulu le faire, c'était au cœur de son projet de loi sur l'école de la confiance.

Il a échoué. Donc c'est très simple, vous savez, le métier de professeur est particulièrement le métier de d'instituteur, de maître d'école. Ce métier est un métier profondément technique et qui ne peut être appris que en contact avec d'autres professeurs qui enseignent dans les classes.

Actuellement dans les dans les INSP, ben on a des professeurs qui n'ont pas vu d'élèves depuis une éternité. Autrefois dans des écoles normales, il y avait des classes pratiques, il y avait une école annexée à l'école normale où le professe l'élève professeur voyait des élèves en vrai et était au coc professeur qui travaillait avec des élèves en vrai. Donc il faut rétablir tout simplement la réalité.

Donc moi je le dis avec force. Je sais que ma tête a été mise à pied à pris à France Université que il doit y avoir une photo de moi avec des fléchettes. Il faut clairement que l'éducation nationale reprenne la main.

Il s'agit pas de faire une nouvelle réforme des IUFM. Nous les avons multiplié, elles ont tout échoué. L'éducation nationale finalement c'est le seul grand ministère qui ne forme pas ses propres fonctionnaires, qui délègue cette formation et qui la délègue souvent plus à des universités qui sont parmi les plus à la dérive.

Bon, pas pris pour mes notes qui sont tu n'en as pas besoin, tu connais ton sont les plus à la dérive en général le vol comme ça, c'est plutôt bon signe. C'est que je suis parti. Ce sont c'est bien dans les universités qui sont les plus à la dérive enf la l'a rappelé que l'on forme les professeurs que l'on forme les professeurs du premier degré.

Donc les choses sont très simples. C'est un métier difficile, c'est un métier qui s'apprendre dans un temps long. C'est un métier dans lequel on passe de la formation académique à une formation très très pratique.

Moi, je rêve d'une sorte d'internat professeur qui fait que peu à peu, ils iront de la formation académique faire une formation pratique. Il faut soigner les prérecrutements. C'est un métier auquel il faut se frotter très tôt parce que c'est peut-être pas le métier pour lequel on est fait.

On peut être excellent étudiant et puis être très mauvais professeur d'histoire ou très mauvais instituteur. Et puis il faut surtout soigner l'entrée ensuite dans le métier. Il faut accompagner ces jeunes professeurs.

L'éducation nationale est un ministère qui bisute les jeunes professeurs, qui les envoi dans les endroits les plus difficiles au moment où leur formation est la plus faible, au moment où ils sont qu'ils s'installent dans la vie, on les envoie à l'autre bout de la France, dans les endroits où personne ne veut aller. Et c'est là qu'on envoie les les jeunes poussent de l'éducation nationale et après on s'étonne qu'il démissionnent, on s'étendne qu'ils veulent pas passer de concours. Donc il faut régionaliser les concours, il faut redonner la main à l'éducation nationale.

Tu disais que j'étais passionné par le sujet, je le suis parce que Alexandre c'est la matrice de toutes les autres réformes. Si on n pas des professeurs qui ont un sens partagé de la laïcité, excusez-moi, aujourd'hui dans les universités, ce que l'on apprend en terme de laïcité fait froid dans le dos. Moi, j'ai participé avec François Noël Buffet et et Laurent Lafond à la commission qu'avait mis en place le président l'archer qu'on a peu à la demande de la sœur de Samuel Patti.

Ce que j'ai entendu sur ce qui était enseigné en terme de laïcité dans les dans les INSP fait froid dans le dos. Il y a une rupture de génération sur le sujet. Il faut le cesser et pour cela, il faut que l'éducation nationale, c'est-à-dire la nation, reprenne la main pour la formation de ses professeurs.

Merci. Merci. Merci Max.

Je crois que l'on pourrait continuer pour au moins 2 heures facilement on a de choses encore à évoquer mais le programme de ce congrès est très riche. On a une rentrée qui est dense de nombreux sujets. Il va falloir bientôt qu'on qu'on cède la parole à d'autres intervenants.

Je vais vous laisser néanmoins le mot de la fin à chacun. Qu'est-ce que vous retenez cette table ronde à la fois sur la notion de transmission, sur son importance, sur sa définition, sur les défis qui sont face à nous ? Fabrice pour moi le la transmission c'est c'est ces trois piliers c'est perpétuer adapter innover perpétuer la tradition effectivement s'adapter adapter des techniques pédagogiqu s'adapter au public s'adapter au marché de l'emploi s'adapter au contemporain et innover hein innover ça c'est aussi c'est et faire en sorte que la tradition qu'on transmet l'adaptation qui se produit permettent l'innovation et que chaque élève est en en tête c'est ces graines qui vont le pousser à innover par lui-même.

C'est ça la transmission, la finalité de la transmission, c'est de permettre aux élèves d'innover par eux-mêmes. Exactement. Je vais aller dans Bérénis, ça nous fait une bonne transition.

Oui. Ben non, mais c'est c'est parfait parce que c'est exactement cela. C'est-à-dire que et c'est c'est pour ça que je dis qu'on on arrache les enfants à ce et notre jeunesse à son mal-être, c'est que on lui donne un sens au double acception du mot une signification. des la signification d'une civilisation, d'une donc continuité historique et une direction.

Le passé qu'on lui a transmis est comme un un encrier dans lequel elle peut tremper sa plume et elle sait ce la mission qu'elle va avoir à accomplir. Et je termine alors juste pour laisser la parole à à deux phrases magnifiques de Gide qui me semble le test même d'une transmission réussie. Euh G disait qu'un pays qui tient à sa langue est un pays qui tient bon parce que pour moi la la transmission de la langue est centrale.

Donc un pays qui tient bon qui tient à sa langue est un pays qui tient bon. Et autre témoignage de ce que la transmission est réussie encore Gide. On voudrait bien en mourant ne pas laisser derrière soi une langue part trop délabrée.

Une langue mais une civilisation. Et si nous formons des enfants qui une fois adultes ont cette anxiété de sur le bord de la tombe de ne pas pouvoir euh se dire que ils n'ont pas laissé derrière eux un monde part trop délabré, et bien euh la transmission n'est pas réussie. Voilà.

Désobligé. Merci Pierre. Ben je commencerai par antinomie.

Qu'est-ce que qu'est-ce que l'opposé peut-être de la transmission ? Peut-être que c'est l'annulation et c'est amusant de constater que notre époque a érigé l'annulation au rond de culture avec la culture de l'annulation qui traverse l'Occident actuellement la la Cancel culture. Et on parlait du fait de concevoir le passé comme une fuite.

Là c'est l'idée de l'abolir, d'aller systématiquement se poser en opposition avec ce qui a été fait avant d'être constamment en train de tuer le père qui lui-même avait tué son père avant lui. Et c'est d'ailleurs ce qui a eu lieu avec euh la la le militantisme 68 qui avait proclamé pardon euh Papa pu et qui ensuite a entendu OK boomer par de la part de ses fils ou de ses petits-fils. C'est un même geste de négation et ça procure ce qu'on pourrait appeler une stérilité héréditaire.

C'est-à-dire que euh qu'est-ce qu'on fait dans l'art contemporain après l'urinoire de du champ ? Qu'est-ce qui serait cohérent avec la suite ? Qu'est-ce qui serait une façon d'enrichir cet héritage ?

Qu'est-ce qui serait même s'y opposé ou d'ailleurs de l'enrichir ? dans les deux cas, c'était on a un tel niveau de stérilité qu'on ne peut pas prolonger le geste, le suivre et donc la filiation et la transmission sont tout à fait à l'opposé de ça. Et donc je terminerai par ce mot qui est que la filiation et la transmission sont au conservatisme ce que l'annulation est au progressisme une autre façon de penser l'affiliation.

Belle synthèse. Le mot de la fin. Max Bruno Rota nous a invité à porter la voix de la France des honnêtes gens et de nous adresser aux honnêtes gens.

Finalement, qu'est-ce que veulent les honnêtes gens ? C'estàdire l'immense majorité des Françaises et des Français. Elle veut une école qui transmette des savoirs fondamentaux et en premier lieu, en effet notre belle langue française qui transmettent un bagage qui permettent de faire des citoyens affirmés qui est le sens de l'analyse critique.

La la France Déshonnête gens, elle veut une école qui transmette des repères, des valeurs, des normes et la Franc des honnêtes gens, elle veut finalement une école qui transmette l'idéal républicain. Et pour ça, il faut savoir d'où nous venons, il faut savoir où nous allons. Et donc, il est grand temps que face au progressisme qui a détruit l'école, la France des honnêtes gens disent ce qu'elle veut de son école.

Et je suis sûr que ce que veut la France des honnêtes de genre en terme de transmission, ça ressemble beaucoup à ce qu'on a essayé de vous présenter cet après-midi. Merci. Merci.

Merci beaucoup. Je crois qu'on a pu faire un beau tour d'horizon des défis qui sont devant nous. On a de quoi s'occuper un petit peu, vous le voyez, mais on voit surtout une autre chose, c'est que c'est important d'être clair sur nos idées finalement pour demain pouvoir être efficace dans l'action.

Tout l'enjeu, je crois on en est convaincu ici, c'est de pouvoir refaire de la transmission la première mission de l'école. Transmettre quoi ? C'est-à-dire d'abord des savoirs fondamentaux, des valeurs, des connaissances, mais aussi un mode de vie, une culture.

Mais derrière, pour ça encore faut-il rompre avec les délires pédagogiques pédagogistes qu'on a évoqué et surtout recréer les conditions de la transmission. Faute de quoi les bonnes intentions évidemment ne resteront que l'être morte. Euh ces conditions, c'est euh la solidité de nos enseignants sur le fond, ça a été dit, c'est également la protection de nos élèves comme de nos enseignants, mais c'est aussi euh la lutte contre le communautarisme et toutes les formes de violence qui viennent s'imposer de l'extérieur sur l'école de la République.

Alors, évidemment, le chantier est immense. On aura l'occasion d'en reparler dans les semaines, dans les mois qui viennent. Mais je crois de tous que c'est sans doute le plus beau parce que si nous sommes là, si nous sommes engagés aux républicain, c'est qu'on est convaincu qu'il n'a sans doute pas de plus beaux combats que ceux que l'on peut mener pour nos enfants.

Un grand merci à tous, un grand merci à nos intervenants et très bon congrès à tous. Merci. Chers amis, notre weekend continue si vous sortez par la porte à votre gauche cap sur les municipales 2026 avec un atelier consacré à la structuration d'une campagne et à la gestion des comptes de campagne.

Si vous restez dans cette salle, place à l'intelligence artificielle et à la communication numérique. Et bien sûr, notre village des associations vous attend. [Musique] Mesdames et messieurs, chers amis, bienvenue à l'atelier consacré à l'intelligence artificielle et à la communication numérique.

Pour en débattre, veuillez accueillir Constance Nébula et Édouard Filias. [Musique] Bonjour à tous. Ceux qui sont en train de quitter la salle, vous allez le regretter.

Je je vous invite à rester puisque vous allez voir que c'est la meilleure séquence de la journée incontestablement. Vous revenez madame. OK.

à tout de suite hein. Je je retiens votre visage. Euh sans plus tarder parce qu'on a un petit peu de retard sur le planning et souvent quand on a du retard, c'est la communication qui qui prend un coup dans le dans l'emploi du temps.

Euh merci à ceux qui sont restés confortablement dans des fauteuils. Vous voyez que j'ai choisi le bon costume par rapport à l'endroit dans lequel vous êtes assis pour aujourd'hui. Bienvenue sur cette atelier atelier table ronde sur la communication numérique du parti incluant les sujets d'intelligence artificielle.

Si on a une petite slide pour nous présenter, hop, magnifique. Donc Constance Nébulin, je suis élu sur les sujets numériques depuis une dizaine d'années maintenant. Je suis actuellement vice-présidente de la région pays de la Loire en charge du numérique et de l'intelligence artificielle.

Je suis aussi élu à la ville d'Anger, à la métropole d'Anger également sur les sujets de transition numérique et de territoires intelligents. Donc voilà, élu sur ces sujets depuis longtemps et à l'échelle nationale, je préside Merci. À l'échelle nationale, je préside une structure qui s'appelle Open Data France et qui promeut l'ouverture des données, notamment les données publiques.

Je laisse peut-être Édouard se présenter très rapidement avant qu'on qu'on aborde un peu le le vif du sujet. Merci Constance. Et tu as tu as un costume magnifique, je t'assure, c'est un très bon choix.

Bonjour à tous, Filias, donc je suis un entrepreneur dans la communication digitale depuis 20 ans. J'ai commis un manuel de survie à qui est un ouvrage destiné à faire comprendre à ma à ma belle-mère et à mon beau-père comment fonctionne l'intelligence artificielle. Donc, vulgariser auprès du plus large possible, du public le plus large possible cette technologie.

Et puis je m'occupe du groupe IA et souveraineté numérique au sein de notre de notre partie. Et c'est la raison pour laquelle nous sommes ici aujourd'hui. Alors, je me permets d'excuser ma collègue Virginie Dubimuler qui qui est députée et qui est sur le terrain aujourd'hui et qui travaille avec nous sur ces sujets.

Comme vient de le dire Édouard, on a un groupe de travail qui fait le fruit, qui est le résultat d'une priorité voulue par Bruno Retaillot qui en tant que président du parti et qui l'avait déjà annoncé pendant sa campagne avait des priorités fortes et l'une de ses priorités, l'une de ses attentes, c'est comment est-ce qu'on fait pour utiliser le meilleur du numérique, l'innovation et des meilleures manières de communiquer au service bien entendu du parti, mais aussi au service de l'action militante, au service des futurs élus, au service des candidats aux campagne, au service de nos idées, bref au service de la France. Et comment on s'organise ? Comment est-ce que on essaie de faire un point de situation sur ce qu'on sait bien faire ou moins faire ?

Comment est-ce qu'on fait évoluer nos outils ? et comment aussi on forme nos militants, on forme nos candidats et on embarque tout le monde dans une on va on va pas se mentir une grande modernisation dans notre communication numérique des républicains. Je vous dire absolument la volonté politique de Bruno sur ce sujet et son implication personnelle déjà effectivement en ayant acté, on l'a vu en conseil national au mois de de juin d'avoir quatre priorités dans la refondation du parti et d'inclure l'intelligence artificielle la communication numérique comme une priorité forte dans cette reconstruction et Bruno est hyper impliqué sur ces sujets-là. la raison pour laquelle il nous a positionné pour que pour que l'on s'en occupe ensemble et puis bien entendu le fait de se dire que c'est un outil politique.

Vous allez me dire et notamment ceux qui sont partis de la salle mais qui vont le regretter oui, ça va parler de technologie, je suis pas très à l'aise, c'est pas mes sujets. On a effectivement aujourd'hui l'occasion de vous parler d'outils et on va vous faire des annonces, mais je veux surtout vous dire que le numérique est un sujet politique comme l'a dit Bruno et vous avez une citation derrière, c'est un outil qui notamment permet de rendre le parti aux militants. C'est quelque chose qu'il évoque beaucoup notamment via le référendorme, mais pas que.

En utilisant des nouveaux outils, on va gagner aussi en efficacité. Et qui dit gagner en efficacité dit demain gagner encore plus de campagnes, gagner des élections, avoir plus d'élus. Bien entendu, et c'est presque un teasing sur ce qu'on va vous montrer juste après, Bruno avait évoqué plusieurs fois le principe d'avoir une application militante, une application qui soit propre à chaque militant, à chaque adhérent des républicains et avec un accès pour les présidents de fédération, les secrétaires départementaux et cetera.

On va vous l'évoquer et bien entendu l'objectif qui est indiqué faire gagner ses idées. La droite la droite doit être à la pointe de la modernité et c'est l'objet de notre groupe de travail qui encore une fois place le numérique au service du parti, au service de la consultation avec les militants et les adhérents, au service de l'organisation, la structuration, l'organisation interne et au service de la mobilisation. Et c'est là où on a besoin de vous puisque demain pour soutenir nos candidats, pour soutenir nos idées, il va falloir effectivement faire évoluer nos pratiques et utiliser des outils que l'on va vous présenter et les utiliser au mieux.

On va vous présenter alors ça c'est effectivement les enjeux de la modernisation évoqué évoqué tout à l'heure et évoqué par par Bruno régulièrement. bien accueillir et fidéliser nos sympathisants. Notamment, on a un enjeu autour des fichiers, autour de la de la donnée.

Consulter les adhérents au niveau local et national, ça va être l'objet, on va vous présenter ça, de l'application du site internet entre autres et fourtir fournir des outils performants aux fédération là aussi pour avoir des analyses très fines de comment ça vote, de comment ça mobilise, de vers qui on peut se tourner notamment vers quel secteur on doit boîter prioritairement, quels sont les bureaux de vote les plus actifs, ceux où où il y a le plus d'abstention et cetera. Et pour ça, il y a quatre outils sur lequel on va rentrer dans les détails avec Édouard. Quatre outil.

Je veux vous dire quand même l'extrême rapidité avec lequel on a travaillé et je remercie énormément Édouard et toute son équipe parce que Bruno nous a donc confié cette responsabilité au conseil national au mois de juin il y a l'été. Vous savez à quel point la France est active et dynamique pendant le les congés estivaux. Euh néanmoins, on a l'opportunité aujourd'hui de vous annoncer la mise en place de quatre outils numériques au service du parti : une application, un nouveau site internet, un chatbot et un outil qui s'appelle commande qui vous sera présenté un peu plus en détail demain pour ceux que ça intéresse.

Mais on va quand même aujourd'hui vous en faire les débuts de présentation. Tout ça pour vous dire quoi ? Qu'encore une fois le numérique c'est politique.

Donc restez dans vos fauteuils bleus. Restez avec nous et maintenant on va détailler les quatre outils que nous allons vous présenter pour les républicains. Merci à tous.

Merci Constance pour cette cette entrée en matière très claire. Donc effectivement on va vous montrer ces outils que tu évoquais. Le travail de conception a eu lieu en juin et début juillet.

Les développeurs ont travaillé de différentes sociétés en août et l'idée est que ces outils soient livrés fin septembre, début octobre. Euh à ce stade de la discussion qu'on a aujourd'hui, ce qu'on veut c'est travailler les fondamentaux des outils numériques dont nous avons besoin. C'est un premier socle sur lequel on ajoutera d'autres développements futurs, mais déjà il faut faire les bases.

Et les bases, c'est le travail du fichier dans un parti politique. Le fichier, vous le savez tous, c'est le cœur du réacteur, c'est la source de l'action, la source de l'analyse euh de du travail militant et c'est le cœur de la campagne électorale. Aujourd'hui, le choix a été fait il y a déjà quelques temps dans le parti, mais le logiciel était laissé en en désérance de common. il a été repris en main euh par les équipes de LR euh pour en faire un outil puissant pour centraliser toutes les informations, euh tenir à jour des listings euh corrects euh avec les informations de chaque adhérent bien sûr, mais aussi de de des différents contacts des fédérations régionales départementales et puis c'est un outil qui permettra de vous donner accès, que vous soyez délégué de circonscription, secrétaire départemental, patron de fédération à différents niveau au fichier.

Donc on veut en finir avec la malédiction de la droite pour ceux qui ont suivi le euh l'histoire de notre famille politique depuis 30 ans qui est le copiercollé de fichier anarchique. On trouve des petits bouts de parties desséminées sur des des milliers d'ordinateurs en France. Euh il est temps de de siffler la fin de la récréation, de respecter les données de nos adhérents et en même temps d'en faire un outil puissant pour bah cibler et organiser nos campagnes électorales.

Common est un choix que qui a été confirmé cet été et je tiens à remercier tous ceux qui ont travailler sur ce projet très important, les responsables du parti Pierre Danon, Otman Nasrou qui a supervisé ces ce projet Constance bien sûr, Virginie Dubimur qui n'est pas avec nous aujourd'hui, James Vilumsen que certains d'entre vous connaissent très bien. Voilà donc c'est un travail de fond qui a été mis en œuvre pour utiliser efficacement ce CRM. peut-être donner les informations sur sur demain matin pour commande.

Absolument. Alors, demain matin de 9h à 11h pour les présidents de fédération, les secrétaires départementaux, il y a une et les responsable numérique et les référents numériques des différentes fédérations, il y a une réunion de 9h à 11h de formation et présentation détaillée en partenariat avec Commun à la fois l'outil, le CRM qui vient de que je viens d'introduire et en même temps cette application qui sera mise à votre disposition tout début octobre. C'est une application qui a été voulue et pensée euh et qui a été évoquée pendant la campagne de de Bruno Rotaillou à plusieurs reprises comme une sorte de télécommande.

Aujourd'hui, on ne va plus sur les sites internet pour faire ses courses. On va sur des applications, on consomme l'information sur son téléphone. Donc il faut que les interactions avec le parti, elles soient faites avec une application.

Et c'est ce qu'on vous propose, une application pour avoir de l'actualité, connaître les événements locaux, nationaux aussi pour agir et être consulté. Et j'insiste sur ce point de la consultation en premier parce que c'était une volonté de la campagne de permettre de rendre la parole grâce aux outils numériques, aux adhérents et militants que que nous sommes. C'est important que nous soyons consultés régulièrement et ce sera la volonté de la direction du parti de le faire à travers cet outil.

Informer, mobiliser, partager des actualités, des événements, appeler au soutien lors de campagne dont parfois nos élus sont victimes quand ils ont des positions courageuses, l'ensemble d'internet se tourne vers eux. Comment peut-on les soutenir à ce moment-là ? Militer bien sûr, organiser le porte-porte, le phoning, le boîage, cibler sur un territoire l'organisation d'une équipe militante.

Ce sont des fonctions qui peuvent être aujourd'hui euh traitées par cette application. Euh voilà. Alors, Constance, pardon, j'interviens à chaque fois.

Euh pour donner bien toutes les informations à tout le monde, la peu près la période de sortie de l'application parce que bien entendu, vous vous dites "Waouh, elle est magnifique, quand est-ce que je la télécharge Alors, ce sera octobre. On va essayer de faire en sorte que ce soit début octobre. On va la présenter au cadre de notre mouvement pour qu'il se l'approprie puis qu'il puisse valider la démarche et ensuite elle sera rendue accessible à tous.

Euh deuxième outil dont nous voulions vous parler, c'est un nouveau site internet qui sera mis à jour fin septembre qui est tourné vers la vidéo. La vidéo, c'est la grammaire de la communication digitale et c'est triste de voir que notre famille politique a raté deux virages numériques. Il y a 20 ans, on a raté le virage des réseaux sociaux puisque le Front National alors est devenu le premier parti sur Facebook.

On a depuis rattrapé en partie ce retard. La campagne présidentielle de François Fillon par exemple avait été remarquable de ce point de vue-là. Euh mais l'autre virage qu'on a raté, c'est celui de la vidéo où elle fille nous a taillé des croupières en étant précurseur sur ce support.

Et donc nous voulons revenir en force sur ce sur cette production vidéo euh et ce site mettra en avant les contenus vidéos du parti qu'il soient issus de médias ou des contenus produits nativement pour internet. C'est aussi un site qui est pensé pour beaucoup mieux accueillir nos les sympathisants du parti, ceux qui ont des questions, ceux qui hésitent à adhérer ou alors ceux qui ont adhéré mais qui veulent passer à l'action. Comment faire ?

Aujourd'hui, on a un site qui est très froid, qui euh fonctionne mais qui n'est pas tourné vers l'accueil des nouveaux adhérents et des sympathisants. Euh donc ce site euh permettra aussi d'avoir accès à toutes les informations sur les fédérations. Et euh vous voyez par exemple ici l'exemple de la Fédération des Hautes SCES qui est le président, le secrétaire départemental, le responsable jeune, présentation de la Fédération, les coordonnées.

Ça peut sembler stupide mais beaucoup de gens ont besoin de se mettre en rapport avec nous tout simplement et il suffit qu' une très bonne intervention de notre président peut provoquer des milliers de demandes de mise en relation partout sur le territoire. Il faut que ce soit très clair et que chaque fédération puisse mettre à jour ses données quand elles changent et elle change euh souvent. Alors je je j'ajoute là-dessus euh ça c'est vraiment pas un détail cet espace.

On est le seul parti politique à ne pas avoir sur notre site internet un espace de connexion avec une adresse mail, un mot de passe qui nous soit personnel en tant que c'estàd qu'on adhère à une structure, on adhère à un parti politique et finalement on a un site vitrine qui est le même qu'on soit adhérent ou non, militant ou non, élu ou non et cetera. Demain, ça va changer. Demain, vous aurez votre propre accès avec votre propre identifiant et vous aurez des informations liées à votre fédération, lié à votre campagne municipale dans votre ville avec les coordonnées, les actualités et cetera et qui qui vous est qui vous est propre en tant que en tant que militant, en tant qu'adhérent, en tant que cadre de du parti et cetera.

Donc ça c'est vraiment une vraie nouveauté. Et quand ça arrivera dans vos boîtes mail, bien entendu, je vous invite à créer vos espaces et à les utiliser autant que possible parce que on a milité, c'est le cas de le dire, pour pour que le site évolue aussi dans ce sens-là et que vous ayez un bah comme un extranet, un accès propre à votre à votre fonction, à votre rôle au sein du parti. Ce qui est très important, c'est la collecte de dons et d'adhésion sur le site.

Le formulaire que nous avons aujourd'hui est vraiment peu agréable, très peu ergonomique. On doit perdre beaucoup d'adhésion et surtout beaucoup de dons à cause de ce formulaire qui n'est pas au niveau. Donc un nouveau formulaire a été proposé qui facilite l'adhésion et le don et qui facilite aussi la mensualisation des paiements parce que beaucoup d'adhérents ou donateurs souhaitent bah être au rendez-vous un peu tous les mois.

C'est aujourd'hui souvent comme ça qu'on soutient un parti, une ONG, une cause. Donc on a revu ce formulaire pour faciliter l'acte de donner ou d'adhérer à notre parti. La dernière innovation qui va sortir pour cette période parce que d'autres viendront ensuite mais celle-là elle est importante.

Nous serons le premier parti politique en France à lancer son chatbot d'accueil des adhérents et des sympathisants de notre parti. L'idée c'est un une qui a été développé pour répondre à toutes les questions qu'un adhérent peut se poser sur les républicains, les positions du parti, son projet politique. Cette IA permettra de répondre à des choses très concrètes.

À qui dois-je m'adresser ? Comment faire pour militer ? Où trouver les informations ?

Mais à des choses plus sophistiquées. Quel est le programme de LR sur la réforme des retraites ? Que pensons-nous du déficit public ou encore quel est notre projet pour l'immigration ?

Donc c'est Tunia qui sera installée en local sur un serveur sécurisé et qui sera indépendante donc des plateformes outreatlantique. Donc il y a aucun sujet de souveraineté qui est lié à Cati. En revanche, elle sera un outil d'accueil puisque notre idée c'est de nous rendre accessible au plus grand nombre avec cette avec cet outil.

Je vois déjà ceux qui ont l'habitude de tenir des permanences dire "Mon dieu LIA va me remplacer." Le le l'objectif alors l'objectif d'avoir au-delà de l'aspect innovant et cetera, c'est quand même de vous avez le système en annoir. Toute la partie entre guillemets à moins forte valeur ajoutée qui peut être traitée de manière mécanique par la machine sera traité par la machine.

Et nous être humain plus intelligent que la machine puisque nous la contrôlons pour on pourra garder le le le SAV si vous voulez le bout du le bout du canal pour garder de la forte valeur ajoutée pour discuter avec les sympathisants, les intéressés, les militants et cetera. Et deuxième chose très importante, on a fait en sorte que quand Lia ne sait pas, elle n'invente pas n'importe quoi. Parce que c'est ma plus grande crainte, c'est que on commence à jouer avec et que ça nous invente des réponses et que ça commence à avoir certaines polémiques qui pourraient, bon bref, je vous fais je vous passe le les détails.

Si c'est non ou qu'elle ne sait pas, elle dira je sais pas. Et ça ça existe de dire je sais pas. C'est comme les êtres humains, on ne sait pas.

La machine ne sait pas. Elle va pas inventer une réponse qui n'existe pas. Euh néanmoins, encore une fois, ça va nous faciliter le travail et ça va euh permettre de de ratisser un certain nombre de de de sujets euh et peut-être même de créer derrière c'est l'objectif, de créer du contact, de créer euh je dépose mon mail, j'adhère, je rejoins telle fédération et cetera.

Donc euh j'espère que vous accueillerez euh positivement ce chat Botia qui encore une fois sera une première en France pour un parti politique. [Applaudissements] Alors, j'aurais voulu vous faire une démonstration et Constance de CTA hélas on ne peut pas faire de connexion en direct dans la salle pour des raisons techniques. Mais sachez qu'elle est en train de d'être testée.

On lui a soumis des milliers de questions euh pour vérifier qu'elle délivre bien et elle sera testée plus largement auprès d'un groupe test en septembre et déployé en octobre quoi. Euh sur le nouveau site. Et on aura accès aussi par une application mais elle sera bien sûr sur sur le nouveau site.

Je vous rappelle donc que demain, il y a de 9h30 à 11h cette formation CRM et outil numérique pour approfondir et rentrer dans le les questions qui seraient les vôtres sur ces outils. Et puis qui il est également le stand Common, la société qui est notre partenaire qui se trouve donc dans l'espace central. N'hésitez pas à aller leur poser des questions sur l'application, sur le CRM et à leur demander comment ça va marcher.

Et voilà. Euh j'ajoute que sur l'IA, on a travaillé avec Gautier Guignard qui a créé une société spécialisée sur ces sujets qui est un un un que beaucoup d'entre vous connaissent qui accompagne les Républicains depuis maintenant des des années et donc c'est un travail que on est très fier d'avoir pu mener avec Amori Rousseau et Gautier Guignard. En conclusion, il y a évidemment un point très important qui n'a pas été abordé aujourd'hui et ce point je vais l'aborder avec Constance tout de suite devant vous.

C'est celui de la bataille du numérique. Aujourd'hui, l'opinion des Français, elle se fabrique sur internet. C'est là qu'on passe l'essentiel de notre temps. 6 à 8h par jour en moyenne, beaucoup plus pour un adolescent ou un jeune.

C'est là qu'on prend position, c'est là qu'on reçoit l'information. Cette bataille du numérique virtuelle dans pour nos concitoyens, elle est pas si virtuelle que ça. Elle est bien réelle.

La moyenne d'âge aujourd'hui des téléspectateurs du journal de 20h, elle est bien au-delà de 65 ans. Avant, quand on faisait de la politique, on avait des grandes messes, des grands rendez-vous, des moments où l'attention était braquée sur vous. C'est plus le cas aujourd'hui.

Vous avez autant de médias que d'individus. Vous avez autant de canaux euh que de centres d'intérêt. Cette bataille du numérique euh hélas nous l'avons perdu depuis trop longtemps euh au profit de nos adversaires.

Euh les plus caricaturaux, les plus sinistres, les islamistes n'ont eu de cesse depuis 20 ans d'organiser le recrutement, la propagande, leur logique de haine sur tous les réseaux. Les partis extrémistes dont nous parlions se sont aussi puissamment exprimés sur ces réseaux. Euh les prophètes de la fausse science euh de la déraison euh n'ont eu de cesse d'intervenir et nous on nous leur avons laissé sans doute trop de place.

Donc un des enjeux pour nous est de reprendre la parole sur ces réseaux et de mener ce combat euh avec notre parti, avec notre famille politique. Et ça veut dire deux choses mener ce combat. C'est le combat de l'attention des Français.

Nous devons récupérer une partie de l'attention des Français que nous avons perdu et notamment des jeunes que nous avons trop négligé et que ça nous plaise ou non, ils sont sur TikTok. Ils sont sur YouTube et il fallait leur parler où là où ils sont. Des salariés euh à qui nous n'avons pas assez parlé et qui sont sur LinkedIn et qui sont sur ces honnêtes de gens dont dont nous parlons.

Ils sont sur ces réseaux parce que c'est les réseaux du travail, c'est les réseaux où on cherche un job. Euh il faut que nous allions chercher l'attention de nos publics partout où ils sont euh pour leur parler. Et le deuxième défi auquel nous devons faire face et je sais que Constance et toute l'équipe qui est très sensible, c'est d'être pertinent.

Notre identité à droite, c'est d'être raisonnable. C'est de prendre les idées au sérieux. Comme Bruno Retaillot l'a plusieurs fois rappelé, les idées, c'est sérieux.

Les idées, elles changent le le cours d'un pays, elles changent le changent une vie. Nous, on prend les idées au sérieux. Notre famille de pensée, c'est pas la polémique, c'est pas le petit mot futil, c'est pas euh le trolling stérile.

Notre famille de pensée, c'est d'informer, d'expliquer, de mettre en perspective. Ça peut inclure l'insolence, l'humour, l'impertinence, mais quand même, il faut qu'on utilise internet pour expliquer aux Français que la moitié du déficit, c'est les retraites et que si on ne règle pas ce problème des retraites, on ne pourra pas sortir de la situation économique dans laquelle nous sommes. Faisons des vidéos, expliquons-leures, recrutons des influenceurs, créons ces contenus qui permettront d'être compris à notre façon sous le signe de de l'intelligence et de la raison et de la et peut-être pour résumer tout ça en un mot de la responsabilité.

Voilà la bataille que nous devons mener et cette bataille, nous devons la mener avec l'intelligence artificielle. Et là, je voulais porter, chers compagnons, votre attention sur un fait majeur. Depuis le début de l'année, l'audience des sites internet a diminué de près de 50 %.

Les Français ne vont plus sur les sites internet pour chercher de l'information. Ils ne vont de moins en moins sur Google. Google en a d'ailleurs bien conscience.

Désormais, ils vont sur les plateformes IA pour chercher de l'info sur un achat, sur un voyage, sur une émission de télévision et ils le feront pour les municipales sur les noms de nos candidats, sur les politiques publiques qu'on y mène à la région et dans chaque municipalité. Donc, nous devons relever la bataille de l'IA. L'IA doit être la technologie que nous ne ratons pas euh comme je l'évoquais, nous en avons raté dans le passé par manque d'organisation, par manque de focus, par manque de culture aussi digitale.

Constance et moi, testons du fait que la culture digitale, nous l'avons, nous la connaissons. Nous n'avons pas à rougir de de cette culture digitale qui est la nôtre, qui est spécifique, qui n'est pas celle de la gauche, qui n'est pas celle des extrêmes, qui n'est pas celle de nos adversaires, qui est différente, mais c'est la nôtre. Et cette culture digitale, nous devons l'utiliser pour prendre le prendre la maîtrise de l'IA.

La maîtrise de l'IA, ça veut dire veiller à ce que les plateformes demain répondent intelligemment quand on les interroge sur notre programme. Mettre à ces plateformes le contenu à leur disposition sur nos élus, sur nos propositions, travailler sur les réponses qu'on peut obtenir d'elles. Euh ça veut dire aussi travailler à la maîtrise de la création des contenus euh que ces plateformes permettent.

Donc l'équipe de communication du parti a été équipée de tous les logiciels de création de contenu. La semaine dernière on les a formé euh à ces usages parce que la vidéo par exemple est complètement réinventée par l'IA, ce qui est pour nous une opportunité de faire plus de contenu plus pertinent. Donc, je voudrais vous dire que notre attention dans ce groupe de travail avec Virginie, avec Constance, avec toute l'équipe LR, ce sera de ne pas rater le le virage de l'IA et de mener ce débat de l'influence numérique au-delà des outils qu'on a pu présenter aujourd'hui qui sont des blocs vitaux.

Et pour rebondir sur un dernier point qui je sais vous est cher, on ne va pas être moderne pour être moderne. Ce n'est pas parce que on crie, on a l'IA qu'on va être s'agiter sur nos chaises comme des cabris. Lia, Lia, non.

Est-ce que c'est utile pour faire campagne ? Est-ce que c'est utile pour convaincre ? Est-ce que c'est utile pour avoir de l'impact et de l'efficacité ?

Et donc c'est à l'ô de cette toise qu'on évaluera toutes les actions digitales et numériques que nous mettrons en œuvre. Est-ce que ça marche ou est-ce que ça marche pas ? Voilà, donc on n'essaiera pas d'être moderne pour être moderne.

On on cherchera l'efficacité dans tous nos travaux. Euh voilà donc Constance. H merci beaucoup Édouard.

Vous pouvez l'applaudir parce que c'est lui qui a tout fait hein. Euh une phrase de deux phrases de conclusion euh comme tu l'as dit et c'est important de le dire, gardons notre style. Ne ne ne copions pas sur tout ce qui n'est pas à copier.

Gardons notre style. Alimentons un débat public utile et informé avec du contenu à forte valeur ajoutée. C'est ça qui fera la différence.

C'est pas faire du numérique pour faire du numérique, faire de la vidéo pour faire de la vidéo, de l'IA pour lia. C'est pas le sujet. Le sujet c'est qu'est-ce qu'on dit, comment on le dit, où on le dit et comment est-ce qu'on arrive à toucher les Français avec ce message.

Donc le le numérique accompagne le projet politique, il ne le remplace pas. Merci à tous. Et à demain matin pour les plus motivés.

C'est parfait. achè Je suis un homme, je suis un homme élégant. Je je Voilà.

Attends. בס Je passer vite Ça va ? Ouais.

He. [Musique] [Musique] Chers amis, rassemblez ici, je vous demande de réserver un accueil chaleureux à celle qui a courageusement porté nos couleurs en 2022, la présidente de la région Île-de-Fance, Valérie PC. [Musique] [Applaudissements] Bonjour à tous.

Bienvenue en Île-de-France. Alors, je sais que vous êtes là depuis ce matin. Moi, j'avais malheureusement quelques petits engagements auxquels je ne pouvais pas me soustraire.

Et donc je ne viens qu'en cette fin d'après-midi, mais je sais que la première journée a été extrêmement fructueuse. Je voudrais saluer notre président, cher Bruno, saluer aussi notre secrétaire général que je ne vois pas mais qui doit pas être loin, cher Hmman, président des Républicains des Yvelines. Saluez François Xavier Belami, le vice-président. saluer le président du Sénat, cher Gérard, qui est évidemment partout chez lui dans les Yvelines.

Je voudrais saluer tous les ministres du gouvernement que je vois et tous les parlementaires, tous les nos amis, nos amis, les amis des républicains qui ont accepté de venir participer aujourd'hui à cette à cette très belle journée. Vous saluez tous militants jeunes et plus jeunes. Voilà, bienvenue ici à Port Marli.

Alors oui, chers amis, en cette rentrée à haut risque, je vous prêt à défendre l'intérêt national. L'intérêt national parce que c'est de ça qu'il s'agit. Car si vous avez choisi de militer, c'est pour servir quelque chose de plus grand que vous, un idéal qui vous donne les frissons.

Et je sais, je ne crois pas me tromper si je vous dis que cet idéal s'appelle la France. Alors aujourd'hui, nous sommes face à un double devoir, celui de garantir à notre pays sa stabilité, mais aussi celui de lui offrir une alternative politique. Parce que oui, il faudra tourner la page du macronisme, mais il faudra tourner la page du macronisme pour écrire une autre histoire que celle des extrémistes.

C'est ça notre responsabilité. Si nous sommes là aujourd'hui si nombreux, si nous sommes aujourd'hui le premier parti de France, c'est parce que des élus et des militants n'ont pas vendu leur âme. Alors, je voudrais en mon nom personnel leur dire toute ma reconnaissance, vous dire toute ma reconnaissance.

Vous avez tenu la maison. [Applaudissements] Mais si nous sommes ici aussi, je le dis, c'est parce que nous avons accepté de rentrer au gouvernement de notre pays et nous l'avons fait pour la France, pour lui épargner le chaos parce que nous avons choisi notre pays et non pas seulement notre parti. Nous avons été disciplinés, nous avons été responsables.

Disciplinés, oui, mais pas subordonné. Responsable, oui, mais différent. Différent de tous ces alchimistes qui veulent dynamiter le gouvernement, la France et ses finances.

Pour eux, survivre, c'est détruire et nous ne serons jamais le parti du néant. Nous sommes différents parce que nous voulons remettre l'ordre au cœur de la République pour que la peur change de camp. Non, le voyou n'est pas une victime de la société, c'est la société qui est sa victime et la société doit être résolument défendue.

Nous sommes aussi différents pour réclamer et réclamer la libération et dénoncer l'incarcération de Boem Sansal et Christophe Glaise [Applaudissements] d'un côté, le pouvoir algérien emprisonne un écrivain, un journaliste et de l'autre il refuse de reprendre ses clandestins dangereux sous OQTF. Alors je le dis oui Bruno, tu as raison de taper du point sur la table et puis différent enfin pour contester l'accord humiliant sur les droits de douane qui a été imposé à l'Europe par Donald Trump. Parce que quand on veut une Europe souveraine, on ne se contente pas de porter le sac de golf de l'amiéricain.

Alors oui, mes amis, nous sommes responsables mais nous sommes différents. C'est notre identité, c'est notre choix. Et ce choix, il est incarné aujourd'hui.

Il est incarné par un homme de devoir, un homme d'ordre, un homme de sincérité. Et cet homme, c'est Bruno Retaillon. Alors maintenant, nous voici à un moment de vérité.

Lundi, le Premier ministre posera la question de confiance. Et bien sûr, je regrette cette procédure du tout ou rien. Je comprends les États-Mlèvent chez beaucoup d'entre vous un projet de budget qui ne nous ressemble pas.

Il ne nous ressemble pas parce qu'il ne s'attaque pas aux racines de notre asphyxie économique et financière. Et je parle sous le contrôle de François Aslin. Mais nous sommes en conscience devant un choix et ce choix c'est bâtir ou démolir.

Je viens de le dire. Alors moi je crois que nous ne devrons jamais être du côté de ceux qui rêvent de faire tomber ce gouvernement comme ils ont fait tomber les précédents. À force de griller tous les pouvoirs, c'est la France qu'ils vont carboniser.

Avec 3300 milliards d'euros de dettes, qui payera la note du bazar politique ? pas les pyomanes, ce sont les Français étranglés par la hausse des taux d'intérêts. Ce sont nos enfants condamnés à rembourser l'ardoise d'une classe politique démagogue et insouciante.

Mais le danger ne s'arrête pas aux finances. Quand la Chian s'installe, l'État vacille. Et qui s'enfottera les mains ?

Ce sont les extrêmes, ces profiteurs du chaos. Ce sont nos concurrents économiques et les spéculateurs. C'est Vladimir Poutine qui se régale de notre déliquence.

C'est Washington et Pékin qui nous prennent pour des bavardins. Et puis c'est l'anarchie. L'anarchie qui s'étend quand le pouvoir se liquéfie.

Voilà le prix du désordre. Alors oui, mes amis, nous devons choisir la responsabilité. Je parle de responsabilité car la confiance ne se décrète pas en quelques jours et encore moins à la fin d'un quinquena dont le bilan est un boulet.

Vous me permettrez juste un petit rappel de 2022. Ils ont cramé la caisse. J'avais prévenu.

Nous avions raison de dire la vérité. Et nous avions raison de proposer un retour à l'ordre aux Français. Ordre à nos frontières, ordre dans la rue et ordre dans nos comptes.

Tout reste encore à faire. Mais oui, nous serons responsables. Nous serons responsables même si je crains que lundi la défiance ne l'emporte. et non pas grâce à une majorité de remplacement, mais juste par cette addition contre nature des ingénieurs du chaos, de ces démagogues qui finalement promettent le beurre et l'argent du beurre.

Mes amis, le Parti socialiste se voit déjà à Matignon [Musique] sans nous. Voilà, notre sens des responsabilités a des limites. La France, elle est de droite.

La France, elle est en dette. La France a besoin d'ordre. Voilà trois bonnes raisons pour ne pas se compromettre avec les alliés de monsieur Mélenchon.

Nous ne serons ni la béquille, ni les supplétifs de ceux qui aggraveraient la faillite de la France. Les Républicains doivent être libres. Ils doivent être libres d'agir et dans le seul intérêt de notre pays, fidèles à leur valeur d'ordre et de liberté, mais surtout en combattant sans cesse les tenant du chaos et de la faillite.

Alors, mes amis, si le premier ministre tombe, un autre lui succédera, mais il devra nous respecter et il devra respecter nos lignes rouges. Malheureusement au fond, je crains que le système ne soit complètement paralysé. Quel que soit le prochain gouvernement, sa durée de vie sera suspendue à un fil car l'intérêt général s'efface désormais devant la radicalité des oppositions.

L'appétit du pouvoir dévore le consensus. Quand le PS et les extrêmes tirau et Adia, le premier ministre finit écartelé. Et l'absence et en l'absence d'une majorité de non censur, la paralysie va devenir de plus en plus évidente.

Enciste comme vous, ça me fait mal à la France. Alors, que faire ? Que faire si tout se bloquait à nouveau ?

Le retour aux urnes deviendrait inévitable. Un retour aux urnes. Mais comment dissoudre l'assemblée ? vraiment l'erreur a été commise une première fois et il faudrait recommencer.

Pourquoi le résultat du vote serait-il différent ? Moi, j'ai la conviction que nous récupérerions un paysage politique fracturé, une assemblée morcelée, une majorité introuvable et une France ingouvernable. Alors, il ne reste en toute lucidité que l'option d'une élection présidentielle anticipée.

C'est la seule élection qui peut rebattre les cartes. La seule qui part l'incarnation d'un homme à la ren ou d'une femme à la rencontre d'un peuple. Don c'est pour le politiquement correct parce que bon pour l'incarnation par l'incarnation d'un homme à la rencontre d'un peuple permet de dépasser l'éclivage partisan.

C'est la seule élection, le seul rendez-vous en mesure d'opposer des projets. La seule qui donne vraiment au français le pouvoir de choisir un chef, une politique et une majorité. Les trois conditions de l'action.

Alors, je ne suis pas une boute de feu. Il ne s'agit pas pour moi de forcer le président à la démission, mais il s'agit de rappeler que dans la 5e République, il est la clé de voûte de nos institutions. Et comme il est la clé de voûte, il a la clé de la sortie de crise et de toutes les façons, si tout est bloqué, il devra redonner la parole au peuple.

Alors quoi qu'il adne chers amis, notre défi à nous les républicains reste intact. Nous devons redevenir une forme une force de proposition et une boussole pour le pays. Sur le chemin du redressement, il y a une étape qui nous attend, les élections municipales.

Et je suis venu vous dire que pour cette étape, je m'engagerai à fond, militante parmi les militants avec vous. et je sais qu'un grand nombre d'entre vous iront à ces élections. Je m'engagerai évidemment d'abord dans ma belle région.

Depuis plus de 20 ans, Paris se détériore, Paris se dégrade, Paris s'essouffle. Mais je ne veux pas seulement dénoncer. Je veux espérer avec vous, avec Rachid Adati, avec nos mères, avec Agnès Sverren, avec tous nos élus parisiens.

Je fais un rêve pour Paris, un rêve pour Lyon, pour Marseille et pour toutes nos capitales régionales que nous devons aller reconquérir. Le rêve d'un Paris rayonnant qui ne regarde pas ses banlieux avec mépris, mais qui tend la main, qui collabore, qui construit. Un paris propre, sûr, accueillant pour les familles et les classes moyennes.

Je rêve d'une capitale vivante, pas muséifié, pas clivé à outrance. Alors ce rêve, chers amis, nous pouvons le faire vivre ensemble en mars prochain dans toutes les grandes villes de France. Mais ce rêve a une condition. une condition siquanon et cette condition jeune républicain je sais que vous y êtes particulièrement sensible cette condition c'est que nous soyons toujours les défenseurs de l'intérêt général voyez le spectacle actuel avons-le dégoût de la politique assaille nos compatriotes tous ces politiciens mijotant leur petites soupe sur un petit feu dans une petite marmite. tous ces calculs électoraux tactiques à courte vue.

Alors oui, la France mérite mieux que ça. Oui, la politique ça peut être autre chose que ça. Voyez les divisions, les coups de poignard entre amis.

Alors au chacun pour soi, opposons le chacun pour tous. Aucune querelle d'ego ne doit entacher la bataille essentielle qui est devant nous, la bataille pour la France. C'est ça notre objectif et il nous dépasse tous et il dépasse toutes les ambitions personnelles. [Applaudissements] Alors chers jeunes, chers militants, ne laissez personne vous dire que tout est fichu, que tout est écrit.

Ne laissez personne vous dire que la politique ne sert plus à rien. Non, l'avenir n'est pas fermé. Il appartient à ceux qui osent agir, bousculer, à ceux que la France inspire, à tous ceux qui vont nous dire cette semaine bloquons tout.

Répondez, libérons tout. Libérons l'énergie nationale qui étouffe. Libérons le travail prisonnier des montagnes de réglementation.

Libérons la feuille de paye étranglée par le poids des charges. Libérons l'État de ses déficits et de sa bureaucratie. Libérons nos territoires.

Libérons enfin la fierté française. Car rien n'arrête un pays qui croit en lui. C'est ça notre vérité.

Propagez-la. Pour réveiller la France, il ne faut pas tout bloquer, il faut tout libérer. Voilà mes amis, voilà notre feuille de route, voilà notre responsabilité et c'est ainsi que nous convaincrons, c'est ainsi que nous rassemblerons et c'est ainsi que nous regagnerons pour la République et pour la France.

Bravo Oh aujourd'hui, je pense que les gens qui travaillent trop sont bien moins payés que ceux qui travaillent. peut-être pas assez. Je pense que chacun doit pouvoir vivre de son travail et vivre dignement.

Si je vous dis mieux vivre de son travail, moins d'impôt. Allez, il faut une phrase. Il faut tout simplement que qu'on soit moins moins ponctionné pour qu'on puisse donner plus à nos employés.

Ah ah sujet aussi un peu il a qui travaillent assez d'autres qui travaillent pas assez. Si ça tu penses qu'on travaille assez en France ? Non non pas toujours.

Le français travaille pas assez. Il faut remettre le français au travail. Et on pourrait bosser plus par semaine 35 he c'est rien franchement on faisait 50 he on se peignait pas que l'heure actuelle il travaillent 35 he sans payer 40 ça va pas non plus bah dans mon pays on travaille 48 et on essenfant supprimer les aides qu'on donne trop à des gens qui ne travaillent pas au moins apporter leur aide même si bénévolat ou peu importe mais au moins moins faire quelque chose.

Les gens préfèrent mieux rester à la maison, il touch il touche moin social ça tue. Ça a tué le social. Il y a trop d'aide et c'est pas normal que des personnes se retrouve à privilégié de toucher le RSA et le chômage pour rester à la maison parce qu'on a pas à payer la nouno parce que on prend pas la voiture pour aller travailler.

Les français malheureusement n'aiment pas trop travailler. E ils sont plus plus riches. C'est là qu'ils ont rien que celui-là qu'ils ont fait autre chose.

Allez poursuivons cette journée avec la table ronde sur le thème mieux vivre de son travail. Accueillons nos intervenants François Aselin, Agnès Verdier Moligier, Maude Brégeon et Véronique Louvagi pour une discussion animée par Jonas Hadad. Ou là, il y a d'énormand.

Bonjour à tous. Ça va pour Marlie ? Ah oui, parce que là, on va parler du travail.

Alors, j'ai à mes côtés euh quatre intervenants vraiment de très grande qualité. Et ce que je vous propose pour ce débat qui va être animé, c'est qu'on les fasse plancher les quatre sur une question : mieux vivre de son travail. Vous avez vu dans le petit reportage qui est passé juste avant que c'est une des questions qui tarde les Français.

Et pour tout vous dire, lorsqu'on m'a proposé d'animer cette table ronde, j'étais vraiment ravi parce que à droite, on a récupéré le totem du travail qui était plutôt un totem de la gauche. Vous souvenez qu'à l'époque, le Parti socialiste était le parti des classes laborieuses, le parti de ceux qui étaient opposés à ceux qui étaient censés être les patrons et le parti des travailleurs. Et puis peu à peu comme beaucoup d'autres notions comme la liberté, comme l'autorité qui était des notions de gauche, la gauche les a abandonné et nous avons récupérer ce totem.

Et quand j'ai réfléchi à cette table ronde, j'ai pensé au propos de Sandrine Rousseau qui revendiquait le droit à la paresse récemment. J'ai pensé aller même parfois à des gens de centre gauche qui parlaient d'installer les 32 heures dans un pays dans lequel on travaille le moins en Europe et on en dira un mot tout à l'heure avec Agnès Verdier Moligier. J'ai pensé aussi au fait que Benoît Amont qui a fait x % aux dernières élections présidentielles considérait et disait que le travail n'était pas l'alpha et l'oméga de la vie.

Donc la gauche a tourné le dos au travail et nous on doit se poser la question de savoir qu'est-ce qu'on peut proposer en manière de en matière de travail et c'est pour ça qu'on a ces intervenants à la table ronde. Alors d'un autre côté nous ne sommes plus en 2007 et on ne peut pas seulement travailler plus pour gagner plus. Le travail a beaucoup changé. l'intelligence artificielle, post Covid, le télétravail et on va le voir tout à l'heure notamment avec la meilleure des ministres, la ministre Normande, comment aujourd'hui les centre-villes, les commerces de proximité, les petites entreprises révolutionnent cette notion de travail.

Alors, je vais me tourner en premier vers ma gauche, désolé pour les amis. Je vais me tourner vers Véronique Levagie. Alors, Véronique, tu es ministre. euh d'un portefeuille qui est extrêmement important pour nous puisque c'est les petites et les moyennes entreprises.

Comment tu vois quelques solutions pour mieux vivre de son travail ? Alors Jonas, tu as raison, c'est une question très très importante et qui aujourd'hui je dirais tarude les Français parce qu'aujourd'hui effectivement le travail ne paye plus et un certain nombre de Français euh ne peuvent pas acquérir un logement. un salarié n'achète pas de voiture neuv, c'est une vraie difficulté et la situation a changé puis de l'indiquer.

J'ai repris quelques chiffres pour préparer cette table ronde. Durant les 30 glorieuses, il fallait pour doubler son niveau de vie 15 ans. Aujourd'hui, il faut 80 ans.

C'est-à-dire que ça n'est pas possible. Donc c'est une situation qui a considérablement changé. Et moi, j'entends beaucoup de personnes aujourd'hui qui me disent qui pensent finalement à leurs enfants, à leurs petits-enfants en disant "Mais nous, on y est inquiet pour eux parce que on voit bien qu'ils ne pourront pas arriver comme nous à se satisfaire de leur travail, à pouvoir vivre bien de leur travail." Alors, il y a eu un changement important également à comparer avec d'autres pays.

Je prends l'Allemagne qui est un pays auquel on peut se comparer facilement. Il y a 20 ans, 20 ans, ça n'est pas si vieux que ça hein, nous avions la même richesse créée par les personnes en capacité de travailler entre l'Allemagne et la France. C'était le même niveau.

Aujourd'hui, 20 ans après, nous avons 7000 € de différence de richesse par an. Donc il y a une vraie difficulté sur la création de richesse. Alors pour répondre à la question effectivement je il y a plusieurs axes.

Le premier et cela a été rappelé par Valérie PCres qui l'indiquait euh moins de charge sur la feuille de paye. Effectivement il faut moins taxer. Et je pense que toutes les chefs d'entreprise qui sont là tout le monde économique le le constate.

Aujourd'hui, un salarié quand il a une rémunération de 100 € il lui revient à la fin 53 €. C'est-à-dire qu'à partir du mercredi, il ne travaille plus pour lui. C'est un vrai coûpt également euh ces charges, ces cotisations qui pèse sur le travail au niveau de l'entreprise.

Il y a un niveau de salaire où lorsque l'employeur vont augmenter son salarié pour lui donner un net de 100 € supplémentaires, cela coûte 483 € quasiment 500 € de plus. Donc effectivement, il nous faut moins taxer le travail. Alors, c'est une vraie question sur le financement de la protection sociale qui se pose à nous et cette question devra être abordée.

Elle est quelquefois abordée. Je rappelle que dans la protection sociale, il y a plusieurs branches. Nous avons des branches qui dont les prestations ne bénéficient qu'à des personnes qui travaillent.

Je pense à tout ce qui est retraite, chômage, maladie professionnelle, accident du travail. Puis il y a deux autres branches qui méritent d'être examinées d'une autre manière, c'est la maladie et la location familiale. Parce que ces deux branches ont des prestations qui bénéficient à tous les Français qu'il travaillent et qu'ils ne travaillent pas.

Dans la branche famille, nous avons essentiellement les allocations familiales. Donc que vous travaillez, que vous ne travaillez pas, les allocations familiales peuvent bénéficier aux citoyens français. Il y a la maladie aussi.

La maladie, les prestations maladies peuvent bénéficier à des personnes qui n'ont jamais travaillé parce que vous êtes ayant droit, parce que nous en bénéficions quand nous sommes enfants, parce que nous en bénéficions quand nous sommes retraités. Et donc est-ce qu'il est logique que ces deux branches soient financées uniquement ou essentiellement sur les revenus du travail ? Alors évidemment quand je pose la question je donne la réponse et c'est une vraie réflexion que nous devons avoir.

Alors il y a des pistes qui ont été émises pour moins taxer le le travail. Prenorillot en a fait état lors de du débat qui s'est installé au MEDF en créant un socle au-delà de 1623 heures de travail. Aujourd'hui, nous avons 1607 heures de travail en en ajoutant 16 heures qui pourraient correspondre à l'équivalent de 2 jours fériers.

Mais je vais laisser ce débat de côté. Mais au-delà d'un socle de 1623 he Bruno indiquait que effectivement chacun avait contribué finalement à payer son quota au niveau des cotisations et que il pouvait y avoir un zéro charge pour justement libérer ce ce cet effet de cotisation qui est relativement important. Voilà, donc ça c'est une piste concrète et il nous faut également travailler sur tout ce qui concerne le financement de la protection sociale.

Derrière, il faut aussi donner un message sur un deuxième point. Le premier étant moins taxé le travail, un deuxième qui est de créer une différence entre les revenus du travail et les revenus de la solidarité. Comment peut-on comprendre ?

Je vais prendre un exemple qui met de deux exemples que je vais vous signaler qui qui me sont revenus cette semaine. Une aide soignante à mi-temps qui reçoit qui dispose à peu près de de 900 € net. A déjà voilà un salaire qui n'est pas celui du SMIG.

Et aujourd'hui, nous avons un célibataire sans enfants qui ne travaille pas peut également avoir 900 € à travers le RSA et la location logement. Est-ce que c'est normal ? Non.

Et et cela est décourageant, démotivant euh et il nous faut véritablement une grande différence. Et en tout cas, je salue l'idée qui a été développée également par Bruno Retaillot avec euh un socle pour faire en sorte que ces allocations nous puissions les mesurer. Et deuxième exemple que je voudrais vous donner pour agir sur un cas concret, j'ai rencontré un agent immobilier cette semaine et les agents immobiliers sont très occupés en ce début d'année à louer des appartements et pour cela, ils doivent faire un état de toutes les ressources dont dispose la personne qui se se propose enfin qui qui cherche à avoir un appartement.

Et cet agent immobilier dit "Mais tu ne peux pas imaginer Véronique tous les revenus que je peux voir qui s'ajoutent avec des allocations quelque fois discrétionnaire donné par des établissements tels la CAF et elle me dit tous mes salariés qui travaillent dans l'agence sont presque écœurés de voir cette situation comparée à des situations donc à des situations de personnes qui travaillent donc il nous faut effectivement créer une différence entre les revenus du travail et les revenus de la solidarité et le troisème axe je terminerai par celui-là Il nous faut libérer le travail. Nous avons des gens qui veulent travailler. Et je pense à deux deux exemples.

Le 1er mai, le 1er mai où nous avons vu dans les boulangeries chez les floristes, les salariés voulaient travailler d'autant plus qu'ils sont payés le double ce jour-là et et aujourd'hui nous les empêchons de travailler. Alors heureusement, il y a des pistes. Le Sénat s'en est saisi d'ailleurs et c'est à bonissant et j'espère que l'Assemblée nationale s'en saisira prochainement.

En tout cas, il faut que nous utilisions ces pistes. Je pense qu'il faut aussi arriver à dire que le travail, c'est l'émancipation. C'est c'est également une manière de se construire.

Il faut véritablement changer, je dirais, l'image du travail pour redonner en tout cas du sens et redire que véritablement le travail c'est l'émancipation et qu'on le dise très fort auprès de notre jeunesse. Merci beaucoup Véronique. Au-delà de son appartenance dans mande, moi j'adore Véronique parce que comme elle est experte comptable de formation, on a toujours les chiffres très précis et comme on a besoin de chiffres très précis, je vais me retourner vers Agnès Verdiier Moliger qui est patronne de l'IFRAP, un signe tank indépendant de tout parti politique mais qui a des chiffrages très précis.

Vous l'avez vu face au président de la République le maître face au chiffres et lui dire la réalité du poids de notre système social. et tu l'as dit à l'instant sur notre capacité à générer de la valeur. Alors toi Agnès, si on te pose la question comment mieux vivre de son travail, qu'est-ce que tu réponds avec l'IFRAP ?

Ben je réponds déjà Jonas que nous ne travaillons pas assez en France mais ça le micro trottoir que vous avez fait était très clair sur le sujet. Trop d'impôts, pas assez de travail. Mais les chiffres sont implacables.

He dans la partie 4 de mon livre là, j'ai fait le le mur de l'assistana et je commence par un premier chapitre, c'est où est passé le travail ? Alors, on se dit oui, il faut financer, c'est terrible notre modèle social sur le travail et ça coûte trop cher. Mais en fait, le problème numéro 1, c'est qu'on n pas assez d'heures de travail au global.

Alors, il y a des tas de débats sur le nombre d'heures travailler par an, les comparaisons internationales et cetera et cetera et cetera. Mais si on prend le nombre d'heures totales travaillées en France et qu'on regarde par rapport à la moyenne des pays de la zone euro, on devrait travailler 7 milliards d'heures en plus par an en France. C'est gigantesque.

C'est un énorme écart que nous avons avec nos voisins de la zone euro, hein. Et il faut se dire que si je vous donne un petit peu des exemples de ce que ça représente ces chiffres, c'est 80 milliards de PIB de richesse nationale qui est perdu tous les ans. C'est 36 milliards de recettes de prélèvement obligatoires qui sont perdu pour les caisses publiques. et je vais vous donner quelques idées de finalement le fait que notre taux d'emploi, alors c'est un peu technique mais ça veut dire quoi ?

C'est le pourcentage des gens qui sont en âge de travailler euh qui devraient être au travail, ben c'est 68,4 en France contre 72,2 en Allemagne et une moyenne en Europe qui est autour de 701. Ça veut dire qu'en fait on a un énorme problème. On commence à travailler trop tard.

On travaille trop peu d'heures quand on travaille, quand on est actif. On a trop de chômeurs parmi ceux qui sont en âge de travailler et on arrête de travailler, on part à la retraite trop tôt, hein. Et j'ai fait un petit calcul pour vous spécialement pour aujourd'hui pour voir combien ça représenterait sur les jeunes.

Par exemple, il faudrait qu'on ait pour générer ces 7 milliards d'heures parce qu'en fait c'est pas impossible. L'idée ce serait de dire ben voilà, on va on va identifier tout l'emploi qu'il faut créer sur chacun de ceux que je vous ai cité. Ça ferait 300000 jeunes de plus qui seraient au travail.

Ça ferait 1 million d'allocataires du RSA qui seraient au travail. C'est un sujet important, vous l'avez dit Véronique hein, le sujet c'est la désincitation au travail du cumul des aides. Là aussi, il y a des tonnes de débats, on va pas revenir dedans, mais on nous dit finalement quand on est actif, on a aussi des aides et finalement quand on cumule que des aides et qu'on n'est pas actif, qu'on travaille pas, on a quand même un écart entre les deux.

Mais en réalité l'arbitrage, il se fait pas vraiment là-dessus. C'est l'idée, je cumule des aides, je pourrais reprendre un emploi euh salarié déclaré, mais finalement quand je fais le calcul entre les impôts que je vais devoir payer et cetera et cetera, les frais que je vais avoir en plus, je préfère cumuler des aides et avoir un emploi non déclaré. Et là, je suis bénéficiaire sur tout.

Et en fait, ce qui est hyper important, c'est de comprendre qu'aujourd'hui la différence entre la générosité du modèle social français par rapport aux modèles sociaux que nous avons dans les pays du nord de l'Europe qui sont très généreux aussi et qui cumulent aussi des aides à des niveaux à des niveaux importants, c'est qu'on a une part des ménages de nos ménages qui touchent des cumules d'aide sociale qui est beaucoup plus importante que dans les pays comparables. Pourquoi ? Parce que nous avons les droits mais nous n'avons pas les devoirs.

Nous n'avons pas les sanctions sur les refus d'offre raisonnable. Nous sommes un des seuls pays d'Europe qui à la au premier refus d'offre d'emploi raisonnable n n'a aucune sanction ni sur les allocations chômage ni sur le cumul des aides sociales. Donc là il faut qu'on ait une vraie vraie réflexion très aboutie sur le sujet.

L'idée c'est pas de tout couper. L'idée c'est de donner des devoirs en face des droits. Et le devoir c'est évidemment de retourner au travail salarié déclaré ou même de monter une entreprise ou d'être indépendant ou d'être artisan ou d'être commerçant ou d'être agriculteur quand on a la possibilité de travailler.

Ça ferait aussi presque 1 million d'allocataires du chômage qui retourneraient au travail. Ça ferait aussi 200000 retraités qui sont aujourd'hui retraités qui continueraient à travailler. Ça ferait aussi 300000 retraités parce qu'il faut pas oublier qu'il y a le cumul emploi retraite.

Et moi je suis une ardente défenseur de de ce sujet. Pourquoi ? parce que je considère que c'est très très important d'enlever tous les blocages, tous les freins au cumul emploi retraite et il y en a encore et on en on y reviendra je pense tout à l'heure.

Alors, c'est facile de comprendre que aussi les salariés actuels du secteur marchand et non marchant, c'est-à-dire ceux qui travaillent dans le privé mais aussi dans le public, devraient travailler plus d'heures. Le petit calcul qu'on a fait, ça ferait 43 heures de plus par an pour les salariés du secteur privé, c'est-à-dire à peu près une dizaine d'heures par mois de plus pour 3h pardon 3h30 de plus par mois pour les salariés du privé et 10h de plus par mois pour les salariés du secteur public. Parce qu'on sait aussi et ça toutes les statistiques le montrent, qu'on a un niveau de sous-travail dans le secteur public qui est très très important.

Tu as tu as une idée du sous-travail dans le secteur public ? Alors à part à la mairie de Paris où ils font 32 heures. Mais déjà déjà j'ai une bonne idée de l'absentéisme, du coût de l'absentéisme et ça François le sait bien.

On a un coût de l'absentéisme dans le privé, les les fameuses indemnités journalières de sécurité sociale, 16 milliards. Dans le dans le public, c'est 15 milliards le le coût de l'absentéisme total alors qu'on a que 20 % des personnes qui travaillent dans le secteur public. Ça veut dire qu'on a un surcoup de l'absentéisme public de l'ordre de 7 milliards d'euros par an, sachant qu'il y a peu finalement proportionnellement, enfin je pense on n' pas toutes les statistiques, mais il y a pas toutes les tous les arrêts de travail qui sont véritablement déclarés dans le public parce que je sais pas si vous le savez mais les employeurs du public sont en autoassurance donc il n'y a pas de feuille de soins à envoyer à l'assurance maladie.

Ça ne passe pas par la SQ et ça aussi c'est un sujet. Comment ça se fait qu'on parle tout le temps de la sécurité sociale mais qu'une grosse partie finalement des assurance obligatoire du secteur public ne soit pas appliqué aux agents du secteur public ? Là il y a un vrai sujet.

Comment ça se fait que ce soit pas les mêmes systèmes de retraite, que ce soi pas les mêmes systèmes de prise en charge de des arrêts maladies, des accidents du travail et cetera et cetera. On n'arrête pas de nous dire que la sécid eux-mêmes n'en veulent pas souvent pour eux pour une grosse partie de ce sujet de la SQ. Et c'est un vrai vrai sujet fondamental parce qu'évidemment ça coûte plus cher, ça ne coûte plus cher globalement.

Alors si on met tout bout à bout, si on se dit qu'on allez faisons un rêve, on arriverait à générer ces 7 milliards d'heures supplémentaires en France, ce serait top. Pourquoi ? Parce qu'on baisserait tout de suite le déficit. de la France parce qu'en fait on aurait à la fois des recettes de prélèvement obligatoire en plus hein et des dépenses en moins.

Des dépenses en moins sur le chômage, des dépenses en moins sur le RSA, des dépenses en moins sur les retraites et c'est de l'ordre de 18 milliards de dépenses en moins et de 36 milliards de prélèvement obligatoire en plus. Ça fait quoi ? Ça fait 50 milliards de déficit en moins pour la France.

Ça fait un/ers du chemin. Donc le travail le travail et la solution le travail est la solution absolue à une grosse partie de nos problèmes. Agnès, merci beaucoup.

Merci pour ces chiffres. Vous vous voyez que en réalité les solutions existent et on a parlé beaucoup des chiffres mais le travail comme j'ai dit en introduction pas que des chiffres. Et je voulais remercier Ma Brégon d'être là.

Je pense qu'on peut l'applaudir. Député Renaissance des Hautes SCES qui fait preuve de son ouverture, je dirais. Mais surtout, je voudrais qu'on parle ensemble de la dimension pas seulement économique du travail mais aussi de sa dimension sociétale.

Je le disais en introduction, il y a eu le Covid, il y a eu le télétravail, les bureaux se sont vidés dans la dans les hautes scènes à la défense, on voit bien les bureaux qui se vident. Est-ce que demain on aura tous le même travail toute sa vie ? On sait que non, on aura pas un CDI éternellement.

Comment tu vois toi le travail comme un facteur d'émancipation et pas seulement comme des chiffres mais aussi des personnes derrière ces réalités ? Bien, merci beaucoup Jonas et merci à tous pour votre accueil. Merci au président ministre Bruno Rotaillot et mesdames et messieurs les ministres élus que je suis ravie de de retrouver aujourd'hui.

Euh quand j'ai su que j'allais participer à une table ronde sur le travail, je me suis dit enfin un sujet qui nous rassemble. Il y a beaucoup de sujets sur lequels sur lesquels je le sais on a des divergences qui sont souvent affichées médiatiquement et c'est normal qu'elle le soit. Je suis profondément convaincu que sur ce sujet-là, on a une vraie raison d'être ensemble aujourd'hui au gouvernement et de continuer entre tu l'as très bien dit Sandrine Rousseau qui parle de droit à la paresse et le Rassemblement national qui s'est opposé aux réformes de l'assurance chômage, à la réforme des retraites, à la réforme du RSA.

Là, on a une vraie raison d'être ensemble. Et puis en réfléchissant un peu à à ce que j'avais envie de vous dire, il m'est apparu qu'on abordait la question du travail ces derniers temps, ces derniers mois, ces dernières années uniquement comme un outil de pilotage macroéconomique. Or, je crois que le travail c'est pas uniquement un outil de pilotage macroéconomique.

Je vais pas rentrer dans les caricatures et ni avoir un discours angélique devant vous, mais je pense qu'on a un combat culturel à porortter sur cette question qui nous rassemble encore une fois qui est extrêmement important parce que le travail c'est pas uniquement ce qui permet de combler un déficit même si c'est bien sûr la préoccupation majeure des politiques que nous sommes aujourd'hui. Le travail c'est une valeur et la valeur travail ça veut dire quelque chose et ça a historiquement toujours été porté par la droite et le centre. Président Sarkozy en premier lieu l'a fait quand il était au pouvoir en France.

On a je crois là un enjeu absolument majeur. Alors bien sûr le travail c'est d'abord remplir son frigo, c'est d'abord payer ses factures, c'est d'abord offrir à ses enfants le meilleur pour l'avenir. Mais c'est pas uniquement ça.

Le travail c'est aussi dans une société vecteur de lien social. C'est aussi pardon la fierté du travail accompli. Moi, je suis convaincu qu'à la fin de la journée, quand vous avez votre première gorgée de bière, et ben elle a pas le même goût fonction que la journée est été vide ou bien remplie.

Le travail, la fierté du travail accompli, ça veut dire quelque chose. Et puis enfin, et pour résumer euh je c'est peut-être pas toujours le cas, mais en tout cas ça devrait l'être. Le le travail, c'est je pense qu'il donne le sentiment à toutes et tous d'avoir un rôle dans la société. d'avoir un rôle dans la société et on ne porte plus suffisamment ce discours qui est au fond un discours positif sur le travail et je nous invite vraiment dans la façon dont on va aborder les choses dans les mois à venir et et jusqu'à élections présidentielles futures qui pour ma part je souhaite se déroule en 2027 et pas avant à avoir une approche une vision émancipatrice du travail et pas uniquement une vision de contrainte.

Je je repensais à un sociologue qui s'appelle Olivier Schwartz qui a écrit un très bon livre qui s'appelle le le monde privé des ouvriers qui parle de morale de l'effort. Voilà. Et ben je pense que la morale de l'effort ça s'oppose parfaitement au droit à la paresse de Sandrine Rousseau et qu'on a là encore une fois une convergence majeure sur lequel on doit pouvoir travailler ensemble.

Ça posera plein de questions ensuite hein sur les nouveaux modes de travail dans les entreprises. Les aspirations des jeunes ne sont de toute évidence plus exactement les mêmes. Euh et donc tout n'est pas simple.

Il y a aussi beaucoup de Français et Français qui souffrent au travail et donc il faut l'entendre. Encore une fois, ne tombons pas dans la caricature mais portons et soyons fiers ensemble de porter cette valeur travail parce que le travail c'est pas uniquement des chiffres. Voilà, c'est encore une fois ce qui fait qu'on arrive à faire société ensemble.

Merci beaucoup. Alors, on a beaucoup parlé de travail mais le travail c'est une activité et je vais me tourner vers François Aselin qui a été président de la CPME, qui est maintenant le conseiller spécial de Bruno Retaillot notamment sur ces questions là. Je voudrais qu'on l'applaudisse parce qu'il intègre notre équipe dirigeante également.

C'est l'occasion de le saluer. François, moi j'ai une question. Est-ce que lorsque tu as eu des négociations dans le cadre de tes différentes fonctions, est-ce que pour toi on parlait toujours de la réduction du travail comme un acquis social ou est-ce que parfois il y avait des syndicalistes qui venaient de dire nous on a envie de travailler plus pour gagner plus ?

Donc ça c'est une première question. Et deuxièmement, ça je t'en ai pas parlé pour préparer le débat, j'aimerais avoir ton avis. Tu tu es pas obligé de répondre parfaitement sur le glissement de la CGT.

Parce que ces derniers temps, les déclarations de madame Binet qui appelle à bloquer les JO ou qui appellent à la grève général, on a l'impression que parfois le monde du travail tel qu'on le connaissait et les syndicats responsables qui pouvaient exister sont devenus des annexes de l'ALFI. Alors, qu'est-ce que tu penses et dis-nous un peu ce que tu as vécu dans ton quotidien d'entrepreneur ? Alors sur cette dernière question, euh je pense et ça a tout le temps été ma doctrine à la tête de la CPME et bien souvent je me suis trouvé parfois en opposition avec certains de mes adhérents.

Quand on fait du syndicalisme, on ne fait pas de politique. Notre rôle, c'est d'être en dialogue avec l'ensemble de l'échiquier politique. Mais si un chef d'entreprise veut basculer en politique, on en a besoin.

On en a besoin. À ce moment-là, si tu es président de ton département, de ta région en tant que président de la CPME, tu dois laisser ton mandat de côté. C'est très important parce que quand un syndicalisme quand un syndicat commence à faire de la politique, il arrête de faire du syndicalisme.

Et bien souvent dans notre pays et bien on s'aperçoit que certains de nos syndicats sortent de l'entreprise pour aller sur le champ de la société et ça n'a rien plus rien à voir avec le monde du travail. Et ça c'est une vraie difficulté sur pour revenir maintenant euh sur euh sur le travail euh on assiste à enfin on a assisté c'est c'est c'est ça a été progressif hein et le coup de semon c'était bien sûr en 98 avec les 35 heures payé 39 he c'estàd que on on on a basculé de de de valeur hein c'est-à-dire que si je dois faire le constat pendant 10 ans, j'étais partenaire social je peux vous dire que toute avanceté sociale consid considéré comme avancé sociale a tout le temps été des décisions qui sortaient les gens de l'entreprise, qui sortaient les personnes du travail. Il y a plein d'illustrations, les 35 heures en sont bien sûr une illustration fr flagrante, mais lorsqu'on est passé de 11 jours à 28 jours de congé parental, je ne reviens pas sur le fond de cette mesure, mais on sort les gens du travail.

Le boulanger qui est un indépendant, hein, si lui il a un enfant, on est très heureux pour lui. Mais lui, il peut pas prendre ses 28 jours, faut qu'il ferme sa boutique. Donc, il existe même pas sur le champ de la société.

Débrouille-toi mon gars, tu veux des gosses, tu te débrouilles avec ta boutique. Voyez ? Par contre, pour le reste et bien c'est open bar.

Voilà. Lorsque il a fallu se raccrocher à une directive européenne, la France se raccrocher une directive européenne qui fait que lorsque vous êtes en arrêt maladie et bien vous allez continuer à cumuler des congés payés. Moi quand j'ai vu ça, alors on l'a imité à 4 semaines, mais c'est-à-dire tenez-vous bien, on prend un peu de recul, je suis en arrêt maladie donc je ne travaille pas.

Et bien du non travail va produire des congés payés. Mais vous vous dites "Mais mais mais elle est où la valeur travail quoi ?" Alors sur cette question, moi je me souviens, j'ai appelé tous mes petits camarades syndiqués en disant "Écoutez les gars, nous quand on se voit, faut quand même qu'on parle du travail là-dessus.

On devrait trouver un accord." Ah mais j'ai fait un bid total. Mais total.

Et là, je me suis aperçu qu'on était complètement dans l'inversion des valeurs. Voilà. Alors que ce qu'on peut constater dans nos entreprises, en tout cas dans les PME, celles que je connais, c'est que finalement les français sont plutôt des bosseurs.

Il faut simplement leur mettre les mettre dans un environnement qui leur donne envie de travailler. Voilà. Tout simplement.

Alors tout simplement, c'est pas si simple que ça parce qu'on a beaucoup de contraintes. C'està-dire que pour pouvoir mieux gagner sa vie avec son travail, il y a bien sûr évidemment le poids des charges, mais il y a le fait que pour l'entreprise lorsque vous travaillez plus de 35 he la 36e heure et bien elle vous coûte 25 % de plus en coût du travail pour l'entreprise. Voilà.

Donc vous décrochez en compétitivité et vous avez des tas d'entreprises, j'en connais, je connais la mienne, où vous contingentez les heures supplémentaire alors que vous pourriez en faire. Tout simplement parce que moi quand je fais un devis à mes clients, j'ai pas fait mon devis avec 25 % de surcotisation. En plus, je suis aussi entouré de concurrent.

Est-ce que tu peux nous dire quelle est ton entreprise pour montrer combien tu es dans la réalité ? Moi, j'ai une entreprise alors d'abord mon plus grand diplôme c'est PME + 32. Ça fait 32 ans que je dirige une entreprise familiale et et et je suis une entreprise de charpante menuiserie.

J'ai 120 collaborateurs spécialisés dans la restauration du du patrimoine, hein. Voilà. Et donc et donc c'est une entreprise avec un fort taux de main d'œuvre et j'ai les bosseurs.

J'ai les bosseurs. Je suis l'un des acteurs avec trois autres entreprises de l'érection de la flèche de Notredame. Waouh !

Bravo ! magnifique et et pour illustrer pour illustrer et et pour illustrer le fait que les Français sont des bosseurs. Ce qu'on a fait sur la flèche de Notredame en plus je l'avoue humblement, j'y croyais pas trop.

On a fait avec trois autres concurrents, on a fait un groupement. C'estàd que là, on s'est dit bon, on baisse les armes, on fait un groupement hein. Et on a décidé de faire bosser ensemble sur le même ouvrage nos charpentiers.

Donc j'avais 15 charpentiers de chez Aselin, quatre charpentiers chez chez Lebra, 15 charpentier chez Métier du Bois, qu'un chapentier de chez Cruard. On a bossé ensemble et moi je me suis dit ils vont se sur la figure. Mais pas du tout.

C'était pour moi le chantier le plus facile à manager. Oui mais parce qu'ils avaient du sens. Il y avait du sens.

Mais non pas que ça. C'estàd que le chapentier de chez Aselin euh euh il voulait montrer qu'il savait aussi bien travailler que le chapentier du concurrent d'en face. Et puis la pause café c'est pas un quart d'heure hein, c'est 5 minutes et parfois même on prend le café en bossant parce qu'on est des courageux.

Donc il reste cette fierté du travail. C'est ça qu'il faut rallumer. Faut donner envie aux français de bosser.

Voyez alors j'ai une question justement par contre attends attends j'ai une question j'ai une question parce que je la pose pas aux politiques pour pas les mettre en difficulté quand on a proposé de supprimer 2 jours fériers oui mais de pas gagner d'avantage comment tu as réagi ? Ben en fait cette cette idée c'est simplement prendre 06 % sur la masse salari des entreprises pour remplir les caisses de 4 milliards d'euros. Débrouillez-vous après entrepreneur avec vos salariés pour leur faire comprendre qu'ils vont bosser de jours sans être payés, hein.

Euh euh sur le fond, qu'il faille travailler 2 jours de plus dans l'année, mais bien évidemment c'est c'est sur le fond. Mais la façon dont on s'y est pris pour moi n'est pas la bonne façon. Aller dire à quelqu'un qui est rémunéré autour du SMIC, hein, qu'il va falloir qu'il travaille de jours de plus dans l'année sans être payé.

Mais c'est c'est enfin, je veux dire, je mets un tout petit peu à sa place. C'est c'est difficile à valer quand même, voyez. Par contre, dire à cette personne, écoute maintenant, je vais pouvoir te faire travailler 16 he par mois de plus avec + 25 %.

Hein, ça te fait un bon de pouvoir d'achat immédiat de 11,4 %. Mais alors là, ça change tout. Ça change tout.

Et c'est ça qu'il faut utiliser comme levier, c'était le travailler plus pour gagner plus, ni plus ni moins. Sauf que on a maintenant un problème avec les 35 heures, c'est le coût du travail. Donc moi, je milite pour que de la 35e à la 39e heure et bien le salarié soit rémunéré à + 25 mais que les charges patronale soit plafonné comme si c'était des heures normales.

Voilà. Voilà une bonne idée sur la table. Et et là et là on a tous été contaminés par ça.

Pourquoi ? Parce qu' on a cru que le travail se partageait. Sauf que si tout le monde est d'accord pour partager sa tâche, personne n'est d'accord pour partager sa fiche de paye.

C'est ce qui s'est passé avec les 35 hein. Et et donc il faut pas retomber dans ce piège là. Pourquoi ?

Parce que certains me disent, certains analystes me disent "Mais oui mais François, ça va faire un manque à gagner pour les finances publiques. Mais c'est un bon de création de richesse qui est phénoménal et ça on narrive pas à se l'imaginer." Voilà donc il faut remettre effectivement donner le goût du travail et à tous les Français.

Merci beaucoup. Merci François. Je vais revenir à mode.

Je suis désolé, je te prends avec ta casquette Renaissance pour le coup. On a beaucoup entendu que les jeunes générations avaient une aspiration différente au travail. Combien de fois on a entendu les jeunes travaillent pas autant qu'avant et même je ne citerai pas de nom mais il y a des gens dans ta formation politique qui ont parlé de revenir à la semaine des 4 jours.

Qu'est-ce que tu penses des jeunes générations dans leur rapport au travail et de cette fameuse semaine des 4 jours ? D'abord d'abord moi je pense qu'il faut pas aborder les jeunes comme si c'était une masse sociologique parfaitement homogène hein. Quand on dit les jeunes, c'est comme qu'on dit les retraités.

Enfin bon, il y a il y a quand même là-dedans, on parle de beaucoup de monde et qu'on des rapports différents au travail. Je crois que le rapport Je crois que le rapport a changé mais qu'on en vient toujours à la même chose. Ce qui fait qu'on est qu'on qu'on est content.

Moi, avant d'être député, j'ai travaillé 8 ans dans le nucléaire. Euh donc de mes 23 à mes euh de mes variables 30 31 ans, ce qui fait que j'étais contente de lever le matin euh d'aller faire le tour des centrales nucléaires qui sont dans des endroits parfois un peu lointain sans être payé des 1000 et des 100 parce que j'étais chez DF qui n'est pas une entreprise qui paye extraordinirement extraordinairement bien ses salariés. Mais c'est que j'ai trouvé du sens à mon travail.

C'est que toutes ces semaines passées entre chaud, dampierre, civau, Buget, Palel, Panli, Fessenheim, jadis, euh je parce que je trouvais du sens à mon travail et moi j'étais cadre, mais je vois bien les collègues que j'ai rencontré sur ces centrales qui étaient agent de maîtrise, agent d'exécution, enfin technicien. Euh ce qui euh faisait que il se encore une fois qu'il se levait le matin euh et qu'ils étaient contents d'aller bosser euh à 20 21 22 ans, c'est qu'ils avaient le sentiment de participer à une aventure collective euh qui rythmait leur vie euh qui apportait quelque chose au pays et qui bien sûr les rémunérait correctement à la fin du mois. Euh mais je je suis pas convaincu que je pense que si le rapport au travail des jeunes a changé, il est pas indépassable. euh et que il y a peut-être une minorité qui effectivement aborde le travail de façon différente euh mais qu'il y a beaucoup de jeunes partout en France qui travaillent, qui ont envie de bosser.

Euh et moi je vous le dis, je suis très fière de ce qu'on a réussi à faire par exemple sur la question de l'apprentissage, le fait d'arriver à près d'un peu près à un million d'apprentis, ça c'est vraiment positif. C'est positif pour les entreprises, c'est positif pour la jeune génération, c'est positif pour les écoles. Euh et j'espère d'ailleurs qu'on sera vigilant hein collectivement dans les prochains budgets à faire en sorte qu'on puisse continuer les jeunes à accéder à l'apprentissage parce que dans le rapport à l'emploi, c'est absolument majeur.

Voilà. Donc je je ne suis pas si défécite et quant à la semaine de 4 jours, écoutez, je pense que avant de poser la question aux politiques, faut qu'on pose la question au chefs d'entreprise. Moi je suis pas moi je suis pas chef d'entreprise, j'ai jamais j'ai jamais dirigé d'entreprise.

Euh est-ce que c'est souhaitable peut-être ? Est-ce que c'est réaliste ? D'abord votre quotidien.

Alors la semaine de 4 jours, c'est le weekend de 3 jours qui est en jeu. Ben oui, si vous mettez la semaine de 4 jours un mardi ou un jeudi, il y a moins de candidats, je vous l'assure hein, déjà hein. Donc vous voyez toujours cette idée d'échapper au travail.

En revanche, sur la semaine de 4 jours, ben laisser le chef d'entreprise libre de son organisation. On se fait voler notre autorité. On se fait voler notre autorité.

On va m'imposer mon organisation de travail. Ben non, moi j'ai des salariés qui font la semaine sur 4 jours, tous ceux qui sont en grand déplacement, ils partent le lundi matin de bonne heure, ils rentrent le jeudi soir tard. Voilà.

Et puis ceux qui sont à l'atelier travaillent du lundi au vendredi. Mais François Mode a raison de le dire mais je pense aussi à la question des 4 jours dans le service public. Ah ben oui, alors on en parlait tout à l'heure par rapport au temps travailler.

Alors là là ça va avoir un autre effet. Là, ça sera le lundi et le vendredi, c'est sûr, il y aura personne. Quand on va dans un service public et qu'il y a personne pour vous répondre, personne pour vous ouvrir la porte, personne pour vous expliquer et qu'on vous dit d'aller voir sur le site internet, c'est peut-être un peu différent.

Mais en tout cas, ce qu'on retient, c'est que quand on arrive à trouver du sens sur une centrale nucléaire ou pour la flèche de Notre-Dame, là un moment, il y a quelque chose qui va toucher du doigt. Une question pour Véronique Louvagi. On a beaucoup parlé du sens du travail et on a bien vu que la France s'est massivement désindustrialisé ces dernières années.

Malheureusement, on est arrivé à seulement 10 % de notre PIB qui est drivé par l'industrie. Est-ce que tu sens un phénomène ? Alors, on l'a vu dans la presse ces derniers temps de décommercialisation, c'est-à-dire en gros dans les centre-villes, on se pose la question du travail parce que à cause des vagues des plateformes étrangères notamment asiatiques, on voit que aujourd'hui bah est-ce que ça a encore du sens de travailler dans une boucherie, dans une fromagerie, c'est important ou ailleurs en centre-ville.

Comment tu vois les choses et l'avenir du travail dans ces conditions-là ? Alors, tu as raison, il y a un un vrai sujet dans ce que tu évoques, c'est ce qu'on appelle le e-commerce. Effectivement, nous avons vu un développement de ce commerce par internet notamment qui est né durant la crise Covid qui s'est développé.

Alors, je crois qu'il ne faut pas opposer le commerce physique à l'e-commerce. Nous avons des plateformes en matière d'commerce qui sont des plateformes vertueuses. En revanche, c'est vrai que nous avons une difficulté sur laquelle nous devons nous saisir, en tout cas, moi j'ai pris un certain nombre d'actions depuis 6 mois en qualité de ministre de commerce au travers les plateformes les plateformes asiatiques qui déversent qui déferlent aujourd'hui sur nos territoires.

Ce sont 1,5 milliards de colis qui ont été déversés sur la France en 2024. 4,5 milliards au niveau de l'échelle européenne. Ce sont 600 avions qui chaque jour quittent la Chine pour venir en Europe déverser des colis. 600 avions chaque jour.

Donc nous avons un vrai sujet et c'est nous avons une évolution qui qui se poursuit. Donc, il nous faut lutter parce que derrière c'est une concurrence déloyale. Alors, on ne pourra pas lutter contre les prix parce que pourquoi nous avons des colis qui se déversent de cette nature ?

Parce que effectivement, nous avons des plateformes asiatiques qui font pratique des prix défiants, toute concurrence avec des t-shirts à 1 2 € un certain nombre d'articles notamment en matière de textile à des prix relativement bas. Nous ne pourrons pas lutter puisque ces plateformes sont soutenues par le gouvernement chinois. En revanche, nous devons agir pour lutter contre cette concurrence desloyales.

Donc avec des contrôles sur la régularité et la conformité des produits. Nous avons j'ai engagé au niveau la répression des fraudes un triplement des contrôles. Nous devons faire en sorte que toutes ces plateformes soient contrôlées.

Il y a un certain nombre d'enquêtes qui sont en cours et je je le dis ici parce que c'est une satisfaction française que nous pouvons avoir. Une de ces plateformes qui s'appelle Chine a reçu une amende de 40 millions d'euros il y a quelques semaines de cela parce que finalement au travers des pratiques commerciales trompeuses où sur 87 % des annonces qui étaient faites 87 % hein c'est énorme hein des annonces qui étaient faites proposant indiquant des réductions de prix finalement 87 % de ces annonces n'étaient pas des réductions de prix nous en avions même qui étaient des augmentations de prix et pour certaines aucun aucune une réduction de de prix. Il y a eu une amende qui a été octroyée il y a quelques jours par la CNIL sur la plateforme Chine, 150 millions d'euros.

A priori, il y a un appel qui va être en cours, mais en tout cas de toute notre force, nous devons lutter contre ces ces plateformes. Je voudrais juste donner un exemple puisque pour revenir au commerce, parce que effectivement, il y a un véritable risque au niveau du commerce de de centre-ville. Ce sont les enseignes du textile qui ont été mis en difficulté en première parce que ces plateformes ont déversé d'abord du textile mais aujourd'hui sont des jouets, sont de du bricolage, du cosmétique, des meubles, enfin tout est est attaqué euh et donc nous devons agir au niveau pour protéger ces ces ces commerçants.

La plateforme Chine a un chiffre d'affaires en France qui est équivalent au magasin Kiabille. Mais en revanche, le magasin qui habille à 350 l'enseigne qui habille à 350 magasins sur le territoire avec des emplois, avec un service qui participe également à la vitalité de nos territoires parce que dans nos villes, nous avons besoin d'avoir ces commerces. Tout le monde n'a pas envie d'aller acheter sur internet.

Voilà, donc il y a un vrai sujet. En tout cas, la France a pris ça à bras lecorp. J'ai d'ailleurs saisi le commissaire européen qui est en charge de tous les sujets de consommation il y a quelques jours pour que nous nous dotions d'outils pour pouvoir dééférencer ces plateformes parce que derrière si vous tapez je me suis amusé à le faire plusieurs fois si vous tapez sur internet sans faire appel à la plateforme elle-même si vous tapez robe jaune d'été vous avez un certain nombre d'enseignes qui vous sont proposées qui proposent des robes jaunes d'été Mais vous en avez quasiment les 3/4 sur votre écran qui sont de des plateformes asiatiques.

Donc nous avons un vrai problème ici de ces plateformes qui finalement mobilisent et ne permettent pas un accès libre. Aujourd'hui, la législation ne nous permet pas de pouvoir dééférencer cette plateforme et il faut que l'Europe se saisisse de ces sujets. C'est en cours et nous devons agir.

J'ajouterai qu'au niveau européen, il y a un autre sujet puisque c'est évoqué au niveau des droits de douane puisqu'il existe aujourd'hui une exonération des droits de douane sur les colis de faible valeur, c'est-à-dire les colis qui ne dépassent pas 150 €. Sur les 1,5 milliards de colis dont je vous parlais, ce sont millions de de colis. Et donc la France en début d'année, j'ai demandé, nous avons demandé qu'il y ait une révision de ce seuil d'exemption des droits de douane puisqu'il n'est pas normal que des colis de cette nature arrivent sans droit de douane.

Je suis allée à Roissie, à l'aéroport de Roissie il y a quelques temps, mais c'est c'est ce sont des entrepôts entiers qui sont mobilisés par des colis qui arrivent et qui sont exemptés des droits de douanes. Nous avons demandé d'ailleurs qu'il y ait des frais de gestion pour financer les contrôles de services doigniers et d'ailleurs, j'ai poussé, nous poussons pour qu'il y ait dans le projet de loi de finance une taxe sur les petits colis de 2 €. Ben merci Ver.

Et derrière derrière je voudrais l'ajouter avec puisque ça a été évoqué par une personne avec qui j'ai pu discuter tout à l'heure, nous avons une proposition de loi Fast Fashion qui a été examinée au Sénat au printemps qui va prévoir un malus sur le textile pour cibler là les plateformes asiatiques, celles que nous voulons cibler en faisant de en sorte de protéger nos entreprises françaises. Un malus qui pourra atteindre 5 € par textile. Donc 5 € par textile en malus, 2 € sur les petits colis et des frais de gestion au niveau européen pour financer les services douiniers qui sont évoqués à 2 €.

Voilà donc des outils dont nous devons nous armer tous. Mais c'est un combat collectif qu'on aura pour lutter contre ces plateformes euh pour aussi sensibiliser euh la jeunesse qui consomme qui qui consomme énormément avec ce ce mode c'estes ces ces plateformes avec ce ce nouveau mode de de consommation et qui pourtant une jeunesse qui est attentive à l'environnement. Donc il faut rappeler 600 avions chaque jour qui arrivent euh pour euh nous nous donner des produits qui par ailleurs ont des gros soucis de recyclage.

Donc oui, c'est un combat que nous devons avoir pour protéger notre commerce de centre-ville, pour protéger la vitalité de notre territoire. Merci beaucoup Véronique. Ça veut dire si je comprends bien que en fait on est tout autant travailleur que consommateur et en fait que la consommation que nous avons génère le travail.

Alors, normalement le débat est terminé, mais comme on est républicain, on aime bien faire un peu d'heur supplémentaire. Donc j'ai une dernière question et après vraiment comme ça on retient le timing pour Agnès. Agnès, dans ton bouquin, tu parles aussi du mur des faillites.

Alors c'est et la question c'est est-ce que cette multiplication des faillites puisqu'on est bientôt arrivé à 60000 faillites en France presque 70000 presque 70000 va faire que le travail va être en partie détruit et muté vers de nouvelles formes de travail ou est-ce que tu penses que en fait les faillites c'était uniquement des retards de PGE des conséquences du Covid et comment tu vois la suite du travail qui se construit parce que les entreprises qui sont détruites, on va créer des nouvelles entreprises avec des nouveaux trava travailleurs. Bah clairement c'est un vrai sujet he ce mur des faillites et c'est un sujet qui est une grande préoccupation pour nous aujourd'hui. Pourquoi ?

Parce que ça a détruit de l'emploi marchand. Donc en fait, on est en train à cause de notre modèle social de détruire de l'emploi marchand tous les jours. Il faut se rendre compte que finalement on ne sortira pas de cet engrenage si on ne baisse pas la dépense publique.

C'est-à-dire que le manque de compétitivité de nos entreprises n'est que le reflet du manque de compétitivité de notre sphère publique. Donc on ne peut pas se dire tous les jours il y a trop d'entreprises qui ferment, il y a pas assez d'industrie en France, on n'embauche pas assez haut salair en France, on augmente pas assez les salaires en France et cetera et cetera en ayant 157 milliards de prélèvements obligatoires qui pèsent en plus sur nos entreprises en France par rapport à la zone euro en moyenne. On fait porter et ça c'est incroyable dans les chiffres qu'on a sorti, on fait porter quasiment 100 % du surcout du modèle français sur les entreprises de France et ensuite on se demande comment elle n'arrive pas à à s'en sortir mieux.

Mais c'est évident. Donc là, qu'on soit artisan, qu'on soit commerçant, qu'on soit salarié, qu'on soit entrepreneur dans n'importe quel secteur, dans l'industrie, dans la tech, on est tous dans le même bateau aujourd'hui et il y a des solutions. Moi, je suis vraiment convaincu qu'il y a des solutions, mais il faut accepter que ça passe par des mesures qui sont peut-être pas toujours totalement populaires, mais je crois que les Français comprennent beaucoup mieux les réformes dont on a besoin que nos administrations ou que même nos politiques.

Je suis désolé de le dire comme ça. Est-ce que nos concitoyens n'ont pas compris même alors ils ont peut-être pas envie de travailler jusqu'à 66 ans mais est-ce qu'ils ne savent pas au fond qu'il va falloir repousser l'âge de départ à la retraite ? Et en réalité tout ça est hyper connecté.

On montera des boîtes, on les développera, on aura des entreprises de croissance, on évitera des faillites, que ce soit dans les petits commerces ou n'importe où et cetera et cetera. Tout ça, tout ça, c'est totalement connecté. On ne le fera que si on repousse l'âge de départ à la retraite.

Et je voulais donner quatre items, hein, sur lesquels il faut absolument qu'on travaille. En un, c'est dégonfler le poids du modèle social avec évidemment le passage du départ à la retraite à 66 ans en 2033, c'est 20 milliards d'euros d'économie. Si on veut gagner plus de son travail, il faut que les retraites pèsent moins sur ceux qui travaillent.

C'est évident. Quand on sera quasiment à une personne qui travaille pour pour financer un retraité, ça deviendra juste plus possible et on sera obligé de baisser les pensions. Il faut il faut le dire ça aussi à ceux qui travaillent aujourd'hui.

Ils n'auront pas du tout le même niveau de pension ou de mettre un peu de capitalisation. Oui, mais ça aussi mais ça on mettra une dose de capitalisation mais ça changera pas fondamentalement le sujet. Vous savez qu'on a déjà de la capitalisation pour nos agents publics.

Ça s'appelle la RAFP. C'est à peu près 2 % de de cotisation. On peut très bien l'appliquer aussi pour le secteur privé, mais ça changera pas le problème qu'on a trop peu de gens qui travaillent pour financer trop de retraités.

C'est évident. Et là, il y a il y a un boulot énorme à faire pour expliquer ça. Et nous, on a envie de poser la question à nos concitoyens.

Soit vous payez plus d'impôts, vous avez moins de net in the pocket, vous avez plus de CSG à payer quand vous êtes retraité pour financer euh le système, soit vous acceptez de dire "Bah oui, il faut repousser l'âge de départ à la retraite et tous les pays autour, ben il ils ont fait ce cheminlà. Pourquoi est-ce qu'on n'est pas capable de faire ce chemin-là de manière apaisée, cohérente, sereine sans partir dans des débats délirants ? parce que c'est c'est ça le problème.

On a presque envie d'un système automatique où le où où l'âge s'ajuste en fonction de l'espérance de vie, en fonction des capacités de financement du système et en fonction du nombre de personnes qui arrivent à la retraite chaque année. Ensuite, calculer les allocations chômage dès le premier jour sur le net et non sur le brut pour pas avoir des taux de remplacement au chômage qui sont trop importants et qui désincitent au retour à l'emploi. Ça c'est 4 à 5 milliards d'euros d'économie par an et ça fait moins à financer sur le travail.

J'écouté l'autre jour he le président de Demj hein, c'est une entreprise de taille intermédiaire, c'est 100 millions de chiffres d'affaires. Il a montré des chiffres incroyables he pour verser 100 à un salarié en France, il dépense 143 lui au niveau de sa boîte et le salarié après impôt il touche que 73 € alors qu'en Allemagne pour verser 100, il paye 117 et que le salarié il touche 82 €. Vous voyez le problème il est là, il est là.

C'est c'est et et il faut qu'on en sorte. Alors après, c'est sortir de la désincitation au travail. J'en ai déjà dit trois mots tout à l'heure, mais c'est hyper important.

Inciter les jeunes à travailler le plus tôt possible. Vous savez, quand on regarde les pays du nord de l'Europe, ils ont aucun problème à avoir des liens entre les écoles dès le primaire, le collège, le lycée avec les entreprises. Nous quand on dit on va faire aller aller faire une visite de classe dans une entreprise, les gens disent "Oh là là, c'est le capital." Moi, je trouve ça hallucinant.

Je vais vous dire, on a on a un une formation pour nos enfants qui doit être de dire un jour vous allez travailler dans une entreprise et ça doit être une fierté. Voilà, ça doit être une fierté parce que l'intérêt général il est là aussi. La valeur ajoutée, elle se crée dans les entreprises et ensuite on peut penser à à à avoir un modèle social de financement des collectivités locales, de l'État et cetera.

Mais il faut bien la créer la valeur ajoutée au départ. Ensuite, les je rejoins François sur le sujet des heures supplémentaires. On en a tellement parlé et c'est presque on a presque l'impression qu'on a tout dit sur le sujet.

Mais aujourd'hui, les heures supplémentaires euh elles sont défiscalisées mais elles sont pas désocialisées. C'est-à-dire qu'il y a les charges qui pèsent dessus. Pourquoi on les déssocialise pas ?

Pourquoi on plafonne à 7500 € par personne ? C'est bien désocialisé. J'aime bien ce terme désocialisé voilà dire voilà les heures supplémentaires.

Il y a pas de cotisation dessus et alors vous savez ça va toujours être le même problème. Après on va dire ah mais c'est des aides aux entreprises et là on va reparler de Sandrine Rousseau ou de rapport du Sénat sur de la commission d'enquête sur les aides aux entreprises. Et moi je vais vous dire un truc sur les aides aux entreprises, il y a soi-disant 200 milliards d'aides aux entreprises.

Non mais on rêve quand on dit ça hein. C'est c'est juste dingue d'être encore dans un pays où on raconte toute la journée aux Français qu'on aide trop les entreprises. Les entreprises, on leur met la tête sous l'eau, on leur met des charges et des impôts de dingue.

Et ensuite, on dit "On va vous aider un peu comme si comme ça en sous-poudrant de quelques aides." Et ensuite, on dit "Mais vous avez fait quoi en contrepartie de ces aides ?" Je trouve que c'est absolument lunaire.

Il faut rappeler que s'il y avait pas les allègements de charges, les allègements d'impôts sur les entreprises, ce serait pas 150 milliards qu'on périt en plus par rapport à la moyenne des entreprises européennes de la zone euro. Ce serait quasiment le double hein, on serait à 300 milliards de plus, nos entreprises, elles seraient déjà mortes. Voilà et c'est ça qu'il faut dire mais j'ai essayé de le dire au sénateur communiste sur le sujet, j'ai j'ai pas réussi là, c'est compliqué, j'ai pas réussi malheureusement à le à le convaincre.

Agnès, j'ai j'ai juste parce que pour que je tienne le timing sin je vais faire taper sur deux points deux points hyper importants. C'est non mais c'est fondamental le le RSA, le cumul des aides, il faut les plafonner. Il faut plafonner.

Il faut demander aux Français leur avis sur ce sujet. Il faut plafonner. Il faut rendre imposable rendre imposable toutes les aides sous critère de revenu et que ça rentre dans le au moins dans le revenu fiscal de référence.

J'ai proposé ça une fois à Bery. On m'a regardé avec des yeux comme ça en disant "Mais qu'est-ce qu'elle dit ?" Et il faut que le revenu de la solidarité, de l'assistance, il soit taxé de la même manière que le revenu du travail.

C'est la base. Voilà. Et ensuite pourquoi pourquoi est-ce qu'on récupère sur les héritages sur l'ASPA sur le minimum vieillesse, on récupère sur les héritages quand la personne décède, quand il a touché le minimum vieillesse.

Pourquoi on le fait pas sur sur le RSA, sur les allocations handicapées et cetera et cetera ? Ça aussi c'est un sujet qu'on peut mettre qu'on peut mettre sur la table et oui, peut-être peut-être ça peut ça peut poser des questions, mais vous l'avez dit Véronique hein, la l'addition des aides, c'est 140 milliards d'aides sous critères de ressources qu'on paye tous les ans et c'est beaucoup trop et on a plus les moyens. Donc à un moment, il faut se confronter aussi à la réalité, sanctionner les refus d'offres raisonnables d'emploi, sortir de la semicardisation, ça demande aussi de se poser la question qu'est-ce qu'on veut pour la France ?

On veut que des allègements de charge au niveau des bas salaires ou on veut se dire on veut des hauts salaires et si on veut des haut salaires, faut arrêter de les de les surtaxer en charge sociale. Pourquoi ? parce que on veut des emplois dans la tech, on veut des emplois dans l'industrie et en même temps on leur fait payer à eux à leurs emplois, on leur fait payer les allégègement de charge des bas salaires.

On a tous les chiffres à la fondation frappe. Je vais pas vous assommer avec des milliards, mais c'est absolument incroyable de voir ces systèmes de vase communiquant où on dit on vous fait des allements de charge et en fait vous payez hyper cher au-delà de trois SMIC. Et pourtant, pourtant on a envie pour nos concitoyens qu'on ait des salaires les plus hauts possibles et pas des salaires tous au niveau du SMIC.

Smicardiser la France, faut faut arrêter quoi. On on l'a trop fait. Bon, merci Agnès.

Est-ce que est-ce que je peux me retourner vers Maude parce que quand même en fait non mais tu as parlé de smicardisation. Mais oui, ça fait penser à Gabriel Atal. C'est ça.

C'est pas moi qui l'ai dit. C'est ça. Et alors, attends, non, juste la la question et et et chacun en une phrase, s'il vous plaît, hein.

Si on te pose la question "Comment on sort la France de la semicardisation en une phrase Ah oui ! Ah oui, on peut pas tout préparer avec vous avant. Une petite surprise quand même.

Comment on sort la France de la semicardisation ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? En continuant, en essayant de de rapprocher le brut du net.

Mais pour ça, il faut dégager des marges à côté. Voilà. Et donc, c'est des choix budgétaires qui Super en une phrase.

Bravo. Merci Mode. On l'applaudit.

Véronique et comment on vit mieux de son travail et on sort de la semicardisation ? Je dirais un moins taxé de créer de la différence entre les revenus du travail et de la sistana et 3 libérer le travail. Libérons le travail, les heures, les volumes.

Et je voudrais juste terminer par cela. Nous allons avoir un sujet qui va arriver dans quelques semaines qui concerne les pourboirs et il y aurait des véléité éventuellement de taxer fiscalement et socialement les pourboirs. Et je dis non, nous ne devons pas taxer les pourboirs parce que les pourboirs c'est une récompense, c'est un c'est une reconnaissance.

On ne peut pas aller taxer le merci. Les pourboirs doivent rester ce qu'ils sont, c'est-à-dire un remerciement, une reconnaissance. Donc non à la taxation des pourboirs.

Bravo. Et alors, j'en termine avec le chef d'entreprise parce que c'est quand même lui qui crée le travail. Alors, d'abord, on n pas à rougir de notre SMIC, il est au-dessus de la moyenne européenne, des salaires minimum.

Déjà, on n pas rougir du SMIC. Par contre, effectivement, on se retrouver 20 ans après être rentré dans le travail au SMIC, là c'est un sujet. Il y a deux moyens.

Alors, ils vont peut-être pas faire plaisir mais pour gagner plus que le SMIC, c'est les heures supplémentaires déjà et c'est la formation professionnelle. Voilà. ou de changer d'entreprise pour aller chercher la promotion si on a pas l'ancien l'entreprise, c'est du bas à bas.

Mais autrefois ça fonctionnait comme ça. J'étais pas bou pas bouin dans ma boîte, j'allais dans l'entreprise à côté pour trouver la promotion. Alors évidemment, ce que je suis en train de dire est absolument pas politiquement correct hein, parce que l'entreprise doit tout mais il y a malheureusement des postes dans certaines entreprises où ben rémunérer auin SMIC, c'est impossible tout simplement parce qu'on a de la concurrence.

Et ben merci beaucoup François. Ce que je retiens de notre débat finalement, c'est qu'on a commencé avec le droit à la paresse de Sandrine Rousseau et si on applique les recettes que vous avez tous évoqué, on a le droit à la réussite des républicains, le droit à la réussite pour chacun. Je voudrais qu'on remercie Agnè Verdier Moligier, Ma Brégon, Véronique Lovagie et François Aselin.

Merci à vous tous. Vive le travail et vive la liberté. Vive la France.

France. Merci à toutes et à tous pour votre participation à cette table ronde. Le dîner approche à grand pas, mais vous pouvez désormais rejoindre