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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 2 février 2026 39 minContradictoireMixte

Alopécie ? 01 45 24 7000 !

Source d'origine 3 locuteurs

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0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Sintès Dwayne Johnson, Wim Diesel, Samuel L. Jackson, Zidane, Eric Judor, Lucien Jean-Baptiste, Harry Rosel, Mac Pascal Obispo, Nicolas Stoufflet, Voldemort, qu'ont-ils tous en commun ? Ils ont perdu quelque chose à des âges différents. Leurs cheveux, les amis, sont tous chauves et apparemment tous très bien assumés. Peut-être que vous, monsieur, ou vous, jeune homme, qui nous écoutez, êtes justement en train de vous poser la question à quel moment je rase ? Est-ce que je saute le pas ? Est-ce que je casse ma tirelire pour aller me faire faire des implants ?

Tout le monde n'est pas Fabrice Eboué ou Philippe Catherine qui font de leur calvitie une sorte de marque de fabrique. Ils ont construit un personnage avec des touffes de cheveux ici et là et ça leur va très bien. Plus personne, en revanche, n'ose la calvitie à la Giscard où on laisse pousser un côté seulement pour pouvoir coiffer Paris sur la banlieue. Ce n'est pas un hasard si régulièrement on voit passer des notes médicales sur un nouveau produit qui ralentirait ou stopperait la chute des cheveux. C'était le cas encore en fin de semaine dernière. La calvitie, c'est comme les cheveux blancs pour une femme en pire. Aujourd'hui, même les 18-34 ans s'en préoccupent. Certains vivent très mal.

La perte de leurs cheveux, le deuil de la tignasse. C'est comme si la jeunesse s'enfuyait peut-être alors que parfois elle a à peine commencé. Si vous avez déjà visité Sainte-Sophie à Istanbul, vous avez forcément croisé des touristes hommes avec plein de petits picots sur la tête. De plus en plus nombreux sont ceux qui refusent la fatalité de la chute des cheveux et optent donc pour des implants. Venez nous raconter, vous, l'histoire de vos cheveux. Est-ce que vous avez paniqué en les voyant tomber ? Jusqu'à quel point est-ce un vrai traumatisme ? Est-ce que vous savez déjà que vous vous paierez des implants ? Un toupet, peut-être, en attendant.

Est-ce que vous avez 12 000 produits dans votre salle de bain ? Au secours, je perds mes cheveux. C'est le téléphone sonne, les amis. Soyez les bienvenus. Jim, vous êtes le premier et vous êtes le bienvenu. Bonsoir.

1:59
Invité

Bonsoir Fabien.

2:00
Présentateur

On vous écoute Jim.

2:02
Invité

Écoutez, moi, je veux déjà apporter une petite note différente. Moi, j'ai 35 ans, j'ai commencé un peu à perdre mes cheveux ces dernières années, ces derniers mois. Et au début, c'est vrai que c'était assez dur. Bon, voilà, c'est la vieillesse qui arrive brutalement dans notre vie. Et puis, moi, j'ai trouvé une solution miracle. C'est s'en foutre, en fait. On n'est pas obligé de raser la tête. On peut garder nos cheveux comme ils sont. On les perd un peu. Comme disait mon grand-père, qui était un peu chevalu aussi, la vie est courte, même quand c'est long. Donc, il faut en profiter. Il ne faut pas transformer ça. Ça a été transformé en un business.

Le capitalisme capillaire qui a transformé ça en une maladie très rentable pour eux. Je pense qu'il faut refuser tout ça, refuser les lotions qui ne marchent pas, les compléments alimentaires bidons, les cliniques d'implants qui foirent. Il y a des témoignages dramatiques sur ça. Donc, c'est important. On est submergé d'informations sur ça et de petites solutions, de micro-solutions. Mais ça ne marche pas vraiment.

3:00
Présentateur

Et en même temps, Jim, parce que je vois bien ce que vous avez raconté aux standardistes tout à l'heure en appelant, et je le vois sur votre petite fiche. Ça a pris du temps pour que vous puissiez dire, j'en ai rien à faire, en fait. Il a fallu quand même que ça travaille, quoi.

3:13
Invité

Il y a un travail, il y a un travail, ça a travaillé. J'ai un peu travaillé sur le sujet. Au début, c'est vrai que c'est brutal. C'est vrai que c'est brutal. Il y a le coiffeur qui commence à faire une tête bizarre. Donc, on a les petites blagues qui commencent à arriver. Donc, sinon, ce n'est pas évident au début. Mais voilà, il ne faut pas non plus exagérer la chose. Il y a des vrais problèmes médicaux beaucoup plus graves. Je pense qu'il faut quand même réussir à... On peut s'en sortir, on peut être heureux avec un peu moins de cheveux. Et surtout, boycotter ce business de l'angoisse, quoi. Reprenons le contrôle de nos têtes. C'est important.

3:46
Présentateur

Eh bien, écoutez, vous avez l'air d'avoir un vrai contrôle de la vôtre, en tout cas. Merci beaucoup pour cette entrée en matière. Merci pour votre témoignage. Pour discuter ensemble jusqu'à 20h au téléphone, il y a le docteur Laura Azoulay qui est avec nous. Bonsoir. Vous êtes chirurgien, plasticien, chirurgienne d'ailleurs. Plasticien, vous êtes membre de la Société Française des chirurgiens esthétiques. Plasticien, il y a Jean-François Amadieu qui est là également. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes sociologue, professeur à l'université Panthéon-Sordoum. Vous avez écrit notamment La Société du Paraitre chez Odile Jacob. C'était en 2016. Mais je pense que ça tient toujours.

Jean-François Amadieu, il est sympa, notre ami Jim. Effectivement, la bonne solution, c'est de s'en foutre peut-être. Oui, sauf que vous... Mais voilà. Il faut quand même sortir les amirons pour s'en sortir.

4:26
Invité

Il n'a peut-être pas sorti les rames, mais il explique qu'il a fallu qu'il travaille. Donc, il rappelle et il le sait bien, ça n'est pas évident. Mais cela dit, ce qui est intéressant dans cette intervention de Jim, c'est que heureusement que beaucoup d'hommes vivent tout à fait en perdant des cheveux. Vous dites ça, vous avez une retignasse. Oui, c'est trop facile. Effectivement, je ne suis pas le mieux placé. Mais c'est vrai que, heureusement que les gens vivent, parviennent à vivre. Et vous aviez raison de faire le parallèle avec les cheveux gris pour les femmes. Je voudrais quand même souligner que les femmes peuvent perdre leurs cheveux aussi. Je sais.

5:00
Présentateur

Alors, il y a beaucoup d'auditrices qui nous appellent en disant, mais nous aussi. Et c'est une réalité. Et d'ailleurs, je vous pose la question tout à l'heure, docteur Azoulay. Mais en effet, n'oublions pas qu'il y a aussi des femmes qui perdent leurs cheveux. C'est juste que, statistiquement, on va le dire comme ça, docteur Azoulay. Quel est le pourcentage entre les hommes et les femmes en perte de cheveux ?

5:18
Invité

Elles perdent aussi leurs cheveux. Elles se font moins opérer que les hommes. Parce qu'elles ont plus de techniques pour masquer. Elles ont les cheveux plus longs. Il y a des artifices. Souvent, la ligne antérieure est préservée, contrairement aux hommes. Donc, elles peuvent plus se cacher.

5:34
Présentateur

C'est vrai qu'on en voit très peu des femmes qui font des implants avec des petits picots sur la tête. Quand on les croise et on s'est tout de suite repérés chez un homme, celui-là, il est en train de se faire des implants.

5:43
Invité

Alors aussi, parce que les femmes, quand elles se font opérer, on ne rase pas la tête. Donc, on ne voit pas les petits picots.

5:47
Présentateur

D'accord. Vous nous apprenez des choses et vous êtes vraiment là pour ça. Est-ce que vous avez le sentiment, vous, Laura Azoulay, que... Parce qu'il y a eu la mode de l'homme chauve. Donc, est-ce que vous avez eu le sentiment que, pendant un moment, on n'en a pas trop parlé et puis c'est en train de revenir, peut-être sur une jeune génération, pas le traumatisme, mais en tout cas la crainte de la perte des cheveux ou pas du tout ?

6:12
Invité

Vous avez le droit de dire non. Je n'ai pas dix ans d'exercice non plus. Moi, ça fait six ans que je suis installée, donc je n'ai peut-être pas ce recul. De mon expérience, avec mon recul, je dirais que, en fait, les techniques, dans les dix dernières années, ont beaucoup évolué. Elles donnent maintenant des très bons résultats avec peu de séquelles. Donc, j'ai plutôt vu une augmentation.

6:33
Présentateur

Mais du coup, ça veut dire quoi ? Est-ce que... Là, Jimmy, il a 35 ans, par exemple. Donc, s'il voulait se faire opérer, il peut y aller à peu près maintenant ou pas. Est-ce qu'il faut attendre de savoir vraiment la masse de cheveux qu'on va perdre ? Et puis ensuite, on y va, parce que sinon, il faut recommencer. Donc, à ceux qui nous écoutent et qui ont 20 ans, 25 ans, qu'est-ce qu'il faut dire ?

6:55
Invité

C'est très difficile de répondre à cette question. Il n'y a pas d'âge auquel on peut opérer. C'est toujours une balance entre le capital chevelu, la gêne sociale, et essayer d'évaluer sur le temps. Mais en fait, on peut opérer un patient dès 25 ans, même si on n'aime pas trop opérer avant. Mais j'ai déjà opéré même des patients plus jeunes de 25 ans. L'essentiel, ce qui est important, c'est que la zone qu'on va opérer, il faut qu'elle soit à un stade d'alopécie avancée. Parce que la fameuse calvicie d'alopécie androgénétique, elle est à un stade initial réversible. Donc, tous les stades, le stade réversible, on va essayer de le stimuler. On ne va pas faire la chirurgie à ce niveau.

Donc, évidemment, la chirurgie, on l'a fait à un stade où les follicules sont détruits. On n'a plus d'espoir qu'une repousse avec un traitement médical. Donc là, oui, à 35 ans, évidemment, on peut se faire opérer. On peut se faire opérer plus tôt. On peut se faire opérer plus tard. Il faut essayer de réfléchir à une stratégie pour ne pas vider la zone donneuse et avoir suffisamment de cheveux pour programmer dans le temps. Et ce n'est pas parce qu'on en fait une à 35 ans qu'on n'en fera pas une dix ans plus tard.

8:09
Présentateur

C'est ça. Ça peut revenir à cinq ans, à dix ans, en général, ça dit quoi ?

8:14
Invité

En fait, c'est souvent les autres zones. Donc, il faut essayer d'avoir cette stratégie. On n'a pas tout prélevé.

8:19
Présentateur

Il faut être un peu stratégique la première fois. Voilà.

8:21
Invité

On ne va pas implanter trop bas. On tolère des golfs pour se dire, bon, voilà, là, c'est correct. Et on fera à l'arrière dans cinq ans, dix ans, quand le patient sera gêné.

8:32
Présentateur

On va retourner au standard, bien sûr, dans un instant. Mais j'ai envie de vous poser la même question, Jean-François Amadieu, sur ce moment où il y a eu une sorte de mode, en fait, où, enfin, en tout cas, on s'est dit, c'est possible de se raser la tête. Ce n'est pas un problème. On peut être un homme qui a la tête rasée sans pour autant, sans qu'on nous demande si on est malade, pour dire les choses clairement. Oui, bien sûr. C'est encore le cas aujourd'hui. Il y a quand même quelque chose qui s'est passé dans nos sociétés sur l'idée d'avoir un crâne chauve ou pas ?

8:58
Invité

Oui, parce qu'on a pas mal d'études, au plan international, sur le bon choix à faire, ou font la bonne stratégie pour un homme. Je mets de côté le fait d'aller chercher l'esthétique. Qu'est-ce qui est le mieux perçu par les autres ? C'est ça le sujet. En fait, soit vous avez beaucoup de cheveux, tous vos cheveux. Dans ce cas, vous paraissez plus jeune, vous vous plaisez un peu plus. Bon, c'est plutôt bénéfique. Et sinon, vous vous rasez complètement le crâne. Et ça, ça marche bien. Certes, vous paraîtrez moins jeune, mais vous avez l'air dominant, vous avez finalement la perception n'est pas mauvaise.

Et vous évitez surtout, je vais le dire de façon un peu brutale, la stigmatisation de celui qui a commencé à perdre ses cheveux, qui les perd, au fond, qui est même raillé. Parce que c'est assez incroyable quand vous regardez certains, quand dans la publicité, je vais pas citer de marque, mais vous voulez représenter le personnage du beauf, de celui qui est un peu ringard, qui est un peu vieilli, vous allez le représenter avec une... comme un homme qui a perdu des cheveux, au fond, si vous vous souvenez, je sais pas, de Michel Blanc, de Villeray, etc. C'est un personnage. Tout le monde le sait. Et c'est ça que les hommes cherchent à éviter.

Après, il y a évidemment les stratégies du type libéré ou du chapeau. Mais se raser complètement, c'est une stratégie plutôt payante, qui n'est pas du tout une mauvaise stratégie d'après les études.

10:22
Présentateur

On va y revenir sur les modèles aussi, parce que ça dit quelque chose, et probablement à ceux qui se sentent un peu traumatisés, et qui donc, soit vont se faire opérer, soit passent par une phase un peu complexe. Voici d'abord Guillaume, qui est avec nous. Bonsoir, Guillaume. Bonsoir, François Terre, bonsoir Fabienne.

10:38
Invité

Bienvenue, Guillaume. Merci beaucoup. Alors, moi, de mon côté, c'était mal parti d'un point de vue génétique, en regardant mon père, mes frères, mon frère, mes oncles et grands-parents. C'était vraiment mal barré. Première perte vers 20 ans, un âge où Fabienne, on clairement mise tout sur son apparence, notamment sa chevelure. Et du coup, pendant la vingtaine et la trentaine, il y a eu une prise de petits médicaments, grâce à ma meilleure pote, dont le père est Dermato, qu'on embrasse, et ça a permis de ralentir un petit peu. Ce n'était pas suffisant. Et du coup, j'ai 44 ans aujourd'hui, j'ai franchi cap l'an dernier et je me suis fait importer des cheveux.

Et depuis, ma foi, la vie est belle. La vie a changé ?

11:18
Présentateur

Non, mais Guillaume, sérieusement, la vie a changé ou pas ? Est-ce qu'on se regarde dans le miroir ?

11:22
Invité

Est-ce que vous avez acheté des shampoings ? Oui, alors je n'étais pas à un stade de calvitie avancée. Mais c'est vraiment là mon point, c'est qu'en vrai, personne, quand je suis revenu de ces implants, m'a dit, waouh, t'as bien fait. Personne n'a dit ça. Ce qui provient que c'est un regard qu'on a sur soi et pas le regard des autres.

11:42
Présentateur

Parce que personne ne vous avait dit c'est terrible, tu perds tes cheveux, tu devrais aller faire des implants. Personne ne vous avait dit ça. Non, clairement. Mais est-ce que les gens vous ont dit waouh, t'as fait des implants ou est-ce qu'ils ont mis un temps en disant il y a un truc qui a changé chez toi mais je n'arrive pas à savoir quoi ? Alors, vu qu'on passe de globalement, on rase tout et après,

11:57
Invité

c'est vrai, comme vous avez évoqué, ça sera plus révélateur, effectivement, au cours de cet été.

12:04
Présentateur

Ok, bah écoutez, on vous souhaite un bel été. On vous souhaite, je ne sais pas moi, une queue de cheval, un catogon et tout ce que vous voulez. Vive les catogons. Merci beaucoup, Guillaume. Merci pour votre appel. Le Razoulé, il nous dit, notre ami auditeur, ça commence par les petits médocs, le ralentissement, etc. On envoie plein des pubs comme ça sur les réseaux sociaux et ailleurs. Ça existe ? Est-ce que ça existe vraiment ? Des crèmes, des chauds, des médicaments qui ralentissent la chute des cheveux ou pas ?

12:30
Invité

Oui, oui, ça existe. Des médicaments qui sont utilisés depuis des années, et qui sont efficaces, avec des études qui le prouvent et qu'on conseille pour au moins stabiliser la chute avant de faire la chirurgie. Parce que, comme je disais tout à l'heure, la grève, ça va servir, c'est un traitement palliatif pour remplacer les follicules là où il n'y en a plus, mais ça ne va pas arrêter la destruction des autres. La crainte des gens

12:57
Présentateur

qui viennent vous voir, c'est quoi en fait ? Est-ce qu'il y en a une ? C'est-à-dire, j'avais les cheveux frisés, est-ce qu'on est sûr qu'en repoussant, ils seront frisés ou est-ce que vous leur dites attention ? Vous pouvez avoir une autre implantation de cheveux, je n'en sais rien. Est-ce que... Combien de temps ça va prendre ? Est-ce que ça viendra vite ? Est-ce que ce sera les mêmes ? Il y a des questions de ce genre-là ou pas ?

13:13
Invité

Alors, la nature des cheveux, ça n'en me demande rarement. C'est effectivement... Mais c'est la même nature des cheveux ? C'est la même nature des cheveux. En tout cas, la nature des cheveux dans la zone de prélèvement, à l'arrière, qui peut parfois varier en effet. En termes de couleurs, souvent les cheveux blanchissent un peu moins derrière. Par exemple, oui. C'est vrai, mais la base est quand même la même. Mais c'est rarement une question. La crainte, c'est sur la densité. Est-ce que ça va être suffisant ? Est-ce que j'ai assez de zones donneuses pour couvrir ? C'est plutôt sur ça. Et puis après, sur la première année, cette fameuse première année, est-ce qu'il faut couper les cheveux ?

Est-ce qu'il faut couper les cheveux ou pas ? En général, oui. On a des techniques pour ne pas couper les cheveux. Il faut le dire aux coiffeurs, par exemple, sérieusement. Il faut dire aux coiffeurs, attention, ils sont tout neufs, ça casse. Ah non, couper les cheveux avant l'intervention. Avant l'intervention, bien sûr. Après, au bout d'un an, évidemment. Au bout d'un an, c'est les cheveux qui vont pousser, retomber, redonner un... Retomber ? Nos cheveux, ils ont des cycles, en fait. Il pousse, il tombe, puis il y a un autre cheveu qui sort. Ça, c'est le cycle naturel. Donc ça, ça va être absolument normal.

14:17
Présentateur

On a un auditeur qui nous dit, parce qu'on peut plaisanter aussi, qui s'appelle Claude sur WhatsApp et qui dit « Je ne perds pas mes cheveux ». Je sais exactement où ils sont. Ils sont dans le siphon de la douche. Et il n'a pas complètement tort. En effet, Jean-François Amadieu, il y a, dans le paraître, dans l'envie du paraître, et on peut vraiment comprendre ça, il y a aussi qui sont les modèles, en fait. Et des modèles sans cheveux, il y en a aujourd'hui. Après tout, si on dit à un homme « T'as la tête de Zidane », ça a quand même beaucoup plus plaisir que je ne sais quoi d'autre. Est-ce que ça a mis du temps à venir ? Et surtout, ce modèle, il dit quoi ?

Parce que vous m'avez beaucoup intrigué tout à l'heure avec ce que vous disiez sur l'inverse de Michel Blanc, par exemple, il y a quelque chose d'assez monsieur propre, donc assez masculiniste, finalement, dans l'idée de pouvoir exhiber son crâne chauve.

15:03
Invité

Oui, tout à fait. Il y a plusieurs choses. Il y a un point très important pour beaucoup d'hommes. C'est pour ça, quand vos auditeurs interviennent. C'est un thème très important de voir leur âge parce que vous allez être perçus par les autres comme plus vieux. Donc, c'est un sujet très important pour les femmes comme pour les hommes. Il l'est de plus en plus. Et donc, la pression sociale que vous avez, à la fois pour les relations amoureuses, les rencontres, et également sur le marché du travail, elle s'exerce beaucoup sur ce sujet. Avoir l'air jeune. Ce n'est pas votre âge à l'état civil, c'est aussi de quoi vous avez l'air. Et effectivement, les cheveux y contribuent beaucoup.

Donc ça, c'est un premier point. Et puis, après, ce que vous dites, et c'est vrai que c'est frappant, les cheveux totalement rasés vont finalement vous donner une allure plus masculine, en effet, plus virile. d'où le fait que dans les études, on ne sait pas ça, que vous avez l'air plus dominant. Pas forcément un meilleur leader, mais plus dominant, ça c'est certain. Vous séduisez quand même un peu moins, mais ce n'est pas le sujet principal. Donc, au total, vous avez l'air de quelqu'un qui a quand même confiance en lui, etc. Donc, l'image n'est pas dévalorisante. C'est pour ça que beaucoup d'hommes ont adopté ces stratégies depuis pas mal d'années, parce qu'elles marchent bien.

Elle est une bonne stratégie.

16:27
Présentateur

Mais elle a quoi cette stratégie ? Elle a une vingtaine d'années, à peu près ?

16:31
Invité

Oui, au moins.

16:32
Présentateur

Mais voilà, mais c'est ça, mais pas plus, je veux dire. Non, dans le passé,

16:36
Invité

en dehors de Yul Brynner ou de quelques rares acteurs ou stars,

16:39
Présentateur

il y en avait très très peu. On a Stéphanie, je fais une parenthèse, qui doit avoir le même âge que moi, parce qu'elle dit, moi j'ai toujours été attirée par les hommes chauves. Déjà petite, Yul Brynner, David Caradine dans Kung Fu, donc je pense qu'on a le même âge. On trouve que le visage sans cheveux est mis en valeur, assumé, ça ne fait qu'une vingtaine d'années, en effet.

16:59
Invité

Mais c'est devenu plus fréquent au fur et à mesure de la stigmatisation, si vous voulez, de la dévalorisation, si vous préférez, de l'homme qui, finalement, n'a pas pris soin de lui, ne s'est pas entretenu, paraît plus vieux, et vous voyez, je disais beauf, tout simplement. Et ça, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. C'est maintenant comme ça, ça n'a pas toujours existé. Donc, c'est pour ça qu'il y a eu davantage et cette technique consiste à se raser complètement, c'est développé, bien sûr.

17:33
Présentateur

Il y a Jean sur WhatsApp qui remercie Fabien Barthez depuis 1998. Le regard général a changé et c'est très bien et pourquoi pas, on se souvient de, je crois que c'est Didier Deschamps qui lui a embrassé le crâne pour que ça lui porte bonheur avant de marquer. Voici Pierre qui nous attend depuis un moment. Bonsoir Pierre.

17:48
Invité

Bonsoir Fabienne.

17:48
Présentateur

On vous écoute Pierre.

17:50
Invité

Moi, c'est mon témoignage, je vous l'apporte ce soir. Moi, j'ai 50 ans, il y a 20 ans, donc à 30 ans, j'ai commencé à perdre mes cheveux. J'avais les cheveux longs et bouclés. Et en fait, ce qui m'a aidé, parce que vraiment, j'avoue que je n'étais pas bien en fait sur le fait de me raser mes cheveux pour ne pas les voir tomber. Parce que je voyais qu'ils tombaient sous la douche mais ça ne voyait pas trop. Et ce qui m'a aidé, c'est de changer de travail. Parce qu'en fait, j'avais peur avant tout du regard des autres, pas tant de ma famille, mais plutôt des regards des gens qui me connaissaient. Et je n'avais pas envie que du jour au lendemain, on me voit arriver avec les cheveux rasés.

Et du coup, j'ai eu cette chance que je changeais de travail et donc je me suis raser, enfin, tondu les cheveux. On les voyait encore, mais ils étaient tondus à la tondeuse. Et ce qui était super, c'est que quand j'ai changé de travail, quand je suis arrivé lundi matin, en fait, les gens m'ont regardé sans jugement, comme s'ils m'avaient... C'était la première fois qu'ils me voyaient. Donc, en fait, moi, je savais que j'avais tout rasé, mais eux, ça ne savait pas. Et ça m'a vraiment aidé, ça.

18:55
Présentateur

Vous aviez besoin... En fait, vous avez besoin que quelqu'un vous regarde sans jugement, Pierre ? Oui, c'était ça. C'est vrai. Eh bien, écoutez, on est content pour vous. On est vraiment ravis pour vous. C'est fou quand même, Jean-François Amadieu, parce qu'on dit que... Donc, oui, depuis une vingtaine d'années, on peut être chauve dans la vie et les gens ne vous regardent pas de travers. Il y a même quelque chose de presque viriliste qui peut plaire à certains. Mais quand même, quand on entend les témoignages et quand on entend celui de Pierre notamment, il y a encore du chemin à faire. Il y a encore du chemin à faire, vraiment. Il faut préciser aussi...

Pour se détacher du regard des autres, effectivement,

19:28
Invité

et lui paraître. Non, c'est très compliqué dans le monde dans lequel on vit d'être détaché du regard des autres. Et cette pression est telle que, comme c'est souvent dans vos témoignages, on le voit très bien, et les clients qui vont évidemment faire des implants ou recourder à la chirurgie esthétique en général, c'est pour être mieux, s'estimer mieux, etc. Donc c'est évidemment un bénéfice psychologique évident. Mais la pression est effectivement sociale. Je voulais ajouter juste quand même un point. Je vous en prie. C'est que sur les... Comme c'était rappelé par votre intervenant, beaucoup d'hommes, beaucoup de stars, de sportifs, etc.

optent aussi pour des coupes de cheveux extrêmement rasées. Donc quand vous... C'est aussi une technique utilisée d'ailleurs par des hommes ou des femmes, parfois aussi pour des raisons de texture de cheveux aussi, de ce qu'on appelle les cheveux texturés. Et donc cette technique consiste à avoir les cheveux extrêmement rânes. Finalement, ça fait que ça diminue cette impression que les autres peuvent avoir que vous perdez vos cheveux. Parce que finalement, vous voyez ce que je veux dire ? Et ça, ça s'est beaucoup diffusé aussi. Mais on retrouve un modèle finalement assez similaire au crâne totalement rasé.

20:41
Présentateur

J'ai reçu un message de Nathalie Yannetta à l'instant qui est directrice du sport Radio France qui me dit c'est Laurent Blanc qui embrassait Barthès et pas Didier Deschamps. Donc je tiens à m'excuser mais totalement pleinement. Et on embrasse évidemment Nathalie. Dans un des auditeurs précédents, Laura Azoulay, je l'ai noté, mais on a un peu passé, nous dit j'étais très mal barrée génétiquement. Est-ce que oui, il y a toujours un facteur génétique dans la perte des cheveux ou pas ?

21:05
Invité

Oui, il y a toujours un facteur génétique. Après c'est très fréquent aussi cette cause de perte de cheveux donc on le retrouve souvent mais oui, c'est cette cause-là entre génétique et héréditaire.

21:15
Présentateur

Quelles peuvent être les autres causes de perte des cheveux ? Alors un traumatisme par exemple ou des choses comme ça ? Est-ce que c'est une...

21:23
Invité

Un traumatisme psychologique, un traumatisme physique aussi ? Bien sûr. Une boulure, une cicatrice qui nous fait perdre des follicules, des maladies de peau...

21:30
Présentateur

Et est-ce que dans ces cas-là, et quelle que soit la raison pour laquelle ces cheveux sont tombés, est-ce que dans ces cas-là, il y a forcément toujours une solution que vos chirurgiens plasticiens vous pouvez apporter ou est-ce qu'il y a des solutions où on est obligé de dire non, ça ne marchera pas ou ça n'est pas comme ça que ça pourra marcher pour vous ?

21:47
Invité

Alors dans les maladies de peau, il faut absolument que le processus évolutif, la maladie soit calmée, arrêtée. Sinon on ne va pas faire la chirurgie, ça c'est sûr. Sinon, oui, quand le processus est arrêté, on peut envisager une greffe, on fait attention dans ces cas-là, on peut faire un test dans une toute petite zone pour voir la réponse, pour être sûr que les greffons ne vont pas être détruits par la maladie qui a causé cette chute de cheveux. Donc il y a des solutions mais surtout pas quand le processus est encore actif évidemment.

22:16
Présentateur

Il y a un auditeur sur WhatsApp qui s'appelle Emmanuel Jean-François Malieu qui nous dit quel est le rôle des cheveux en dehors de l'aspect esthétique. Y a-t-il historiquement un rôle des cheveux ? Enfin, vous voyez, lorsque on rase la tête de Samson, c'est là qu'il perd toute sa force. Enfin, il y a quand même beaucoup de symbolique autour des cheveux. Il y a un rôle, une symbolique importante ?

22:37
Invité

Oui, ce qui est d'ailleurs un paradoxe parce que si les hommes perdent plus tôt et plus rapidement les cheveux que les femmes, effectivement, c'est aussi comment dire, c'est un processus naturel. mais effectivement, il y avait dans l'imaginaire, vous faites référence à Samson, il y avait l'idée qu'avoir tous ces cheveux c'était un signe de force, de puissance et de virilité. Mais comme je l'expliquais tout à l'heure, les choses sont différentes aujourd'hui. Donc, la perception a changé de ce point de vue. On voit différemment les choses et comme je le disais, depuis une trentaine d'années, très clairement, les choses ont...

La perception des cheveux totalement rasés, j'insiste sur ce point, ou du crâne complètement chauve, a clairement changé. C'est plus perçu de la même manière par rapport au passé. Alors, ce qui va dans le sens de ce que vous, par exemple, vous indiquez sur les cheveux très longs, c'est qu'il y a des études scientifiques dans lesquelles on regarde qu'est-ce que les gens pensent quand ils voient juste votre tête et qu'ils voient que vous avez tous vos cheveux ou que vous en avez perdu. En fait, ils pensent quand vous avez tous vos cheveux, c'est comme Samson, les gens pensent que vous êtes grand, plus grand.

Ils l'imaginent comme ça, ils vous imaginent plus grand, ils vous imaginent plus fort, ayant plus de force. C'est donc intéressant cette perception alors qu'ils n'ont vu qu'un visage, le même, et puis on change les cheveux et ils sont peut-être que vous en avez plus. Effectivement, ça va dans le sens. C'est toujours la même image que celle de Samson pour le coup.

24:11
Présentateur

Docteur Azoulay, Frédéric sur WhatsApp dit ceci, un ami est allé en Turquie pour faire des implants. Existe-t-il des risques ? À ce jour, il est content. J'avoue me poser la question. J'ai un début de calvitie et je pense que mes cheveux vont me manquer, dit-il, avec un smiley à côté. Un smiley à côté. Alors, vous avez bien raison de nous dire que c'est beaucoup plus facile d'aller chez vous et beaucoup plus sûr que d'aller en Turquie mais l'idée du voyage en Turquie ou ailleurs, d'ailleurs, ça parle de la banalisation au fond de ce type d'opération et presque de sa démocratisation d'une certaine façon. Aujourd'hui, combien ça coûte d'avoir à nouveau des cheveux ?

24:47
Invité

En France ? Chez vous, par exemple ? Ça va dépendre du nombre de greffons mais ça va être entre 5 et 10 000 euros, 5 et 8 000 euros en fonction de la zone. Ce qui est une somme. C'est un gros budget et j'ai l'impression que les tarifs, c'est 3-4 fois moins cher dans certaines cliniques turques. Après, il faut savoir qu'il y a aussi des cliniques en Turquie qui ont les mêmes tarifs qu'à Paris et comme partout, pour répondre à sa question est-ce que c'est sécure ? Comme partout, il faut faire attention. Bien sûr. Il faut avoir un bon feeling avec le médecin qui va nous prendre en charge.

25:22
Présentateur

Je pense que c'est pour ça qu'il nous pose la question, notre ami auditeur, parce qu'on peut rencontrer 10 personnes avec lesquelles ça s'est très très bien passé et puis paf !

25:29
Invité

Il y a des bonnes cliniques et des moins bonnes et il y a des bonnes cliniques et des moins bonnes aussi à Paris. L'essentiel, c'est d'être rassuré. C'est vrai qu'en général, dans notre métier, quand il y a du bouche à oreille, on est rassuré parce qu'il y a quelqu'un qui est venu qui peut témoigner. En tout cas, de mon point de vue de chirurgienne plastique, dans mon métier, il y a aussi d'autres domaines chirurgicaux qui ne touchent pas le cuir chevelu où là, je déconseillerais fortement d'aller à l'étranger parce que c'est des chirurgies qui sont plus risquées où les complications précoces peuvent être graves pour la silhouette notamment, le silhouette sain. Là, je déconseille fortement.

La chirurgie du cuir chevelu, elle se passe bien. Donc, médicalement, vous ne risquez pas grand-chose. Il y a très peu de complications. D'ailleurs, même mes patients, parfois, je ne les revois pas deux jours après. Ils peuvent partir prendre l'avion le soir même. Donc, voilà, c'est assez sûr sur ce point de vue-là.

26:28
Présentateur

Et au cas où, un ratage ailleurs, en Turquie ou ailleurs, est-ce que c'est rattrapable ensuite chez vous ou pas ?

26:37
Invité

Alors, tout le sujet de ratage, qu'est-ce que ça veut dire ? D'ailleurs, c'est quoi un ratage ? Qu'est-ce que ça peut être

26:40
Présentateur

un ratage ?

26:40
Invité

Comme je vous dis, il y a très peu de complications, en gros, c'est ça. Hématome, il n'y en a pas parce qu'il n'y a pas de décollement. Ces complications chirurgicales, elles sont absentes. Par contre, il peut y avoir un résultat insuffisant. Les cheveux prélevés ont pu être mal prélevés. Donc, ça veut dire qu'on en perd et on ne les a pas implantés. C'est surtout ça, en fait. C'est perdre des follicules. Ce serait ça, la complication. Et ça, ça peut ne pas être rattrapable. Ou implanter, avoir opter pour une mauvaise stratégie, par exemple. Décider d'implanter trop bas, trop vite. C'est moche. Et ce n'est pas forcément joli. Voilà, si la ligne, elle est fixée.

Ça, pour le coup, ça peut changer un visage. Non,

27:24
Présentateur

mais c'est très important que le visage soit pas... qu'on se reconnaisse dans... Ça, pour le coup, vous savez ça très, très bien. Si on ne se reconnaît plus après une opération esthétique, quelle qu'elle soit, c'est très grave. Donc, pour les cheveux, c'est pareil.

27:37
Invité

Donc, voilà, tout ça, c'est des questions de stratégie,

27:43
Présentateur

On est en train de parler de Calvici dans le Téléphone Sun avec le docteur Laura Zoulay qui est chirurgienne plastique avec Jean-François Amadieu qui est sociologue et professeur à l'université Panthéon-Sorbonne. France Inter, le Téléphone Sun. Et avec vous, Noël aussi, vous êtes la bienvenue. Bonsoir. Oui, bonsoir. On vous écoute,

28:01
Invité

Noël. Alors, je vous appelle, donc ce n'est pas pour moi. Pour le coup, c'est pour moi, c'est pour vous évoquer la question de mon fils parce que, d'après les témoignages que j'ai entendus tout à l'heure, il a perdu, alors pas tous ses cheveux, mais disons que sur le dessus du crâne, les calviciens habituels, les golfs, ce n'est plus des golfs, c'est carrément, je ne sais pas trop comment les appeler. C'est un 18 roux,

28:25
Présentateur

ce n'est pas un mini-golf, c'est un 18 roux.

28:28
Invité

Voilà. Et comme il est, il avait internant, donc il est jeune, c'est un étudiant et en fait, c'est compliqué, c'est difficile vis-à-vis des autres. Je ne saurais pas vous dire quel âge lui donnent les autres parce qu'évidemment, comme moi, je suis sa mère, je ne peux pas, j'ai une position qui est un peu différente, mais c'est vrai que c'est complexe. Alors, les solutions qu'il a envisagées, c'est ce que vous avez évoqué, tout raser ou bien éventuellement faire une chirurgie, mais pour l'instant, ce n'est pas encore vraiment envisagé comme une solution, on va dire, sérieuse. Mais voilà, c'était juste pour vous dire que très, très jeune, c'est difficile à vivre. Voilà.

29:07
Présentateur

Et pour vous, Noël, d'ailleurs, comment vous le regardez, votre fils ? Est-ce que parfois, vous dites, mince, je vais lui offrir des cheveux ? Ah, mon fiston ! Oui,

29:18
Invité

alors je pourrais, de toute façon, si c'est la solution qu'il choisit, je pense que c'est plutôt nous qui allons payer. Mais bon, ça c'est un autre problème. Oui, c'est un autre téléphone, ça. Voilà, c'est un autre téléphone, mais non, parce que si vous voulez, c'est mon fils, j'allais dire, il pourrait être mort, je ne sais pas trop quoi. Évidemment, évidemment, s'il avait beaucoup plus de cheveux, il serait plus à l'aise, il serait peut-être mieux dans sa peau, donc je trouverais, évidemment, la situation meilleure. Mais sinon, sur le fond, ça ne change rien.

29:49
Présentateur

Merci beaucoup, Noël, pour votre témoignage. Vous avez partiellement répondu, déjà, Laura Azoulay, un jeune homme qui a 21 ans, qui vient vous voir en disant vous allez faire quelque chose pour moi, il faut lui expliquer doucement qu'il faut attendre un peu plus, en fait, qu'il y ait plus de cheveux qui tombent, en gros, pour que ça ait du sens.

30:06
Invité

Et après, il faudrait l'examiner, parce que peut-être qu'il a, sur l'avant, visiblement, ce qu'elle raconte, ce qu'on a dit sur son fils, il a un recul de la ligne où là, aucun traitement médical ne va pouvoir traiter. Donc, il faudrait déjà stabiliser, avoir un recul d'un an ou deux avec un suivi d'hermato, ça c'est très important pour qu'il comprenne que la chirurgie seule n'est pas la solution, mais que c'est une association de traitement. Et ensuite, en fonction de l'impact psychologique, discuter peut-être au bout de deux ans d'une greffe en faisant attention à ne pas trop descendre sa ligne.

Parce que lui, le sujet, c'est qu'on a peur qu'on n'ait pas assez pour couvrir tout le dessus de la tête. Donc, il va falloir qu'il comprenne qu'on va lui laisser des golfs. Et voilà. Mais j'ai déjà opéré des patients à 22 ans pour le front, aussi des contextes d'école. C'est difficile pour l'entourage. Donc, voilà. Ce n'est pas impossible, mais il faut qu'il commence le processus dans l'ordre. Pardon. Je voulais juste ajouter que pour les cheveux gris, on observe dans beaucoup de pays, et c'est assez effarant de voir ça, à quel point de plus en plus jeunes les gens ont les cheveux gris. Ce n'était pas du tout le cas avant. Donc, ça, c'est un phénomène nouveau.

Et je pense qu'il doit en être de même pour l'alopécie, sauf erreur. Je parle souvent de contrôle, mais parce que probablement les mêmes causes produisent les mêmes effets, puisqu'on pense que c'est un certain nombre de perturbateurs endocriniens ou de facteurs environnementaux ou autres qui créeraient ces phénomènes. Et puis, ça peut être aussi l'usage de certains produits chimiques. Si je pense, par exemple, à des femmes qui vont... Prenez les femmes de couleurs de peau noire qui ont les cheveux texturés, on sait qu'elles vont faire de l'alopécie, tout simplement parce qu'on a utilisé beaucoup de produits, de lissants, etc. Donc, en fait, ce que...

Au fond, le monde dans lequel on vit, une fois de plus, provoque de plus en plus jeunes de la perte de cheveux. Je ne sais pas si d'ailleurs dans votre cabinet, vous le pouvez ou si vous avez des études qui l'ont confirmé.

32:06
Présentateur

Ce qu'on échauffe plus jeune aujourd'hui qu'on l'était avant, à votre avis, pour toutes ces raisons extérieures, environnementales, les cheveux gris, oui, mais la camicie, je ne sais pas.

32:17
Invité

Vraiment, androgénétique, je n'ai pas de chiffres. Je ne peux pas confirmer ce point.

32:22
Présentateur

Ben, écoutez, pour ce qui est des cheveux blancs, je ne peux pas en parler, je ne sais pas de quoi vous me parlez. Voici Julien qui est là. Bonsoir, Julien. Bonsoir. On vous écoute. Eh ben, moi, je voulais simplement faire part d'un... Comment dire ? De... Il ne faut pas trop se désespérer. Moi, j'étais un cheveuvelu, un métal de cheveuvelu pendant très, très longtemps et il y a une dizaine d'années, ben, en fait, assez tôt, j'ai commencé à perdre les cheveux, j'ai tout fait pour garder ça le plus longtemps possible et tout. Et puis, bon, au bout d'un moment, c'était devenu incoiffable. J'ai fait, bon, allez, il faut se décider, on enlève tout.

Et en fait, ça m'allait beaucoup mieux que les cheveux, même quand ils étaient bien présents. Non, ça m'allait beaucoup mieux. La crainte, par contre, qu'on peut avoir, c'est qu'au moment où on se rase la tête, on peut avoir l'air, ou peur de ressembler à... d'avoir une tête de skin, on va dire ça. Ah ben, mais c'est intéressant ce que vous dites, Julien, parce qu'on a un message de Béatrice sur WhatsApp qui dit, moi, quand j'étais plus jeune, les crânes rasées, c'était les mecs d'extrême droite. Donc, on voit bien comment ça a bougé, ouais. J'avais peur de ça, et ben, j'ai trouvé une astuce, c'est l'inversion de pilosité. J'ai enlevé les cheveux, j'ai laissé pousser la barbe.

33:28
Auditeur

Ouais.

33:29
Présentateur

Et en vrai, ça fait la blague, ça fait... Eh ben, Julien, merci beaucoup. C'est intéressant ce que nous disent Julien, Jean-François, Madieu, voilà le stéréotype auquel je ne veux pas ressembler, même si effectivement ce stéréotype, il est lointain maintenant, parce que ça fait longtemps qu'on est pas obligé d'être un skin pour être chaud, mais je trouve ça rigolo de se dire, ben, finalement, je vais... Il y a beaucoup d'appels comme ça. Il y a Julien et Barbu, il y en a un autre qui nous dit, moi, j'ai conservé mon bouc dès lors que je me suis rasé.

34:00
Invité

Alors, vous remarquerez aussi que là aussi, depuis une vingtaine d'années... C'est la mode, vous voulez dire ? C'est la mode, oui. Comme vous dites. Même, je ne sais pas aujourd'hui si on peut trouver un seul jeune qui n'a pas aujourd'hui une barbe, etc. Donc, c'est complètement acquis, mais c'est intéressant, il y a un lien entre les deux, peut-être. Oui, ça, c'est assez intéressant.

34:20
Présentateur

On peut se faire opérer sur l'épaule du visage ou pas, le ras ou lait ? C'est efficace, ça marche ? C'est tout aussi efficace que sur le crâne ou pas ? Oui. Absolument. Et il y a beaucoup d'hommes qui demandent ça ou pas ? Peu.

34:34
Invité

Oui. En général, les raisons ? Proportions. Des cicatrices, une barbe qui n'est pas assez fournie à certains endroits, avec des trous, ou carrément très pauvre de manière congénitale et normale, j'ai envie de dire, mais où esthétiquement ils veulent plus de densité.

34:54
Présentateur

Intéressant. On peut greffer

34:54
Invité

des sourcils aussi. Ok. Alors, pour la barbe, ça pousse à la même vitesse que les cheveux, donc en général, si on veut combler des petits trous, en général, on prend au niveau du cou pour avoir les mêmes poils, la même vitesse de pouce et la même texture, mais si on veut en implanter beaucoup, on va prendre des cheveux. Au niveau des sourcils, par contre, on ne peut pas prélever des sourcils, c'est très difficile, donc on va prélever des cheveux et là, par contre, ça va pousser à la vitesse des cheveux, donc beaucoup plus vite et beaucoup plus long. Donc, il faudra les entretenir et les couper.

35:22
Présentateur

Tiffen dit « C'est important de parler aussi des effets indésirables, des traitements médicamenteux contre la perte des cheveux, dépression, hypertension, troubles de la libido, dit-elle ? »

35:32
Invité

C'est des choses que vous avez beaucoup constatées aussi ? Oui, en fonction des classes médicamenteuses, effectivement, des effets vasculaires comme l'hypertension ou les effets cutanés aussi parce qu'il y a certains traitements qui s'appliquent en lotion, donc certains décrivent des démangeaisons et pour un autre des traitements qui va agir sur le cycle de la testostérone, effectivement, on peut observer des baisses de la libido, des baisses de la fertilité et également des troubles de l'humeur pour cette classe de médicaments à surveiller par le dermatologue.

36:03
Présentateur

Absolument, voici Mohamed qui est avec nous Bonsoir Mohamed. Bonsoir. On vous écoute. Bonsoir, écoutez, tout d'abord, je veux bien saluer votre travail, en fait, toute la rédaction France Inter pour tout le travail que vous faites tous les jours et l'information que vous apportez. Merci Mohamed.

Par rapport au sujet de la calvétie, effectivement, j'ai 44 ans aujourd'hui et donc au début, ça a commencé progressivement donc au niveau des golpes et puis au-dessus le cortex, donc ça devenait un peu clairsemé et progressivement on développe des compétences à camoufler, à cacher en fait le vide et petit à petit, en fait, moi j'ai abandonné, je n'ai plus cru en fait à mes techniques contrairement à Donald Trump qui fait, il couvre son travail. et du coup, en fait, ce qui s'est passé, un jour, je m'avais marre en fait de ces stratégies le matin et donc j'ai passé le sabot. Donc, poule à zéro plus tôt et à ma grande surprise, je me trouvais sexy et charmant.

et du coup, en fait, je me suis en fait séparé de toutes ces pratiques le matin, le gel, les pâtes, le coiffage et disons dans la mentalité, en fait, cette image a été associée à des personnalités comme Jason Statham dans des films où il a une posture très virile, très masculine, voilà, des rôles héroïques ce qui n'était pas le cas pour moi dans l'année quotidienne donc il y avait des moments et des situations moins élégantes que ce qu'on voit de Jason Statham et du coup, ce que j'avais petit à petit ressenti c'est enfin tu l'as dit des gens en fait qui m'attribuaient à un âge en fait qui était supérieur au mien ou me classait peut-être ou défavorisé peut-être par rapport sur le plan de travail professionnellement et du coup alors je me suis dit j'ai entendu parler un petit peu pour les vacances touristiques vacances médicales et donc j'ai franchi le pas j'ai osé je suis allé en Turquie Ah bah voilà Mohamed pardon de vous interrompre parce que vraiment il est l'heure mais est-ce que c'est pas intéressant le cas de Mohamed qui a bien fait Mohamed je suis sûr que vous êtes sexy et charmant de toute façon de ne pas se faire la tête de Donald Trump mais j'assume d'être chauve et puis finalement on me donne un âge plus vieux que le mien redonnez-moi des cheveux s'il vous plaît j'adore

38:34
Invité

Oui c'est vrai oui effectivement avec des cheveux il paraîtra quand même plus jeune mais vous avez remarqué quand même la stratégie je me suis rasé complètement il était content aussi d'un seul coup c'était devenu

38:43
Présentateur

un autre personnage et pour finir cette émission qui m'a envoyé sa photo Thomas Négaroff voilà sur mon téléphone on l'embrasse Thomas très beau très charmant très sexy également Thomas Négaroff allez il est 20h on l'embrasse