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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 9 septembre 2020 18 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

“Ensauvagement” : quelles réalités derrière la polémique ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Faut-il parler d'insécurité ou de sentiment d'insécurité ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Comment expliquer l'augmentation des violences selon vous ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Pourquoi la police n'agit-elle pas davantage lors de manifestations ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Le trafic de drogue est-il un échec total pour la police ?

  • 6:15RelanceRéponse partielle

    Que répondez-vous aux accusations de violences policières racistes ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Les policiers sont-ils tentés de se rendre justice eux-mêmes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30david le barsFait
    « on est en situation d'échec total sur le trafic de drogue en france »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

guillaume erner dans un entretien conjoint publié dimanche dernier dans les pages du parisien le ministre de l'intérieur gérald darmanin et la ministre déléguée à la citoyenneté marlène schiappa ont annoncé que les résultats en matière de lutte contre la délinquance feront désormais chaque mois l'objet d'une conférence de presse place beauvau pour évoquer ces différentes questions je suis en compagnie de david le par bonjour vous êtes secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale et j'ai prévu david lowe bars d'évoquer ensemble de questions de vocabulaire avec vous car étonnamment les questions de vocabulaire sont au coeur aujourd'hui des questions qui concernent la police première question faut-il parler selon vous d'insécurité ou de sentiment d'insécurité moi je crois qu'il faut accepter les deux s'il ya un sentiment d'insécurité chez les français un dernier sondage il faut que je crois la montre et c'est qu'il ya une réalité derrière le sentiment faut pas considérer avec le sentiment c'est une vision de l'esprit que ça ne peut pas coller une réalité alors moi je pense qu'il faut pouvoir parler des réalités et la réalité quand on est policier de terrain quand on est sur les quartiers difficiles où même je dirais sur la voie publique il ya une réalité cette réalité c'est une aggravation des violences une montée de certaines violences certains comportements nouveaux et les policiers qui sont les premiers exposés à sa sont capables d'en parler avec du recul comme je le fais devant vous alors il s'agit pas de rentrer dans les polémiques politiques c'est pas notre terrain ont sauvagement sentiment d'insécurité en sécurité il ya une réalité et si on prend l'été qui vient de se dérouler il ya même des graves inquiétudes à avoir par rapport à des comportements notamment contre les forces de l'ordre ça se traduit comment david le mars par exemple cet été je suis triste de rappeler qu'une femme gendarme a été écrasée gratuitement par un par un comportement routier on a également perdu des policiers sur les mêmes comportements routiers on voit dans les manifestations qui est une aggravation des comportements avec la violence comme mode d'expression on voit aussi qu'il ya certaines formes de délinquance qui aujourd'hui sont maintenant installés et polluent la vie des citoyens français qui n'arrivent plus à vivre normalement avec une expansion des trafics toute une série de réalité puis après si on change du secteur réalité combien dans le secteur statistiques et je suis toujours très méfiants là dessus parce que les statistiques ont en fait ce qu'on veut j'ai été bien placé pour savoir oui vraiment son truc et il s'est peut-être un terme un peu important on va dire que parfois elles sont présentées de façon à ranger la réalité c'est toujours ça qui est gênant c'est pour ça qu'il faut jamais se contenter de statistiques plus on voit bien que depuis quelques temps il y en a plus des statistiques et ça on va y revenir mais la réalité c'est que furent des items on va dire numérique il ya une augmentation de certains faits graves notamment des violences des vols violences des crimes des agressions sexuelles et tout ça c'est une réalité mais ça fait longtemps david le bar ce qu'il y avait des gens violents des actes de sauvagerie commis est ce que vous êtes certain que ce n'est pas tout simplement parce qu'on n'y prête plus attention en ce moment alors c'est une possibilité j'accepte cette possibilité là effectivement avec le miroir et l'effet loupe des réseaux sociaux avec une une forte attention sur ce phénomène là mais pour autant je vous le dis quand on est policier de terrain moi j'ai quitté le terrain il ya très peu de temps j'ai fait 25 ans sur le terrain j'ai même un peu couché dans un livre ce que j'ai pu ressentir mes collègues et moi même on se rend compte que certaines choses se passent quand on est policier qui n'existait pas il ya d'ici à quinze ya vingt ans notamment la non craintes cette capacité à certains délinquants de risque et le pire voir la vie des autres pour couvrir des infractions qui sont mineurs mais ça vous l'expliquez comment justement parce que la sanction elle existe les prisons sont toujours en activité donc il n'y a pas de raison qu'il y ait un sentiment d'impunité a priori chez ces délinquants alors il ya plusieurs phénomènes moi je suis pas sociologue mais on le voit bien cette montée des violences elle n'est pas propre à la france il ya une montée des violences dans certaines sociétés occidentales comme la nôtre où il gagne on va dire de désinhibition sur la violence il ya un problème de sentiment d'impunité qui vient en corrélation avec une justice qui n'est non pas pas assez sévères aux trop sévère je vais jamais sur ce terrain là mais sur la rapidité de la sanction judiciaire et son efficacité peut aller sur le sujet des mineurs délinquants mais je sais que cette polémique est arrivée rapidement dans les médias le sujet des mineurs délinquants c'est pas le sujet de la récidive par exemple liner de sémantique c'est le sujet de la réitération on ne sait pas traiter correctement dans notre pays la réitération quand on a des mineurs qui sont 57 des de délinquance à l'âge de 16 ans cd réitérant quand ils n'ont pas été condamnés ils ne sont que réitérant et par récidivistes et ce sujet là il faut qu'on puisse le traiter on pour autant la délinquance n'est bien sûr pas l'apanage des mineurs mais on a un problème de timing dans une chaîne pénale qui doit aujourd'hui regarder si elle est efficace ou pas et là c'est pas un sujet uniquement forces de l'ordre c'est un sujet chaîne pénale mais justement quand on parle des mineurs qu'on parle des réseaux sociaux david le bars vous qui êtes secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale on a l'impression qu'il ya aujourd'hui des phénomènes nouveaux des gens qui se filment des gens qui se filme avec des armes parfois d'ailleurs des armes qu'ils sont filmés dans un clip de rap donc ça c'est plutôt quelque chose d'inoffensif mais au-delà de ce décorum qui est un décorum inquiétant il ya peu de faits violents si on les compare avec d'autres sociétés par exemple la société américaine est une société où les armes circulent librement où il ya plus de faits violents qu'en france est-ce que du coup on n'est pas est dans une surenchère d'image d'abord c'est fort probable mais vous venez de comparer que les états unis et on dit souvent malheureusement en termes de sécurité que quand on est des états unis on a quinze à vingt ans de retard si on prend le sujet des violences urbaines on a sept ce retard qu'on a vu arriver en france et aujourd'hui on voit que les violences urbaines se sont installés non pas seulement dans les quartiers difficiles mais également à l'occasion de manifestations on voit que certaines parties de la population viennent se greffer sur des manifestations dont parfois le motif est parfaitement légitime d'ailleurs on a droit de manifester en france je le rappelle quel que soit le motif mais certaines viennent polluer ces manifestations pour commettre des actes de violence urbaine et aujourd'hui qu'est ce qui peut inquiéter les français c'est que ces violences urbaines dont certains pensaient que c'était l'apanage de certains quartiers on se rend compte que ça atteint les villes les centres villes et les grandes manifestations comme on l'a vu à l'occasion des gilet jaune deuxième point c'est que on se compare aux états unis sur ce sujet là mais si on se compare à certains de nos voisins européens la réalité de la violence elle nous place quand même au dessus de pas mal d'entre elles en va évoquer les violences policières dans quelques instants david le bars mais avant d'en parler justement lorsqu'on voit par exemple des manifestations qui sont attendus prévu et que celle ci de mieux à des vitrines cassées à des exactions parfois on ne comprend pas pourquoi la police n'agit pas par exemple le soir du match de foot avec le psg pourquoi n'y at il pas eu une action de nature à empêcher les gens de casser des vitrines c'est une question et il revient souvent et j'y réponds et ça rassure aussi les gens en aient forte heureusement pas dans un système de justice prédictive ou de police préventives au point d'aller chercher les gens avant qu'ils ne commettent une infraction le problème en france c'est ce sujet là c'est qu'il ne fout des infractions pour qu'on puisse faire appliquer la loi et qu'on puisse interpeller parfois on nous a aussi rappelé vous pendant les manifestations du gilet jaune reproché d' interpeller les gens avant alors qu'un article de loi qui prévoit de pouvoir interpeller quand il ya des regroupements je vais vu leur projet d'offre quelques instants mais auparavant sur ces gens qui étaient là manifestement pour casser pourquoi n'y at-il pas la possibilité les empêcher de nuire est ce que vous dites pas david le bars entre nous est-ce que les policiers ne se disent pas bon bain une vitrine cassée et finalement c'est pas c'est pas très grave il vaut mieux ça plutôt qu'avoir des problèmes des actes violents ça existe et cette stratégie dans le maintien de l'ordre jusqu'à un fameux 1er mai 2018 où vous rappelez vous les français ont été scandalisés de voir un groupe de black blocks plus de 500 dévasté intégralement tout un arrondissement de paris et ce jour là il ya eu une orientation nouvelle sur l'action des forces de l'ordre mais vous savez on est toujours critiquer quand on agit trop tôt ou trop fort il ya des reproches quand on n'agit pas et qu'on laisse cas c'est parce que les pouvoirs publics et non pas les policiers ont fait le choix de laisser faire pour éviter les blessés mais finalement les reproches existe toujours il ya jamais de solution parfaite pour agir quand l'ordre est dégradée et celui qui en est le responsable c'est toujours celui qui se met à casser sa déjà mais le policier alors justement on est toujours critique et dites-vous david le bars il est question dans le discours du nouveau ministre de l'intérieur gérald darmanin d'en finir avec le trafic de drogue et les petits trafics trafic de shit passé beaucoup de temps avec sa est ce que vous n'avez pas l'impression de vider la mer avec une cuillère on a cette impression là et puis je vais même aller plus loin on est en situation d'échec total sur le trafic de drogue en france voilà alors après il ya plusieurs responsables vous savez cette cette polémique en ce moment sur les consommateurs ça me fait penser un peu à la période où il fallait pénaliser le client sur les histoires de prostitution c'est fini ça pour les affaires de l'assassinât difficile à appliquer et puis on a vu que le résultat est très mitigé puisqu'on a toujours des problèmes de prostitution est derrière la prostitution il ya du proxénétisme vous savez sur les stupéfiants il faut aborder le sujet globalement moi ce qui me gêne c'est qu'on laborde intelligemment sur le sujet du client pourquoi pas il faut aussi dégoûté les clients pourquoi pas mais il faut aller au portefeuille sur ce qu'ils font de l'argent et là on est moins efficace là on ne récupère pas assez d'argent et là on étrangle passé les trafiquants donc on a des sujets de quoi qui est ce qui vous en empêche c'est à la fois alors allez sur différents sujets la coordination des services capables de le faire la police elle n'est pas sur les terrains financier il faut pouvoir envisager le spectre plus globale par exemple la structure des gir il faut développer ça il faut je crois être plus proche de nos camarades qui travaillent dans les services fiscaux dans les services de bercy dans les services des douanes il faut mieux coordonner tout ça et puis après il faut être lucide les américains ont tenté eux mêmes des actions très très importante au niveau international en allant jusqu'à brûler des champs de producteurs mais la réalité c'est une réalité politique on sait où se passe le trafic dans le monde on sait où ces produits on sait d'où les produits arrivent donc la réalité c'est tant qu'on aura les produits qui rentrent en france on aurait dire qu'on laisse rentrer ses produits en france je ne sais pas à quel jeu dit on est une société de consommateurs je crois qu'en france on est en tête du hit-parade déplorable de la consommation de cannabis et tant qu'on aura autant de clients il faudra effectivement s'attaquer aux clients mais je crois qu'on a des améliorations à faire sur la lutte contre le trafic et sur la coordination des services est-ce que vous pensez que ce qui manque c'est le volontarisme politique puisque le discours de gérald darmanin semble empreinte ce volontarisme là est ce que c'est ça qui faisait défaut pour combattre l'insécurité david le barcelone parce que cela sous-entendrait que les policiers avant l'arrivée de gérald darmanin ne travaillait pas le sujet et les 13 au delà des policiers comme je viens de vous l'expliquer et puis ensuite je crois qu'il faut que globalement on accepte le fait que derrière le trafic il ya toute une série d'autres formes de criminalité qui fait que l'angle du trafic est sans doute un angle intéressant mais derrière cet angle là il ya l'angle des mafias l'angle des armes l'angle des règlements de comptes et ça n'est pas seulement aux policiers du quotidien de pouvoir s'attaquer à ça je vous dis c'est très au delà de la responsabilité du policier du quotidien l'autre volet c'est celui des violences policières et des violences policières raciste lorsqu'on évoque une peau lisse raciste qui fait des contrôles au faciès david le bars qu'est ce que vous répondez à ces accusations graves alors c'est un sujet très complexe d'abord je réponds que pas plus dans la police qu'ailleurs on peut affirmer qu'on est parfait personne ne le dit ce qui m'ennuie c'est qu'on puisse résumer notre police nationale et républicaine ou fait qu'elle puisse être violente ou raciste ça m'ennuie beaucoup je crois pas que depuis deux ou trois ans dans la tête des français les gens se disent que sortir dans la rue le danger c'est de tomber sur un policier le danger c'est de tomber sur un voyou tous les français ne se le dise pas mais certains se le disent certains se le dise donc il faut pouvoir parler à ces français là la réalité c'est qu'il faut rappeler et contrairement à ceux qui le contestent que la police nationale est extrêmement contrôlée est extrêmement sanctionné je vois vous voulez en venir si vous me permettez mais il ya un livre récemment qui est sorti valentin gendreau qui est qui vient dénoncer certains comportements alors et qui moi je vais je vais commencer par l'évidence si ces comportements sont avérés personne ne vous dira sur ce plateau est en tout cas pas moi qu'il faut les couvrir moi j'ai pendant 25 ans commander des effectifs et à chaque fois que j'ai eu connaissance d'infraction j'ai fait les procédures qu'il fallait lancer à la fois côté judiciaire administratif on peut poser la question de la méthode de ce monsieur moi ce qui me gêne beaucoup c'est la façon dont ça s'est produit et la façon dont ça sort aussi tardivement ya un sentiment très amer quand on assiste à ce qu'il a peut-être vécu en espérant que ce soit sincère et réel c'est que deux ans après on se retrouve avec un livre et on va se demander aujourd'hui si on aura les preuves pour savoir si ce qu'il a dit est vrai ou pas vrai ça laisse un sentiment assez amer qui fait que le risque final d'un livre comme celui là c'est de mettre encore un coin entre la confiance de la population vis-à-vis de sa police alors qu'on a besoin de confiance et de sérénité mais enfin les faits et qu'il révèle donc ce livre il s'intitule flic il est publié aux éditions de la goutte d'or david le bars l'effet qu'il révèle sont gravissimes et c'est à dire des tabassages quotidien une impunité alors là pour le coup vous évoquez un sentiment d'impunité des délinquants lui invoque un sentiment d'impunité des policiers ce ne sont même pas des bavures c'est un quotidien non mes jambes c'est quoi ce sont des faits très graves s'ils sont avérés je vous dis moi ce qui la verrait ça veut dire que vous n'écartez pas la possibilité qu'il le soit en tout cas je n'écarte pas la possibilité que ceux qui sont visés maintenant puisse se défendre ce qui est très important on va pas faire leur procès dans les médias on va attendre que la justice passe moi ce qui me gêne beaucoup pour avoir lu ce livre est avoir pris le temps de le lire et d'avoir faire un communiqué dessus c'est que on sent que dans une démarche on va dire militante se ce journaliste qui était policier il faut pas l'oublier dont il va falloir t'y rendre des comptes aussi en tant que policier assiste à des choses dès le premier jour de son stage au commissariat alors moi je je suis sidéré de savoir que dès le premier jour en cause toutes les cases d'une police raciste violent misogyne à certains étant des gâteaux traditionnels fasciste ces accusations la qui sont extrêmement graves pose la question de la sincérité et de la démarche et de la méthode et j'ai envie de dire du timing comment se fait-il qu'on a un jour on arrive à voir ça moi j'ai commandé des policiers pendant 25 ans je vous le dis je ne serai plus dans ce métier si j'avais l'impression d'avoir commandé des policiers nazis fascistes ou violents je ne dis pas que c'est parfait j'ai monté des procédures disciplinaires il ya des policiers qui ont été extrêmement sanctionner certains radié de la police ça va jusque là certains perdent même leur droit à la retraite mais ne stigmatisons pas toute une profession sur le livre d'un individu est une méthode particulière je vais formuler une hypothèse david le bars est-ce que la situation que vous décrivez vous dit finalement il ya des gens de plus en plus violents de plus en plus jeune et il y a un problème de fonctionnement de la justice qui également aggrave la situation est ce que ça ça ne peut pas provoquer des actes désespérés condamnable évidemment de la part de policiers mais expliqué que certains policiers soient tentés comme l'expliquent valentin gendreau de se rendre justice eux même si c'est évidemment très en dehors des cadres légaux mais c'est inenvisageable sur le plan du droit de la déontologie je vais être très clair mais sur le sein des lycées mais sur le plan des faits que ça puisse arriver c'est totalement inacceptable je redis ce que je vous ai dit au début de notre entretien on a bien entendre ce livre la damnation et pas question de laisser se produire cela en revanche il n'est pas question d'imaginer que c'est un comportement généralisée après on peut aller sur le fond du sujet il ya des choses intéressantes dans son livre la façon dont nos jeunes policiers sont recrutés en province et sont confrontés à la violence immédiate dans leur carrière est un vrai sujet c'est le sujet de l'accompagnement de la formation de l'encadrement la responsabilité hiérarchique il ya énormément de sujets mais je crois qu'il faut pas agir est livré en pâture quelques policiers qui auraient pu commettre cela alors que tant d'autres essayent de faire en sorte qu'en france on puisse tous vivre en sécurité il ya des solutions pratiques pour éviter ce type de débat c'est par exemple équipé les policiers de caméras piétons qui filme ce qu'ils font faire un récépissé à chaque fois et qu'il arrête quelqu'un est ce que vous y êtes favorable david le bars j'y suis totalement favorable je me suis prononcée chez certains de vos confrères avec une caméra qui soit totalement en capacité de filmer toute la vacation d'un policier voyez c'est très clair un policier dans le futur et ça doit être - le futur doit démarrer sa vacation avec une caméra de bon niveau là c'est la responsabilité du ministre de l'intérieur d'acheter du bon matériel la caméra s'allume il fait sa vacation il rentre la caméra c'est un elle décharge tout ce qu'elle a filmé sur un serveur ça existe dans certaines polices ailleurs dans le monde y compris en france dans des polices municipales la police nationale française doit s'équiper vous parliez d'un divorce entre la police et la population effectivement il ya eu beaucoup de critiques au moment dé gilet jaune et lorsqu'il était question des violences policières dans ces manifestations il ya aujourd'hui un débat sur le racisme de la police est avec ce livre le livre de valentin gendron on assiste à la continuation de ce débat est-ce que vous avez l'impression que ce divorce il est réel au quotidien david de bars moi je ne crois pas au divorce je veux pas encore allé sur les statistiques parce que je ferai ce que j'ai préfet sur la délinquance je ne crois pas au divorce en revanche je crois à la nécessité de faire de la pédagogie on a été vu depuis plusieurs années après les attentats sous un angle uniquement répressif voilà la police est utilisé à tort et à raison sur des actions répressives année plus vu sous son angle sécurité proximité prévention il faut qu'on arrive à sortir de cela la police ça n'est pas fait que pour réprimer les infractions c'est fait aussi pour se couvrir pour protéger et je crois que là c'est aussi une responsabilité politique et c'est une question de gouvernance et d'organisation de la police nationale justement vous évoquez les attentats et pendant de nombreux mois la menace perçue comme étant la première était une menace terroriste est ce que le fait d'empêcher des attentats de traquer les terroristes david le bars a fait qu'on a pu négliger une délinquance plus ordinaire c'est tout à fait possible on se pose la question d'ailleurs au niveau de mon organisation n'a fait la france les pouvoirs publics ont fait un effort considérable sur le renseignement et notamment sur le renseignement pour lutter contre le terrorisme vous l'avez dit pendant ce temps là on a un problème d'organisation de la police du quotidien vous voyez le les responsabilités des politiques à chaque mandat qui se profile c'est toujours de remettre l'accent sur la sécurité parce que ce sujet-là revient finalement en permanence on se rend compte que la sécurité du quotidien repose à 80% sur le policier du quotidien le policier généraliste qui finalement dispose des moins de moyens de la difficulté de de s'insérer dans cette chaîne pénale en tant qu'acteur d'une chaîne pénale efficace et on va avoir à nouveau ce débat là moi j'aimerais que ce débat-là soit apaisée qu'on construise objectivement cette police du quotidien qui est celles qu'attendent les français quelqu'un qui sort dans la rue il croise pas un policier du raid de la dgsi il croise le policier du quotidien et quand il a affaire à lui pour déposer plainte ou parce qu'il a besoin de lui il faut qu'il puisse avoir une réponse merci beaucoup david le bar je rappelle que vous êtes secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale