Le Grand Dossier du samedi 14 mars 2026 - Édition spéciale : Trump lance la guerre du pétrole
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] 16h51 édition spéciale sur LCI. Bienvenue dans votre grand dossier consacré ce soir à Donald Trump qui a peut-être lancé la guerre sur le pétrole [musique] et sur le D3 d'Ormouse. Le tournant a d'abord eu lieu cette nuit avec la frappe sur cette île de Cargar [musique] du golfe Persique.
Ce site hautement stratégique pour Teran dans ses exportations de pétrole. et Trump [musique] qui renchérit aujourd'hui cet après-midi et qui annonce l'envoi prochaine d'une coalition internationale pour sécuriser le D3 d'Ormouse. Le président américain qui en appelle d'ailleurs à la France, faut-il le croire les États-Unis et ses ses alliés ont-ils les moyens de sécuriser ce D3 ? [musique] On répondra à ces questions avec nos experts.
Et puis en attendant Donald Trump qui veut toujours renverser le régime et reproduire peut-être ce qu'il avait fait au Venezuela il y a maintenant 2 mois. Alors que le guide suprême Maba ramené reste toujours introuvable. Voilà pour le programme.
Mais écoutons d'abord le président [musique] américain Donald Trump qui se félicite encore un peu plus des opérations en cours. Tout se passe très bien en Iran. Il y a eu de grosses frappes aujourd'hui et de grandes victoires comme vous l'avez sans doute vu sur le plan militaire.
Je pense que tout se passe très bien et que nous maîtrisons parfaitement la situation. Nous avons vu ce qui se passe dans le D3. Il continuent d'essayer de saboter leur propre pays au Moyen-Orient, mais cela a été très fort sur le plan militaire.
Et nos invités ce soir, Hélène Bonet nous a rejoint. Bonsoir journaliste international TF1 LCI. Vincent Cruset également bonsoir Vincent expert en renseignement, ancien espion et écrivain, auteur de cette autobiographie très passionnante le jour où je suis devenu espion aux éditions de l'Observatoire.
Brigitte Adess également avec nous. Bonsoir. Grand reporter pour la revue politique internationale.
Maya Cadra nous fait le plaisir d'être également avec nous. Bonsoir journaliste spécialiste du Moyen-Orient et puis le général Dominique Deor. Bonsoir général ancien chef du centre opérationnel interarmée et ancien conseiller Afrique Moyen-Orient du chef d'état-major.
Voilà pour le programme. C'est Donald Trump donc je vous l'ai dit qui a annoncé en personne cette frappe sur l'île de Carg. Ce matin, beaucoup de gens ont appris, ont découvert ce qu'était cette île de Cargarge du gouffle persé parce qu'évidemment, on en apprend un petit peu tous les jours.
Tout le monde n'est pas au fait de ce qui se passe vraiment au Moyen-Orient. Et pour se rendre compte de ce qui s'est passé, Pierre Olivier Dent nous a rejoint parce que Donald Trump a euh dans son message donner des images de cette frappe justement et il a annoncé le président américain avoir d'abord ciblé des cibles militaires. Absolument Quentin, c'est sur son propre réseau social Truth que Donald Trump a annoncé avoir mené, je le cite, l'un des raides les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient.
Et vous le voyez d'ailleurs sur ces images Quentin, ces images rendues publiques par l'administration américaine. Ces frappes qui vistent ici l'île de Carg située à une quarantaine de kilomètres au large des côtes iraniennes. Au total, 15 explosions ont été entendu et vous l'avez dit, le président américain dit avoir complètement détruit des sites militaires iraniens mais épargnés en revanche les installations pétrolières.
Un responsable militaire américain affirme que des bombardiers ont visé des sites de stockage de missile ainsi que des sites abritants des mines iraniennes. Ces mêmes mines qui pourraient avoir servi pour perturber la circulation dans le D3 d'Ormous. Sur place, les agences de presse iranienne confirment ses frappes notamment sur les systèmes de défense antiaériennes de Lille.
Regardz, l'ennemi a tenté d'endommager les défenses de l'armée, la base navale Joshanne, la tour de contrôle de l'aéroport et le hangar à hélicoptère de la Continental Chef Oil Company. Alors pour le moment, Donald Trump a épargné les sites pétroliers, mais il a menacé euh de s'en prendre si le blocus et le D3 d'ormous restait bloqué. Or, c'est un site stratégique pour l'économie iranienne cette île de Cark.
Absolument Quin. En fait, il faut se rendre compte cette île, elle fait 24 km² et pourtant c'est par là que transite plus de 90 % du pétrole brut exporté par Teran. Aujourd'hui, on estime que 7 millions de barils en sortent chaque jour.
Et ce qui est intéressant, c'est que la CIA expliquait déjà en 1984, il y a plus de 40 ans, que ces installations pétrolières, justement sur l'île, elles étaient les plus vites du système pétrolier iranien. Elles sont reliées à l'Iran par de gigantesques pipelines. On compte notamment sur l'île une jetée de déchargement de pétrole de 10 postes d'amarage, une quarantaine de réservoirs de stockage de pétrole brut.
Un enjeu stratégique majeur dans cette guerre. Dernière information, Reuters estime à près de 50 milliards de dollars les recettes annuelles de pétrole iranien. recettes qui permettent ensuite au régime de financer l'appareil d'État, les armées ou encore les milices régionales au Liban ou au Yémen.
Merci beaucoup Pierre Olivier d'entend pour cette information. On va retrouver justement sur place notre correspondant RFI France 24 Savch Gaziéran parce qu'effectivement les chiffres sont importants. Pierre Olivier Denton nous le disait mais pour se rendre compte de ce que représente l'île de Carg justement pour l'Iran sivoche à quel point ces frappes sont stratégiques pour les États-Unis et surtout contre l'Iran.
Pour l'instant les les autorités iraniennes disent que l'Iran poursuit sa production de pétrole et l'exportation de son pétrole puisque deux pétroliers sont également est en train d'être chargés pour être pour passer le détroit d'urmose. C'est évidemment un le détroit d'uros le le terminal de carte qui est est un est un est un lieu stratégique pour Teran puisque c'est le principal terminal du pays. Il y a aussi le terminal de Jasque donc en mer d'omin qui est peu utilisé.
Euh l'Iran de toute façon n'exporte pas beaucoup de pétrole puisque euh donc les expations représentent environ euh 1400000 ou 1500000 bariles de pétrole par jour destiné principalement à la Chine. Mais ça pourrait ça ferait mal ça ferait mal à l'Iran si euh ce ce ces exploitations étaient arrêtées. Mais ce qui peut faire plus mal c'est en fait les taxes et les impôts. que parce que une grande partie du du budget du gouvernement iranien viennent des impôts et des taxes et donc comme l'activité économique est totalement à l'arrêt, cela va poser plus ce problème que les exploitations iraniennes.
Et de toute façon, l'Iran euh donc a dit qu'il il allait réagir et qu'il n'était pas question que les navires américaines, notamment militaires, s'approche du détroit d'ormose. responsabilitaire affirmé ce soir en réaction aux déclarations du président président Trump que il n'avait il n'y avait aucun navire de guerre américain à proximité des côtes iraniennes parce qu'ils savent que si s'ils s'approchent des côtes iraniennes, ils seront visés écoulés. Et il a demandé, il a il a il s'est adressé au président Trump pendant l'infirement envoyez envoyez vos navires près du du D3 d'Ormose et vous verrez ce qui ce qui va se passer.
Donc il a des menacres contre les États-Unis et Terran qui est déterminé à maintenir son contrôle euh sur ce D3. Merci beaucoup Savch Gaziit, toujours très précieux d'avoir ces ces témoignages en direct de la capitale iranienne. Je précise d'ailleurs que la liaison est un petit peu compliquée puisque internet reste coupé et qu'actuellement il y a une grosse coupure sur la capitale iranienne qui rend très compliqué le travail de nos reporters sur place.
Donald Trump parle d'un joyau lorsqu'il évoque cette frappe sur l'île de Carg. C'est vraiment le le qualificatif Vincent Cruet pour parler de cette île. Alors oui et non, ce qu'il faut comprendre c'est que 30 millions de de baril sont stockés dans les cuves sur Carg.
Ça représente à peu près 10 jours de production pour l'Iran et Carg a une capacité de chargement de 7 millions de barils le jour. Donc vous voyez en fait le problème c'est que ça tourne à flux tendu à carg. Donc c'est H24 flux tendu.
Et si ça s'arrête que va faire l'Iran en fait du pétrole qu'elle qu'elle produit ? Ça c'est le gros problème parce que quand on produit du problème du du pétrole, il faut le stocker. Or l'Iran exporte 50 % du pétrole qu'elle qu'elle produit.
Il va arriver à un moment où ils vont être obligés même d'arrêter leur production pétrolière parce que les cubes vont être pleines de toute manière sur le sur le territoire iranien. Et si carg ne fonctionne plus, et bien ça va poser un énorme problème à la fois pour les Chinois puisque à peu près 30 % du donc du pétrole du pétrole exporté en Chine donc est chargé à cargu. Donc il va falloir très rapidement que les Iraniens règlent ce problème de cargloquent.
Sinon leur production pétrolière en fait va être obligé de s'arrêter en grande partie. Alors pour le moment, il faut bien être précis. Donald Trump a annoncé qu'il n'a visé que des cibles militaires et pas des cibles pétrolières.
D'ailleurs, il s'en est enorgueilli sur son compte social par souci de décent. J'ai choisi de ne pas détruire les infrastructures pétrolières de l'île générale Dominique de l'Or. Ça veut dire que c'est simplement un message envoyé par Donald Trump cette nuit.
Je peux aller plus loin mais pour le moment attention. Tout à fait. Alors pour reprendre un peu l'image, cet énorme robinet, il est protégé par des installations solaires de défense militaire.
Et donc quand on regarde cette île de Carde d'un point de vue opérationnel, un peu ma partie, il y a bien les sites militaires qui le protègent et puis il y a en regardant très précisément, on peut arrêter fermer le robinet, fermer le robinet ou on peut détruire le robinet. Donc si vous voulez déjà vous avez une gradation. Alors la le premier pas a été franchi, il a tapé euh la piste mais ça se répare assez facilement. défense solaire.
Bon, c'est plus gênant pour les Iraniens, mais il y a quand on observe précisément comment est installé ce robinet, on peut savoir comment le fermer, c'està-dire taper à tel et tel endroit avec les smartbondes, avec des bombes guidées et cetera pour le fermer pas totalement définement mais pour un certain temps. Pour un certain temps, c'està-dire que les dégâts ne sont pas définitifs pour le robinet. Et puis il y a évidemment le l'autre option qui est dire on détruit complètement ce qui les installations qui sont sur les donc vous voyez qu'il y a une gradation et effectivement cette cette discussion entre autres qui est euh en terme voilé c'est bien le le problème du D3 d'Ormose qui est posé aux Iraniens.
Vous voulez fermer le D3 d'Omose commence déjà à taper sur votre gros robinet et si vous entendez pas on peut le fermer. On va pas le détruire tout de suite mais on peut le fermer. Si vous êtes vraiment méchant, on peut même le détruire.
Donc ça si vous voulez, ça c'est un langage qui est qui normalement peut fonctionner sur des gens raisonnables. Est-ce qu'il y a encore des gens raisonnables parmi les islamistes ? Ça serait.
Maya Cadra, justement avant d'évoquer le le D3 Dormau de cette annonce de Donald Trump, on est en fait dans la stratégie, c'est-à-dire qu'en fait, on parle souvent de l'impréparation peut-être américaine, mais là en fait ce n'est qu'une étape et tout est organisé de la part de Donald Trump. Alors, je ne suis pas partisane de l'organisation parfaite de Donald Trump, mais pas non plus de l'impréparation des Américains et n'ont pas envoyé toute leur armada et imposer une certaine forme de guerre psychologique sur les Iraniens pendant plusieurs semaines, de longues semaines pour montrer un message de faiblesse. Je pense qu'il y a beaucoup de scénarios qui ont été débattus, surtout au niveau de l'étatmajor de Dane Kane euh euh côté États-Unis et on voit que cette guerre, comme le général l'a dit, elle évolue par gradation ou bien par palier.
En fait, ils ont un une banque de cibles, les Américains. Alors, peut-être que pas l'impréparation mais le côté chaotique est dans cette banque de cibles. Par où on commence ?
On a très bien vu que la première étape c'était au niveau des défenses antiaériennes iraniennes. Ils ont misé sur une chose, c'est celle de l'élimination du guide suprême. Ils se sont peut-être dit "Si on élimine le guide suprême, le régime va peut-être tomber d'une manière peut-être spontanée." Ça n'a pas eu lieu, mais ça ne veut pas dire que le régime n'est pas affaibli.
On a très bien vu par exemple hier euh Larij, voilà, pavané un peu dans dans les rues de Taeran en prenant les gens même un peu comme bouclier humain parce que c'est ce qui l'a protégé, c'est la foule qui était là-bas. Mais je trouve que Donald Trump annonce le ton de gradation quand il a annoncé les frappes sur les euh sur les installations militaires sur l'ire de de Carg. Il n'a pas du tout exclu euh le fait de viser aussi toutes les installations pétrolières si l'Iran n'ouvre pas le D3 d'Ormous.
Il a menacé justement et comme pour une transition l'annonce principale de la journée c'est ce que Donald Trump a annoncé cette fameuse coalition internationale. Je mets des guillemets bien sûr parce qu'on a un petit peu de mal à comprendre et cet appel à plusieurs pays dont la France. On va retrouver justement à Washington notre correspondante sur place Marion Russell avec Éric Jos américain donc qui annonce que plusieurs pays seraient prêts à envoyer des navires et il en appelle donc à l'État français pour venir le soutenir.
Oui, ça ressemble à un appel du pied de la part de Donald Trump pour différents pays, la France, mais aussi par exemple le Royaume-Uni, la Chine ou encore le Japon et la Corée du Sud pour créer une coalition internationale pour appuyer en coordination avec les Américains sur le passage du des trit d'ormous. pour le président Donald Trump. Ça c'est un sujet primordial, un sujet qui impacte directement le porte-monnaie des Américains avec l'augmentation du prix à la pompe.
Donald Trump qui dans ce poste aussi cherche à en quelque sorte rassurer en droite ligne avec sa rétorique qu'il utilise depuis plusieurs jours maintenant. Il affirme que les capacités militaires de l'Iran ont été 100 % détruites, que le régime a été décapité et il appelle donc et bien ces pays à euh amener des navires des navires de guerre sur zone pour empêcher le blocage du D3 d'Ormous ou débloquer s'il s'avérait être miné. Donald Trump pour qui c'est un sujet très important depuis plusieurs jours déjà, il en a parlé.
Hier au micro des journalistes, il a affirmé que le l'idée d'escorter des navires par des bateaux américains allait prendre corps euh bientôt. Cet appel, pour l'instant, il n'a pas emmené de de réponse de la part de la France ou des autres pays euh cités, mais on sent bien là et que le que le président américain après avoir un temps rejeté en quelque sorte l'aide notamment du Royaume-Uni, il avait eu des mots très dures envers le premier ministre et bien change un petit peu son avis et on appelle maintenant une coalition internationale pour essayer de prendre à bras le corps ce caillou dans la chaussure. pour lui qui est le blocage du T3 d'Ormous.
Merci beaucoup Marian Russel. Merci également à Éric. Je sais Bregè, vous connaissez très bien la politique américaine si je puis dire.
On est vraiment dans un appel à la France et à nos alliés, à ses alliés pour pouvoir sécuriser ce D3 ou au contraire, c'est plus une mise sous pression des Européens, des occidentaux, des Japonais pour venir prêter main forte aux Américains. C'est absolument euh surprenant de l'entendre dire ça tout d'un coup. Euh il a pendant longtemps dit qu'il était avait besoin de personne et donc ça ça me paraît vraiment une espèce de de lubi parce qu'en plus le président français a a toujours dit qu'il voulait bien venir dans la zone pour prêter un main forte à ses alliés de la accords de défense avec les Émirats mais là euh il a dit surtout qu'il allait les faire quand les choses seront pacifiées.
Je le vois très mal se mettre en première ligne et surtout que pourquoi les Américains ne vont pas sur le parce que c'est vrai qu'il est pas bloqué en soi mais il est bloqué c'est-à-dire qu' les Iraniens vont tirer sur tout ce qui bouge tous les toutes les tout ce qui va ce qui va passer qui ne leur déplairs ont pas mis de bon de de de mine autant qu'il t'avait le dit parce qu' finalement il par eux-mêmes ils auraient ils se mettrai en danger et les les navires chinois aussi mais ce qui m'intéresse moi c'est de vous raconter cette je parlais de le du fait qu'il menace de de les installations pétrolières à carg. En fait, il y a un accord tacite de ne pas toucher aux interations pétrolières en fait parce que déjà les les Iraniens pourrait très bien toucher les Émirats et les commencé à le faire d'ailleurs et la vérité c'est que les Iraniens sont beaucoup plus en danger parce qu'ils ont tout à cargue alors que les Émirales, tous les pays du golf, ils sont quand même ils ont plusieurs installations pétrolières un peu disséminées mais enfin ce serait quand même désastreux pour le cours du pétrole. Donc c'est aussi pour ça qu'il ne le fait pas.
Et puis même pendant la guerre Iran Irak, il y avait pas ils n'ont pas tellement touché aux installations pétrolières les uns des autres parce queils savent que c'était vraiment vitau vital pour le pour leur pays. Alors justement avant de de d'évoquer la suite des et savoir à quoi pourrait ressembler à cette escorte, on va se tourner vers Brandon Warret qui nous a rejoint parce que on se pose la question quel navire, quelle escorte pourrait justement sécuriser ce D3 Dormous ? À quoi pourrait ressembler ce déploiement militaire si je puis dire ?
Brandon ? Bonjour Quentin et justement on va se tourner vers ce D3 DO, vous allez voir euh sur cette carte endroit au combien stratégique c'est le robinet mondial he de l'énergie. 20 % ce chiffre 20 % de la consommation de pétrole aujourd'hui dans le monde transite par cet endroit.
Alors vous parlez donc de cette escorte militaire, on pourrait parler d'un dispositif divisé en deux couches. Une première couche importante et bien ça se passe en mer notamment. des destroyés pourraient être déployés pour encadrer ou tout simplement pour ouvrir la voie de ces bateaux utilisés dans ce D3 déjà sur mer parce que déjà pour réagir extrêmement rapidement en cas d'attaque.
Et puis une deuxième couche notamment aérienne, vous le voyez avec des hélicoptères, des drones, des avions de patrouille pourraient là aussi assurer une sécurité. Le tout coordonné par un centre de commandement ici à Barin, c'est la 5e flotte américaine. Alors, vous l'imaginez cela c'est c'est un coût un coût très élevé.
Si on prend l'exemple de la guerre entre l'Iran et l'Irak dans les années 80, et bien il y avait Washington qui assurait la sécurité de de plusieurs navires coétiens sous pavillon américain. Le prix, l'estimation, c'était 1 million de dollars par jour. Alors, évidemment, il n'y a pas de de risque zéro.
Si on garde toujours cet exemple de la guerre entre l'Iran et l'Irak, 24 juillet 1987, vous avez ce pétrolier coyétien, l'un des premiers escortés par la marine américaine. Il passe dans le golfe Persique, le Brighton, et il leur ensuite une mine iranienne. Et puis on parle d'escorte, mais une escorte de navir de pétroliers existe aujourd'hui depuis 2024 en mer rouge.
Regardez, vous avez des navires américains, des navires européens qui assurent la sécurité de ces bateaux pour faire face aux potentielles attaque des outils. Et puis Brandon, il y a une autre difficulté pour Donald Trump et éventuellement les pays alliés, c'est la géographie du D3 d'ormous puisque le couloir par lequel passent les bateaux est très étroit. C'est même l'obstacle numéro 1.
Déjà, regardez cette carte, si on prend un peu de recul, c'est 55 km entre les deux. Vous allez me dire "C'est beaucoup, il y a de l'espace pour se navire effectivement." Mais lorsqu'on approfondit, regarde sur une seconde carte, vous allez voir le passage est extrêmement réduit.
Voyez en rose, rouge et en bleu, les deux sens de circulation de ces navires pour passer autour de ce D3 Dormous et ben c'est uniquement 3 km. 3 km d'un côté, 3 km de l'autre et bien entre les deux vous avez une zone neutre et c'est ça le principal obstacle, la difficulté parce que cela empêche les navires tout simplement de de zigzaguer, d'avoir une mer ouverte. ils sont bloqués.
Alors forcément, même si vous avez cette sécurité, cette escorte, on peut pas élargir la taille de ce D3. Alors quelques mines, des drones, des hélicoptères peuvent provoquer des dégâts importants et perturber l'approvisionnement mondial de ceux des trois d'ormouse. Merci beaucoup Brandon Noiret pour toutes ces explications.
Je me tourne vers vous général Dominique de l'Or. Sur cette sécurisation, on est uniquement dans l'escorte de pétrolier pour pouvoir passer ou au contraire, on peut imaginer un déploiement un petit peu plus massif pour vraiment contrôler la zone, mettre des bateaux, des frégates tout autour du D3 pour pour le protéger. Alors, trois trois remarques, la première, la plus courte.
C'est une belle manœuvre diplomatique de la part de du président Trump que de vouvoir partager le risque avec les autres gens intéressés, nations intéressé dans la zone. Donc euh après ces nations diront oui, diront non. Ils disons ça les met devant leur responsabilité.
Alors, d'un point de vue de la deuxème observation, c'est au vu de la carte, on voit très clairement que les couloirs de navigation passent quasiment essentiellement en eau humanaise et non pas en eau iranienne. Ce qui au sens juridique, a a une valeur. C'est-à-dire que les agressions iraniennes sont bien dans les eaux roumanaises et non pas dans leurs propres eaux.
C'est-à dire que on dit toujours que l'Iran contrôle des trois d'ormous, c'est inexact au sens des couloirs de navigation maritime puisque à l'exception de la sortie du couloir montant montant, c'est essentiellement en eau haanaise. La troisième remarque, c'est pour répondre précisément à votre question. Il y a des solutions militaires qui sont évidemment qui dépendent de l'affaiblissement des capacités des islamistes à tirer des drones ou des missiles.
Alors, c'est faisable comme ça vient d'être présenté avec le système un peu multicouche auquel il rajouterait quelque chose. C'est la nécessité de faire des détérages ponctuels peut-être sur la côte. C'est pour ça que il y a une capacité terrestre qui est qui est renforcée à travers des renforcements qui sont en cours ou qui sont prêts à venir si jamais il y avait à faire des nettoyages complémentaires sur la la côte iranienne.
Donc si vous voulez au point opérationnel, on peut monter une opération mais évidemment la la sécurité en général ne reviendra que si le problème essentiel qui est qui n'est pas sur le D3mouse qui n'est pas sur le D3 d'ormous qui est bien atérant et et réglé. Tant que ce problème là n'est pas réglé, il sera difficile de venir au risque zéro sur des trois d'ormous. Alors, avant d'évoquer potentiellement la compétence française, on a le sentiment quand même qu'il y a un double discours aujourd'hui autour de ce des tr Dermous Hélè parce que d'un côté, vous avez les enfin les États-Unis et Donald Trump qui réagissent de façon militaire, qui proposent une solution militaire et de l'autre il faut souvenir des pays européens. il en appelle à la France mais les pays européens notamment Paris annoncé hier en tout cas on avait des informations comme quoi on discutait avec Teran pour ouvrir une voie de passage.
Il y a deux stratégies qui s'affrontent, la diplomatique et la militaire. C'était le Financial Times qui citait des sources expliquant que il y a une tentative tentative hein du côté français et italien effectivement de de négocier un passage. On a vu que des bateaux indiens sont passés.
Je crois qu'il y a un bateau turc. Les bateaux chinois ont pu le faire. Donc, il y a peut-être cette idée aussi que on peut négocier une dérogation avec l'Iran.
C'est pas sûr que en ce qui concerne les Européens cette demande aboutisse puisque euh les l'Europe est considérée en tout cas par l'Iran comme des des alliés des États-Unis. Donc, on voit mal cette demande aboutir quand on voit la stratégie de l'Iran qui est de mettre une pression maximale. Euh mais on en revient à à finalement ce que ce que disait Trump cet après-midi sur son truve social.
C'est-à-dire que pour l'instant donc lui a frappé de façon militaire. Il avait laissé entendre il y a quelques jours qu'il pourrait effectivement à un moment donné intervenir pour rétablir la circulation normalement. Ce qui est intéressant c'est de voir donc qui tend d'un seul coup.
Et en fait la formulation c'est "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres pays qui sont affectés par cette contrainte artificiel, c'est comme ça qu'il l'appelle, participe à une coalition. Donc qui tend la main effectivement à des pays comme la France mais qui a qui ont qui a déjà dit la France qu'elle pourrait envisager une coalition, mais aussi intéressant c'est qui tend la main par exemple à la Chine qui elle pour l'instant arrive à plutôt à s'en sortir en quelque sorte puisqu'elle est un partenaire de l'Iran. Euh donc ça laisse penser qu'il y a un petit embarras quand même du côté américain parce que voilà et al en attendant il dit bah non on va continuer à bombarder.
Vincent Cruset que pourrait apporter la France euh dans cette éventuelle coalition ? Est-ce que c'est le Charles de Gaulle qui pourrait euh de sa position en Méditerranée venir appuyer d'éventuels soutiens ? Est-ce que ce sont nos frégates ?
Comment ça pourrait se passer ? Bon, déjà, il faut rappeler qu'on a le savoir-faire en matière d'accompagnement et d'escorte de super tank sur la zone. Nous l'avons fait à l'occasion de l'opération Prometé en 1987-8 et nous l'avons bien fait.
Donc, 40 ans après, je pense que la Marine nationale a conservé euh le savoir-faire pour effectivement mener une opération de sécurisation éventuellement euh de nos de son approvisionnement, de notre approvisionnement qui est en jeu aussi euh mais aussi à travers une coalition. Maintenant euh c'est tout de même un aveau de faiblesse de la part de Trump d'en appeler à la France et à d'éventuels alliés parce qu'avec l'armada qu'il a sur zone et l'armada qu'il fait venir d'ailleurs du Japon avec un nouveau groupe amphibie aéronavale donc de du corps des Marines, ça signifie tout de même que il n'est pas du tout certain de remporter la guerre dans le golfe persique et qu'il va falloir amener d'autres moyens et que la guerre à distance tout de même assez limite. Il va falloir quand même rentrer dans le golfe Persic et faire vraiment la police la police sur les mers et de nettoyer comme le disait Dominique tout à l'heure effectivement la côte côté iranien pour se prémunir des attaques des gardiens de la révolution islamique.
Alors forcément vous le savez LCI est partout au proche Orient pour vous rendre compte de la situation sur place. On va retrouver à Dubaï notre envoyé spécial Elisa Cléach tout près du 23 Dormau justement pour nous faire un point sur la situation aujourd'hui. Elisa, quel bateau passe ?
Quel bateau ne passe pas ces dernières heures dans le détroit d'ormouse ? Bien aujourd'hui, on a notamment eu des bateau indiens qui ont obtenu l'autorisation de l'Iran, mais encore une fois, cette autorisation, elle est évidemment très compliquée à avoir et il est évident que tous les pays, y compris les alliés des États-Unis, d'Israël, ne n'obtiendront pas cette autorisation. Euh ce qui va être très compliqué ici, c'est d'assurer la sécurisation de ces trois d'Ormous si jamais effectivement il y avait cette coalition euh qui entrait pour deux raisons.
La première c'est les trois tests de ce des trois d'ormous. Si il y avait une coalition qui s'y aventurait, elle serait obligée de passer euh dans les eaux iraniennes et donc à proximité des côtes et pourrait potentiellement être la cible d'attaque de la part de l'Iran. Il faudrait donc des moyens considérables pour prévenir toute attaque aérienne ou navale.
Et puis deuxième enjeu ici, c'est cette menace que fait planer Tanpuis plusieurs jours du fait qu'ils aient potentiellement miné ceux des trois d'ormous he selon des des médias américains qui citent directement les renseignements. Ils auraient placé une dizaine une douzaine de mines tout au long de ce D3. Et donc si on venait à rouvrir totalement ce D3 à la navigation internationale, il faudrait forcément pour le sécuriser passer des chasseurs de mines.
Cela prendrait plusieurs semaines, cela serait extrêmement coûteux et on ne serait finalement pas sûr à 100 % que ce D3 d'ormous est totalement sécurisé. Merci beaucoup les ACL. Merci également à Arthur Grelet.
Voilà pour la situation dans le D3 d'ormous. Restez avec nous dans le grand dossier. On continue de parler de cette épine dans le pied du trod d'ormous pour Donald Trump.
Reste avec nous. On va empêcher ça. 17h24, c'est la suite de votre grand dossier sur LCI, évidemment consacré au 14e jour de cette guerre en Iran.
On se pose la question ce soir puisque [musique] tous les regards sont tournés vers ce D3 d'Ormous que Donald Trump annonce vouloir rouvrir dans les brefs dans les plus brevs délais avec cette coalition internationale dont il est il est question. La question qu'on se pose notamment à Washington et par la presse américaine, c'est si Donald Trump avait tout prévu et si le président américain n'avait pas écouté ses conseillers qui lui disaient que le D3 d'Ormous pouvait fermer. C'est justement ce qu'indique le Wall Street Journal et Celia Just Freddy pour nous pour nous indiquer que ces informations de la presse américaine montrent que le président américain bien n'a pas écouté ses conseillers sur le sujet.
Oui, absolument. Ce sont les dernières informations du Wall Street journal. Le général Donkel, le chef de l'étatmajor des armées, a bien briefé le président des États-Unis sur les risques qu'il y avait avec l'entrée dans ce conflit d'une fermeture du D3 d'Ormous.
Selon le West Street Journal, Dunken aurait déclaré à plusieurs reprises qu'il était plus que probable que l'Iran déploi des mines, des drones pour fermer les voies maritimes s'il y avait un conflit. Toujours d'après les mêmes sources, le président américain aurait indiqué à son équipe que Teran capitulerait probablement avant la fermeture du D3 malgré le fait qu'il ait été prévenu. Donald Trump a donc pris la décision de se lancer dans la guerre.
Alors évidemment avant de se lancer dans ce conflit et d'approuver l'opération, le président et ses conseillers ont examiné différentes options pour la réouverture du D3 s'il y avait ce genre de situation comme utiliser par exemple la marine américaine pour escorter les pétroliers. Mais de semaines après le début de la guerre, toujours aucun pétrolier américain ne peut passer. Aujourd'hui, Donald Trump appelle à la coalition internationale pour débloquer le D3 d'Ormous.
Une situation qui aurait pu être évitée car la fermeture éventuelle du D3 figurait parmi les scénarios envisagés par Kane et d'autres conseillers de Donald Trump avant la guerre. Mais le chef d'état-major était convaincu que l'armée américaine pourrait paralyser la marine et l'arsenal de missile iranien. C'est aussi pour cette raison que l'armée américaine frappe sur des cibles militaires.
On peut encore le voir aujourd'hui avec l'île de Carg. Le calcul est simple. Si l'Iran n'a plus de ressources, ils ne pourront pas fermer le D3.
En tout cas, au vu de l'échec pour l'instant concernant la réouverture du D3 d'Ormous, les détracteurs de Donald Trump affirment que la situation témoigne d'un manque de planification et de réflexion durant les semaines qui ont précédé la guerre. Merci beaucoup Celia Justy. Justement, on va reprendre la direction de Washington on retrouve notre correspondante sur place Mario Russell avec Éric Jos.
Est-ce qu'à Washington il y a un parfum qui commence à monter celui euh d'une impréparation en tous les cas d'un Donald Trump qui aurait sous-estimé l'Iran ? Mais en tout cas, il y a une dichotomie en fait entre le discours tenu par Donald Trump depuis le début de la guerre, encore plus depuis quelques jours, qui affirme que les capacités militaires de l'Iran sont décimées, que la suprématie militaire américaine et aussi sur le plan de l'armement est euh criante et que la guerre va se terminer plutôt rapidement. Ça c'est le discours que Donald Trump tient et porte depuis plusieurs jours dans les réseaux sociaux, dans les médias également, dans les courtes interviews qu'il peut donner.
Et puis de l'autre côté, il y a les images qui montrent que l'Iran continue de frapper notamment des cibles en Israël, mais aussi des cibles euh près du D3 d'Ormous. Et puis les moyens déployés par les Américains, des moyens auxquels on ne pensait pas au début. On évoque euh des troupes au sol, il y a ces plusieurs milliers de marines qui sont en route pour être déployé dans au niveau du Moyen-Orient. tous ces ces moyens importants pendant plusieurs jours, on pensait etth bien que ça resterait des frappes aériennes.
Et bien, on se rend bien compte ici en tout cas c'est ce qui transparaît dans les médias et dans l'opinion publique et bien que peut-être les moyens qu'il faut mettre et bien ils sont plus grands que ce qui avait été envisagé avant parce qu' on le sait ici pour Donald Trump le pire ça serait l'enlisement. Il pensait que ça allait durer euh 4 semaines, on est déjà à presque deux et pour autant il n'y a pas de signe de capitulation de l'Iran malgré ce que le président américain dit. Et l'enlisement, c'est le cauchemar parce que ici l'opinion publique, elle n'était déjà pas très favorable à cette intervention euh militaire avec l'impact aussi sur le prix euh du pétrole et sur le pouvoir d'achat des Américains.
Et bien cette contestation, elle tend à monter et c'est un vrai sujet pour le président des États-Unis. Merci beaucoup Marian Russell. Merci également à à Éric José.
Est-ce que vous partagez sur ce plateau ces informations, cet avis en tous les cas d'un Donald Trump qui aurait sous-estimé l'Iran Vincent Cruet ? Ce qui est ce qui est un petit peu qui ce qui est plus que préoccupant, moi je me souviens de ce qu'a dit Donald Trump il y a de tr jours. Il a dit "Après avoir écouté mon gendre, Jarel Kouchner et Steve Witkoff, je les ai écouté, ils m'ont dit que l'Iran allait bientôt attaquer les pays du golfe Persic et les États-Unis et les Intersaméricains.
Donc nous avons attaqué en premier." C'est assez confondant tout de même. C'estàd qu'il n'a pas écouté ses services de renseignement effectivement ses conseillers militaires et les gens de la sécurité nationale, mais il a écouté son gendre et Steve Witkof.
Et voilà où on en est aujourd'hui. Effectivement préparation totale militaire sur le plan de la sécurité du renseignement concernant le le D3 d'Ormouse. Em embrasement et bourbier quand on voit que les intérêts américains sont cibés tous les jours.
Aujourd'hui là depuis quelques heures, c'est l'ambassade américaine à Bagdad. Donc vraiment euh chaque heure qui passe c'est un désastre côté américain. Et justement preuve peut-être de cette impréparation, euh Teran a réagi justement à cette information donnée par Donald Trump puisque le commandant de la marine iranienne annonce euh Hélène Bonet que euh le président américain prétend faussement vouloir escorter des pétroliers, mais il il menace justement que la marine iranienne est toujours sur place pour pouvoir attaquer et riposter à une éventuelle à un éventuel déploiement militaire.
Oui. Alors, il explique quand Donald Trump a dit avoir détruit la marine et bien cela est faux. C'est ce que dit ce commandant.
Il dit aussi que il soulligne he Donald Trump en vient à demander de l'aide à d'autres pays et rappelle que le D3 n'est pas fermé mais sous contrôle. Donc sous-entendu en fait, on laisse passer ce qu'on a envie de laisser passer et le ce problème est le vôtre en quelque sorte. Et voilà, c'est la réponse des Iraniens à à Donald Trump.
On voit de toute façon que on est dans une pour l'instant dans une escalade, c'est-à-dire que il y a eu ses frappes sur l'île de Cargue et ses menace de Donald Trump. Réponse de l'Iran qui frappait aujourd'hui les Émirats sur un terminal industriel et pétrolier. Enfin voilà, on est dans une sorte d'escalade, l'Iran ne veut pas céder.
Alors est-ce que Donald Trump n'y était pas préparé ? Il avait des informations. On a vu donc les responsables de la militaire américain avaient dit attention c'est un risque que ce soit bloqué et en fait il a choisi de passer outre.
Et d'ailleurs quand il le dit aussi dans dans ses quand il explique sa prise de décision, j'ai un petit groupe de conseillers, il me donnent leur avis mais de toute façon à la fin c'est moi qui tranche. Il était persuadé que la la puissance la démonstration de la puissance américaine suffirait à faire céder l'Iran. Après derrière les militaires américains ce ne sont pas des imbéciles.
Donc il y a des scénarios après voilà c'est pas une évidence, ça se fait pas sans risque de d'essayer de débloquer ce ce cette zone. Sachant qu'en plus l'Iran va vouloir répliquer, elle le dit hein, d'ailleurs, elle frappera les intérêts pétroliers, économiques des pays voisins, en tout cas tous ceux qui sont liés aux États-Unis. Et on l'a entendu dans le papier de Celia sur ces informations du Wall Street Journal, c'est le chef d'état-major des armées Danken Ken qui a prévenu Donald Trump que ça allait être beaucoup plus beaucoup plus compliqué que ça.
Et hier encore, le chef d'état-major Danimiste que Donald Trump. Écoutez Danken justement à propos de la sécurisation du D3 d'ormous. C'est un environnement tactiquement complexe et je pense qu'avant d'y faire passer quoi que ce soit à grande échelle, nous devons attendre.
Nous voulons nous assurer que nous menons les opérations conformément à nos objectifs militaires actuels de manière sûre et intelligente. Regades, est-ce que là encore on voit bien que ce ce Détroit Dormau c'est une vraie épine dans le pied de la part de Donald Trump et que même lui a l'impression on a l'impression qu'il navigue un peu à vue. C'était quelque chose d'assez d'assez prévu quelque part sauf par lui parce qu'en fait finalement quand on lui dit des choses qu'il n'aime pas il renvoie les gens. il a renvoyé des généraux du Pentagone.
Il y en a plusieurs qui ont disparu dès le début. Donc les gens sont un peu ils vont un peu à à sur la pointe des pieds de lui parler de le contrer. Mais la vérité c'est que les les Iraniens contrôlent le D3.
Mais ça c'était une vérité. Mais même mais même maintenant même si les Américains venaient et débloquaient quel navire commercial va passer par là ? Personne parce qu'ils ne sont pas assurés.
On passe, il faut je passe mon temps à le dire dans sur le plateau, c'est les assurances les les navires commerciaux ne passeront pas pendant très longtemps dans ce tr aucun aucun alors je vois pas à part peut-être les Chinois parce que ils sont protégés les Indiens et c'est tout. Donc il y va pas y avoir qu'on le débloque ou qu'on le bloque ça changera rien du tout. personne va passer par là pendant un certain temps.
Alors, est-ce que justement ce déblocage ne passerait pas par un déploiement un petit peu plus massif au-delà des navires militaires par un déploiement de de troupes ? Le Pentagone hier qu' a annoncé que 2500 marines seraient bientôt envoyé sur place. Est-ce que général ça pourrait peut-être passer au-delà de la sécurisation et de l'envoi de de de navires militaire par des opérations ciblées ?
On rappelle que c'est et marines sont capables de de d'organiser, de faire des opérations d'amphibie entre guillemets de des opérations ciblées. Est-ce que ça pourra passer par là éventuellement ? Alors tout d'abord, il faut il faut avoir en tête que le cas de la fermeture du D3 d'Ormous, c'est un cas classique d'école de guerre.
Ça c'est étudié dans les bonnes écoles de guerre de des des gens qui ont de la puissance notamment États-Unis et évidemment aux États-Unis. Donc ce cas-là, il utilise il étudie depuis 40 ans avec euh évidemment euh une évaluation de la menace iranienne qui varie en fonction des périodes et puis euh et puis des des solutions qui sont proposées. Donc si vous voulez, il y a tout un éventail de solutions qui sont proposées mais elles sont chères.
Alors évidemment il on essaie de trouver celle qui va le plus vite et qui le moins cher pas forcément la meilleure. Donc c'est sans doute c'est ce qu'a choisi le président Trump en pensant que la rapidité, la foudroyance de la décapitation amènerait un effondrement rapide et que donc il ne serait pas en mesure avec tout ce qu'ils allaient prendre sur la figure entre américain et israélien de mener une action coordonnée très longtemps. Bon là depuis 15 jours pour le moment ils arrivent à coordonner.
C'est quand même une surprise ça. Donc après il y a évidemment dans la dans les études qui sont faites, il a le cas où l'adversaire crée lui-même ses propres surprises et donc ça amène à une une un renforcement des moyens à nécessaires. Alors ces moyens, ils peuvent se trouver de deux façons.
Ils peuvent être même de jouer des deux façons. Soit à travers des propres renforcements comme là on vient on va en parler là des des MIU des US Minec et puis l'autre moyen c'est à travers des coalitions. Donc vous avez deux de deux moyens d'avoir plus de disponibilité de force pour pouvoir rétablir en votre faveur la situation de la D3 Dormous.
Si il est en train de jouer les deux. Il fait un appel à la coalition. Alors qui est-ce qu' va répondre ?
Je sais pas trop. Enfin, il y a il fait cet appel à comme je dis tout à l'heure pour essayer de partager les risques à avec les différents pays et puis il fait venir euh les Marines. Alors les marines, vous les annoncez euh tant qu'ils arrivent de Don Lulu ou de ou de Tokyo, il prend un peu de temps.
Par contre la une division de la lae airborne, elle peut venir en quelques quelques jours avec leur leur train d'avion pour amener au moins l'essentiel des forces. Donc vous voyez tout c'est ce n'est pas la le problème est toujours du choix politique. Alors si vous me permettez une seconde de plus, il y a il y a une autre erreur qui avait été faite qui est célèbre qui est avant le 7 octobre par Nethanahu qui s'est trompé alors qu'on lui présentait des évaluations qui étaient quand même défavorables sur la montée en puissance du Habas.
Il a considéré que les gens du Hamas seraient incapable de monter une opération comme ça. Ce qui est d'apparaît, ça surprend un peu tout le monde, c'est cette possibilité des islamiste à tenir aussi longtemps en matière coordonnée. Et c'est vrai que c'est c'est on beaucoup de gens ne s'attendaient pas forcément à une telle résilience.
Maya cadra, c'est 2500 marines à qui vont arriver dans dans le D3 d'ormous dans les prochains jours maintenant parce qu'on sait pas combien de temps ça va ça va ça va mettre. Est-ce que ça peut changer les choses ? À quelle mission pourrait avoir ces ces ces ces ces militaires américains ?
Alors, concernant ces ces militaires américains et le D3 d'Ormous, ça fait peut-être partie de l'étape numéro 2 de Donald Trump. On a beaucoup parler de ce D3 qui est bloqué par les Iraniens. Donald Trump était impréparé.
Dan Kane est dans un pessimisme total. Moi, je relativise tout ça. Je vais juste détailler point par point.
Concernant Dan Kane et la petite séquence qu'on a vu, c'est normal que quand on affronte le discours d'un président haut en couleur et très parfois caricatural. Et le discours d'un chef d'étatmajor, il y a un décalage, c'est normal. Il y a le réalisme militaire et il y a le discours politique.
Donc ce n'est pas du pessimisme, c'est juste une évaluation des risques. Et en fait quand il y a pas de risque, il y a que des capitulation, il y a pas de guerre. On est en guerre.
Donc c'est complètement normal que le D3 d'Ormous soit miné, que il y ait plusieurs tentatives américaines ou plusieurs scénaris américains en fait pour débloquer ce D3. La première, elle a eu lieu hier. Il y a pas eu d'autres actions militaires majeures avant la le bombardement euh sur les positions militaires à l'île de CC.
C'était juste l'anéantissement de de la flotte navale iranienne mais qui est déjà vêtu. Donc c'est une c'est une nonopération presque en fait parce que ils ont pas vraiment les moyens et la même flotte navale que les Américains. Donc là on commence la bataille du D3 d'Ormous.
H il est encore tôt de se plaindre de l'impréparation des Américains. La première chose qui a eu lieu concernant ce ce ce dilemme, c'est hier à l'île de Carg, maintenant on va peut-être assister au débarquement des Marines. Je ne sais absolument pas où est-ce qu'ils vont se poser.
Est-ce que c'est dans l'île de Carg ? Il y a un énorme risque que tout comme bah le risque le risque c'est que les passes d'arand les unités d'élite des cor des gardiens de la révolution soient là-bas et qu'il tendent des des guetapans et qu'ils sortent de je ne sais pas où pour leur tendre des pièges. Donc là il faut vraiment bien étudier ce scénario.
Avant d'avancer c'est un vrai risque potentiellement un débarquement de marines sur cette île de cargo. de débarquer sur carg ou de lancer une opération aéroportée sur carg, c'est extrêmement risqué. Carg, c'est à 25 km de du littoral iranien, donc c'est extrêmement vulnérable aux frappes notamment de drone chared.
Pour pour bloquer car, bah il suffit de bombarder cette île régulièrement pour empêcher justement à la fois le chargement sur les deux jetés qu'on a vu qu'on a vu qui peuvent accueillir jusqu'à 10 pétroliers par jour. Je vois peu de de super tank chinois maintenant s'approcher de cette île dans ces conditions. Donc ça ne sert absolument à rien de prendre cargue.
Moi, j'ai l'impression que c'est un point de diversion euh depuis plusieurs jours pour justement concentrer l'attention iranienne sur éventuellement la défense et la protection de carg. Oui. En plus, n'oublions pas que les les passes d'art, les gardien de la révolution, il ils récupèrent la moitié de ces de ces recettes pétrolières pour arroser les proxis, pour arroser leur leur justement pour acheter la paix sociale, je veux dire, la paix la paix autour d'eux.
Et donc c'est ça, je pense qu'ils sont en train de les attaquer au cœur et et ne les sont pas passés non plus finalement parce qu'il y a de blocage de partout et il y a des risques qui sont aussi se face canardés par le haut par les Américains et et donc c'est vraiment ça je pense qu'on est en train de les prendre à la propre piège étant donné comme je disais que c'était vraiment l'endroit le plus concentré de l'exportation du pétrole pour les am pour les Iraniens. Alors, on sent quand même que les choses s'accélèrent ces dernières heures avec ce ce bombardement de l'île de Carg ces dernières heures, cette annonce de la collection internationale par Donald Trump et Israël également qui annonce par la voix de son ministre de la défense Israël Cas que cette guerre rentrerait serait rentrée dans sa phase décisive. On va prendre la direction de d'Israël mais juste avant écoutons d'ailleurs Israël 4 qui nous explique cette phase décisive.
Écoutez le ministre israélien. L'Iran se livre à des actes de terrorisme régional et d'extorsion visant à dissuader Israël et les États-Unis de poursuivre leur campagne et reçoit une réponse sans compromis aussi forte que l'acier. Nous entrons dans la phase décisive de la lutte entre les tentatives du régime de survivre tout en infligeant des souffrances croissantes au papieranien et la capitulation.
Seul le papiranien peut mettre fin à cela par une lutte déterminée jusqu'au renversement du régime terroriste et au salut de l'Iran. Et on va retrouver sur place dans le nord d'Israël notre correspondant Nicolas Rouget. Nicolas, est-ce qu'on a une idée de ce à quoi pourrait ressembler cette phase décisive ?
Donc oui, alors il faut d'abord peut-être rappeler que évidemment en Israël Cats, il y a un effet d'annonce he quand il parle de phase décisive. On voit ici évidemment la population reste massée he derrière cet effort de guerre contre l'Iran, mais il y a quand même des voies qui s'élèvent en particulier parce qu'on parle du ce jour d'après. Un critique et c'est peut-être ce qu'on a vu quand même ces jours derniers cette intensification des frappes des phrases des frappes pardon qui restent encore intenses mais qui se diversifient sur d'autres objectifs notamment des checkpoint des basic par exemple qui auraient été frappés suite à des informations sur le terrain et puis aussi une diversification des moyens utilisés par les Israéliens notamment essin de drone sur le territoire iranien.
Tout cela montre bien que les Israéliens essaient de d'aller plus loin pour pousser à la à la à la chute du régime, pour pousser les Iraniens à se révolter et à faire tomber le régime. Évidemment, un exercice compliqué quand il n'y a pas encore une fois de mention du jour d'après, en tout cas pas ici en Israël, que ce n'est pas une conversation publique. À voir dans les prochaines heures évidemment si cet effet d'annonce est suivi de plus d'une intensification encore de ces frappes et puis d'une diversification des cibles.
Merci beaucoup Nicolas Rouger en direct du nord d'Israël. Vincent Crusé, on est dans l'effet d'annonce où vraiment on peut s'attendre à ce que les choses s'accélèrent dans les prochains heures. Ce qui est intéressant, c'est que déjà on a deux objectifs totalement dispérants.
On voit que Trump se focalise sur le détroit d'Ormous et que les Israéliens depuis plusieurs jours ne parlent que du renversement de régime et de l'acharnement justement sans répis sur sur les sur les sur les décideurs de ce régime avec quelques nuances tout de même puisque hier on a vu dans la rue tout de même le président Péch et Ali Larijani tout de même au milieu des au milieu des de la population se servant plus ou moins d'ailleurs de la population comme bouclier humain ou bien ou bien ou bien sont-ils épargnés volontairement par les Israéliens et les Américains pour les avoir comme interlocuteurs demain. Ça c'est tout à fait possible. Euh maintenant, de toute manière, le soulèvement populaire, il ne peut avoir lieu que qu'avec deux conditions.
Un, l'unité de toute l'opposition uranienne, à la fois les minorités ethniques Balouch, Azérie, Curde et cetera. euh l'unité aussi d'entéérant de toutes les oppositions à la fois républicaines et royalistes et puis ensuite le soutien au sol de forces spéciales américaines ou israéliennes pouvant les protéger justement de la répression des bases ou bien de de la de forces des des forces de police ou bien des gardiens de la réutions islamique. Et ça ça ne pourra se faire qu'avec une prise de risque américaine ou israélienne.
Prégte Oui. Et puis il faut savoir qu'ils sont pas seulement, c'est comme le régime soviétique, ils sont aussi dans tous les villages. Les passes d'art sont partout et donc ils ont ils ont été fait une répression gigantesque aussi dans tout le pays qui est quand même trois fois la France.
Et donc il y a pas seulement même si tout d'un coup il y avait une manifestation à Terrant, ça ne suffit pas. Il faut aussi donc comment voulez-vous qu'on sécurise les populations aussi dans toutes les régions ? que ce soit d'abord puis après qu'on a mais nos spécialistes nous disent quand même que ces dernières heures l'intensification de des basges en tout cas les bassions sont davantage concentré dans la capitale teran que dans la campagne.
Comment aujourd'hui les manifestants vont pouvoir descendre dans les rues à Teran parce qu'en fait il y a beaucoup de gens maintenant qui sont à qui sont dans les dans les campagnes mais il y a une répression gigantesque hein. J'ai une répression gigantesque. Oui.
Alors les beaucoup d'Iraniens ils sont dans les campagnes, ils sont surtout au nord. Euh euh aussi euh l'importance de Teran pour la chute du régime, c'est que c'est non seulement un centre de décision politique religieuse là où le guide suprême voilà il est bon le guide suprême là son successeur qui on dont on a aucune aucune information sur sur l'État. C'est un centre symbolique.
Donc s'il y a chute du régime, il faut que ça passe par Teran. Même si en effet les basjis sont partout, mais en fait la semaine dernière les opérations de bombardement aérienne essentielle elles se sont concentrées notamment sur les centres de répression des basjis euh que ça soit au nord-ouest euh vers la frontière iraakienne ou bien dans dans toutes les provinces, il y avait vraiment un ciblage de tous les postes des bahidji, les postes de répression. Maintenant, la concentration vraiment ça devrait être sur Teran parce que c'est là-bas où le QG des gardiens de la révolution il il est, c'est là-bas où le président, le parlement iranien donc ils sont situés.
Donc c'est la capitale administrative, politique de l'influence religieuse. Donc si Terran ne participe pas à la chute du régime, il faut que ça commence par le centre en fait et pas par les provinces. Ce n'est pas par exemple comme en Syrie.
En Syrie, ça a commencé par les provinces. Bon, ça a pris 12 ans pour que le régime tombe. Ça a commencé par les provinces et ensuite la chute du régime, c'était vraiment par la prise de Damas.
Pour le régime iranien, il faut vraiment que ça commence àan parce que là-bas aussi, il y a toute l'élite intellectuelle et tous ceux qui sont vraiment engagés. Alors là, tout autour de la table, vous me parlez de cette stratégie israélienne qui est de renverser le régime. Mais on sent bien Vincent Crosé, vous l'avez dit juste avant, que il y a deux stratégie qui joue, celle américaine et celle israélienne.
Et Donald Trump l'a confirmé à demi mot euh hier lorsqu'il s'est adressé à à Fox News, je crois. Euh il évoque cette différence de stratégie. Il avoue que lui et Netaniaahu ne partagent pas le même objectif.
Écoutez le président américain. À quelle fréquence parlez-vous avec le premier ministre Netaniaou et vos objectifs sont-ils les mêmes pour mettre fin à la guerre ? Et bien, je pense qu'ils peuvent être un peu différents, je suppose.
Vous savez, c'est un pays différent du nôtre. général Dominique Deor. C'est peut-être pour ça qu'Israël veut accélérer parce qu'il sent peut-être que le grand ami américain va peut-être petit à petit se détourner de cette stratégie qui est le renversement de régime pour pouvoir davantage se concentrer par exemple sur le détroit d'ormouse.
Ouais, je je crois qu'il faut s'arrêter à l'instant sur la personnalité du chef d'étatmajor israélien qui est un tenant de la phase décisive dont vous parliez hein et qui donc en accord complet avec Netheriaou. le le général Zamir qui est le assez récemment chef d'état macheur, il faut bien voir qu'il a des origines qui sont intéressantes. Euh sont par un côté, ses grands-parents étaient au Yémen, de l'autre côté, ils étaient de Syrie.
Donc, c'est quelqu'un qui est très imprégné du Moyen-Orient, du proche-Orient, qui a une des sensibilités plus fortes que si c'était quelqu'un qui venait de de Russie par côté Schkedas ou ou du Maroc côté seara. Donc, c'est quelqu'un qui est très imprégné. et qui depuis qu'il est arrivé en fonction est très acting.
Je soulligne pas quand même, c'est toujours intéressant, c'est qu'il a fait l'école de guerre à Paris. Je sais pas ce qui ce qui motive sans ses décisions, mais c'est toujours intéressant à souligner. Donc ce chef d'étatmajor, il est complètement en phase avec le président et il est l'inspirateur et et il est il est allé encore sur le sur le front ce qu'ils appellent le front libanais pour dire à peu près la même chose à ses forces.
Donc c'est pas quelqu'un qui va retenir les coûts. Ils sont dans une il est il est persuadé peut-être sans doute à tort que cette action actuelle menée vers l'Iran et vers le Esbola est quelque chose qui va amener la décision et que la de la décision viendra la fin des campagnes militaires qui mènent depuis des et des séries de d'années vers vers une solution pacifique une solution de paix. Avant d'évoquer plus en détail le régime iranien et on parlera notamment de la question qui tourne toujours autour de Mos Tabaramet, un dernier mot avec vous Hélène Bonet sur ces ces ces ces deux discours aujourd'hui entre d'un côté la stratégie américaine et la la stratégie israélienne.
Jusqu'où va aller Benjamin Natanyanya dans cette guerre ? Parce que parle justement d'un renversement iranien. Il y a aussi beaucoup de choses qui se passent du côté du Liban.
Tout à l'heure Nicolas Roger était dans le nord d'Israël. Dans cette région, on sent quand même que les choses s'accélèrent. également de depuis plusieurs heures.
Oui, il parlait de mouvement de de troupes. Euh et c'est vrai que il y a cette volonté israélienne visiblement de de prendre de s'emparer d'une portion du du territoire, de nettoyer euh comme ils utilisent le terme souvent les les caches du Esbola, les armes et cetera. Euh de quelle ampleur va être cette opération ?
On ne le sait pas encore. Jusqu'où les Israéliens peuvent-ils aller ? Ça dépendra aussi peut-être de alors pour l'instant il vraisemblablement ils ont eu l'aval des des Américains.
On se souvient l'année dernière qu'à un moment donné Donald Trump avait dit au moment des frappes sur les le complexe nucléaire euh à un moment ça suffit, on arrête tout. Bon là pour l'instant on n'est pas là-dessus mais effectivement il y a la volonté israélienne d'aller le plus loin possible tant qu'ils peuvent le faire. Euh donc euh oui, il y a une détermination totale côté israélien qui est où ils sont moins euh moins chahutés par la durée de l'opération en quelque sorte.
Il y a il y a un enjeu qui n'est pas le même là où Donald Trump, lui euh est tenu par le timing. Il est il a besoin vis-à-vis de son électorat que cette opération ne dure pas trop longtemps. Alors, vous avez tous parlé autour de sur ce plateau tout à l'heure du renversement du régime iranien.
Aujourd'hui, il y a une question qui se pose, c'est que ce régime, il a un nom, un visa, celui de Moshta Tabar Amen. Et pour le moment, on ne l'a pas vu, le nouveau guide suprême iranien. Et justement, les États-Unis ont annoncé hier qu'il était sérieusement blessé.
On parle même de défiguré. Et aujourd'hui, autre annonce, les Washington qui promet, qui offre 10 millions de dollars pour une quelconque information sur la localisation et des informations sur le nouveau guide suprême iranien. Justement, on va retrouver sur Plavo Gazi à Terran qui nous parle justement de ces questions qui tournent toujours autour de l'état de santé de MTAar Améné.
On va l'entendre dans quelques instants si Poch Gazi correspondant RFI France 24. Alors, on va on va entendre tout à l'heure si Po Gazi d'abord Brigit voulaz réagir justement sur cette mise à prix si je peux dire en tout cas sur des informations sur sur le guide suprême. C'est-à-dire que pour les Américains, ce serait formidable de pouvoir annoncer qu'il était blessé ou complètement incapable de le gouverner.
Mais la vérité c'est que c'est pas si mal parce que les Iraniens ont calculé ce régime atroce que finalement même s'ils utilisent un personnage mythique parce qu'il est abîmé par la par la la l'explosion du premier jour et il n'est pas en capacité de décision c'est le vilayatifari donc comme ils appellent c'estd la personne la personne la plus importante de la de la pyramide chite et qui est le donneur d'ordre mais qui ne qui ne donne pas d'ordre et donc ça permet un séculaire donc ça permet à la transition une transition mod pas modérée parce que la RANA est tout sauf modérée mais ça fait ça fait partie ça fait partie d'une transition qui peut être vers un réfor une espèce de pseudoréforme parce que jusqu'à présent on ne pouvait pas la constitution europésienne impose un un religieux et là le finalement c'est la Rjani qui semble être au pouvoir. Je vous le disais tout à l'heure, la liaison est très compliquée à Teran, mais on a retrouvé notre correspondant RFI France 24 euh SiVoche Gazi qu'on retrouvera dans quelques instants. Verson Crosé, vous vouliez réagir tout à l'heure à propos de Pritades.
Oui, on a l'impression surtout que il y a une concurrence très forte entre la Rijanie et les gardiens de la révolution islamique parce que c'est vrai que Mtaba Ramenaï c'est une illusion aujourd'hui. Vous rendez compte ? un homme qui a été blasté par une par une explosion terrible, qui apparemment est totalement moribon, qui a qui a perdu sa son épouse, son fils, sa tante, son père.
Est-ce qu'il est en est-ce qu'il est en capacité vraiment de gouverner et de prendre les bonnes décisions ? Évidemment non. Et qui dirige aujourd'hui sont les gardiens de la révolution islamique puisque lui-même en est un de toute manière, il a il a il a commencé sa carrière militaire au sein des passes d'Aon.
Donc on a cette espèce d'illusion qui arrange bien les Américains parce que finalement il y a une espèce de cible mythique qui continue à exister. Les Iraniens présentent aussi cette cible pour éviter peut-être que d'autres soient ciblés à sa place. Donc finalement, c'est un un espèce je entre guillemets mais de pentin si j'ose dire qui arrange bien les deux camps.
Beaucoup font la comparaison avec à l'époque Saddam Hussein qui était recherché. C'est aussi un un message envoyé aux Américains pour euh euh mettre à prix en tout cas euh mettre comme vous le disiez un pentin, une figure recherché notamment pour les Américains pour justifier le euh l'intervention en cours. Non, c'est c'est ça.
L'intervention a commencé avant la la nomination de MTAba Haminii qui est plus que douteuse parce que les dignitaires ne se sont pas réunis. Ils se sont réunis une première fois. leur réunion a été ciblée par un bombardement et là on sait pas commentaba a été choisi euh peut-être en contournant le le processus protocolaire.
Euh ce qui est sûr aujourd'hui, c'est le fait de parachuter ce pentin et je je vous emprunte euh ce qualificatif euh Vincent euh qui qui est très euh judicieux, c'est pour garder le système. La Constitution euh le dit très clairement, la Constitution révolutionnaire après 1979 dans l'introduction, ils disent qu'il faut qu'il y ait un religieux, un ayat à la tête de l'État qui décide de tout. En fait, même le président de la République en Iran, péchan, il est de façade et donc ils l'ont parachuté juste pour garder l'essence de cette constitution, l'essence de ce régime euh en ayant un religieux donc à la à la tête de de cet état-là, de ce régime là.
Mais celui qui aujourd'hui officie et prend les décisions, c'est Larij. Et même du vivant de Alien Ali Larijani avait gagné en puissance. il a été nommé secrétaire général à la sécurité euh euh nationale.
C'est lui qui prend les décisions militaires. C'était lui aussi qui pouvait euh euh prendre des décisions d'ordre idéologique. C'était lui aussi qui euh coachait entre guillemets toutes les forces Alcots, tous les bataillons de la force Alcots qui sont disséminés sur plusieurs pays au au Moyen-Orient.
Donc aujourd'hui, ceux qui gouvernent en effet, ce sont les gardiens de la révolution. C'est Ali Larijani et Mabeni. C'est juste la façade pour préserver l'âme de la constitution révolutionnaire en Iran.
Alors cette fois c'est bon. La liaison a été rétablie avec St Gazi en direct de Teran correspondant France 24 RFI. Il nous parle justement de ces nouvelles informations cité erant si là-bas on a des informations sur l'état de santé et les blessures du nouveau guide suprême.
Écoutez si gazi. Alors on n' pas de nouvelles de sur son état. C'est c'est sur le le degré de ces blessures pour l'instant.
Ici à Teran, on affirme que en fait ce sont des blessures légères, même s'il a été donc blessé lors de la première frappe israélienne euh donc il y a maintenant 15 jours, il il aurait été selon un député, il aurait été visé de nouveau lorsqu'il s'était lorsqu'il était à l'hôpital pour donc soigner ses blessures. Mais on n' pas de il n'a pas donné de date ni de donc l'hôpital qui avait été visé à ce moment-là. et pour et donc euh euh donc il est maintenant hyper protégé pour éviter donc d'être visé par des frappes américaines ou israéliennes.
Et ce qui est donc important selon une source que que moi j'ai euh alors il faut attendre pour avoir la confirmation on va voir ces prochains jours si cela va se produire. C'est que il y a eu donc euh donc donc la décision avait été prise par les autorités de que qu'il y ait d'abord une intervention à travers un message donc écrit lu par la télévision d'État. On l'a vu donc jeudi et ensuite d'ici euh donc selon cette source d'ici dimanche euh donc dimanche ou ou lundi, donc d'ici demain ou après-demain, il y aurait donc un message vidéo et à ce moment-là on pourrait le voir parce qu'ici en Iran, on on a même pas entendu euh le le enfin sa voix depuis parce qu'il n'a jamais eu il n'a jamais fait de discours.
On on a juste on l'a juste vu lors lors des manifestations par exemple pour la journée de Ros ou d'autres manifestations donc populaires. Là il se il se montrait donc il participait à ses manifestations et il était pris en photo avec en selfie avec des des manifestants et mais mais on n pas d'autres informations. On n pas eu on connaît même pas sa voix.
Hélène Bonet, vous êtes d'accord avec les propos de Maya Cadra lorsqu'elle dit que aujourd'hui c'est un presque un faux guide suprême qui est là pour pouvoir officiellement faire en sorte que le régime tienne bon mais qu'en fait ce sont les gardiens de la révolution qui qui qui sont au pouvoir. On est vraiment juste sur le pentin. Mais ça ça se vérifiera jusqu'à ce qu'on le voit effectivement euh en bonne forme euh en train de prendre des décisions euh et que il s'exprimera euh dans un message vidéo où il donne des consignes claires.
Mais pour l'instant c'est pas du tout le cas. Donc effectivement euh c'est pas lui qui pour l'instant euh tire les ficelles. Alors c'est vrai qu'on on ne sait pas dans quel état il est.
Vous avez les déclarations de Pitex qui le disait défiguré enfin qui qui rajoutait beaucoup de couleurs hein dans la manière dont il décrivait son état. Vous avez une autre déclaration plus sobre hein, mais celle de Jidy Vens, le vice-président américain qui reconnaissait qui selon leurs informations, les informations des Américains, effectivement cet homme était blessé. Mais difficile de savoir l'ampleur des blessures et surtout dans quel cadre est-ce que c'est des frappes israéliennes, est-ce que c'est une frappe américaine ?
Lui reconnaissait qu'ils avaient pas toutes les informations en main sur l'état de de cet homme. Mais effectivement, c'est pas lui pour l'instant qui est qui est aux commandes et c'est pratique. Il sa tête est mise à prix.
Alors, ceci dit, sur la liste, vous avez aussi Harry Larry Génie, hein, qui figure sur le sur le Mais ça c'est c'est peut-être une manière aussi de voilà quand vous vous offrez une récompense, voir effectivement des informations, mais c'est une manière de mettre aussi la pression sur le sur le régime iranien. Voilà, vous pouvez aussi être dénoncé et au passage oui, c'est à l'américaine, c'està-dire que c'est c'est le public américain a l'habitude de voir ses têtes d'hommes mis à prix les ennemis de l'Amérique quoi. Sûr, merci d'avoir animé le grand dossier avec moi.
Dans un instant, vous retrouverez Yv Kalevi qui reviendra évidemment sur cette annonce de Donald Trump et cette coalition internationale. La France pourrait-elle participer à cette coalition pour sécuriser le 23 d'Ormous ? On en parle juste après sur LCI.
Mais d'abord, c'est le journal, il est présenté par Celia Juste Fredy.