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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 septembre 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Manon Aubry : « Après Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron se nommera lui-même Premier ministre »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Votre objectif c'est de mettre la pression sur Sébastien Lecornu ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Ce qu'on attend c'est une rupture avec la politique macroniste ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que la politique de la chaise vide, c'est une politique responsable ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que socialistes, écologistes, communistes ont eu tort de se rendre à Matignon ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France peut encore empêcher l'entrée en vigueur du traité Mercosur ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    Ce mercredi, la Commission européenne a annoncé des sanctions contre Israël. Qu'en dites-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Manon AubryFait
    « Emmanuel Macron n'a toujours pas compris que tant à l'Assemblée nationale que dans la rue que de la part des syndicats. Ce qu'on attend c'est une rupture avec la politique macroniste. »
  • 11:00Manon AubryFait
    « Il aura fallu plus de 700 jours de génocide dans la bande de Gaza pour que la Commission européenne annonce sa toute première mesure à l'encontre du gouvernement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour madame Nombri, merci d'être notre invité. Vous êtes député européenne, membre de la France insoumise. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Wouest France.

Bonjour Stéphane. Bonjour Arian Man. Bonjour.

Bonjour. On va commencer en parlant bien sûr de cette grande journée he de mobilisation aujourd'hui qui s'annonce très suivi. Votre objectif c'est de mettre la pression sur Sébastien Lecnu ?

Notre objectif c'est de mettre la pression sur Sébastien le CCornu et on va pas se raconter d'histoire aussi sur Emmanuel Macron puisque c'est Emmanuel Macron lui-même qui a nommé un de ses dernier fidèles une sorte de clone à Matignon avec Sébastien Lecornu pour poursuivre sa politique et Emmanuel Macron n'a toujours pas compris que tant à l'Assemblée nationale que dans la rue que de la part des syndicats. Ce qu'on attend c'est une rupture avec la politique macroniste. Ce qu'on attend, c'est de ne pas subir un budget austéritaire.

Celui présenté par François Baou dont a priori celui présenté par le Cornus s'inscrira dans la continuité. C'est des sacrifices sociaux terribles. Je veux dire quand vous faites une année blanche, c'est concrètement des foyers qui ne payent pas l'impôt qui vont le payer.

Concrètement c'est des prestations sociales qui ne vont pas augmenter à la hauteur de l'inflation. C'est euh concrètement euh euh quand vous avez l'augmentation des franchises médicales, quand vous allez chez le médecin, quand vous allez euh à la pharmacie, payez plus cher vos médicaments, vos consultations médicales. C'est des choses très concrètes dans la vie des gens.

Et oui, on refuse que l'écrasante majorité de la population paye les cadeaux fiscaux qui ont été faits ces dernières années au plus riches de notre rupture dont vous parlez, elle peut se faire sans avec avec Emmanuel Macron qui reste à l'Élysée et un Sébastien Lecnu qui aurait une marge de manœuvre pour changer continuer à demander la la démission du président de la vois pas honnêtement je je pense que après cette année assez chaotique qu'on vient de vivre politiquement tout le monde comprend assez aisément que le problème vient de l'Élysée et vient d'Emmanuel Macron lui-même. Tout ce que vous demandez, c'est la démission du président de la République. Oui, on demande son départ que ce soit via une démission ou via une procédure de destitution que nous nous avons initié à l'Assemblée nationale.

Je pense qu'il a peu de chance d'ab. Écoutez, on nous avait dit qu'il y avait peu de chance que ça que François Bairou parte dès le début du mois de septembre. Il est parti dès le début du mois de septembre.

Euh la motion de destitution, quand on l'a déposé une première fois euh l'an dernier, on avait 71 signatures. Euh là, on l'a redéposé euh il y a une semaine et elle a 104 signatures. Au fur et à mesure que les coups de force antidémocratique d'Emmanuel Macron se multiplie, euh son opposition euh grandit et en particulier son opposition d'un point de vue aussi purement démocratique.

Ce que je veux dire par là, qu'on soit d'accord ou pas avec les positions de la France insoumise, j'entends d'autres personnalités politiques Valérie Pécré, Jean-François Copé, pour ne citer que qui ne sont pas de mon bord politique et qui disent la même chose. En fait, on on ne pourra pas tenir comme ça 2 ans. Il faut qu'Emmanuel Macron s'en aille pour remettre en quelque sorte les compteurs à zéro.

Donc la journée d'aujourd'hui, elle vise surtout Emmanuel Macron. Euh je veux dire, c'est pas moi qui donne les mots d'ordre de la journée d'aujourd'hui, mais quand j'étais présente dans la manifestation euh jeudi dernier, mercredi dernier, le le 10 septembre, euh en vrai, il y avait quand même une pancarte sur deux qui euh où était inscrit le nom d'Emmanuel Macron parce que tout le monde a compris que dans la 5e République, celui qui détient tout le pouvoir et c'est d'ailleurs un des problèmes à mon sens qui mérite une réforme institutionnelle en profondeur pour aller vers une 6e République davantage parlementaire. Mais tout le monde a bien compris que le problème se trouve à l'Élysée et que c'est Emmanuel Macron lui-même et qu'il partent et d'ailleurs c'est un des slogans euh de la manifestation aujourd'hui.

Euh blocage Macron dégage. Euh voilà, c'est les termes qui sont utilisés par les manifestants. Il y a des inquiétudes de la part des des autorités du ministère de l'intérieur sur des violences et des casseurs qui pourraient venir dans ces mobilisations.

Ce matin, Bruno Rotaillot s'est exprimé très tôt. Il parlait de 5 6 7 8000 casseurs qui pourraient venir dans les différentes mobilisations. devant l'ultra gauche, le casseur, nous serons là, dit le ministre de l'intérieur.

Qu'est-ce que vous dites de ça ? Je dis que on a un ministre de l'intérieur qui est finalement un ministre du désordre de l'intérieur parce que il ne cesse de multiplier les provocations. C'est déjà ce qu'il avait fait la semaine dernière.

Dire qu'il va y avoir des casseurs, c'est une provocation. Écoutez, il a multiplié les propos par ailleurs en en nous visant nous directement élu de la France insoumise alors comme que comme chacun le sait, nous sommes des partisans des actions non violentes. On ne cesse de le répéter.

Euh Jean-Luc Mélenchon l'a répété aussi hier soir pour en étant très clair. Et oui euh Bruno Rotaillot euh ce livre a une forme a une forme de provocation en ne cessant de prendre la parole pour dire va y avoir de la case, va y avoir de la casse. Je veux dire la semaine dernière la seule casse qu'il y a eu, ce sont des gaz laux qui ont notamment provoqué un incendie à châtelé.

C'est un manifestant qui a une commotion cérébrale à cause des des gets ultra puissants au dos. euh je veux dire, dans aucun autre pays d'Europe, des manifestations se traduisent par euh autant de blessés de la part des du côté des manifestants. Donc oui euh Bruno Rotaillot multiplier les provocations.

Moi ce que je souhaite c'est qu'on ne réponde pas à ces provocations. Je souhaite que ces manifestations soient le plus massives, le plus joyeuses et les plus pacifiques possibles. C'est la meilleure réponse que l'on puisse apporter à Bruno Rotaillot qui a qu'une seule envie, c'est qu'il y ait de la case pour pouvoir surfer sur ces brases là, sur ces braises là.

Et moi euh ce que j'ai vu la semaine dernière, c'était beaucoup de détermination, beaucoup de jeunes aussi. Euh j'étais surprise de voir autant de jeunes dans ces manifestations et j'espère euh euh ce qu'on peut voir là d'ors et déjà ce matin, c'est que les mobilisations vont être encore plus importantes, encore plus déterminées et c'est beau à voir que il y a une forme d'espoir qui se recrée dans le pays. Et pendant ça, Sébastien Lecnue consulte les oppositions.

Hier, toutes les forces de gauche étaient à Matignon, sauf la France insoumise. Est-ce que la politique de la chasseite, c'est une politique responsable ? Écoutez, la première question qui nous est posée, c'est est-ce que Sébastien Lecu est légitime pour être premier ministre ?

Nous nous posons une première condition, c'est qu'il y a un vote de confiance à l'Assemblée nationale. On a reproché beaucoup de choses à François Baou, mais il a fait au moins une chose de bien, c'est qu'il a demandé tardivement certes un vote de confiance à l'Assemblée nation. pas tellement réussi en même temps, ça ne lui a pas réussi mais je pense que dans une démocratie, c'est sain de savoir si vous êtes en capacité de gouverner face à l'Assemblée nationale et face au Sénat.

Et mais juste pourquoi ne pas aller discuter avec Sébastien Lec ? Mais mais à quoi bon en réalité ? Vous avez un premier ministre qui n'a aucune légitimité et dont on sait très bien qu'il est là pour appliquer la politique macroniste.

Les derniers, il a parlé de rupture. Son son premier mot, c'était le mot de rupture. Rupture rupture en allant pour premier rendez-vous qu'il a fait, il a pris rendez-vous avec Nicolas Sarkozi.

Donc en terme de rupture, on y on y repassera. Ça c'est pour la méthode et sur le fond mis à part la suppression des de jours série aussi consulté François Hollande il a consulté la présidente de l'Assemblée nationale il a reçu les syndicats avant même de recevoir les les socialistes qui sont sortis hier du rendez-vous ont dit il y a rien en tiré et les socialistes se sont fiés piégés la dernière fois on leur avait promis la carotte du conclave sur les retraites qu'est-ce qu'il est sorti de ce conclave sur les retraite rien absolument rien à aucun moment cette réforme des retraite qui dont pourtant l'opposition est unanime tant à l'Assemblée nationale que par les syndicats que dans la rue que dans la population française. Il n'est rien ressorti.

Donc vous voyez moi j'ai passé l'âge de croire au père Noël, désolé. J'espère qu'il y a pas d' votre conviction est faite il y a rien à négocier avec Sébastien Lecu. Je veux dire, il y a rien à négocier il nomme il nomme un premier ministre dont le le premier point de sa trajectoire politique est d'avoir été ministre de l'ensemble des gouvernements d'Emmanuel Macron et c'est le seul qui est dans cette position.

On va pas se raconter d'histoire. Sébastien Lecnu, c'est le dernier fusible. Après Sébastien lecornu, Emmanuel Macron, il va se nommer lui-même à Matignon parce que il n'a plus personne pour aller le représenter pour continuer sa politique parce que sa politique, elle est détestée.

Est-ce que ça veut dire que socialistes, écologistes, communistes ont eu tort de se rendre à Matignon ? Selon vous, je pense qu'ils ont eu tort. D'ailleurs, j'observe que quand ils sortent de ses rendez-vous, ils disent "Bon, ça n'a pas servi à grand-chose." Voilà.

Après, on a des stratégies différentes, mais je pense mais c'est républicain, un premier ministre vient d'être nommé, c'est républicain d'aller discuter avec lui. Répubin, ce qui est républicain, c'est de suivre les règles républicaines. Et dans une démocratie, la moindre des choses, c'est de demander un vote de confiance.

S'il y avait eu un vote de confiance, que ce vote de confiance avait été passé et s'il y avait eu des rendez-vous qui avaient été faits par la suite, pour le moment. Mais alors déjà demander demander d'avancer la date de la session parlementaire, c'est tout à fait he et ça fait partie des choses que nous bah il peut nommer ce gouvernement là dans les heures qui suivent. Il y a pas besoin de 3 semaines pour nommer un gouvernement d'autant plus que Scoop, il y aura probablement Gérald Armin, il y aura probablement Bruno Rota.

Bref, les mêmes on recommence. Il il se donne même plus la peine de faire un espèce de petit jeu de chaise musicale où symboliquement on change ton portefeuille. à la fin, c'est vraiment on prend les mêmes en recommence.

Tout le monde a bien compris. Je veux dire, je crois que je vous ai pas révélé euh un un gros scoupe ce matin. J'aurais bien voulu mais malheureusement c'est pas le cas.

Euh donc avec ce gouvernement qui sera plus ou moins le même, on pourrait commencer la session parlementaire dès la semaine prochaine. En tout cas, en ce qui nous concerne, nos élus insoumis sont prêts. Alors, ce que vous disiez, c'est que chacun sa stratégie.

La vôtre, elle est très claire. Vous demandez un vote de confiance que probablement, très probablement, vous n'obtiendrez pas. Donc il y aura dépôt d'une censure spontanée et vous avez l'intention de faire tomber donc le gouvernement euh à peine installé.

Oui, pour une simple et bonne raison, c'est que ce gouvernement n'a aucune légitimité démocratique et populaire. On est en train de s'habituer à à une forme de fait du prince où le président de la République nomme qui il veut, issu de groupes minoritaires comme si c'était absolument normal. Je veux dire, à l'époque de des premiers gouvernements macronistes à l'époque au début du premier quinquen Emmanuel Macron, ça nous paraît à une éternité, il y avait des votes de confiance.

Nous, on votait contre, on était minoritaire dans l'Assemblée et puis que que la suite venait assez logiquement avec un gouvernement, Édouard Philippe qui gouvernait et cetera. Donc là, on est dans une dans une Assemblée nationale qui est difficile à manœuvrer. C'est pour ça que je pense qu'à terme euh la seule voix qui est possible, c'est une nouvelle élection présidentielle parce que je ne vois pas comment on va réussir à gouverner cette assemblée dans les de années qui viennent et 2 ans, c'est long.

Cette nouvelle élection présidentielle, il est pas question de de de d'essayer de l'obtenir après le vote d'un budget. Et le fait que la le est-ce que le fait que la France soit privée de budget à nouveau en ce début d'année 2026, c'est pas un problème pour le pays, pour son économie, pour Écoutez, s'il n'y a pas de vote de budget, je vais vous dire que c'est même moins pire que ce que nous propose ou ce que nous proposait le gouvernement Bairou et que va nous proposer de manière assez similaire pour la simple et bonne raison que d'un point de vue juridique, s'il n'y a pas de budget adopté, alors on prolonge le budget actuel pour l'année 2025, on le prolonge. moins par mois pour l'année 2026.

Pourquoi laissant courir les déficit ? Pourquoi je vous dis que c'est moins pire ? C'est moins pire parce que on aura pas les deux jours travaillés supplémentaires.

On aura pas certes mais on aura pas tout le reste qu'il y a dans le budget. Par exemple la hausse des franchises médicales, l'année blanche. Donc ça nous permet de nous protéger de ça mais on aura pas l'économie non plus par rapport au déficit.

Et ensuite, dès que un nouveau gouvernement serait formé, s'il y a une nouvelle élection présidentielle, il fera ce qu'on appelle un budget rectificatif qui permettra lui de reprendre la main. Et oui, la question des déficits, même si elle est largement annuancée pour tout un tas de raisons, notamment parce que aujourd'hui à chaque fois qu'on délivre un titre de dette, on a trois acheteurs qu'on reste à des taux d'intérêt qui sont inférieurs aux années 2000. Mais sans entrer dans le détail, oui, il y a un sujet quand même à traiter sur les déficits qui de notre point de vue, le premier sujet à traiter, c'est le sujet des recettes fiscales qui n'ont cessé de baisser depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.

Mais j'en arrive à la question initiale de comment régler ça ? Oui, avec une élection présidentielle le plus rapidement possible, mais qui permettra de remettre repartir d'une feuille blanche, d'avoir un débat politique projet contre projet, c'est pas une mauvaise chose. Et ensuite à la fin, les Français trancheront une orientation politique qui ensuite sera plus claire, je pense à l'Assemblée nationale.

Avant la démission du président, il y a une autre il y a une autre piste, une autre il y a une alternative. C'est une nouvelle dissolution. Est-ce que ça vous y seriez favorable ?

Écoutez, moi je suis jamais défavorable à revenir devant euh les urnes et devant les Françaises et les Français. On doit jamais avoir peur des du vote, mais de manière assez pragmatique. S'il y a une nouvelle dissolution, probablement on arrivera à une tripartition assez similaire de l'Assemblée nationale. peut-être avec probablement les macronistes qui perdent encore un peu plus des plumes et le rassemblement national qui augmente de manière ass qui augmente même si je suis prudente avec les sondages puisque vous savez que la dernière fois les sondages donnaient le rassemblement national gagnant dans l'ensemble des sondages de l'entre de tours et que finalement c'est le nouveau Front populaire en terme de siège qui est arrivé en tête mais on s'éloignera pas de manière significative de l'équilibre des forces actuelles.

Je pense qu'il faut repartir dans l'ordre qui est malheureusement l'ordre qui nous est donné par la 5e République et llire un président de la République qui lui permette ensuite d'asseoir et de proposer une majorité parlementaire et j'espère tirer les leçons de l'impasse politique dans laquelle on s'est trouvé avec une refonte parlementaire une refonte institutionnelle et une nouvelle répond sauf que vous venez de le dire la dernière fois il y avait un nouveau front populaire est-ce qu'il peut est-ce qu'il pourrait y avoir un nouveau un nouveau front populaire est-ce que est-ce qu'il y a encore un espoir une possibilité d'une union de la gauche compte tenu des rapports que Vous vous entretenez les uns avec les autres. Moi ce que je souhaite en tout cas, c'est qu'il puisse y avoir partout en France des représentants du programme du nouveau Front populaire. Donc ça n'a pas à être systématiquement du nouveau populaire.

Le programme Oui, en tout cas en ce qui nous concerne de la première à la dernière page aujourd'hui c'est pas le programme de la France insoumise et les autres s'en détachent. Bah je on a fait campagne sur un programme commun. que il y en ait qui fassent le choix de faire campagne sur un programme et de s'éloigner de ce programme.

D'un point de vue démocratique, moi je trouve ça problématique. Manifestement le cas des socialistes qui ont le regrette et je le regrette. Moi je préférais que ensemble on continue à défendre l'abrogation de la réforme des retraites que ensemble on continue à défendre une réforme fiscale dans son intégralité qui permette de restaurer de la justice fiscale comme par exemple davantage de progressivité sur l'impôt sur le revenu pour ne prendre que cet exemple.

Donc euh ce program et il y a avec davantage de personnes qui le payent. Et ce programme c'est aussi ça votre programme. Alors on peut aller dans le détail si vous voulez.

Notre programme euh de réforme de l'impôt sur le revenu qui propose 14 tranches. Euh tous ceux qui gagnent moins de 4500 € par mois pérent moins d'impôts. Donc ça fait quand même beaucoup de gens en France, ça fait 92 % des Français pour être très précise.

Donc mais on peut prendre cet exemple comme Dutch. Je connais assez bien le programme du Nouveau Front populaire justement parce que nous on le défend et c'est peut-être un peu vieux jeu euh j'ai que 35 ans mais c'est peut-être un peu vieux jeu mais moi je pense que quand on fait de la politique on défend des programmes et on les défend jusqu'au bout. Sinon, ça s'appelle l'électoralisme.

Vous faites semblant que vous défendez quelque chose et puis quand vous êtes élu, vous faites autre chose. C'est pas socialist on fait l'électoralisme. Bah le fait est qu'à chaque fois qu'ils trahissent ce ce programme euh on font la démonstration qu'ils ont fait campagne sur un programme sur lequel ils ne croyaient pas vraiment puisqu'ils le remettent en question aujourd'hui.

Je le regrette parce que je pense que ça fait du mal à la politique quand on va dans la rue et qu'il y a des gens qui nous disent tous les mêmes. De toute façon, vous tenez pas vos promesses. Je veux dire la gauche dans son ensemble a mis tellement de temps à se relever du quinquen à Hollande où il avait fait un certain nombre de promesses.

Il avait même dit "Mon ennemi c'est la finance" et puis il avait fait tout l'inverse. Ensuite, on a mis du temps à nous grâce je pense à la France insoumise à reconstruire la gauche sur des bases de gauche sur d'abord la NUPES, le nouveau Front populaire à ramener le Parti socialiste à gauche et puis manifestement ils ont pas tiré le son de leur échec ils repartent. Je dis pas qu'ils sont plus de gauche, je dis qu'il tournent le dos au programme du nouveau Front populaire qui a permis de reconstruire la gauche, qui a permis de redonner de l'espoir à tellement de gens dans le pays qui sont dit "On a une alternative au Rassemblement national et si demain doit y avoir une élection telle qu'elle soit législative ou présidentielle, je veux pas que les gens ils soient de nouveau désespérés.

Je veux leur dire, il y aura des gens pour porter ce programme du nouveau Front populaire parce qu'on y croit jusqu'au bout, parce que c'est l'alternative, parce que de la retraite à 60 ans à plus de justice fiscale, à la transition écologique, à des refrontes institutionnelles comme la 6e République, on y croit vraiment et on va continuer à le défendre et il faut voilà, on on fait une offre Jean-Luc Mélenchon en a parlé ce weekend à la fête de l'humain, on fait une offre fédérative, fédératrice. L'objectif, c'est de rassembler le plus largement sur ce programme. Tous ceux qui croient encore, venez, on appelle ça comme vous voulez, je m'en fous, mais on a besoin d'être le plus nombreux possible autour de ce programme.

La semaine prochaine, Sébastien Lecrouille va faire face à une autre mobilisation, c'est celle des agriculteurs. Mobilisé notamment contre le traité Mercosour. Est-ce que la France peut encore empêcher ce traiter l'entrée en vigueur de traité ?

Bien sûr, elle le peut et malheureusement, elle n'a rien fait pour. Je veux dire quand même Emmanuel Macron est président de la République depuis 8 ans. Ce traité est négocié depuis 20 ans mais les négociations se sont accélérées ces dernières années.

Il n'a jamais rien fait au conseil. Il n'a jamais rien fait. Estce qu'il avait les possibilités de bloquer ?

Est-ce qu'il a eu cette avait la possibilité de créer une minorité de blocage ? Il n'en a jamais pris l'initiative. Euh, il n'a jamais rien dit non plus contre le passage en force de la Commission européenne qui prévoit, c'est un peu technique, euh un sein d'ange euh d'un point de vue juridique, euh ça ce qu'on appelle le split qui va contourner euh la validation des parlements nationaux et contourner l'unanimité des États-membres.

Tout ça pour essayer de passer en force. Le Parlement européen a aussi été mis de côté. Je suis première vice-présidente de la commission des affaires commerciales au Parlement européen.

Nous n'avons pas eu accès au texte alors qu'on est censé être codécisionnaire. Et cet accord, c'est une catastrophe à tout point de vue. Catastrophe d'un point de vue agricole.

Concurrence déloyale vis-à-vis de méga fermusine d'Argentine ou du Brésil. Catastrophe d'un point de vue sanitaire. Un/3 des pesticides qui sont autorisés au Brésil sont interdits dans l'Union européenne.

Donc ça va nous empoisonner. Et enfin, c'est une catastrophe environnementale. Pourquoi diable allait importer du maïs, du soja, de la viande bavine, du poulet de l'autre bout du monde alors qu'on en produit ici ?

Et pour toutes ces raisons, avec notre groupe de la gauche, on a déposé une motion de censure au Parlement européen euh pour contrer l'accord avec le Marcosour, mais aussi pour dénoncer la complicité de l'Union européenne dans génocide à Gaza. Dénoncer les reculs en matière sociale environ. demander la démission d'oursela.

Bah si on demande son départ, oui, elle peut partir d'elle-même en démissionnant. C'est une motion de censure. Faute de quoi ?

Nous avons déposé une motion de censure. C'est la première motion qui vient de notre groupe de la gauche de de l'histoire. Donc ça marque quand même et c'est pas rien parce qu'on a aussi un glissement de la droite qui fait de plus en plus de coalitions avec l'extrême droite au Parlement européen.

Oui. Alors ce qui ce qui est amusant entre guillemets, c'est que vous avez aussi le les députés français du Rassembl national qui ont déposé eux aussi une motion de censure contre Ursula Vandalienne. Il y a une censurie française parce que en fait il y a que les Français qui demand qui déposent des motions de censure.

La motion de censure de l'extrême droite, elle est assez hypocrite parce qu'en réalité la Commission européenne actuelle, elle conduit de plus en plus de politiques d'extrême droite, notamment sur les questions l'extrême droite a un vice-président de cette Commission européenne et c'est la première fois de l'histoire. Ce qui nous concerne, je veux dire, déposer une motion de censure pour dénoncer la complicité de l'Union européenne dans le génocide à Gaza. Je ne crois pas que le Rassemblement national soit d'accord avec ça.

Et oui, l'objectif c'est aussi d'envoyer un avertissement et que la gauche se réveille. Il faut que la gauche se réveille. Quand je vois que mes amis, mes camarades écologistes et socialistes français ont refusé de signer cette motion de censure alors qui signe les motions de censure en France.

Je veux dire Ursula Vienen elle est plus à droite que les ministres et les gouvernements français actuels. Et donc moi, j'appelle la gauche à se réveiller pour envoyer un avertissement et dire maintenant stop à ces alliances de droite et stéphan une dernière question. Oui, vous venez d'évoquer à l'instant, vous parlez de génide à Gaza.

Ce mercredi donc hier, la Commission européenne a annoncé des sanctions contre Israël, des sanctions individuelles à la possibilité de suspendre l'accord commercial bilatéral entre la Commission européenne et Israël qui existe depuis 25 ans. C'est bien enfin insuffisant. Qu'est-ce que vous en dites ?

Rendez-vous compte, il aura fallu plus de 700 jours de génocide dans la bande de Gaza pour que la Commission européenne annonce sa toute première mesure à l'encontre du gouvernement. y estou j'y arrive sur le fond mais quand même 700 jours je vois que quand il s'agissait de la guerre entre la Russie et l'Ukraine la Commission européenne a raison n'a pas attendu la moindre minute on en est à 18 paquets de sanctions et là c'est seulement la première sanction qui est prise et c'est que sanction oui c'est trop peu trop tard dérisoire eu égard à l'ampleur du parce que vous prenez par exemple la la suspension des mesures d'avantage commerciaux vis-à-vis d'Israël ça va concerner seulement 37 % des produits commerciaux qui entrent dans dans le sol européen. C'est pas du tout un embargo.

Ça va juste surenchérir le coût commercial de 220 millions d'euros. Je veux dire, un génocide ne vaut pas 221 millions d'euros. Ce qu'il faut faire, c'est des véritables sanctions, je termine là-dessus, des sanctions économiques, des sanctions contre le gouvernement, un embargo sur l'envoi d'armes.

Ça, ce serait des véritables sanctions à mesure de mettre un terme à ce génocide qui a trop duré et qui aujourd'hui la vérité c'est que les dirigeants européens ont du sens sur les mains et qui devraient faire face à leur responsabilité. Merci ma Nombrie, merci d'avoir été avec nous. La une de Wouest France Stéphane, c'est la grande sociale et les syndicats qui restent mobilisés même sans gouvernement.

Merci Stéphane. Merci Manombri. Ah. [Musique]