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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 5 avril 2024 21 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSécurité

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis l'école d'application Blanche à Paris.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Emmanuel MacronChiffre
    « on a augmenté de 60 % les budgets, c'est-à-dire que la nation consacre chaque année un peu plus de 3 milliards d'euros à l'école inclusive »
  • 6:00Emmanuel MacronChiffre
    « le budget de l'Éducation nationale continue d'augmenter »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour. Vous venez d'esquisser une réforme de la formation des enseignants. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus et est-ce que vous pouvez nous confirmer que maintenant les concours auront lieu à Bac +3 et non plus à Bac +5 ?

Merci beaucoup. D'abord, je veux vraiment remercier l'ensemble des enseignants et encadrants qu'on a vus et qui nous ont accueillis avec les ministres et notre délégué interministériel à l'autisme et remercier madame la maire qui vraiment a accompagné aussi ces transformations, ces innovations. Je remercie Monsieur le Député de nous accueillir sur sa circonscription.

On a ici une équipe, c'est vraiment exemplaire, et merci à vous qui, on le voit bien, a innové pour mieux accueillir nos enfants qui sont en situation d'autisme, mais aussi qui innovent pour partager ces pratiques. On pourra y revenir. Et qui permet à notre école d'être plus inclusive.

Je crois que c'est une bataille absolument essentielle. Et je vais revenir, rassurez-vous, à la formation, mais je veux en dire un mot, parce que c'est un engagement que j'avais pris dès 2017. On a beaucoup investi, on a complètement transformé cette politique publique.

L'école inclusive, je rappelais les chiffres tout à l'heure aux enseignants qui étaient là, mais on a augmenté de 60 % les budgets, c'est-à-dire que la nation consacre chaque année un peu plus de 3 milliards d'euros à l'école inclusive. Et nous l'avons fait en adaptant, en créant des classes, en formant des maîtres, en continuant de le faire comme on le fait ici, mais également en recrutant des auxiliaires, des aides justement à l'éducation pour les enfants en situation de handicap, ces fameux AESH, on en a embauché 140.000 et vous l'avez vu, il y a encore des besoins.

Tout ça, c'est le continuum aussi d'une politique qu'on a commencée avec les 1 000 premiers jours, qui est le meilleur accompagnement de nos enfants, y compris avec leurs familles. Donc apprendre à être parents, accompagner les enfants et puis les accompagner à l'école. Et on a des vrais résultats, parce que là où à peu près en 2017, on a accueilli 320 000 enfants en situation de handicap dans nos écoles, on est en 2023, à près de 480 000.

Donc, vous voyez, il y a une augmentation substantielle du nombre d'enfants qu'on met à l'école. Si c'était des enfants qui, parfois restaient à la maison, des enfants qui pouvaient être en institut. En tout cas, des enfants qui n'étaient pas scolarisés avec les autres et avec un encadrement adapté.

Donc ça, je veux vraiment saluer tout l'effort qui a été fait. Maintenant, ce n'est pas terminé. Qu'est-ce qu'on va faire ?

On va continuer de mieux former les maîtres, les professeurs, continuer de mieux former et de consolider ce métier, d'AESH. C'est pourquoi on vient de passer un texte de loi qui va permettre de reconnaître aussi le temps hors temps strictement scolaire pour ces AESH. Parce que même si on les a mieux reconnus, mieux rémunérés et surtout si on les a sortis de la précarité administrative, parce que beaucoup étaient en contrats courts, on les a tous mis en CDD, puis on a passé le maximum en CDI pour les stabiliser.

La grande difficulté qu'on avait c'était d'avoir un temps complet et donc vous aviez beaucoup d'AESH qui n'avaient pas un temps complet, donc une rémunération de fait inférieure au SMIC, ce qui n'est pas acceptable. Là maintenant, le texte est passé, on va reconnaître l'accompagnement des enfants, y compris pour aller à la cantine, faire les devoirs, ce qui permettra d'avoir un temps complet et donc d'en recruter davantage, de les consolider. Puis on va améliorer leur formation et leur reconnaissance.

Et ça, c'est tout le travail qu'on fait entre l'école, le médico social dans notre stratégie. Maintenant, pour la formation des maîtres, c'est en effet une nécessité. Pourquoi ?

Car on s'aperçoit que si on veut réussir ce choc des savoirs, cette transmission de meilleurs résultats pour nos enfants, on a besoin d'avoir les maîtres les mieux formés possible. Et vraiment, je veux saluer l'engagement de tous nos enseignants, partout en France, dans tous les territoires qui font vraiment le mieux possible. Mais on voit bien que le système qu'on a adopté ces dernières décennies n'était sans doute pas le meilleur.

Pourquoi ? Parce qu'en fait, il faisait naviguer les enseignants pendant 5 ans post-bac avec des filières qui étaient diverses et variées. On avait un concours qui était à la fin du M2 et on avait beaucoup d'enseignants qui, du coup, parfois pendant plusieurs années, étaient sortis des savoirs fondamentaux et donc c'est assez compliqué de les transmettre quand pendant plusieurs années, on n'a pas été accompagnés comme il fallait.

Et donc ça, c'est une remontée à la fois du terrain, d'équipes. Tout ça s'est fait sur un travail ces dernières années. Ce phénomène que je décris, auquel s'ajoute le fait qu'on a eu du mal ces dernières années à recruter dans les concours.

On a créé de l'incertitude et on a du coup été chercher des contractuels qui font un travail remarquable et dont on a besoin dans notre Éducation nationale, on s'est dit qu'on allait changer le système de formation, premièrement en ouvrant des licences dès la pré bac et donc en créant des licences de préparation au professorat des écoles. On a déjà des filières qui existent, on a quelques milliers de postes qui ont, ces dernières années, été structurés. Là, on va vraiment aller vers une généralisation, mais pour pouvoir être formés dès après bac et bien français, maths, géographie, histoire, avec aussi les méthodes les plus innovantes, avec un corpus profondément rénové, qui s'inspire de ce qui a été travaillé par le ministère ces dernières années.

Ensuite, vous l'avez parfaitement compris, le concours sera passé à la fin de la licence. Alors, il y aura une forme de passerelle. C'est une forme de prépa intégrée, cette licence qu'on va ainsi créer.

Donc, il y aura des épreuves allégées pour ceux qui s'engagent dès après le bac et qui auront déjà eu tout ce corpus. Mais après vous pouvez avoir fait une licence d'histoire, de psycho, etc. Vous irez passer le concours pour rentrer en Master et là vous aurez un Master professionnalisant qui seront en fait nos écoles normales du XXIe siècle.

Et donc, avec dès le début un travail avec les élèves, évidemment sous encadrement, système de stagiaires et avec progressivement de plus en plus du temps devant les écoles et avec une rémunération des élèves qui, justement après concours, seront dans ce nouveau Master. Ce qui va nous permettre, en tout cas, on en est convaincu de bien mieux former, de mieux préparer, de le faire dès après bac et de mieux reconnaître aussi nos compatriotes qui veulent s'engager dans ce métier pour nous essentiel, de transmettre les savoirs à nos enfants, de leur apprendre l'esprit critique, de leur donner confiance et donc de les rémunérer dès le M1. Voilà l'esprit de la réforme et les grandes structures.

Donc c'est ça qui va monter en charge dès l'année prochaine. Et en fait, sur deux ou trois ans, là, on va le systématiser pour que toutes les générations puissent arriver sur ce nouveau système. Je n'ai pas oublié de choses structurantes, Madame le Ministre.

Non, vous avez dit l'essentiel, je crois. Est-ce que ça concernera aussi les professeurs de collège et de lycée ? Alors ça, on le fait d'abord pour le professeur des écoles, mais l'idée est aussi d'améliorer la formation en effet, pour le collège et le lycée.

Donc dans le même esprit, on va travailler. Évidemment, ils rentreront et ils seront éligibles et on va créer des passerelles. Ce qu'on va créer avec ces licences de préparation, ça vaudra aussi pour eux.

Avec un concours. Et avec un concours qui sera adapté, et donc des maîtrises qui seront ensuite adaptées. Donc il y aura aussi des passerelles, mais ça va structurer la formation de tous nos enseignants.

Et l'idée, c'est ensuite qu'autour de ces nouvelles écoles normales du XXIe siècle, on en fasse des éléments pivots pour la formation continue. On va aussi repenser à accompagner l'organisation de la formation continue pour mieux l'organiser dans le temps, c'est-à-dire permettre de le faire sur le temps de travail des enseignants, mais ne pas le faire sur le temps devant les élèves au maximum parce que c'est du temps qu'on perd. Et c'est parfois là qu'on a des difficultés de remplacement et pouvoir le planifier de manière pluriannuelle beaucoup mieux qu'on le fait aujourd'hui.

Cette réforme a un coût. Comment vous allez la financer alors qu'il y a des coupes budgétaires au budget de l'Éducation nationale et qu'il y a une lutte contre le déficit ? Alors...

Vous avez tout à fait raison de rappeler l'importance des finances publiques. Néanmoins, je veux ici dire que le budget de l'Éducation nationale continue d'augmenter et que les régulations budgétaires de ce début d'année, qui sont normales parce que vous avez eu d'un seul coup un effondrement des recettes, c'est du bon sens. Il faut le faire comme pour nos budgets.

On le laisse pas filer. C'est une moindre augmentation que prévu, mais le budget augmente et je vous invite à regarder le budget de l'Éducation nationale. Sur les 6 dernières années, il augmente comme il n'a rarement augmenté ces dernières décennies, pour pas dire qu'il avait plutôt tendance par le passé à baisser.

Donc non, on continue d'augmenter, d'engager. On continue aussi sur le Pacte à consolider les moyens et c'était prévu par le budget, mais une somme est investie pour améliorer les sujets de remplacement. Donc on continue d'investir, y compris sur les missions prioritaires qui sont celles du remplacement et du Pacte pour les enseignants.

Mais cette réforme, elle se fera en lien avec l'enseignement supérieur à budget constant. C'est la planification des formations qu'on ouvre. Un budget constant, vous dites, ça veut dire que le coût sera d'à peu près 600 à 700 millions ?

C'est dans le cadre des maquettes que nous avons, parce qu'en fait, nous investissons dans l'enseignement supérieur et la recherche. Le coût que vous décrivez est le coût à pleine vitesse, il faudra le "netter". Du coup, qu'à la mauvaise organisation du système actuel.

Aujourd'hui, les professeurs que vous ne recrutez pas, ce sont des contractuels que vous devez prendre pour mettre devant une classe. L'objectif à terme, quand ce système sera mis en place, c'est de beaucoup mieux former, de prévoir aussi ce dont la nation a besoin et donc de recruter dès après bac au maximum et donc de pouvoir moins recruter de contractuels. Donc l'objectif de cette réforme est d'ouvrir ces filières universitaires, mais de le faire dans le cadre de ce qu'on investit dans notre enseignement supérieur et de le faire en fermant des filières qui ont moins de débouchés.

Donc, c'est dans le cadre de la planification budgétaire que nous avons mis sur l'Éducation nationale et l'enseignement supérieur. On l'a totalement intégré. Monsieur le Président, le cadre scolaire oblige, peut-être un mot sur ce qui s'est passé à Viry-Châtillon, hier.

Cet adolescent qui a été grièvement blessé, qui est entre la vie et la mort, devant son établissement. Hier, c'était cette jeune femme, Samara, cette jeune adolescente aussi. Ce climat d'ultraviolence des jeunes, aujourd'hui, quand on est jeune, on risque sa vie lorsqu'on se rend dans son établissement scolaire ?

On a le droit d'être...

D'abord, je vais avoir un mot pour cet adolescent et sa famille. Et évidemment de plein soutien et de compassion, je souhaite que la justice puisse faire la clarté le plus vite possible. Vous savez que je n'aime pas me qualifier des événements, des drames, lorsque la justice fait son travail et qu'on n'en a pas la certitude ensuite.

Moi, je veux que le gouvernement et nous serons collectivement intraitables contre toute forme de violence. Et je l'ai toujours dit. Comme nous l'avons été quand il y a eu des émeutes, ça a été le record d'interpellations de garde à vue, y compris de mineurs.

Donc nous sommes intraitables, nous continuerons de l'être. Je ne veux pas qu'on fasse des raccourcis peut-être excessifs, avec l'école, ça s'est passé hors de l'école, à plusieurs centaines de mètres. Je ne sais pas si l'école est liée à cela.

J'attends d'avoir là aussi, comme je le disais hier, la vérité des faits, y compris sur Viry. Ce que je veux d'abord ici redire, c'est que l'école doit rester un sanctuaire pour nos enfants. Pour nos enfants, pour leurs familles, pour les enseignants.

Ce qui veut dire que nous sommes intraitables sur ce qui se passe à l'école. C'est pourquoi la ministre a annoncé un plan de renforcement des moyens de sécurité et de surveillance à l'école et aux abords des écoles et qu'il y a eu hier un échange inédit, entre les préfets et les recteurs. Et là, les moyens sont déployés pour renforcer cette sécurité.

Ensuite, l'ordre, on le fait aussi par la transmission des savoirs et par une école où on forme bien les maîtres. On leur donne une qualité de travail, comme c'est fait ici, un accompagnement pédagogique. On leur permet de porter des projets.

On est intraitable avec les parents et vous savez que j'ai toujours été attaché à cela. On ne prend aucune mauvaise habitude, c'est-à-dire quand il y a un problème, on le dit. Et quand il y a un enseignant qui fait son travail et qu'il est menacé, on le défend.

Il n'y a pas deux doctrines dans la République, il y en a qu'une. Je crois dans l'ordre républicain. L'ordre républicain, c'est celui qui passe par l'autorité des maîtres, et les familles doivent l'accepter.

Ensuite, il y a tout ce qui se passe en dehors de l'école, ce qui se passe derrière les écrans. Et comme vous le savez, il y a beaucoup de violence qui passe par les écrans, par les réseaux sociaux et c'est tout le travail qu'on a déployé ces dernières années contre le harcèlement en ligne et qu'on va poursuivre là aussi, dans lequel nos enseignants jouent un rôle essentiel. On a mis des plates-formes avec les associations et aujourd'hui on le régule beaucoup mieux.

Est-ce que c'est parfait ? Pas du tout. On va continuer, ici.

C'est très simple, en mettant en cause la responsabilité des plates-formes. Pourquoi on est plus en retard comparé aux autres ? C'est normal, parce qu'en fait aujourd'hui, on est...

Sur le harcèlement, on a beaucoup amélioré les choses, on a beaucoup formé les maîtres. On a maintenant un système qui est piloté par nos rectorats, qui fait que je crois pouvoir dire que collectivement, on a une situation de réponse beaucoup plus rapide, beaucoup plus traçable. Après, on est toujours confronté à des situations qui peuvent exister, mais on ne lâchera pas l'effort sur la lutte contre le harcèlement scolaire.

Et vous le savez aussi, on a complètement inversé les choses, dans le sens où maintenant on éloigne les enfants qui harcèlent de leur l'école. Ces procédures disciplinaires sont tout de suite engagées pour protéger les enfants les plus vulnérables, qui sont parfois en situation d'être harcelés par d'autres. Sur le cyberharcèlement, là aussi, on a mis en place des procédures d'alerte, on a mis en place des plates-formes.

Le numéro 3018 qui permet maintenant d'appeler et des systèmes de demande de retrait. Le texte de loi permet d'améliorer les choses, puisqu'il va maintenant permettre des sanctions pour éloigner des réseaux sociaux les jeunes ou moins jeunes qui pratiquent ce cyberharcèlement. Donc là, la loi, elle est en train de se déployer.

Maintenant, c'est une question d'exécution. C'est une question de responsabilisation des plates-formes. - Des parents ? - Bien évidemment, des parents, parce que je vous rappelle que nous avons interdit déjà le portable en collège, qu'on a mis en place un texte de loi qui a permis le contrôle parental et des téléphones qui sont normalement laissés à nos enfants et jeunes adolescents, qui ne permet pas l'accès à ces réseaux.

On ne va pas être derrière chaque famille. Il faut être réaliste. Par contre, dès qu'il y a un signalement, il faut pouvoir retirer les contenus, protéger nos enfants et écarter des réseaux sociaux pour une durée courte, puis une durée longue si récidive, les harceleurs en ligne.

Là, on est en train de mettre en place cette loi, donc on est intraitables et on sera intraitables. On va aussi accroître le système de responsabilisation des plates-formes. On a commencé à le faire avec les directives européennes, en particulier celles qui s'appellent DSA.

Il y a des premières sanctions qui tombent, mais là-dessus, on va continuer l'effort et le travail. Maintenant, plus généralement, et ça renvoie à votre question, je crois qu'il ne faut pas être aveugle sur ce qui se passe. Nous sommes dans une société de plus en plus violente et on a une forme de violence désinhibée chez nos adolescents et parfois de plus en plus jeunes.

Alors, il faut protéger l'école de ça. La question, c'est comment on le prévient beaucoup mieux ? C'est ce que j'avais évoqué au moment des émeutes.

Il y a plusieurs facteurs à ce qui est en train de se passer. On a d'abord de plus en plus de problèmes qui commencent dans les familles. Regardez les enfants qui sont en situation difficile.

Ce sont souvent des enfants qui soit viennent de familles monoparentales, soit sont à l'aide sociale à l'enfance. Et quand on regarde d'ailleurs les caractéristiques des violences qu'on avait eu l'été dernier et souvent celles qu'on voit dans les faits divers, on a des difficultés familiales. Donc là, on doit mettre le paquet.

On a commencé à le faire, mais on va accroître les efforts pour beaucoup mieux accompagner les familles et dans certains cas, les responsabiliser. Mais vous avez beaucoup de familles, et en particulier de maman solo, qui sont totalement démunies et très jeunes face à des enfants qui ensuite deviennent des adolescents qui peuvent aller dans la grande violence, totalement désinhibée, qui n'ont plus de régulateur. Un, l'accompagnement des familles.

Deux, la responsabilisation des familles. Ensuite, on va avec l'Éducation Nationale développer des systèmes de pré-alerte. C'est ce qu'on est en train de travailler.

Ils vont permettre, quand on identifie des jeunes qui commencent à être violents, à proposer aux familles, je dis bien "proposer", car ça reste de l'Éducation nationale et bien de les mettre soit dans des établissements qui les éloignent, voire dans les internats qu'on a mis en place. Je pense que c'est une réponse pédagogique un peu renforcée. Et puis, on va continuer de renforcer la réponse prépénale et pénale pour certains jeunes, qui consiste à les mettre soit dans des centres éducatifs fermés, soit on va développer des nouveaux centres qui permettent d'avoir un encadrement plus fort pour des jeunes qui sont en train de dériver et qui peuvent aller vers des formes soit de délinquance accrue, soit de très grande violence, soit qui malheureusement tombent dans les trafics.

Et tous ces jeunes sont les premières victimes, en quelque sorte, de ces glissements. J'insiste sur ce continuum, parce qu'on aurait tôt fait d'avoir une réponse qui ne serait que punitive. Il faut évidemment qu'il y ait des sanctions, mais il faut très tôt identifier ces enfants et ces adolescents et avoir une réponse complète.

Et aussi ne pas faire porter cette réponse que sur l'Éducation nationale, parce que ça n'est ni possible ni souhaitable. Il faut le faire en responsabilisant les familles, en responsabilisant et en travaillant avec les élus locaux et en ayant aussi toutes ces structures qui vont entre le médicosocial, les familles, la justice des mineurs et en faisant mieux travailler aussi justice et police. Une question peut être plus liée au travail parlementaire.

La loi de juillet 2019, en grande partie initiée par Jean-Michel Blanquer, permet la mise en place des UEEA et des UEMA dans les maternelles et dans l'école élémentaire. Actuellement, madame Ingrid Dordain a posé une QAG, mardi. Elle va déposer un texte qui a été validé au Sénat à la commission des affaires sociales.

Comment le groupe Renaissance va travailler avec l'exécutif, notamment les équipes de madame Thévenot, pour que ce texte soit le plus concis possible et qu'il réponde le plus aux demandes des familles ? Je pense que monsieur Maillard peut également répondre à cette question. Beaucoup plus que moi, parce que je ne vais pas m'immiscer dans le travail parlementaire.

Je vais être honnête avec vous. C'est un chemin que les parlementaires de la majorité vont tracer. Et je laisserai le président du groupe vous répondre là-dessus.

Moi, je suis en tout cas très attaché à ce que, en effet, vous l'avez rappelé, dès la loi de 2019, on puisse déployer partout où il y a un besoin ces structures et ces classes adaptées, comme on en a vu une ici. On continue d'accompagner par les moyens ce qu'on fait et la formation, et qu'on puisse aller au bout de ce travail. Ceci vient en synergie complète avec ce qu'on a fait avec la stratégie autisme qui permet le dépistage précoce.

La stratégie TND, qui vient d'être initiée aussi en novembre qui est différente de 2018-2022. Bravo, c'est la deuxième génération. Je vous remercie.

Et en termes de différence entre ces deux stratégies ? D'abord la première, c'était une première impulsion. Il fallait le faire.

Elle va ensuite celle-ci, je parle sous le contrôle de la ministre et de notre délégué, s'appuyer sur des structures nouvelles qui n'existaient pas, notre Maison de l'autisme, entre autres, qui en est l'épicentre et qui va vraiment être révolutionnée, par notre délégué et notre ministre. Ils ont carte blanche pour ce faire. Mais là où on a amélioré le diagnostic précoce, c'est de le systématiser, c'est de piloter maintenant ces fameuses plates-formes qu'on a dans chaque département, et c'est de pouvoir l'améliorer, le systématiser, d'apporter une réponse adaptée avec beaucoup plus de souplesse, et de corriger, je dirais, tout au long de la vie les problèmes de diagnostic, repérage et d'accompagnement.

On avait en fait, pour le dire de manière schématique, plusieurs trous dans la raquette qu'on avait identifiés et que cette stratégie vient compléter, y compris parce que, comme vous l'avez très bien dit, elle est plus large, c'est une stratégie TND, que j'étais venue défendre aussi dans ses prémisses, en avril dernier. Cette même loi de 2019, elle crée les INSPÉ. - Oui. - Qu'est-ce qu'ils vont devenir ?

La formation des enseignants a déjà été réformée lors de votre premier mandat. Est-ce que ça veut dire que c'était un échec ? Non, parce qu'en fait, on s'appuie sur ce qui a marché dans les INSPÉ.

D'ailleurs, je ne veux pas être trop technique. Mais dans le schéma de passage vers les écoles normales du XXIe siècle, on va s'appuyer sur les INSPÉ. Et grâce aux INSPÉ, combien de postes avaient été ouverts ?

Des licences, en préparation ? 1 500 ? 2 000 ? 3 000 ?

Je crois. J'avais ça en tête. Oui.

Donc on avait commencé. En fait, on a testé plusieurs méthodes. Les INSPÉ ont montré leur importance.

Ce qui change, c'est que le concours n'est pas à la même place. C'est très important, parce qu'on donne de la visibilité, on va beaucoup plus accompagner, on va la rémunérer de manière systématique, mais surtout, on prépare beaucoup mieux post-Bac tout le monde. Mais on s'appuie sur ce qui a marché, sur l'évaluation qu'on a fait de la réforme des INSPÉ et de ces premières classes qu'on avait ouvert dès le SUP.

Donc on essaie d'apprendre et de...

Pardon ? Ces INSPÉ, vous les supprimez ? Non, elles vont progressivement devenir...

En fait on s'appuie, c'est pour ça que je vous dis qu'on va systématiser l'ouverture de ces licences préparant au professorat des écoles et ensuite sur les INSPÉ, on va transformer celle-ci dans ces écoles normales du XXIe siècle. Et là, tout ça, on pourra vous donner tous les détails. Il faut que Monsieur Maillard, il est là, puisse répondre.

Je vais le faire, Monsieur le Président. Merci. J'ai oublié des trucs ?

Non, très bien. - Non, j'ai dit des bêtises ? - Aucune bêtise, aucune. - C'est parfait. - Non, non, non, non.

Bon, on y reviendra. Merci à vous. Non, on va tout vous donner.

Non, non.