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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 24 avril 2024 13 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asileSécurité

Le discours d'Emmanuel Macron à La Sorbonne : "Valérie Hayer est en difficulté", affirme Patrick Martin-Genier

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Bonjour Patrick Martin-Jeunier. Merci d'être avec nous ce matin sur RCF pour évoquer l'Europe.

  • 1:04OuverteRéponse directe

    C'est tout de même, pour Emmanuel Macron, une façon de peser dans le débat politique ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Sept ans après, est-ce que ça a changé ? Qu'est-ce qu'a changé le dernier discours d'Emmanuel Macron à la Sorbonne ?

  • 3:07RelanceRéponse partielle

    Vous dites que la crise sanitaire n'a pas aidé Emmanuel Macron. Pour autant, la crise sanitaire a permis un pas de géant dans la construction européenne.

  • 4:25OuverteRéponse directe

    Revenons peut-être à ce discours ce matin d'Emmanuel Macron. Donc, ce sera à 11h à la Sorbonne.

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce discours est vraiment écouté au-delà des frontières françaises ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17Invité politiqueFait
    « il veut parler Europe, il a tout à fait raison, au moment où la liste de Mme Hayer rencontre quand même quelques difficultés. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « Ursula von der Leyen, la présidente, était même contestée à la tête de cette commission. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « on s'aperçoit aujourd'hui que, malheureusement, l'Europe n'est pas plus souveraine qu'en 2017. »
  • 3:20PrésentateurFait
    « la crise sanitaire a permis un pas de géant dans la construction européenne. C'est un budget, un prêt commun qu'avaient fait les pays de l'Europe. »
  • 6:03Invité politiquePromesse
    « il avait promis une meilleure protection des frontières en matière d'immigration. »
  • 8:19Invité politiqueFait
    « il est certain que Jordan Bardella n'a pas été très présent au Parlement européen. »
  • 10:47Invité politiqueFait
    « Moi, je suis persuadé que l'Europe reste un facteur de paix. »
  • 12:10Invité politiqueFait
    « Il y a certains points essentiels, comme par exemple la fiscalité, mais la sécurité et la diplomatie, où on doit avoir recours à l'unanimité. »
  • 12:57Invité politiqueFait
    « Regardez comment la Hongrie a bloqué un certain nombre d'aides à l'Ukraine. »

Temps de parole

  • Patrick Martin73 %
  • Présentateur26 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. L'invité de la matinale, Pierre-Hugues Dubois. Votre invité ce matin, Pierre-Hugues, est Patrick Martin-Jeunier, professeur à Sciences Po et spécialiste de l'Europe. Bonjour Patrick Martin-Jeunier. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur RCF pour évoquer l'Europe. L'Europe au cœur de l'actualité, déjà parce que le Parlement européen, pour la dernière fois, se réunit en ce moment à Strasbourg. Un rythme intense de vote pour les 705 euros parlementaires. Et puis parce que dans 45 jours, nous allons voter pour les élections européennes. Il y a la campagne.

Manon Aubry, Raphaël Glucksmann et Marie Toussaint se succèdent en meeting à Strasbourg. Tandis qu'Emmanuel Macron, et c'est peut-être le point par lequel on va commencer, Patrick Martin-Jeunier, Emmanuel Macron, dans quelques heures, va prononcer un discours sur l'Europe à la Sorbonne, 7 ans après celui prononcé dans le même lieu. Alors l'Elysée assure que le discours n'est pas un événement de campagne. C'est tout de même, pour Emmanuel Macron, une façon de peser dans le débat politique ?

1:08
Patrick Martin

Oui, bien sûr. Alors il n'est peut-être pas dans la campagne, mais c'est un événement politique majeur, bien évidemment. À quelques semaines de l'élection du Parlement européen à Strasbourg, il veut parler Europe, il a tout à fait raison, au moment où la liste de Mme Hayer rencontre quand même quelques difficultés. Il veut réitérer ses grands engagements européens, en fait. Depuis 2017, il avait fait prononcer un grand discours à la Sorbonne, et donc il veut montrer qu'il a progressé sur les propositions qu'il avait faites, et il veut aussi dresser des perspectives pour après l'élection européenne, notamment pour le programme de la Commission européenne.

Et vous savez que Ursula von der Leyen, la présidente, était même contestée à la tête de cette commission. Donc il veut réitérer ses engagements, et donc tracer des voies pour l'après-élection européenne.

1:54
Présentateur

Il arrive sept ans après un discours où Emmanuel Macron avait ciblé une Europe devenue, je cite, trop faible, trop lampe, trop inefficace. Ce discours à la Sorbonne, il y a sept ans, il avait fait date. Sept ans après, est-ce que ça a changé ? Qu'est-ce qu'a changé le dernier discours d'Emmanuel Macron à la Sorbonne ?

2:09
Patrick Martin

Écoutez, franchement, ça n'a pas changé grand-chose, parce que, bien sûr, il faut savoir, gré au président de la République, d'avoir tracé des perspectives. En 2017, il venait d'être élu président de la République. On plaçait un très grand espoir en Emmanuel Macron, et on pensait qu'il pouvait s'inscrire dans les pas des pères fondateurs de l'Europe, les Schumann, Monet, etc. Il a réussi. Et donc, la difficulté, c'est qu'il y a eu deux événements majeurs, comme vous savez, depuis 2017, d'une part. Il y a eu la crise sanitaire qui a complètement fracturé l'Europe, qui a fragilisé cette Europe.

Il a également eu la guerre en Ukraine, et on a vu que ces deux événements avaient considérablement fragilisé l'Europe, l'intérêt étant aujourd'hui qu'on a vu que cette Europe était faible. Et donc, il n'a pas pu réaliser ses objectifs, qui étaient celui de restructurer cette Europe autour d'un triptyque, qui était l'Europe unie, démocratique et souveraine. Et on s'aperçoit aujourd'hui que, malheureusement, l'Europe n'est pas plus souveraine qu'en 2017.

3:07
Présentateur

Vous dites que la crise sanitaire n'a pas aidé Emmanuel Macron. Pour autant, la crise sanitaire a permis un pas de géant dans la construction européenne. C'est un budget, un prêt commun qu'avaient fait les pays de l'Europe. Ça, c'est quand même un point important.

3:20
Patrick Martin

Oui, enfin, ce n'était pas un pas géant dans la construction européenne. C'était l'Europe qui a réagi, en effet, qui a, comme vous dites, sollicité un prêt sur le plan international, qui a permis à l'Europe de réagir et qui a montré, effectivement, qu'elle devait avoir plus de compétences en matière de santé alors qu'elle n'en avait aucune. Donc, il y a eu, effectivement, des réactions. Les chefs d'État et de gouvernement sont intervenus comme des pompiers, en quelque sorte, sans pour autant changer les traités. L'Europe a su montrer qu'elle pouvait réagir face à une crise majeure comme la crise du Covid. Mais on a vu, effectivement, que sur ce point, elle était fragile.

Et l'intérêt de ce qui s'est passé, c'est que ça dresse des perspectives pour une éventuelle réforme des traités en donnant plus de compétences en matière de santé à l'Union européenne, ce qui est tout à fait indispensable. Mais oui, les chefs d'État ont réagi, ont fait un prêt sur le plan international, ont également réagi en permettant de produire des vaccins. Et ça, c'est important. Mais l'Europe a réagi de façon un peu inopinée, dans l'urgence. Et ce qu'il faut aujourd'hui, c'est essayer de structurer tout cela.

4:25
Présentateur

Revenons peut-être à ce discours ce matin d'Emmanuel Macron. Donc, ce sera à 11h à la Sorbonne. Est-ce que ce discours est vraiment écouté au-delà des frontières françaises ?

4:35
Patrick Martin

Écoutez, la France est un grand pays, donc un grand pays de l'Union européenne. Rien ne peut se faire sans la France. La difficulté de la France, mais ça a toujours été la même, c'est qu'elle considère que lorsqu'elle fait des propositions, tout le monde est d'accord avec elle, sans vraiment de concertation. On a vu ces dernières années, ces derniers mois, qu'il y avait des divergences très importantes avec d'autres pays, notamment avec l'Allemagne. Ce qui est assez lourd en matière de santé, en matière d'action économique, en matière d'endettement de l'État, d'endettement de l'Union européenne.

Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, la parole de la France est importante, mais elle n'est plus la seule à pouvoir peser sur le cours de l'action européenne, de l'histoire et de la construction européenne. Il y a d'autres pays qui comptent, il y a d'autres pays qui sont en divergence et qui ne poussent plus tellement, finalement, les objectifs de la France. On a vu qu'il y a des divergences avec la Hongrie, il y en a avec l'Italie, il y en a avec l'Allemagne. Donc, c'est vrai que c'est important que la France puisse faire des propositions. C'est sans doute le sens de ce discours à la Sorbonne tout à l'heure du président de la République.

Mais il faut faire attention, effectivement, à ce travers que nous pouvons avoir en considérant que les propositions que fait la France sont systématiquement reprises par d'autres pays de l'Union européenne.

5:45
Présentateur

Et pourtant, il y avait une occasion. La France a été présidente du Conseil de l'Union européenne au premier semestre 2022. Emmanuel Macron, à l'époque, avait aussi eu des discours assez forts. Qu'est-ce qui a changé avec cette présidence du Conseil de l'Union européenne par la France ?

5:59
Patrick Martin

Vous savez, bon, le président de la République a tenté d'accélérer un certain nombre de projets. On a bien vu que, par exemple, il avait promis une meilleure protection des frontières en matière d'immigration. Et vous savez que le thème migratoire est quand même un thème important. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, en ayant accéléré cette perspective d'une meilleure protection des frontières, eh bien, on est arrivé, on est parvenu ce mois-ci à un pacte asile-immigration qui avait été proposé. Et donc, la France a effectivement appuyé ce point. C'est, par exemple, important.

Par ailleurs, le président de la République a lancé un grand projet de communauté politique européenne plus large que l'Union européenne de façon à accroître le poids de l'Europe en dehors de l'Union européenne. Et enfin, il a tenté, effectivement, d'accélérer cette notion de défense européenne, d'une meilleure protection, surtout dans la perspective de la guerre en Ukraine. Donc, oui, il y a eu des progrès. Mais vous savez, ce n'est pas en six mois qu'on arrive à changer fondamentalement l'Europe. C'est un agenda législatif qui est appliqué par plusieurs États et donc qui sont négociés de cette façon.

7:01
Présentateur

Macron entre en campagne pour sauver son camp, titre ce matin le Figaro, face à une Valérie Ayée qui stagne dans les sondages. Y a-t-il aussi dans le discours d'Emmanuel Macron ce matin un enjeu de survie pour Renaissance ?

7:14
Patrick Martin

Alors, je ne sais pas si c'est une survie, mais en effet, si Mme Ayée a des qualités importantes sur le fond, il semblerait qu'elle manque un peu de charisme, et surtout face à d'autres listes, notamment celle du Rassemblement national, qui est bien plus audible. Mais il est vrai qu'il va tenter de reprendre la main. C'est ça, aujourd'hui, l'objectif d'Emmanuel Macron, pour bien montrer que l'Europe est au cœur de cette campagne et que c'est lui qui en est, en quelque sorte, le maître d'œuvre. Et donc, c'est vrai que Mme Ayée a des difficultés à s'imposer. Donc, il rentre en campagne, également pour l'Europe. Et ça, manifestement, je crois que personne ne s'y trompe sur ce point.

7:50
Présentateur

Nous sommes avec Patrick Martin-Génier, professeur à Sciences Po et spécialiste de l'Europe. Parmi les eurodéputés sortants, Manon Aubry, Raphaël Glucksmann ou encore François-Xavier Bellamy ont déposé quelques milliers d'amendements pendant le précédent mandat. Jordan Bardella, seulement 21. Moins on travaille, plus on monte.

8:08
Patrick Martin

Oui, vous savez, il y a certaines personnes, députés européens, qui ne vont rarement à Strasbourg, qui font en réalité purement de la politique nationale. Bon, je ne sais pas si c'est le fait de tous les députés du Rassemblement national, mais il est certain que Jordan Bardella n'a pas été très présent au Parlement européen. Mais ça marche. Écoutez, ça marche, en fait. Ce sont des gens qui n'ont pas de crédibilité à Strasbourg. Pour être pris au sérieux à Strasbourg et à Bruxelles, il faut être présent. Et les personnes qui ne sont pas présentes n'ont pas de responsabilité particulière au Parlement européen, ne sont pas prises au sérieux.

Les personnes qui travaillent, en réalité, ne sont pas les personnes les plus visibles sur la scène politique nationale, mais des personnes qui sont présentes tout à fait régulièrement à Strasbourg et à Bruxelles. Et manifestement, ça n'a pas été le cas de Jordan Bardella.

8:58
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas une limite quand même de l'Europe qu'on pointe là ? Parce que moins on travaille, plus on monte. On a, je pense à des Raphaël Glucksmann, des Manon Aubry, François-Xavier Bellamy, qui dépose des milliers d'amendements. François-Xavier Bellamy, c'est la philo face au selfie de Jordan Bardella.

9:12
Patrick Martin

Oui, bien sûr. Mais si vous voulez, aujourd'hui, c'est une campagne électorale. Et vous voyez bien qu'il y a une instrumentalisation d'un certain nombre de thématiques, notamment la migration. On voit bien que c'est le thème principal de Jordan Bardella, même si d'ailleurs l'immigration n'est pas le thème principal dans cette campagne électorale pour l'ensemble des pays européens, qui parlent plutôt de social, qui parlent d'économie, qui parlent de chômage.

9:39
Présentateur

Il y a qu'en France, c'est en France principalement, on parle d'immigration, on a l'impression qu'en Italie aussi, on en parle beaucoup.

9:44
Patrick Martin

Oui, mais vous savez, Mme Mélanie a eu recours à l'Europe pour protéger ses frontières. On en parle, oui, le thème le plus important, c'est le social, la solidarité, le chômage. Et donc, il n'y a qu'en France où on instrumentalise ce genre de thématiques. Même en Allemagne, ce n'est pas le premier thème, même si l'extrême droite allemande essaye d'instrumentaliser également. Donc aujourd'hui, de toute façon, c'est le thème préféré du Rassemblement national. Regardez les personnes qui composent sa liste aujourd'hui. Et ça, c'est le thème principal, avec un autre thème purement national, qui est celui de l'insécurité. Et on voit bien que cette campagne pour M.

Bardella et le Rassemblement national, c'est avant tout une campagne nationale, qui se place dans la perspective des futures élections présidentielles.

10:26
Présentateur

Et puis, il y a aussi la guerre aux portes de l'Europe en Ukraine. Au XVIIIe siècle, l'abbé de Saint-Pierre a marqué l'histoire de l'idée européenne en évoquant une unification du vieux continent. Il voulait rendre la paix perpétuelle en Europe. Pourtant, aujourd'hui, la guerre gronde en Ukraine. Est-ce que l'Europe est encore un moyen d'assurer notre paix ?

10:47
Patrick Martin

Moi, je suis persuadé que l'Europe reste un facteur de paix. C'était d'ailleurs l'objectif même des pères fondateurs de l'Union européenne. Vous parlez de Jean Monnet. On parle également de quelqu'un qui avait une grande foi catholique, qui était Schumann. Et donc, ce sont des gens qui pensaient que, oui, l'Europe était un facteur de paix. Je suis persuadé que c'est encore le cas. Mais il y a des progrès à faire. On a bien vu que la paix, au final, en Europe, avait été une parenthèse. On a fait l'Europe pour réconcilier la France et l'Allemagne. Donc, la paix reste le moteur de cette Europe.

Aujourd'hui, néanmoins, on voit bien qu'avec cette guerre en Ukraine, la paix est menacée au cœur même de l'Europe. Et qu'il faut que cette Europe avance sur cette notion de défense européenne. Aujourd'hui, nous dépendons largement de l'OTAN, des États-Unis. Et on voit que le principal défi pour l'Europe dans les années qui viennent, c'est bien d'être en capacité d'assumer de plus en plus sa propre sécurité, sa propre défense.

11:46
Présentateur

Et peut-être, est-ce que ça, c'est encore possible quand tous les pays européens ne sont pas d'accord entre eux ? Il y a quand même un vrai sujet de... Voilà, les décisions, elles sont prises à l'unanimité. Il faut que tous les pays soient d'accord. Aujourd'hui, ne serait-ce qu'entre la France et l'Allemagne, il y a des divergences de plus en plus nombreuses entre Olaf Scholz et Emmanuel Macron. Est-ce que ce point de l'unanimité n'est pas aussi un problème pour faire avancer l'Europe ?

12:06
Patrick Martin

Oui, tout à fait. Bien sûr qu'il y a des divergences. Il y a certains points essentiels, comme par exemple la fiscalité, mais la sécurité et la diplomatie, où on doit avoir recours à l'unanimité. On voit bien aujourd'hui qu'avec 27 États membres et bientôt 30 voire 35, si on élargit au pays des Balkans, si on élargit la Moldavie et l'Ukraine un jour, eh bien la règle de l'unanimité signifierait la fin de l'unité institutionnelle de l'Europe. Et donc par conséquent, il faudra bien un jour recourir à cette règle à la majorité, dans la quasi-totalité des domaines, notamment dans la fiscalité, dans le social, dans des normes qui s'imposent à l'Europe, sans quoi nous n'arriverons pas à avancer.

L'Europe sera bloquée. Et donc c'est ça aujourd'hui. Notre Europe, elle est bloquée parce qu'il y a des divergences de plus en plus importantes. Vous citez l'Allemagne, mais il y a également d'autres pays. Regardez comment la Hongrie a bloqué un certain nombre d'aides à l'Ukraine. Donc aujourd'hui, c'est effectivement notre principal défi. Et d'ailleurs, sur le plan institutionnel, l'Europe est aujourd'hui complètement bloquée. Il n'y a pas eu d'adoption de nouveaux traités depuis une quinzaine d'années.

13:12
Présentateur

Eh bien il y en sera peut-être question à 11h avec ce discours d'Emmanuel Macron qui sera donné donc à la Sorbonne. Merci beaucoup Patrick Martin-Jeunier d'avoir été en ligne avec nous ce matin. Je rappelle que vous êtes enseignant à Sciences Po et spécialiste de l'Europe.

Le discours d'Emmanuel Macron à La Sorbonne : "Valérie Hayer est en difficulté", affirme Patrick Martin-Genier — Patrick Martin · Pourquijevote