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interviewBLAST (sur YouTube)· 2 octobre 2025 16 min

ATTAQUER LA JUSTICE ET LA DÉMOCRATIE, UNE PASSION DE DROITE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On risque d'avoir tôt le matin des gropuscules d'ultra gauche qui veulent casser et qui sont des ultra viiolents. [Applaudissements] La plupart des mobilisations sociales sont aujourd'hui présent en otage par ces voyoux qui jouent à la révolution. On regroupe nos forces, ensuite on les encercle et après on les tape.

On les tape. Façon de dire. Casse-toi, casse-toi, casse-toi, casse-toi.

La haine n'a donc décidément aucune limite. On voit bien qu'il y a des magistrats qui n'ont jamais accepté le discours de Nicolas Sarkozy et qui aujourd'hui utilisent cette possibilité pour régler un compte. J'assumerai mes responsabilités.

Nicolas Sarkozi donnera son nom à ce parvi à Nice au moment où l'ancien président s'apprête à entrer en prison. Est-ce que c'est pas un pied de neé ou un défi à la justice en disant bon je fais ce que je veux ? Non, absolument pas.

Ce n'est pas un défi. Et rendre hommage ce n'est pas juger. C'est rendre hommage.

On a l'impression d'un coup d'état des juges. Finalement des juges qui essayent de supplanter les politiques. La bonnette enlevée avec le charme, disons-le, comme la car la brunie.

C'est un geste qui qui témoigne de la corruption des esprits. Quoi la façade d'une mairie, ça n'est pas un panneau d'affichage. J'ai un message clair pour les dirigeants qui reconnaissent un état palestinien après le massacre atroce du 7 octobre.

Vous offrez une récompense énorme au terrorisme. Vous en avez assez de cette bande de racaille. On va vous en débarrasser.

Le 17 septembre 2025, Bruno Rotaillot, qui occupait toujours le ministère de l'Intérieur 8 jours après avoir été démissionné, a annoncé qu'il redoutait pour le lendemain, journée de grève, une mobilisation très forte avec, je cite toujours des groupuscules d'ultra gauche qui veulent casser et qui sont des ultraviolents. Dans la réalité, ce sont des groupuscules d'extrême droite qui ce jour-là et les suivants à Montpellier et à Brest ont perpétré des agressions ultraviolentes contre des militants et des militantes de gauche. Mais Retaillot, une fois encore n'a pas eu le moindre mot pour condamner ses exactions.

Disons que ça commence presque à ressembler à une tendance lourde. On regroupe nos forces, ensuite on les encercle et après on les tape. On les on les tape.

Le 22 septembre 2025, la France, par la voix d'Emmanuel Macron, a enfin reconnu officiellement l'état de Palestine 2 ans après le début du génocide qui a déjà fait plus de 66000 morts à Gaza au moment où cette chronique est enregistrée. Un chiffre qui ne tient pas compte des victimes ensevelies sous les décombres des villes rasées par l'armée israélienne. Pour célébrer cette reconnaissance, quelques dizaines de mairies partout en France ont issé le drapeau palestinien.

Le moins qu'on puisse dire est que cette initiative n'a pas été du goût des droits françaises et de leur éditocratie de compagnie. Bruno Rotaillot encore qui occupait toujours le ministère de l'intérieur 13 jours après avoir été démissionné a décrété que ce pavoisement constituait je cite une atteinte à la laïcité. Ça fait beaucoup là non ?

La façade d'une mairie, ça n'est pas un panneau d'affichage. Le même Retaillot n'avait cependant rien dit quand des collectivités avaient isser le drapeau ukrainien pour exprimer leur solidarité avec les victimes de l'agression russe contre l'Ukraine. De son côté, la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Bron Pivet, a expliqué, je cite, il n'y aura ni drapeau palestinien ni drapeau israélien sur l'Assemblée nationale aujourd'hui parce que telles ne sont pas nos règles et tels ne sont pas nos usages.

En 2023, pourtant, la même Yaëel Bron Pivet arborait à la tribune de la même assemblée un pince frappé du drapeau israélien pour exprimer sa solidarité avec l'État hébreu après l'attaque lancée par le Hamas le 7 octobre. L'éditocrate Bernard Henry Lévi enfin qui se présente depuis des années comme le champion du soutien à l'Ukraine a quant à lui fait la tournée des chaînes dites d'information où il dispose toujours d'un rond de serviette pour dénoncer la reconnaissance de l'État de Palestine et pour décréter que le drapeau palestinien n'était pas un drapeau respectable. Fin de citation.

Le drapeau palestinien ne deviendra un drapeau respectable que le jour où l'autorité palestinienne aura fait sa mu intérieure sa révolution culturelle. En somme pour ces avisés commentateurs, il est tout à fait normal de pasoiser des mairies aux couleurs de l'Ukraine quand la Russie attaque l'Ukraine. Tout à fait souhaitable de pavoiser les mairies aux couleurs d'Israël quand le Hamas attaque Israël.

Mais tout à fait scandaleux de pasoiser des mairies aux couleurs de la Palestine quand Israël extermine les Palestiniens. On aimerait vraiment savoir ce qui motive ce très curieux double standard et on espère bien sûr que ce n'est pas un vieux relan raciste. Non non non.

Le 23 septembre, le Figaro, le journal du groupe d'assaut que nous retrouverons un peu plus tard, a publié un entrefilet qui a été superbement ignoré par la presse et les médias dominants. Et c'est tout à fait regrettable car il était très édifiant et très instructif. On y apprenait en effet qu'entre les deux tours des dernières élections législatives, Emmanuel Macron a personnellement téléphoné à plusieurs candidats de son parti engagés dans des triangulaires contre des candidats du Rassemblement national et de la gauche unis au sein du Nouveau Front populaire. pour leur demander de se maintenir au second tour, ce qui favorisait bien évidemment le parti d'extrême droite.

Le Figaro citait une déclaration stupéfiante d'un proche du chef de l'État expliquant que Macron voulait une majorité rassemblement national et qu'il avait été surpris par l'ampleur du front républicain. Le castor est un architecte horspère. Il coupe les arbres pour édifier des barrages et des gites.

En résumé, le président qui a été élu en 2017 par les millions d'électeurs et d'électrices de gauche auquels il avait solennellement promis qu'il construirait un barrage contre l'extrême droite est personnellement intervenu 8 ans plus tard pour aider cette même extrême droite à remporter des élections. Mais à part le Figaro qui lui consacre quelques toutes petites lignes, personne ne juge-t relever cette information et cela fait un résumé parfait de ce qu'aura été le macronisme. Quand je serai élu, je serai de nouveau une ordure, une grosse ordure de droite.

Le 25 septembre, journée quelque peu chargée, la Fédération Internationale des droits de l'homme, la FIDH, a publié, comme l'a relevé le journal Le Monde, un dense rapport dénonçant la très préoccupante détérioration de la démocratie française depuis 2017. Selon les auteurs de ce très sévère document cosigné aussi par l'Organisation mondiale contre la torture, la France connaît depuis 8 ans une dégradation profonde et structurelle de l'environnement dans lequel la société civile peut s'exprimer et agir, ainsi qu'une régression préoccupante des libertés publiques, en particulier s'agissant de la liberté d'association et de la liberté de réunion pacifique. Fin de citation.

On se demande d'abord en lisant ces pages accablantes ce qui a bien pu se passer en 2017. J'ai vu, je sais qui c'est mais je dirai rien. Puis on se rappelle, c'est l'année où Emmanuel Macron a été élu président de la République française et où il a promis sans rire que la vitalité démocratique serait le socle de son action et que sous sa présidence, la France veillerait toujours à être au côté de la liberté.

Fin de citation. Le 25 septembre, toujours, l'ancien président de la République française, Nicolas Sarkozi, a été une nouvelle fois condamné, cette fois à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l'affaire des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007. Il y a beaucoup de choses à dire sur cette nouvelle condamnation à commencer bien sûr par le fait que contrairement à ce que le commentariat dominant s'est empressé de raconter, elle n'est pas du tout inédite puisque l'ancien chef de l'État avait déjà été condamné en appel à un an de prison dont 6 mois ferme au mois de février 2024 dans l'affaire Big Malion et définitivement condamné à 3 ans de prison dont un ferme dans l'affaire dite des écoutes, ce qui commence quand même à faire beaucoup.

Quand un individu revient pour la 17e fois devant le tribunal correctionnel, il doit être puni pour l'ensemble de son œuvre. Pour ce qui concerne le financement libyen de sa campagne, certaines charges ont finalement été abandonnées, ce qui prouve au passage que la justice sait se montrer clémente. Mais le jugement établiit que Sarkozi et deux de ses plus proches collaborateurs Claude Guéand et Bris Ortefeu qui ont tous les deux été ministres de l'intérieur ont celler ce que les juges appellent un pacte corruptif avec la Libye du colonel Kaddafi et plus particulièrement avec le terroriste Abdallah Senusi, beau-frère de Kaddafi, condamné pour l'attentat contre un avion de la compagnie aérienne UTA qui avait fait 170 morts dont 54 français au Niger en 1989.

C'est pour le moins accablant. Mais plutôt que de pointer l'extraordinaire gravité de ces faits, la droite et l'extrême droite et leurs journalistes d'accompagnement immédiatement après l'annonce de cette condamnation se sont précipités au secours de Sarkozy pour le présenter non pas comme un récidiviste plusieurs fois condamné dans des affaires de corruption mais comme l'innocente victime de juges supposément de gauche et d'extrême gauche acharné à le détruire. François Fillon qui a été évincé par la justice, Marine Le Pen qui est vincé par la justice, Donald Trump qui a failli également aux États-Unis être évincé par des juges.

En tout cas, ce qui se passe est extrêmement grave. Ça va accroître la crise démocratique. Grand soutien Nicolas Sarkozy qui était un excellent président, qui est un homme droit, qui est un homme digne.

Dans ce concert d'imprécation, le Figaro, le journal gavé d'aide public du groupe d'assaut s'est illustré par son empressement particulier à dénoncer ce que son éditorialiste Ivre a appelé, je cite, un jugement abracadabrantesque, absurde et incompréhensible. Et cette précipitation est d'autant plus remarquable qu'en temps normal, ce même journal réclame généralement beaucoup plus de férocité contre les justiciables ordinaire. Au mois de novembre 2023, par exemple, il s'était fait un devoir de colporter une déclaration de Bruno Retaillot affirmant qu'il fallait en finir avec le laxisme judiciaire.

Et en février dernier, il faisait la réclame d'un sondage révélant selon lui que les Français voulaient en finir avec la culture de l'excuse pour les mineurs délinquants. Pour le Figaro, donc la justice n'est jamais assez sévère, sauf quand elle est beaucoup trop sévère avec Sarkozi qui s'est quant à lui posé dans un entretien accordé à un hebdomadaire réactionnaire du groupe Boloré en victime d'un complot et qui a dénoncé une condamnation aussi injuste qu'infamante qui viole l'état de droit. Fin de citation.

Ce qui s'est passé aujourd'hui dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris et d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice. Bien évidemment, ces bruyantes vociférations contre l'institution judiciaire ont produit quelques effets et la présidente du tribunal correctionnel qui a condamné l'ancien président a reçu des menaces de mort qui ont donné lieu à l'ouverture de deux enquêtes judiciaires. Vous en avez assez de cette vente de racaill.

On va vous en débar. Le 26 septembre, 4 jours après la reconnaissance de l'État de Palestine par Emmanuel Macron, l'avion qui emmené le Premier ministre israélien Benjamin Netaniau aux États-Unis pour une nouvelle rencontre avec son grand ami et complice Donald Trump devait une nouvelle fois survoler le territoire français. Netaniau a finalement modifié son plan de vol, mais ici l'information importante est qu'il avait une nouvelle fois été autorisé à survoler le territoire français alors qu'il est visé par un mandat d'arrêt international pour crime de guerre et crime contre l'humanité émis par la cour pénale internationale la CPI.

En d'autres termes, lorsqu'il n'est pas occupé à s'autoglorifier d'avoir reconnu l'état de Palestine, Emmanuel Macron continue à protéger le principal ordonnateur du massacre des Palestiniens au lieu de respecter les engagements internationaux qui lui font une obligation d'arrêter toute personne visée par un mandat de la CPI. Là, comme ailleurs, le macronisme se caractérise par sa constante hypocrisie. Il aura le pire bilan des présidents de la République de la 5e et peut-être le pire bilan de tous les chefs d'État en France depuis Clovis.

Le 28 septembre, le syndicat de la magistrature a dénoncé dans un communiqué le silence assourdissant d'Emmanuel Macron qui n'avait pas jugé utile de réagir aux menaces proférées contre la présidente du tribunal qui avait condamné SarkoZi 3 jours plus tôt. Macron s'est finalement décidé à dénoncer ses menaces quelques heures après la publication de ce communiqué syndical. Mais la vérité oblige à reconnaître que le chef de l'État n'était pas resté complètement silencieux puisqu'il avait échangé avec Nicolas Sarkozi comme l'a révélé ce dernier dans l'entretien déjà évoqué qu'il a accordé à un journal du groupe Boloré.

Quand des juges reçoivent des menaces parce qu'ils ont condamné un ancien président impliqué dans un pacte de corruption, il semblerait que le premier élan d'Emmanuel Macron ne soit donc pas de s'alarmer de ses intimidations, mais de s'entretenir avec son douteux prédécesseur. Oui, peut-être. Pour clore ce chapitre sur lequel on sera très probablement amené à revenir, insistons sur le fait que dans cette misérable affaire et comme l'a rappelé le président du tribunal judiciaire de Paris sur France interre, l'atteinte à l'état de droit, ce sont des menaces contre les juges et non un jugement rendu minutieusement et très solidement étayé.

Aujourd'hui, cette magistrate fait l'objet de menace de mort. On a dit qu'une décision de justice était une atteinte à l'état de droit. Non, ce qui est une atteinte à l'état de droit, ce sont des menaces contre les juges.

C'est inacceptable et ça devrait être un électrochoc dans notre pays. Mais l'inversion de la réalité à laquelle se livre les droits françaises lorsqu'elle dénonce un prétendu coup de force des juges au lieu de se scandaliser des infractions en répétition d'un ancien président nous rappelle très utilement que ses droites brûlent d'envie d'imposer de ce côté-ci de l'Atlantique le même basculement totalitaire que celui dans lequel Donald Trump précipite les États-Unis en se présentant lui aussi comme une victime de prétendus complots ourdi par des juges gauchistes présentés comme de véritables ennemis intérieurs. Le 29 septembre, Michel Édouard Leclerc, président du groupe Lecler, a expliqué sur TF1 que l'idée d'aller taxer les riches pour combler le déficit public était, je cite, vraiment con.

Non, mais ça on dit pas ça, on est on est la télévision. Le Figaro du groupe d'assaut qui a littéralement gavé de milliards d'euros d'aide publique a trouvé ça tellement beau qu'il en a fait tout un article. Dans la réalité, c'est exactement le contraire qui se passe.

Ça fait 40 ans que des gouvernements de gauche de droite et de droite de droite multiplient d'une part les réformes destiné à réduire les aides publiques aux français qui en ont le plus besoin et d'autre part les cadeaux fait au riches et aux entreprises. Je voudrais revenir sur cette phrase, il n'y a pas d'argent magique. Oui, moi j'ai trouvé de l'argent magique.

Formidable. Alors allez-y. 60 à 80 milliards d'euros ou c'est pas de la fraude fiscale, ça s'appelle de l'optimisation.

Mais il ne faut bien sûr pas céder à la facilité consistant à user du même lexique horsurier que les bénéficiaires de ces libéralités. Et on se gardera donc bien de considérer que ce que dit Michel Édouard Leclerc n'est pas seulement complètement faux, mais aussi et surtout complètement idiot. Merci d'avoir suivi cette chronique.

On se retrouve dans 15 jours. [Musique] [Musique]