En campagne, Fabien Roussel parle sécurité - reportage #cdanslair 30.07.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
La sécurité chasse gardée de la droite et de l'extrême droite, alors que vient y faire Fabien Roussel ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Parler sécurité, pas si nouveau chez les communistes.
- 2:25OuverteRéponse directe
En 2022, Fabien Roussel ferait-il du Georges Marchais ?
- 3:35OuverteRéponse partielle
Pour convaincre de nouveaux électeurs justement, encore faut-il être connu et reconnu.
- 4:21FerméeRéponse directe
Convaincant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« Je pourrais montrer les lettres de remerciement des syndicats de police progressistes, de gauche pour certains, »
- 1:32Invité politiqueFait
« Le thème de ma campagne, ce n'est pas la sécurité. C'est la sécurité qui s'est invitée dans la campagne. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Il y a beaucoup d'électeurs aujourd'hui qui nous disent, qui me disent, qu'ils ne voteront plus jamais socialiste et qu'ils ne voteront plus Jean-Luc Mélenchon. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Ma candidature n'a pas vocation à aller sous-straire des voix à d'autres forces de gauche. »
- 4:17PrésentateurChiffre
« A l'époque, la candidate avait remporté moins de 2% des suffrages. »
Temps de parole
- Présentateur41 %
- Fabien Roussel23 %
- Invité13 %
- Invité 27 %
- Invité 36 %
- Invité 45 %
- Locuteur non identifié5 %
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À Ballaruc-les-Bains, près de Montpellier, une caravane de campagnes couleur flashy. C'est celle de Fabien Roussel. Il se présente en 2022 et il veut que ça se voit. Le candidat accueilli ce jour-là chaleureusement par ses militants, attendu comme l'homme providentiel du Parti communiste.
J'avais quitté le parti pendant 19 ans et je suis revenu depuis le dernier combat. Là, je suis très heureux parce que je retrouve un parti communiste qui a des propositions, qui présente un candidat et qui agit sur l'essentiel.
Fabien Roussel auprès de ses militants en terrain déjà conquis, mais certains l'attendent aussi pour des explications. Il ne digère pas sa présence en mai dernier à la manifestation des policiers.
À la télévision, je t'ai vu avec des flics ou les trocars chez les fachos, à mon avis.
Je pourrais montrer les lettres de remerciement des syndicats de police progressistes, de gauche pour certains, et qui disent « on s'est fait kidnapper la manif par alliance, etc. » Et donc ils étaient très contents, très contents, que justement il y en ait un à gauche qui s'occupe de ces questions-là.
J'étais un peu en colère, mais je suis quand même venu ici. Je sais où j'habite, sur cette télé-volée maintenant. On ne m'en prend dans le plurier. On est une grande famille. Non, non, mais c'est bien, c'est bien, tu vas très bien répondre. Il faut que tu continues comme ça.
Entre camarades sans rancune, mais la position de Fabien Roussel a de quoi déconcerter. La sécurité chasse gardée de la droite et de l'extrême droite, alors que vient y faire Fabien Roussel ?
Le thème de ma campagne, ce n'est pas la sécurité. C'est la sécurité qui s'est invitée dans la campagne. Pour moi, le thème de ma campagne, c'est l'emploi et c'est le pouvoir d'achat. Mais si la question de la sécurité s'invite dans la campagne, aujourd'hui je vais dire que je suis armé idéologiquement. Parce que justement, j'ai décidé de me saisir du sujet.
Parler sécurité, pas si nouveau chez les communistes. Déjà en 1981, le candidat à la présidentielle, Georges Marchais, en faisait un argument de campagne.
On n'est pas libre quand on ne peut plus rentrer ou sortir de chez soi la nuit tombée, toute la journée, à l'usine ou au bureau. Que chez eux, ils puissent avoir... En 2022, Fabien Roussel ferait-il du Georges Marchais ?
Ce jour-là, parmi les militants, une présence remarquée, celle d'Olivier Marchais, le fils de l'ancien secrétaire du Parti communiste.
Le plus important, ce n'est pas le rapprochement avec mon père. Fabien est bien dans son temps. Mon père est décédé il y a 21 ans. Donc le monde a changé. Les défis auxquels on est confrontés ont changé.
Changement aussi au niveau des résultats. 15% pour Georges Marchais en 1981, quand Fabien Roussel est crédité de 3,5%. Mais pour la première fois en 15 ans, pas d'alliance à gauche dès le premier tour. Fabien Roussel veut faire mentir les sondages.
Il y a beaucoup d'électeurs aujourd'hui qui nous disent, qui me disent, qu'ils ne voteront plus jamais socialiste et qu'ils ne voteront plus Jean-Luc Mélenchon. Il y a donc aujourd'hui beaucoup d'électeurs orphelins de candidats à gauche. Ma candidature n'a pas vocation à aller sous-straire des voix à d'autres forces de gauche. Elle a vocation à aller en convaincre de nouvelles pour renforcer la gauche.
Pour convaincre de nouveaux électeurs justement, encore faut-il être connu et reconnu. Pour Fabien Roussel, député du Nord, ce n'est pas encore gagné dans les rues de Sète. Si je vous dis Fabien Roussel... Oui, on connaît.
Tu connais ? Bah oui. Tu connais pas si bon. C'est pas un acteur ? On demande M. Roussel, Fabien. S'il vous plaît. S'il vous plaît. Bonjour M. On nous explique que vous allez vous présenter.
De notoriété que Fabien Roussel va devoir combler s'il veut faire mieux que Marie-Georges Buffet en 2007. A l'époque, la candidate avait remporté moins de 2% des suffrages. Convaincant ?
Convaincant.
Non ?
Fabien Roussel