Témoin RMC : Laetitia Romeiro-Dias - 02/07
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Titia Romero-Dias est avec nous, bonjour.
- 0:09OuverteRéponse directe
Vous êtes députée La République en Marche de l'Essonne et vous présentez une proposition de loi sur le bien-être animal.
- 0:17OuverteRéponse directe
Au départ, vous n'étiez pas militante de la cause animale, mais aujourd'hui vous vous engagez pour cette cause.
- 0:29OuverteRéponse directe
Je résume les principales mesures : un permis pour adopter ou acheter un chat ou un chien.
- 1:28OuverteRéponse directe
Ça veut dire concrètement que si j'achète un animal ou si je vais à la SPA recueillir un animal, je serai obligé d'avoir un permis.
- 2:29OuverteRéponse directe
Dans votre proposition, plusieurs autres articles. Par exemple, les animaux de cirque.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiquePromesse
« Un permis qui serait délivré automatiquement lorsqu'on adopte ou achète pour la première fois un chat ou un chien. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Le mot est fort, le mot permis, il est fort, mais ce qu'on veut, c'est pouvoir responsabiliser l'ensemble des propriétaires. »
- 2:40Invité politiquePromesse
« On propose la fin de l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques. Progressivement, d'ici 2020. »
- 2:57Invité politiqueFait
« Plus de tigres, plus d'éléphants. »
- 3:18Invité politiquePromesse
« On demande le non-accès des arènes de corrida pour les enfants de moins de 16 ans. »
- 4:03InvitéChiffre
« Renforcement des sanctions contre la maltraitance, la négligence et l'abandon des animaux, peine pouvant aller jusqu'à 4 ans de prison et 60 000 euros d'amende en cas de maltraitance et de circonstances aggravantes. »
- 5:25Invité politiqueChiffre
« On est déjà à une cinquantaine de collègues. »
- 5:41Invité politiqueChiffre
« On est déjà à une cinquantaine ? »
Temps de parole
- Invité50 %
- Invité politique43 %
- Présentateur7 %
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Vous écoutez RMC.
Titia Romero-Dias est avec nous, bonjour. Bonjour. Vous êtes députée La République en Marche de l'Essonne et vous présentez une proposition de loi, vous n'êtes pas seule, sur le bien-être animal. Vous êtes plusieurs députés à présenter cette proposition de loi. Au départ, vous n'étiez pas militante de la cause animale, vous aviez une sensibilité particulière sur le sujet, mais aujourd'hui, vous vous engagez pour cette cause animale. Alors, je résume les principales mesures. La première, un permis qui serait délivré automatiquement lorsqu'on adopte ou achète pour la première fois un chat ou un chien.
Un permis, en quelque sorte, de posséder, d'élever un animal ou de faire entrer un animal chez soi.
Oui, oui, en effet. Alors, le mot est fort, le mot permis, il est fort, mais ce qu'on veut, c'est pouvoir responsabiliser l'ensemble des propriétaires, de montrer qu'en effet, adopter ou acheter un animal, ce n'est pas anodin et que sur le premier acte d'achat ou l'adoption, bien entendu, on fait confiance à la personne qui fait cette démarche et on donne de manière automatique ce permis. Mais par contre, ce qu'on veut, c'est que lorsqu'il y a maltraitance, lorsqu'il y a négligence, on ne veut plus qu'un propriétaire à qui, bien entendu, on retire l'animal maltraité, mais puisse, quelques temps après, en reprendre un et reproduire la boucle.
Ça veut dire concrètement que si j'achète un animal ou si je vais à la SPA recueillir un animal, je serai obligé d'avoir un permis.
Vous allez avoir un permis. Automatiquement. Et vous l'aurez déjà si ce n'est pas le premier animal.
Mais si c'est la première fois, j'aurai un permis.
Vous aurez un permis qui vous sera délivré.
Qui me sera délivré. Bon, ok. Et le permis me sera retiré s'il y a maltraitance. Voilà.
Et vous ne pourrez plus prendre un autre animal. Parce qu'aujourd'hui, dans les refuges, on est plein de chiats et de chiens qui ont été maltraités et qui, au mieux, vont passer le reste de leur vie dans le refuge. Au pire, vont être euthanasiés.
Oui, on prend un animal saisonnier, quoi. Pour une saison. Et puis on part en vacances d'été, on l'abandonne. Puis on en reprend un autre à l'automne.
Voilà, c'est ça. Et pour un certain nombre de propriétaires, c'est ça. Pas pour tous, heureusement. Mais c'est ça. Et on ne peut pas continuer à s'insurger là-dessus tous les ans sans faire évoluer la loi.
Pour tous les animaux ?
Pour les chats et les chiens.
Chats-chiens.
Voilà.
Uniquement.
Pour le moment, c'est notre proposition, oui.
Oui, bien. Dans votre proposition, plusieurs autres articles. Alors, par exemple, les animaux de cirque. Vous voulez interdire les animaux dans les cirques.
Oui, en effet. Alors, on propose la fin de l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques. Progressivement, d'ici 2020.
Animaux sauvages ?
D'animaux sauvages, oui.
C'est-à-dire qu'on pourra toujours utiliser dans un cirque un cheval.
Oui. Ce qu'on propose, c'est la fin pour les animaux sauvages.
Plus de tigres, plus d'éléphants.
Voilà, on considère que ce n'est pas la place d'un tigre de sauter dans un anneau. Que ce n'est pas la place d'un singe de faire du vélo. Et on s'émeut aussi du sort qu'il leur est réservé. C'est-à-dire qu'ils passent quand même le plus clair de leur temps dans une cage à être transportés de ville en ville pour les besoins du spectacle.
Bien. Vous demandez aussi l'interdiction de la corrida aux moins de 16 ans.
Alors, on demande le non-accès des arènes de corrida pour les enfants de moins de 16 ans. En effet.
Avec des contrôles à l'entrée des arènes.
Oui.
Quart d'identité. On n'entre pas dans les arènes à moins de 16 ans.
Oui.
C'est ça. C'est ce que vous demandez. Ça, ça va faire du bruit, je vous le dis.
Oui, mais on considère aujourd'hui que ce n'est pas la place d'un enfant. Moi, je suis maman. Et ce n'est pas la place d'un enfant d'aller voir un spectacle dans lequel on va mettre à mort un animal. Dans les fictions, aujourd'hui, dans les films, ça ne choque personne. Qu'on interdise certains films qu'on considère un peu trop violents aux moins de 12 ans, aux moins de 16 ans. Je ne vois pas pourquoi dans la vraie vie, ce ne serait pas le cas.
Renforcement des sanctions contre la maltraitance, la négligence et l'abandon des animaux, peine pouvant aller jusqu'à 4 ans de prison et 60 000 euros d'amende en cas de maltraitance et de circonstances aggravantes. C'est cela aussi ?
Oui.
Cela aussi, c'est indispensable.
C'est indispensable. On doit renforcer.
Vous voulez aussi qu'on inscrive la souffrance animale, non, fin de la souffrance animale dans les activités dites de loisirs. Donc, j'ai parlé des animaux dans les cirques et dans les marines landes, les orques, je ne sais pas.
Sur les marines landes, nous, on est d'accord avec ça. On a considéré aujourd'hui qu'on ne l'a pas mis dans le texte puisqu'il y a un certain nombre de sujets qui sont réglementaires, qui sont de l'ordre réglementaire. Mais la question se pose de la même façon, en effet, pour les marines landes que pour les cirques.
Que va devenir votre proposition de loi ? Elle va être inscrite à l'Assemblée ?
C'est ce que nous espérons. Et c'est aussi pour ça que je viens vous voir. C'est parce qu'en effet, un député, ça porte la voix des citoyens. On dépose, mais ensuite, il faut qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour pour être votée. Et donc, je viens aussi vous voir aujourd'hui. C'est pour obtenir le soutien des citoyens, des associations, des gens qui sont mobilisés sur le terrain pour que cette loi soit en effet inscrite à l'ordre du jour et votée, nous l'espérons.
Aujourd'hui, vous êtes combien ? Sept députés de La République En Marche a porté cette proposition de loi. Il y a d'autres députés, d'autres partis politiques qui sont prêts à vous rejoindre ?
Oui, bien entendu. Et dans la majorité, déjà, elle est sortie hier, cette proposition de loi. On a déjà beaucoup de collègues qui se sont fait connaître pour dire qu'ils étaient intéressés.
C'est-à-dire, vous êtes à combien aujourd'hui ?
On est déjà à une cinquantaine de collègues.
Vous êtes déjà à une cinquantaine ?
Voilà, depuis hier. Et je n'ignore pas non plus que depuis le début du quinquennat, d'autres collègues sur d'autres bancs ont aussi proposé et se sont aussi mobilisés sur la condition animale. Donc on va, et je l'espère, tout ce qu'on vergeait...
Vous pensez que vous allez y arriver ?
Je pense qu'on va y arriver, et je l'espère.
Bon, Agnès est avec nous. Agnès, c'est dans les Deux-Sèvres. Bonjour Agnès. Bonjour Jean-Jacques. Agnès, vous êtes favorable à ce passeport, en quelque sorte, une forme de passeport pour animal ? Ah oui, tout à fait, oui.
Oui, oui, tout à fait. Je trouve que ça aurait même dû être fait avant.
Oui. Vous avez un chat, pucé et vacciné ?
Oui, tout à fait. Parce que j'estime qu'on le fait pour les chiens, donc les chats, c'est tout à fait... C'est pareil, ça va chez le véto, c'est malade, ça doit être vacciné. Et voilà, c'est comme un enfant, quand il est malade, vous l'emmenez chez le médecin, donc les animaux, c'est pareil.
Bien sûr, bien sûr. Il faut réglementer tout cela.
Ah oui, oui, oui.
C'est la seule solution pour éviter l'abandon des animaux et l'inconscience de certains qui pensent qu'un animal, c'est un objet, qui donc prennent cet objet pour un certain temps, cet animal comme objet pour un certain temps, puis après s'en débarrassent.
Mais non, l'animal est un être vivant, comme nous.
Oui, oui, oui. Merci Agnès.
Il ne faut pas oublier qu'ils étaient sur Terre avant nous, les animaux.
Merci beaucoup Agnès. Je vous en prie. Merci d'être avec nous. Merci. Merci à vous d'être venue nous voir, Laetitia Romero-Dias. Merci. Nous suivrons de près cette proposition de loi. Laetitia Romero-Dias.