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interviewyoutube.com· 8 avril 2026 21 min

The big interview: David Lisnard

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est David Lissnard. Bonjour à vous. Bonjour. Maire de Cannes, président de Nouvelle-Égérie et Énergie, pardon, et candidat à la présidentielle. On va évoquer le cessez-le-feu en Iran, bien sûr, mais d'abord la joie pour la libération de Cécile Collère et Jacques Paris, nos compatriotes détenus depuis mai 2022 dans les geôles iraniennes. Ils doivent arriver dans la journée en France. On se félicite évidemment de leur retour, même s'il y a forcément une contrepartie accordée aux Iraniens.

0:28
David Lisnard

Certainement, en tout cas, il faut s'en réjouir, effectivement. Et c'est plus que leur libération, leur rapatriement, puisqu'ils avaient été déjà libérés, ils étaient à l'ambassade de France. Là, ils se sont rapatriés via Bakou, de mémoire. Mais ce que cela révèle, c'est aussi la réalité de la nature du régime iranien, qui est une dictature, une dictature islamique, qui n'hésite pas à prendre en otage des ressortissants pour faire valoir ses intérêts. C'est pas nouveau, ils ont fait ça, et les attentats. Et les attentats. Donc il faut toujours rappeler qu'il faut souhaiter que ce régime disparaisse de la carte.

1:00
Présentateur

Absolument. Reconnaissez-vous le mérite d'Emmanuel Macron dans ce dossier ? La voie diplomatique a toujours été poursuivie, et ce canal a permis ce dénouement heureux ?

1:09
David Lisnard

Pourquoi pas ? Effectivement, oui, le dénouement est heureux. La diplomatie doit être une constante, on doit parler à tout le monde, c'est la base de la diplomatie, c'est comme un avocat qui doit défendre tout le monde aussi, ça fait partie du métier. Mais comme je le dis toujours, quelle est la réalité du poids de notre diplomatie dans ce type de dénouement ? Quelle est la réalité du rôle de nos alliés quand on en a encore ? C'est la fameuse formule de Bismarck qu'on ressort tout le temps, parce qu'elle est pertinente. C'est-à-dire que la diplomatie sans les armes, c'est la musique sans les instruments.

Et aujourd'hui, la France est désarmée, c'est ce que l'on constate dans beaucoup de domaines. Et il faut réarmer la France, à tous les sens du terme d'ailleurs.

1:45
Présentateur

Alors, on va parler d'abord de cette annonce cette nuit par Donald Trump du cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, avec des négociations qui démarrent au Pakistan. Une victoire totale et complète pour les États-Unis. La question de l'uranium serait réglée selon lui. Est-ce que c'est un bon dénouement pour vous ? Vous avez toujours dit que cette guerre n'était pas illégitime de la part d'Israël et des États-Unis.

2:04
David Lisnard

Oui, parce que de la part d'Israël, c'est une guerre existentielle, évidemment. Et d'ailleurs, on voit bien qu'il y a deux guerres. Et on risque de voir la deuxième guerre, celle entre Israël et le Hezbollah, donc l'Iran, se poursuivre. Il y a trois paramètres en se rendant compte.

2:20
Présentateur

Et elle est légitime, cette guerre-là ?

2:21
David Lisnard

Elle n'était pas légitime juridiquement, puisqu'elle ne respectait pas le droit international. Mais comme je dis toujours, le droit international est toujours écrit après la guerre. C'est le vainqueur qui l'écrit à chaque fois. Mais en revanche, tout ce que l'on a vu, y compris ces dernières heures, les images de propagande iranienne que j'ai vues cette nuit, des réseaux souterrains très très armés, prouvent la dangerosité de l'Iran, la dangerosité de l'Iran pour le monde entier. Et en l'occurrence, le fait qu'il y a trois objectifs à sécuriser dans cet accord de paix dont je me félicite. Enfin, ce n'est pas un accord de paix, pardon, dans ce cessez-le-feu très fragile.

C'est un, le sort des 440 kg d'uranium enrichi. Donc, est-ce qu'on aura enfin la possibilité, qu'on n'a jamais eu, de vraiment contrôler la nucléarisation militaire de l'Iran ? Ça, c'est incontournable. Donc, on verra bien dans les prochains jours. Deux, c'est est-ce que l'Iran sera capable de reconnaître l'existence d'Israël et la sécurité d'Israël ? Incontournable aussi. Trois, on a vu que l'Iran pouvait jouer avec le détroit d'Hormuz. Et ça, c'est nouveau. Il ne faudrait pas que les gardiens de la révolution deviennent des gardiens du détroit d'Hormuz. Et nous avons, nous, la France et l'Europe, une carte à jouer.

Parce qu'on a vu l'absence totale de la France et de l'Europe ces dernières semaines. Il y a une seule initiative, c'était l'initiative britannique que la France avait rejointe sur une coalition après la fin du conflit pour sécuriser Hormuz. Tout cela rappelle la fragilité de nos alliés historiques. Émirats arabes unis, Koweït, dans une certaine façon, et le Bahreïn. Et donc, je pense que nous devrions prendre très vite une initiative pour renforcer notre alliance avec les Émirats arabes unis notamment. Et pour sécuriser le détroit d'Hormuz. Le détroit d'Hormuz, il est primordial pour nous, pour notre essence.

Mais il est primordial surtout pour ces États-là, beaucoup plus que pour l'Arabie saoudite ou d'autres. Il ne faut pas laisser l'initiative à la Chine. Parce que la Chine est un des gagnants des dernières heures aussi.

4:08
Présentateur

Un tout petit mot, David Lissner, de ceux qui ont hurlé à la mort lorsque Donald Trump a parlé hier d'anéantissement, d'une civilisation entière qui va mourir. On connaît la phrase de Paul Valéry sur les civilisations qui naissent et qui meurent. C'était une méthode finalement de négociation de la part du président américain ?

4:24
David Lisnard

Ceux qui aiment Trump diront oui. Moi, je suis obligé d'être honnête, je ne comprends pas cette formule. Je ne l'accepte pas. On ne peut pas parler de destruction d'une civilisation en général et de la très belle civilisation perse en particulier. Je ne confonds pas le régime des gardiens de la Révolution, ce régime dictatorial, avec la civilisation perse qui est une grande civilisation.

4:44
Présentateur

Alors, l'impact sur le pouvoir d'achat des Français a été immédiat depuis le début de cette guerre avec les prix du pétrole qui ont augmenté. Là, ils repartent à la baisse, Dieu merci, avec l'annonce de cesser le feu. Mais il va falloir encore attendre quelques jours avant que ça se répercute à la pompe. Qu'est-ce que vous proposez, vous, pour proposer et pour protéger le pouvoir d'achat des Français sans grever nos déficits publics qui sont abyssaux ?

5:06
David Lisnard

Beaucoup de choses à dire. D'abord, dire que le pouvoir d'achat, c'est le pouvoir de produire. Et on raisonne toujours à l'envers. On est sous perfusion publique depuis des décennies. Et c'est cette rupture que je veux apporter. Je pense être le seul à apporter. C'est-à-dire qu'on infantilise les gens, on a habitué les gens, on a accoutumé les gens à la drogue de la dépense publique, aux aides. Et moi, je ne veux pas être celui qui ajoute une dose à la seringue et qui, en fait, continue...

5:30
Présentateur

Vous dites ça aux affaires libérales, aux agriculteurs, aux pêcheurs ?

5:32
David Lisnard

Parce que qu'est-ce que ça a révélé, là ? Ça a révélé que le roi était nu. C'est-à-dire que quand il a fallu aider les Français, parce que des aides circonstanciées temporaires, moi, je suis tout à fait favorable, il n'y a pas de sujet là-dessus, notamment les affirmés, les transporteurs, etc. Mais on n'a pas pu le faire en réalité. On n'a pas pu le faire en réalité. Pourquoi ? Parce que la France est sur-endettée. Elle est sur-endettée parce qu'elle est sur-fiscalisée et qu'elle est sur-bureaucratisée et qu'on sous-produit.

Si vous voulez que l'employé de la boulangerie, que l'ouvrier de l'usine, que le commerçant, l'artisan, gagne sa vie correctement, il faut mettre un terme à ce qui ne fonctionne plus, c'est-à-dire notre système d'État-providence. Et on ne réglera pas les problèmes de pouvoir d'achat en ajoutant des causes aux problèmes de la dépense publique. Premier élément. Deuxième élément, il y avait une mesure qu'on pouvait prendre tout de suite. Tout de suite. Alors il fallait un peu discuter avec Bruxelles. Il y avait une trésorerie à adapter. Mais dans le prix de l'essence, il y a 17 centimes par litre qui alimente les certificats énergétiques.

On n'avait qu'à faire un moratoire sur les certificats énergétiques pendant la durée de la crise. Et on repassait tout de suite en dessous de 2 euros du litre. Et ça, on en était incapables. On en est incapables parce qu'on est toujours dans la spirale de la dépense publique, de la fiscalité, de l'impôt qui étouffe le pays. Et c'est cette rupture-là que je voudrais porter.

6:46
Présentateur

Et toutes les autres mesures proposées, plafonnement des prix, baisse de la TVA, elles étaient inefficaces ? Elles étaient trop coûteuses selon vous ?

6:53
David Lisnard

On a vu qu'elles n'étaient pas possibles. C'est-à-dire qu'elles ne sont pas possibles à cause de ceux qui nous dirigent depuis une quarantaine d'années et de ceux qui voudraient prendre leur place, qu'on retrouve d'ailleurs sur les deux extrêmes de l'échiquier, qui sont des étatistes, des dépensiers. Alors, on aurait pu imaginer, je répète, la suspension des 17 centimes de prélèvement sur les certificats énergétiques, ce qui était quand même très conséquent. Et ça ne posait pas de problème budgétaire parce que c'était tout de suite un transfert budgétaire.

Deuxième élément, on pouvait imaginer effectivement d'avoir une fiscalité flottante, c'est-à-dire que ça reste neutre pour les retomber sur l'État, mais tout le monde attendait avec espoir la fin des conflits. Le prix, le marché, je regardais cette nuit, puisque je voulais être au courant avant de venir vous voir, et ça a déjà perdu 15%. Alors, on verra dans les prochaines heures, et j'espère que la baisse sera aussi rapide que les anticipations à la hausse que l'on constate à chaque fois.

7:43
Présentateur

Mais on est drogué à la dépense publique, David. En même temps, il y a des professions qui ne pourront pas tenir, qui vont fermer, qui vont fermer et mettre la clé sous la porte. On fait quoi pour eux ? Si l'État ne les aide pas ? Pêcheurs, agriculteurs, artisans, commerçants ? Ils ne pourront pas passer le cap si la hausse, non seulement des prix du pétrole, mais des prix du gaz, parce que là, les factures vont augmenter drastiquement.

8:04
David Lisnard

Bien sûr, mais je le répète, vous ne pouvez aider de façon circonstanciée et cibler ce qui est pertinent que si vous avez une capacité de le faire. Et donc, moi, ce que je propose, c'est, au-delà du conjoncturel d'aujourd'hui, c'est de rétablir cette capacité, comme on l'a fait en 58, en 10 mois, où on a rétabli les comptes publics de façon forte, ce qui passe par une baisse, par une remise en cause totale du système social. Deuxième élément, des mesures circonstancielles, elles peuvent être décidées, évidemment, mais elles nécessitent déjà de cesser les transferts budgétaires de ce que l'on paye en achetant de l'essence vers les subventions à l'isolation thermique, etc.

C'est bien d'isoler, mais peut-être que pendant quelques mois, il faut arrêter. Voilà une solution très simple, très concrète, qui peut permettre d'aider les professions que vous évoquez.

8:49
Présentateur

Refondre le système social, on va y revenir dans un instant. Un tout petit mot sur ces mesures aussi prises par le gouvernement pour le chômage partiel, pour les entreprises. Et puis le prêt flash carburant à 3,8% pour les TPE-PME, ça vous a fait bondir, pourquoi ?

9:02
David Lisnard

Oui, parce qu'on est encore une fois de plus dans cet état nounou. C'est-à-dire que l'État vous fait un prêt pour payer l'argent qu'il vous prend. Et on crée à chaque fois une administration qui va attribuer, avec des serfas certainement, hier soir on a remis le serfador avec une belle énergie, on a broyé des lois entières et des codes, ça nous a fait beaucoup de bien dans un broyeur. Mais vous voyez le délire dans lequel on est ? On est sous cette espèce de théâtre politicien, d'une classe politique très conformiste, qui a l'impression de faire du bien quand elle dépense l'argent des autres et quand elle crée des effets de bureaucratie.

Et c'est comme ça qu'on arrive à avoir le record du monde de la dépense publique, le record du monde des impôts et des charges, qu'on produit de moins en moins de richesses, qu'on était au 7ème rang de PIB par habitant il y a 40 ans, qu'on est au 25ème rang de production de richesses par habitant, et que les grands perdants de ce système, c'est toujours les plus modestes, c'est ceux qui sont tributaires de l'inflation, c'est ceux qui sont tributaires du prix de l'énergie, du logement, la crise du logement. Plus on régule le logement, moins on fabrique de logement, plus on taxe l'essence, moins on a capacité de s'acheter de l'essence à un bon prix.

Voilà le système dans lequel on est, et la proposition politique, elle est toujours de flatter l'opinion, de dire tiens je vais vous faire un chèque machin, un chèque truc, mais ce sont des chèques sans provision, ce sont des chèques qu'on fait payer à nos enfants, à nos petits-enfants, c'est tout le problème du financement des retraites, c'est toutes ces difficultés-là qu'il faut maintenant regarder les yeux dans les yeux, avec espoir.

On est une période de toute façon de vérité, on est une espèce d'anesthésie politique depuis la dissolution, et le Premier ministre est très habile, c'est l'anesthésiste en chef, mais attention, parce que le réveil risque d'être très douloureux, parce que la dette va atteindre 3 500 milliards, qu'une dette il faut la payer, il faut la rembourser, qu'on va rembourser avec nos impôts.

Il faut avoir à l'esprit que cette année, nous allons payer 7 fois plus d'intérêts de la dette de l'État que tout le budget de la justice, en manque de magistrats, on n'arrive pas à mettre en tol des délinquants, on a des multirécidivistes dans la rue, si vous voulez plus de policiers, plus de magistrats, plus d'enseignants, plus de soignants, mieux payés, il faut moins de bureaucrates, et si vous voulez moins de bureaucrates, il faut qu'il y ait moins de bureaucratie, et pour ça il faut déréguler et revoir le système social.

11:05
Présentateur

David Lissnard, vous êtes candidat à la présidentielle, on est sur CNews et sur Europe 1, vous avez proposé hier un programme de lutte contre la bureaucratie pour dénoncer les excès, et mettre fin à un l'enfer administratif français, on connaît tous les formulaires serfa, il y avait des serfadors hier, qu'est-ce que vous proposez concrètement, que nous n'avons pas encore expérimenté ?

11:24
David Lisnard

Mais on n'a rien expérimenté. À chaque fois qu'on nous a annoncé un choc de simplification, moi je l'ai vu comme commerçant, je le vois comme maire, à chaque fois c'est plus compliqué à la fin, parce que vous demandez à des bureaucrates de débureaucratiser, donc ils ne peuvent pas, c'est comme si vous demandez au dealer de lutter contre le trafic de drogue, ce n'est pas possible. Donc on n'a jamais fait, ce n'est pas vrai. À chaque fois on ajoute, alors on vous fait le mythe du guichet unique, qui est en fait un guichet qui regroupe tous les autres guichets. Moi j'ai proposé hier un plan, le premier jour déjà, un méga décret qui supprime 300 textes inutiles. Le fait que...

La tronçonneuse, donc vous sentez la tronçonneuse de Ravier Mellet. Le broyeur. Le broyeur. Le broyeur. Le deuxième élément, il faut absolument qu'on rende la vie tellement compliquée à l'administration qu'elle nous rende la vie simple. Et l'administration, on a une belle fonction publique en France. Moi j'ai tous les témoignages et les propositions, elles me viennent souvent de fonctionnaires, d'ailleurs qui n'en peuvent plus. Donc à titre d'exemple, on va créer un droit de saisine de tout ce qui nous paraît absurde. Vous voyez, lorsque vous n'arrivez pas à remplir votre serfa en ligne, que vous remplissez dix fois l'identifiant et que ça ne marche pas, etc.

Quand on vous demande quinze fois la même procédure, le droit de l'urbanisme. Moi je suis maire, nous sommes les dépositaires d'un droit absurde qui est fort avec les faibles et fait avec les fortes. Donc ça veut dire quoi, concrètement ? Ça veut dire que sous l'autorité du président de la République ou du Premier ministre, toutes les remontées du terrain, toutes les absurdités remonteront que c'est l'administration qui devra se justifier. Et que si la règle n'est pas utile, on la supprimera. Ça veut dire qu'on va interdire dans la surtransposition en droit français des directives européennes.

On arrête d'être les plus débiles de l'Union européenne et de se mettre des boulets de compétitivité en permanence. Tout ce plan a été détaillé. Il sera en ligne dans les prochaines heures. On va sortir non seulement le livre noir de la bureaucratie, mais un plan de proposition concrète pour redonner de l'espoir aux entrepreneurs, aux salariés, aux Français, toute la journée qui n'en peuvent plus parce que cette bureaucratie, je termine. D'accord.

13:12
Présentateur

Mais sans casser notre modèle social. Sans casser le modèle social.

13:14
David Lisnard

On va inventer un autre modèle social. Aujourd'hui, notre modèle social n'existe plus. Vous attendez comme jamais aux urgences. Il fonctionne pour les gens qui ont des moyens et des connaissances. Pardon, mais la carte scolaire, l'égalitarisme scolaire, il est contourné par les classes moyennes et les classes supérieures. Et les plus modestes, les plus pauvres, les immigrés, etc., on les met dans des écoles ghettos. Moi, je vais supprimer la carte scolaire et on va donner la liberté de choix aux parents et le financement public suivra le choix des parents. Il n'y a rien de plus injuste que le déclassement scolaire et la façon dont on sacrifie des générations entières de gens modestes.

C'est pour ça que ce projet que je propose, qui est éducatif d'ailleurs, qui est scientifique, qui est sécuritaire et qui est libéral au bon sens du terme, c'est du libéralisme populaire. Il faut rendre le pouvoir aux gens. Il faut enlever le pouvoir aux technos qui nous gouvernent, qui alimentent les cabinets de conseil, qui font que l'État paye 2 milliards à des cabinets de conseil. C'est les mêmes. Ils passent d'un ministère en cabinet de conseil. Cette révolution par la liberté, personne ne la propose. Nous la proposons avec Nouvelle Énergie et nous allons la faire gagner pour que la France gagne et retrouve sa grandeur.

14:15
Présentateur

David Lissner, vous avez claqué il y a tout juste une semaine la porte des Républicains, déclaré votre candidature à la présidentielle. J'ai envie de vous demander d'abord combien de divisions pour Nouvelle Énergie. Vous êtes à combien d'adhérents ?

14:26
David Lisnard

Alors on est à 15 000 adhérents. C'est vérifiable parce que moi je ne triche pas sur les chiffres. Mais est-ce que j'ai l'air tout mort pour vous ? Et j'ai surtout les divisions de nos convictions. C'est-à-dire que les gens qui nous rejoignent sont très engagés. C'est à la fois des fonctionnaires exaspérés, c'est des retraités qui pensent à leurs petits-enfants. Ce sont des chefs d'entreprise, beaucoup évidemment, qui en ont ras-le-bol de l'absurdie, de l'absurdistan dans lequel on vit. Et quand vous êtes bien avec vous-même, avec vos convictions et que c'est clair, je pense que vous pouvez porter quelque chose.

14:52
Présentateur

Est-ce que les LR sont morts pour vous ? Est-ce que Bruno Retailleau

14:55
David Lisnard

est incapable de porter la candidature de votre famille politique ? Je ne veux pas dire du mal pour dire du mal, mais si j'avais pensé que ça pouvait porter un espoir. Oui, parce qu'il y a trop d'ambiguïté, il y a eu trop de contradictions. Le fait d'accepter de revenir sur la réformette des retraites, le fait de dire le budget est un budget socialiste, insupportable, mais de tout faire pour qu'il passe. Le fait de voter la confiance à François Bayrou, c'était d'une... Enfin, je l'ai dit à l'époque, ce n'est pas une lucidité rétrospective. Donc tout cela, moi, je n'en pouvais plus.

Et j'ai envie enfin de porter une voix qui soit en rupture avec ce qu'on retrouve dans tous les partis de LFI, ORN en passant par LR, la Macronie, etc. C'est-à-dire cet étatisme infantilisant qui consiste à mépriser les individus.

15:40
Présentateur

Oui, mais alors vous, vous proposez une grande primaire ouverte de la droite et du centre qui irait de l'UDI à horizon LR jusqu'à reconquête. Ce n'est pas paradoxal ?

15:48
David Lisnard

Non, pas du tout parce que j'essaie justement de trouver une solution pour préserver l'intégrité d'un projet et d'une personnalité qui ne soit pas un arrangement. Parce que si on ne fait pas ça, c'est quoi ? C'est soit la division qui fait perdre soit un arrangement de notables, c'est un dîner en ville entre bons notables qui s'imaginent supérieurs aux autres parce qu'ils ont fait les mêmes écoles et que ça fait 40 ans qu'ils sont au pouvoir et qu'ils se plantent mais qu'ils veulent toujours. On ne réformera pas le pays, on ne le fera pas réussir avec ceux qui ont échoué. Donc, mon idée, c'est de dire que je n'ai même pas à définir le périmètre.

Tous ceux qui se prétendent de droite, pour résumer, viennent, votent qui veut, se présentent qui veut. Et au moins, ça permet d'organiser... Et tout le monde se met derrière le vainqueur. Pas forcément. Alors, ça sert à quoi ? Mais non, mais au moins, vous vous taisez jusqu'à l'élection présidentielle. Et de toute façon, il y a une telle dynamique. Ce qui a fait perdre François Fillon en 2017, ce n'est pas que certains lui tapaient dans les pattes. Il y en a eu beaucoup, y compris d'ailleurs qu'on retrouve à LR aujourd'hui. C'est évidemment tout ce qui a accompagné les affaires, les costumes, etc.

Je rappelle que François Fillon, malgré tout cela, fait 20%, c'est-à-dire qu'il fait plus que les quatre premiers tours de Jacques Chirac.

16:45
Présentateur

D'accord. Mais à quoi servira cette primaire si vous ne vous rangez pas vous ? Mais elle sert

16:49
David Lisnard

à faire émerger une personnalité, un projet et que ceux qui perdent, je ne leur demande pas à Éric Zemmour d'aller soutenir Édouard Philippe pour Édouard Philippe de me soutenir, même s'il est le bienvenu comme Éric Zemmour. Ils sont tous les bienvenus pour me soutenir d'ailleurs. Que vous soyez de gauche, de vous en rassure. Ils vous disent la même chose. Venez, voilà. Mais au moins, de respecter ce verdict et de comprendre qu'on ne peut pas aller directement en demi-finale. On ne compte pas assez. On n'est pas assez fort. Donc, il faut organiser un quart de finale. Une sélection, une compétition. On ne peut pas se dire de droite et être contre la compétition. De quoi ont-ils peur ?

De quoi a peur Édouard Philippe ? De quoi a peur Bruno Rotaillot ? De quoi a peur ceux qui sont contre le principe de la primaire ? Et on est de plus en plus nombreux à être d'accord. Eh bien, s'il ne se fait pas, on fera valoir nos idées par une autre forme de primaire, c'est-à-dire les médias, les réseaux sociaux, les sondages. D'accord.

17:37
Présentateur

Donc, vous irez au bout de cette aventure en solidarité.

17:39
David Lisnard

Si je dis que je ne veux pas que je vais au bout, ce n'est pas la peine que je vienne sur votre plateau ce matin.

17:42
Présentateur

Vous voulez éviter absolument la tenaille RN et les filles au second tour de la présidentielle, David Disney ?

17:46
David Lisnard

Non, ce que je veux, c'est faire gagner mon projet. Je voudrais que nous arrivions à créer une épopée positive, de montrer qu'à l'ère de l'intelligence artificielle et de la quantique, on a autre chose à proposer que les éternels débats avec les ballons rouges sur la retraite à 62 ans, etc. Qu'on peut moderniser l'État, qu'on peut appliquer la robotique et l'intelligence artificielle au service des habitants, au service de la performance publique, au service d'une espérance. C'est ça, je veux faire gagner. Et si je la retrouvais ailleurs, j'irais ailleurs, je ne la retrouve pas ailleurs. Donc, je fais mon propre chemin.

18:16
Présentateur

On voit qu'Edouard Philippe et Gabriel Tal se rapprochent, justement, ils rapprochent leurs deux parties.

18:20
David Lisnard

Avec le modem, avec tout ça.

18:21
Présentateur

Et bien, c'est ce que vous voulez aussi, non ?

18:23
David Lisnard

Oui, ils vont faire un dîner, c'est ça ? Oui. C'est tout ce que je ne veux pas. Je ne veux plus des effets notables, je ne veux plus des petits arrangements parce que je vais vous dire un truc. Soit ils perdent, et donc ils ont échoué, soit ils gagnent et ils feront à nouveau une politique ultra-conformiste. À nouveau, ils se plieront devant les dictats technocratiques de Bercy, de Bruxelles, etc. Et ils ouvriront la voie aux démagogues, aux populistes. Ils sont les meilleurs alliés des populistes et des démagogues.

18:50
Présentateur

C'est qui les populistes aujourd'hui, David Lysnard ?

18:51
David Lisnard

C'est le RN, c'est LFI ? C'est tous ceux. Oui, LFI sont même néofascistes. S'il devait y avoir un seul ennemi dans le champ politique actuel. C'est évidemment LFI dont on a vu qu'ils étaient racistes, qu'ils étaient antisémites et qu'ils avaient une grande proportion à être camés et à se droguer et que l'argent est contribuable de surcroît et à créer cette espèce de chaos permanent. Donc, il faut les affronter électoralement, culturellement, politiquement, juridiquement et judiciairement. J'avais d'ailleurs déposé un article 40 à l'époque contre Rima Hassan. Je ne voudrais pas l'avoir fait.

19:22
Présentateur

Et le RN, est-ce que vous vous considérez plus proche de Marine Le Pen que d'Edouard Philippe ? Marine Le Pen qui disait effectivement qu'elle trouve assez facile d'être ultra-libérale quand on est maire de Cannes.

19:32
David Lisnard

C'est vraiment la formule débile. Pardonnez-moi, ça fait deux fois que j'ai dit le terme. Mais vraiment, d'abord, parce que c'est très... Qu'est-ce qu'elle connaît de Cannes ? Manifestement rien. D'ailleurs, on a vu, ils ont proposé... Enfin, ils sont présentés contre moi le RN1. Ils disent, venez vers moi. Mais enfin, ils viennent pour nous battre. Ils ont perdu. Dans une ville... Ce n'est pas Saint-Cloud parce que... Saint-Cloud est magnifique. qui a une énorme part d'immigration pauvre. C'est une ville qui est aussi très prestigieuse, très contrastée. C'est une grande ville française et je trouve qu'elle méprise... Qu'elle mérite autre chose que ce mépris. Mais c'est plutôt bon signe.

Moi, si vous voulez, mon problème, ce n'est pas d'attaquer Marine Le Pen ou Edouard Philippe. Ce n'est pas mon souci. Mon souci, c'est de leur dire qu'ils sont tous... Ils ont tous une matrice collectiviste. Ils ont tous une matrice socialiste. Socialiste. Le RN a voté 34 milliards d'euros d'impôts en plus en 48 heures. Moi, jamais de ma vie, j'ai baissé les impôts à Cannes. Je pense que Marine Le Pen devrait s'en réjouir. On a baissé la dette à Cannes de 82 millions d'euros. Tout le monde nous dit que c'était impossible. On a réduit la masse salariale avec moins d'agents mais mieux payés. Il y a des choses qui ont été internalisées, des choses externalisées.

On a géré comme on doit gérer une entreprise mais au service des habitants.

20:39
Présentateur

Mais vous ne mettez pas un signe égal entre le RN et l'EFI.

20:41
David Lisnard

Non, non, non. Parce que je pense que l'EFI sort du... Pour le coup, en ce moment, cette formule est un peu facile mais sort du champ républicain et est un pays qui aujourd'hui... Un pays. Un parti. Un parti qui est contre le pays, contre notre pays, contre la France. Je le crois profondément. Néo-fasciste. Oui, oui, néo-fasciste, oui. Parce que je ne le dis pas à l'envers. Fascisme, c'est un État très fort. C'est pour ça les libéraux ont été toujours contre les fascistes. Toujours. Deuxièmement, ce sont des faisceaux violents, on l'a vu avec la jeune garde, qui essaient d'imposer leurs idées par la terreur.

21:13
Présentateur

sur CNews et sur Europe. Bonne journée à vous.

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