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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 8 septembre 2015 25 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

UDT Marseille : Discours de Nicolas Bay

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Chapitres

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  • 3:54Invité politiqueFait
    « J'utilise ce terme de clandestin car il est le seul qui décrive la réalité. »
  • 10:14Invité politiqueChiffre
    « depuis le début 2015, ce sont près de 400 000 clandestins qui ont traversé la Méditerranée »
  • 14:38Invité politiqueChiffre
    « Un million d'immigrés en cinq ans, c'est la présidence Sarkozy. »
  • 14:43Invité politiqueFait
    « Le chaos résultant de l'intervention en Libye, c'est encore Sarkozy. »
  • 17:14Invité politiqueChiffre
    « Zéro mort l'année dernière dans les eaux territoriales australiennes. »
  • 17:27Invité politiqueChiffre
    « 3 000 morts en Méditerranée. »

Temps de parole

  • Nicolas Bay99 %

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Présentateur

Pour préparer au mieux les élections, il convient de structurer le mouvement au quotidien. Il est le secrétaire général du Front National et a cette mission, précisément au quotidien, député français au Parlement européen et tête de liste aux élections régionales en Normandie. Je vous demande d'accueillir Nicolas Baie.

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Nicolas Bay

Mes chers amis, chers compatriotes, chers militants, cadres et élus du Front, je voudrais d'abord, avant d'intervenir devant vous, évoquer l'actualité, les combats que nous allons mener ensemble dans les prochains mois, remercier toutes les équipes qui ont fait le succès d'influence, le succès de qualité de cette université d'été qui s'achèvera tout à l'heure par le grand discours de clôture de notre présidente.

Merci à toutes les équipes, à toutes les équipes du secrétariat général aux grandes manifestations, notre DPS et tous ceux qui, parfois discrètement, parfois dans l'ombre, et souvent dans l'ombre, d'ailleurs, contribuent à la qualité de nos réunions du Front national, aujourd'hui comme un peu partout en France tout au long de l'année. Mes chers amis, en préambule à cette intervention, je souhaiterais vous inviter à tourner quelques instants vos regards à 2000 kilomètres d'ici, vers la Grèce. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler d'Alexis Tsipras, je crois que tout le monde en a déjà largement assez parlé.

Remarquez, il leur a au moins servi à une chose, nous rappeler la lâcheté de l'extrême gauche, nous rappeler qu'une fois les petites phrases, les grandes envolées lyriques, passer la gauche prétendue révolutionnaire finit toujours par se coucher devant les technocrates et les banquiers. Non, chers amis, la Grèce dont je veux vous parler, c'est celle qui est le berceau de notre civilisation, celle où la vision du monde, c'est-à-dire de la vie, de l'amour, de la mort, qui nous est propre, s'est épanouie. Celle qui nous a donné la philosophie et la sagesse, cette Grèce qui a même été jusqu'à donner son nom à notre continent.

Je veux vous parler de cette Grèce qui inventa la démocratie, même s'il est vrai que cela semble désormais loin, si loin. Là-bas, ce n'est plus le peuple qui est souverain, et dit la loi, mais bien les banques et la fameuse Troïka. Penser que l'on fait communément remonter la création de la démocratie au législateur Solon, qui interdit notamment l'esclavage pour dette, semble tout à coup un peu cocasse. Mais il est vrai que de Solon à Juncker, il y a un monde. A l'ombre de l'acropole, la Grèce est le pays où a émergé aux yeux de tous le divorce clair, profond, fondamental, entre l'Union européenne, les institutions européennes et les nations européennes.

Non, cette institution technocratique, négatrice et même destructrice des souverainetés et des identités, ne représentant rien les patries et les peuples d'Europe. Successivement, la Grèce a subi une crise financière, une crise institutionnelle, une crise démocratique, et la voici désormais confrontée en première ligne à la crise migratoire, et qui s'apparente surtout à une véritable submersion de notre continent. La petite île de Kos, ce petit bout de paradis hélénique, dont le malheur est qu'elle se situe à seulement 5 km des côtes turques, est devenue un symbole de la déferlante migratoire qui s'abat aujourd'hui sur l'Europe. Des milliers de clandestins.

J'utilise ce terme de clandestin car il est le seul qui décrive la réalité. Ne comptez pas sur moi pour embrayer le pas des bobos qui parlent de migrants ou de réfugiés. Des milliers d'immigrés clandestins qui viennent s'y échouer, y voyant un point d'entrée notamment vers notre pays. Et ce sont les mêmes que vous retrouverez ensuite dans les heures, en Macédoine, en Hongrie, en Serbie, et demain en Allemagne, en Norvège ou en France. L'île de Kos, un nom qui rime désormais avec immigration et chaos, et qui vient ainsi en rejoindre d'autres, Sota et Melilla, Lampedusa ou bien sûr Calais.

Calais où j'étais d'ailleurs jeudi dernier aux côtés de notre collègue, la députée britannique Janice Atkinson, pour dénoncer la situation dramatique dans laquelle les habitants se trouvent. Calais, tellement emblématique de cette Union européenne qui marche sur la tête. Non seulement on laisse librement entrer les clandestins en France, mais ensuite on les empêche de sortir. Laissez-moi vous dire un instant quelques mots à propos de cette photo qui a fait le tour du monde. Cette photo terrible, tragique, d'un enfant mort à Bodrum en Turquie, échoué d'une embarcation qui tentait de rejoindre la Grèce.

J'ai comme chacun ressenti une douleur immense en voyant cette photo, d'autant plus que je la vois aussi avec le regard d'un père. Mais nous devons aussi, comme responsables politiques, affirmer que la récupération politico-médiatique qui en a été réalisée est tout simplement abjecte. Car ceux qui sont les responsables de cette mort, ce ne sont pas les patriotes et les défenseurs de la souveraineté des nations. Ce sont ceux qui continuent de faire croire que nos pays peuvent être des eldorados pour les clandestins. Ce sont ceux qui envoient des messages laxistes, qui poussent vers l'exode massif des centaines de milliers de personnes.

Ce sont ceux qui laissent s'engraisser les mafias et les milices de passeurs. Ce sont ceux qui ont déstabilisé l'ensemble du Moyen-Orient par leurs interventions hasardeuses en Irak, en Libye ou en Syrie. Ceux qui sont responsables de ces drames, ce ne sont pas les patriotes qui défendent l'identité et la souveraineté de leur peuple, mais aussi d'ailleurs de tous les peuples, qui défendent un monde régulé par des frontières. Non, ceux qui sont responsables, ce sont nos adversaires. Ce sont eux qui devraient rougir de honte en voyant cette terrible photo. Ce sont eux qui sont comptables de ces morts tragiques.

Ceux qui prétendent à un monde sans frontières sont tout simplement des irresponsables. La frontière n'est pas un mur, mais elle est une porte. Et comme toute maison a une porte, toute nation a une frontière. La porte, comme la frontière, n'interdit pas l'accès, mais elle permet le choix, le choix des produits ou des personnes que l'on souhaite laisser pénétrer dans notre espace, et les conditions de cette entrée aussi. Renoncer à choisir qui entre chez nous, et il en va de notre pays comme de notre foyer, c'est alors accepter d'abdiquer sa souveraineté, c'est accepter de ne plus être maître chez soi.

Eh bien, en notre nom à tous, chers amis, je revendique au effort le droit pour les Français de rester maître chez eux, de rester Français en France. Abolissant les frontières intérieures de l'espace européen, l'Union européenne n'a pas pour autant créé de véritables frontières extérieures, vous le savez. Et c'est vrai aussi bien sur le plan économique que sur le plan migratoire. C'est là la forfaiture absolue des fameux accords de Schengen. Et dans ces conditions, il est hors de question pour nous de recourir, comme on l'entend souvent chez les ex-UMP, à un Schengen 2 ou 3 ou 4. Non, il faut retrouver la maîtrise de notre territoire et donc sortir de Schengen.

Car sortir de Schengen, c'est retrouver tout simplement la possibilité de nous protéger. Ce n'est bien entendu pas un hasard si l'Union européenne est sans doute le seul espace au monde à être ainsi ouvert aux quatre vents. Cela relève d'une logique et surtout d'une idéologie qui vise à disloquer tout ce qui structure l'identité d'un individu, la famille, la province, la nation et la civilisation. L'Union européenne a toujours refusé de se définir, s'interdisant dès lors de se donner un sens. On se souvient par exemple que la référence aux racines chrétiennes avait été écartée du traité constitutionnel européen dont nous avons célébré récemment les dix ans du rejet par le peuple français.

Un rejet bafoué certes par Nicolas Sarkozy, ne l'oublions pas, mais qui restera comme un acte fondateur de la révolte des peuples face à la technocratie. Un rejet qui a clairement marqué un sursaut et qui était déjà annonciateur de nos futures victoires comme celles des européennes de l'année dernière. En refusant de se définir sur le plan culturel et civilisationnel, en refusant donc de s'inscrire dans des repères forts et profonds, dans un ensemble de traditions et de valeurs, l'Union européenne s'est condamnée à n'être que le vide et n'avoir pour valeur que celle du marché.

Arquebouté derrière son dogme de la libre circulation, des capitaux, des biens et des hommes, l'Union européenne met non seulement en danger la cohésion et l'identité des peuples, mais désormais aussi leur sécurité physique. En 2012, Marine Le Pen avait marqué les esprits lorsqu'elle avait demandé combien de Mohamed Merah dans les bateaux et les avions qui chaque jour arrivent en France remplis d'immigrés. Si elle avait choqué quelques bobos, elle avait surtout rempli son rôle de porte-parole de la France silencieuse.

Alors que jamais l'immigration n'a été aussi massive, que jamais l'État n'a été aussi désemparé et nos politiques aussi faibles face à la situation, alors que depuis le début 2015, ce sont près de 400 000 clandestins qui ont traversé la Méditerranée, je demande à mon tour. Combien de Kouachi, de Koulibaly, de Nemouch, de Sidamed Glam ou d'Ayoub al-Kazani parmi ces clandestins ? Cette évidence dramatique choquera sans doute dans les colonnes de Libé ou sur Canal+, mais c'est pourtant ce qu'une majorité de Français pense, car l'inquiétude que nous exprimons, une immense majorité de Français la ressente. Et non, M.

Valls, non, nous ne croyons pas qu'il faille s'habituer à vivre avec le terrorisme. Nous croyons au contraire qu'il faut le combattre et le vaincre. Face à la situation périlleuse que nous traversons, il est évident que c'est aujourd'hui le principe de précaution dont on nous rebat en permanence les oreilles, qui devrait s'appliquer aussi dans ce domaine afin d'en finir avec cette immigration massive et incontrôlée. L'immigration massive qui annihile toute possibilité d'assimilation est le terreau du communautarisme. Le communautarisme est le lit de l'islamisme et le djihadisme, qui est un islamisme en armes. On est l'expression la plus extrême.

Pas de communautarisme sans immigration massive, pas d'islamisme sans communautarisme, pas de djihadisme sans islamisme. Ou comment rappeler simplement qu'un choix politique a toujours des conséquences. Un gouvernement responsable commencerait, et c'est assez fou de devoir rappeler de telles évidences, un gouvernement responsable commencerait par expulser les clandestins présents sur notre territoire. Comme le font spontanément d'ailleurs, et très naturellement, 95% des pays du monde. Mais ce ne sont pas les seuls qui mériteraient un aller simple pour leur pays d'origine.

Sur notre sol national sont présents de très nombreux, trop nombreux étrangers qui prêchent en toute tranquillité la haine. Eh bien, je le dis clairement en rappelant à cette occasion un slogan du FNJ, « Quand nous arriverons, ils partiront ! » Eh oui, chers amis, pour que les islamistes étrangers soient expulsés, il faudra que nous arrivions aux affaires. Car il est désormais évident que nos dirigeants successifs, qu'ils se présentent ou se prétendent, républicains ou socialistes, n'auront jamais le courage de le faire. Nous ne manquons pas une occasion de charger l'Union européenne, et elle le mérite amplement. Mais je ne voudrais pas pour autant que cela exonère nos dirigeants nationaux.

Bien sûr, il y a Juncker, Schultz et Consor, mais il y a aussi les Hollande et Valls, les Sarkozy et Juppé. Tous ceux-là sont responsables et coupables. Tous ceux-là nous ont entraînés vers le chaos par leurs erreurs, par leurs échecs, par leurs renoncements, leur lâcheté et leurs compromissions. Et je le dis en adressant un salut amical à notre candidate en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen, en pensant notamment dans le registre des forts en gueule à Christian Estrosi, qui ose dénoncer, je cite, la cinquième colonne islamiste, tout en donnant des subventions à la branche jeunesse de l'UOIF dans sa ville. Ils sont beaux, les Républicains.

Bien sûr, chers amis, Bruxelles a une responsabilité immense dans la situation actuelle. Mais il ne faudrait pas non plus que nos politiciens français se cachent derrière les institutions européennes auxquelles ils ont docilement fait allégeance pour masquer leurs propres responsabilités. Le regroupement familial pour complaire au grand patron, c'est Giscard et Chirac, l'aide médicale d'État, c'est Kouchner, Obéi et Jospin, l'abrogation de la double peine. Et sur cette abrogation-là, il n'a pas hésité, qui permet aux criminels étrangers de rester sur notre territoire. C'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur. Un million d'immigrés en cinq ans, c'est la présidence Sarkozy.

Le chaos résultant de l'intervention en Libye, c'est encore Sarkozy. Décidément, certains ont un bilan très lourd. Avec Marine Le Pen, nous nous chargerons de le rappeler aux Français en 2017. Je le disais tout à l'heure, toute politique a des conséquences, et ainsi l'immigration massive que nous subissons et qui ne fait que s'aggraver à des conséquences économiques et sociales, identitaires, sécuritaires et même sanitaires. L'immigration incontrôlée représente aujourd'hui un risque majeur pour la cohésion nationale, créant des fractures profondes au sein de la population.

De multiples communautés, parfois revendicatives, parfois antagonistes, se juxtaposent et parfois s'opposent dans cet espace où ne devrait exister qu'une seule communauté, la communauté nationale. Quand les immigrés sont majoritaires dans certains quartiers, qu'est-ce qui les empêche alors de vivre chez nous comme chez eux ? Nous ne sommes plus seulement face à des territoires de non-droit, mais face à des territoires de non-France, où la France, la République et ses symboles sont rejetés par une frange, certes encore minoritaire, mais toujours plus nombreuse. Les sociétés multiculturelles sont par nature multiconflictuelles.

Et si nous souhaitons le retour à la cohésion nationale, c'est simplement pour préserver la paix sociale. Sur ces sujets fondamentaux, le Front National tient à sa légitimité, de sa lucidité et de son antériorité. Face aux gesticulations grotesques des classiques de « les républicains », je suis désolé, c'est pas très joli, nous opposons la sérénité et la fermeté. Les choses simples s'énoncent clairement et les mots pour le dire viennent aisément, dit le proverbe. Et parce que notre pensée est claire, parce qu'elle n'a jamais été polluée par des décennies de pensée unique dans lesquelles nos adversaires se sont votés et ridiculisés, nous affirmons aujourd'hui clairement notre volonté.

La suppression du regroupement familial, la fin de l'acquisition automatique de la nationalité française à 18 ans pour les étrangers nés en France, la suppression de l'aide médicale d'État, le rétablissement dans le code pénal du délit d'aide à l'immigration clandestine, la sortie de la France des accords de Schengen, l'organisation concertée avec les pays d'immigration vers la France d'un plan de dissuasion à l'image de ce que l'Australie a mis en œuvre avec succès. Zéro mort. Zéro mort l'année dernière dans les eaux territoriales australiennes. 3 000 morts en Méditerranée.

Ces mesures de fermeté seraient non seulement les plus protectrices de notre peuple, mais elles seraient aussi les plus humaines, car permettant précisément d'éviter les drames comme on a vu ces derniers jours. Si le Front National avait été au pouvoir, Kouachi et Koulibaly, binationaux, participants aux filières islamistes et déjà connus des services de police, déjà condamnés par la justice, n'auraient jamais pu commettre des actes terroristes sur notre sol, car ils auraient été déchus de leur nationalité française, expulsés et interdits de retour sur le territoire.

Mes chers amis, les 6 et 13 décembre, c'est-à-dire demain, nous avons une véritable occasion de rendre à notre peuple une partie de la maîtrise de son destin. À travers la réforme territoriale, l'UMP et le PS ont voulu contourner et même dépasser la nation en créant des hyper-régions artificielles. Il n'appartient qu'à nous de détourner l'avion. Il n'appartient qu'à nous de nous saisir de tout le pouvoir conféré à ces grandes régions pour les mettre au service de la France et des Français d'abord. Ils ont voulu en faire des machins sans âme, des structures technocratiques froides. Eh bien, nous allons tout au contraire y refonder notre patrie.

Nous allons y recréer les liens qu'il s'est vertu à briser depuis des décennies entre les petits patrons et les employés, entre producteurs et consommateurs, entre Français tout simplement. Ils veulent détruire la nation par ces pseudo-régions. Nous pouvons en faire la base, les bases de sa refondation. Mes chers camarades, militants, cadres, élus du Front National, notre présidente Marine Le Pen nous a engagés dans cette exigeante mission de l'implantation locale et du maillage territorial comme une priorité pour assurer la crédibilité de notre mouvement et rendre ainsi possible la victoire des patriotes.

Les élections régionales de décembre sont la troisième étape de cet ancrage territorial après les municipales de l'an passé et les départementales du printemps dernier. Nos résultats, vos résultats, sont spectaculaires et vous pouvez en être fiers. Nous n'avions aucun maire et nous en avons désormais une quinzaine. Nous avions quelques dizaines d'élus municipaux et nous en avons désormais 1 600. Nous avions 3 députés européens et nous en avons désormais 23. Nous n'avions aucun sénateur et nous en avons désormais 2. Nous n'avions aucun élu départementaux et nous en avons désormais une soixantaine.

Dans toutes les institutions, dans toutes les institutions, à chaque échelon de la vie politique, les élus Bleu Marine sont la voix de la France, la France libre, celle qui défend nos compatriotes au plus près de leurs préoccupations et qui incarne localement l'espoir que placent des millions de Français dans Marine Le Pen. Je tiens à saluer tout particulièrement l'action de nos maires qui, chaque jour, se battent pour la défense de l'intérêt général contre les revendications communautaristes et parfois contre l'État lui-même.

Le maire de Bocquer, notre ami Julien Sanchez, s'est ainsi trouvé confronté à des commerçants qui refusaient de se plier à un arrêté municipal contre les ouvertures tardives, un arrêté ayant comme seul objectif la tranquillité publique. Et ils ont pris prétexte de leur religion pour contester cette décision. A Mante-la-Ville, c'est le courageux maire s'il note qu'il se bat face à des musulmans radicaux soutenus par le préfet et même par les juges. Il se bat pour construire un commissariat de police plutôt qu'une mosquée. Ils sont, chers amis, pour nous tous un exemple. Un maire patriote ne cède pas. Il lutte pour le bien des siens, le bien des Français en priorité.

Cette ligne de conduite au service de l'intérêt général devrait être la règle partout. Mais les représentants du système s'évertuent très souvent à faire le contraire, foulant au pied les intérêts légitimes du plus grand nombre pour satisfaire confortablement au clientélisme et au communautarisme. Demain, ce sont des centaines de conseillers régionaux qui représenteront l'espérance bleu marine et viendront compléter notre maillage sur l'ensemble du territoire pour que le Front National puisse être présent partout, pour que les Français voient partout, dans leur environnement immédiat, des hommes et des femmes représentants Marine Le Pen qui sont là pour les défendre.

Et ces élus, ils seront autant de relais qui incarneront, porteront le message de notre présidente lors de la grande bataille qui s'annonce en 2017. Les Français, aujourd'hui, comptent sur nous. Notre projet politique, alternatif, très loin de la petite alternance UMPPS, alternatif de protection et de promotion de l'identité du peuple et de la souveraineté de la nation, correspond à leurs attentes profondes. Nos résultats électoraux, l'explosion continue des adhésions, les sondages d'opinion, tout le démontre, les Français ont envie de France. Tout cet espoir, tout cet espoir que mettent les Français en nous, doit nous pousser à être encore meilleurs, à travailler encore davantage.

Pour nous, cette espérance doit rimer avec exigence. L'implantation de notre mouvement doit aussi continuer de rimer avec sa professionnalisation. Nous avons, chers amis, devant nous une campagne courte, intense, et c'est pourquoi chacun d'entre nous doit se battre. Chacun d'entre nous doit donner le meilleur de lui-même. Dans chacune des 13 régions de France métropolitaine, mais aussi en Outre-mer, nous serons présents. Le Front National est en ordre de bataille. Déjà, des millions de tracts et d'affiches sont sortis des rotatives. L'armée des militants patriotes est sur le terrain et rien ne lui résistera.

Pendant trois mois, nous serons partout en France, dans les grandes villes comme dans les petites bourgades, sur le littoral comme dans nos campagnes profondes et nos montagnes. Les nuits que vous passerez à coller des affiches, les matinées consacrées à distribuer des tracts, à débattre et à convaincre les Français, cette somme de sacrifices individuels que vous consentez en tant que militants dévoués à notre peuple, rien de tout cela, soyez-en sûr, ne sera vain.

Oui, en décembre prochain, nous pouvons compter pour emporter des régions et nous pourrons alors démontrer à une échelle encore plus importante toute notre crédibilité, toute notre capacité à porter réellement, concrètement, une politique alternative. Chers amis du fond du cœur, je vous demande de vous engager dans cette lutte parce que les Français souffrent et nous attendent, parce que la France le mérite, parce que la situation nous l'impose, derrière nos candidats au régional, derrière Marine Le Pen, faisons front !

Et pour terminer, laissez-moi paraphraser l'un de nos mots d'ordre devant les immenses défis que nous devons relever ensemble face à la tâche exaltante qui nous attend, unis, les frontistes, sont invincibles. Vive Marine Le Pen, vive le Front National et vive le réveil de la France !

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