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DébatLCP (sur YouTube)· 8 janvier 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & international

La France peut-elle sortir de la crise agricole ? - 7/01/2026

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 35 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Chiffre
    « un déblocage de façon anticipée de 45 milliards d'euros »
  • Chiffre
    « L'accord prévoit un quotas supplémentaire annuel pour toute l'Europe de 99000 tonnes de bœuf »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Dans le Lot et Garon, ces agriculteurs ont pris la route dès hier soir, direction Paris. Plus de 600 km en tracteur pour faire entendre leur revendication. Depuis 2 ans, on voit bien que ce gouvernement est incapable de nous apporter des solutions.

Aujourd'hui, 75 % des structures agricoles sont en difficulté financière. On peut pas continuer comme ça. Aujourd'hui, en France, des rassemblements ont été recensés dans de nombreux départements du Gers à la Drome en passant même par la Corse ou encore les Ardaines.

Une mobilisation massive. Dans la ligne de mire des agriculteurs, l'accord de libre échange avec les États du Mercosur, la politique agricole commune européenne ou encore la stratégie gouvernementale contre la dermatose. À Matignon hier, organisation d'une réunion à h clos, pas moins de 11 ministres rassemblés par le premier d'entre eux pour tenter de circonscrire l'incendie.

Pourtant, depuis lundi, les choses semblaient bien amorcées. Les responsables syndicaux se sont succédés, reçus tour à tour par Sébastien Lecnu, épilogue des consultations mardi soir. C'est ce que nous a dit le Premier [musique] ministre.

Il annoncera d'ici la fin de la semaine. Donc nous sommes mardi soir, d'ici vendredi. Les mesures qu'il entend très concrètement mettre en place.

De son côté, la coordination rurale maintient la pression avec ses cortèges en route vers la capitale. On veut pouvoir rentrer pacifiquement dans Paris. Bon, on n'est pas là pour tout casser.

S'il faut qu'on finisse d'y arriver, je sais pas, même en sous-marin par la scène, on va y arriver hein. Moi, je vous le dis. On aura on aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances.

On peut manifester, mais on peut pas bloquer Paris. On peut pas bloquer Ringis qui nourrit 10 millions de de Français dans dans en Île-de-France. C'est elle, Annie Jeunevar, qui doit déminer ses dossiers éminemment sensibles dès aujourd'hui à Bruxelles avec en question centrale la signature du Mercossû.

Si le président de République vote pour le Mercosour après toutes les déclarations, il prend le risque d'une censure. L'exécutif sans plongé dans l'embarras sur une ligne de crête. Alors que des annonces se font toujours attendre, la question qui fâche ce soir, la voici.

La France peut-elle sortir de la crise agricole ? François Jolivé, David Cormand, est-ce que d'abord la signature de l'accord avec le Mercosour fait encore un doute ce soir ? François Jolivet, écoutez, tu députés européen à ma droite, il connaît bien le processus.

Si cet accord qui est présigné aujourd'hui quelque part dans la forme était signé officiellement, il appartient en Parlement européen de délibérer sur le sujet pour le ratifier et comme ce sont des compétences partagées entre l'Union européenne et la France, il faudra que le Parlement français le ratifie. Euh vous voulez dire que c'est pas exactement la fin de la partie, c'est-à-dire que pas dit qu'urula van soit au Paraguay la semaine prochaine. Ma ma rigueur intellectuelle m'impose de dire que si la présidente de la commission le signe, c'est qu'il y a une majorité d'état qui est favorable, quel que soit le fait du président.

Et on a bien vu les les intermoimements entre les Polonais qui nous soutiennent, les Italiens qui nous soutiennent un coup puis qui nous soutiennent plus après parce que tout ça se fait en miroir s'il veut se dire de la réforme de la Pâque où tous les pays essayent de mélanger les fonds structurels Féader et puis Féeder et et et la politique agricole commune. On va parler de l'Italie dans un instant justement avec Lou Frel et David Corman. Vous vous avez la même lecture que que François Jolivet.

D'abord pour C'est pas c'est pas fini. Non, mais d'abord pour que tout le monde comprenne bien parce que quand on dit l'Union européenne, l'Union européenne c'est trois institutions, c'est pas une, c'est trois. Il y a le gouvernement, l'équivalent du gouvernement s'appelle la commission avec l'équivalent d'une première ou d'un premier ministre, c'est madame VLon.

Madame Vlon, quelque part, elle a fait un coup de bluff. C'est au moment d'ailleurs, je crois que c'était le moment de la dissolution en France. Elle a été en Amérique du Sud pour ça a été présenté, elle a signé le Mercosour en fait.

Elle a signé l'arrêt des négociations. Donc on a un accord avec ces cinq pays d'Amérique du Sud qui constituent le Mercosour. Il y a plus de négociation.

C'est fini. L'accord il est figé. Ensuite, il faut qu'il soit ratifié.

Hm. La ratification, elle se fait en deux étapes. D'abord, les États, ça c'est la 2e institution euh de l'Union européenne, c'est les Conseil, c'est les 27 États où la France jusqu'à maintenant essaie de trouver une minorité de blocage pour empêcher le fait que le Conseil ratifie.

Si elle n'y arrive pas, c'est s'il y a une majorité qualifiée suffisante pour dire nous le conseil, on est d'accord, il y a une troisème étape qui est le Parlement européen. C'est la troisème institution hein, c'est un triangle de l'Union européenne et là la partie n'est pas jouée. En fait, on va voir ce que vont voter les parlementaires européens et ça va être très très disputé.

H c'est disputé parce que euh il y a différents groupes qui sont d'accord sur rien, ça vous faire plaisir entre les écologistes et l'extrême soit gratuitement à qui sont d'accord qui sont d'accord sur rien mais sur le mercour veulent pas voter pour hein bon et à l'intérieur des groupes et c'est ça qu'il faut bien comprendre c'est qu'en France c'est pour ça que j'entends monsieur Rotaillot dire on va moi je suis pour la censure de ce gouvernement mais sur ce coup-là pas le sujet il y a non il y a une uneanimité quasi de toutes les forces politiques françaises de tous les parlementaires français pour dire on ne veut pas de cet accord avec le mercement européen mais pas le mais la famille politique auquel il appartient il est il est patron du du DLR français Rota c'est le chef du parti de membre du du parti PPE européen du 2e pays de l'Union européenne qui fait un numéro de claquette pour dire moi je vais censurer Macron s'il y a une question du Mercosour c'est que c'est une exigence du patron du parti de droit de monsieur Retail au niveau européen qui est allemand qui s'appelle Manfred Weber et une ambition de Van Deron qui est membre du PPE allemande aussi qui veut le mercour. Donc c'est eux qui doit censurer. [rires] C'est pas en France qu'on va censurer.

Il a qu'à censurer VL d'ailleurs les LR ont censuré ont essayé de censurer Vanon. Oui mais ils appartiennent quand même au groupe PPE et donc il leur donnent de la force. Bien sûr ils sont même comment ils s'appelle ?

Oui, il est trésorier du Parti européen PPE. C'est pas un renégat du PPE, il en est le numéro 3. Trésorier, c'est important.

Bon donc en fait là il y a il y a les groupes politiques et il y a les pays qui ont des approches et des analyses différentes. Par exemple la gauche espagnole et portugaise le reste de la gauche européenne est plutôt critique. Mais eux ils sont pour d'autres raisons historiques puisque le Mercosour c'est des anciennes colonies espagnoles Portugales portugaises.

Donc ils se disent bah nous avoir un lien renforcé avec cette partie du monde c'est pas plus mal pour nous. Il y a un autre titre d'analyse qui est de dire ah bah avec les les enjeux géopolitiques nouveaux et Trump le Venezuela n'est pas loin du Paraguay de l'Uruguay du Brésil. Le Venezuela est un membre exclu du merco.

Il y a cinq membres il il en exclu mais il il est il est il était membre à l'origine du mercour. Pour moi, c'est un mauvais argument mais c'est un argument qu'on entend hein de dire ah bah attention il faut quand même trouver des alliés. Et dernier point parce que euh monsieur Jolivier disait juste titre qu'en principe il faudrait que cet accord après soit validé par les 27 États.

Sauf que là il y a une petite astuce qui coupe l'accord en deux. H il y a l'aspect commercial qui est un mono enfin qui est une compétence européenne donc il y a pas besoin d'avoir la la vie des parlements et il y a l'aspect partenariat politique qui est en fait le plus intéressant en vrai y compris par rapport à ce qu'on vient de se dire sur les questions diplomatiques et ça c'est une compétence partagée. Le pire, c'est qu'on va avoir la pire partie de cet accord qui est l'aspect commercial.

Mais l'aspect qu'aurait pu être positif, qui est le partenariat politique, celui-là, on l'aura jamais. C'est ce qui s'est passé avec l'accord avec le Canada où en fait, on le ratifie jamais complètement. On garde que l'aspect commercial.

Vous en parliez un instant, on va y revenir avec Lou Frel. Euh il se trouve quand même qu'Emmanuel Macron est un peu esselé sur la scène européenne depuis notamment qu'il a été lâché par l'Italie de Georgia Méloni il y a quelques heures. Oui.

Alors il y avait quelques signes avant-courmen. Donc petit euh petit rappel des faits. Il y a un mois, à la mi-décembre, Georgia Meloni qui était pour le Mercosour a changé son fusil d'épaule et a fait une alliance qu'on imaginait pas forcément se former avec Emmanuel Macron pour faire pression sur la Von la président de la Commission européenne et ça c'était assumé de la part des Italiens de façon à obtenir une rallonge sur la politique agricole commune.

En France, on a créé Cocorico comme si ça y est, on avait réussi à régler. On avait gagné un allié pour une minorité de blocage. Tout à fait en réalité et même Emmanuel Macron le savait, Annie Jeanevard le savait et ce n'était pas caché.

En réalité, tout le monde savait qu'on on ne gagnait que du temps en vue de cette boutique agricole commune. Alors, elle voulait obtenir une rallonge sur cette pâque. Elle l'a eu et elle l'a eu en début de semaine.

On a eu 45 milliards. Je sais que vous vous tirez un peu la tête parce que c'est même ça ne permet pas non plus d'arriver à l'enveloppe qu'on avait précédemment et surtout c'est une avance en fait sur trésorerie. C'est plus une avance qu'une rallonge.

C'est tout à fait une avance sur trésorerie. C'est un déblocage de façon anticipée de 45 milliards d'euros. salaire façon imaginez comme c'est pas une augmentation [rires] mais c'est une petite rallonge et sachant que Georgia Mélonie a eu aussi des agriculteurs qui sont sortis dans son pays pour aller manifester contre le mercosour elle s'entend bien avec le patron des syndicats agricoles mais même lui était contre donc effectivement il y avait aussi des gestes politiques à faire et Georgia Meloni dès qu'il y a eu cette avance sur salaire cette avance sur enveloppe elle s'est précipité sur son téléphone portable et elle a tweeté j'accueille favorablement la décision de la Commission européenne de modifier comme l'avait demandé de l'Italie le nouveau cadre financier pluriannuel proposé.

Ce qui démontre que l'approche pragmatique du soutien à l'agriculture européenne défendu avec détermination par le gouvernement italien trouve un écho croissant à Bruxelles. Dans la foulée, c'est Tayani, Antonio Tayani donc qui est le président le vice-président du conseil italien qui est aussi ministre des affaires étrangères italiens qui lui-même a fait passer un communiqué de presse expliquant que l'Italie n'a jamais changé de position. Nous avons toujours soutenu la conclusion de l'accord.

Donc d'une certaine façon Georgia Méloni mais elle l'avait annoncé, elle s'est fait un coup politique sur le dos de la France pour se sortir d'une situation nationale. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'elle l'avait annoncé. Donc nous d'une certaine façon français et ben euh on a je pense que cette volte face italienne nous a précipité.

C'est pas tout à fait le cas. C'est d'être un peu hypocrite. Moi, j'en tire pour ma part une leçon, c'est qu'en matière de politique internationale, c'est comme en amour.

Mieux vaut être seul que mal accompagné. C'est ça. Vous allez mieux être seul que que mal accompagné.

On a mal compris l'intention de Georgia Meloni quand elle a rallé la France mi-décembre. Écoutez, moi je je sais pas si on a mal compris, je voudrais bien connaître la position de ceux qui engraissent les Bevins et les Broutards français parce que c'est eux qui sont concernés. H c'est eux qui fabriquent la viande pour cette partie là en tous les cas de l'Union européenne.

Et ne suis pas sûr que ces gens-là qui ont peut-être voté le camp de madame Mélonie revoteront pour elle. Après, je je pense je pense qu'il a agriculture italienne assez faible en réalité sur les on parle pas de l'agriculture italienne, on parle des ateliers d'engraissement donc de avec vocation industrielle d'engracement d'engraissement des brutards français. Je suis pas sûr qu'il soit dans ce domaine là.

Donc moi je crois qu'on assise beaucoup à un jeu de poker menteur. La seule chose sans doute qui ne l'est pas, c'est qu'on s'en va vers une signature. Et d'ailleurs ça me permet de répéter que le parlement sur un 50-1 est a voté contre la demande du gouvernement si j'ose dire les accords du mercour et que moi-même qui ne suis pas éléfiste à voter le contre enfin pour la la proposition il y a il y a une quand même certaine unanimité de la classe politique française sur le sujet.

Avant d'y revenir justement après ce que je si vous me permettez madame le le le le monde agreleveurs bovins. Euh quand vous raisonnez pour quelqu'un qui aujourd'hui est viticulteur, il est très promoteur de l'accord du Mercosour et sans doute que les parlementaires qui étaient moins présents lors du vote de la résolution LFI sont d'ailleurs faciles à retrouver. C'està-dire que vous avez des gens aujourd'hui qui qui sont portés aussi par des intérêts divergents parce qu'en fait leur agriculture c'est le vin et quand la Chine se referme, les États-Unis se referment, ils se disent "Bah on pourrait peut-être trouver des marchés en Amérique du Sud." Donc Marieur intellectuelle m'impose de vous dire cela.

En revanche, moi je crois que le jeu de madame Méloni, c'est un jeu de poker menteur. 45 milliards. Elle semble avoir gagné aujourd'hui.

On verra demain. Emmanuel Macron, s'en est félicite, c'est aussi des 45 milliards. Mais je je n'en doute pas.

Je salue les annonces de la Commission européenne. C'est le résultat de notre mobilisation et de mon engagement constant pour nos agriculteurs. Peut-être que les 45 milliards ne sont pas que pour l'Italie.

Alors enfim, c'est pas que pour l'Italie. Non, on a pas encore la rép d'ailleurs c'est ce fait. D'ailleurs, ça me permet de dire que fin 202 enfin en février 2027, la renégociation de la PAC est terminée.

Ce qui veut donc dire que le futur président ou la présidente de la République ne pourra mettre ne pourra pas mettre les mains dedans. Ça va mieux en le disant pour un thème de campagne présidentielle. Charlotte Mur, je voudrais qu'on parle des principaux intéressés, les agriculteurs, on a vu des cortèges de tracteurs qui quittent le Sud-Ouest pour venir à Paris.

Est-ce qu'on sait mesurer d'ailleurs le le ce mouvement de de monter vers la capitale ? Est-ce qu'on sait dire combien de tracteurs réussiront à atteindre Paris demain ? C'est c'est un peu la grande question là à l'heure actuelle.

Je les ai en toute fin de de de d'après-midi, début de soirée, ils étaient encore en train de négocier avec la préfecture de Paris pour trouver un lieu manifesté dans la dans la capitale demain. Ce lieu se situerait aux abords de ce plateau éventuellement. Ah bah ça [rires] c'est euh donc euh et euh et quant au quant aux tracteurs qui qui sont montés vers Paris, certains ont réussi à s'approcher euh un peu proche de la capitale, euh d'autres les ont laissés euh en cours de route et ont fini en train, notamment les Corses, il y a quand même des agriculteurs Corse qui ont mis leur tracteur sur un ferri à Bastia.

Euh vous avez entendu la coordination rurale qui est prête à prendre des sous-marins pour passer par la scène. Voilà, c'est ça. Et bah pas loin et euh et bon bah ils ont ils ont ils ont arrêté à Grenoble.

Enfin ils sont allés jusqu'à Grenobe quand même et euh donc là ils finissent en train. C'est c'est la grande question. Comment est-ce qu'ils vivent l'hyperactivité de Sébastien Lecnu ces derniers jours ?

Le premier ministre a multiplié les réunions. Il a même rassemblé 11 de ses ministres autour de lui. Il a reçu les syndicats agricoles.

Plus de je d'une manière général, la parole politique n'a plus tellement de crédit auprès des auprès des agriculteurs. Donc voilà, c'est ça. S'il y a des annonces comme Arnaud Rousseau l'a dit, tant mieux.

Faudra après voir ce que sont ces ce que sont ces annonces. Est-ce que ce sont des vraies annonces ? Est-ce que C'est ça.

Sébastien Lecornu doit faire des annonces vendredi. Mais de quelle nature ? François Jolivet, ça il faut lui demander parce que moi je ne les connais pas.

Ce que je sais simplement moi qui suis d'origine agricole, je comprends les agriculteurs en lutte aujourd'hui qui manifestent dans ce domaineelà. Euh moi je suis dans une circonscription, j'ai de l'évage bovin. Je voilà, c'est pas compréhensible pour eux.

Alors quand on ajoute dermatose et puis il se réforme de la Pâque dont on nous dit c'est - 20 % puis après on entend c'est - 23 pour reconfigurer l'industrie allemande des voitures en industrie de guerre comme l'a déclaré le Chancel allemand. euh ça interpelle un peu tout de même. Donc euh et et l'absence de visibilité parce qu'en fait ils sont confrontés à trois enjeux hein.

Il y a certes l'enjeu de la concurrence internationale mais une data agriculture est était à une certaine époque très exportatrice donc elle avait pas peur des enjeux internationaux. Elle était même les premiers à dire et ben venez nous on saura vous battre parce qu'on est meilleur que vous. Donc après on dit on les défend tous mais j'ai voté la loi du plomb.

Et ben on s'est fait engueuler. Mais ça c'est un acte concret pour les défendre. C'était leur demande.

Ils ont pas été entendus. Je sais qu'on peut avoir des points divergents mais mais bien évidemment mais disons qu'on est nous lui enfin l'Union européenne est moins sévère dans sa directive que la France elle-même. Donc c'était simplement de permettre ce qui se faisait partout en Europe.

Donc après on peut avoir des débats éternam mais en tous les cas ce qui est sûr c'est qu'ils ne se sentent pas entendus. Puis après vous avez la dermatose. Donc là on va là on a on avait 65 67 millions de français médecins durant la période Covid et là on a 67 millions vétérinaires.

Donc ça devient plus juste ça. On a consacré toute une émission. Voilà, c'est pour ça que j'en j'en parle avec des vétérinaires.

Donc moi j'ai une tendance à croire les vétérinaires. Donc tout ça additionné ce n'est pas lisible quoi. Et ce n'est pas lisible.

Comment quelle décision prennent-ils pour investir ? C'est quoi leur vision à long terme ? Comment se perè le renouvellement de génération ?

Là, on nous dit en France pour les Bevins, c'est 1400000 tonnes de viande, on va dire par an. L'accord du mercour, c'est 4 %. Allez, on va dire que c'est un mistake par semaine par français.

On pourrait se dire c'est les chiffres les chiffres précis. L'accord prévoit un quotas supplémentaire annuel pour toute l'Europe de 99000 tonnes de bœuf sur un marché qui en présente 6 millions de tonnes. Voilà. 99000 tonnes, ça fait 1,6 % de la production totale, ça fait un steak par an et par européen.

Mais mais voilà, mais ça veut dire que c'est aussi de la loyau qui nous envoie, donc il nous envoie pas la bête en entier. Et puis après, c'est quoi les règles ? Aujourd'hui, en Argentine, le Paraguay, les vaches sont dans les champs.

Il y a pas de l'Uruguay, non, il y a pas de problème. Par contre, l'Argentine et le Brésil, c'est je nourris avec en permanence des antibiotiques et je mets des hormones de croissance. Mais est-ce qu'il y a pas eu une caricature du débat autour de ce sujet ?

C'està dire à un moment de toute façon tout ça est interdit en Europe. Ça n'arrivera pas en Europe avec une clause de sauvegarde mais j'ai cru comprendre que la cause miroir aujourd'hui n'existait pas. Non non mais et on n'est pas capable de détecter aujourd'hui les hormones et les antibiotiques.

Moi c'est le reproche que je fais à au gouvernement français à Macron là-dessus, c'est qu'en fait il a surjoué le fait regardez je vais obtenir des clauses de sauvegarde. Il faut dire et répéter que ces clauses de sauvegarde c'est du vent, c'est rien. C'est pour ça que j'insistais tout à Non c'est rien.

On ne peut plus changer cet accord. Donc il y aura pas de clause miroir, il faut vraiment comprendre ça. L'accord il est figé et donc les pays du Mercosour dans l'accord ne veulent pas de close miroir.

Et je vais vous dire pourquoi. Parce que les produits qu'on leur reproche d'utiliser et qui sont interdits dans l'Union européenne, devinez qui leur vend ? C'est nous.

Moi, j'habite à Rouan. À côté de R, il y a une usine BRSF allemande qui produit des euh des des engrais chimiques, des pesticides qu'il vendent, qui sont interdits en européenne. On les produit dans l'Union européenne, on les vend à qui ?

Au Brésil et donc il les utilise. Est-ce que vous croyez une seconde que les pays du Mercosour quand on veut leur dire "Vous n'avez pas le droit d'utiliser ce produit là sinon on norte pas" va dire mais vous foutez du monde, c'est vous qui nous les vendez. Et en plus maintenant avec moins de frais de douane.

Non mais en fait c'est pour ça que il y a qu'est-ce que en fait pourquoi il est intéressant ce débat sur le mercour ? C'est qui révèle euh nos ambiguïtités et euh nos erreurs stratégiques et nos faiblesses. En fait on a industrialisé et ça c'est un choix politique l'agriculture pour le meilleur mais aussi pour le pire.

On a décidé dans l'Union européenne de sortir d'une logique de souveraineté alimentaire pour faire de l'export. Vous l'avez dit. Et donc cette logique d'export, c'est que c'est pas à sens unique, c'est qu'on est rentré dans une logique surproductiviste qui a fragiliser dans notre filière agriculture alimentation qui les agriculteurs.

Par contre, on a créé des géants de l'agroalimentaire, on a créé des géants de la grande distribution, des quand le gouvernement annonce lundi qu'un arrêté sera pris pour bloquer l'importation de denrées venu en Amérique du Sud contenant des résidus de substan interdites en Europe comme le manco ou le glyphocinate. C'est du vent aussi comme vous dites. Non, mais ça c'est des trucs qui existent déjà comme interdiction.

Ce que je veux dire c'est que c'est pas ça une clause miroir. des clauses miroirs, ça serait de Oui, mais là on superpose des arrêtés qui seraient pris en France et peut-être pas d'ailleurs valable à miroir, c'est de dire que les règles qui s'appliquent dans l'Union européenne, c'est faux. Et même pire, l'accord du Mercossour.

Si nous venions à changer nos législations européennes, les pays du Mercosour auraient le droit de s'y opposer, de dire comme ça va avoir un impact sur ce qu'on vous exporte, nous nous vousous nous nous empêchons de légiférer sur ces interdictions. C'est ça qu'on est en train de faire. François Jolli, une dernière question.

Il y avait la grande question de la mobilisation des agriculteurs demain à Paris et l'autre grande question ce soir, c'est de savoir ce que va faire Emmanuel Macron. Est-ce qu'il va signer pour ? Est-ce qu'il va signer contre ?

Il va voter comme les autres et il a tant de voix en fonction de la puissance de la France. D'abord, il porte quoi le risque s'il vote contre ? Et bien au moins il signale politiquement qu'il est défavorable.

Vite à se cornéer à Brux à l'isolement l'isolement aujourd'hui aujourd'hui manifestement personne ne comprend cet accord. Le parlement a deux fois à l'unanimité ici à l'Assemblée nationale à voter défavorablement. sur ce principe en ne parlant d'ailleurs que d'agriculture sans en oubliant tout le reste.

Aujourd'hui, on fait le mercour sur l'agriculture et il y a tout le reste. Ma rigueur intellectuelle m'impose de le dire aussi. Pour autant, ça veut dire que ce n'est pas compris.

Et aujourd'hui, vous avez de l'aéronautique, il y a des cosmétiques, il a de la pharmacie, il y a des fromages, il y a du vin. Ça c'est les désaccords, il y a les en poudre. Ça c'est le désaccord au sein même des professions agricoles qui cotisent tous à la MSA.

Vous avez des gens qui ont des intérêts divergents. Maintenant, ce qui est certain, c'est que je vois pas comment le président de la République ou alors il faudra qu'il fasse une vraie pirouette qui soit compris. Qu'il soit compris.

Vous parliez du risque de dissolution avant le mercour, il y a peut-être la de censure mais il y a peut-être la loi de finance aussi. Donc ce que je veux dire c'est c'est un tout. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui la Pologne et la France sont deux pays affaiblis puisque c'est eux qui bénéficient essentiellement des aides.

La France peut-elle sortir de la crise agricole ? - 7/01/2026 — David Cormand · Pourquijevote