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AutreSud Radio (sur YouTube)· 31 août 2026 97 minMixte

Interdiction du voile dans l'espace public : une mesure applicable ?

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10h Sud Radio, à vous de le dire. Stéphanie de Muru. Bonjour à tous, soyez les bienvenus.

Ravi de vous retrouver désormais du lundi au vendredi de 10h à midi pour votre nouveau rendez-vous. À vous de le dire dans la prochaine demi-heure, c'est votre histoire. On va parler de ce qui vous concerne votre quotidien, ce qui vous fait réagir parce que l'actualité et bien ce n'est pas ce qu'on vous raconte mais c'est avant tout et [musique] surtout ce que vous vivez.

Au menu aujourd'hui. Est-ce que l'on va finir par consommer des fruits et légumes venus de l'étranger ? On nous dit manger cinq fruits et légumes français par jour.

Nous, on veut bien, mais comment on fait si les produits français sont plus petits, moins beaux en raison de la sécheresse et de la canicule ? Ils sont écartés des rayons au profit de produits importés sans compter les prix. Plus 13 % en un an.

On nous annonce le retour des gueules cassées. Vous savez ces fruits moches au supermarché. Alors bluff ou réalité ?

Est-ce que vous trouvez ça normal ? À vous de le dire. Venez témoigner au 0826 300.

On sera notamment avec Daniel Sauvettre, président de l'interpression des fruits et légumes. Il nous dira ce qu'il attend des annonces de la ministre de l'agriculture jeudi prochain. À partir de 10h30, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler la France ce matin. [musique] Édouard Philippe en tablier servant des frites avec Gérald Armin.

La photo de montrer un candidat proche des Français mais elle a plutôt déclenché les railleries notamment l'invité de Jacques Cardose. Ce matin on l'entendra. veille de rentrée des classes.

Est-ce qu'il faut enfin augmenter les profs ? C'est un petit peu le serpent de mer une bonne fois pour toutes. Chacun [musique] y va de sa promesse.

Au moins 200 € pour Gabriel Atal, pour Édouard Philippe 20 % mais à chaque fois et bien ça n'arrive pas. On en parle avec nos débatteurs. Interdire le voile dans l'espace public, c'est le sujet qui a occupé le weekend.

Vraie mesure de fermeté ou promesse inapplicables. Le Rassemblement national en tout cas remet cette mesure, cette promesse au goût du jour. Mais est-ce qu'elle est vraiment réalisable ?

Est-ce que c'est souhaitable ? On en parle avec mes débatteurs. Et vous chers auditeurs, vous pouvez bien sûr nous appeler au standard pour prendre part aux discussions puisque vous le savez, c'est votre émission.

Bonjour Gill Gman. Bonjour. Bonjour Stéphanie.

Je suis moi aussi. On s'est croisé au moment des émissions médiia à l'époque quand Valérie était en vacances. Bah la Valérie a pris de longues vacances.

On la salue d'ailleurs de la vie. On pense à elle évidemment. Et ben oui, ça y est, c'est déjà la retraite.

Non, je rigole. Elle sera là pour les livres. Elle sera là des des samedis euh pour son émission sur sur les livres et on l'écoutera et vous allez vous Gill nous accompagner durant ces 2 heures.

Vous allez rester avec moi dans ce studio. Vous avez votre rendez-vous zapping à 10h30 mais vous serez aussi notre vérificateur de Jimini Criquet. J'irai sur sur un mini pour raconter trop de bêtises.

Non, on va essayer. On va essayer. Et puis vous surveillez aussi les réseaux sociaux parce que évidemment l'idée c'est qu'on ait des sujets qui fassent réagir et que Oui.

Alors rappelons le téléphone. Vous avez parlé que les auditeurs pouvaient nous appeler. C'est le 0826 25.

Et si attention grosse nouveauté ou ben dites donc si vous connaissez plus le numéro de téléphone, qu'est-ce que je vais faire de vous ? Ça commencez pas. C'est Valérie qui le disait. 0826 300.

Vous pouvez aller sur Facebook, notre Facebook est ouvert, on est en live sur Facebook et puis également, prenez l'habitude d'aller sur YouTube parce que sur YouTube, il y a également beaucoup de réactions. On les regardera et puis évidemment le réseau social sur X ou sur même Insta. Et très important chers auditeurs, si un moment donné vous entendez quelque chose qui vous paraît un petit peu hors sol, ça arrive.

C'est d'ailleurs souvent le reproche qu'on fait aux médias. On aura nos débatteurs à partir de de 10h30 qui sont souvent aguéris aux commentaires politiques et bien vous avez un droit une forme de droit au rappel de la vie réelle et il y aura une petite cloche Anthony. Voilà celle-là.

Et vous aurez le droit de venir réagir sur l'antenne de Sud Radio. Plus que le droit même c'est une obligation de de votre part si vous ce que vous vivez ben dans votre quotidien bah ça n'a rien à voir avec ce que vous entendez à la radio. Surtout venez nous en parler.

Stéphanie, vous achetez des fruits et légumes ? Et bien oui, évidemment. Et mais vous savez que je suis allée chez Lidl.

Alors, je je [rires] veux pas vous Non, non, mais je veux pas prononcer de marque. Mais c'est vrai que j'étais étonnée de voir qu'il y avait rien du tout. Il y avait des tomates et des poires et c'est tout.

Euh j'ai l'impression que il y a beaucoup de problèmes dans les approvisionnements et puis c'est vrai qu'on entend beaucoup de voix là de plus en plus c'est c'était le sujet du jour hein les agriculteurs qui se plaignent parce que il y a eu la sécheresse et la canicule et que bah c'est et qui connaissent pas leur avenir. On a on a au téléphone Pierre Hugnin. Pierre Hugnin, il est copropriétaire des vergers du Moiron et il voulait réagir ce matin sur l'antenne de Sud Radio.

Bonjour Pierre. Bonjour. Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.

Alors vous vous êtes arboriculteur, c'est bien ça ? Vous vous cultivez quoi ? Des pommes, des noisettes, des noix ?

Euh pommes, pommes principalement et noisette en seconde culture. On fait ça avec ma sœur dans le sud-ouest, c'est-à-dire à côté de Bergarek. Mais on le on l'entend à votre bel accent.

Comment c'est s'est passé l'été Pierre ? On imagine que ça a été certainement compliqué pour vous. Ben extrêmement compliqué avec les cinq vagues de chaleur qu'on a subi cet été et le manque d'eau depuis le mois d'avril et qui se poursuit encore cette semaine et voilà, on a on a vraiment pas d'eau et c'est un un problème.

Alors c'est un problème concrètement qu'est-ce que ça donne sur vos récoltes ? Alors sur nos récoltes, on a des des fruits qui sont brûlés par le soleil. On a du petit calibre puisque au mois d'avril, en pleine multiplication cellulaire, juste après la la pollinisation des fleurs, on a on a manqué d'eau.

Donc ça induit forcément un calibre qui est plus petit. Et ensuite les canicules et le manque d'eau nous n'a pas amélioré la situation et on a toujours des fruits qui sont petits et beaucoup sont brûlés par le soleil. Alors ça veut ça veut dire quoi Pierre que que vous avez par conséquent du mal à les vendre au supermarché parce qu'il y a des calibrages.

C'est ça ? Expliquez-nous. Alors, il y a il y a deux catégories de fruits.

Nous, on fait nous, on fait de la pomme en frais, c'est-à-dire de la pomme à croqué qu'on retrouve sur les étales de supermarché. Il y a plusieurs critères pour les les mettre en rayon, c'est-à-dire il y a le calibre euh qui est un des principaux critères. Ensuite, il y a la couleur et euh il y a les aspects, c'est-à-dire il faut que ce soit quand même une belle pomme comme on peut retrouver dans les dessins animés, hein, c'est-à-dire parfaite, pas de défaut, de de belles couleurs.

Et euh et du coup, les épisodes caniculaires nous ont induit plusieurs choses, c'est-à-dire des des petits fruits. Ça c'est la première des choses. Ensuite, on a des fruits qui sont abîmés liés à des brûlures du soleil.

Et oui. Et ensuite euh la couleur, elle se fait entre une différence de température qu'on peut avoir entre la nuit et le jour. Et dans pendant les épisodes caniculaires, comme la température ne descend pas la nuit, et ben du coup, on a des fruits qui sont plutôt non colorés.

C'estàd mais monsieurin, est-ce que vous vous êtes persuadé que ces fruits qui sont bons à la consommation et qui ont du sucre sont sont appétissants ? Est-ce que le fait qu'il ne ressemble pas forcément à la pomme qu'on imagine comme dans les dessins animés ? Vous nous avez dit, vous êtes sûr que les Français ne les achètent pas ?

Il y a aucune conscience de la part des Français ? qui il y a une conscience de la part des Français, mais le souci c'est que nous on passe par des distributeurs, c'est-à-dire que je produis 1000 tonnes de pommes par an et donc c'est très compliqué pour moi de venir de les vendre en direct. Donc pour ça, on fait appel à des des metteurs à marché ou des coopératives et les coopératives ont des contrats avec les centrales d'achat et c'est ces contrats là qui viennent qui viennent décider de l'avenir de de la pomme si elles sont plutôt Mais mais est-ce que vous pensez que les Français sont prêts à acheter des fruits abîmés ou pas ?

Alors euh une certaine il y a une certaine catégorie de Français qui seront capables de de enfin qui feront l'effort d'acheter des fruits abîmés, mais il y a une autre partie des Français qui sont là pour acheter des beaux fruits qui vont se conserver. Euh parce qu'évidemment euh quand vous avez un fruit qui est brûlé par le soleil, regardez, je vous ai je vous ai amené un un exemple. Euh ça là c'est ça c'est une brûlure.

Vous pouvez être sur notre Facebook ou YouTube. Non mais ça c'est vrai que c'est c'est certainement compliqué mais quand même là vous avez entendu vous avez certainement lu l'interview notamment dans le JDD Thierry Cotillard les trois mousquetaires. Ils promettent hein.

Vous savez c'est le retour des fameux fruits moches. C'était il y a quelques années on avait été assez connu pour ça en France et et il y a vraiment des promesses de ce point de vue-là. une vraie opération de communication des supermarchés pour que les Français achètent ces ces fruits parce que il faut vraiment le rappeler, c'est extrêmement important pour vous euh Pierre que qu'ils sont tout aussi bons que les fruits de dessin animés comme vous les appelez.

Oui, ils sont tout aussi bons. Le ils sont tout aussi bons. Mais monsieur Coutillard Monsieur Caillard le rappelle là dans dans la tribune du du journal du dimanche.

Oui. Voilà. Du journal du dimanche de de hier.

Mais euh il c'était une opération qui avait été lancée il y a déjà 10 ans et euh ais à forceuri qui a été arrêtée et qui recommence cette année. Si cette opération a été arrêtée il y a 10 ans, c'est que c'était c'était pas très intéressant pour pour les Français. Hm.

On a une auditrice Blandine. Restez avec nous. Restez avec nous surtout Pierre.

On est avec Blandine qui veut aussi témoigner. Bonjour Blandine. Bonjour Stéphanie Gill.

Bonjour. Bienvenue sur l'antenne de Sud Radio. Vous nous appelez de Carcara, une magnifique région près de Toulon.

C'est bien ça ? Oui, c'est bien ça. Tout à fait.

Et vous êtes marécher, Landine ? Oui, exactement tout à fait. Je suis maréchère euh sur Carkeran.

Alors, vous avez vécu, vous avez entendu, j'imagine, le témoignage de Pierre. Est-ce que vous avez vécu vous la même chose ? Qu'est-ce que vous cultivez ?

Oui. Alors euh ben par rapport à Pierre, moi c'est vrai que ma situation, elle est un tout petit peu plus différente. Euh monsieur Pierre a une grosse grosse exploitation donc de pommiers.

Euh nous on a une exploitation mais beaucoup plus petite. Euh on ne travaille pas avec euh les magasins par exemple. Donc c'est vrai que nous niveau contrat euh on en a pas.

Donc moi la différence c'est que je vends des tomates, des courgettes, aubergines, poivron, des fraises, tout ça en direct en fait de ma production. Euh moi j'ai une plus petite donc exploitation que monsieur Pierre et du fait que on vende en direct, c'est vrai que par rapport à cet été, niveau rendement, je suis tout à fait d'accord avec lui, les tomates étaient de calibre beaucoup plus petite. La parcelle de pomme de terre qu'on a arraché, ça a été pareil.

Mais moi, j'avais beaucoup quand même de fruits moches, vous en parlez. Et nous avons à la cabane un petit côté dédié à ça. Donc c'est mon slogan, c'est moins moche mais bon.

Oui. Et donc on fait un peu moins cher et comme disait donc je rejoins Pierre sur ce sujet, il y a certaines catégories voilà de personnes qui ça ne les dérange absolument pas d'acheter donc des légumes un peu moches juste à couper un petit bout. Cependant après j'ai une autre clientèle qui aime bien avoir des fruits et des légumes un peu plus ben correctes et qui tiennent dans le temps forcément.

Ben ça passe par l'éducation aussi he des Français. Il faut vous donner un coup de main aussi. solidaire plutôt.

Pierre, vous j'imagine que vous avez peur pour même le le devenir de votre exploitation. Tout à fait. Moi ma première crainte, c'est déjà le retour à fleur pour l'année prochaine pour mes arbres fruitiers.

Euh c'est des épisodes qui sont caniculaires, c'est des épisodes qui sont très exceptionnels pour nous et je sais pas comment les les arbres vont réagir. Et ce qui me fait le plus peur tout de suite, c'est euh c'est le retour à fleur pour l'année prochaine, c'est-à-dire la pérenité de l'entreprise l'année prochaine. Ça veut dire qu'à cause de la canicule, vous êtes pas sûr que ça va bourgeonner.

C'est ça exactement. Il y a il y a deux choix. C'est il y a enfin il y a il y a deux sujets.

Le premier sujet c'est est-ce que les bourgeons ont est-ce que les arbres n'ont pas trop souffert et vont préparer les bourgeon cet hiver et est-ce qu'il va y avoir suffisamment de froid pour finir d'affiner ces bourgeons pour la mise en place de la fleur pour le mars prochain ? On va bientôt avoir euh avec Stéphanie le patron de l'interpression des fruits et légumes. Vous vous avez un un autre souci, c'est que les pommes viennent de Pologne.

Ça coûte combien 1 kg de pomme polonaise et 1 kg de pomme de chez vous pour être concret ? Alors nous le le coût de production de la pomme euh il avoisine les 60 67 centimes d'euros et euh le le coût de production polonais, il est presque divisé par de c'est principalement lié. Mais oui, mais c'est ça le problème lié au coût de la main d'œuvre, c'est parce que [raclement de gorge][toux] le l'arbiculture est excessivement demande demandeuse de main d'œuvre et donc le le premier coup le premier coup sur mon exploitation, c'est la main d'œuvre.

Donc ça veut dire pire que les supermarchés achètent moins cher la pomme polonaise et par conséquent privilégie cette pomme étrangère à la vôtre. C'est ça. Plus de marge.

Et ben oui, mais ça c'est c'est vrai que c'est pas normal. Exactement. Et du coup nous moi je suis pas trop décisionnaire sur ça.

Ça dépend des contrats qu'on a avec les méteurs en marché. Ouais. Et du coup ce qui a été négocié et maintenant euh si monsieur Bonpard si si monsieur Intermarché et et monsieur Leclerc décide de faire un effort, on a peut-être une chance de une chance de au moins de survivre cette année.

Merci en tout cas. Bon courage Pierre Hugnain copr propriétaire des vergers du du Moiron et puis on on encourage les Français à aller acheter des fruits moches et des petites pommes parce qu'elles sont largement comestibles et même excellentes souvent. Merci à vous.

Merci à Blandine aussi qui a témoigné depuis Carker et on sera dans quelques instants avec Daniel Sauvettre. On va l'écouter, voir s'il propose des solutions intelligentes pour ses producteurs et ses agriculteurs qui souffrent à tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, Stéphanie de Muru. [musique] Merci de nous rejoindre sur Sud Radio.

On poursuit nos discussions avec Gill Ganszman. On a entendu des agriculteurs, des maréchés qui nous ont expliqué leur souffrance par rapport à cette canicule et à cette sécheresse et à leur récolte. Et puis c'est injonction d'acheter cinq fruits légumes français.

Mais vous avez vu le prix ? Moi, j'ai pas envie de casser mon PE. Ah oui, non, n'exagérez pas quand même.

Mais c'est vrai qu'on aimerait bien être solidaire, mais parfois c'est pas possible. Déjà, on trouve pas toujours de bons fruits français puisque les supermarchés préfèrent acheter des pommes polonaises. C'est ce que nous expliquait il y a quelques instants notre arborcation x 3 x 2 x 3.

Et ben oui, et puis parfois c'est cher aussi, c'est plus cher. Donc ça aide pas beaucoup nos agriculteurs français. Bonjour Daniel Sauvettre.

Bonjour, vous êtes président de de l'interfèel. Alors, c'est l'interprofession des fruits et légumes. Vous vous représentez en gros tous ces professionnels qu'on a entendu tout à l'heure.

J'imagine que vous avez écouté le leurs témoignages, leur souffrance. He Pierre Hugnin qui a peur carrément que son exploitation ne survive pas. Il aimerait bien que Intermarché, Carrefour et les autres achètent vraiment ces fameux fruits moches.

Alors, il y a beaucoup d'opérations de communication en ce moment. On les entend ces patrons de grande distribution dire "Bah oui, on va les remettre au goût du jour." Mais est-ce que on peut les croire vraiment Daniel Sauvettre ?

Et bien sûr qu'on peut les croire parce qu'en fait il ne s'agit pas de ce que l'on appelle les fruits moches. Ce sont des fruits qui d'habitude ont un peu plus de peine à être commercialisés parce qu'il y a suffisamment de très fruits, d'un beau calibre avec un bel aspect. Donc là, on va avoir une offre qui va accepter parce que l'offre est plus rare.

On aura des fruits, des légumes plus petits, ils seront peut-être un peu moins coloré mais ils ne seront pas moches. Le moche ne correspond pas vraiment à cette évolution de l'offre. Je vois bien qu'en marketing, on a cette démarche qui dit euh les fruits moches.

Non, non, on va on va avoir une offre qui va faire accéder au marché des fruits, des légumes peut-être plus petits, un peu moins colorés qui d'habitude sont si peu valorisés. bien qu'on préfère ne pas les récolter ou qu'on les destine à autre chose et cette fois-ci ils pourront accéder au marché de manière à avoir un meilleur équilibre offre de demande et tout c'est bon Daniel Saet c'est vraiment important de le dire aux auditeurs au plus cher petit et plus cher moi j'ai été sur mon marché Stéphanie la tomate elle est à 8 € de kil tu moi c'est dans le 15e mais c'est 8 € le kilo de tomat on peut pas acheter de kilo de tomat voyez moi j'ai acheté un agriculteur en direct c'était et ben oui j'ai eu la chance de passer vers vous savez vers loge c'est près de tour 3,90 le kilo. Elles étaient excellentes les tomates.

Et oui mais bon c'est voyez je pense que votre collègue votre collègue est plus maline que vous. On va pas tous les jours 3h de route c'est vrai mais on aimerait bien. C'est c'est vrai qu'on n'est pas toujours aidé dans les grandes villes.

Il y a des gens qui ont la chance de pouvoir acheter en direct et il faut le faire, faut le privilégier. Mais quand vous êtes dans les grandes villes françaises, que vous êtes dans des supermarchés, peut-être que c'est plus compliqué. Daniel Sauvettre, oui, c'est plus compliqué mais franchement on connaît les consommateurs, ils sont très malins et ils savent choisir.

Vous savez, il y a ils peuvent aller sur les marchés, ils peuvent aller dans différentes enseignes, ils vont comparer et puis tout est pas hors de prix en permanence. Vous savez, les producteurs de melon me disent que cette année l'offre a été importante toute l'année et que finalement ils n'ont pas réussi à couvrir leur prix de revient parce que les prix sont resté toujours plutôt bas. Et on a eu pour les pêches nectarines qui continuent de se trouver sur les marchés en abondance.

Ils me disent que cette fin de saison l'offre est en train de devenir plus importante. La demande est un peu moins là et donc les prix sont plutôt à la baisse. Voyez on va avoir sur l'étal des fusion c'est plus 13 %.

Je voyais les les chiffres d'augmentation en un an fruits et légumes. Donc bon, vous dites c'est pas cher mais enfin [rires] euh ça% c'est pas c'est pas plus 13 % depuis le début de l'année puisqu'on a connu plutôt un hiver où les fruits mais ça augmente depuis ça augmente depuis le 14 juillet parce qu'en fait on a eu un un début de saison qui s'est plutôt bien passé où les fruits les légumes étaient en abondance de bonne qualité et tout le monde était content. En fait, la situation s'est inversée à partir du 14 juillet parce que là, on a vraiment vu que la sécheresse, la canicule commençait à avoir un impact et on a vu avec la gamme des salades, après on a vu toute la gamme finalement de des des légumes qui a annoncé des baisses.

Vous vous l'avez dit pour la tomate, on a eu un mois d'août avec une offre plus faible et des prix très soutenus. Les choses peuvent encore évoluer hein. On va voir arriver plutôt une production de tomate qui va remonter en septembre et peut-être les nouveau rebaisser.

Monsieur Sauvre, on a tous été dans le supermarché et on craque tous sur ce petit cette petite boîte en carton. 99 € les tomates cerises. Évidemment, c'est 90 € de c tomat, ça vient du Maroc ou d'Espagne.

Pourquoi on n'est pas capable de faire un petit carton de de cerise à 99 centimes nous français ? Alors nous, on peut le faire. Les professionnels de tomate ont essayé de concurrencer cette offre qui nous vient du Maroc à très bas prix parce que vous savez que c'est des tomates qui sont produites au Sahara euh au sud de Laayon.

Vous voyez, on se rend difficilement compte que elles font à peu près 3000 km pour venir euh sur nos étales et elles sont pourtant à 99 centimes. La concurrence française ne peut être le maximum c'est 1,29 €. Voyez la différence pour les concurrencés c'est 1,29 € et 1,29 € beaucoup d'enseignes ont choisi de mettre les deux sous les yeux des consommateur et c'est vrai qu'il est difficile pour un consommateur de faire le choix du 1,29 € plutôt que 99 €.

Faut vraiment qu'il ait la fibre au patriotique. Mais ça peut se faire mais c'est pas normal. Ça devrait être moins cher d'acheter français.

Ça c'est absolument pas normal. Daniel Sevette, vous restez avec nous. On va retrouver Paul qui nous appelle de de Rasimé.

Bonjour Paul. Bonjour Stéphanie. Bonjour Gill, bonjour R, bonjour à votre bonjour.

Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Alors Paul, pardonnez-moi, je ne connais pas bien cette ville. Où est-ce que vous vous trouvez ?

Où est-ce que ça se trouve réser ? Parfait. Magnifique.

On est dans le bassin de production de fraises. Oui. Il y a de la tomate aussi.

Il y a des beaucoup de légumes, beaucoup de fruits, kiwi, pommes, autres. Le péaron, c'est quand même un département de production de fruits et légumes. Bon, comment ça se passe pour vous ?

Ça s'est passé comment cet été ? Alors, c'est compliqué avec les fortes températures parce que on a des pertes de rendement. Voilà, on a des fruits déformés.

On a aussi des problèmes. Ben parce que pour travailler quoi, on peut pas on peut pas travailler quand il fait 40°gr à l'extérieur. Même si les seres sont blanchis, qu'on a de l'yrrométrie, on a du personnel.

Il faut que le personnel puisse travailler aussi dans des conditions quand même normales. Donc on commence très tôt le matin et on finit vers vers 12h 13h. Voilà.

Donc ça a affecté votre production de fraise cette saison. Oui, on a on a eu moins de rendements, on a eu beaucoup plus de fruits déformés et et ensuite pour revenir sur le problème des prix, le problème des prix des des fruits légumes français, ça a été une fausse bonne idée. C'est la loi égaline.

Monsieur Smettre, vous devez vous en parler. La loégaline en fait euh ça oblige les distributeurs à mettre en rayon un certain prix, calculer d'après un prix de production et du coup les les les produits importés qui n'y sont pas soumis et ben ils sont encore plus concurrentiels et ça c'est une fausse bonne idée de la FNS1 et c'est un drame parce que ils interdisent les promos mais nous on fait on fait du foie gras aussi parce gras on le vend 90 % du temps on le vend en promo parce qu'en fin d'année on le met en promo pour que les gens ils achètent à Noël et au premier de l'an donc on fait en général on met un truc pour qu'il y ait 30 % sur si en achètent de de manière à ce que ça s'écoule. Mais le prix de base rémunère correctement le producteur.

On s'est on s'est tiré une balle dans le pied. Mais est-ce que vous vous sentez soutenu par le gouvernement ? Non, pas du tout.

Ils ont rien fait. Ça fait 9 ans qu'ils font rien. À part nous augmenter les normes et et les [raclement de gorge] contraintes, ils ont rien fait.

Là aujourd'hui tout le monde part dans tout le monde est en campagne aujourd'hui et c'est dramatique parce que si on fait vraiment le bilan euh du début à la fin du du début des deux quinquena et à la fin des deux quinquen c'est dramatique. Vous vous allez la rencontrer d'ailleurs la ministre Jeunevar le le 3 septembre jeudi. Vous en attendez quand même quelque chose ?

Non onattend rien d'elle. C'est c'est c'est un astrom quoi. Elle a un charisme de buot.

Elle connaît pas ses dossiers. Ouais mais c'est la vérité. Moi moi je moi j'étais chez LR avant et je vous garantis, je suis très déçu de ce parti qui a qui a dérivé complètement qui a la dérive qui suit le macchonisme et et aujourd'hui aujourd'hui ce qu'il faudrait c'est arrêter de faire vivre les coopératives agricoles au détriment des exploitations agricoles parce qu'aujourd'hui on a besoin des aides directes chez les producteurs et ça c'est très important.

Il faut que Oui, c'est très important et on va d'ailleurs terminer avec Paul notre producteur de fraises de l'ot et Garon. Merci Daniel Sauvettre. Bon bah bonne chance quand même pour votre rencontre avec Annie.

Jeunenevar Paul vous êtes on peut demander à Daniel Sovette aussi qui représente la profession [rires] Merci Gill. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous voulez dire ? Vous allez rencontrer la ministre, vous allez lui dire quoi ?

Mais moi, je j'entends beaucoup justement de la ministre parce que on a on a trois trois initiatives à prendre. Il faut d'abord des aides d'urgence pour tous les maréchés qui sont en incapacité de continuer de travailler parce que ils ont tellement pu récolter qu'ils n'ont pas de trésorerie. Donc il faut des aides à la trésorerie.

Il faut dans un deuxème temps revoir les règles de l'indemnité de solidarité nationale pour ceux qui ont plus de 30 % de perte et qui n'ont pas pu s'assurer avec la récolte parce qu'elle ne correspond pas à leur activité de maréchage et d'arbriculture. Et puis dans un troisème temps, il faut réellement se retrousser les manches dans ce pays pour mettre plus d'autres côtés l'hiver quand il y en a beaucoup de manière à ne pas en manquer l'été puisque le potager français si on veut qu'il produise des fruits et des légumes dans les mêmes quantités qu'on était habitué, il faudra plus d'eau. Et donc de ce côté-là, on a vraiment besoin d'avoir et les sénateurs ont pris initiative avec le lois d'urgence de permettre cela.

Ben, il va falloir maintenant le faire. Merci. Merci Daniel Sauvettre.

Le message est passé. On se retrouve dans quelques instants à 10h30 avec nos nos débats. On va accueillir trois débatteurs Philippe C, Rachida Kaûé, Benoît Perin.

On les fera réagir sur les sujets d'actualité. Puis on aura évidemment le rendez-vous zapping de Gill Gansman. C'est dans quelques instants sur Sud Radio.

À tout de suite. Sud Radio, parlons vrai. Rejoignez-nous sur YouTube et abonnez-vous [musique] pour accéder à toutes nos vidéos.

Sud Radio. Sudo, parlons vrai. 10h mid Sud Radio, à vous de le dire.

Stéphanie de Muru. Soyez les bienvenus dans notre nouvelle émission. À vous de le dire.

C'est désormais l'heure des débats. Trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler la France ce matin. Au menu aujourd'hui.

Veille de rentrer des classes. Faut-il augmenter les profs ? Une bonne fois pour toutes.

Chacun y va de sa promesse. Au moins 200 € net pour Gabriel Atal qui veut aller jusqu'à 500 €. Tandis qu'Édouard Philippe propose une hausse de 20 % en moyenne, mais à chaque fois, ce sont des promesses [musique] qui restent l'être morte.

On en parle. Interdire le voile dans l'espace public, vraie mesure de fermeté ou promesse inapplicable ? Le RN remet en tout cas cette promesse au cœur de la présidentielle et veut consulter les Français.

Mais [musique] concrètement, comment appliquer une telle interdiction ? Faudra-t-il demander au policiers de contrôler et verbaliser chaque femme voilée ? À vous de le dire.

Et puis on parlera si on a le temps de Sébastien Lecornu qui réunit aujourd'hui ses ministres pour préparer la rentrée, le budget 2027. On sait déjà qu'il veut maintenir les aides au carburant. Est-ce qu'on en a les moyens ?

On en parle avec nos débatteurs. Bonjour Philippe Coy. Bonjour.

Buraliste, vice-président des entrepreneurs, Rachida Caout, présidente du haut commissariat des diasporas africaines de France. Bonjour Rachida. Bonjour.

Bonjour. Et puis Benoît Perin, je vous retrouve directeur des contribuables associés. On a plein de choses à à [musique] commenter ensemble hein.

Le salaire des prof, le carburant évidemment et puis l'actualité politique aussi on en parle. Je suis sûr que ce n'a pas échappé à l'œil à Serbe de Gill Gansman. Gman, c'est l'heure de votre zapping.

Sud radio 10h mid l'instant zapping. Et bien, on parlait avec nos marichés de leur difficultés. Bah, les restaurateurs avec la canicule ont eu ont aussi eu des des difficultés.

Ils étaient désertés parce que avent mangé en pleine chaleur dans un restaurant, c'était pas vraiment formidable. Alors, il y a un influenceur. Pour une fois, les influenceurs peuvent être utiles.

Il a une petite idée pour venir en aide. Asszesz restaurateurs en difficulté. C'est un reportage d' M6 écouté, ça va peut-être vous donner des idées.

Dans les yeux d'Assia, la surprise et l'émotion. Devant son restaurant, une cinquantaine de clients venus spécialement pour elle. Merci.

J'espère pouvoir les satisfaire les satisfaire et les rendre heureux. Je pouvoir c'est un petit restaurant des personnes rassemblées par Victor créateur de contenu hier il a publié une vidéo avec Asia elle se confie sur les difficultés qu'elle traverse. Dans la foulée, Victor propose à ses abonnés de venir déjeuner chez elle et de lui faire la surprise.

Je suis pas ému. C'est trop beau. Elle est trop heureuse quoi.

On a un peu réalisé un rêve et ça fait du bien. Encore ému, Assia s'active en cuisine. Elle n'avait jamais vu autant de monde dans son restaurant.

C'est bien la solidarité parfois. Vous avez eu des soucis vous dans vos restaurants à cause de la canicule ? Bien évidemment l'activité a été ralentie cet été puisque d'abord la chaleur vous l'avez dit Gill a limiter les clients durant l'été.

Le pouvoir d'achat aussi euh il faut pas tout mettre sur le dos de la canicule malheureusement le pouvoir d'achat et on a bien vu aujourd'hui que les gens préféraient des fois manger une pizza sur le bord de plage que d'aller s'attabler à une terrasse d'un de nos établissements et la profession a souffert malgré la fréquentation sur la côte. Demain soir, il y a un doc exceptionnel sur notre champion olympique. C'est qui ?

Oh là là, vous êtes nul les tr Bah oui quand même. Léon le marchand. Léon marchand.

Le marchand, c'est à cause des [rires] c'est à cause des agriculteurs ça. Léon Marchand rare en interview, il était hier sur le plateau du 20h. Actualité politique oblige.

Évidemment, la journaliste lui a demandé si comme Wembayama et Mbappé, il allait se mêler de la politique. Ouf ! Euh, je préférais rester loin de tout ça, mais je pense qu'on va avoir un rôle qui pourrait être déterminant, je pense, dans dans les prochaines années, juste par notre influence, je pense.

Après, c'est quelque chose qu'il faut que je travaille. J'ai pas envie de de voilà de dire n'importe quoi parce que je me sens pas légitime mais voilà c'est comme ça que je le sens. Mais vous vous savez que vous êtes un modèle pour beaucoup de jeunes ou je me rends compte tout doucement.

Oui effectivement il est prudent hein parce que il y a que des coups à prendre. Exactement. Mais vous qui êtes politicienne est-ce que ça aide d'avoir un people qui vous soutient ?

Alors, ça aide, mais c'est pas ce que je leur conseille, hein, parce qu'on a vu plusieurs people qui s'étaient euh par le passé lancé en politique et puis on voit, on a vu le résultat, hein. Leur carrière a carrément été parfois même euh détruite. Moi, je pense qu'il est mieux qu'il continuent à nous donner des étoiles dans les yeux par leurs résultats sportifs.

Att, j'ai Rachida qui parlait. Oui, je pense je pense à Faudel qui que je connais très très bien et qui m'a euh qui m'a vraiment fendu le cœur parce qu'il m'a dit "Écoute, j'ai fait la pire connerie de ma vie quoi. En fait, quand il a soutenu Sarco et euh au final en fait, il a été complètement écarté, évincé, torpillé et donc il s'est exilé au Maroc et c'est souvent quand on soutient les candidats de droite hein que ça passe plus mal quand même hein.

Ce qui me frappe dans ces histoires des people, c'est que effectivement c'est un peu sens unique. C'est-à-dire qu'on a l'impression quand un peoplef un candidat de gauche, ça pose absolument aucune difficulté pour sa carrière. En revanche, dès lors que un artiste ou un sportif défend un candidat qui n'est pas de gauche, et bien ça comment dire ça sa carrière en prend un coup.

Moi je pense que effectivement sauf voilà sauf idole des idoles effectivement Michel Sardou eux ils ont droit. Mais au-delà de ça, je pense que c'est très bien que les que les sportifs ou artistes s'expriment vraiment. Je suis pas du tout, j'ai jamais été gêné par le fait que les les artistes soutiennent des responsables politiques.

En revanche, je pense pas que ça déplace une seule voix. C'estàd que je faudrait faire des études qualitatives sur est-ce que on a intérêt à faire soutenir par des Je suis pas certain mais en tout cas spontanément je vous dirais que ça sert absolument à rien même si c'est joli sur la fiche. Ouais Philippe C.

Non, juste je disais que Léon Marchand continue à nous donner des étoiles dans les yeux par ses résultats, que il est encore très jeune, il a beaucoup approuvé et apporté les couleurs de la France dans les compétitions et qu'il s'éloigne du milieu politique euh je pense que c'est prudent pour le moment et il aura peut-être le temps de s'engager après une carrière de sportif très vite aux États-Unis en plus. Oui, il s'est retiré aux États-Unis pour être tranquille pour ses entraînements. Voilà.

Pour finir, ben ça va lancer vos débats. Stéphanie et bien c'est l'accélération de la campagne présidentielle. Ce weekend, il y avait des débats partout, il y avait des interviews euh partout.

Oui, ça commençait fort. On a passé le weekend devant la télé. Ou vous m'avez pas entendu quoi ?

Vous avez dit que ça avait commencé fort. Ah, vous l'z pas fait exprès. Non, mais je vais vous parler de fort.

Ça y est, ça y est. Je voyais, c'est ça le talent faire des je même quand on s'en rend pas compte soi-même. [rires] Alors les journalistes n'en démorent pas, ils peuvent tous parler.

La seule question qui revient alors est-ce que vous voteriez plutôt Mélenchon ou plutôt Marine Le Pen et évidemment ça les énerve ceux qui se présentent comme Olivier Fortf. Et donc ça c'est mon obsession absolue. Maintenant qu'est-ce que vous me dites ?

Vous me dites accord mais quel accord ? Je suis candidat à l'élection présidentielle. Il est candidat à l'élection présidentielle.

Il y a pas d'accord possible. Il y a des candidats et il y aura des électrices et des électeurs qui trancheront et donc chaque chose en son temps et moi ce que je fais c'est que je me bats je me bats contre l'extrême droite et je me battrai jusqu'à la fin. Je n'en peux plus, je vais vous le dire, je n'en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d'un combat avec la gauche.

Moi, je me bats contre la droite et contre l'extrême droite. C'est clair. Et il est quand même gonflé Olivier Fort parce que c'est le premier quand même à courir après les filles hein.

J'ai en tête deux trois euh mais fait d'armes de d'Olivier Fortit content de l'aver plus blanc que le blanc. Non, je vais vous laisser réagir avec les les débatteurs qui répondront à votre question. Moi, j'ai qu'une seule petite remarque.

C'est l'ancien journaliste média qui parle. Pourquoi les déclarations à la présidence de la République ne se font que sur TF1 et pas sur le service public ? Je me pose la question.

Ou sur Sud Radio par exemple ou sur Sud Radio, mais c'est [rires] pas la même mission mais voilà. Euh, en tout cas, ça a fait réagir, j'entendais grincer des dents Benoît Perin. Oui, parce qu'en fait, il dit ils disent tous qu'ils sont, en tout cas pour les socialistes, qui sont candidats à l'élection présidentielle alors que dans un premier temps, ils sont simplement candidats à la primaire des de la gauche.

C'est tout pour l'instant. Donc euh donc effectivement ça va être un match euh effectivement très très intéressant et aujourd'hui euh monsieur Fort est clairement challenger parce que pour l'instant c'est quand même monsieur Gluxman qui est largement en tête des intentions au sein de la gauche. Oui oui non vraiment.

Alors ici tous l'exemple de François Holland qui avait commencé vous savez très très bas et puis finalement qui avait été élu. On pense aussi à François Fillon qui avait aussi commencé très bas dans le cadre de la primaire de la droite en 2017. finalement, il avait réussi à battre au dernier moment euh Alain Jupé en finale et était même passé devant Nicolas Sarkozi.

Donc autrement dit, tout est encore possible mais c'est vrai que cette alliance avec Lfi va être un peu son son sp le sparadra du capitaine Adoc. On va lui sortir tout le temps puisque c'était il faisait partie de ceux en tout cas qui étaient pas du tout gênés par ses alliances au moment des élections municipales. [grognement] Rachida, vous en pensez quoi ?

Ça vous rassure ? à vous ben encore un candidat de plus jusqu'où jusqu'où on va aller donc je pense que on n'est pas au bout de nos surprises he ça va continuer se défilé en revanche pour le moment aucun aucun ne fait bah justement la différence he et aucun en fait n'a réellement un cap pour la France si ce n'est ce que vient de dire Olivier Fort c'est je combattrai l'extrême droite je combattrai l'extrême gauche c'est pas un programme là ils en ont peur he de ce duel Mélenchon Le Penez se profiler vous Philippe Ah ben écoutez, on l'entend dans nos établissements. La politique du comptoir, c'est la la vie du quotidien, c'est nos établissements, nos bartas, c'est le parlement du peuple.

On entend les détresses, on on entend les inspirations. Aujourd'hui, le débat, il est galvanisé autour de ces appareils politiques. Je crois qu'il est plus important que le pays est un projet de fond.

Rashida le disait, que ça soit des primaires, alors qu'on soit candidat à la présidentielle ou candidat pour euh être euh dans la primaire pour la présidentielle, en tous les cas, c'est des mots derrière, ils veulent tous euh exister dans le paysage politique. Il se marque à la culotte. Euh Olivier Fort disait être le challenger et citer François Hollande, vous avez raison, en 2012 qui personne l'attendait.

D'ailleurs, je crois que monsieur Hollande arrive là par hasard dans dans le l'échiquiers politique. Donc aujourd'hui, ce qui est important pour nous les concitoyens du quotidien, c'est c'est quoi le projet pour le pays ? Comment on va aller de l'avant ?

Comment on se sort du merdier dans lequel on est ? Excusez-moi l'expression parce que les appareils politiques, on en a ralbol n'en peuvent plus. les tambouilles et c'est vrai qu'Olivier Fort de ce point de vue-là a un peu de boulot quand même.

Bah c'est vraiment l'homme des parties, l'homme de l'appareil. Bon et entre deux cacahuètes qui est favoris entre deux cacahuètes qui est favoris laissez-moi un peu de temps pour j'écoute. On attend la noisette.

Je je crois que les sondages pour tout dire ce qu'on entend et et et je l'ai déjà dit à l'antenne, c'est aujourd'hui le reflet des sondages. Il a il y a eu il y a quelques années de la pudeur sur certains votes. Aujourd'hui, il n'y a plus de pudeur.

Les gens s'en les gens s'affichent clairement, c'est ce qu'on entend régulièrement. C'est un vrai changement et et et il est il est marquant parce que euh je me rappelle avoir vécu plusieurs élections derrière mon comptoir. Il y avait la pudeur, je me rappelle même en 81 la deuxème élection je crois de de monsieur Mitterran où et tout le monde arrivé le matin à 6h30 à l'ouverture en disant comment ça se fait qu'ils soit encore là ?

Et j'avais regardé mes clients en disant mais écoutez il y en a bien qui ont dû mettre le papier pour qu'il soit là. Donc il y avait quand même de la retenue. Aujourd'hui, le débat politique au comptoir est complètement décomplexé notamment versus les deux extrême où là il y avait je trouve de la retenue droite gauche, on l'entendait, ça faisait le débat de l'apéro ou du café du matin mais là on a clairement une expression qui est débridée. une stratégie de dabolisation du RN qui a mené Marine Le Pen et aussi certainement un ralbol énorme des Français qui n'en peuvent plus et qui ont envie de le dire et qui en ont marre de ces appareils comme on le disait.

Enfin, la tambouille politique aujourd'hui n'a plus lieu d'être ses arrangements. On disait la gauche et LFI, ils ont fait leur carambouille pour les législatives après la dissolution. Enfin, on on est spectateur de de ce de ce piètre spectacle. des derrière votre comptoir [rires] vous essuyez des verrs derrière votre comptoir ça permet devoir des infos.

Bon et bien on voit que le le zapping de Gilles Ganszman a lancé les les débats. On les poursuit dans dans quelques instants. On va continuer avec la politique.

Je vais vous faire commenter euh cette scène de Édouard Philippe en tablier servant des frites avec Gérald Armanin. Ça a euh provoqué beaucoup de réactions et notamment celle de Karim Boamran, maire PS de Saint-Toin qui était l'invité de Jacques Cardose sur Sud Radio ce matin. Vous allez voir, il mche pas ses mots, c'est dans quelques instants sur Sud Radio et vous évidemment n'hésitez pas à réagir. 0826 300 à tout de suite nos débats avec aujourd'hui Philippe Coy, Rachida Caout, Benoît Perin et Gill Gman qui nous accompagne qui va Gill vous avez des nouvelles missions cette année vérifier le vrai du faux s'il y a un doute sur une information ben voilà vous allez faire j'aime pas ce mot mais notre checking faire attention au chiffres je fais du shaking he et n'oubliez pas chers auditeur c'est la nouveauté de de cette année puisque que cette émission c'est aussi et avant tout la vôtre.

Si vous entendez un débatteur ici, ça n'arrive jamais bien sûr être un peu hors sol, en tout cas euh ne pas correspondre à ce que vous vous vivez dans votre quotidien, et bien vous nous interrompez. Voilà, c'est la petite cloche que vous entendez puisque vous avez un droit au à la vraie vie, au rappel de la vraie vie, de ce que vous vivez au quotidien. Alors, on parlait d'Olivier Fort qui s'est lancé dans cette campagne et bien il y en a d'autres qui se lancent.

Ça fait un petit moment déjà mais ça donne parfois des scènes un petit peu surnaturell. Édouard Philippe en tablier servant des frites avec Gérald Armanin. La photo devait monter un candidat proche des Français mais enfin ça a surtout déclenché des railleries.

écouter cette séquence onend un peu pas trop généreux un peu un peu plus généreux [rires] partager voilà dans cette campagne. On continue. Allez personne suivante s'il vous plaît.

Alors elles sont comment ces frites ? Mer ah ouais bon Rachida Cout elles sont comment ces frites alors ? Opération sympathique ou ou communication un peu artificielle selon vous ?

Ben écoutez notre doudousce Trumpise. Donc vous avez J'ai jamais vu Trump servir des frites hein. Au M il était au McDo.

Bien sûr. C'est pour ça qu'en fait c'est vraiment une il y a une uniformité. Ben j'ai pensé tout de suite en fait quand j'ai vu ça je me suis dit tiens bah du coup faut vendre des frites pour pour être candidat à l'élection présidentielle.

Ouais, mais bon, Black à part, c'est vrai que euh partie de la campagne politique. Quand j' quand j'étais en campagne à Ivri sur scène pour les municipales, je me suis retrouvée dans une boulangerie à préparer le [raclement de gorge] pain. Bon, disons que c'est une manière de c'est une Oui, c'est une exactement, c'est une pratique populaire et au-delà de ça, c'est aussi une immersion pour partager et puis communiquer le fait qu'on n'est pas non plus hors sol pour certains candidats.

Vous trouvez ça plutôt bien. Ça ça fait partie de Oui, ça fait partie, on va dire de la campagne qu'elle soit présidentielle ou autre, mais d'une campagne politique terrain au plus près en fait justement de tout l'écosystème. Mais pourquoi vous l'avez fait ?

Vous l'avez fait pour qu'on vote pour vous ? Vous l'avez pas fait parce que vousz non parce qu'en fait on avait des mesures pour les commerçants. Donc quand on dit quand on quand on parle en fait de programme politique, on met en place si vous voulez des propositions et là on va au plus près bien de de de tous les acteurs qui sont sur notre territoire.

On vit leur quotidien, on partage aussi leur galère, on comprend aussi parfois parce que on n'est pas non plus au fait de tout ce qui de tout ce qui se passe et euh je pense que c'est une bonne chose. Après maintenant bon la communication fait que ça devient viral. Après c'est vrai que vous partagez pas les galères des gens en servant des frites quelques minutes hein pour la télé.

Non non mais ça fait partie on va dire de de de jeu politique. Oui. Philippe C en pensez quoi vous ?

Moi, je suis agacé par les critiques que j'entends depuis hier soir sur cette séquence où enfin je le dis très très librement où ce candidat ou ces candidats déambulent. Alors, je rappelle, on est dans le nord, l'institution c'est la baraque à frite. Voilà.

Et j'ai vu plutôt un clin d'œil à la culture du nord, à la baraque à frite. Et Rachida le dit, j'ai été aussi candidat dans des municipales, on se fond dans le décor. De toute façon, qu'on fasse ou qu'on fasse pas, il y aurait eu la critique.

Et là, je pense que c'est plus les médias qui ont fait les chou gras de cette opération parce que qu'est-ce qu'on dit quand on médias qui on entendra Karim Wam dans quelques instants parce qu'il est candidat. Qu'est-ce qu'on dit dans ces casl quand on va au salon de l'agriculture que vous déambulez pendant 10h que vous mangez à toutes les régions des produits, [rires] on fait pas ça tous les jours. Donc est-ce qu'on a la même critique, le même regard à Serbe que bah faire quatre frites de vendre des médias ?

Enfin, excusez-moi, pour moi, il y a autre chose à commenter que servir quatre frites, se prêter. On est dans le nord, je rappelle, c'est quand même l'institution la baraque frite. Oui.

Tuch. Euh, il y a Jean qui souhaiterait réagir sur l'antenne de Sud Radio. Jean qui nous appelle de longs jumeaux.

Soyez le bienvenu Jean. Oui, bonjour à vous. Bon, alors vous vous l'avez trouvé plutôt sympathique Édouard Philippe devant ses frites au côté de Gérald Armanain ou c'était ridicule pour vous ?

Bah moi, ça m'a tout de suite fait penser à à Donald Trump qui vendait qui vendait des frites chez McDo. Donc euh voilà, on est dans le même en peu vu que ça a marché, peut-être que ça peut marcher avec les frites du Nord qui sont seulement bien meilleures que les frites à Mcdo. Mais euh oui, c'est de là on faire des commentaires.

Non, le problème de Dédouard Philippe intellectuellement, il est très intéressant. Les débats qu'il mène et les réflexions, c'est très bien. Mais le problème moi qui me gêne, c'est que il a un boulet au pied au deux pieds.

C'est d'avoir des premiers ministres à Macron. ça et d'avoir et d'avoir eu ces fonctions de là et ces fonctions là et de pas avoir pu imposer ce qu'il dit aujourd'hui qui est hyper intéressant qui est effectivement ce qu'il faudrait faire mais c'est le problème moi qui me gêne c'est celui-là aujourd'hui. C'est c'est oui il est intéressant mais bon les frites bon bah il a raison votre chroniqueur il est dans le nord on parle des frites c'est bon pour le nord avec Darmanin c'est vrai mais bon de là en faire un cas de figure.

Moi, j'ai tout de suite pensé à la Trump. C'est marrant. [rires] À la pomme, vous avez dit, j'ai pas entendu à à Trump, [raclement de gorge] pardon.

Oui, remarquez. Ouais, mais le problème des politiques, c'est que pendant les campagnes, ils vont sur les marchés alors qu'après on les voit plus. Ils vont dans les salons, après on les voit plus.

Donc, ils viennent rencontrer le peuple au moment des élections, le peuple profond qui les intéresse profondément mais après on les voit plus vraiment. Après, c'est vrai qu'il faut qu'il travaillent aussi, mais je vous l'accorde, c'est vrai qu'ils sont beaucoup moins sur sur le terrain. Le fait qu' a été premier ministre de Macron, pour vous c'est un drapeau rouge, impossible pour vous de voter pour lui.

C'est pas un drapeau rouge. Je pense qu'effectivement, il était pas président de la République, donc il a pas les manettes. On lit un président.

D'ailleurs, je pense qu'on devrait se poser un peu la question dans un pays qui qui est qui est endetté comme c'est comme pas permis. Je pense que d'avoir deux exécutifs au prix où ça coûte, je pense qu'il faudra peut-être un peu à jour changer un peu la la façon de faire. Euh, on est lié un président, un président, ça suffit, un patron, ça suffit.

Pas besoin de deux patrons. Et puis il met autour de lui une équipe de ministre la plus abstreinte et la plus compétente possible. Et je va arriver à faire des vraies économies.

Mais oui, c'est un c'est un boulet. C'est pas un truc rouge, hein. Ça m'empêcherait pas de voter pour lui.

Mais je pense que le problème le problème c'est le deuxième tour. Donc si on veut pas le combat des chefs des des deux extrêmes, il faut il faut trouver un candidat enfin faut qu'il y ait un candidat au milieu qui rassemble. Mais le son boulet, c'est ça c'est et et ça va ça va lui être répété beaucoup de fois.

On voit que sur les réseaux sociaux, ça n'arrête pas. On lui rappelle toutes les bêtises qu'il a faites ou pas faites ou qu'on lui a obligé à faire peut-être aussi. Mais c'était pas lui le patron.

Bon okant, il pourra se se cacher derrière ça. Jean, vous êtes un auditeur habitué de Sud radio, je crois restaurateur. Ça s'est bien passé cette saison ?

Alors, j'étais restaurateur, je j'ai la chance de ne plus l'être. Mon métier n'est plus celui pratiqué. Moi, j'ai je l'ai commencé à 15 ans, j'en ai 67.

Je l'ai vendu j'ai vendu mon restaurant après 40 ans d'activité et je suis bien heureux que ça soit passé entre les deux Covid. Donc, retraité maintenant. Ouais, retraité mais toujours passionné par la cuisine, j'en fais tous les jours.

Toujours passionné par ce métier que je vois dégroller aux enfers et et ça me peine énormément. Et oui. Bah oui.

Merci Jean Gill. Vous voulez rajouter quelque chose ? J'ai tapé évidemment sur Jini pour savoir qui était le plus en en cuisine.

Ben voilà, ça s'est [rires] effacé. Ah ça y est, c'est revenu. Et ben celui qui a été le plus souvent en cuisine, c'est Philippe Poutou qui était en effet, c'était une manière pour lui d'accentuer son profil candidat normal d'ouvrier dans sa cuisine.

Il y a eu Jean-Luc Mélenchon qui avait un concept, alors moi je l'ai pas vu sur YouTube qui s'appelait Café Cuisine et il cuisinait un plat pour détailler son programme. Il m'avait échappé celui-ci. Ouais, moi aussi.

C'est toujours sur Jimy source hein et Marine Le Pen évidemment qui sur son blog vidéo il elle prépare des repas pour qui ? pour chat pour ses chats. Donc euh c'est autre chose que des frites.

Et puis il y a eu Nicolas Sarkozy aussi qui dans un 7 à 8 s'est montré dans les magasin. C'était vraiment en tout cas vous êtes plutôt indulgent avec Édouard Philippe. C'était pas le cas, je vous le disais euh ce matin.

Écoutez la réaction euh assez énervée de Karim Boamran, maire PS de Saint-Fouin, candidat à l'élection présidentielle, invité de Jacques Cardos sur Sud Radio. Mais il faut qu'on arrête ce côté clownesque. J'ai vu Édouard Philippe, je crois que c'était à Mayotte, euh dans un champ de de de canne à sucre en train de en train de se la jouer populaire.

Moi, mon père, il est ouvrier. Moi, ça m'aurait euh fendu le cœur de voir un responsable politique qui descend en euh qui descend dans un dans un dans un chantier, qui retrouve ses manches et qui euh pendant 5 minutes 10 minutes euh prend des parpins. Si vous voulez être respectueux à l'endroit des classes populaires, augmentez les salaires, donnez-leur plus de moyens pour lutter contre les déserts médicaux.

J'ai été à tralisé quoi ? Mais à l'étur poulet, vous étiez mis en scuis en poulet, je me suis pas déguisé en mangeur de poulet. Je suis arrivé je suis je suis arrivé et j'ai expliqué que derrière l'appropriation de l'espace public euh est illégal, que on nous sommes dans un état de droit que la santé alimentaire ce n'est pas parce que on est issu des classes populaires, on est qu'on est assigné à résidence intellectuelle territoriale comme souhait nous le faire les filles.

Mais qu'est-ce que c'est que ça franchement ? Tu président de la République, vous retrouvez avec un tablier en train de servir des frites. Non mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Oui, je disais ça a du sens quand même euh ce qu'il dit. Euh les mots sont forts. Son père était ouvrier, il avait il a pas envie de voir des candidats jouer aux ouvriers.

Euh Benoît Perin, vous êtes pas encore exprimé sur ce sujet. Ben écoutez, je suis plutôt d'accord avec monsieur monsieur Amran. C'est vrai que j'aurais pour singer François Fillon, pour revenir à lui.

Imagine-ton le général de Gaulle en train de de mélanger des frites effectivement même dans le nord. J'en suis pas me contredire mais si je peux juste terminer la même référence. Vous allez être assuré. [grognement] Autrement dit, je pense que c'est ça me semble pas très sérieux et en même temps en ce moment, je vois pas comment faire autrement.

C'estàd que ça permet d'avoir de bonnes images, ça permet d'être relayé sur les réseaux sociaux et donc de toucher beaucoup plus de personnes. Moi ce qui me gêne surtout c'est qu'en fait comment dire on globalement on parle davantage justement des frites que de ses propositions de fond. Il a quand même un programme qui est quand même assez en tout cas sur le papier, il a un programme assez intéressant sur les arrêts maladies, sur la retraite, sur l'immigration et ça on en parle pas.

Et donc j'ai peur qu'en fait à force de multiplier ce type d'image et bien en fait on en vienne à en quelque sorte manger la parle aussi mais Benoît per vous l'avez dit euh c'est l'époque aussi il faut être sur les réseaux il faut toucher les jeunes mais c'est ce que je vous dis c'est on voit pas comment comment un candidat aujourd'hui pourrait faire autrement il faut à la fois être bon sur le fond donc les propositions et être bon sur la forme. J'espère juste que le le les projecteurs médiatiques vont être aussi sur le fond et pas uniquement sur l'ire général de Gaul il y avait pas de TikTok n'avait pas de air fryer. Ouis. [rires] et et pour dépassionner aussi cette séquence, on est à 8 mois de l'échéance.

Euh je je pense que le fond doit primer sur la forme et et ses images. Euh je crois que c'est quand même plus les médias qui étit présents qui ont enjolivé et et fait cet emballement médiatique de critique. Je suis d'accord euh euh avec Benoît, le fond doit être au cœur de toutes les réflexions.

C'est ce qui doit nous intéresser comme citoyen. Quel avenir pour nous, nos enfants. Euh mangeons des frites.

Je sais pas si c'est bon pour la santé mais en tous les cas c'est quoi l'avenir pour notre pays ? Ça ça m'intéresse pas des frites françaises de préférence. Bon, on poursuit nos débats dans quelques instants avec vous mes chers débatteurs et Gill Ganszman, faut-il interdire le voile dans l'espace public ?

Le RN remet cette promesse au cœur de la présidentielle mais franchement est-ce que c'est facile à mettre en place ? Est-ce que c'est souhaitable ? Et bien on en parle et surtout vous venez réagir au 0826 300 300.

À vous de le dire. Sud Radio, [musique] parlons vrai. 10h mid Sud Radio, à vous de le dire.

Stéphanie de Muru, [musique] merci de nous rejoindre sur Sud Radio. La suite de nos débats avec Philippe Co aujourd'hui, Rashida Kaout, Benoît Perin, on vient de parler de ses candidats à la présidentielle qui entrent en scène. Et bien, il y a aussi ces mesures dont on parle, ces promesses de campagne à commencer par celle du RN qui a fait beaucoup parler ce weekend et qui continue de faire parler, faut-il interdire le voile dans l'espace public ?

Le Rassemblement national en tout cas aimerait bien voir cette interdiction enfin être mise en place selon eux, d'abord dans l'ensemble des bâtiments publics puis à terme jusque dans la rue, est-ce que c'est faisable ? Est-ce que euh concrètement on peut appliquer une telle interdiction ? On va demander quoi à chaque policier de contrôler, de verbaliser chaque femme voilée ?

Est-ce qu'ils ont pas suffisamment de travail ? C'est vrai que c'est un sujet qui est compliqué. Euh votre avis, Rachida ?

Ah ben encore une euh encore une mesure choc de plus, encore une communication euh de plus du RN. Mais euh le le la vraie question c'est euh comment en fait on l'applique et puis est-ce que on a le droit de l'appliquer ? parce que finalement, enfin, moi je dirais pour le coup, si le voile en fait concerne simplement les personnes de confession musulmane, bah je dirais en fait à toutes les femmes musulmanes qui portent le voile aller porter le voile des bonnes sœurs chrétiennes.

Pourquoi ? parce que finalement c'est la même chose. Bon après il faut pas être hyprocrite, on sait très bien que c'est une forme de mesure de fermeté face à l'entrisme, à l'islamisme.

C'est ça en fait qu'on vise. Je crois pas que ça gêne beaucoup de monde d'avoir des femmes voilées mais c'est la c'est l'idée derrière. Voyez ce que tout à fait.

Combattre l'islamisme radical, l'entrisme. Oui, bien sûr à 100 %. En revanche, combattre des femmes qui sont euh dédiées, si vous voulez, et bien à leur pratique religieuse parce que ce sont des bonnes sœurs.

Faut pas oublier que une femme musulmane qui porte le voile par conviction religieuse, et bien c'est la même chose qu'une bonne sœur chrétienne. C'est exactement la même chose. Donc c'est une femme qui est dédiée à sa pratique religieuse.

Donc après maintenant c'est pour ça que je vous dis que le rassemblement national en même temps j'habite à côté d'une très grande église parisienne mais est-ce que vous envoyez beaucoup mais alors si vous voulez si vous voulez parler du chiffre je regardais une dernière analyse une analyse justement en train de vous dire je suis en train de vous dire que madame Michu qui est religieuse qui va à l'église n'aura qu'une signe qu'une croix et ça sera discret dans l'espace public. Elle elle ira faire sa religion à l'église. Moi, je vous parle des bonnes sœurs.

Oui, mais les bonnes sœur sont des religieuses vous mélangez vous mélangez des gens pour qui c'est une religion et que c'est une profession de foi et et vous mélangez ça avec madame tout le monde. Remettons l'église au milieu du village. Je vais vous pas Voilà.

Donc quand vous avez en fait chez les chrétiens, d'accord, j'ai grandi aussi dans des établissements donc scolaires catholiques, vous avez des bonnes sœurs et les bonnes sœurs sont voilées. D'accord ? Vous avez chez les musulmans également des bonnes sœurs et ces bonnes sœurs sont voilées.

Chez les juifs, c'est la même chose. En fait, en réalité, c'est la caractéristique même des religions monot monothéistes. Donc là, jusque là, j'ai rien j'ai rien inventé.

Oui. Donc ce que je veux dire c'est que j'estime, d'accord, que on doit impérativement respecter quand il s'agit d'une volonté personnelle de s'engager en fait sur le chemin de Dieu. Voilà ce que je dis.

Donc je trouve que c'est une atteinte à la liberté que de vouloir en fait justement s'ingérer dans la vie religieuse d'une personne qui elle pratique sa foi telle qu'elle a envie de la pratiquer dans le respect encore une fois des règles républicaines que nous connaissons et de la laïcité. C'est-à-dire que c'est une démarche personnelle. Tant que vous ne m'imposez rien et bien je vous respecterai.

Moi ce qui me dérange avec le Rassemblement national c'est que ça ressemble un peu à Vichi. Demain ça va être quoi ? Ça va être ça va être quoi la chasse au franc-maçon demain ?

Ça va être quoi ? Ça va être la chasse au juif ? Non mais vous voyez ce que je veux dire dans cette démarche.

Quel rapport là ? Je Non, mais expliquez-vous parce que c'est vrai que ça peut faire réagir ce que vous nous dites Rashida même titre au même titre que ça me fait réagir que de vouloir en fait sanctionner par des amendes si vous voulez et bien des religieuses dans la rue. Et pourquoi vous savez pourquoi ça me fait bondir et que j'utilise cet exemple précis parce que on stigmatise si vous voulez une population plus qu'une autre.

Donc il y a de quoi quand même en fait justement et bien faire ce propos n'engage que vous parce que je pense que la comparaison est pas du tout pertinente. Benoî Perin non la comparaison me gêne effectivement surtout avec les surtout avec les sœurs [grognement] pour trois raisons. Un parce que ben les sœurs par définition c'est un choix éclairé qu'elles ont fait.

On sait très bien que il y a une certaine pression sociale dans certains quartiers qui obligent certaines femmes à porter le voile. Donc c'est pas tout à fait compable. Deuxièmement je termine je vais pas être long.

Deuxièmement, il y a un sujet de nombre évidemment, c'est-à-dire que des bonnes sœurs qui ont et Gil l'a très bien dit tout à l'heure, des bonnes sœurs qui sont dans l'espace public, il y en a quand même, non seulement il y en a peu, il y en a de moins en moins. Et troisème point, il y a il y a l'aspect et et je suis toujours surpris que vous n'avanciez pas cet argument, il y a l'aspect quand même culturel. C'està-dire que vous voyez bien que si vous demandez aux Français s'ils sont gênés de voir une sœur avec un voile, ils vous diront probablement non.

Là, il y a quand même un comment il y a quand même un aspect culturel qui est nouveau pour de nouveaux français. Donc faut pas s'étonner que ça les comment dire que ça les gêne. Et dernier point, c'est vrai que cette histoire de voile, j'ai pas un avis, vous allez être déçu parce qu'il faut avoir un avis tranché dans cette émission.

J'ai pas un avis tranché sur ce sujet. J'ai pas voilà, c'est un sujet, j'ai pas j'ai pas un avis voilà, j'ai pas un avis tranché. En revanche, voilà, faire le parler avec les sœurs, je trouve que c'est un peu voilà un peu exagéré.

En tout cas, c'est vrai que ça peut heurter euh et la comparaison effectivement sur Vichétait pas forcément adéquate et j'espère que peut-être que vous allez revenir sur vos propos. Non non parce que il le faut il le faut vous savez il faut impérativement il faut [rires] il faut impérativement si vous voulez réveiller les consciences. Moi je suis pas là pour diviser les françaises et les français d'accord je suis là en fait pour que tout le monde arrive à trouver sa place au sein de cette société à la tête du haut commissariat des diaspores africaines de France.

C'est un sujet que justement nous traitons, je vais pas dire tous les jours, mais c'est véritablement un sujet de société. Ce qui me dérange en fait, c'est que les partis politiques aujourd'hui, ils sont tellement vides concernant et bien toutes les mesures qu'ils ont à nous proposer pour notre pouvoir d'achat, pour si vous voulez bien notre quotidien et qu'il s'attaque à diviser justement cette société qui est aujourd'hui fracturée du fait des crunch. Il y a évidemment la priorité des Français qui est sur le pouvoir d'achat, mais il y a aussi des questions de de séparatisme, d'entrisme.

On sait que il y a quand même un sujet en France. Moi, j'invite les auditeurs d'ailleurs à à venir nous dire ce qu'ils en pensent. 0826 300, c'est un sujet dont dont on parle souvent et qui peut aussi heurter quelques français.

Philippe C, votre avis sur la question ? Alors à mon avis, d'abord vous avez lancé Stéphanie la question sur la déclaration du RN avec l'interdiction du voile. Il y a on peut avoir plusieurs lectures de ce sujet.

Euh je pense que là on est face à une image politique, un cliché d'une campagne, d'un parti euh parce que faire respecter l'interdiction, c'est juste impossible. Et moi je vais je vais regarder le sujet par un autre angle, c'est que ces effets d'annonce, ces effets de manches euh sur euh euh la l'intégration ou pas de certains sujets, de certaines communautés, euh fracturer les Français, on n'en a pas besoin. Et d'abord, j'en ai ral bol de que ça soit ce sujet comme tant d'autres où on n pas de solution, on va à la sanction et on pour vous c'est un effet d'annonce qui c'est vrai que ça va être difficile à mettre en place les policiers ont déjà ça ne sera pas applicable.

Donc c'est un élément de langage d'un début de campagne présidential. C'est de l'ordre du symbole. Ça envoie des messages au aux électeurs et à ceux qui sont dans cette inspiration là.

Je pense que c'est pas sain d'aller euh fracturer et en plus euh je dirais de fracturer avec des choses inapplicable. Voilà. Et je pense qu'on doit vivre en démocratie dans la laïcité de la République, dans le respect des règles de la République et que chacun doit respecter les règles.

Vous pensez qu'il y a d'autres manières peut-être de faire respecter la laïcité plutôt que d'interdire le voile de arbitre petit euh dès le goût de l'interdit nous anime et le goût d'aller contre la provocation en tous les cas c'est je vais le dire avec le tabac au lieu de faire de la pédagogie on fait d'interdiction on a fait la hausse des prix ça n'a rien réglé et ce pays on pense souvent à l'interdiction à la sanction alors que je pense un peu de pédagogie [raclement de gorge] un peu de bienveillance et de bien vivre ensemble c'est peut-être un chemin sont déjà interdit dans les lieux publics en Franceing en Europe pour le nik et la Bourka en France interdit depuis 2011 en 2011 en Belgique 2016 en Bulgarie 2017 en Autriche au Danemark en Suisse en 2025 en Tchad au Gabon en République du Congo au Cameroun en Asie Moyen-Orient Sri Lanka Chine la région de Sjang Maroc aussi où l'interdiction est de de fabriquer et concerne le voile le donc il est interdit dans les écoles collèges et lieux public dans en France en 2004 depuis 2004 au Pays-Bas le voile intégral est interdit dans les transports hôpitaux écoles et bâtiments gouvernementaux en Allemagne l'interdiction voile ou du voile intégral alors ça dépend des lendeurs hein pour les enseignants et les fonctionnaires. Au Canada, il y a une loi, c'est la loi 21 qui interdit le port de signe religieux pour les fonctionnaires et les positions d'autorité, enseignant, juges, policiers. Et en Égypte, en Algérie et en Tunisie, il y a des des restrictions du voile intégrale dans les universités d'Égypte, d'Algérie, de Tun Tunisie et dans la fonction publique, ma source c'est Jimini.

Ah oui, c'est intéressant parce que ça n'existe n par ailleurs en fait. Alors cette interdiction du voile juste du voile dire parce que là vous avez parlé de la voile intégré vo c'était le voile c'était le voile la deuxème partie ou mais là les analyses en fait c'est que sur le la burka et le voil de faut pas tout confondre et c'est bien le problème aujourd'hui en France c'est qu'en fait on confond tout Ouais on en parle en tout cas la suite de nos débats dans dans quelques instants. On va parler des profs tiens, puisque on est quasiment à la veille de la rentrée des classes hein.

C'est pour certains c'est dès demain, pour d'autres ce sera dans 2 jours. Faut-il augmenter les profs ? Ça aussi hein, il y a il y a plein de promesses.

Ça y est, c'est la foire aux promesses. Mais enfin en attendant, on attend toujours euh ces promesses qu'elles soient mises en œuvre. À tout de suite sur [rires] Sud Radio.

Sud Radio [musique] 10h Sud Radio à vous de le dire. Stéphanie de Muru. Sud Radio, la suite de nos débats avec Philippe Coy, Rashida Kaoud, Benoît Perin.

On va parler dans quelques instants de l'augmentation des profs parce que ça ressort du chapeau cette promesse hein de toute parts. Est-ce que c'est réalisable encore ? parce que on a plus d'argent et c'est vrai que cette promesse on l'entend souvent, il y a jamais rien qui se passe, on en parle mais c'est vrai que le débat sur le voile a bien fait réagir, c'est toujours en matière polémique.

On rappelle que le Rassemblement national remet cette promesse au cœur de la présidentielle, hein. C'est le voile n'est pas seulement pour eux un signe religieux, c'est désormais un symbole politique. C'est ce simple voile à ne pas confondre avec le voile intégral parce qu'il il y a pu avoir confusion à la fin de de nos débats tout à l'heure.

Il y a un auditeur André qui nous appelle Damien qui voudrait réagir. Bonjour André. Bonjour Stéphanie.

Bonjour à toute l'équipe. Bonjour. Vous souiez réagir.

Voilà. Bah comme comme disaient certains de vos chroniqueurs, le voile c'était un terme générique, faut pas tout confondre. Euh vous avez le simple foulard, vous avez le l'hjab euh somme malheureusement avec le l'extension si vous voulez de des Français issus de l'immigration et et de de l'islam.

Euh on leur toujours, on peut pas euh pénaliser ces personnes-là. Par contre, comme je suis contre l'effacement si vous voulez de la femme et puis de la féminité, c'estàdire tout ce qui est nikab, tchador et burkos, ça par contre ça devrait être interdit. H vous faites la différence donc entre ces ces deux tenues si je puis dire.

Voilà. Et et d'ailleurs moi je suis par exemple je suis déjà allé en vacances au Maroc. À limite au Maroc vous voyez moins de femmes.

Mais oui, c'est ce que beaucoup [rires] de de gens disent. C'est vrai que de que certains quartiers certaines villes en France quoi. H donc c'est ça qui est qui est une aberration quoi.

Ouais c'est c'est vrai que c'est ça qui dérange je pense les Français qui sont quand même pour la plupart j'imagine tolérant et que ça gêne pas de croiser ici ou là une femme avec un voile sur la tête. Mais ça ressort souvent à cette remarque au Maroc et ben il y a moins de femmes voilées que qu'en France et et c'est pas faux quand même. Rachida, qu'est-ce que vous en pensez vous qui revenez du Maroc ?

Oui je reviens du Maroc. Oui, et puis je suis franco-marocaine également. Donc effectivement, on voit moins de femmes voilées au Maroc qu'ici.

Alors, comment c'est dû à quoi ? Moi, je pense sincèrement que c'est dû en fait à une évolution des sociétés. C'estàd que vous avez au Maroc finalement cette émancipation aujourd'hui qui n'existait pas avant.

Donc c'est l'évolution d'une société euh normale hein, sauf qu'en France en réalité on est beaucoup bien sûr beaucoup plus avancé que le Maroc et que au final aujourd'hui bien on aspire à autre chose. Est-ce qu'il y a un regain pour le religieux ? Euh je pense que oui.

Et donc est-ce qu'il y a un regain aussi plutôt plutôt une recherche, j'allais dire une recherche d'identité. Là on est en plein dedans. C'estàd que les gens sont en train de trouver du sens à leur vie et le religieux et bien les haut.

Et puis c'est pour ça que on voit des jeunes filles qui parfois portent le voile dans les banlieux et qui ne savent même pas pourquoi elles le portent et puis quelques années plus tard ou quelques mois plus tard et bien elles vont le retirer. Donc c'est c'est pour ça qu'en réalité euh l'islam c'est très particulier en France. D'ailleurs, j'avais fait une proposition au président de la République, c'est de créer le consistoire musulman de France justement pour accompagner et bien cette foi qui aujourd'hui et bien est effectivement en train de prendre encore plus d'ampleur parce que il y a une recherche d'identité, il y a une recherche de sens et il faut pas négliger.

Donc c'est bien le le c'est bien le le cœur même de ce qui est en train de se passer aujourd'hui pour ces élections présidentielles, c'est que l'islam est un sujet en France et il faut véritablement le traiter. Merci, merci André d'avoir réagi sur l'antenne de Sud Radio. On va poursuivre nos nos débats avec ce sujet brûlant également et combien important veille de rentrer des classes.

Est-ce qu'il faut enfin augmenter des profs une bonne fois pour toutes chacun y va donc de sa promesse. Gabriel Atal lui promet au moins 200 € nets de plus. Ils veut même aller jusqu'à 500 € net.

Édouard Philippe lui propose une hausse de 20 % en moyenne. Marine Le Pen, je crois de mémoire que c'est autour de de 3 %. C'est vrai qu'on parle souvent du du niveau français qui ne cesse de baisser ce que vous, monsieur Chiffre, dans un studio Benoît Perin.

Évidemment, la question qu'on se pose, c'est qu'on n pas forcément les moyens et de l'autre côté, c'est extrêmement nécessaire que les profs soient bien payés pour en avoir des bons aussi. Vous avez parfaitement résumé la situation. Un, c'est vrai que c'est quand même, ce serait malhonnête de dire que les Frances les profs sont bien payés en France quand on fait des comparaisons international notamment au niveau de l'OCDE, ils sont effectivement moins bien payés au primairire et au collège.

C'est pas vrai pour le lycée, faut quand même le le préciser. [grognement] Deuxème point, c'est un sujet à fort enjeu électoral et [grognement] financier. Pourquoi ?

Parce que tenez-vous bien, 35 % des fonctionnaires d'état, ce sont des profs. Vous voyez, c'est absolument énorme. Ils sont à peu près 800000 sur à peu près, on va dire 2 million de alors qu'il en manque hein.

Vous vous souvenez la promesse de mettre un prof devant chaque classe, bah le compte est pas quand même et pourquoi il en manque effectivement notamment pour des raisons financières quand vous demandez au prof enfin bon c'est vrai pour beaucoup beaucoup de profession quel est leur leur principale préoccupation. Il vous cite toujours le pouvoir d'achat. Ce qui explique en partie le fait qu'effectivement euh il manque de il manque de candidat en fait pour le métier de prof.

Alors il y a d'autres raisons. Il y a la discipline, il y a les méthodes qui sont aussi beaucoup contestées par certains professeurs qui en ont marre en fait de d'avoir des méthodes qui ne fonctionnent pas et qu'on et dont on reproduit en fait le schéma après année après année plutôt que de s'inspirer de ce de ce qui se fait à l'étranger et qui marche. Euh voilà.

Maintenant, l'enjeu, il est aussi budgétaire parce que on peut pas se permettre comme ça de en en d'une baguette magique d'augmenter le le les salaires des profs sans contrepartie. Et moi, je serai assez partisan du fait que oui, on les augmente mais dans ce cas-là et ben soit ils font un peu plus d'horaire, soit il on fait on comment dire on procède à une réorganisation au sein du ministère de l'éducation nationale mais je pense pas qu'il faille dépenser plus. Si on regarde simplement la dépense d'éducation, on est à 5,3 % 5,4 % de notre PIB.

La moyenne de l'OCDE est à 4,9 %. Donc voyez en France, je regardais au Luxembourg 80000 € annuel hein quand même les profs hein. Pardon ?

Au Luxembourg. Ah oui euh bon je sais mais c'est vrai que ça fait rêver quand même. Il y a ça mais faut faut comparer en pouvoir de en pouvoir d'achat équivalent.

C'estàd que voilà, faut pas regarder simplement le le chiffre en tant que tel, faut voir c'est vrai que par exemple vous vous disiez changer l'organisation, je me souviens que j'avais euh parler à un prof allemand, ils acceptaient d'enseigner deux matières et c'est vrai qu' sont payés les prof oui mais les profs allemands, ils font le ménage de leur classe. Ils ont plein de choses en plus que les profs français ne font pas. Sachez que un prof euh est à quand il démarre sa carrière, c'est 2100 € par net euh par mois et ensuite il peut évoluer s'il est agrégé à 2600 € net.

C'est sur le c'est la moy d'ailleurs c'est le salaire médiant des Français venez de dire j'ai pas fini et en milieu de carrière il est à vous allez vous faire engueuler Gill peut être très autoritaire et agrégé non et agrég 3300 donc voilà ce qui est intéressant plus dans l'évolution des des salaires dont vous parliez effectivement les salaires d'entrée c'est à peu près 2100 € mais il faut attendre 15 ans de titularisation pour passer à 2300 € et c'est ça l'enjeu me semble-t-il je vous parlais de réorganisation dans le budget dans le dans la manière de rémunérer les professeurs. Ça ça en fait partie. Il faudrait qu'effectivement la progression soit plus rapide.

Là, c'était moins de 15 ans de carrière, les 2600 en milieu de carrière mais pour ceux qui ont moins de 15 ans et entre 3300 et 3700 si vous êtes un prof agrégé. En tout cas, ils veulent tous les augmenter hein. J'avais oublié Raphaël Gluxman au moins 10 % aussi l'électorat de chaque d'un certain nombre de candidats.

Le problème c'est qu'ils le font pas après c'est toujours pareil trouver l'argent. Oui, on sait bien. Oui, c'est il faut déjà que le budget soit voté.

Oui, mais l'augmentation c'est pas c'est pas c'est pas c'est ça suffit pas. Vous l'avez dit à juste titre, c'est toute la fonction qu'il faut revoir. Donc c'est leur statut, c'est en même temps la sécurité, c'est revaloriser euh leur place au sein de la société.

Euh je pense que l'éducation aujourd'hui a changé et notre société a changé. Donc une grande réforme doit être menée et aucun candidat aujourd'hui n'en parle alors que c'est nécessaire. Personne ne parle de l'IA.

Moi, j'ai vu des programmes d'IA donner des des coursez. Ça c'est un vrai sujet aussi dont dont peu parlent. Est-ce que question qui fasse est-ce que ils vont pas se faire remplacer par Li certains professeurs vousi dans 3 ans ?

C'est plus vous. Bah ça je sais [rires] je sais c'est déjà fini. Vous avez vu qu'il y a une chaîne de télé qui a qui est complètement iolum.

Vous avez même des candidats politiques. C'est des c'est c'est des candidats d'IA. C'est ça dans les pays de l'Est.

Ouais. Mais bon, ça va pas être rigolo parce qu'ils seront trop parfaits. Nous, on est on est imparfait.

C'est ça qui fait notre ch [rires] j'allais le dire. Bon, allez, on se retrouve dans quelques instants pour la suite des débats. Je vous ai pas interrogé sur les profs.

Alors, préparez votre réponse Phil Coy, et puis nos auditeurs qui veulent réagir au standard dans quelques instants 0826 300 sur Sud Radio. La suite de nos débats sur Sud Radio avec mes invités du jour Philippe Co, Rachida Kaoud, Benoît Perin et vous évidemment. Euh chers auditeurs, 0826 300 300 puisque c'est avant tout votre émission puisque l'actualité bien c'est pas ce que ce qu'on vous raconte mais c'est surtout et avant tout ce que vous vivez.

On parlait il y a quelques instants de la question d'augmenter les profs ou pas à la veille de cette rentrée scolaire puisque vous les avez déjà tous entendus les candidats à la présidentielle. Euh chacun il va de ses promesses. 500 € jusqu'à 500 € pour Gabriel Atal, 10 % pour Raphaël Gluxman, 20 % pour Édouard Philippe.

C'est un petit peu la la foire, la surenchère. Est-ce que c'est réaliste ? C'est vrai qu'on a pas d'argent et dans le même temps et bien on est bien obligé de valoriser ce métier qui en a bien besoin puisque il y a pas forcément des profs devant chaque porte comme le promettait Emmanuel Macron.

On est en direct avec Claire. Bonjour Claire. Bonjour Stéphanie, bonjour à tous.

Soyez la bienvenue sur l'antenne de Sud Radio. Vous nous appelez de Bordeaux et vous souhaitez réagir. Oui oui oui.

Ben c'est un sujet qui me tient vraiment à cœur parce que moi mes enfants sont à l'école encore en primaire et au collège. Euh je trouve ça bien mignon hein toujours de parler de l'augmentation des professeurs. Bien sûr he qu'il faudrait les les augmenter.

On sait pertinemment qu'aucun ne le fera ou alors ça va être purement symbolique. Euh j'aimerais bien un jour quand même qu'on les tienne responsable pour ces promesses euh non tenues, mais enfin bon, ça c'est un autre débat, c'est ça. Euh mais pour avoir énormément échanger avec les enseignants de mes enfants parce que j'ai toujours été parents délégués, donc j'ai vraiment beaucoup beaucoup échangé avec eux, euh parfois ils disent même que en fait augmenter c'est c'est bien beau mais ça ne suffit pas.

Ce qu'il faut surtout, c'est changer euh la manière dont on compose les classes, ne plus avoir des classes de 25 30 élèves. Et oui, et au bamo hein, parce que dans les grandes villes, c'est parfois 35 hein. [raclement de gorge] Oui.

Oui, c'est ça. Donc, en fait, les conditions de travail sont parfois plus importantes que le salaire et le salaire ne compensera pas forcément les conditions de travail, la surcharge. C'est vraiment moi pour avoir beaucoup accompagné les enfants en sortie scolaire, mais c'est l'enfer.

Ouais. Et en plus quand on est dans des classes avec des enfants difficiles où en fait on passe la journée à faire de la discipline et pas à enseigner qui est quand même leur leur mission principale, c'est un épuisement et un découragement infini. Donc en fait les conditions de travail sont à mon sens bien plus importantes encore que le salaire ma Vous avez raison de le souligner clair.

J'entendais un professeur, une professeur précisément ce matin au micro de Benjamin Glaise sur Sud Radio qui disait "Mais enfin les élèves des années 80 enfin même d'esourd'hui". Non non, il y a plus aucune discipline. Enfin, le respect des professeurs n'existe pas.

Et le niveau le niveau scolaire, moi je vous cache pas là de ben j'ai moi j'ai jeté l'éponge en fait du du public. Ah oui. Euh moi oui, j'ai moi j'ai fait toute ma scolarité dans le public.

Mon frère aussi, mes parents aussi. Enfin, mais euh le niveau est tel que les enseignants sont super, mais alors le niveau de la classe est catastrophique et donc moi à partir de la la rentrée là, à partir de demain, ben mes enfants passent dans le privé. C'est c'est une vraie un vrai sacrifice financier.

Ça vous coûte combien ? Euh bah, c'est à peu près 1200 € par an, par enfant. Oui.

Plus garderie, plus la cantine, plus ben les tous les frais inhérents puisque maintenant dans le privé les cahiers vous les achetez. Enfin voilà, il faut tout payer. Donc c'est un réel budget.

Mais après moi mes enfants, je trouve qu'ils travaillent bien, ils sont curieux, ils ont ils sont vraiment demandeurs et je trouve qu'il commence à s'ennuyer en fait parce qu'il y a des tire vers le bas, disonsle. Oui, on a plus le droit de faire des classes de niveau. On par exemple bah c'est c'est un petit détail mais qui pour moi est hyper important.

C'està-dire que dans le public, les accents circonflexes n'existent plus. Oui, c'est c'est un choix qui est de plus en plus malheureusement ou enfin on peut le déplorer ou non d'ailleurs mais c'est vrai que c'est un choix que font de plus en plus de Français. N'hésitez pas à nous appeler au standard car demain Stéphanie entre 10h et 10h30, on a décidé tous les deux euh que nous allions euh parler de l'école puisque c'est la rentrée plus particulièrement euh des rythmes scolaires mais aussi évidemment de toute cette rentrée.

On pourra parler d'iltrisme et tout ce qui se passe. Est-ce que vous par exemple s'il y avait de du sport l'après-midi et queon travaillait que le matin, c'est quelque chose qui vous plairait ? Ah mais je trouve ça génial parce que de toute façon demander à des enfants de rester assis à un bureau pendant 6 à 8h euh on sait très bien qu'après le repas ils sont plus capables d'encaisser des leçons et des leçons.

Le matin le cerveau est frais et on sait que c'est le meilleur moment pour apprendre mais ils ont besoin de se déf ils ont besoin de se développer. Mais après, est-ce qu'on a dans cette volonté nationale envie d'avoir des enfants intelligents, des enfants développés capables de développer une un libre arbitre ? Voilà.

Enfin, c'est peut-être ça aussi la question qu'il faut se poser. Euh, la manière dont on apprend à l'école aujourd'hui, je la trouve quand même un [rires] peu triste et formatée. Et pour revenir sur les rythme scolair et le sport l'après-midi, je crois que Vincent Payon à l'époque le socialiste avait mis euh en place ça.

Il vous savez l'extrascolaire, le problème c'est qu'il faut aussi des des encadrements pour les équipements pour venir à ces plages horaires. Et oui, merci Claire en tout cas de votre témoignage. Frédéric, c'est un autre auditeur qui nous appelle pas loin de Bordeaux.

Tiens, Blagnac. Bonjour là, merci je faire mais oui. Non mais ça pardon une boulette pour Oui, je profond.

Merci Benoît Perin de venir mon secours. Non mais évidemment plus blag, je ne connais que ça en plus et cetera. Frédéric Toulouse Toulouse.

Bon et bonjour. Bonjour à tous. Alors réagir [rires] alors alors bon il y a il y a c'est pas grave c'est pas grave on est on est chocolatine et de toute façon on a le stade toulousain donc non mais en plus c'est je le sais quand même il fait c'est c'est c'est un rythme moi aussi les rythmes du matin j'ai pas d'habit j'ai plus l'habitudeuse c'est la reprise non effectivement alors il y a la notion de rémunération effectivement qui peut être mise sur la table et pour améliorer effectivement améliorer les conditions de travail par contre il y a aussi je dirais une remise tout à plat à faire au niveau je dirais de bah du niveau déjà des des classes et on s'aperçoit que malheureusement on est même si quelque part on a envie de mettre nos enfants dans le public dans certaines villes, on est tenté quand même d'aller dans du privé parce que on a le la certitude d'avoir parfois un encadrement différent euh des programmes peut-être un peu mieux tenus et une éducation plus sympathique.

Moi, je le vois avec mes quatre enfants qui ont se sont tous dirigés plus ou moins vers des études supérieures. On a été obligé, même si notre bon sens républicain voulait qu'on aille vers le public, on a été obligé à un moment donné d'aller vers du privé inévitablement. Et moi, j'interviens notamment sur des classes de master et je peux vous assurer que bah le niveau, je m'aperçois que le niveau d'année en année régresse.

Alors effectivement, c'est incroyable terriblement même voilà terriblement. On en fait alors de bonnes machines à apprendre au niveau master sur certaines je dirais certaines notions mais sur les notions de base ne serait-ce que l'histoire de France ne serait-ce que l'écriture que la grammaire que des des des choses essentielles. Il y a véritablement je dirais une lacune totale quoi.

Mais vous qui avez quatre enfants Frédéric comment vous l'expliquez cette baisse de niveau progressive d'année en année ? Bah la baisse de niveau, c'est alors il y a eu euh je je dirais que il y a aussi un un effet de de génération euh dessus. On a voulu aussi supprimer parfois moi je suis génération 61.

D'accord. Nous nous avions ben le l'éducation civique, on avait un certain un certain rythme. Bon parfois je un petit peu trop peut-être dirige mais on a eu ce genre d'éducation, on a voulu supprimer, on a voulu je dirais aller vers d'autres d'autres sphères.

J'irai pas dans les Montessori mais quasiment et on a oublié quelque part les bases dessus et et quand on n pas les bases, un un chaîn lui va grandir à partir du moment où il est bien enraciné dans dans dans ses bases. Et là aujourd'hui, on est en train de d'éliminer certaines bases, ne serait-ce que l'éducation civique, nous on apprenait la Marseillaise, on apprend l'éducation civique, on apprenait certaines choses, on apprenait l'histoire de France. Voilà le drapeau qui a été mis dans les écoles, vous avez vu et puis aujourd'hui attention aujourd'hui attention si jamais on entame certains sujets, on devient automatiquement raciste, on devient ceci, on devient cela.

Oui, je dois dire que c'est difficile. Frédéric a commencé par les professeurs. Moi je me souviens que bon, j'ai un fils qui était au primaire, je crois qu'il y a eu une minute de silence à la mort de Jacques Chirac me semble-t-il dans dans l'école et le maître n'a pas voulu respecter cette minute de silence.

Oui, mais vous croyez pas qu'il faut qu'il faut réinventer l'école. On va Oui, mais on est toujours dans la nostalgie. On va pas ressortir les entrou Ça marchait mieux avant.

On peut aussi regarder ce qui se faisait avant qui marchait bien. Ça a changé mon chero. Non mais moi ça m'ar l'intelligence artificielle qui va vous passer làdessus les mê parce que c'est différent.

Remettez votre blouse et votre respectueux avec monsieur monsieur vous avez pourquoi dire ça franchement une raison du niveau c'est ce sont les méthodes. On peut au moins regarder quand même ce qui se faisait avant et qui fonctionnait. avant l'avenir simplement parce qu'il faut tutoyait pas avant on ne tutoyait pas le prof euh aujourd'hui on demande que les élèves aux élèves de respecter leur professeur sauf que le tuto c'est déjà le début de l'éducation du respect du professeur.

Moi je connais pas de lycée où on tutoie les profs he mais on doit pas avoir les mêmes lycées. Je sais pas mais je Ah si si si si c'est c'est pas très généralisé oui le tut [rires] est malheureusement généralisé avant se lever quand le prof rentrait dans le dans la classe choque pas du tout que ce soit on se levait bah pourquoi on ferait pas ça d'autorité mais non j'ai senti qu'il y avait un emballement avec mes mes collègues sur le plateau. Votre question c'était la rémunération des profes.

Oui, la base ou on est parti sur le niveau mais c'est lié d'une certaine manière pour avoir des bons présidentiel, vous l'avez dit, c'est la foire à la propagande et à qui dira mieux parce qu'on est à la rentrée scolaire. J'étais en train d'écouter les échanges quand il y a eu la crise Covid, les mêmes politiques voulaient augmenter les personnels de santé. Il y a eu des incendies cet été, les pompiers étaient en première ligne.

Il faut remonter. Donc il y a un vrai sujet quelque part dans notre société qui est plus large que le débat de la sphère publique, c'est euh les salaires, la la valorisation du travail et notamment dans les dans la fonction publique que ça soit nos policiers, que ça soit nos gendarmes, que ça soient nos enseignants, nos soignants, il y a un vrai sujet de vocation, d'attirance, de reconnaissance et et tout, c'est je le dis en tant que jeune entreprise, tout ne passe pas par l'argent. Je pense que la méthode et vous avez raison la méthode la reconnaissance la considération vous savez l'argent c'est bien mais ça fait pas le bonheur ça y contribue.

Mais bien évidemment je pense que et j'ai des amis enseignants notamment sur la petite enfance qui aujourd'hui l'ont fait ce métier avec vocation et en sont écœurés parce qu'il y a pas de reconnaissance. La hiérarchie ne respecte pas la vie des écoles, la vie même des enseignants. Quand vous êtes à Dax et que vous êtes muté à l'autre bout des landes euh parce que vous avez une école à côté et non, on va pas vous mettre là.

Donc vous vous écurez votre personnel enseignant. En tous les cas, c'est un ressenti que j'ai et tout n'est pas une source d'argent et si tentez qu'on puisse le régler par l'argent, faudrait-il en avoir les moyennes. On poursuit nos débats dans quelques instants.

Côté de l'île Stéphanie. Oh [rires] ça ça ça va devenir bon. J'avais écouté c'était une petite boulette pour voir si vous étiez réveillé. [rires] Euh merci Frédéric en tout cas euh près de he tout long [rires] merci en tout cas d'avoir réagi sur l'antenne de Sud Radio et n'hésitez pas mais évidemment euh revenez euh nous parler de ce que vous pensez de l'école de du niveau en général on vous accueillera sur l'antenne de de Sud Radio et puis si on a un petit peu de temps encore justement on parlait des des sous on va parler budget puisque Sébastien le cornu veut quand même maintenir l'aide au carburant.

Je suis sûr que ça va faire plaisir à plein de monde mais bon avec quel argent ? On va poser les questions à tout de suite. Sud radio.

Radio, à vous de le dire. Stéphanie de Muru. Aujourd'hui, [musique] on poursuit nos débats sur Sud Radio.

Philippe Coy, Rachida Caoud, Benoît [musique] Perin, Gill Gansman qui a pris une petite pause. Tiens, voilà, le revoilà. Je me demandais où vous étiez partis mon cher Gill.

Faut-il continuer à poursuivre les les aides au carburant ? En tout cas, le gouvernement lui dit qu'elles seront reconduites. Sébastien Lecornu se réunit avec ses ministres cet après-midi pour parler du budget.

D'ors et déjà, on sait que ces secteurs les plus exposés par la hausse des prix du carburant seront préservés. Alors, est-ce que c'est une bonne chose ou pas ? J'imagine que beaucoup d'auditeurs se réjouissent parce que euh évidemment ça coûte cher hein, le prix d'essence est plafonné, on le sait, 1,99 € le litre et 2,25 € pour le diesel mais ça reste très cher.

Benoît Perin dans une chez Total concrètement ailleurs c'est pas plafonné c'est uniquement une décision du du patron de Total qui entre guillemets a les moyens de pouvoir le faire puisque comme vous le savez euh [grognement] Total intervient sur toute la chaîne en fait de production de l'exploitation de l'extraction pardon du pétrole jusqu'à la distribution et donc peut se permettre compte tenu du fait que les grosses marges se font justement à l'extraction du pétrole peut se permettre en quelque sorte de le faire mais ils étaient pas obligés de le faire et je crois qu'il faut quand même s'alluer c'est un des intérêts d'avoir des reprises française, c'est qu'ils peuvent se permettre, ils ont un certains en tout cas ont des sentiments patriotiques et veulent aider leurs concitoyens et et donc du coup on peut vraiment se réjouir que toi soit français parce qu'encore une fois c'est la seule structure qui a plafonné ses prix. Alors ce qui est ce qui est étrange, c'est que sauf erreur de ma part, j'entendais ce matin un gros rôleur sur deux n'a pas fait la demande d'aide. Alors ça je sais pas est-ce que c'est une usine à gaz, est-ce que c'est compliqué de le faire ? le gouvernement, il y avait potentiellement 3,5 million de français éligibles euh à ces aides.

Et euh je c'est le chiffre, c'est celui cité ce matin par la ministre de l'énergie et porte-parole du gouvernement Brégeon. Il y a seulement 1,4 million de Français qui ont fait la démarche sur le portail. Alors, on l'a dénoncé souvent ici à l'antenne, le portail a mis beaucoup de temps à s'ouvrir après l'annonce, les annonces gouvernementales.

Il a fallu attendre beaucoup de temps avant que ça soit accessible et encore beaucoup de temps pour que ça soit versé. Mais en tous les cas là aussi entre les gens qui auraient droit à ces accompagnements nécessaires au regard notamment je pense les les gros rouleurs ou en tous les cas les gens qui prennent la voiture pour leur travail au personnel de santé, il y a eu que finalement la moitié à peine de gens éligibles qui ont fait la démarche. C'était trop trop compliqué.

J'ai pas la réponse. J'ai écouté attentivement l'intervention de la ministre et je trouve regrettable que d'un côté ben il y a un effort budgétaire certainement non négligeable qui est mobilisé par le gouvernement et que finalement peu de Français éligibles aillent chercher le dispositif. Il me semble pas que le parcours soit très compliqué, surtout qu'il y a une automatisation si c'est renouvelé ce soir puisque ça s'arrêterait théoriquement ce soir.

Enfin voilà, c'est dommage quand il y a des dispositifs qu'il ne soient pas mobilisés directement par les gens. Bon en tout cas c'est une des mesures dont on est à peu près certain pour ce budget 2027 qui va être bien compliqué à mettre en œuvre hein. Benoît Perin, je je vous vois sourire.

Alors, on nous a déjà promis qu'il y aurait pas de hausse d'impôts. Alors, ça devrait déjà réjouir la plupart des des Français, mais enfin, est-ce qu'on peut être certain de cette promesse ? Oui.

Écoutez, les les séances budgétaires, c'est toujours en trois phases. Première phase, on nous dit il y a un problème évidemment entre les dépenses et les recettes. On le sait bien puisque les dépenses sont largement supérieures aux euh aux recettes.

Donc, les gouvernements nous disent surtout il y aura pas d'hausse d'impôt, en revanche, on va vraiment faire des économies. Deuxème phase, bon, on a bien regardé, finalement, c'est pas si évident que ça de faire des économies. Donc on va faire des économies et des hausses d'impôts. 3è et dernière phase.

Bon bah finalement on n' pas réussi à faire des économies. On a fait que des augmentations d'impôts. Exactement dans la boucle et on ou dire c'est même plus une question droite de gauche.

Franchement c'est des un schéma qu'on voit apparaître depuis depuis une dizaine d'années. La cour des comptes l'a très bien monté dans un dernier rapport. 100 % des efforts budgétaires de 2025 sont des augmentations d'impôts.

Donc là je crains que ce soit ce soit le encore le cas. Et puis deuxièmement, on nous dit augment aucune augmentation d'impôts, mais vous le savez aussi qu'il y a un certain nombre de d'astuces qui permettent d'augmenter les impôts sans le dire. Typiquement, gérer geler un certain nombre de prestations sociales.

Euh [grognement] donc c'est de la perte de pouvoir d'achat. Typiquement geler les retraites. C'est pas une augmentation d'impôts, mais c'est une perte de pouvoir d'achat.

Et puis il est aussi envisagé de revenir. Exactement. Il est aussi envisagé de revenir sur des niches fiscales.

Et là aussi pareil, quand vous revenez ou quand vous réduisez le déniche fiscal, c'est en fait des augmentations de l'impôts pour ceux qui ont bénéficié. J'ai regardé les débats tout ce weekend. Il y a une chose qui est revenue très souvent dans le discours et les interviews, c'est la TVA social.

C'est-à-dire que François Hollande d'ailleurs. Oui. qu'on baisserait donc les charges sur les entreprises et qu'on ouvrirait la TVA plus chère et augmentée parce que la TVA tout le monde paye tandis que les impôts tout le monde ne paye pas.

Qu'est-ce que vous pensez d'une Je parle à l'économiste, qu'est-ce que vous pensez d'une telle mesure ? C'est raisonnable de se dire une TVA sociale changerait la vie des Français. Alors un mot de politique François Hollande y est favorable aujourd'hui.

Il faut rappeler quand même que ça a été voté sous Nicolas Sarkozi et que c'est François Hollande qui l'avait annulé. Premier point. Deuxème point l'enjeu vous avez raison Gill en fait qu'aujourd'hui notre système de protection sociale repose trop sur le travail quasi exclusivement sur le travail. sur le travail, c'est dire quoi très concrètement sur les charges sociales que les salariés Pai, que les que les entreprises P qui sont vous le savez évidemment très lourde.

Et là, l'enjeu, c'est de se dire voilà comment on va faire pour que à la fois les entreprises soient plus compétitives et que les salariés gagnent plus. Bah, il y a pas 1000 manières. Alors, évidemment, il faut que nos entreprises gagnent de l'argent pour être en mesure d'augmenter le pouvoir d'achat des Français, c'est certain.

Mais l'autre point qui est vraiment le point central, c'est que finalement, comme les charges sont trop lourdes, il faut qu'on arrive à les baisser. Comment faire pour baisser les charges sans dégrader considérablement le système de protection ? Faut trouver de l'argent ailleurs.

L'argent ailleurs, c'est où ? est effectivement une proposition qui est avancée par de plus en plus de candidats, c'est cette fameuse TVA sociale. L'idée c'est d'augmenter de quelques points la TVA pour permettre le financement de notre système de protection sociale.

Le gros avantage de la TVA, c'est que si vous augmentez seulement d'un poil un TVA, ça vous ça augmente les recettes d'à peu près 10 milliards. Donc vous voyez, c'est absolument énorme. Après, il y a un enjeu sur est-ce que c'est juste, est-ce que c'est pas juste.

Moi je pense [grognement] que c'est plutôt une bonne idée parce qu'aujourd'hui on a un vrai problème de pouvoir d'achat et donc il faut soulager les entreprises, faut soulager les salariés et donc faut que tout le monde participe de manière très active à nos systèmes de protection peutêre épargner, c'est ce que souhaitent certains candidats dont François Hollande d'ailleurs les produits de première nécessité tout de même pour épargner quand même les les plus faibles. Bonne idée cette TVA sociale Philippe Cille pour vous. Je pense que c'est quelque chose comme vient de dire Benoît qui serait égal pour chaque français en fonction de son niveau de consommation parce que le problème aussi de l'impôt en France même si on est un pays très taxé c'est que peu s'acquitent notamment d'impôt sur le revenu.

Forcément beaucoup ont des aides de la nation c'est bien tant mieux peu y contribuent et c'est là aujourd'hui où il y a un déséquilibre. Ce qui est certain, c'est qu'il faut pas aujourd'hui rajouter du poids au travail, c'est-à-dire à la charge de l'emploi. Si on est aujourd'hui chef d'entreprise, on veut bien évidemment recruter, valoriser nos salariés, on l'a dit pour la fonction publique, je le redis en tant que chef d'entreprise aujourd'hui, il est nécessaire de revaloriser le travail, de pas faire peser de la nouvelle fiscalité.

Là aussi, il y a un vrai danger sur la compétitivité. Et pour revenir au sujet du budget, h à à l'homme du début du débat parlementaire, de toute façon, on va vers un cafouillage sans nom puisque nous sommes à quelques mois de l'élection présidentielle. Vous avez vu déjà que les deux derniers budgets sont passés au FOREPS ou au compromis que le budget et en tous les cas je le dis très sincèrement en tant que chef d'entreprise, il faut qu'on ait un budget, il sera insincère par rapport au résultat.

Vous avez vu que certaines oppositions notamment chez on reviendrait à la règle du 12e, ce qui ferait qu'on pourrait pas fonctionner tant qu'on a'ura pas bien évidemment un nouveau président de la République qui puisse là aussi remettre un budget adapté à à son programme avec un parlement aussi adapté à l'élection présidentielle. Donc en définitive là, je pense que la responsabilité c'est bien évidemment d'observer les propositions qui peuvent être certaines un peu dangereuses voir très dangereuses pour la nation pour nous chefs d'entreprise et que de toute façon tout sera corrigé, rectifié à l'issue de l'échéance présidentielle parce que et les formations politiques doivent pas jouer aux apprentis sorciers. Le pays a besoin d'un budget, une entreprise a besoin d'un budget pour fonctionner et là l'enjeu il est celui de la nation.

Oui, il reste une petite minute. Rachida euh Caout, vous en pensez quoi euh de de ce budget ? Il faut effectivement que le pays ait un budget et à mon avis euh même quand bien même il y ait certaines menaces brandies, euh l'opposition n'a pas intérêt à faire tomber le gouvernement aujourd'hui hein, à la veille de la présidentielle.

Non, surtout pas. Mais je voulais surtout revenir sur une mesure essentielle, c'est justement l'importance de se focaliser sur le travail. Le travail aujourd'hui ne paye plus.

Donc les salariés effectivement subissent si vous voulez ces ces ces problématiques qui sont directement liées aussi au budget hein par rapport aux entreprises. Et les entreprises et bien pour elles et bien le travail coûte trop cher. [grognement] Et et il faut comprendre que le le tissu économique, les entreprises, ce sont ces acteurs qui nous permettent justement d'employer, d'avoir en fait par Rico enfin par la suite en fait justement du pouvoir d'achat de la consommation.

Donc ça fait tourner un pays, ça fait tourner une économie et je pense que personne aujourd'hui n'a fait de proposition concernant cette fameuse fiche de paye qui à mon sens est l'ennemi de l'emploi. Hm. C'était le mot de la fin.

Merci à tous les trois. Merci Philippe Coy, Rachida Caout, merci à Benoît Perin et à Gill Gman. À demain et Périco les gars, ça fait son apparition dans ce studio.

Bonjour mon cher Péico. Bonjour. La France dans tous ces états est de retour après des une période estivale chaude.

Donc les vacances plus bonnes alors c'est jamais des vacances. Vous savez qu'un journaliste est toujours sur le terrain et qu'il s'enrichit. Voilà.

Et puis il y a ceux qui sont en vacances, mais c'est très bien. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui euh ça nous a permis de voir de j'ai rencontré les Françaises et des Français et je reviens chargé de d'émotions, de je dire de sensations, d'idées et et de projets que ce pays va émettre. Alors, on va recevoir [raclement de gorge] on va recevoir le sénateur Étienne Blanc, sénateur républicain du Rône, qui va nous expliquer pourquoi la droite la plus bête du monde va réussir à faire un deuxième tour Mélenchon Le Pen.

Nous aurons ensuite la visite de Christophe Kerero, ancien récteur de l'Académie de Paris, ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer qui va nous expliquer pourquoi malgré ce qu'il espérait, l'école continue à sombrer et puis une petite surprise dorénavant. Tous les jours à 2h45, le grand André Berkov reviendra Berkov dans tous ces états nous dire un mot sur bah l'actualité, ce qui se passe, qui le travail, ses états d'âes et là il va nous parler du référendum sur les slandes qui n'ont pas voulu rejoindre l'Union européenne. Voilà, ça promet.

Merci Périco, merci à vous et merci à tous les trois. Merci à Anthony à la réalisation à haute au standard Juliette Riopol pour la programmation. On se retrouve demain de 10h à midi.

À vous de le dire. N'oubliez pas que demain l'un des sujets ce sera les rythmes scolaires. N'hésitez pas à réagir au standard 0826 300300.

À demain.